J’ai lu: Si c’est un homme de Primo Levi

Hello tout le monde !

Je vous retrouve aujourd’hui pour vous parler du livre Si c’est un homme de l’auteur Primo Levi.

 ♥ = Bof bof, à éviter

♥♥ = Sympa, sans plus

♥♥♥ = Pas mal du tout , j’ai passé un bon moment !

♥♥♥♥ = A lire absolument !

♥♥♥♥♥ = Attention, gros coup de cœur !

Les (♥) représentent les demis 

L’image provient de mon instagram.

si c'est un homme

Nombre de pages: 213 pages

Maison d’édition: Pocket

Date de parution (dans cette édition): 1er janvier 1988

4ème de couverture:

 » On est volontiers persuadé d’avoir lu beaucoup de choses à propos de l’holocauste, on est convaincu d’en savoir au moins autant. Et, convenons-en avec une sincérité égale au sentiment de la honte, quelquefois, devant l’accumulation, on a envie de crier grâce.
C’est que l’on n’a pas encore entendu Levi analyser la nature complexe de l’état du malheur.
Peu l’ont prouvé aussi bien que Levi, qui a l’air de nous retenir par les basques au bord du menaçant oubli : si la littérature n’est pas écrite pour rappeler les morts aux vivants, elle n’est que futilité. « 
Angelo Rinaldi

 » Ce volume est aussi important que la Bible. Un Livre fonda une religion humaniste il y a des millénaires. Un autre Livre raconte la fin de l’humanité au XXe siècle.  » Frédéric Beigbeder

Mon avis

Cela faisait des années que j’avais fait l’acquisition de ce livre ô combien tristement célèbre, sans me décider à l’ouvrir, tant je savais qu’il allait me bouleverser. 

Cela n’a pas manqué. En effet, je suis particulièrement sensible à tous les écrits relatant la Seconde Guerre Mondiale, tant j’ai de la peine à réaliser les horreurs que les humains sont capables de perpétrer envers d’autres êtres humains.

On suit donc le jeune Primo Levi, de sa déportation depuis l’Italie au lager de Monowitz, rattaché au camp de concentration d’Auschwitz. Déjà à ce moment, les familles sont séparées et la plupart des femmes et des enfants seront tués, alors que les hommes sont répartis dans différents camps de travail, souvent jusqu’à ce que mort s’ensuive. Ils sont tatoués, numérotés, comme un troupeau de bovins. On leur enlève leur identité en la substituant à un numéro.

Chaque page tournée est un coup dans le coeur tant les conditions dans lesquels devaient survivre les hommes juifs et les autres détenus dans ces camps étaient ignobles. Pas ou très peu d’hygiène, très peu à manger et un dur labeur quotidien. C’est à ça que se résume la vie de Primo Levi, traité comme un moins que rien, même pas comme un humain. D’ailleurs, il met un point d’honneur à se laver pour rester digne.

Il raconte le quotidien du camp, son organisation. Il raconte également l’entraide entre certains prisonniers, et les coups bas des autres. 

Chaque personnalité se révèle pour le meilleur ou pour le pire dans ces conditions extrêmes. J’ai trouvé fabuleuse la façon qu’à Primo Levi de toujours voir le positif et de garder espoir, même dans les moments les plus noirs. Son intelligence, sa débrouillardise et ses connaissances professionnelles l’ont également sauvé à maintes reprises. J’ai pleuré plus d’une fois, tant certains passages étaient insoutenables, comme l’extrait ci-dessous.

Mais les mères, elles, mirent tous leurs soins à préparer la nourriture pour le voyage; elle lavèrent les petits, firent les bagages, et à l’aube les barbelés étaient couverts de linge d’enfant qui séchait au vent; et elles n’oublièrent ni les langes, ni les jouets, ni les coussins, ni les mille petites choses qu’elles connaissent si bien et dont les enfants ont toujours besoin. N’en feriez-vous pas autant vous aussi? Si on devait vous tuer demain avec votre enfant, refuseriez-vous de lui donner à manger aujourd’hui?

Si c’est un homme, de Primo Levi, page 16

La plume (ou du moins la traduction) est fluide et précise, plutôt moderne. C’est un récit qui se dévore et qui est un témoignage rare et précieux d’une époque tragique de notre Histoire. Il est essentiel de s’en rappeler. Afin que cela ne se reproduise plus jamais. 

Ma note: ♥♥♥♥♥