J’ai lu: Grande Couronne de Salomé Kiner

Hello tout le monde !

Je vous retrouve aujourd’hui pour vous parler du roman Grande Couronne de l’autrice Salomé Kiner. Elle est journaliste et Grande Couronne est son premier roman.

 ♥ = Bof bof, à éviter

♥♥ = Sympa, sans plus

♥♥♥ = Pas mal du tout , j’ai passé un bon moment !

♥♥♥♥ = A lire absolument !

♥♥♥♥♥ = Attention, gros coup de cœur !

Les (♥) représentent les demis 

L’image provient de mon Instagram.

grande couronne

Nombre de pages: 288 pages

Maison d’édition: Christian Bourgois Editeur

Date de parution (dans cette édition): 19 août 2021

4ème de couverture:

Nous sommes en France, à la fin des années 1990. Dans une ville de banlieue pavillonnaire, une adolescente regarde passer les trains qui filent vers la capitale. Elle a des projets plein la tête : partir, devenir hôtesse de l’air ou avocate et surtout, plus urgent, s’acheter des vêtements de marque. Mais comment faire quand on n’a pas assez d’argent de poche et que la vie dont on rêvait se révèle être un champ de cactus? Pour le moment, sa famille vacille et ses repères sont chamboulés. En très peu de temps, sans renoncer à ses désirs, elle devra tout apprendre : comment classer ses pensées, tenir tête à ses copines, assumer des responsabilités trop grandes pour elle et vivre ses premières expériences sexuelles. Si l’adolescence est une ligne de crête menant à l’âge adulte, l’attachante héroïne de Grande Couronne s’y tient en équilibriste, oscillant entre le trivial et le terrible. Mais elle a une arme : une vision au laser grâce à laquelle elle dresse un tableau de son époque et de ses émotions aussi drolatique qu’impitoyable.

Mon avis:

Un roman percutant sur la jeunesse dans les années 1990. La narratrice (dont je ne me rappelle pas le prénom (je pense même qu’on ne le dit pas) mais dont le nom de code est Tenessy), est une adolescente rêvant de liberté, de gagner de l’argent (beaucoup d’argent) et de partir vivre à Paris, ce qui est pour elle le summum d’une vie réussie.

J’ai trouvé ce roman incroyable de par sa narration tellement parlante de vérité. Le regard qu’elle porte sur ses parents et en particulier sa mère, oscillant entre la pitié au début (elle dénigre sa mère qui lui achète des habits et des goûters sans marques etc) et la fin du roman où on sent qu’elle ressent beaucoup de fierté envers sa mère et qu’elle l’admire pour tout ce qu’elle fait pour la famille malgré la séparation d’avec son mari. Elle gère la maison, les enfants et travaille en plus à côté. J’ai trouvé touchant que la narratrice se rende compte de tout le travail accompli par sa mère, surtout qu’à un moment elle doit en assumer en partie la charge quand sa mère plonge dans la dépression suite au divorce.

La narratrice porte un regard plutôt méprisant sur son père, qui quitte le navire de la vie familiale pour vivre avec sa maîtresse, loin du tumulte de sa vie familiale pour le moins encombrante (la narratrice a une grande soeur et deux petits frères). Partir et faire comme si les enfants et l’ex femme n’existaient pas (ou peu s’en faut), c’est si facile. D’autant plus que le plus petit garçon est autiste et nécessite des soins supplémentaires.

(…) Je comprenais pourquoi ma mère avait des envies de mourir. Faire le parent tout seul c’est une vie pour personne. (Grande couronne de Salomé Kiner, page 142)

(…) Peut-être qu’enfin je pouvais la comprendre, peut-être que la malheur fédère plus que la joie.

(Grande couronne de Salomé Kiner, page 287)

C’est un roman sur les désillusions de l’adolescence et du passage à l’âge adulte, l’appât de l’argent facile et les dérives que celui-ci engendre. La narratrice va même jusqu’à accepter de faire des branlettes et fellations tarifées pour se faire de l’argent de poche et pouvoir s’offrir les habits et accessoires à la mode dont elle rêve depuis toujours. Mais est-ce que ressembler aux filles qu’elle admire en se rabaissant de la sorte la rendra-t-elle plus heureuse?

C’est un roman assez dur de par les sujets qu’il aborde mais c’est fait d’une manière si naturelle et fluide que finalement ça passe crème et on ne s’y attarde pas non plus. En effet, l’autrice, par la voix de sa narratrice, arrive à nous faire passer des messages sur des thèmes importants tout en ne plombant pas son récit. 

La narratrice s’échappe de l’ambiance plutôt lourde de sa vie familiale en fumant et en fréquentant des garçons. Je l’ai trouvée très attachante de par ses interrogations sur la vie et sa peur panique de finir sa vie dans sa petite ville où il ne passe jamais rien. Elle voit Paris comme un but ultime dans sa vie, l’accomplissement qui montre qu’elle a réussi sa vie. Elle ne veut pas avoir de regrets et fait tout pour arriver à ses fins.

J’ai aimé aussi l’interaction qu’elle peut avoir avec ses petits frères. Elle est très protectrice envers eux et s’en occupe beaucoup. Finalement, elle veut faire sa dure mais c’est une jeune fille très attachée à sa famille et qui se bat bec et ongles pour que l’équilibre familial demeure malgré la séparation de ses parents.

Bref, vous l’aurez compris, j’ai adoré ce roman. J’ai trouvé la narration plutôt acerbe mais délicieuse et j’ai adoré retrouver l’ambiance des années 1990. L’autrice étant de la même année que moi, j’ai retrouvé pas mal de références à des choses que je connaissais étant petite.

Une pépite dont on n’a pas entendu assez parler à mon sens!

Ma note: ♥♥♥♥♥


[SP]J’ai lu: Le sortilège de Stellata de Daniela Raimondi

Hello tout le monde !

Je vous retrouve aujourd’hui pour vous parler du roman le sortilège de Stellata de l’autrice italienne Daniela Raimondi que j’ai eu la chance de recevoir de la part des éditions Slatkine & Cie. 

 ♥ = Bof bof, à éviter

♥♥ = Sympa, sans plus

♥♥♥ = Pas mal du tout , j’ai passé un bon moment !

♥♥♥♥ = A lire absolument !

♥♥♥♥♥ = Attention, gros coup de cœur !

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le sortilège de Stellata

Nombre de pages: 525 pages

Maison d’édition: Slatkine & Cie

Date de parution (dans cette édition): 6 mai 2021

4ème de couverture:

Italie, début du XIXe siècle.
La famille Casadio voit sa vie changer à jamais : le fils, Giacomo, tombe amoureux d’une gitane, Viollca Toska, et décide de l’épouser. À partir de ce moment, leurs descendants seront divisés en deux branches : les rêveurs, aux yeux bleus et aux cheveux blonds de Giacomo, et les clairvoyants, qui ont les yeux sombres et les cheveux noirs de Viollca, ainsi que ses dons surnaturels.
Les Casadio vivront tous suspendus entre l’envie irrésistible de poursuivre leurs rêves et la peur des conséquences. En fin de compte, ils suivront leurs choix jusqu’à la fin, dictée soit par l’amour soit par la rébellion, par la soif de justice ou le désir de changer le monde. Surtout, ils suivront leur destin malgré la terrible prophétie que Viollca a lue dans les cartes par une nuit orageuse…

Mon avis:

Quelle claque que cette grande saga familiale! C’est beau, poétique, intelligent et on ne s’ennuie pas une seule seconde.

J’ai été de suite emportée par la plume de Daniela Raimondi et ai adoré suivre la famille Casadio et Martiroli au fil des années. 

Depuis Viollca, l’aïeule gitane qui avait vu dans les cartes et dans ses rêves le destin funeste de certains membres de sa famille (même pas encore nés pour la plupart!) de 1800 à nos jours, on comprend très vite que tout était déjà écrit pour cette famille. 

D’ailleurs, dans chaque génération qui suivra, il y a toujours au moins une personne qui a « le don » et qui fait également des rêves étranges, entre autres. J’ai trouvé ces prédispositions au « surnaturel » hyper intéressantes.

Un roman à tiroirs, foisonnant à souhait, des personnages hauts en couleur et très attachant de par leurs croyances et leur convictions, une famille soudée malgré les drames qui jonchent les existences de ses membres. Cependant, on ressent vraiment un fort esprit de famille dans leurs relations et ils se soutiennent dans les épreuves.

J’ai eu beaucoup de plaisir à suivre les différentes générations au fil des années et on suit également l’évolution de la place de la femme dans la société tout au long du roman et j’ai trouvé cet aspect (qui est amené d’une manière très subtile) vraiment intéressant également. Elles étaient principalement assignées aux tâches ménagères et à la famille dans les années 1900 pour finalement réussir enfin à s’épanouir en temps qu’individu quand on arrive à nos jours (même si la parité n’est pas encore de mise). On sent d’ailleurs que certains personnages féminins ont des regrets d’être un peu passés à côté de leur vie à force de l’avoir consacrée à la maison et aux enfants. J’ai aimé tous les personnages, hommes et femmes confondus. Aucun d’entre eux n’est tout blanc ou tout noir, ils ont tous des qualités et des défauts, ce qui les rend terriblement attachants et vraiment crédibles.

Toute la famille (toutes générations confondues) respecte énormément Viollca et se souvient d’elle avec émotion, tout en prenant au sérieux ses prémonitions. Ils sont toutefois partagés entre modernité et superstitions, bloqués malgré eux dans une spirale de malheurs et de tristesse. L’histoire se répète, encore et encore. Pourront-ils être un jour heureux et en paix?

Certains personnages renoncent à leur propre bonheur pour le bien de leur famille mais d’autres décident de vivre pleinement leurs passions, quelles qu’en soit les conséquences. 

Je ne vais pas vous en dire plus de peur de vous révéler certains retournements du livre mais si vous aimez les grands romans familiaux, bien écrits, et dont chaque mot a été choisi avec soin, je ne peux que vous conseiller cette petite brique qui vous fera voyager et très certainement pleurer tant les mots de Daniela Raimondi savent nous toucher en plein cœur.

Ma note: ♥♥♥♥♥


Un grand merci aux éditions Slatkine & Cie pour l’envoi de ce SP!

[SP]J’ai lu: Souvenirs en similicuir de Nadia Boehlen

Hello tout le monde !

Je vous retrouve aujourd’hui pour vous parler du roman Souvenirs en similicuir de l’autrice suisse Nadia Boehlen que j’ai eu la chance de recevoir de la part des éditions Slatkine (en version épreuves brochées non corrigées).

 ♥ = Bof bof, à éviter

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souvenirs en similicuir

Nombre de pages: 160 pages

Maison d’édition: Slatkine 

Date de parution (dans cette édition): 27 août 2021

4ème de couverture:

« Ma mère fait des cauchemars à répétition. Le rêve qui revient le plus est celui avec les serpents. Elle le raconte sur un ton désinvolte, comme s’il s’agissait d’une maladresse de sa part, du lait renversé sur une plaque de cuisson, ou d’un aliment figurant sur la liste des courses et qu’elle aurait oublié d’acheter. »
 
Porté par une narration singulière, souvenirs en similicuir raconte le cheminement vers l’âge adulte d’une enfant à travers le regard qu’elle porte sur sa famille, sur sa mère tout particulièrement, dont elle perçoit confusément les souffrances liées à sa condition. Heurtée, façonnée par une conscience exacerbée que celle-ci a de son inculture et par ses traumatismes occultés, la jeune femme décidera sciemment, au fil du temps, de lui vouer une forme de loyauté.

Mon avis:

Ce roman traite de la relation mère-fille et de la manière qu’une jeune fille s’identifiera (ou pas) à sa mère en grandissant.

La narratrice raconte la vie de sa mère, son déracinement de son Tessin natal pour la Suisse alémanique. Son tiraillement permanent entre la honte de sa mère qu’elle ne trouve pas assez cultivée (elle qui n’aspire qu’à faire de hautes études et monter en grade dans l’échelle sociale) et son amour débordant pour celle-ci qu’elle admire et aime malgré tout. On sent toutefois que la narratrice a parfois honte de ses origines paysannes et de l’inculture de ses proches. J’ai trouvé cela très triste. On ne devrait jamais avoir honte de notre famille. 

Ma mère ne me témoigne aucun geste d’affection. Ses contacts avec moi sont presque toujours entachés de nervosité. Elle tire trop fort sur mes cheveux en les coiffant. Elle me tient la main pour qu’on se dépêche, pas pour me rassurer ou me donner de la douceur. Et de toute façon elle n’a jamais le temps: « J’ai du travail, moi! » Elle ne se donne jamais le temps. Elle est toujours dans une course incessante.

Souvenirs en similicuir de Nadia Boehlen, page 57

Cette mère d’ailleurs qui peine à montrer ses sentiments à ses filles et ne cesse de les rabrouer, de les critiquer. Est-elle jalouse des conditions de vie facilitées de ses filles ? En tout cas elle les pousse vers l’excellence, essaie de mettre toutes les chances de leur côté pour qu’elles puissent aspirer à une vie plus riche que la sienne. 

J’ai aimé la manière d’écrire de l’autrice, les chapitres courts et la narration à fleur de peau. 

On sent vraiment que la narratrice admire malgré tout sa mère, sa façon qu’elle a eu de s’extraire d’une relation toxique et violente avant de rencontrer celui qui deviendra son père. 

Toutes ces choses mises bout à bout (le déracinement de son canton d’origine, la barrière de la langue malgré tout, une relation toxique, les études non achevées…) font qu’on comprend un peu mieux pourquoi la maman de la narratrice est un peu amère, même si je trouve qu’on sent qu’elle aime tout de même sa fille. Elle regrette le temps qui passe et qui fane sa beauté, elle regrette le temps qui passe sur sa vie où il ne se passe pas grand chose malgré le fait qu’elle ait un mari aimant qui est également un bon père pour ses filles.

La mère est donc dans un état permanent de spleen, elle est toujours à la limite d’éclater. J’ai trouvé que c’était finalement un très beau portrait d’une maman, d’une femme avant tout, qui veut juste être heureuse et qui fait de son mieux pour que tout le monde se porte bien dans sa famille, même si elle s’y prend mal. Je trouve que la narratrice est assez dure avec sa mère, mais on est toujours durs avec nos parents, jusqu’au moment où on devient nous-mêmes parents et qu’on comprend beaucoup mieux certaines de leurs réactions.

Bref, j’ai trouvé que c’était un magnifique roman sur la famille, le lien mère-fille porté par une très belle plume et que j’ai lu en quelques heures sans faire de pause tellement il m’a emportée. Un livre court mais puissant sur l’amour filial. 

Ma note: ♥♥♥♥♥


Un grand merci aux éditions Slatkine pour l’envoi de ce SP!

J’ai lu: Trois de Valérie Perrin

Hello tout le monde !

Je vous retrouve aujourd’hui pour vous parler du roman Trois de l’autrice Valérie. Il s’agit sauf erreur de son 3ème roman. Pour ma part, je n’ai lu que les oubliés du dimanche bien que changer l’eau des fleurs soit dans ma pile à lire depuis belle lurette 😉 (qui emploie encore ce terme, d’ailleurs ?) J’avais beaucoup aimé les oubliés des dimanches dont j’avais trouvé l’écriture sensible et percutante.

 ♥ = Bof bof, à éviter

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trois

Nombre de pages: 672 pages

Maison d’édition: Albin Michel

Date de parution (dans cette édition): 31 mars 2021

4ème de couverture:

« Une pépite de roman ». Le Parisien

« Je m’appelle Virginie. Aujourd’hui, de Nina, Adrien et Etienne, seul Adrien me parle encore.

Nina me méprise. Quant à Etienne, c’est moi qui ne veux plus de lui. Pourtant, ils me fascinent depuis l’enfance. Je ne me suis jamais attachée qu’à ces trois-là. »

1986. Adrien, Etienne et Nina se rencontrent en CM2. Très vite, ils deviennent fusionnels et une promesse les unit : quitter leur province pour vivre à Paris et ne jamais se séparer.

2017. Une voiture est découverte au fond d’un lac dans le hameau où ils ont grandi. Virginie, journaliste au passé énigmatique, couvre l’événement. Peu à peu, elle dévoile les liens extraordinaires qui unissent ces trois amis d’enfance. Que sont-ils devenus ? Quel rapport entre cette épave et leur histoire d’amitié ?

Mon avis:

Une brique que j’ai vraiment dévorée du moment que je me suis vraiment plongée dedans! J’avoue avoir eu au début un peu de mal à me mettre dedans mais à partir de 50 pages le rythme s’accélère et l’intrigue m’a vraiment happée pour ne plus me lâcher avant la fin!

Je me suis très rapidement attachée aux trois principaux protagonistes, Nina, Adrien et Etienne qui sont trois amis d’enfance.

J’ai trouvé leur amitié indéfectible tellement belle et touchante.

Ils sont là l’un pour l’autre au fil de leurs années d’école, dans les hauts comme dans les bas. Mais finalement, se connaissent-ils vraiment ? Ne garde-t-on pas toujours au fond de nous une part de mystère, une part d’ombre peut-être ?

Nina est une fille solaire, que tout le monde aime. Très attachée à son grand-père avec lequel elle vit après l’abandon de sa mère, elle est en manque d’un repère féminin. Elle attise la jalousie des autres filles car elle est entourée en permanence d’Etienne, la coqueluche de l’école et d’Adrien, discret mais excellent élève.

Etienne est un jeune homme issu d’une famille aisée et dont la petite soeur, Louise, en pince depuis toujours pour Adrien. Etienne est beau et il le sait,  il collectionne les conquêtes mais attention, il ne faut pas toucher à sa Nina chérie, qu’il considère comme une soeur.

Adrien, quant à lui, est le sensible de la bande, plutôt taiseux, il voue un culte à son amie Nina qu’il admire et adore.

Pourtant, les trois continuent à se mentir et à se cacher certaines choses.  C’est tout le paradoxe de ce roman. Ils sont amis mais ne sont pas certains que les autres les aimeraient encore s’ils révélaient tout ce qu’ils ont vraiment au fond d’eux, s’ils montraient leurs peurs, leur fragilité.

On suit les faits dans le passé en alternance avec le présent, raconté de l’extérieur par une amie d’enfance des trois inséparables, Virginie. On sent de suite qu’elle a toujours envié et jalousé la belle amitié qui liaient Nina, Adrien et Etienne et essaie de comprendre ce qui les a mené à ne plus se parler.

Au fil des pages, on les voit grandir, évoluer, s’épauler dans les moments difficiles.

Les dialogues sont vraiment bien écrits, on s’y croirait. Valérie Perrin a l’art et la manière de nous faire vraiment vivre l’histoire de ses personnages et je me suis vraiment attachée à eux. Elle sait  leur insuffler un supplément d’âme qui fait que j’avais vraiment envie de savoir comment l’histoire allait se terminer. J’avais hâte de me replonger dans ce roman chaque soir.

La pointe de mystère qui plane également autour des protagonistes quand l’épave d’une voiture est repêchée dans un lac donne une dimension supplémentaire à l’histoire. Je ne me suis pas ennuyée une seule seconde, l’autrice insérant souvent des rebondissements.

On ne tombe jamais dans le pathos, malgré certaines situations vraiment tristes. Valérie Perrin n’épargne pas ses personnages.

Ce roman aborde également le thème des relations toxiques et abusives et cela a un vrai sens dans l’histoire, ce n’est pas un prétexte de l’autrice pour caser un sujet « à la mode ».

Bref, si vous aimez les histoires d’amitié et d’amour saupoudrées de suspense, vous ne pourrez qu’adorer ce roman !

Ma note: ♥♥♥♥♥


J’ai lu: Le vallon des lucioles d’Isla Morley

Hello tout le monde !

Je vous retrouve aujourd’hui pour vous parler du roman Le vallon des lucioles de l’autrice Isla Morley. Le vallon des lucioles est son troisième roman mais le premier traduit en Français.

 ♥ = Bof bof, à éviter

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le vallon des lucioles

Nombre de pages:  480 pages

Maison d’édition: Seuil

Date de parution (dans cette édition): 4 mars 2021

4ème de couverture:

1937, Kentucky. Clay Havens et Ulys Massey, deux jeunes photographe et journaliste, sont envoyés dans le cadre du New Deal réaliser un reportage sur un coin reculé des Appalaches.

Dès leur arrivée, les habitants du village les mettent en garde sur une étrange famille qui vit au cœur de la forêt. Il n’en faut pas plus pour qu’ils partent à leur rencontre, dans l’espoir de trouver un sujet passionnant. Ce qu’ils découvrent va transformer à jamais la vie de Clay et stupéfier le pays entier. À travers l’objectif de son appareil, se dévoile une jeune femme splendide, Jubilee Buford, dont la peau teintée d’un bleu prononcé le fascine et le bouleverse.

Leur histoire sera émaillée de passion, de violence, de discorde dans une société américaine en proie au racisme et aux préjugés.

Inspiré par un fait réel, ce roman est une bouleversante histoire d’amour et un hymne à la différence.

Mon avis:

Ce roman m’a vraiment fait voyager, même si finalement on ne bouge pas énormément car le roman se passe presque entièrement dans une petite ville des Appalaches. 

Havens et Massey sont respectivement photographe et journaliste et doivent montrer de quoi est faite la vie des autochtones. 

Tout de suite, ils apprennent l’existence de personnes différentes, qui vivent en retrait de la ville. Effectivement, la famille Buford est un peu spéciale car deux de leurs enfants sont nés avec la peau bleue, tout comme certains de leurs ancêtres. Havens est très vite subjuguée par Jubilee, (la fille donc) qu’il trouve magnifique et mystérieuse. Par respect pour elle et aussi pour la protéger (car des gens mal intentionnés veulent tuer les « ratons bleus » comme ils les appellent), il se refuse de la prendre en photo (en tout cas pas en couleur). 

Les deux partagent la passion de la nature, des animaux, des oiseaux. Jubilee se méfie beaucoup de lui au départ, même s’il l’attire irrésistiblement. Elle a simplement appris à se méfier et à craindre ceux « de la bonne couleur ». Quand on a connu que les menaces et les brimades au quotidien, difficile d’accorder sa confiance ensuite.

J’ai aimé le fait que Havens soit un homme délicat et hyper respectueux envers Jubilee. Il ne la force à rien, jamais. C’est un homme rêveur, introverti et la célébrité ne l’attire pas du tout. Il n’hésite d’ailleurs pas une seconde à mettre en péril sa carrière de photographe (pourtant florissante) pour sauver la famille Buford.

Massey, de son côté, est beaucoup plus opportuniste et a flairé de loin le super scoop qui va lui faire gagner des prix de journalisme… Cela va être la cause d’une violente discorde entre les deux amis.

Ce récit aborde le thème du racisme mais d’une manière différente car les personnes à la peau bleue sont extrêmement rares et ne sont presque pas considérées comme des êtres humains. Ils sont condiérés comme des monstres de foire et ne peuvent prétendre à une vie normale car porteurs de ce maudit gène de la peau bleue. 

La bêtise et l’ignorance des gens est sans limite et ce roman le prouve encore une fois. Il a également eu une résonnance particulière en moi car il est inspiré par un fait divers réel. 

J’ai passé un très beau moment de lecture avec ce roman très visuel. J’ai eu l’impression de marcher dans la forêt avec Jubilee et Havens, de guetter avec eux le terrier des renards… Bref, un roman comme je les aime, qui m’a fait rêver, frémir et voyager. Une belle histoire servie par une écriture précise et sensible.

Une très jolie plume à découvrir!

Ma note: ♥♥♥♥♥


J’ai lu: Mon mari de Maud Ventura

Hello tout le monde !

Je vous retrouve aujourd’hui pour vous parler du roman Mon mari de l’autrice Maud Ventura. Il s’agit de son premier roman.

 ♥ = Bof bof, à éviter

♥♥ = Sympa, sans plus

♥♥♥ = Pas mal du tout , j’ai passé un bon moment !

♥♥♥♥ = A lire absolument !

♥♥♥♥♥ = Attention, gros coup de cœur !

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mon mari

Nombre de pages: 355 pages

Maison d’édition: L’Iconoclaste

Date de parution (dans cette édition): 19 août 2021

4ème de couverture:

« Excepté mes démangeaisons inexpliquées et ma passion dévorante pour mon mari, ma vie est parfaitement normale. Rien ne déborde. Aucune incohérence. Aucune manie. « 
Elle a une vie parfaite. Une belle maison, deux enfants et l’homme idéal. Après quinze ans de vie commune, elle ne se lasse pas de dire  » mon mari « . Et pourtant elle veut plus encore : il faut qu’ils s’aiment comme au premier jour. Alors elle note méthodiquement ses  » fautes « , les peines à lui infliger, les pièges à lui tendre. Elle se veut irréprochable et prépare minutieusement chacun de leur tête-à-tête. Elle est follement amoureuse de son mari. Du lundi au dimanche, la tension monte, on rit,
on s’effraie, on flirte avec le point de rupture, on se projette dans ce théâtre amoureux.

Mon avis:

Ce livre! Mais ce livre! J’ai adoré chaque mot de ce roman. Tout s’imbrique super bien et le récit monte en puissance au fil des pages.

On sent la narratrice (dont on ignore le nom, d’ailleurs, on ignore également le nom de son mari vu qu’elle l’appelle simplement « mon mari ») toujours un peu borderline, prête à péter un plomb. 

Elle est tellement folle de son mari qu’elle ne comprend pas qu’il soit parfois si froid avec elle. Elle qui (selon elle toujours) fait tout pour lui. Alors elle commence à le punir s’il n’a pas les réactions qu’elle aimerait qu’il ait. En allant voir ailleurs. En cachant ses affaires pour lui faire croire qu’il devient fou. 

Elle donne de gros coups de canifs dans le contrat de mariage et fait preuve de beaucoup de mesquinerie à l’encontre de son mari, ce qui laisse à croire qu’elle aime surtout l’idée de l’amour et d’être amoureuse plus que son mari. Elle a des enfants mais ne fait pas grand cas d’eux, elle n’en parle jamais tant toute sa vie tourne autour de son obsession pour son mari. Elle les voit plutôt comme des obstacles entre elle et son mari. Des intrus qui se sont incrustés dans leur parfaite vie de couple.

D’ailleurs, j’ai trouvé le fameux mari plutôt zen avec elle durant tout le roman, je me demandais comment il faisait pour la supporter… mais certaines de ses réactions m’ont également semblées peu sympathiques, comme le fait de l’ignorer ou de la critiquer lors de soirées entre amis, etc. Jamais je ne resterais avec un type pareil !

J’ai développé pendant tout le roman des sentiments ambivalents envers la narratrice qui m’énervait d’un côté mais m’amusait follement également. De plus, on sent qu’elle est au bord de l’implosion durant tout le roman. Elle n’est au final pas vraiment satisfaite de sa vie, malgré ce qu’elle veut nous faire croire. 

Un roman qui sous ses abords satyriques est aussi un parallèle entre la vie des femmes d’aujourd’hui, dévouées à leur homme et leur famille et qui doivent tout gérer en même temps, travail, tâches ménagères, etc., qui ont peur de ne jamais en faire assez – de ne pas être assez – quitte à s’oublier.

Bref, j’ai trouvé ce premier roman parfaitement maîtrisé et la fin m’a surprise mais en bien! La plume de Maud Ventura a su me garder en haleine tout au long de son histoire que j’ai dévorée en à peine deux jours. 

Brillant!

Ma note: ♥♥♥♥♥


J’ai lu: L’intimité d’Alice Ferney

Hello tout le monde !

Je vous retrouve aujourd’hui pour vous parler du roman L’intimité de l’autrice Alice Ferney dont j’avais lu il y a quelques années les bourgeois, que j’avais bien aimé. Quand j’ai lu la 4ème de couverture de celui-ci, j’ai tout de suite eu envie de l’acheter, tant le thème me parlait.

 ♥ = Bof bof, à éviter

♥♥ = Sympa, sans plus

♥♥♥ = Pas mal du tout , j’ai passé un bon moment !

♥♥♥♥ = A lire absolument !

♥♥♥♥♥ = Attention, gros coup de cœur !

Les (♥) représentent les demis 

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l'intimité

Nombre de pages: 368 pages

Maison d’édition: Actes Sud

Date de parution (dans cette édition): 19 août 2020

4ème de couverture:

Alexandre et Ada forment un couple heureux et s’apprêtent à accueillir un enfant. À l’heure de partir à la maternité, Ada confie son premier-né à leur voisine Sandra, une célibataire qui a décidé de longue date qu’elle ne serait pas mère. Après cette soirée décisive, la libraire féministe garde un attachement indéfectible au jeune garçon et à sa famille. Quelques années plus tard, sur un site de rencontres, Alexandre fait la connaissance d’Alba, enseignante qui l’impressionne par sa beauté lisse et sa volonté de fer…

Sandra, Alexandre, Alba – sur ces trois piliers, Alice Ferney construit son roman : en révélant les aspirations, les craintes, les opinions, les hésitations, les choix de ces personnages, elle orchestre une polyphonie où s’illustrent les différentes manières de former un couple, d’être un parent, de donner (ou non) la vie. S’amusant à glisser des dialogues philosophiques dans une comédie de mœurs, alternant les points de vue pour déplier toutes les réalités d’un projet ou d’une certitude, elle ausculte magistralement une société qui sans cesse repousse les limites de la nature et interroge celles de l’éthique pour satisfaire au bonheur individuel et familial.

Mon avis:

Un livre qui m’a passionnée car il questionne la relation que peuvent avoir une femme et un homme, dans une société très influencée par le patriarcat. 

Alexandre et Ada s’aiment et vont avoir un enfant. Lorsque vient le moment d’accoucher, ils confient leur fils aîné à Sandra, leur voisine. 

Sandra est une jeune femme libre, cultivée, féministe et moderne. Elle a décidé de ne pas se lier durablement avec un homme et de ne pas avoir d’enfants pour ne pas sacrifier sa liberté si durement acquise. 

(…) Elle éduquait trois adolescents. Et pendant ce temps, papa bien peinard s’installait chez sa maîtresse, car il était comme les autres, incapable de vivre seul. Il donnait une bonne pension, nous ne manquions de rien, mais maman n’avait pas le temps pour une seconde vie sentimentale, elle n’avait pas envie de cela, d’ailleurs. J’en ai retenu que les hommes s’octroient une liberté que les femmes ne prennent pas. 

(…) L’amour maternel est leur prison, le jeu dans lequel elles misent tout, un gouffre où se réfugier et se perdre. Pardon de te dire ça, tu connais mes idées, je refuse de m’apercevoir un jour  que ma vie se ramène à celle de mes enfants.

L’intimité, page 75, d’Alice Ferney

Quand Ada meurt en couches (je ne vous spoile pas grand chose, ça arrive dans les 10 premières pages du roman), Alexandre se retrouve avec deux enfants et se lie d’amitié avec Sandra qui lui est d’un grand secours. Leurs discussions sur les relations amoureuses et amicales hommes-femmes sont très enrichissantes pour les deux. J’ai aimé cette amitié qui s’est créée dans l’adversité. 

Pour Sandra, il est clair qu’il ne se passera rien avec Alexandre. Il est bel homme pas du tout son genre. Elle préfère garder son amitié qu’elle chérit. De son côté, Alexandre a des sentiments plus ambigus à son égard.

Alexandre se sent coupable d’avoir insisté auprès d’Ada pour avoir cet enfant. Il a son enfant tant désiré mais a perdu l’amour de sa vie. Il trouve beaucoup de réconfort auprès de Sandra et leurs soirées à refaire le monde sont très précieuses pour lui. 

Quelques années plus tard, Alexandre fait la connaissance d’Alba, maîtresse d’école assez stricte et très ancrée dans ses principes de vie. 

Celle-ci va en faire voir de toutes les couleurs à Alexandre (je ne peux pas vous dire pourquoi sans vous révéler des événements clés du roman) et m’a plus d’une fois agacée. Je me suis souvent demandée que faisait un homme gentil, intelligent et respectueux (et beau mec en plus) avec une nana si coincée qui, bien qu’adorable avec les enfants d’Alexandre, n’est pas toujours tendre (et pas du tout démonstrative) avec son chéri et ne fait pas ou très peu de concessions. 

Bref, j’ai adoré Sandra et Alexandre mais pas tellement Alba mais je pense que c’était la volonté de l’autrice de mettre un personnage un peu moins « normé » dans son roman afin de nous faire réagir et ouvrir des débats.

J’ai ri, je me suis insurgée, j’ai vraiment adoré ce roman qui questionne sur la place des femmes dans la société et leur désir de devenir maman ou pas. (le désir d’enfant des hommes aussi!) Ces enfants qui leur sont parfois imposés au détriment de leur envie profonde, leur intégrité physique ou encore leur santé mentale. De plus, ce roman pose la question de savoir si c’est avoir des enfants qui est important pour les gens ou plutôt avoir des enfants « à eux », une forme d’égoïsme donc.

L’écriture est fluide, sensible, le rythme super bien maîtrisé. Je ne me suis pas ennuyée une seule seconde.

Un roman intelligent qui m’a réfléchir et vibrer. Vivement le prochain!

Ma note: ♥♥♥♥♥


J’ai lu: Tout ce que dit Manon est vrai de Manon Fargetton

Hello tout le monde !

Je vous retrouve aujourd’hui pour vous parler du roman Tout ce que dit Manon est vrai de l’autrice Manon Fargetton dont j’ai récemment adoré le roman « à quoi rêvent les étoiles ». 

 ♥ = Bof bof, à éviter

♥♥ = Sympa, sans plus

♥♥♥ = Pas mal du tout , j’ai passé un bon moment !

♥♥♥♥ = A lire absolument !

♥♥♥♥♥ = Attention, gros coup de cœur !

Les (♥) représentent les demis 

L’image provient de mon Instagram.

tout ce qui dit manon est vrai

Nombre de pages:  416 pages

Maison d’édition: Editions Héloïse d’Ormesson

Date de parution (dans cette édition): 19 août 2021

4ème de couverture:

Au centre, Manon.
Autour, une ronde de personnages, qui projettent sur elle leurs peurs, leurs insécurités et leurs fantasmes.
Ils croient la connaître mieux que personne. Ce sont ses parents, ses frères, son amie au lycée, l’homme qu’elle aime. Et ce sont eux qui vont raconter cette année où tout bascule parce que Manon, seize ans, entame une relation avec un éditeur de bande-dessinée de trente ans son aîné. Elle a du talent. Il va la publier. Ils s’aiment. La femme de l’éditeur aussi l’aime. Les lignes se brouillent, tout se mélange : l’histoire qu’ils vivent et l’écriture de la bande-dessinée, l’admiration, l’amour. Et le passé ressurgit soudain dans le présent.
Rapidement, la mère de Manon refuse ce prétendu amour, cherche à protéger sa fille par tous les moyens, s’expose à la colère adolescente de celle-ci. Deux visions du monde s’affrontent. Deux visions de l’amour. Deux visions de ce que signifie être adulte. Et entre elles, d’autres voix, qui chacune renferme un morceau de la vérité.
Et au centre, Manon.

Mon avis:

J’ai aimé la narration particulière de ce roman, car l’histoire est racontée de tous les points de vue, sauf celui de Manon (à de rares exceptions). A chaque début de chapitre on doit deviner qui est en train de parler (heureusement, l’autrice nous met tout de suite sur la piste). Cela donne une rythme atypique au livre et on voit à quel point tout le monde est sous le charme et adore Manon. J’ai beaucoup aimé en particulier les passages narrés par ses grands frères. On sent vraiment leur attachement au travers de leurs anecdotes. 

Une histoire passionnante sur une relation malsaine entre un adulte (un éditeur de bande dessinées d’une cinquantaine d’année) et Manon, jeune fille de 16-17 ans passionnée par le dessin justement, qui commence à échanger des e-mails et des appels pour le moins évocateurs (du moins pour sa part à lui). 

Gérald, l’éditeur, est un personnage qui m’a vraiment dégoutée. Il est marié mais sa femme (plus jeune que lui) est malade et le laisse aller voir ailleurs pourvu qu’il reste avec elle.  Il agit avec Manon comme un gamin, en la culpabilisant sans cesse et en essayant de l’éloigner de sa famille. C’est un pervers narcissique, un manipulateur. Il est tour à tour tyran ou enjôleur. 

La plus mature des deux est sans aucun doute Manon, qui temporise sans cesse la situation et essaie de ménager ses parents et Gérald. On ne comprend pas trop si elle est vraiment attirée par Gérald ou si c’est juste dans l’espoir de voir sa bande dessinée publiée. 

Les parents de Manon sont fous d’inquiétude et voient d’un très mauvais œil ce cinquantenaire libidineux qui tourne autour de leur fille chérie. (à raison!) 

Bref, au fur et à mesure du récit, on appréhende de mieux en mieux toute l’histoire et la personnalité de Manon dans le prisme du regard de ses proches. Cette dernière a une personnalité très complexe et très intéressante. Elle séduit les hommes (et les femmes) sans même s’en rendre compte, elle a une beauté pure et innocente, même si elle sait aussi très bien jouer de ses charmes. Manon a envie qu’on la comprenne, qu’on l’écoute. C’est pour ces raisons qu’elle tombe dans les filets de Gérald. 

Bref, j’ai aimé le fait que l’autrice souffle le chaud et le froid sur son récit, nous faisant douter, on ne sait plus qui croire à la fin. Manon dit-elle vraiment la vérité ? Et pourquoi remet-on constamment en question la parole des victimes d’abus ? 

Ce roman aborde des thèmes inédits dans la bibliographie de l’autrice (consentement, abus sexuels, harcèlement) et je me demande s’il a une part autobiographique, son héroïne portant le même prénom qu’elle (ou est-ce pour mieux nous embrouiller?), certains détails collants également avec la réalité. 

On sent en tout cas que ce roman a été écrit avec ses tripes et tout son cœur, ce qui lui donne vraiment une aura particulière. 

Edit au 19.10.2021: après avoir lu quelques interviews de l’autrice effectivement il s’agit d’un roman autobiographique bien que romancé. 

Ma note: ♥♥♥♥♥


Bilan de mes lectures des mois de mai à août 2021

Coucou tout le monde !

Je reviens aujourd’hui pour vous présenter (enfin!) le bilan de mes lectures des mois de mai à août 2021. Comme j’ai beaucoup de retard dans ces bilans-ci et que j’ai déjà parlé de tous les romans lus, je voulais juste vous faire un petit point sur les bds/mangas lus ces 4 derniers mois!

Toutes les images proviennent de mon instagram.

Mai 2021

Romans lus durant le mois: 10

Mangas lus durant le mois : 2

Bandes dessinées lues durant le mois: 3

bilan lectures du mois de mai 2021

Vous pouvez déjà retrouver sur le blog tous les articles consacrés aux romans lus durant le mois de mai 2021. 

Côté mangas, j’ai continué la jolie série l’atelier des sorciers de Kamome Shirahama que j’apprécie vraiment tant par l’univers que par le trait de crayon. D’ailleurs l’intrigues s’assombrit au fur et à mesure des tomes et ce n’est pas pour me déplaire qu’il y ait un peu plus d’action! 

J’ai également lu le tome 2 des carnets de l’apothicaire de Nekokurage (dessin) et Natsu Hyuuga (auteur) qui est vraiment une belle découverte. Les dessins sont magnifiques et j’adore en apprendre plus sur les poisons, etc. L’héroïne est super attachante!

Niveau bandes dessinées, j’ai terminé la série Dans les yeux de Lya de Cunha et Carbone avec ce 3ème et dernier tome que j’ai vraiment apprécié. L’histoire, le dessin, les personnages, tout est parfait dans cette série que j’ai vraiment adoré. 

J’ai également lu le roman graphique Ta deuxième vie commence quand tu comprends que tu n’en as qu’une de S. Raffieux et Lylian, adapté du roman du même nom écrit par Raphaëlle Giordano. Je n’avais pas lu le roman au préalable donc j’ai vraiment apprécié découvrir cette histoire sous ce format-là. Celle-ci fait beaucoup réfléchir sur le sens que l’on veut donner à nos vies, et la chance qu’on doit savoir se donner et saisir au vol aussi parfois. 

Et pour terminer, et non des moindres, j’ai lu Malgré tout de Jordi Lafebre, une magnifique histoire d’amour entre deux êtres que tout sépare. Elle, très impliquée dans sa fonction de maire de la ville où ils habitent et lui, marin au long cours puis libraire, se laissant vivre et aimant flâner. Elle est mariée et mère de famille, lui est un éternel célibataire (très convoité pourtant car très bel homme). Ils s’aiment depuis très longtemps mais attendrons la retraite pour se l’avouer enfin. Ce roman graphique m’a donné les larmes aux yeux à plusieurs reprises. Les dessins sont sublimes et véhiculent beaucoup d’émotion. J’ai également beaucoup aimé le choix de l’auteur de narrer son histoire en partant de la fin pour arriver au début. Brillant.

Juin 2021

Romans lus durant le mois: 8

Mangas lus durant le mois: 7

Bandes dessinées lues durant le mois: 1

bilan lectures du mois de juin 20221

Vous pouvez déjà retrouver sur le blog tous les articles consacrés aux romans lus durant le mois de juin 2021. 

Un mois riche en lecture de mangas car j’en ai lu 7! J’ai terminé de me mettre à jour dans ma lecture de la série l’atelier des sorciers de Kamone Shirahama en lisant les tomes 6, 7 et 8. Tout s’accélère et j’aime de plus en plus cette saga ! Les personnages se révèlent être de plus en plus attachants de par leurs fragilités (qui sont aussi leurs forces) Vivement la suite!

J’ai lu le tome 39 de Fairy Tail de Hiro Mashima, toujours un plaisir de retrouver cette guilde un peu loufoque aux membres si adorables et complémentaires. 

J’ai également continué la série de la petite faiseuse de livres, par Mia que je trouve toujours aussi chouette. Connaître les différentes manières de fabriquer du papier est toujours super intéressant et l’héroïne commence également à faire du commerce avec d’autres choses comme ses jolies barrettes à fleurs ou son shampoing brillance. Là aussi, tout s’enchaîne de plus en rapidement et j’ai hâte de connaître la suite (qui est dans ma pal d’ailleurs!).

Le tome 7 de it’s my life de Narita Imomushi m’a également beaucoup plu comme d’habitude pour cette série. On en apprend également plus sur la petite sorcière et ses origines. Une série dont on n’entend pas beaucoup parler mais qui mériterait d’avoir plus de succès ! Humour, action et amitié sont au rendez-vous et en plus les dessins sont vraiment soignés. 

J’ai terminé la série The promised Neverland de Kaiu Shirai avec le tome 20 qui clôture cette saga que j’ai A – DO – RE! L’auteur est vraiment arrivé à terminer sa série comme il se doit, ça ne plaira peut-être pas à tout le monde mais pour ma part j’ai trouvé cette fin très satisfaisante. Cette série, plutôt cruelle où des jeunes enfants d’un orphelinat comprennent très vite qu’ils sont en fait du bétail pour des monstres et vont chercher à s’enfuir et à se rebeller est vraiment géniale et je ne peux que vous la recommander. J’ai également lu deux romans tirés de la série et une 3ème dort encore dans ma pile à lire (mais je pense le lire assez rapidement pendant que j’ai encore les personnages en tête).

Niveau bande dessinée, j’ai juste lu Ligne de Flottaison, Carnets de bord de ma croisière Senior de Lucy Knisley qui raconte la croisière que fait l’autrice avec ses grands-parents. Impossible de ne pas être peinée quand on voit son grand-papa perdu et incontinent et sa grand-mère apathique. J’ai trouvé qu’il fallait beaucoup d’amour et de dévotion à sa famille pour partir ainsi avec des seniors pas en grande forme, juste pour leur faire plaisir. Pas un coup de cœur (je n’ai pas trop aimé le dessin) mais une lecture émouvante malgré tout.

Juillet 2021

Romans lus durant le mois: 8

Mangas lus durant le mois : 8

Bandes dessinées lues durant le mois: 0

bilan juillet 2021

Vous pouvez déjà retrouver sur le blog tous les articles consacrés aux romans lus durant le mois de juillet 2021. 

Encore plus de mangas lus en ce mois de juillet ! J’avais déjà fait fort en juin avec 7 mangas lus, j’ai battu mon record en juillet avec 8 mangas lus durant le mois. 

J’ai continué la série It’s my life de Narita Imomushi avec les tomes 8 et 9, qui est également un tome important de la série car on n’y voit quasiment pas le héros! Les autres protagonistes évoluent et font leur possible pour le faire revenir du monde dans lequel il a été envoyé! Vivement la suite!

J’ai également continué le manga Made in Abyss de Akihito Tsukushi avec le tome 9 qui m’a un peu réconciliée avec la série car j’avais trouvé très trouble et un peu confus les deux tomes précédents. Je me demande quand même où veut en venir l’auteur car l’ambiance est de plus en plus sombre et je ne vois pas trop d’issue à l’histoire!

J’ai enfin pu lire le tome 4 de Beyond the Clouds de Nicke dont j’ai du relire le tome 3 car je n’avais plus du tout l’histoire en tête ! J’ai aimé retrouver le dessins si joli et précis de Nicke même si j’ai trouvé que l’histoire n’avançait pas énormément! Je me réjouis toutefois de voir comment va évoluer l’histoire.

Je me suis également remise à jour avec le manga les enfants de la baleine d’Abi Umeda en lisant les tomes 15 et 16 qui m’ont également beaucoup éclairée sur certains points de l’histoire que je trouvais un peu vagues ou pas clairs. Cette série est vraiment spéciale et elle me plaît toujours autant. Une île qui flotte sur la mer de sable et qui utilise la force vitale de ses habitants (tout en leur donnant des pouvoirs incroyables en contrepartie) pour se mouvoir, tout est vraiment original et passionnant. Si jamais, il existe également la série sur Netflix!

J’ai également continué les carnets de l’apothicaire avec le tome 3, cette série est bien partie pour faire partie de mes chouchou de cette année! Les intrigues sont à chaque fois intéressantes et cohérentes et j’aime beaucoup l’ambiance vénéneuse qui règne au sein du « harem » de l’empereur. 

Bon et puis j’ai lu le tome 40 de Fairy Tail 😉 qui il me semble clôture un cycle avec le tournoi des guildes de sorciers 😉 Je me réjouis déjà de découvrir quelle sera la nouvelle mission de la guilde !

Août 2021

Romans lus durant le mois: 7

Mangas lus durant le mois : 1

Bandes dessinées lues durant le mois: 0

Bilan août 2021

Vous pouvez déjà retrouver sur le blog tous les articles consacrés aux romans lus durant le mois d’août 2021. 

Je n’ai lu qu’un manga au mois d’août, mais quel manga!! Il s’agit du tome 1 d’Aria The Masterpiece, de Kozue Amano l’histoire d’une jeune femme qui vit dans un monde futuriste et qui est envoyée sur une planète où est reconstitué la ville de Venise qui s’appelle désormais néo-Venise. Cette jeune femme va vouloir devenir gondolière et va donc suivre des cours pour arriver à ses fins. C’est drôle, poétique, les dessins sont sublimes, ce manga est une invitation au farniente et à la rêverie dont je me réjouis de lire tous les tomes. Une pépite!

Et vous, qu’avez-vous lu dernièrement niveau mangas et BDs ?

A tout bientôt 🙂

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J’ai lu: Belle Greene d’Alexandra Lapierre

Hello tout le monde !

Je vous retrouve aujourd’hui pour vous parler du roman Belle Greene de l’autrice Alexandra Lapierre connue pour ses romans historiques (bien que romancés) toujours bien documentés et passionnants.

 ♥ = Bof bof, à éviter

♥♥ = Sympa, sans plus

♥♥♥ = Pas mal du tout , j’ai passé un bon moment !

♥♥♥♥ = A lire absolument !

♥♥♥♥♥ = Attention, gros coup de cœur !

Les (♥) représentent les demis 

L’image provient de mon Instagram.

belle greene

Nombre de pages: 544 pages

Maison d’édition: Flammarion

Date de parution (dans cette édition): 20 janvier 2021

4ème de couverture:

New York, dans les années 1900. Une jeune fille, que passionnent les livres rares, se joue du destin et gravit tous les échelons. Elle devient la directrice de la fabuleuse bibliothèque du magnat J.P. Morgan et la coqueluche de l’aristocratie internationale, sous le faux nom de Belle da Costa Greene. Belle Greene pour les intimes. En vérité, elle triche sur tout. Car la flamboyante collectionneuse qui fait tourner les têtes et règne sur le monde des bibliophiles cache un terrible secret, dans une Amérique violemment raciste. Bien qu’elle paraisse blanche, elle est en réalité afro-américaine. Et, de surcroît, fille d’un célèbre activiste noir qui voit sa volonté de cacher ses origines comme une trahison. C’est ce drame d’un être écartelé entre son histoire et son choix d’appartenir à la société qui opprime son peuple que raconte Alexandra Lapierre. Fruit de trois années d’enquête, ce roman retrace les victoires et les déchirements d’une femme pleine de vie, aussi libre que déterminée, dont les stupéfiantes audaces font écho aux combats d’aujourd’hui.

Mon avis:

Le personnage de Belle Da Costa Greene m’a vraiment fascinée car elle place sa passion pour les livres et les beaux objets au-dessus de tout. C’est une jeune femme à la personnalité complexe et foisonnante. 

Une femme d’origine afro-américaine mais qui arrive (ainsi que sa mère et ses frères et soeurs) à se faire passer pour blanche (elle s’invente une famille aux origines portugaises – la branche « Da Costa » pour justifier la relative matité de sa peau) en falsifiant ses documents d’identité. 

J’ai trouvé incroyable ou plus exactement vraiment terrible qu’il y ait pu avoir une loi qui disait que si vous aviez un ancêtre noir (une seule goutte de sang noir) vous étiez considéré comme noir aux yeux du monde. Dans une société très raciste et ancrée dans ses traditions pro-blancs, j’ai trouvé très courageux de la part de Belle Greene d’évoluer et de grimper tous les échelons de l’échelle sociale, en temps que femme blanche. 

J’ai adoré la suivre devenir bibliothécaire puis devoir s’occuper grâce à son franc parlé et son culot de la prestigieuse collection de livres (et autres objets d’art) du riche J.P. Morgan qui va la prendre sous son aile. Il va lui laisser les coudées franches pour acheter les livres qu’elle veut aux plus célèbres mises aux enchères, faisant d’elles la femme la plus puissante dans ce domaine d’activité. Elle sait ce qu’elle veut – et surtout ce qu’elle ne veut pas – et ne se laisse jamais marcher sur les pieds. Elle veut le meilleur pour son patron – qu’elle chérit plus que tout au monde (à égalité avec les livres bien sûr) – et se donne les moyens pour l’obtenir – au meilleur prix qui plus est.

Cependant, le poids de ce mensonge sur ses origines lui pèse chaque jour un peu plus, surtout quand elle se rend compte que son père pourrait révéler à tout moment la vérité. Et pour elle, tout s’écroulerait comme un château de cartes. Elle perdrait tout.  Tous ses partenaires commerciaux refuseraient de travailler avec une femme étiquetée comme noire, sans parler de son patron, sa plus grosse peur étant de le décevoir car elle le tient en très haute estime (même si elle pense qu’il se doute peut-être de quelque chose au fond de lui). 

Belle est une femme libre, aux multiples amants, sans jamais se fixer (car elle ne veut pas risquer d’avoir un enfant noir) mais qui vit néanmoins de grandes passions, en particulier avec des hommes mariés. (ainsi elle est sûre que des deux côtés rien de « sérieux » ne se construira).

J’ai adoré ce livre qui m’a emportée dans une ronde folle et qui m’a vraiment passionnée. Tout ce qui touche aux livres m’intéresse particulièrement évidemment mais ce livre traite également de racisme et de féminisme. Bref, c’est un roman riche et palpitant – tiré d’une histoire vraie qui plus est – dont je n’ai pas vu passer les 544 pages!

J’ai adoré voir les photos de Belle Da Costa Greene en fin de roman, ce qui m’a permit de vraiment me l’imaginer. 

Alexandra Lapierre a fourni un travail colossal et brillant pour faire revivre cette héroïne des temps (pas si) modernes. A lire absolument!

 

Ma note: ♥♥♥♥♥