J’ai lu: Miracle de Solène Bakowski

Hello tout le monde !

Je vous retrouve aujourd’hui pour vous parler du roman Miracle de Solène Bakowski.

 ♥ = Bof bof, à éviter

♥♥ = Sympa, sans plus

♥♥♥ = Pas mal du tout , j’ai passé un bon moment !

♥♥♥♥ = A lire absolument !

♥♥♥♥♥ = Attention, gros coup de cœur !

Les (♥) représentent les demis 

L’image provient de mon instagram.

033252FE-1484-4812-A134-F7B2F0B9C276

Nombre de pages: 409 pages

Maison d’édition: Cosmopolils

Date de parution (dans cette édition): 17 octobre 2019

4ème de couverture:

La vie de Laure, vingt-et-un ans, s’écroule lorsqu’elle apprend qu’elle est atteinte d’une tumeur incurable au cerveau. Les médecins sont formels : la jeune femme est condamnée. Mais Laure est une battante, et grâce aux réseaux sociaux, récolte des fonds pour se lancer dans un projet fou : celui de traverser l’Atlantique en solitaire. Très vite, les internautes se prennent de passion pour cette jeune malade que d’aucuns voient comme une héroïne des temps modernes. Elle est invitée sur les plateaux de télévision, son périple est suivi sur YouTube par des centaines de milliers d’abonnés. Adulée, elle devient un symbole d’espoir et un modèle de courage. Dans sa course contre la montre, Laure pense avoir trouvé un sens à sa vie, mais une question parmi d’autres se pose : quel est le prix d’un miracle ?

Mon avis:

J’avais lu beaucoup de bien de ce roman donc je dois avouer que j’en attendais peut-être un peu trop.

J’ai aimé le rythme du roman, on est vite embarqués dans l’histoire. Cependant, j’ai eu beaucoup de mal à m’attacher à Laure que j’ai trouvée très froide. Même après l’annonce de sa tumeur au cerveau, je n’arrivais pas à la plaindre ou à me mettre à sa place. Je l’ai trouvée un peu hautaine.

De plus, à force de nous faire passer d’un personnage à un autre, l’autrice nous fait un peu perdre de vue son héroïne, ce que je trouve dommage. Je pense que cela contribue également au fait qu’on n’arrive pas à s’identifier à Laure car finalement on sait très peu d’elle, on entre pas vraiment dans sa tête, on reste en surface.

En outre, la fin m’a pour le moins déçue, car elle est un peu « WTF » et bâclée à mon sens.

J’ai cependant trouvé certains aspects du livre très intéressants, comme l’addiction aux réseaux sociaux et également les travers de ceux-ci. En effet, on est vite au sommet avec internet mais on est vite dézingués aussi. Sous couvert d’anonymat, les gens se permettent d’écrire des calomnies et des choses affreuses, en oubliant parfois que les personnes visées sont des vraies personnes avec de vrais sentiments. Des personnes qui peuvent finir en dépression ou même pire, songer au suicide quand cela va vraiment trop loin.

Je lirai cependant avec plaisir les prochains romans de l’autrice car j’ai trouvé sa plume très prometteuse.

Bref, un roman bien dans l’air du temps, qui me conforte dans l’idée que les réseaux sociaux c’est bien, mais à petite dose!

Ma note: ♥♥♥(♥)

[SP]J’ai lu: La première vague; enquête au coeur de la crise du Coronavirus en Suisse de la cellule enquête Tamedia

Hello tout le monde !

Je vous retrouve aujourd’hui pour vous parler d’un documentaire reçu de la part des éditions Slatkine, La première vague; enquête au coeur de la crise du Coronavirus en Suisse, livre écrit par la cellule enquête Tamedia, donc un collectif de journalistes de divers horizons.

 ♥ = Bof bof, à éviter

♥♥ = Sympa, sans plus

♥♥♥ = Pas mal du tout , j’ai passé un bon moment !

♥♥♥♥ = A lire absolument !

♥♥♥♥♥ = Attention, gros coup de cœur !

Les (♥) représentent les demis 

L’image provient de mon instagram.

6ED7997D-CD62-4AE3-A7F3-E7F56273D80B

Nombre de pages: 366 pages

Maison d’édition: Slatkine

Date de parution (dans cette édition): 21 septembre 2020

4ème de couverture:

Des témoignages illustrant le tourbillon d’émotions qu’a suscité la Covid-19 durant la première vague de contamination…

Cet ouvrage permet de jeter un regard unique sur la crise du coronavirus en Suisse. En plus de leurs recherches, les auteurs – quatorze journalistes d’investigation – ont accompagné pendant près de six mois une quinzaine de personnes, dont le conseiller fédéral Alain Berset, l’épidémiologiste de l’EPFL Marcel Salathé, Maria Pia Pollizzi, infirmière cheffe à la clinique la plus durement frappée de Suisse, ou encore le soldat Wille qui s’est ennuyé à mourir. Sans oublier une famille de Romont qui a vu partir plusieurs de ses membres en quelques jours ou une infirmière en maison de retraite qui a dû mettre toute seule plusieurs pensionnaires dans leur cercueil. Jour après jour, ces témoins racontent des scènes de vie quotidienne et le tourbillon d’émotions dans lequel le coronavirus les a emportés. Ou comment la décision de fermer les écoles primaires a été prise en dix minutes. Plus de deux cents heures d’entretiens et des centaines de pages de procès-verbaux confidentiels forment le socle de La première vague et se déploient dans un récit captivant.

Des journalistes d’investigation ont récolté de nombreux témoignages afin de dresser un large portait de la gestion de la crise en Suisse.

À PROPOS DES AUTEURS

Collectif Cellule enquête TAMEDIA : Titus Plattner, Fabian Muhieddine, Simone Rau, Thomas Knellwolf, Bernhard Odehnal, Susanne Anderegg, Sylvain Besson, Catherine Boss, Dominique Botti, Christian Brönnimann, Yann Cherix, Roland Gamp, Kurt Pelda, Oliver Zihlmann.

Mon avis:

Je dois avouer que quand j’ai demandé ce service presse, je pensais, innocemment, en avoir plus ou moins fini avec le coronavirus. En effet, nous étions dans l’accalmie avant la 2ème vague, finalement plus violente et meurtrière que la première. C’est donc dans un contexte particulier que j’ai lu ce livre qui relate jour après jour comment les dirigeants de la Suisse ont pris des décisions (ou des non-décisions à certains moments) quant à ce virus qui arrivait à nos frontières. 

J’ai trouvé vraiment intéressant que l’on suive jour après jour l’évolution du virus, c’est un peu comme un thriller mais dont on connait déjà l’histoire. 

Les chapitres sont plutôt courts, ce qui m’a permis de lire un chapitre par-ci par-là en parallèle avec d’autres lectures. Effectivement, je trouvais un peu angoissant de ne lire que ce livre d’autant plus que nous étions à nouveau durement touchés par le virus. 

Alain Berset poursuit: (…) Certains prétendent que les caractères s’affirment dans ce genre de moments et c’est sans doute assez vrai. J’ai aussi observé avec beaucoup d’intérêt comment fonctionne notre société en temps de crise. Avec un grand marqueur: la solidarité. Quand la situation est devenue difficile, il y a eu un véritable élan. Le pays a agi en communauté. 

Le fait de suivre quelques personnes et familles un peu partout en Suisse et touchées différemment par le virus m’a plu, on a envie de savoir comment tout ça va se terminer pour eux. Si certains n’en sortent pas indemnes, heureusement la majorité s’en sort plutôt bien et cela met du baume au cœur. 

Je dirais que je vais conserver ce livre « en mémoire » de cette année 2020 si particulière, pour documenter cette crise et pouvoir le faire lire à mes filles quand elles seront grandes.

Ce livre m’a appris pas mal de choses sur l’organisation de mon pays en temps de crise et comment les choses se mettent en place quand une situation si exceptionnelle se présente.

J’ai apprécié le fait que les auteurs ne versent pas dans le conspirationnisme comme on peut en lire un peu partout, ils relatent juste des faits, accompagnés de confidences de divers spécialistes.

Vu les circonstances, j’ai envie de dire: « à quand le livre sur « la deuxième vague » ? »

Ma note: ♥♥♥(♥)

Un grand merci aux éditions Slatkine pour l’envoi de ce SP!


Bilan de mes lectures du mois d’octobre 2020

Coucou tout le monde !

Je reviens aujourd’hui pour vous présenter mes lectures du mois d’octobre 2020.

Toutes les images proviennent de mon instagram.

Romans lus durant le mois : 7 dont 2 SP

Mangas lus durant le mois: 5

Bandes dessinées lues durant le mois: 1

Le mois d’octobre était un un peu placé sous le signe « Girl Power » car que de femmes fortes et inspirante il y avait dans les livres lus le mois dernier comme dans le fabuleux une farouche liberté sur la vie de Gisèle Halimi interviewée par Annick Cojean,  Un magnifique livre sur le combat de cette femme pour faire valoir le droit des femmes. Des droits pour lesquels aujourd’hui encore nous devons nous battre car rien n’est jamais acquis. Ce livre devrait être lu dans les écoles!

Dans Liv Maria, Julia Kerninon nous emmène en voyage avec une héroïne libre et terrassée par un terrible secret. Une jolie découverte!

J’avais beaucoup entendu parler de Miracle de Solène Bakowski mais je dois avouer avoir été déçue par le dénouement de l’histoire mais je vous en reparlerai plus en détail dans l’article qui lui sera dédié.

Une déception avec Les soeurs de Fall River de Sarah Schmidt que j’ai trouvé un peu longuet et ennuyant.

Gros coup de coeur avec le dernier Marc Voltenauer, Les protégés de Sainte Kinga dont je vous avais parlé juste ici, un fantastique roman sur une prise d’otage dans les mines de sel de Bex .. Un roman à tiroirs qui nous fait passer par toutes les émotions !

J’ai également adoré le premier roman de Sarah Baud, une fille hors pères dont je vous avais parlé juste ici que j’ai trouvé haletant et passionnant. Vivement le prochain!

Et pour terminer avec les romans, j’ai bien évidemment adoré la conclusion de la trilogie du « chien » de Patrick Bauwen. Il fait encore une fois très fort avec l’heure du diable car il arrive à nous fournir un final cohérent et intelligent. Chapeau!

Niveau mangas, j’ai rattrapé mon retard dans Gran Blue Fantasy de Cocho, une jolie épopée où l’amitié et l’entraide sont au coeur de tout. Pas un chef d’œuvre mais j’aime beaucoup tout de même !Apparemment il y a un jeu vidéo qui reprend l’univers du manga ou est-ce le contraire ? A vrai dire je n’en sais rien!

Comme d’habitude, j’ai été ravie de lire un nouveau tome de Bride Stories de Kaoru Mori car les dessins sont vraiment somptueux et les personnages toujours autant touchants.

Bien entendu, j’ai foncé sur le tome 16 de The Promised Neverland de Kaiu Shirai. C’est sombre et machiavélique à souhait 🙂 c’est vraiment une chouette série qui me tient réellement en haleine entre chaque tome!

Pour terminer, j’ai également lu la nouvelle BD de Margaux Motin, Le printemps suivant qui est un tome 1 (vent lointain). Si j’ai adoré retrouver les jolis dessins de Margaux Motin et son petit grain de folie, j’ai finalement trouvé le fond de cette BD assez triste et j’espère que le ton sera plus humoristique dans le second tome. En effet, cela change énormément de ce à quoi l’autrice nous avait habitués (il s’agit surtout d’une histoire complète et non de gags par page comme dans ses livres précédents) et je dois avouer avoir été pour le moins déstabilisée ! J’ai quand même énormément apprécié ma lecture même si je ne m’attendais pas à ça.

Et vous, qu’avez-vous lu le mois passé?

A tout bientôt 🙂

logo Badgeekette

J’ai lu: L’île du diable de Nicolas Beuglet

Hello tout le monde !

Je vous retrouve aujourd’hui pour vous parler du roman de L’île du diable de Nicolas Beuglet.

 ♥ = Bof bof, à éviter

♥♥ = Sympa, sans plus

♥♥♥ = Pas mal du tout , j’ai passé un bon moment !

♥♥♥♥ = A lire absolument !

♥♥♥♥♥ = Attention, gros coup de cœur !

Les (♥) représentent les demis 

L’image provient de mon instagram.

Nombre de pages: 320 pages

Maison d’édition: XO

Date de parution (dans cette édition): 19 septembre 2019

4ème de couverture:

Le corps recouvert d’une étrange poudre blanche…
Des extrémités gangrenées…
Un visage figé dans un rictus de douleur…

En observant le cadavre de son père, Sarah Geringën est saisie d’épouvante. Et quand le médecin légiste lui tend la clé retrouvée au fond de son estomac, l’effroi la paralyse.

Et si son père n’était pas l’homme qu’il prétendait être ?

Des forêts obscures de Norvège aux plaines glaciales de Sibérie, l’ex-inspectrice des forces spéciales s’apprête à affronter un secret de famille terrifiant.

Que découvrira-t-elle dans ce vieux manoir perdu dans les bois ? Osera-t-elle se rendre jusqu’à l’île du Diable ?

Après Le cri et Complot, Nicolas Beuglet nous livre un thriller glaçant, exhumant des profondeurs de l’histoire un événement aussi effrayant que méconnu. Il nous confronte à une question vertigineuse : quelle part de nos ancêtres vit en nous, pour le meilleur et pour le pire ?

Mon avis:

Vous le savez peut-être, mais j’avais adoré les deux précédents livres de Nicolas Beuglet, Le Cri et Complot. Je les avais trouvé malin et avait remis en question par mal de mes croyances.

Cette fois-ci cependant, j’ai été de suite moins emballée par l’histoire. En effet,  je pense aussi que le fait qu’encore une fois Sarah enquête seule en laissant son chéri à la maison m’a un peu dérangée car j’aimais beaucoup le tandem qu’ils formait dans Le Cri. Etant donné qu’il était presque absent de « Complot« , je me suis dit que cette fois nous aurions de nouveau le duo en action mais non, on suit Sarah qui doit enquêter sur la mort de son père et qui se rend peu à peu compte qu’elle ne le connaissait pas autant bien qu’elle le pensait…

Cette histoire de mémoire de la douleur qui se transmet de génération en génération m’a parue un peu tirée par les cheveux (même si je crois bien avoir lu quelque chose là-dessus dans un journal sur la psychologie). En fait, c’est surtout la manière dont le sujet était amené qui m’a un peu dérangée. En effet, la scène en question est un peu caricaturesque et de plus, j’ai eu un peu une impression du méchant de James Bond qui a 1000 fois le temps de tuer James Bond mais qui parle, qui parle et finalement 007 arrive à tuer le méchant et s’échapper.

J’ai trouvé l’intrigue moins fouillée que les tomes précédents, comme si l’auteur avait un peu envie de se débarrasser de ses personnages. Je n’ai en tout cas pas jubilé comme je l’ai fait pour les premiers livres de l’auteur.

Je pense également que le fait que le roman était assez court a un peu joué contre lui car je pense que le sujet aurait pu et du être approfondi.

C’est toutefois un bon thriller même si je l’ai personnellement trouvé moins abouti que les deux romans précédents de l’auteur. J’espère que le dernier message, sorti il y a quelques semaines, me plaira davantage!

Si vous l’avez lu, n’hésitez pas à me donner votre avis !

Ma note: ♥♥♥(♥)

J’ai lu: Les petites merveilles de Lena Walker

Hello tout le monde !

Je vous retrouve aujourd’hui pour vous parler du roman Les petites merveilles de Lena Walker. Il s’agit d’un emprunt bibliothèque 🙂

 ♥ = Bof bof, à éviter

♥♥ = Sympa, sans plus

♥♥♥ = Pas mal du tout , j’ai passé un bon moment !

♥♥♥♥ = A lire absolument !

♥♥♥♥♥ = Attention, gros coup de cœur !

Les (♥) représentent les demis 

L’image provient de mon instagram.

5546F49B-0942-4A0D-9140-2FA6D72A12B1

Nombre de pages: 286 pages

Maison d’édition: Michel Lafon

Date de parution (dans cette édition): 9 juillet 2020

4ème de couverture:

Licenciée de son emploi de libraire qu’elle adorait, Eva se retrouve nounou pour les enfants d’une riche famille du très chic Ve arrondissement parisien.
Mais en acceptant ce travail, la jeune femme était loin d’imaginer que sous leurs airs d’enfants modèles Arthur, Rose et Louis lui donneraient tant de fil à retordre.
Aussi gaffeuse qu’attachante, Eva devra redoubler de patience et d’ingéniosité pour apprivoiser ces trois petits monstres et leur rendre le sourire.

Mon avis:

Un roman qui est plus qu’un roman feel-good car il aborde également des thèmes comme le harcèlement scolaire ainsi que le mal-être des enfants dont les parents ne s’occupent pas assez car ils sont toujours trop occupés par leur réussite professionnelle.

Eva va devoir trouver une solution pour gagner sa vie quand elle apprend que la librairie où elle travaille va fermer ses portes prochainement. Afin d’aider le propriétaire à remonter les comptes de sa boutique, elle accepte de travailler gratuitement et trouve un poste de baby-sitter dans une famille aisée afin de gagner un peu d’argent quand même, même si elle vit encore chez sa mère.

Eva n’aime pas trop le changement et c’est pour cela qu’elle ne s’est toujours pas décidée à quitter le cocon familial. En acceptant ce poste de baby-sitter elle sort tout de même de sa zone de confort car elle ne s’est quasiment jamais occupée d’enfants. Elle s’attache cependant assez rapidement à ces trois enfants et les prend sous son aile pour leur offrir une stabilité qu’ils peinent à avoir avec leurs parents.

J’ai aimé également le fait qu’Eva fasse des pieds et des mains afin que la librairie tienne bon et ne doive pas fermer. C’est une jeune femme vraiment très attachante qui s’investit beaucoup dans tout ce qu’elle fait. Elle se plie en quatre afin que tous ceux qui l’entoure soient heureux.

Je dois avouer que je me suis retrouvée par bien des aspects dans sa personnalité têtue mais toujours pleine de bonne volonté.

Bien évidemment que j’ai adoré ce roman qui regroupe tout ce dont j’avais besoin à l’instant où je l’ai lu. En effet, c’est un livre qui fait du bien à l’âme, qui redonne du courage et de l’allant, un très bon remède en ces temps assombris par la pandémie du COVID 19.

Un roman plein d’amour, d’amitié et surtout de tendresse, un joli coup de cœur pour ma part!

Ma note: ♥♥♥♥♥

J’ai lu: Frangines d’Adèle Bréau

Hello tout le monde !

Je vous retrouve aujourd’hui pour vous parler du roman Frangines d’Adèle Bréau. Il s’agit d’un emprunt bibliothèque 🙂

 ♥ = Bof bof, à éviter

♥♥ = Sympa, sans plus

♥♥♥ = Pas mal du tout , j’ai passé un bon moment !

♥♥♥♥ = A lire absolument !

♥♥♥♥♥ = Attention, gros coup de cœur !

Les (♥) représentent les demis 

L’image provient de mon instagram.

AB82F600-AEBE-4F84-B636-E2FEBCA5CAE6 - Copie

Nombre de pages: 350 pages

Maison d’édition: JC Lattès

Date de parution (dans cette édition): 10 juin 2020

4ème de couverture:

Mathilde, Violette et Louise sont sœurs. Depuis l’enfance, elles vivent leurs plus belles heures à La Garrigue, une bâtisse que leurs parents ont achetée autrefois à Saint-Rémy-de-Provence.
Tout les oppose et pourtant rien ne peut séparer Mathilde, éblouissante et dominatrice, Violette, qui a grandi dans l’ombre de son aînée, et Louise, la benjamine, née des années plus tard.
Cet été, les frangines se réunissent dans la demeure familiale pour la première fois depuis le drame de l’année précédente.
Entre petites exaspérations et révélations inattendues, ces retrouvailles vont bouleverser à jamais leur vie. Car les murs de La Garrigue, gardiens des secrets de trois générations, ne les protégeront peut-être plus.

Mon avis:

J’ai trouvé l’écriture de ce roman très agréable, on entre très vite dans l’histoire et les dialogues sont vraiment bien écrits.

Je me suis très vite attachée à ces sœurs très différentes les unes des autres mais qui secrètement s’admirent mutuellement.

Toutes trois se retrouvent dans la maison d’enfance habitée par leur maman, leur père ayant quitté le foyer familial l’année précédente.

Cette séparation est très mal vécue par les trois filles, même si celles-ci sont adultes. Effectivement, on espère toujours que nos parents resteront pour toujours ensemble…

Le personnage qui m’a le plus touché est Violette, la cadette, qui se dévalorise sans cesse et qui sort d’une relation compliquée où elle se faisait malmener par son compagnon. Heureusement, sa fille qui entre dans l’adolescence est là pour lui rappeler qu’elle est une super maman.

Mathilde, l’aînée, dont la vie doit être millimétrée sans quoi la machine se grippe et s’emballe… fissurant le vernis de perfection dont elle a enduit sa vie. Elle est très sûre d’elle et mène tout le monde à la baguette!

La benjamine, Louise, est la seule qui est restée proche de sa maman géographiquement parlant et c’est finalement elle qui souffre le plus de la situation car elle aide énormément sa maman. Difficile dans ces conditions de vraiment construire sa vie de son côté sans passer pour une lâcheuse tant par sa mère que par ses sœurs (ces ingrates!). Elle garde tout ses soucis pour elle et cela commence à lui peser…Elle a je pense le rôle le plus dur car née des années après ses sœurs, elle s’est toujours sentie un peu mise à l’écart par les deux « grandes ».

Ce roman parle de secrets de famille, de la façon dont nous appréhendons les changements dans nos vies et surtout, il parle d’amour et de liens familiaux.

Un joli roman que j’ai eu beaucoup de plaisir à lire!

Ma note: ♥♥♥♥

J’ai lu: Les fantômes du vieux pays de Nathan Hill

Hello tout le monde !

Je vous retrouve aujourd’hui pour vous parler du roman Les fantômes du vieux pays de Nathan Hill.

 ♥ = Bof bof, à éviter

♥♥ = Sympa, sans plus

♥♥♥ = Pas mal du tout , j’ai passé un bon moment !

♥♥♥♥ = A lire absolument !

♥♥♥♥♥ = Attention, gros coup de cœur !

Les (♥) représentent les demis 

L’image provient de mon instagram.

Nombre de pages: 720 pages

Maison d’édition: Gallimard

Date de parution (dans cette édition): 17 août 2017

4ème de couverture:

Scandale aux États-Unis : le gouverneur Packer, candidat à la présidentielle, a été agressé en public. Son assaillante est une femme d’âge mûr : Faye Andresen-Anderson. Les médias s’emparent de son histoire et la surnomment Calamity Packer. Seul Samuel Anderson, professeur d’anglais à l’Université de Chicago, passe à côté du fait divers, tout occupé qu’il est à jouer en ligne au Monde d’Elfscape. Pourtant, Calamity Packer n’est autre que sa mère, qui l’a abandonné à l’âge de onze ans. Et voilà que l’éditeur de Samuel, qui lui avait versé une avance rondelette pour un roman qu’il n’a jamais écrit, menace de le poursuivre en justice. En désespoir de cause, le jeune homme lui propose un nouveau projet : un livre révélation sur sa mère qui la réduira en miettes. Samuel ne sait presque rien d’elle ; il se lance donc dans la reconstitution minutieuse de sa vie, qui dévoilera bien des surprises et réveillera son lot de fantômes. Des émeutes de Chicago en 1968 au New York post-11-Septembre en passant par la Norvège des années quarante et le Midwest des années soixante, Nathan Hill s’empare de l’Amérique d’aujourd’hui et de ses démons et compose avec beaucoup d’humour une fresque aussi ambitieuse que captivante.

Mon avis:

J’ai beaucoup aimé le fait que le héros soit un fan de MMORPG (je vous rappelle que je joue à World of Warcraft depuis au moins 13 ans) et j’ai apprécié les descriptions (très réalistes) que l’auteur fait du monde de Elfscape (le jeu auquel joue Samuel et Pwnage, un joueur de sa guilde qu’il rencontre irl – in real life – quand il ressent le besoin de sortir de sa solitude et de parler à quelqu’un) qui montrent que celui-ci n’est pas étranger au monde des jeux vidéos.

Qu’est-ce que je fais là? Se demande-t-il alors que la queue du dragon s’abat sur lui, qu’Axman est empalé par une stalactite et que l’infirmier est réduit en cendres, englouti dans une crevasse de lave, ne laissant plus qu’un seul elfe dans le jeu, Pwnage, leur dernière chance de gagner, s’il arrive à rester en vie, alors toute la guilde se met à l’encourager, criant dans les casques, observant la barre de vie du dragon passer de quatre pour cent à trois pour cent puis deux pour cent… 

Et même si près du but, Samuel se demande. À quoi bon? 

Qu’est-ce que je suis en train de faire?

Que penserait Bethany?

Ce livre se lit super rapidement malgré ses 720 pages car on alterne les passages du passé et du présent de Samuel (on apprend comment il a rencontré la femme qu’il aime, Bethany, quand il était pré-ado) et on suit également la jeunesse un peu fofolle de sa mère Faye, idéaliste et romantique indécrottable.

Ce roman aborde des thèmes dramatiques tels que les abus sexuels, la diffamation ou encore l’abus de pouvoir. Pourtant, jamais l’auteur ne verse dans le pathos et l’écriture reste vive et lumineuse du début à la fin du roman.

Samuel apprend à connaître – grâce au livre qu’il doit écrire – cette mère qui l’a délaissé lui qui gamin était sûr d’être la cause de son départ ; elle devait sûrement ne plus l’aimer car il l’avait – encore – déçue.

D’ailleurs Samuel ressent cette peur de décevoir dans tous les aspects de sa vie, que ce soit du point de vue sentimental que professionnel.

Malgré le fait qu’il soit un jeune homme équilibré (bien que très seul et très geek), devenu professeur à l’Université, il reste toujours au fond de lui ce petit garçon que sa maman a abandonné.

J’ai aimé le fait que certains passages du  livres soient écrits comme un livre dont vous êtes le héros, toute mon enfance ! Cela donne un côté très dynamique et comique à l’histoire.

Bref, ce livre est complexe et riche en rebondissements, une belle fresque de la vie aux USA de 1968 à nos jours. Il m’a fait passer par toutes les émotions possibles, de la triste à l’euphorie.

Un jeune auteur prometteur à suivre de très près!

Ma note: ♥♥♥♥(♥)

J’ai lu: La vie mensongère des adultes d’Elena Ferrante

Hello tout le monde !

Je vous retrouve aujourd’hui pour vous parler de La vie mensongère des adultes d’ Elena Ferrante

 ♥ = Bof bof, à éviter

♥♥ = Sympa, sans plus

♥♥♥ = Pas mal du tout , j’ai passé un bon moment !

♥♥♥♥ = A lire absolument !

♥♥♥♥♥ = Attention, gros coup de cœur !

Les (♥) représentent les demis 

L’image provient de mon instagram.

Nombre de pages: 416 pages

Maison d’édition: Gallimard

Date de parution (dans cette édition): 9 juin 2020

4ème de couverture:

« Deux ans avant qu’il ne quitte la maison, mon père dit à ma mère que j’étais très laide ». Giovanna, fille unique d’un couple de professeurs, vit une enfance heureuse dans les hauteurs de Naples. L’année de ses douze ans, elle surprend une conversation dans laquelle son père la compare à Vittoria, une tante à la réputation maléfique. Bouleversée par ce rapprochement aussi dévalorisant qu’inattendu, Giovanna va chercher à en savoir plus sur cette femme. En fouillant l’appartement, elle déniche de rares photos de jeunesse sur lesquelles son père se tient aux côtés d’une personne mystérieusement recouverte de feutre noir. Elle décide alors d’aller à la rencontre de cette Zia Vittoria habitant les quartiers pauvres de Naples. Dans cette partie de la ville qui lui était inconnue, l’adolescente découvre un autre univers social, une façon d’être plus spontanée. Incitée par sa tante à ouvrir les yeux sur les mensonges et les hypocrisies qui régissent la vie de ses parents, elle voit bientôt tout le vernis du monde des adultes se craqueler. Entre grandes espérances et cuisantes désillusions, Giovanna cherche sa voie en explorant les deux visages de la ville, comme deux aspects de son identité qu’elle tente de concilier.

Mon avis:

J’avais bien aimé le premier tome de « l’amie prodigieuse » même si ça n’avait pas été un coup de cœur (trop de personnages, trop fouillis etc.) mais j’avais quand même acheté les trois tomes suivants (que je n’ai toujours pas lus, shame on me!). La plume de l’auture m’avait plu et j’ai donc eu envie de lire ce one shot (même si vu la fin, peut-être qu’il y aura une suite) et du coup je me suis dit que ça serait une chouette lecture de fin d’été.

Autant le dire tout de suite, j’ai été un peu déçue de ce roman que j’ai trouvé longuet et finalement pas vraiment intéressant. Je n’ai pas aimé les deux personnages principaux qui sont Giovanna, la jeune adolescente qui se cherche et qui essaie de trouver sa place dans le monde et Vittoria, sa tante acariâtre qui vit encore dans le souvenir de son amour défunt.

Je n’ai vraiment pas compris pourquoi Vittoria compte autant pour les enfants de son amant, et le fait que la femme légitime de celui-ci l’inclue ainsi à sa vie et à celle de ses enfants. Si j’étais à sa place, elle aurait pris un pied au fesses, oui! Non seulement elle s’incruste dans cette famille mais en plus elle impose ses idées et ses lois. Tout le monde craint ses colères. Au fil du roman, ça en devient agaçant!

Le moment le plus intéressant du roman est quand Giovanna se rend compte de l’hypocrisie de ses parents et commence à les voir tels qu’ils sont. Ses interrogations d’adolescente et son éveil au plaisir charnel sont également des passages qui m’ont beaucoup plu.

J’avoue être restée dans l’ensemble assez indifférente au destin de Giovanna et de son ambivalence entre son envie de grandir et s’émanciper et l’envie de rester la petite fille chérie de ses parents.

Comme dit plus haut, la fin laisse la porte ouverte pour une suite mais si c’est le cas je ne pense pas que je la lirai.

Ce n’est pas de loin pas un mauvais roman mais il n’était clairement pas pour moi!

Dommage…

Ma note: ♥♥

J’ai lu: La vie en chantier de Pete Fromm

Hello tout le monde !

Je vous retrouve aujourd’hui pour vous parler de La vie en chantier de Pete Fromm.

 ♥ = Bof bof, à éviter

♥♥ = Sympa, sans plus

♥♥♥ = Pas mal du tout , j’ai passé un bon moment !

♥♥♥♥ = A lire absolument !

♥♥♥♥♥ = Attention, gros coup de cœur !

Les (♥) représentent les demis 

L’image provient de mon instagram.

Nombre de pages: 384 pages

Maison d’édition: Gallmeister

Date de parution (dans cette édition): 5 septembre 2019

4ème de couverture:

Marnie et Taz ont tout pour être heureux. Jeunes et énergiques, ils s’aiment, rient et travaillent ensemble. Lorsque Marnie apprend qu’elle est enceinte, leur vie s’en trouve bouleversée, mais le couple est prêt à relever le défi. Avec leurs modestes moyens, ils commencent à retaper leur petite maison de Missoula, dans le Montana, et l’avenir prend des contours plus précis. Mais lorsque Marnie meurt en couches, Taz se retrouve seul face à un deuil impensable, avec sa fille nouvellement née sur les bras. Il plonge alors tête la première dans le monde inconnu et étrange de la paternité, un monde de responsabilités et d’insomnies, de doutes et de joies inattendus.

Mon avis:

J’ai acheté ce roman car ses thématiques (la paternité et le deuil) me parlaient et que j’en avais lu une bonne critique dans le magazine Elle. De plus, il était recommandé par François Busnel de la Grande Librairie du coup forcément, j’étais curieuse de le lire!

Au début, on rencontre donc Taz et Marnie – un jeune couple qui croque la vie à pleines dents – qui font l’acquisition d’une vieille maison qu’ils projettent de rénover ensemble, malgré leurs maigres moyens financiers.

Leur bonheur fait plaisir à voir et on envie leur relation qui semble si harmonieuse. Quand Marnie meurt après avoir donné naissance à leur petite fille, Midge, Taz est complètement désorienté, déboussolé. Ce n’était pas du tout ce qui était prévu.

On assiste ensuite au long deuil de Taz, complétement désemparé et démuni face à cette petite chose qu’est sa fille. Heureusement son meilleur ami est là pour l’aider ainsi que sa belle-mère qui l’aident à remonter la pente. La belle-mère m’a particulièrement touchée car malgré le fait qu’elle soit détruite par la mort de sa fille Marnie, elle va de l’avant et essaie d’aider du mieux qu’elle peut son beau-fils.

Comme il doit quand même travailler pour subvenir à ses besoins et ceux de sa fille (et un bébé coûte cher, c’est connu), il cherche une baby-sitter et tombe sur Elm, serveuse dans un bar, et décide de l’engager pour s’occuper de sa fille.

La jeune femme prend très vite une place énorme dans le cœur de Midge et fait peu à peu son nid dans la vie de Taz, sans ambiguïté aucune (au début tout du moins). Elle est là pour panser les plaies et offrir une présence féminine à Midge, tout en soutenant Taz dans ses tâches quotidiennes.

Elmo deviendra vite essentielle à l’équilibre un peu précaire de cette petite famille.

J’ai trouvé ce « retour à la vie » de Taz très beau et vraiment bien écrit… du désespoir du début, à la résignation et finalement l’acceptation qu’il ne reverra plus jamais sa douce Marnie mais que la vie doit malgré tout continuer… pour Midge bien sûr mais également pour lui.

J’ai adoré la plume fine et  sensible de Pete Fromm, j’ai littéralement dévoré ce livre en deux jours tant il m’a passionnée. Les personnages sont attachants et on se soucie vraiment de leur sort. Le sujet est triste mais on ressort de notre lecture émerveillé par la chance qu’on a d’être en vie et de pouvoir profiter des gens qu’on aime.

Un bijou.

(Et oui, j’ai acheté tous les autres romans de l’auteur haha)

Ma note: ♥♥♥♥♥

J’ai lu: Fille de Camille Laurens

Hello tout le monde !

Je vous retrouve aujourd’hui pour vous parler de Fille de Camille Laurens.

 ♥ = Bof bof, à éviter

♥♥ = Sympa, sans plus

♥♥♥ = Pas mal du tout , j’ai passé un bon moment !

♥♥♥♥ = A lire absolument !

♥♥♥♥♥ = Attention, gros coup de cœur !

Les (♥) représentent les demis 

L’image provient de mon instagram.

Nombre de pages: 225 pages

Maison d’édition: Gallimard

Date de parution (dans cette édition): 20 août 2020

4ème de couverture:

FILLE, nom féminin
1. Personne de sexe féminin considérée par rapport à son père, à sa mère.
2. Enfant de sexe féminin.
3. (Vieilli.) Femme non mariée.
4. Prostituée.
Laurence Barraqué grandit avec sa sœur dans les années 1960 à Rouen. « Vous avez des enfants ? demande-t-on à son père. – Non, j’ai deux filles », répond-il. Naître garçon aurait sans doute facilité les choses. Un garçon, c’est toujours mieux qu’une garce. Puis Laurence devient mère dans les années 1990. Être une fille, avoir une fille : comment faire ? Que transmettre ?
L’écriture de Camille Laurens atteint ici une maîtrise exceptionnelle qui restitue les mouvements intimes au sein des mutations sociales et met en lumière l’importance des mots dans la construction d’une vie.

Mon avis:

Quel roman! Je n’avais il me semble jamais rien lu de cette autrice et je dois avouer qu’après n’avoir lu que du bien de ce roman un peu partout j’ai eu envie de me faire ma propre idée. Il est d’ailleurs assez rare que j’achète un livre et que je le lise directement (même si ça m’arrive de plus en plus) mais là je n’ai pas pu résister.

On suit donc la jeune Laurence Barraqué, jeune fille née dans une famille où le masculin est glorifié et dont la naissance (en tant que « fille ») déçoit un peu quand même.

Evidemment, le sujet me parlait, étant moi-même une femme bien entendu mais également car je suis maman de deux adorables petites filles. – Et non je n’ai pas envie d’avoir un 3ème enfant pour « essayer d’avoir un garçon » car je m’en moque, j’adore le fait d’avoir deux filles –  Apparemment le sujet « d’avoir un garçon » est encore bien d’actualité car on m’a déjà posé 20x la question depuis la naissance de ma seconde fille en juin dernier 😉

« C’est une fille (…) « 

C’est une nouvelle aussi parce que n’es pas la première. Ce n’est pas seulement une fille qu’on leur annonce. Une seconde fille – on préfère ne pas dire « une deuxième » car on n’envisage pas une suite (on a tort). Tu n’es pas seulement une fille. Ta sœur (tu vas bientôt le comprendre), ta sœur est née avant toi – c’est toi qui, en naissant, lui donnes ce nom de sœur, c’est toi qui vous baptises toutes deux de cet autre nom que fille, de ce nom commun de sœurs (elle n’en veut pas, ni toi ni personne). Ta sœur aînée à la grâce de Dieu, on l’a laissée venir sans trop barguigner. On l’a nommée Claude, quand même, pour dire à Dieu (on n’y croit pas) que bon, on attendait, on imaginait, on avait espéré… Toi, la deuxième, tu déroutes. « C’est encore une fille »: tu es une nouvelle décevante. On ne t’attendait pas. Ta sœur n’inaugurait pas le choix du roi, mais toi tu n’es même pas le choix de la reine. Tu n’es pas une princesse.

On y suit son mal-être d’être née malgré elle « dans le mauvais corps », ce « deuxième sexe » comme l’écrivait de Beauvoir. Depuis sa naissance à l’âge adulte, elle cherche sa place et essaie d’exister malgré tout, malgré son père qui, bien qu’aimant, l’a beaucoup blessée avec des propos maladroits et sexistes, tout comme les autres hommes qu’elle va rencontrer au cours de sa vie.

Il s’agit là d’un livre féministe qui donne un gros coup de poing sur la table du patriarcat.

Certaines scènes sont choquantes (par exemple, l’oncle qui abuse d’elle au vu et au su de toute la famille ou encore la doctoresse dont on détruit la réputation juste parce que c’est une femme) et surtout la condescendance avec laquelle les hommes traitent les femmes depuis des millénaires. Comme si une femme qui pense c’est rigolo un moment mais bon à un moment il faut redevenir sérieux et laisser parler ceux qui savent vraiment (sous-entendu les hommes bien sûr).

Un roman qui ne laissera personne indifférent (surtout pas les femmes) et à faire lire aux jeunes hommes d’aujourd’hui afin que la prochaine génération soit plus respectueuse et que les hommes et les femmes puissent (un jour enfin) vivre en parfaite harmonie sans rapports de force destructeurs.

Malgré le sujet grave et bouleversant, j’ai adoré la plume vive et drôle de l’auteure, je lirai ses autres livres avec grand plaisir.

Un excellent roman !

Ma note: ♥♥♥♥♥