J’ai lu: Tenir sa langue de Polina Panassenko

Hello tout le monde !

Je vous retrouve aujourd’hui pour vous parler du roman Tenir sa langue de l’autrice Polina Panassenko. 

 ♥ = Bof bof, à éviter

♥♥ = Sympa, sans plus

♥♥♥ = Pas mal du tout , j’ai passé un bon moment !

♥♥♥♥ = A lire absolument !

♥♥♥♥♥ = Attention, gros coup de cœur !

Les (♥) représentent les demis 

L’image provient de mon instagram.

tenir sa langue

Nombre de pages: 192 pages

Maison d’édition: Editions de l’Olivier

Date de parution (dans cette édition):19 août 2022

4ème de couverture:

« Ce que je veux moi, c’est porter le prénom que j’ai reçu à la naissance. Sans le cacher, sans le maquiller, sans le modifier. Sans en avoir peur. »

Elle est née Polina, en France elle devient Pauline. Quelques lettres et tout change.

À son arrivée, enfant, à Saint-Étienne, au lendemain de la chute de l’URSS, elle se dédouble : Polina à la maison, Pauline à l’école. Vingt ans plus tard, elle vit à Montreuil. Elle a rendez-vous au tribunal de Bobigny pour tenter de récupérer son prénom.

Ce premier roman est construit autour d’une vie entre deux langues et deux pays. D’un côté, la Russie de l’enfance, celle de la datcha, de l’appartement communautaire où les générations se mélangent, celle des grands-parents inoubliables et de Tiotia Nina. De l’autre, la France, celle de la materneltchik, des mots qu’il faut conquérir et des Minikeums.

Drôle, tendre, frondeur, Tenir sa langue révèle une voix hors du commun.

Mon avis:

 J’ai eu de la peine avec le ton du livre. On sent l’autrice en colère contre l’administration française, qui lui met des bâtons dans les roues pour récupérer son prénom russe d’origine, alors qu’elle l’avait fait franciser en « Pauline » des années avant. 

Pour elle, il est important de retrouver son prénom d’origine car elle ne veut plus renier ses racines, elle veut plutôt les embrasser, les étreindre, les chérir. En effet, elle ne veut pas que l’héritage culturel de sa famille disparaisse avec elle. 

Elle va donc nous raconter son enfance en tant qu’enfant d’immigrés russes, son intégration parfois difficile à l’école.

L’apprentissage du Français, langue complexe et si différente du russe. La façon de vivre diffère également beaucoup, avec énormément de liberté en France.

C’est un récit intéressant de par son thème mais je n’ai pas tellement adhéré à l’humour un peu grinçant de l’autrice. De plus, j’ai malheureusement trouvé que le texte tournait un peu en rond, mais il s’agit de mon ressenti personnel.

Ma note: ♥♥(♥)

J’ai lu: Seul l’espoir apaise la douleur de Simone Veil

Hello tout le monde !

Je vous retrouve aujourd’hui pour vous parler du document Seul l’espoir apaise la douleur qui s’agit d’une retranscription écrite du témoignage audio de Simone Veil pour l’INA et la Fondation pour la Mémoire de la Shoah

 ♥ = Bof bof, à éviter

♥♥ = Sympa, sans plus

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♥♥♥♥ = A lire absolument !

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seul l'espoir apaise la douleur

Nombre de pages: 224 pages

Maison d’édition: Flammarion (France Loisirs pour mon édition)

Date de parution (dans cette édition): 19 octobre 2022

4ème de couverture:

Mai 2006. Pour l’INA et la Fondation pour la Mémoire de la Shoah, face caméra, Simone Veil déroule le film de sa vie. Le soleil de Nice, une famille unie, républicaine et laïque, l’insouciance, la guerre, l’Occupation… Et, le 13 avril 1944, le convoi 71 à destination d’Auschwitz avec sa mère et sa sœur. C’est la première fois qu’avec une grande liberté Simone Veil raconte le froid, la faim, les humiliations, les camarades, le rapport entre les hommes et les femmes, ses dix-huit mois dans les camps, mais aussi le retour, les nouvelles humiliations, son engagement pour la mémoire. Seul l’espoir que la Shoah ne sera pas oubliée apaise la douleur. Un texte inédit, un témoignage pour l’histoire, un récit bouleversant.

Mon avis:

Un témoignage poignant et terriblement touchant, où l’on ressent toute l’émotion de Simone Veil quand elle raconte les événements. Parfois, il manque la fin d’une phrase, elle a du arrêter de parler, terrassée par la douleur et l’horreur de ses souvenirs.

Ces pauses dans le récit nous donnent vraiment l’impression d’entendre dans notre tête la voix de Simone Veil.

Je connaissais déjà l’histoire de Simone Veil dans les camps car j’ai déjà lu plusieurs livres à son sujet mais là j’ai trouvé que c’était différent, car raconté des années après, avec le recul de sa vie adulte en partie derrière elle. 

(…) la chose qui est vraiment effroyable, c’est la mort des enfants. C’est insupportable. Insupportable de penser à ces enfants qui ont été séparés de leur mère, qui sont arrivés là comme ça, tout petits, ou dans les bras d’une éducatrice pour aller à la chambre à gaz. C’est insupportable. Insupportable. (elle marque une pause)

Quand on voit toutes ces photos des enfants… Aujourd’hui, on a ses photos dans on appareil et tout le monde en a, mais à l’époque, on prenait des photos pour les fêtes, alors les enfants sont endimanchés, bien coiffés, avec un joli sourire… Au musée de Malines, en Belgique, c’est terrible, ils ont retrouvé des photos de familles, on voit les disparitions au fur et à mesure… c’est insupportable. Quand on pense aux enfants, on se dit, mais quelle haine il faut pour pouvoir tuer des …. aller chercher un bébé…

Seul l’espoir apaise la douleur, de Simone Veil, pages 134-135

On sent derrière les répétitions de certains termes combien la guerre l’a dévastée et marquée à vie. Comment peut-on comprendre la folie des hommes? Comment peut-on se faire à l’idée que certaines personnes ont souhaité la mort d’autant de personnes pour la seule raison de leur appartenance à la communauté juive?

Bref, un témoignage lumineux et lucide sur l’une des périodes les plus sombres de notre Histoire. 

A lire et à relire.

Ma note: ♥♥♥♥♥


J’ai lu: Clara lit Proust de Stéphane Carlier

Hello tout le monde !

Je vous retrouve aujourd’hui pour vous parler du roman Clara lit Proust de l’auteur Stéphane Carlier. Il s’agit de la deuxième lecture que j’ai dû faire dans le cadre du Festival du LÀC 2023 🙂

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clara lit proust

Nombre de pages: 192 pages

Maison d’édition: Gallimard

Date de parution (dans cette édition): 1er septembre 2022

4ème de couverture:

« Proust. Avant, ce nom mythique était pour elle comme celui de certaines villes – Capri, Saint-Pétersbourg… – où il était entendu qu’elle ne mettrait jamais les pieds. »Clara est coiffeuse dans une petite ville de Saône-et-Loire. Son quotidien, c’est une patronne mélancolique, un copain beau comme un prince de Disney, un chat qui ne se laisse pas caresser. Le temps passe au rythme des histoires du salon et des tubes diffusés par Nostalgie, jusqu’au jour où Clara rencontre l’homme qui va changer sa vie : Marcel Proust.

Mon avis:

 Un roman écrit comme un hommage à l’œuvre du grand Marcel Proust. On y suit Clara, jolie jeune femme, coiffeuse de métier, qui se prend un peu par hasard de passion pour l’écriture de Marcel Proust à la lecture de la saga « à la recherche du temps perdu ». 

Grâce à ces livres, Clara va s’échapper de son quotidien planplan et va oser s’épanouir et sortir de sa zone de confort. La langue foisonnante de Proust va la faire s’évader et voir le monde d’une autre manière, tout comme la lecture à voix haute va la faire sortir de sa bulle de timidité et la laisser s’affirmer.

Oser clamer haut et fort son amour de la lecture et d’autant plus de la lecture de romans classiques qui sont souvent perçus comme « ennuyants ». 

J’ai aimé toute cette partie du roman même si je l’ai trouvée un peu courte, les tribulations dans le salon de coiffure m’ont semblées être un peu du remplissage, un peu aussi comme si  Clara valait mieux que les autres car elle lit Proust, ce qui est totalement faux.

Bref, un roman qui se laisse lire (et qui se lit très très vite) – et dont j’ai apprécié le thème –  mais qui ne va pas me laisser un souvenir impérissable.

Ma note: ♥♥(♥)

J’ai lu: Le journal intime de Cléopâtre Wellington, tomes 2 & 3 de Diglee (Maureen Wingrove)

Hello tout le monde !

Je vous retrouve aujourd’hui pour vous parler de la trilogie Le journal intime de Clépâtre Wellington de l’autrice Maureen Wingrove alias Diglee. J’ai en effet lu les tomes 2 (autant en emporte la musaraigne) et 3 (vol au-dessus d’un nid de couscous) de cette trilogie « jeunesse » au mois de décembre 2022. J’avais lu le tome 1 (mémoires d’une jeune guenon dérangée) il y a quelques années et je ne sais vraiment pas pourquoi je n’avais pas enchaîné avec la suite!!

 ♥ = Bof bof, à éviter

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le journal intime de Cléopâtre Wellington

 

Nombre de pages: tome 1: 235 pages –  tome 2: 221 pages – tome 3: 215 pages

Maison d’édition: Michel Lafon

Date de parution (dans cette édition): tome 1: 12 octobre 2017 – tome 2: 11 octobre 2018 – tome 3: 21 novembre 2019

4ème de couverture:

La première série de Diglee !

Cléopâtre a 13 ans, trois chats, des parents divorcés, une petite sœur givrée fan de phoques, une pilosité plus proche de celle du singe que de l’être humain, et doit supporter quotidiennement maintes humiliations et insultes assénées par Clément, le plus sadique mais néanmoins plus beau mec du collège.
Heureusement, elle peut compter sur sa BFF Chloé pour lui faire oublier ses drames existentiels à grand renfort de missions d’espionnage nocturnes et de tournage de film d’horreur amateur.
Mais cette année, deux nouveaux font leur apparition en classe de quatrième… Et il se peut qu’ils changent considérablement le quotidien de Cléo.

Mon avis:

Comment vous dire que j’ai adoré cette saga écrite par la géniale Diglee? Si vous recherchez – à tout âge – une série qui vous fera rire et voir la vie du bon côté, ces romans sont faits pour vous!

Je me suis vraiment reconnue dans les élucubrations de Cléopâtre, je pense que j’aurais adoré lire cette série étant adolescente, car elle m’aurait aidée à passer ce cap délicat avec plus d’aisance et d’auto-dérision! La pilosité, les moqueries, les premières règles, les déceptions d’amour ou d’amitié, l’appareil dentaire… j’aurais pu écrire toutes ces lignes! Mention spéciale au passage du moulage des dents en vue de poser un appareil dentaire, tellement criant de vérité que j’ai presque retrouvé le goût infâme de cette espèce de pâte chelou dans la bouche!!

Sa relation conflictuelle mais néanmoins très affectueuse avec sa petite sœur a fait résonner mon petit cœur de maman car elle m’a fait penser à la relation que mes filles auront peut-être dans quelques années.

On sent que Diglee a mis beaucoup d’elle-même dans le personnage de Cléopâtre, elle lui a surtout transmis son humour et sa façon cash de parler et de raconter sa vie.

Ces trois livres sont écrits sous la forme d’un journal intime donc on suit jour par jour les histoires d’amitié et d’amour de Cléopâtre, elle nous raconte sa vie au lycée, ses pensées parfois un peu loufoques. J’ai adoré aussi le regard qu’elle porte à sa famille, on sent que malgré ses critiques, elle adore ses parents et sa famille recomposée car ils sont au moins tout autant « farfelus » qu’elle.

Bref, le journal intime de Cléopâtre Wellington est une série délirante, touchante et délicieusement bien écrite. Je la garderai précieusement dans ma bibliothèque pour la faire lire à mes filles dès qu’elles seront en âge!!

Ma note: ♥♥♥♥♥

J’ai lu: Eteignez tout et la vie s’allume de Marc Levy

Hello tout le monde !

Je vous retrouve aujourd’hui pour vous parler du roman Eteignez tout et la vie s’allume de l’auteur Marc Levy. 

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éteignez tout et la vie s'allume

Nombre de pages: 216 pages

Maison d’édition: Robert Laffont / Versilio

Date de parution (dans cette édition): 22 novembre 2022

4ème de couverture:

 » Elle avait entendu l’histoire de gens
qui se sont rencontrés au bon et au mauvais moment,
de ceux qui se sont aimés jusqu’au bout,
de ceux qui ont aimé sans pouvoir le dire,
de ceux qui pensent  » au début j’ai tout raté  » et puis ensuite… « 

Mon avis:

Une jolie histoire entre une femme d’un certain âge (la soixantaine en tout cas, je suppose, mais ce n’est pas vraiment spécifié) et une jeune homme entre 20 et 30 ans. 

Ils vont se rencontrer lors d’une traversée en bateau et vont ensuite continuer à chercher la présence l’un de l’autre, irrésistiblement attirés comme des aimants. J’ai trouvé cette relation naissante plutôt touchante car les protagonistes se remettent beaucoup en question, ils doutent énormément.

J’ai cependant trouvé que les dialogues sonnaient un peu « bizarrement », personne ne parle comme ça à des inconnus, en déballant des propos philosophiques. 

De plus, j’ai trouvé que l’auteur avait placé beaucoup d’hasards heureux dans son livre. J’ai néanmoins trouvé que c’était un roman qui remplissait à merveille son office, soit un roman qui redonne espoir en l’amour et ce à tout âge.

Un roman qui m’a fait du bien en fin d’année passée (c’est le dernier livre que j’ai lu en 2022) même s’il ne restera pas longtemps dans ma mémoire, j’ai largement préféré d’autres livres (l’horizon à l’envers par exemple) de cet auteur.

Ma note: ♥♥(♥)

[SP]J’ai lu: Une chambre à air de Naomi Cahen

Hello tout le monde !

Je vous retrouve aujourd’hui pour vous parler du roman Une chambre à air de l’autrice suisse Naomi Cahen que j’ai eu la chance de recevoir de la part des éditions Slatkine.

 ♥ = Bof bof, à éviter

♥♥ = Sympa, sans plus

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une chambre à air

Nombre de pages: 184 pages

Maison d’édition: Slatkine 

Date de parution (dans cette édition): 3 novembre 2022

4ème de couverture:

« J’ai une mission, un cap en tête et pour la première fois l’impression de me promener dans le monde. » Mon projet : Londres-Lausanne à vélo et en écriture pour entreprendre le deuil de ruptures amoureuses avec deux hommes au même nom, et recréer un espace en moi où fourmillent les mots. Une histoire à la croisée entre récit de voyage, journal intime et livre illustré.. 

Mon avis:

Un livre qui se lit très vite, l’écriture est fluide, le ton plutôt humoristique même si l’autrice y aborde des thèmes pas toujours très drôles. En effet, après avoir rompu avec son compagnon, l’autrice décide de partir à Londres et de revenir en Suisse en vélo, un sacré périple pour une jeune femme qui s’est toujours définie par ses relations amoureuses, sans jamais (ou presque) se retrouver seule face à elle-même.

Ce voyage lui permettra de se réconcilier avec elle-même, de se découvrir des trésors de volonté et de courage. Mais également de se recentrer sur sa vie, ses sensations et ses envies profondes.

Je comprends que la vie est trop. Que si l’on pouvait lâcher un peu de fardeau, de responsabilité, on le ferait. Qu’il y a trop d’informations à prendre en compte, trop de demandes, trop d’idéaux à poursuivre, qui se contredisent et s’entrechoquent et qu’à vouloir tout aborder on ne largue jamais les amarres. Donc on choisit ce qu’on garde, ce qu’on fout loin. Trop de poids risquerait de nous freiner, mais un porte-bagages vide c’est de la folie en roue libre.

Une chambre à air de Naomi Cahen, page 11

Ce voyage à vélo est comme un pèlerinage et lui permet de laisser derrière elle tout le stress et les émotions négatives.

Cependant, j’ai trouvé que parfois la narratrice partait un peu dans tous les sens ce qui  m’a un peu perdue en chemin.

Un roman « feel-good » (mais pas que) qui fait réfléchir à notre façon de voir les choses et d’appréhender nos peurs pour pouvoir les dépasser. Une autrice plutôt prometteuse!

Ma note: ♥♥♥(♥)


Un grand merci aux éditions Slatkine pour l’envoi de ce SP!

J’ai lu: S’adapter ou mourir d’Antoine Renand

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Je vous retrouve aujourd’hui pour vous parler du thriller S’adapter ou mourir de l’auteur Antoine Renand. 

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s'adapter ou mourir

Nombre de pages: 576 pages

Maison d’édition: Robert Laffont

Date de parution (dans cette édition): 7 octobre 2021

4ème de couverture:

Elle a 17 ans et s’est enfuie de chez sa mère pour se sentir enfin libre. Accompagnée de son petit ami, elle fait escale chez un homme rencontré sur Internet, devenu au fil du temps son confident. Alors qu’il pourrait bien s’agir du plus abject des monstres…
Il a 40 ans et est modérateur pour Lifebook, le plus important des réseaux sociaux. Sa mission : supprimer des vidéos interdites du fait de leur caractère choquant, sexuel ou ultraviolent.
Dans une société en constante évolution, les destins de ces deux êtres, si éloignés au départ, finiront par s’entrechoquer.
Leur alternative ? S’adapter ou mourir…

Mon avis:

C’est un thriller avec des scènes assez choquantes, il faut le dire. L’ambiance est glauque à souhait et le tout est assez dérangeant, nauséabond. Âmes sensibles s’abstenir!

On suit en parallèle deux personnages, une jeune fille qui s’est enfuie avec son petit copain et qui va aller se réfugier chez un gars rencontré sur le net qui va en fait se révéler être un grand malade et un pervers sexuel.

D’un autre côté, on suit un quadragénaire un peu paumé, ancien cinéaste qui vivote de petits boulots depuis l’avènement des séries Netflix et autres. Il va trouver un boulot en tant que modérateur chez un réseau social hyper connu et il devra toute la journée être soumis à des vidéos ou photos qu’il devra valider ou effacer du réseau en question. Cette accumulation de clichés et de vidéos d’une violence sans nom va vite le faire sortir de ses gonds et lui donner envie de faire justice lui-même. La noirceur de l’âme humaine est sans fond dans ce roman qui laisse peu d’espoir.

Si les sujets abordés étaient intéressants – même si parfois durs à lire (violences faites aux enfants, violences conjugales, maltraitance animale…) j’ai trouvé que finalement le livre tourne un peu en rond, il s’essouffle un peu à mi parcours alors qu’il avait bien commencé. J’ai trouvé certains passages un peu longs. De plus, le geôlier de la jeune fille devient un peu gnagnan vers la fin et cela m’a agacée qu’il retourne ainsi sa veste.

Le quadragénaire (dont je ne me rappelle plus le nom non plus) m’a un peu agacée car il oublie complètement son fils et vit comme un ado en colocation avec ses nouveaux collègues qui sont tous un peu dérangés. Il continue à s’enfoncer dans la déchéance, jusqu’au point de non-retour.

La fin un peu précipitée et « facile » m’a également un peu déçue. J’espère que « l’empathie » que j’ai dans ma pile à lire du même auteur, me plaira davantage!

Ma note: ♥♥(♥)

J’ai lu: La panthère des neiges de Sylvain Tesson

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Je vous retrouve aujourd’hui pour vous parler du roman La panthère des neiges de l’auteur Sylvain Tesson. 

 ♥ = Bof bof, à éviter

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la panthère des neiges

Nombre de pages: 192 pages

Maison d’édition: folio

Date de parution (dans cette édition): 12 août 2021

4ème de couverture:

« – Tesson ! Je poursuis une bête depuis six ans, dit Munier. Elle se cache sur les plateaux du Tibet. J’y retourne cet hiver, je t’emmène. – Qui est-ce ? – La panthère des neiges. Une ombre magique ! – Je pensais qu’elle avait disparu, dis-je. – C’est ce qu’elle fait croire. « Sylvain Tesson, invité par le photographe animalier Vincent Munier, parcourt le Tibet oriental. Il apprend l’art de l’affût dans l’hiver et le silence. L’espoir et la tension affleurent. Et si la bête ne se montrait pas ?

Mon avis:

J’avais entendu beaucoup de bien de ce roman et j’avoue que j’avais hâte de me lancer enfin dans un roman de Sylvain Tesson. J’ai jeté mon dévolu sur la panthère des neiges car à mes yeux elle représente la quintessence de l’animal sauvage et mystérieux.

Si l’auteur nous parle bien entendu de cette fameuse panthère des neiges, il aborde également le thème de la bêtise des hommes qui détruisent tout sur leur passage, annihilant toute vie sauvage. Cependant, je dois avouer que je n’ai pas toujours adhéré au style choisi.

Notamment, je dois quand même vous dire que certaines tournures de phrases m’ont un peu étonnée, comme celle-ci qui ouvre la première partie du roman: « Comme les monitrices tyroliennes, la panthère des neiges fait l’amour dans des paysages blancs. » En effet, je ne vois pas trop le rapport avec la panthère et j’ai trouvé ce parallèle un peu maladroit et pas vraiment drôle. Bon c’est peut-être moi aussi hein. Sinon, je trouve que l’auteur a un sens certain de l’autodérision et arrive à s’oublier pour sublimer son sujet.

J’ai aimé les descriptions des paysages, je pensais que la plume de Sylvain Tesson serait plus contemplative et je dois dire qu’il y  avait un juste mélange de contemplation et de pensées jetées en vrac, redonnant du rythme au récit.

On pouvait s’échiner à explorer le monde et passer à côté du vivant.

La panthère des neiges, de Sylvain Tesson, page 51

Bref, j’ai aimé voyager au Tibet pour en apprendre plus sur la panthère de neiges et j’ai aimé les anecdotes portant sur l’expédition menée par le photographe animalier Vincent Munier. Celui-ci fait montre d’une patience infinie envers Sylvain Tesson qui n’est pas vraiment préparé pour affronter le froid et la charge qu’il doit porter dans son dos, il le reconnait d’ailleurs lui-même.

Un roman passionnant malgré quelques petites faiblesses dont je ne lui tiendrai pas trop rigueur d’un auteur qui aborde des thèmes inédits et méconnus. Je lirai avec plaisir d’autres livres de sa plume à l’occasion.

Ma note: ♥♥♥♥

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J’ai lu: Les enfants endormis d’Anthony Passeron

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Je vous retrouve aujourd’hui pour vous parler du roman Les enfants endormis de l’auteur Anthony Passeron.

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♥♥♥♥ = A lire absolument !

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les enfants endormis

Nombre de pages: 288 pages

Maison d’édition: Globe

Date de parution (dans cette édition): 25 août 2022

4ème de couverture:

Quarante ans après la mort de son oncle Désiré, Anthony Passeron décide d’interroger le passé familial. Évoquant l’ascension sociale de ses grands-parents devenus bouchers pendant les Trente Glorieuses, puis le fossé qui grandit entre eux et la génération de leurs enfants, il croise deux récits : celui de l’apparition du sida dans une famille de l’arrière-pays niçois – la sienne – et celui de la lutte contre la maladie dans les hôpitaux français et américains.

Dans ce roman de filiation, mêlant enquête sociologique et histoire intime, il évoque la solitude des familles à une époque où la méconnaissance du virus était totale, le déni écrasant, et la condition du malade celle
d’un paria.

Mon avis:

Un récit poignant sur la genèse du virus du SIDA, depuis sa découverte en 1981 et les recherches dont il a été l’objet depuis lors.

On alterne donc les chapitres entre les moments où l’auteur revient sur l’historique de la maladie et les chapitres qui racontent sa famille et comment le fait que son oncle et sa tante aient été diagnostiqués séropositifs alors que cette maladie était encore si peu connue. Cette nouvelle a été comme une bombe qui éclate dans la famille. 

Chacun réagit différemment: le déni, la colère… et surtout, la honte. La honte que la famille soit pointée du doigt car l’un des leurs est touché par une maladie qui est surtout présente chez les homosexuels et les toxicomanes. Pour la grand-mère de l’auteur, il faut à tout prix cacher la réalité aux voisins et amis, il en va de sa réputation.

J’ai trouvé ce roman passionnant car on y apprend beaucoup de choses sur cette maladie dont on entend à vrai dire plus beaucoup parler de nos jours mais qui était à la une de tous les journaux dans les années 80-90.

Anthony Passeron porte un regard tendre et à la fois lucide sur sa famille. L’écriture est chirurgicale, factuelle. Aucune fioritures dans la plume de ce talentueux primo-auteur et je pense que la gravité du sujet ne s’y serait pas prêtée. 

Bref, ce livre se lit presque comme un roman policier, tant l’auteur arrive à faire monter la tension au fil des chapitres. J’ai trouvé ce roman passionnant et il m’a beaucoup touchée, certains passages sont vraiment durs à lire.

A lire de toute urgence et un auteur à suivre de très près!

Ma note: ♥♥♥♥♥

J’ai lu: Celui qui veille de Louise Erdrich

Hello tout le monde !

Je vous retrouve aujourd’hui pour vous parler du roman Celui qui veille de l’autrice Louise Erdrich.

 ♥ = Bof bof, à éviter

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celui qui veille

Nombre de pages: 560 pages

Maison d’édition: Albin Michel

Date de parution (dans cette édition): 5 janvier 2022

4ème de couverture:

Dakota du Nord, 1953. Thomas Wazhashk, veilleur de nuit dans l’usine de pierres d’horlogerie proche de la réserve de Turtle Mountain, n’est pas près de fermer l’oeil. Il est déterminé à lutter contre le projet du gouvernement fédéral censé « émanciper » les Indiens, car il sait bien que ce texte est en réalité une menace pour les siens.
Contrairement aux autres jeunes employées chippewas de l’usine, Pixie, la nièce de Thomas, ne veut pour le moment ni mari ni enfants. Pressée de fuir un père alcoolique, insensible aux sentiments du seul professeur blanc de la réserve comme à ceux d’un jeune boxeur indien, elle brûle de partir à Minneapolis retrouver sa soeur aînée, dont elle est sans nouvelles.

Pour « celui qui veille », n’ayant de cesse d’écrire aux sénateurs dans le but d’empêcher l’adoption de la loi, quitte à se rendre lui-même à Washington, comme pour Pixie, qui entreprend le premier voyage de sa jeune existence, un long combat commence. Il va leur révéler le pire, mais aussi le meilleur de la nature humaine.

Inspirée par la figure de son grand-père maternel, qui a lutté pour préserver les droits de son peuple, Louise Erdrich nous entraîne dans une aventure humaine peuplée de personnages inoubliables. Couronné par le prix Pulitzer, ce majestueux roman consacre la place unique qui est la sienne dans la littérature américaine contemporaine.

Mon avis:

Ouvrir un roman de Louise Erdrich, c’est se faire directement embarquer dans son univers, suivre ses personnages tous plus attachants que les autres, avec lesquels on se sent bien. Malgré le fait qu’elle fait apparaître beaucoup de protagonistes, on arrive à s’attacher à chacun d’eux et à se soucier de leur sort.

S’inspirant de la vie et des luttes de son grand-père maternel, ce livre retrace le combat de tous les jours des indiens chippewas pour avoir le droit de conserver leurs terres alors que les américains veulent leur racheter leurs terre et leur louer des parcelles et évidemment ils ne sont pas d’accord car ils n’ont pas les moyens de payer un loyer, sur une terre qui de plus leur appartient depuis la nuit des temps.

Pour rassembler l’argent nécessaire à aller à Washington pour faire valoir leurs droits, chaque membre des chippewas va essayer de faire des petits boulots supplémentaires, on sent vraiment un gros mouvement de solidarité entre eux. De plus, j’ai aimé que les personnages de femmes soient un peu badass et soient toujours écoutées et respectées par les hommes de leur entourage.

A côté de cela, l’autrice aborde aussi pleins d’autres sujets comme le passage à l’âge adulte, l’amour, l’amitié et surtout, le sens de la famille qui est au centre de tout. Tous les personnages sont pris en sandwich entre les traditions et la modernité. J’ai aimé voir le mode de vie des chippewas que j’ai trouvé fascinant. Leurs croyances, leurs connaissances de la faune et de la flore, leur respect profond de la nature. 

Bref, un roman qui fait voyager, qui fait réfléchir à notre mode de vie citadin frénétique. Une parenthèse enchantée qui m’a vraiment beaucoup plu et même si les deux romans sont très différents, il m’a fait penser par bien des aspects à Betty de Tiffany McDaniels car on y retrouve le même retour à la terre et le respect des croyances ancestrales. Celui qui veille est un roman dont je me souviendrai longtemps et j’ai vraiment envie de me plonger dans les autres écrits de cette autrice passionnante et engagée. 

Ma note: ♥♥♥♥♥