[SP]J’ai lu: La dernière danse des lucioles de Stéphanie Glassey

Hello tout le monde !

Je vous retrouve aujourd’hui pour vous parler du roman la dernière danse des lucioles de Stéphanie Glassey que j’ai eu la chance de recevoir de la part des Editions Plaisir de lire

 ♥ = Bof bof, à éviter

♥♥ = Sympa, sans plus

♥♥♥ = Pas mal du tout , j’ai passé un bon moment !

♥♥♥♥ = A lire absolument !

♥♥♥♥♥ = Attention, gros coup de cœur !

Les (♥) représentent les demis 

L’image provient de mon Instagram.

la dernière danse des lucioles

Nombre de pages:  200 pages

Maison d’édition: Plaisir de lire, collection frisson

Date de parution (dans cette édition): 24 août 2021

4ème de couverture:

Sarah et Richard, Leila et Marc, Mary et Joséphine, Laurie et Sylvain. Huit amis, quatre couples dont les quotidiens s’entrelacent depuis de nombreuses années. Alors qu’une situation exceptionnelle les empêche de se réunir, ils organisent une soirée disco par écrans interposés pour rester en contact. Pour oublier, danser et rire, malgré le climat anxiogène. Mais soudain l’écran de Laurie vire au noir et la tension grimpe d’un cran. Quand la lumière revient, à la stupéfaction de tous, le corps de Laurie gîti sur le sol, sans vie. Que lui est-il arrivé? Qui a bien pu la tuer?
 
Tandis qu’ils se replongent dans leur passé commun, une autre voix, lointaine et spectrale, se fait entendre: elle aussi est en quête de réponses.
 
Avec un sens aiguisé du portrait et beaucoup d’humour, Stéphanie Glassey dévoile peu à lpeu les secrts de chacun… jusqu’à une révélation finale explosive.

Mon avis:

On est tout de suite plongés dans le vif du sujet et de l’action car on commence par la fin, soit la mort de Laurie, alors qu’elle était en pleine soirée par vidéo interposée avec ses amis, confinement pour cause de pandémie oblige. 

Ensuite, on repart dans le passé pour décortiquer les souvenirs de chacun des protagonistes, et j’ai aimé en savoir plus sur eux. 

Richard, Mary et Sylvain sont collègues et surtout amis et ont construit avec leurs conjoints respectifs un groupe d’amis qui se voit régulièrement avec leurs enfants. A ces 6 personnes se sont ajoutées Leila, qui est devenue amie avec Sarah, la femme de Richard, et son ami Marc.

Toutes ces personnes sont un brin névrosées et certains passages n’ont pas manqué de me faire sourire, tant l’autrice sait saisir les petites mesquineries du quotidien.

Joséphine, la compagne de Mary, est obnubilée par les réseaux sociaux et en a même fait son métier. Sarah est donc toujours et bien malgré elle en compétition avec elle et elle pense que sa vie est plus belle que la sienne car elle ne se base que sur ce qu’elle voit sur les réseaux sociaux. Elle est donc toujours un peu malheureuse car insatisfaite.

Laurie, la femme de Sylvain, est une jeune femme équilibrée, plutôt discrète, certains chapitres sont d’ailleurs écrits comme si elle parlait à ses amis depuis l’au-delà.

On suit donc tous ce groupe d’amis qui s’aiment et se jalousent en même temps, dans une ronde infernale et tellement réaliste. 

Cependant, si l’ambiance de plus en plus pesante est bien maîtrisée, j’ai trouvé que la fin était un peu simple et pour le moins rapide. De plus, certains aspects de l’histoire étaient peu plausibles et avaient (et cela n’engage que moi bien entendu) peu d’intérêt. J’ai également eu de la peine à comprendre l’utilité du couple Leila-Marc qui n’apporte rien ou presque à l’intrigue.

J’ai cependant passé un agréable moment de lecture et j’ai trouvé tous les personnages plutôt attachants de par leurs défauts qui font qu’on peut facilement se retrouver en eux. Plus qu’un thriller, ce roman dépeint une société obsédée par l’image et où les apparences ne reflètent pas toujours (et même rarement) la réalité. 

Ma note: ♥♥♥(♥)


Un grand merci aux éditions Plaisir de lire pour l’envoi de ce SP!

J’ai lu: La laveuse de mort de Sara Omar

Hello tout le monde !

Je vous retrouve aujourd’hui pour vous parler du roman La laveuse de mort de l’autrice Sara Omar. D’après ce que j’ai compris, il s’agit du premier tome d’une trilogie, le second tome devrait paraître en 2022.

 ♥ = Bof bof, à éviter

♥♥ = Sympa, sans plus

♥♥♥ = Pas mal du tout , j’ai passé un bon moment !

♥♥♥♥ = A lire absolument !

♥♥♥♥♥ = Attention, gros coup de cœur !

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la laveuse de mort

Nombre de pages: 310 pages

Maison d’édition: Actes Sud

Date de parution (dans cette édition): 14 octobre 2020

4ème de couverture:

Kurdistan, 1986. Lorsque la frêle Frmesk vient au monde, elle n’est pas la bienvenue aux yeux de son père. Ce n’est qu’une fille. De plus, son crâne chauve de nourrisson porte une petite tache de cheveux blancs. Est-ce un signe d’Allah ? Est-elle bénie ou maudite ? La mère de Frmesk craint pour la vie de sa fille. Quand son mari menace de l’enterrer vivante, elle ne voit d’autre solution que de la confier à ses propres parents.

Gawhar, la grand-mère maternelle de Frmesk, est laveuse de mort. Elle s’occupe du corps des femmes que personne ne réclame, ne veut toucher ni enterrer : des femmes assassinées dans le déshonneur et la honte. Son grand-père est un colonel à la retraite qui, contrairement à sa femme, ne lit pas uniquement le Coran mais possède une riche bibliothèque. Ce foyer bienveillant ne parviendra qu’un temps à protéger Frmesk des inexorables menaces physiques et psychologiques qui se resserrent sur elle, dans un pays frappé par la guerre, le génocide et la haine.

La Laveuse de mort est un roman violent sur la vie d’une enfant – puis d’une jeune femme – exposée à l’extrême.

Mon avis:

Ce roman a été ma dernière lecture de 2021 et je pense qu’elle se place facilement dans le top 10 (d’ailleurs, souhaiteriez-vous que je fasse un top 10?) tant ce livre m’a bouleversée.

Il m’a appris des éléments du passé du Kurdistan dont j’ignorais tout et j’avoue que j’étais loin d’imaginer l’horreur que les femmes vivent chaque jour dans ce pays. 

Aucun droit, tout tourne autour de l’honneur de leur mari et elles n’ont pas voix au chapitre. Juste le droit de se taire et de se soumettre.

Une vie de labeur, de douleur et de d’oubli de soi. 

On suit la jeune Frmesk, alternant entre le récit de son enfance au Kurdistan(depuis sa naissance même) à aujourd’hui, où elle est hospitalisée au Danemark. Comment est-elle arrivée là ? A l’hôpital, elle pense se lier d’amitié avec une infirmière musulmane, Darya, mais celle-ci, fliquée par son propre père, risque plutôt de la mettre en danger…

Donc on suit Frmesk, sa naissance pour le moins compliquée, son accueil plus que mitigé par son père, déçu d’avoir une fille (alors qu’il a déjà eu un garçon pourtant). En effet, c’est un bébé faible et qui est né avec une mèche de cheveux blancs, présage bienheureux ou malheureux selon les personnes.

Son père vient d’une famille peu cultivée, violente et cupide. Sa mère, par contre, est une jeune femme provenant d’une famille où règne la douceur et le respect. Son grand-père est un homme intelligent, ouvert au monde. Sa grand-mère, plus traditionnelle, est toutefois une femme débrouillarde, courageuse et très pieuse, qui récupère les corps des femmes tuée « par honneur » les lave, chante et prie pour elles puis les prépare pour l’inhumation. C’est elle, la grand-mère, la laveuse de mort du titre. Une femme en tout point admirable. Un sacré caractère aussi qui n’hésite jamais à donner son avis ce qui est très mal vu par les hommes, sauf par son mari, avec lequel elle peut parler en toute liberté et sans filtre.

J’ai trouvé les scènes de lavage à la limite de l’insoutenable, en particulier celle d’une jeune femme enceinte, tuée car soupçonnée par la famille de son mari d’avoir été infidèle. La cruauté des hommes (et de certaines femmes aussi hein, certaines ne valent bien évidemment pas mieux) est sans limite.

Frmesk est donc très vite confiée à ses grands-parents maternels (sa mère craignant pour sa vie), prétextant des problèmes de santé qui nécessitent des soins coûteux. Son père ne fait pas trop d’histoires car il n’a en aucun cas envie de payer des soins pour un enfant, et surtout pas pour une fille. Gawhar, sa grand-mère, et Darwésh, son grand-père, vont donc se faire passer pour ses parents et ils décident de s’en occuper comme de leur propre enfant.

Elle a donc la chance de grandir dans un foyer aimant, entourée de personnes qui lui veulent du bien. (Enfin presque toutes, mais ça serait vous spoiler de vous en dire plus). J’ai trouvé fabuleux la façon donc son grand-père essaie de la préserver des horreurs du monde en lui racontant des histoires et en lui dévoilant des passages de la Bible et non seulement du Coran. C’est un homme qui a vécu la guerre et qui sait que tout ça est vain, il ne croit pas vraiment en Allah car il se demande comment celui-ci peut laisser faire toutes ces horreurs en son nom. Tout comme sa femme, il est assez mal vu – bien que respecté – par ses voisins car il n’est pas croyant et encore moins pratiquant. Toutes ses paroles sont pleines de sens, comme le prouve ce dialogue qu’il peut avoir avec un imam (son fils adoptif) et Frmesk:

– (…) Allez donc faire un tour dans le reste du monde et vous verrez s’il y a des prêtres qui menacent de mort ceux qui critiquent la Bible. 

– L’Islam est la religion de la paix , papa, tu le sais, et il est écrit dans le saint Coran qu’on n’a pas le droit de tuer des êtres humains. 

– Dans ce cas, ça tombe bien que le Coran ne considère pas les mécréants comme des êtres humains et que, par conséquent, il invite sa populace terrestre à châtier et à trucider quiconque ne croit pas en Allah et en Son prophète.

(…)

– Allah est puissant et clément. Tu es apparemment le seul à l’ignorer, papa.

– Clément? C’est une drôle de clémence qui remplit les mains de ta mère de femmes assassinées, semaine après semaine. 

La laveuse de mort de Sara Omar, pages 351-352

C’est un roman très sombre et plutôt pessimiste sur le Kurdistan et la politique du pays, les guerres civiles incessantes, les droits écrasants des hommes sur les femmes, les crimes « d’honneur » qui restent impunis par la loi car rien ne vaut plus que l’honneur. 

Les femmes sont instrumentalisées, humiliées, battues, tuées pour des broutilles ou pour des colportages mensongers. Les hommes se permettent de tuer même sur un simple soupçon d’infidélité, sans aucune preuve tangible. 

Puis, on suit Frmesk de nos jours, elle est hospitalisée au Danemark, dans l’anonymat le plus total et fait partie des patients qui sont protégés. On ne sait pas pourquoi elle est à l’hôpital ni comment elle a fait pour se retrouver au Danemark. 

J’ai terminé l’année 2021 avec ce roman qui m’a émue plus d’une fois aux larmes, il m’a fait voyager dans un pays lointain si différent du mien. J’ai adoré la plume si juste et belle de Sara Omar et n’ai qu’une hâte, connaître la suite de la vie Frmesk, même si je redoute qu’il arrive des choses aux gens qu’elle aime le plus au monde, ses grands-parents (qu’elle pense être ses parents).

Un roman dur mais néanmoins très beau porté cependant par un joli message d’espoir. Les choses peuvent changer. Les femmes (aidées par quelques hommes éclairés) seront ce changement. Magnifique.

Ma note: ♥♥♥♥♥


J’ai lu: La neuvième maison de Leigh Bardugo

Hello tout le monde !

Je vous retrouve aujourd’hui pour vous parler du roman La neuvième maison de l’autrice Leigh Bardugo.

 ♥ = Bof bof, à éviter

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la neuvième maison

Nombre de pages:  524 pages

Maison d’édition: De Saxus

Date de parution (dans cette édition): 27 août 2020

4ème de couverture:

L’incursion envoûtante de Leigh Bardugo dans le fantastique adulte. Une histoire de pouvoir, de privilèges, de magie noire et de meurtre au coeur des sociétés secrètes de l’université Yale.

Alex  » Galaxy  » Stern a vécu une adolescence chaotique. Élevée à Los Angeles par une mère hippie, elle a abandonné l’école très jeune pour se retrouver dans un monde sombre, violent et sans avenir.

À 20 ans, elle est la seule survivante d’un horrible massacre inexpliqué, et c’est sur son lit d’hôpital qu’elle se voit offrir une seconde chance : rejoindre la prestigieuse université Yale en intégrant la maison Léthé. Cette entité, appelée La Neuvième Maison, surveille les huit sociétés secrètes de Yale ; ces dernières forment les futurs décideurs ainsi que les personnes influentes et pratiquent la magie sous différentes formes, bien souvent sinistres et dangereuses.

Alex a été choisie, car elle possède un pouvoir rare et mystérieux : elle peut voir les fantômes. Alors que son mentor a disparu, elle va devoir enquêter sur le meurtre d’une jeune fille. Ce qu’elle va découvrir va bien au-delà de l’horreur…

Mon avis:

J’avais je l’avoue un peu peur d’entamer ce livre car même si j’avais déjà beaucoup entendu parler de cette autrice, je n’avais jamais sauté le pas et lu quelque chose d’elle. J’ai d’ailleurs également dans ma pile à lire la trilogie Grisha que j’ai hâte de commencer du coup 😉

J’ai enfin sorti ce gros roman de ma pile à lire le mois passé et j’ai eu raison car je me suis fait complètement emporter par l’univers original de Leigh Bardugo. 

Dans une université de Yale un peu différente de celle qu’on connait, où la magie est utilisée par les grandes sociétés secrètes qui régissent les lieux, une neuvième maison est là pour chapeauter le tout et vérifier qu’aucun abus n’est perpétré et que les esprits maléfiques restent bien à leur place. Cette neuvième maison, c’est Le Léthé.

Alex est une jeune femme marginale issue d’un milieu plutôt pauvre et qui n’aurait jamais eu aucune chance d’accéder à cette prestigieuse université si elle n’avait pas été douée d’un pouvoir hors du commun : Elle peut voir les fantômes. Immédiatement affiliée au Léthé, elle est en formation avec le brillant Darlington, jeune Dandy séduisant, cultivé et horripilant par bien des aspects. 

Lorsque qu’une jeune femme est retrouvée morte et que Darlington disparaît mystérieusement, c’est à Alex de résoudre l’enquête, aidée par un flic aux manières peu conventionnelles, Turner, et l’assistante du Léthé, Dawes, une jeune femme geek et taciturne aux ressources infinies. 

J’ai adoré ce roman car il amène la juste dose d’horreur, de mystère et de magie pour qu’on ait toujours envie d’en savoir plus. Je me suis attachée énormément à Alex, jeune femme qu’on sent ravagée de l’intérieur par tout ce qu’elle a vécu plus jeune, une jeune femme dévorée de l’intérieur par ce don maudit qu’elle préférerait n’avoir jamais eu. En effet, comment vivre normalement quand on voit sans cesse des fantômes autour de nous?

On suit des pistes pour finalement les abandonner, on alterne les passages relatant le passé et le présent pour mieux nous aider à appréhender toute l’histoire et comprendre le passé et le passif d’Alex. 

Et puis, Darlington… Darlington quoi ! Mon Dieu que j’ai aimé ce jeune homme passionné par la magie, fasciné par les pouvoirs naturels d’Alex alors que lui a tout appris dans les livres. Bien entendu, j’aurais adoré une histoire d’amour entre Alex et lui .. mais l’autrice a évité cette évidence et j’avoue que je lui en ai été reconnaissante finalement car cela n’aurait rien apporté au roman (mais ça aurait été chouette quand même si ça avait été le cas tant j’aime ces deux personnages). Darlington a un charme naturel et séduit les autres sans même y penser, je ne suis même pas sûre qu’il soit au courant de l’attrait qu’il peut avoir aux yeux des autres.

Dawes, quant à elle, m’a beaucoup amusée car au début elle voit d’un mauvais oeil l’arrivée d’Alex, on ne sait pas si elle est jalouse (veut-elle lui piquer son Darlington chéri?) mais quand Alex a besoin d’elle, elle répond présente et met toutes ses connaissances à sa disposition. 

Je pense que j’en ai déjà beaucoup trop dit mais je suis super enthousiaste car j’ai vraiment adoré toute l’ambiance sombre et brumeuse de ce livre, la magie qui est assez effrayante, les sociétés secrètes mystérieuses où la corruption fait loi. 

Un roman atypique, avec une héroïne qui en est une bien malgré elle, hantée par ses actes passés.  

Du fantastique, du suspense, de l’amitié et beaucoup d’action … j’ai dévoré cette brique de plus de 500 pages en moins d’une semaine, c’est dire!

Bref, lisez la neuvième maison, c’est un bijou !

Ma note: ♥♥♥♥♥


J’ai lu: Quelque part avant l’enfer de Niko Tackian

Hello tout le monde !

Je vous retrouve aujourd’hui pour vous parler du livre Quelque part avant l’enfer de l’auteur Niko Tackian.

 ♥ = Bof bof, à éviter

♥♥ = Sympa, sans plus

♥♥♥ = Pas mal du tout , j’ai passé un bon moment !

♥♥♥♥ = A lire absolument !

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quelque part avant l'enfer

Nombre de pages:  352 pages

Maison d’édition: Pocket

Date de parution (dans cette édition): 8 mars 2018

4ème de couverture:

Une matinée comme les autres. Après avoir déposé son fils à l’école, Anna s’engage sur le boulevard sans remarquer le semi-remorque lancé à pleine vitesse. C’est le choc. Le tunnel. La musique des sphères. Mais, au seuil de la lumière, une silhouette s’interpose. Un homme, petit et barbu, la prévient :  » Je vais te tuer. « 
Miraculeusement revenue d’entre les morts, Anna reprend ses marques, peu à peu. Or une présence semble partout suivre ses pas, semant dans Paris des cadavres de femmes. Il l’a prévenue : elle sera la dernière…

Mon avis:

Un thriller mêlant action et psychologie qui m’a tenue en haleine du début à la fin!

J’ai découvert pour la première fois la plume de Niko Tackian et j’avoue avoir été séduite par sa façon de nous mettre directement dans l’ambiance. 

C’est angoissant, poisseux, on sent qu’il va arriver des bricoles à l’héroïne… 

J’ai aimé le personnage de Anna, perdue entre cauchemars et réalité. Elle est partagée entre le besoin de comprendre ce qui lui arrive et l’envie de continuer sa petite vie comme avant, tout en étant irrésistiblement attirée par la noirceur qui l’entoure depuis son accident.

J’ai aimé les interactions avec les autres personnages, sa relation avec son mari qui se détériore au fil des jours, même s’ils essaient de préserver les apparences pour leur fils. Le doute ensuite, qui s’insinue dans la tête d’Anna. Si elle n’était pas folle ? Si tout cela était vrai? Si elle et sa famille étaient vraiment en danger ? Elle va essayer de mener sa propre enquête pour comprendre ce qui lui arrive et pourquoi on lui en veut ainsi.

Son mari, quant à lui, est un personnage assez énigmatique, j’ai eu beaucoup de peine à le cerner même si je pense que ses sentiments pour Anna sont sincères et qu’il a vraiment envie qu’elle aille mieux. L’auteur souffle le chaud et le froid pour nous embrouiller et qu’on n’arrive pas à comprendre qui sont les « gentils » est qui sont les « méchants » de l’histoire. 

Le personnage du flic, Zed, est également très intéressant psychologiquement parlant. Il ne se démonte jamais, fait preuve d’un sang froid et d’une maîtrise parfaite de son corps et de ses émotions, bien que cette enquête dépasse largement tout ce dont il a déjà eu à traiter dans sa carrière.

Un roman qui a su me surprendre avec une fin pas du tout téléphonée. 

Un rythme effréné et un final à couper le souffle. J’ai déjà hâte de lire les autres livres de cet auteur!

Ma note: ♥♥♥♥(♥)


J’ai lu: L’Assassin de la Rue Voltaire d’Henri Loevenbruck

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Je vous retrouve aujourd’hui pour vous parler du roman L’Assassin de la Rue Voltaire de l’auteur Henri Loevenbruck. Il s’agit du troisième tome des aventures du journaliste Gabriel Joly.

 ♥ = Bof bof, à éviter

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l'assassin de la rue voltaire

Nombre de pages:  470 pages

Maison d’édition: XO Editions

Date de parution (dans cette édition): 21 octobre 2021

4ème de couverture:

Meurtres à la Comédie-Française

 

Août 1789. La Révolution continue d’embraser le pays. Alors qu’à Versailles, les députés rédigent la Déclaration des droits de l’homme et du citoyen, le jeune journaliste Gabriel Joly, endeuillé, peine à retrouver le goût de vivre. Mais une étrange affaire de meurtres va peu à peu le tirer de sa torpeur…

Dans le cercle très secret de la Comédie-Française, une série d’assassinats ébranle la troupe. Les uns après les autres, des comédiens et des employés sont tués en plein théâtre.

Alors que Danton lui-même est soupçonné, Gabriel, aidé du pirate Récif, son fidèle ami, mène une véritable enquête policière dans les coulisses de la célèbre institution.

Vrais et faux témoignages, poursuites… Dans un huis clos infernal, réussira-t-il, cette fois, à démasquer l’auteur de ces crimes odieux ?

Mon avis:

L’intrigue de ce roman prend directement place après le deuxième tome des aventures de Gabriel Joly, « le mystère de la main rouge ». Cependant, si vous n’avez pas lu les deux tomes précédents, un résumé en début de roman pourra vous mettre au courant des événements passés. D’ailleurs, comme cela faisait tout de même plusieurs mois que j’avais lu les premiers tomes, j’étais contente d’avoir un petit rappel des événements 🙂 

J’ai été au début un peu surprise en me rendant compte que dans ce roman, les événements politiques se passant pendant la Révolution Française passent au second plan. Cet opus se passe peu ou prou à huis-clos dans un Théâtre, me faisant un peu penser à une partie de Cluedo. 

Passé ce premier moment de surprise, j’avoue avoir vraiment apprécié l’intrigue et puis le personnage de Gabriel Joly est si attachant, toujours aussi malin et intelligent. J’ai aimé l’enquête et l’ingéniosité de l’auteur à nous lancer sans cesse sur de fausses pistes. De plus, j’ai adoré en apprendre plus sur les coulisses du théâtre et les termes spécifiques à ce milieu.

Dans cet opus, Gabriel est un homme détruit, confronté à ses démons. Il doit apprendre à accepter la réalité, tourner la page sur certains éléments de son passé. Je l’ai trouvé bien plus mature dans ce roman-ci que dans les précédents.

J’avoue dans un premier temps avoir un peu regretté que Mlle Anne-Josèphe Terwagne et le pirate Récif aient été plus en retrait dans ce roman. J’apprécie beaucoup leurs interactions avec le héros donc j’espère qu’ils seront de retour dans le tome 4 (si tome 4 il y a bien sûr). Cependant, cela n’a en rien gâché mon plaisir!

Bref, un excellent roman que j’ai dévoré en 2-3 jours malgré ses 470 pages. Vivement le prochain!

 

Ma note: ♥♥♥♥♥


J’ai lu: L’enfant de la prochaine aurore de Louis Erdrich

Hello tout le monde !

Je vous retrouve aujourd’hui pour vous parler du roman L’enfant de la prochaine aurore de l’autrice  Louise Erdrich.

 ♥ = Bof bof, à éviter

♥♥ = Sympa, sans plus

♥♥♥ = Pas mal du tout , j’ai passé un bon moment !

♥♥♥♥ = A lire absolument !

♥♥♥♥♥ = Attention, gros coup de cœur !

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l'enfant de la prochaine aurore

Nombre de pages:  416 pages

Maison d’édition: Albin Michel

Date de parution (dans cette édition): 6 janvier 2021

4ème de couverture:

Notre monde touche à sa fin. Dans le sillage d’une apocalypse biologique, l’évolution des espèces s’est brutalement arrêtée, et les États-Unis sont désormais sous la coupe d’un gouvernement religieux et totalitaire qui impose aux femmes enceintes de se signaler. C’est dans ce contexte que Cedar Hawk Songmaker, une jeune Indienne adoptée à la naissance par un couple de Blancs de Minneapolis, apprend qu’elle attend un enfant. Déterminée à protéger son bébé coûte que coûte, elle se lance dans une fuite éperdue, espérant trouver un lieu sûr où se réfugier. Se sachant menacée, elle se lance dans une fuite éperdue, déterminée à protéger son bébé coûte que coûte.

Renouvelant de manière saisissante  l’univers de l’auteure de LaRose et Dans le silence du vent, le nouveau roman de Louise Erdrich nous entraîne bien au-delà de la fiction, dans un futur effrayant où les notions de liberté et de procréation sont des armes politiques. En écho à La Servante écarlate de Margaret Atwood, ce récit aux allures de fable orwellienne nous rappelle la puissance de l’imagination, clé d’interprétation d’un réel qui nous dépasse.

Mon avis:

Il s’agit là d’une sorte de dystopie où notre monde est en péril par le manque de fertilité des femmes. En effet, peu d’enfants naissent « normaux » et les femmes enceintes sont vivement recherchées et enfermées dans des hôpitaux pour qu’on s’empare de leurs nouveaux-nés. 

Cedar Hawk Songmaker est une jeune femme – adoptée quand elle était toute petite – à la recherche de ses parents biologiques pour pouvoir en apprendre plus sur ses origines amérindiennes. Elle est enceinte et le fait de devenir bientôt maman lui donne encore plus envie de comprendre ses racines et les raisons qui ont poussé ses « vrais » parents à la donner à l’adoption. Elle ressent un urgent et vif besoin d’appartenance, le besoin de se rattacher à ses racines.

Alors quand le monde commence à tourner au chaos et que les femmes enceintes sont pourchassées, Cedar s’enfuit et part à la recherche de ses origines. 

Le roman est narré par Cedar, par le prisme d’un journal intime adressé à son bébé. 

J’ai trouvé cette narration très rythmée et j’ai aimé la façon qu’à Cedar de s’exprimer. Elle ne comprend pas tout de suite la gravité de la situation et pense qu’en se cachant cela lui permettra d’échapper aux autorités. 

J’ai adoré ce livre car il parle d’amitié, de famille, d’amour filial et de courage. 

Louis Erdrich a su mêler aventure, roman familial et dystopie tout en parlant très bien des déviances humaines. Dès qu’il y a de l’argent en jeu, les gens sont prêts à vendre leurs voisins. Elle brosse un portrait très noir de la société telle qu’elle pourrait l’être, tout en faisant des parallèle avec notre actualité.

« Cedar.

– Oui ?

– Est-ce que tu t’es fait vacciner?

– Evidemment. A dix-huit ans. Pour toi, ne pas se faire vacciner était une attitude de classe. Si les grands bourgeois aux idées délirantes peuvent se permettre de céder à leur paranoïa, c’est parce que les masses s’exposent aux prétendus dangers de la vaccination. »

Elle fait mine de ne pas entendre ce qu’elle aurait d’habitude qualifié chez moi de comportement odieux, et reste plantée là sous le coup du soulagement. 

« Tu ne me l’as jamais dit!

– Ben, pfou, je ne voulais pas te mettre en colère. 

– Ah mon coeur, je suis tellement contente. Je suis tellement soulagée. »

(…)

« tu devrais te faire piquer contre le tétanos. Le vaccin agit pendant dix ans. C’est une sale façon de mourir. 

– Oui, oui, Cedar, c’est promis, quoique je ne pense pas qu’attraper le tétanos devienne le problème numéro un. 

– Le choléra, alors?

– Non, la reproduction. »

L’enfant de la prochaine aurore de Louise Erdrich, pages 98-99

De plus, cette société pas si lointaine de la nôtre où les femmes ne sont plus maîtresses de leur corps, on où instrumentalise leur corps, fait penser par bien des aspects à la Servante Ecarlate de Margaret Atwood, bien que je ne l’aie pas encore lu. 

Cedar, portée par l’amour qu’elle porte déjà à son bébé fait preuve d’un courage et d’une férocité sans égale quand elle sent que la vie de son (futur) enfant est menacée. 

Cedar est une jeune femme attachante, intelligente et maline. Elle aime beaucoup ses parents adoptifs et apprécie que ceux-ci ne lui aient jamais menti sur ses vraies origines. 

Louis Erdrich a su rendre tous les personnages, même secondaires, attachants. On a envie qu’ils s’en sortent.

Ce roman est plutôt pessimiste sur l’avenir tout en délivrant tout de même un faible message d’espoir. Je dois avouer que la fin m’a surprise mais elle est dans l’ordre des choses.

Un roman qui fait réfléchir à l’avenir de notre planète et à notre avenir … angoissant mais essentiel.

Ma note: ♥♥♥♥(♥)


J’ai lu: Les vies de Chevrolet de Michel Layaz

Hello tout le monde !

Je vous retrouve aujourd’hui pour vous parler du livre Les vies de Chevrolet de l’auteur suisse Michel Layaz.

 ♥ = Bof bof, à éviter

♥♥ = Sympa, sans plus

♥♥♥ = Pas mal du tout , j’ai passé un bon moment !

♥♥♥♥ = A lire absolument !

♥♥♥♥♥ = Attention, gros coup de cœur !

Les (♥) représentent les demis 

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les vies de Chevrolet

Nombre de pages:  128 pages

Maison d’édition: Zoé

Date de parution (dans cette édition): 2 septembre 2021

4ème de couverture:

« Che-vro-let ! Che-vro-let ! » : début XXème siècle, l’Amérique est ébahie devant les prouesses de Louis Chevrolet. Né en Suisse en 1878, le jeune homme a grandi en Bourgogne où il est devenu mécanicien sur vélo avant de rejoindre, près de Paris, de florissants ateliers automobiles. En 1900, il quitte la France pour le continent américain. Très vite, au volant des bolides du moment, Fiat ou Buick, il s’impose comme l’un des meilleurs pilotes de course. En parallèle, il dessine, conçoit et construit des moteurs. Ce n’est pas tout, avec Billy Durant, le fondateur de la General Motors, Louis crée la marque Chevrolet. Billy Durant la lui rachète pour une bouchée de pain et obtient le droit d’utiliser le nom de Chevrolet en exclusivité. Des millions de Chevrolet seront vendues sans que Louis ne touche un sou. Peu lui importe. L’essentiel est ailleurs.

Mon avis:

Ce qui m’a marqué tout d’abord dans ce livre, c’est le style de l’auteur. Des phrases courtes, coupées au couteau, un rythme effréné comme la vie de Louis Chevrolet l’a été. 

128 pages denses et passionnantes sur la vie de cet homme dont j’ignorais tout à part son nom. 

J’ai été choquée d’apprendre le nombre de morts qu’il pouvait y avoir à chaque compétition automobile. 

Les nouvelles technologies que met au point Chevrolet, qui vise avant tout à être performant lors de ses courses, marquent un tournant dans le monde automobile. C’est un homme qui cherche sans cesse à s’améliorer, se dépasser, se réinventer. L’échec pour lui n’existe pas, il va toujours de l’avant, change de stratégie quand cela ne va pas comme il le souhaite. C’est un visionnaire.

Louis Chevrolet est un homme de passion, qui ne voit pas le danger quand il est dans le feu de l’action.  Même s’il aime sa femme et ses enfants, il n’hésite pas à prendre des risques inconsidérés et à brûler la chandelle par les deux bouts pour essayer arriver à ses fins. Toute sa famille le suit dans ses aventures et tremble pour lui à chaque course. Bientôt ce sont également ses frères qui vont commencer les compétitions et Louis peine à supporter leur concurrence. Il est partagé entre l’envie de gagner lui-même et la fierté que ce soit l’un de ses frères qui gagne la course, sentiment mêlé à un peu de jalousie.

J’ai trouvé ce roman vraiment bien écrit, prenant et touchant à la fois. 

Cependant, la narration vive et presque chirurgicale qu’a choisi l’auteur a pour moi ôté de l’émotion à certaines scènes. En effet, on dirait qu’il énumère sans état d’âme tout ce qui arrive à Louis Chevrolet, sans s’apitoyer une seconde sur lui. Je suppose que c’était voulu de sa part, car Louis Chevrolet lui-même ne s’apitoyait pas mais j’avoue que moi-même j’ai ressenti beaucoup d’empathie pour lui!

J’ai beaucoup appris sur le monde automobile du début des années 1900 et j’ai dévoré ce livre qui se lit comme un bon roman d’aventure. Personnellement, ce n’est pas un sujet qui me passionne mais l’auteur a su éviter des descriptions ennuyeuses tout en rendant le tout instructif tout de même. 

Un chouette roman si vous avez envie d’en savoir plus sur celui qui a donné son nom à la marque Chevrolet!

Ma note: ♥♥♥♥


J’ai lu: L’été de la sorcière de Nashiki Kaho

Hello tout le monde !

Je vous retrouve aujourd’hui pour vous parler du roman L’été de la sorcière de l’autrice japonaise Nashiki Kaho.

 ♥ = Bof bof, à éviter

♥♥ = Sympa, sans plus

♥♥♥ = Pas mal du tout , j’ai passé un bon moment !

♥♥♥♥ = A lire absolument !

♥♥♥♥♥ = Attention, gros coup de cœur !

Les (♥) représentent les demis 

L’image provient de mon instagram.

l'été de la sorcière

Nombre de pages:  165 pages

Maison d’édition: Philippe Picquier

Date de parution (dans cette édition): 4 mars 2021

4ème de couverture:

On passe lentement un col et au bout de la route, dans la forêt, c’est là. La maison de la grand-mère de Mai, une vieille dame d’origine anglaise menant une vie solide et calme au milieu des érables et des bambous. Mai qui ne veut plus retourner en classe, oppressée par l’angoisse, a été envoyée auprès d’elle pour se reposer. Cette grand-mère un peu sorcière va lui transmettre les secrets des plantes qui guérissent et les gestes bien ordonnés qui permettent de conjurer les émotions qui nous étreignent. Cueillir des fraises des bois et en faire une confiture d’un rouge cramoisi, presque noir. Prendre soin des plantes du potager et aussi des fleurs sauvages simplement parce que leur existence resplendit. Ecouter sa voix intérieure.
Ce n’est pas le paradis, même si la lumière y est si limpide, car la mort habite la vie et, en nous, se débattent les ombres de la colère, du dégoût, de la tristesse. Mais auprès de sa grand-mère, Mai apprendra à faire confiance aux forces de la vie, et aussi aux petits miracles tout simples qui nous guident vers la lumière.
Ce livre qui prend sa source dans les souvenirs d’enfance de l’écrivaine coule en nous comme une eau claire. »

Mon avis:

Dans ce roman, on suit Mai, jeune fille japonaise qui part passer des vacances chez sa grand-mère d’origine anglaise après avoir été brimée à l’école.

Là-bas, elle va en apprendre beaucoup sur la nature et les décoctions que l’on peut obtenir en broyant certaines fleurs ou plantes. Au contact de cette grand-mère pas comme les autres, Mai va reprendre confiance en elle.

J’ai beaucoup aimé les discussions un peu philosophiques entre Mai et sa grand-mère. Cette grand-mère d’une sagesse folle, qui sait l’apaiser comme personne. Le personnage de la grand-mère m’a beaucoup plu. C’est une femme qui a tout quitté par amour pour venir habiter au Japon, faisant sienne la culture de sa patrie d’adoption. Mai, quant à elle, est une jeune fille timide, un peu perdue. Elle adore sa grand-mère et aimerait passer sa vie dans le cocon de bienveillance qu’elle lui a construit. 

J’ai cependant eu beaucoup de peine avec tous les passages avec le voisin de la grand-mère, que redoute énormément Mai. Je ne sais pas si l’autrice a voulu incarner en ce voisin les peurs de Mai afin qu’elle arrive à les dépasser? Je ne sais pas, mais j’avoue être passée un peu à côté de cet aspect-là de l’histoire.

Bref, ce roman a su me dépayser et me faire voyager au Japon le temps de sa lecture. Je l’ai trouvé très apaisant. 

Si vous recherchez un roman sur le sujet des héritages familiaux et la communion avec la nature, je pense que ce roman pourra vous plaire. 

Ma note: ♥♥♥(♥)


J’ai lu: Chère Ijeawele, de Chimamanda Ngozi Adichie

Hello tout le monde !

Je vous retrouve aujourd’hui pour vous parler du livre Chère Ijeawele, ou un manifeste pour une éducation féministe de l’autrice Chimamanda Ngozi Adichie.

 ♥ = Bof bof, à éviter

♥♥ = Sympa, sans plus

♥♥♥ = Pas mal du tout , j’ai passé un bon moment !

♥♥♥♥ = A lire absolument !

♥♥♥♥♥ = Attention, gros coup de cœur !

Les (♥) représentent les demis 

L’image provient de mon instagram.

chère Ijeawele,

Nombre de pages:  84 pages

Maison d’édition: Gallimard

Date de parution (dans cette édition): 24 mars 2017

4ème de couverture:

« Je suis convaincue de l’urgence morale qu’il y a à nous atteler à imaginer ensemble une éducation différente pour nos enfants, pour tenter de créer un monde plus juste à l’égard des femmes et des hommes. » À une amie qui lui demande quelques conseils pour élever selon les règles de l’art du féminisme la petite fille qu’elle vient de mettre au monde, Chimamanda Ngozi Adichie répond sous la forme d’une missive enjouée, non dénuée d’ironie, qui prend vite la tournure d’un manifeste. L’écrivain nigériane examine les situations concrètes qui se présentent aux parents d’une petite fille et explique comment déjouer les pièges que nous tend le sexisme, à travers des exemples tirés de sa propre expérience. Cette lettre manifeste s’adresse à tous : aux hommes comme aux femmes, aux parents en devenir, à l’enfant qui subsiste en nous et qui s’interroge sur l’éducation qu’il a reçue. Chacun y trouvera les clés d’une ligne de conduite féministe, qui consiste à croire en la pleine égalité des sexes et à l’encourager.

Mon avis:

Cette longue lettre adressée à une amie de l’autrice, devenue maman d’une petite fille est à faire lire à tous jeunes parents. J’ai beaucoup aimé la façon de donner des conseils plutôt lucides (même si certains sont discutables) sur la façon de s’occuper des enfants (la parité dans les tâches, etc.), le modèle que l’on veut donner à nos enfants, etc. 

Parce que quand l’égalité est réelle, la rancoeur n’existe pas.

Chère Ijaewele, de Chimamanda Ngozi Adichie, page 23

Cette longue lettre de recommandation m’a ravie sur la façon qu’elle a de dire que les filles doivent être éduquées sur un pied d’égalité avec les garçons, de ne pas leur donner une éducation trop genrée. Bien entendu, j’ai aussi trouvé que cette lettre contenait beaucoup de choses évidentes. Mais certains conseils sont aussi très bien choisis.

Etant moi-même maman de deux petites filles, j’ai aimé lire les mots de l’autrice. Chez nous, il y a beaucoup d’habits bleus, verts ou orange (mais aussi du rose) et autant de petites voitures que de poupées. 

Les filles sont cascadeuses, autant que les garçons. Laissons-les essayer, laissons-les faire leurs propres expériences. Ne les bridons pas sous prétexte qu’elles sont plus faibles que les garçons. C’est faux. 

Tout comme l’autrice, j’ai conscience que c’est nous, les parents d’aujourd’hui, qui avec l’éducation que nous leur donnons, forgeons les adultes de demain. A nous de leur donner les clés pour un avenir égalitaire. 

Un livre à lire et à offrir 🙂 

Ma note: ♥♥♥♥(♥)

 


J’ai lu: Si ça saigne de Stephen King

Hello tout le monde !

Je vous retrouve aujourd’hui pour vous parler du recueil de nouvelles Si ça saigne de l’auteur américain que l’on ne présente plus, Stephen King. Ce livre comprend 4 nouvelles totalement inédites dont une suite au roman l’outsider marquant le retour de ma chère enquêtrice Holly Gibney 🙂

 ♥ = Bof bof, à éviter

♥♥ = Sympa, sans plus

♥♥♥ = Pas mal du tout , j’ai passé un bon moment !

♥♥♥♥ = A lire absolument !

♥♥♥♥♥ = Attention, gros coup de cœur !

Les (♥) représentent les demis 

L’image provient de mon Instagram.

si ça saigne

Nombre de pages:  464 pages

Maison d’édition: Albin Michel

Date de parution (dans cette édition): 10 février 2021

4ème de couverture:

Les journalistes le savent : si ça saigne, l’info se vend. Et l’explosion d’une bombe au collège Albert Macready est du pain béni dans le monde des news en continu. Holly Gibney de l’agence de détectives Finders Keepers, travaille sur sa dernière enquête lorsqu’elle apprend l’effroyable nouvelle en allumant la télévision. Elle ne sait pas pourquoi, le journaliste qui couvre les événements attire son attention…
Quatre nouvelles magistrales, dont cette suite inédite au thriller L’Outsider, qui illustrent, une fois de plus, l’étendue du talent de Stephen King.

Mon avis:

Je dois avouer que si ce recueil de nouvelles n’avait pas contenu la suite inédite de l’Outsider (que j’avais adoré), je serais peut-être passé à côté de ces histoires savoureuses. En effet, le format « nouvelle » ce n’est pas vraiment ma tasse de thé, je préfère largement quand une histoire prend le temps de bien se développer. Avec Stephen King, heureusement, je n’ai pas du tout eu le sentiment que les choses allaient trop vite. Bon, il faut dire aussi que ses nouvelles sont assez longues donc les récits peuvent prendre leur place sans que l’on ait l’impression d’être oppressés par le format trop court. Cela m’a donné envie de lire d’autres nouvelles de l’auteur!

Pour en revenir à nos moutons, comme je l’ai dit en début d’article, il y a 4 nouvelles dans ce recueil. L’une d’elle, « Si ça saigne » (la plus longue des 4 d’ailleurs) met en scène Holly Gibney, (que l’ont avait déjà rencontrée dans la trilogie Mr Mercedes puis dans l’Outsider, on dirait bien que le King en pince pour elle!) enquêtrice pleine de TOC mais tellement attachante de par ses peurs mais aussi pour son courage à toute épreuve. Holly fait toujours ce qui doit être fait, quel qu’en soit le prix. Quand il s’agit de rendre justice, elle oublie tout et fonce tête baissée. J’ai vraiment adoré cette nouvelle où un attentat est perpétré dans un collège et Holly suspecte une créature non humaine d’être là-derrière… glaçant!

J’ai vraiment adoré retrouver Holly et ses amis Jérôme et Barbara. J’espère que Stephen King leur écrira d’autres aventures !

Dans la première nouvelle, « le téléphone de M. Harrigan », on suit une jeune garçon qui gagne de l’argent de poche en faisant la lecture à un vieil homme riche de son village. Ils commencent à se lier d’amitié malgré la différence d’âge et le garçon, Craig, décide d’économiser pour offrir une iphone à M. Harrigan. 

Celui se pique vite au jeu et devient assez vite accro. Quand celui-ci décède, Craig pense faire une bonne action en lui glissant dans la veste son iphone afin qu’il soit enterré avec. Le jeune garçon va ensuite prendre l’habitude de faire régulièrement le numéro de son vieil ami pour entendre le son de sa voix sur le répondeur… et lui laisser des messages sur celui-ci…

J’ai vraiment trouvé cette nouvelles touchante et très intéressante également. On y voit l’attrait irrépressible qu’on peut avoir pour nos téléphones portables. Tout l’aspect paranormal est également très bien maîtrisé. 

Dans la seconde nouvelle, « la vie de Chuck », on commence l’histoire par la fin et on finit par le commencement. Sur un fond de fin du monde, on suit la vie de Chuck, un jeune homme qui, tout comme son grand-père avant lui, a des flash lui dévoilant le futur et surtout des images de sa propre mort. 

C’est la nouvelle que j’ai le moins aimée car je l’ai trouvé un peu décousue de par sa narration assez particulière. C’est tout de même bien entendu une très bonne histoire mais je l’ai trouvée un poil en dessous des 3 autres, même si sa construction est plus complexe. Je n’ai cependant pas pu m’empêcher de m’attacher à Chuck, prisonnier si on veut bien de son propre destin. 

Pour terminer, la 4ème nouvelle (oui la nouvelle No 3 étant « si ça saigne » dont je vous ai déjà parlé!), « Rat », est celle que j’ai préféré après la nouvelle donnant le titre au recueil. 

On y suit un prof, Drew, écrivain un peu raté qui n’a jamais réussi à percer dans le milieu littéraire, en quête d’inspiration, qui part s’isoler dans un chalet pour écrire son roman de la dernière chance. Dans ce chalet, il va faire la rencontre d’un rat (mais est-il bien réel?) qui va lui proposer un pacte: la vie d’un de ses proches contre la parution de son roman. 

J’ai trouvé l’ambiance de cette nouvelle glaçante à souhait c’est celle qui m’a fait le plus frissonner. Après être rentré de son séjour dans le chalet, Drew commence à avoir des hallucinations et des acouphènes, il entend à tout moment le mot « RAT » dans la bouche de son entourage, bref, il pète peu à peu les plombs. J’ai trouvé cette nouvelle angoissante et en même temps plutôt tragi-comique. Jusqu’où est-on prêts à aller pour réaliser nos rêves? Un régal!

Bref, 4 nouvelles qui valent le détour et qui confirment (comme s’il avait encore besoin de confirmer quoi que ce soit) le génie du King. Génialissime! 

Ma note: ♥♥♥♥♥