J’ai lu: Le pain perdu d’Edith Bruck

Hello tout le monde !

Je vous retrouve aujourd’hui pour vous parler du livre le pain perdu de l’autrice Edith Bruck.

 ♥ = Bof bof, à éviter

♥♥ = Sympa, sans plus

♥♥♥ = Pas mal du tout , j’ai passé un bon moment !

♥♥♥♥ = A lire absolument !

♥♥♥♥♥ = Attention, gros coup de cœur !

Les (♥) représentent les demis 

L’image provient de mon instagram.

le pain perdu

Nombre de pages: 176 pages

Maison d’édition: Editions du sous-sol

Date de parution (dans cette édition): 7 janvier 2022

4ème de couverture:

“Il faudrait des mots nouveaux, y compris pour raconter Auschwitz, une langue nouvelle, une langue qui blesse moins que la mienne, maternelle.”

En moins de deux cents pages vibrantes de vie, de lucidité implacable et d’amour, Edith Bruck revient sur son destin : de son enfance hongroise à son crépuscule. Tout commence dans un petit village où la communauté juive à laquelle sa famille nombreuse appartient est persécutée avant d’être fauchée par la déportation nazie. L’auteur raconte sa miraculeuse survie dans plusieurs camps de concentration et son difficile retour à la vie en Hongrie, en Tchécoslovaquie, puis en Israël. Elle n’a que seize ans quand elle retrouve le monde des vivants. Elle commence une existence aventureuse, traversée d’espoirs, de désillusions, d’éclairs sentimentaux, de débuts artistiques dans des cabarets à travers l’Europe et l’Orient, et enfin, à vingt-trois ans, trouve refuge en Italie, se sentant chargée du devoir de mémoire, à l’image de son ami Primo Levi.

Mon avis

Il s’agit du récit d’un destin tragique mais néanmoins extraordinaire de résilience.

Cependant, je dois avouer avoir trouvé le début un peu long (et raconté à la 3ème personne du singulier, comme si son enfance était racontée par quelqu’un d’extérieur) et la suite beaucoup trop rapide (mais narrée à la première personne du singulier), on saute d’une époque à l’autre sans avoir le temps de comprendre vraiment ce qui se passe. Alors bien sûr, ce n’était pas un récit sur son passage dans les camps comme ça avait été le cas de l’illustre « si c’est un homme » de Primo Levi (que l’autrice a côtoyé d’ailleurs) mais un récit global de sa vie. J’aurais quand même voulu en savoir un peu plus sur comment les choses se sont passées pour elle durant cette horrible période, le titre « le pain perdu » laissait entendre qu’elle en parlerait plus en détail.

– Tout cela, c’est la faute de l’homme, décrétait ma mère. Partout où il pose le pied, l’herbe ne repousse plus!

– L’homme est donc plus fort que Dieu?

lui demandais-je.

-Chacun paiera pour ses propres agissements, me rassurait-elle.

Comment aurait-on pu ne pas croire à sa mère?

Le pain perdu, d’Edith Bruck, page 62

La vie n’a pas épargné Edith Bruck et j’admire également sa capacité à rebondir et à aller toujours de l’avant. Son envie de vivre et de réussir dans la vie. Elle semble si forte et pourtant ce n’est qu’une toute jeune fille qui ne connait encore rien à la vie et qui doit tout reconstruire.  Elle a réussi à s’imposer en temps que femme et écrivain. 

Un récit d’une force incroyable d’une femme courageuse malgré les épreuves et qui a su trouver sa voie.

Ma note: ♥♥♥♥


J’ai lu: Si c’est un homme de Primo Levi

Hello tout le monde !

Je vous retrouve aujourd’hui pour vous parler du livre Si c’est un homme de l’auteur Primo Levi.

 ♥ = Bof bof, à éviter

♥♥ = Sympa, sans plus

♥♥♥ = Pas mal du tout , j’ai passé un bon moment !

♥♥♥♥ = A lire absolument !

♥♥♥♥♥ = Attention, gros coup de cœur !

Les (♥) représentent les demis 

L’image provient de mon instagram.

si c'est un homme

Nombre de pages: 213 pages

Maison d’édition: Pocket

Date de parution (dans cette édition): 1er janvier 1988

4ème de couverture:

 » On est volontiers persuadé d’avoir lu beaucoup de choses à propos de l’holocauste, on est convaincu d’en savoir au moins autant. Et, convenons-en avec une sincérité égale au sentiment de la honte, quelquefois, devant l’accumulation, on a envie de crier grâce.
C’est que l’on n’a pas encore entendu Levi analyser la nature complexe de l’état du malheur.
Peu l’ont prouvé aussi bien que Levi, qui a l’air de nous retenir par les basques au bord du menaçant oubli : si la littérature n’est pas écrite pour rappeler les morts aux vivants, elle n’est que futilité. « 
Angelo Rinaldi

 » Ce volume est aussi important que la Bible. Un Livre fonda une religion humaniste il y a des millénaires. Un autre Livre raconte la fin de l’humanité au XXe siècle.  » Frédéric Beigbeder

Mon avis

Cela faisait des années que j’avais fait l’acquisition de ce livre ô combien tristement célèbre, sans me décider à l’ouvrir, tant je savais qu’il allait me bouleverser. 

Cela n’a pas manqué. En effet, je suis particulièrement sensible à tous les écrits relatant la Seconde Guerre Mondiale, tant j’ai de la peine à réaliser les horreurs que les humains sont capables de perpétrer envers d’autres êtres humains.

On suit donc le jeune Primo Levi, de sa déportation depuis l’Italie au lager de Monowitz, rattaché au camp de concentration d’Auschwitz. Déjà à ce moment, les familles sont séparées et la plupart des femmes et des enfants seront tués, alors que les hommes sont répartis dans différents camps de travail, souvent jusqu’à ce que mort s’ensuive. Ils sont tatoués, numérotés, comme un troupeau de bovins. On leur enlève leur identité en la substituant à un numéro.

Chaque page tournée est un coup dans le coeur tant les conditions dans lesquels devaient survivre les hommes juifs et les autres détenus dans ces camps étaient ignobles. Pas ou très peu d’hygiène, très peu à manger et un dur labeur quotidien. C’est à ça que se résume la vie de Primo Levi, traité comme un moins que rien, même pas comme un humain. D’ailleurs, il met un point d’honneur à se laver pour rester digne.

Il raconte le quotidien du camp, son organisation. Il raconte également l’entraide entre certains prisonniers, et les coups bas des autres. 

Chaque personnalité se révèle pour le meilleur ou pour le pire dans ces conditions extrêmes. J’ai trouvé fabuleuse la façon qu’à Primo Levi de toujours voir le positif et de garder espoir, même dans les moments les plus noirs. Son intelligence, sa débrouillardise et ses connaissances professionnelles l’ont également sauvé à maintes reprises. J’ai pleuré plus d’une fois, tant certains passages étaient insoutenables, comme l’extrait ci-dessous.

Mais les mères, elles, mirent tous leurs soins à préparer la nourriture pour le voyage; elle lavèrent les petits, firent les bagages, et à l’aube les barbelés étaient couverts de linge d’enfant qui séchait au vent; et elles n’oublièrent ni les langes, ni les jouets, ni les coussins, ni les mille petites choses qu’elles connaissent si bien et dont les enfants ont toujours besoin. N’en feriez-vous pas autant vous aussi? Si on devait vous tuer demain avec votre enfant, refuseriez-vous de lui donner à manger aujourd’hui?

Si c’est un homme, de Primo Levi, page 16

La plume (ou du moins la traduction) est fluide et précise, plutôt moderne. C’est un récit qui se dévore et qui est un témoignage rare et précieux d’une époque tragique de notre Histoire. Il est essentiel de s’en rappeler. Afin que cela ne se reproduise plus jamais. 

Ma note: ♥♥♥♥♥