J’ai lu: Une bête au Paradis de Cécile Coulon

Hello tout le monde !

Je vous retrouve aujourd’hui pour vous parler du roman Une bête au Paradis de l’autrice Cécile Coulon.

 ♥ = Bof bof, à éviter

♥♥ = Sympa, sans plus

♥♥♥ = Pas mal du tout , j’ai passé un bon moment !

♥♥♥♥ = A lire absolument !

♥♥♥♥♥ = Attention, gros coup de cœur !

Les (♥) représentent les demis 

L’image provient de mon instagram.

une bête au paradis

Nombre de pages:  288 pages

Maison d’édition: Le Livre de Poche

Date de parution (dans cette édition): 3 février 2021

4ème de couverture:

La vie d’Émilienne, c’est le Paradis. Cette ferme isolée, au bout d’un chemin sinueux. C’est là qu’elle élève seule, avec pour uniques ressources son courage et sa terre, ses deux petits-enfants, Blanche et Gabriel. Les saisons se suivent, ils grandissent. Jusqu’à ce que l’adolescence arrive et, avec elle, le premier amour de Blanche, celui qui dévaste tout sur son passage. Il s’appelle Alexandre. Leur couple se forge. Mais la passion que Blanche voue au Paradis la domine tout entière, quand Alexandre, dévoré par son ambition, veut partir en ville, réussir. Alors leurs mondes se déchirent. Et vient la vengeance.

Mon avis:

J’avais vu Cécile Coulon lors de son passage à l’émission La Grande Librairie (émission que j’adore!) et cela m’a donné envie de découvrir sa plume. 

J’ai vraiment aimé l’atmosphère moite et étouffante qu’elle arrive à retranscrire par ses mots, l’ambiance rurale est lourde et on sent tout de suite que quelque chose va déraper à un moment ou à un autre.

Cependant, j’ai eu de la peine à m’attacher aux personnages créés par Cécile Coulon. Blanche est une jeune femme plutôt taciturne, à l’instar de sa grand-mère Emilienne et à force de toujours vouloir être forte et indépendante, on en oublie de la prendre en affection, comme si elle gardait même les lecteurs à distance.

On sent que le poids du deuil de ses parents pèse toujours sur ses frêles épaules mais qu’elle refuse de se laisser aller à la tristesse comme son frère Gabriel qui lui vit toujours dans la mélancolie des souvenirs de leurs défunts parents. Elle ne se permet pas de flancher, tant elle sent au fond d’elle que l’avenir de la ferme en dépend. 

De ce point de vue là Blanche m’a fait penser à Scarlett O’Hara dans Autant en emporte le vent, une femme qui ferait tout pour sa terre.

Même quand elle baisse la garde avec Alexandre, son amour de jeunesse, je l’ai trouvée plutôt froide, loin de la passion qu’elle dit ressentir. Quand Alexandre la trahit pour partir « en ville », elle ne referme encore plus sur elle-même et ne vit vraiment plus que pour son précieux domaine, Le Paradis. 

La grand-mère, Emilienne, a élevé ses petits-enfants un peu à la dure. Les câlins, elle ne connait pas. Toutefois, on ressent qu’elle les aime et qu’elle fait de son mieux pour qu’ils aient une vie heureuse et épanouie. Elle les choie à sa façon. Elle a également recueilli Louis – une jeune garçon d’à peu près 10 ans de plus que Blanche –  maltraité par son père,  le prend sous son aile et l’occupe à la ferme en temps qu’homme à tout faire.

On sent à partir de ce moment que Louis tombe peu à peu sous le charme de Blanche, même s’il la considère un peu comme une petite sœur, il ne peut pas s’empêcher d’être attiré par elle pour autant. Ce qui fait qu’il voit d’un très mauvais œil et beaucoup de jalousie l’arrivée d’Alexandre, qui est là pour lui ravir sa bien-aimée. Jamais il ne se permettra un geste déplacé envers Blanche et j’avoue que j’ai apprécié cet aspect-là de Louis. Il est follement amoureux mais respecte le fait que Blanche en aime un autre, même s’il n’approuve pas le choix dudit amoureux. Il s’en méfie immédiatement. Louis ne parle pas beaucoup mais il observe énormément. Toute la violence refoulée en lui ne demande qu’à s’exprimer. Il adore le domaine du Paradis et donnerait tout pour que rien ne change dans cet oasis de bonheur et de labeur. 

Gabriel, quant à lui, essaie tant bien que mal de s’extirper du domaine dans lequel il se sent dépérir. C’est en quittant la maison et en se mettant en ménage avec son amoureuse qu’il commence vraiment à vivre, sans avoir le spectre de ses parents qui le hante. C’est finalement le personnage qui m’a le plus touché, dommage qu’il n’ait pas été plus présent, même si je comprend bien que l’histoire ne tourne pas autour de lui 😉

Bref, un roman qui se dévore et que j’ai beaucoup aimé mais qui n’a pas été un coup de coeur car comme dit plus haut, je n’ai pas vraiment réussi à m’attacher à Blanche. 

Je lirai cependant « Seule en sa demeure », le dernier livre de l’autrice, avec un grand plaisir car j’aime le ton qu’elle donne à son écriture et sa façon de poser les décors et les ambiances.

Ma note: ♥♥♥♥


J’ai lu: Grande Couronne de Salomé Kiner

Hello tout le monde !

Je vous retrouve aujourd’hui pour vous parler du roman Grande Couronne de l’autrice Salomé Kiner. Elle est journaliste et Grande Couronne est son premier roman.

 ♥ = Bof bof, à éviter

♥♥ = Sympa, sans plus

♥♥♥ = Pas mal du tout , j’ai passé un bon moment !

♥♥♥♥ = A lire absolument !

♥♥♥♥♥ = Attention, gros coup de cœur !

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grande couronne

Nombre de pages: 288 pages

Maison d’édition: Christian Bourgois Editeur

Date de parution (dans cette édition): 19 août 2021

4ème de couverture:

Nous sommes en France, à la fin des années 1990. Dans une ville de banlieue pavillonnaire, une adolescente regarde passer les trains qui filent vers la capitale. Elle a des projets plein la tête : partir, devenir hôtesse de l’air ou avocate et surtout, plus urgent, s’acheter des vêtements de marque. Mais comment faire quand on n’a pas assez d’argent de poche et que la vie dont on rêvait se révèle être un champ de cactus? Pour le moment, sa famille vacille et ses repères sont chamboulés. En très peu de temps, sans renoncer à ses désirs, elle devra tout apprendre : comment classer ses pensées, tenir tête à ses copines, assumer des responsabilités trop grandes pour elle et vivre ses premières expériences sexuelles. Si l’adolescence est une ligne de crête menant à l’âge adulte, l’attachante héroïne de Grande Couronne s’y tient en équilibriste, oscillant entre le trivial et le terrible. Mais elle a une arme : une vision au laser grâce à laquelle elle dresse un tableau de son époque et de ses émotions aussi drolatique qu’impitoyable.

Mon avis:

Un roman percutant sur la jeunesse dans les années 1990. La narratrice (dont je ne me rappelle pas le prénom (je pense même qu’on ne le dit pas) mais dont le nom de code est Tenessy), est une adolescente rêvant de liberté, de gagner de l’argent (beaucoup d’argent) et de partir vivre à Paris, ce qui est pour elle le summum d’une vie réussie.

J’ai trouvé ce roman incroyable de par sa narration tellement parlante de vérité. Le regard qu’elle porte sur ses parents et en particulier sa mère, oscillant entre la pitié au début (elle dénigre sa mère qui lui achète des habits et des goûters sans marques etc) et la fin du roman où on sent qu’elle ressent beaucoup de fierté envers sa mère et qu’elle l’admire pour tout ce qu’elle fait pour la famille malgré la séparation d’avec son mari. Elle gère la maison, les enfants et travaille en plus à côté. J’ai trouvé touchant que la narratrice se rende compte de tout le travail accompli par sa mère, surtout qu’à un moment elle doit en assumer en partie la charge quand sa mère plonge dans la dépression suite au divorce.

La narratrice porte un regard plutôt méprisant sur son père, qui quitte le navire de la vie familiale pour vivre avec sa maîtresse, loin du tumulte de sa vie familiale pour le moins encombrante (la narratrice a une grande soeur et deux petits frères). Partir et faire comme si les enfants et l’ex femme n’existaient pas (ou peu s’en faut), c’est si facile. D’autant plus que le plus petit garçon est autiste et nécessite des soins supplémentaires.

(…) Je comprenais pourquoi ma mère avait des envies de mourir. Faire le parent tout seul c’est une vie pour personne. (Grande couronne de Salomé Kiner, page 142)

(…) Peut-être qu’enfin je pouvais la comprendre, peut-être que la malheur fédère plus que la joie.

(Grande couronne de Salomé Kiner, page 287)

C’est un roman sur les désillusions de l’adolescence et du passage à l’âge adulte, l’appât de l’argent facile et les dérives que celui-ci engendre. La narratrice va même jusqu’à accepter de faire des branlettes et fellations tarifées pour se faire de l’argent de poche et pouvoir s’offrir les habits et accessoires à la mode dont elle rêve depuis toujours. Mais est-ce que ressembler aux filles qu’elle admire en se rabaissant de la sorte la rendra-t-elle plus heureuse?

C’est un roman assez dur de par les sujets qu’il aborde mais c’est fait d’une manière si naturelle et fluide que finalement ça passe crème et on ne s’y attarde pas non plus. En effet, l’autrice, par la voix de sa narratrice, arrive à nous faire passer des messages sur des thèmes importants tout en ne plombant pas son récit. 

La narratrice s’échappe de l’ambiance plutôt lourde de sa vie familiale en fumant et en fréquentant des garçons. Je l’ai trouvée très attachante de par ses interrogations sur la vie et sa peur panique de finir sa vie dans sa petite ville où il ne passe jamais rien. Elle voit Paris comme un but ultime dans sa vie, l’accomplissement qui montre qu’elle a réussi sa vie. Elle ne veut pas avoir de regrets et fait tout pour arriver à ses fins.

J’ai aimé aussi l’interaction qu’elle peut avoir avec ses petits frères. Elle est très protectrice envers eux et s’en occupe beaucoup. Finalement, elle veut faire sa dure mais c’est une jeune fille très attachée à sa famille et qui se bat bec et ongles pour que l’équilibre familial demeure malgré la séparation de ses parents.

Bref, vous l’aurez compris, j’ai adoré ce roman. J’ai trouvé la narration plutôt acerbe mais délicieuse et j’ai adoré retrouver l’ambiance des années 1990. L’autrice étant de la même année que moi, j’ai retrouvé pas mal de références à des choses que je connaissais étant petite.

Une pépite dont on n’a pas entendu assez parler à mon sens!

Ma note: ♥♥♥♥♥


[SP]J’ai lu: Le sortilège de Stellata de Daniela Raimondi

Hello tout le monde !

Je vous retrouve aujourd’hui pour vous parler du roman le sortilège de Stellata de l’autrice italienne Daniela Raimondi que j’ai eu la chance de recevoir de la part des éditions Slatkine & Cie. 

 ♥ = Bof bof, à éviter

♥♥ = Sympa, sans plus

♥♥♥ = Pas mal du tout , j’ai passé un bon moment !

♥♥♥♥ = A lire absolument !

♥♥♥♥♥ = Attention, gros coup de cœur !

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le sortilège de Stellata

Nombre de pages: 525 pages

Maison d’édition: Slatkine & Cie

Date de parution (dans cette édition): 6 mai 2021

4ème de couverture:

Italie, début du XIXe siècle.
La famille Casadio voit sa vie changer à jamais : le fils, Giacomo, tombe amoureux d’une gitane, Viollca Toska, et décide de l’épouser. À partir de ce moment, leurs descendants seront divisés en deux branches : les rêveurs, aux yeux bleus et aux cheveux blonds de Giacomo, et les clairvoyants, qui ont les yeux sombres et les cheveux noirs de Viollca, ainsi que ses dons surnaturels.
Les Casadio vivront tous suspendus entre l’envie irrésistible de poursuivre leurs rêves et la peur des conséquences. En fin de compte, ils suivront leurs choix jusqu’à la fin, dictée soit par l’amour soit par la rébellion, par la soif de justice ou le désir de changer le monde. Surtout, ils suivront leur destin malgré la terrible prophétie que Viollca a lue dans les cartes par une nuit orageuse…

Mon avis:

Quelle claque que cette grande saga familiale! C’est beau, poétique, intelligent et on ne s’ennuie pas une seule seconde.

J’ai été de suite emportée par la plume de Daniela Raimondi et ai adoré suivre la famille Casadio et Martiroli au fil des années. 

Depuis Viollca, l’aïeule gitane qui avait vu dans les cartes et dans ses rêves le destin funeste de certains membres de sa famille (même pas encore nés pour la plupart!) de 1800 à nos jours, on comprend très vite que tout était déjà écrit pour cette famille. 

D’ailleurs, dans chaque génération qui suivra, il y a toujours au moins une personne qui a « le don » et qui fait également des rêves étranges, entre autres. J’ai trouvé ces prédispositions au « surnaturel » hyper intéressantes.

Un roman à tiroirs, foisonnant à souhait, des personnages hauts en couleur et très attachant de par leurs croyances et leur convictions, une famille soudée malgré les drames qui jonchent les existences de ses membres. Cependant, on ressent vraiment un fort esprit de famille dans leurs relations et ils se soutiennent dans les épreuves.

J’ai eu beaucoup de plaisir à suivre les différentes générations au fil des années et on suit également l’évolution de la place de la femme dans la société tout au long du roman et j’ai trouvé cet aspect (qui est amené d’une manière très subtile) vraiment intéressant également. Elles étaient principalement assignées aux tâches ménagères et à la famille dans les années 1900 pour finalement réussir enfin à s’épanouir en temps qu’individu quand on arrive à nos jours (même si la parité n’est pas encore de mise). On sent d’ailleurs que certains personnages féminins ont des regrets d’être un peu passés à côté de leur vie à force de l’avoir consacrée à la maison et aux enfants. J’ai aimé tous les personnages, hommes et femmes confondus. Aucun d’entre eux n’est tout blanc ou tout noir, ils ont tous des qualités et des défauts, ce qui les rend terriblement attachants et vraiment crédibles.

Toute la famille (toutes générations confondues) respecte énormément Viollca et se souvient d’elle avec émotion, tout en prenant au sérieux ses prémonitions. Ils sont toutefois partagés entre modernité et superstitions, bloqués malgré eux dans une spirale de malheurs et de tristesse. L’histoire se répète, encore et encore. Pourront-ils être un jour heureux et en paix?

Certains personnages renoncent à leur propre bonheur pour le bien de leur famille mais d’autres décident de vivre pleinement leurs passions, quelles qu’en soit les conséquences. 

Je ne vais pas vous en dire plus de peur de vous révéler certains retournements du livre mais si vous aimez les grands romans familiaux, bien écrits, et dont chaque mot a été choisi avec soin, je ne peux que vous conseiller cette petite brique qui vous fera voyager et très certainement pleurer tant les mots de Daniela Raimondi savent nous toucher en plein cœur.

Ma note: ♥♥♥♥♥


Un grand merci aux éditions Slatkine & Cie pour l’envoi de ce SP!

[SP]J’ai lu: Souvenirs en similicuir de Nadia Boehlen

Hello tout le monde !

Je vous retrouve aujourd’hui pour vous parler du roman Souvenirs en similicuir de l’autrice suisse Nadia Boehlen que j’ai eu la chance de recevoir de la part des éditions Slatkine (en version épreuves brochées non corrigées).

 ♥ = Bof bof, à éviter

♥♥ = Sympa, sans plus

♥♥♥ = Pas mal du tout , j’ai passé un bon moment !

♥♥♥♥ = A lire absolument !

♥♥♥♥♥ = Attention, gros coup de cœur !

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souvenirs en similicuir

Nombre de pages: 160 pages

Maison d’édition: Slatkine 

Date de parution (dans cette édition): 27 août 2021

4ème de couverture:

« Ma mère fait des cauchemars à répétition. Le rêve qui revient le plus est celui avec les serpents. Elle le raconte sur un ton désinvolte, comme s’il s’agissait d’une maladresse de sa part, du lait renversé sur une plaque de cuisson, ou d’un aliment figurant sur la liste des courses et qu’elle aurait oublié d’acheter. »
 
Porté par une narration singulière, souvenirs en similicuir raconte le cheminement vers l’âge adulte d’une enfant à travers le regard qu’elle porte sur sa famille, sur sa mère tout particulièrement, dont elle perçoit confusément les souffrances liées à sa condition. Heurtée, façonnée par une conscience exacerbée que celle-ci a de son inculture et par ses traumatismes occultés, la jeune femme décidera sciemment, au fil du temps, de lui vouer une forme de loyauté.

Mon avis:

Ce roman traite de la relation mère-fille et de la manière qu’une jeune fille s’identifiera (ou pas) à sa mère en grandissant.

La narratrice raconte la vie de sa mère, son déracinement de son Tessin natal pour la Suisse alémanique. Son tiraillement permanent entre la honte de sa mère qu’elle ne trouve pas assez cultivée (elle qui n’aspire qu’à faire de hautes études et monter en grade dans l’échelle sociale) et son amour débordant pour celle-ci qu’elle admire et aime malgré tout. On sent toutefois que la narratrice a parfois honte de ses origines paysannes et de l’inculture de ses proches. J’ai trouvé cela très triste. On ne devrait jamais avoir honte de notre famille. 

Ma mère ne me témoigne aucun geste d’affection. Ses contacts avec moi sont presque toujours entachés de nervosité. Elle tire trop fort sur mes cheveux en les coiffant. Elle me tient la main pour qu’on se dépêche, pas pour me rassurer ou me donner de la douceur. Et de toute façon elle n’a jamais le temps: « J’ai du travail, moi! » Elle ne se donne jamais le temps. Elle est toujours dans une course incessante.

Souvenirs en similicuir de Nadia Boehlen, page 57

Cette mère d’ailleurs qui peine à montrer ses sentiments à ses filles et ne cesse de les rabrouer, de les critiquer. Est-elle jalouse des conditions de vie facilitées de ses filles ? En tout cas elle les pousse vers l’excellence, essaie de mettre toutes les chances de leur côté pour qu’elles puissent aspirer à une vie plus riche que la sienne. 

J’ai aimé la manière d’écrire de l’autrice, les chapitres courts et la narration à fleur de peau. 

On sent vraiment que la narratrice admire malgré tout sa mère, sa façon qu’elle a eu de s’extraire d’une relation toxique et violente avant de rencontrer celui qui deviendra son père. 

Toutes ces choses mises bout à bout (le déracinement de son canton d’origine, la barrière de la langue malgré tout, une relation toxique, les études non achevées…) font qu’on comprend un peu mieux pourquoi la maman de la narratrice est un peu amère, même si je trouve qu’on sent qu’elle aime tout de même sa fille. Elle regrette le temps qui passe et qui fane sa beauté, elle regrette le temps qui passe sur sa vie où il ne se passe pas grand chose malgré le fait qu’elle ait un mari aimant qui est également un bon père pour ses filles.

La mère est donc dans un état permanent de spleen, elle est toujours à la limite d’éclater. J’ai trouvé que c’était finalement un très beau portrait d’une maman, d’une femme avant tout, qui veut juste être heureuse et qui fait de son mieux pour que tout le monde se porte bien dans sa famille, même si elle s’y prend mal. Je trouve que la narratrice est assez dure avec sa mère, mais on est toujours durs avec nos parents, jusqu’au moment où on devient nous-mêmes parents et qu’on comprend beaucoup mieux certaines de leurs réactions.

Bref, j’ai trouvé que c’était un magnifique roman sur la famille, le lien mère-fille porté par une très belle plume et que j’ai lu en quelques heures sans faire de pause tellement il m’a emportée. Un livre court mais puissant sur l’amour filial. 

Ma note: ♥♥♥♥♥


Un grand merci aux éditions Slatkine pour l’envoi de ce SP!

J’ai lu: The mortal instruments tome 4, la cité des anges déchus de Cassandra Clare

Hello tout le monde !

Je vous retrouve aujourd’hui pour vous parler du roman La cité des anges déchus, le tome 4 de la série The Mortal Instruments de l’autrice Casssandra Clare.

 ♥ = Bof bof, à éviter

♥♥ = Sympa, sans plus

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♥♥♥♥ = A lire absolument !

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mortal instruments la cité des anges déchus

Nombre de pages: 512  pages

Maison d’édition: PKJ

Date de parution (dans cette édition): 19 septembre 2013

4ème de couverture:

La guerre est terminée. Clary rentre à New York pour s’entraîner à devenir Chasseur d’Ombres. Mais les tensions se ravivent avec les Créatures Obscures, des Chasseurs d’Ombres sont assassinés…
Les deux camps se préparent à une nouvelle confrontation et se disputent Simon, un vampire aux nombreux pouvoirs. Ils ne reculeront devant rien. Au risque pour Clary de perdre tous ceux qu’elle aime… y compris Jace.

Mon avis:

Continuer la saga Mortal Instruments c’est comme enfiler des pantoufles tant j’ai du plaisir à retrouver cet univers particulier. 

Dans cet opus, on suit plus particulièrement un certain vampire diurne (je ne veux pas vous dire de qui il s’agit ça serait vous spoiler si vous n’avez pas encore lu les tomes précédents) et ses pouvoirs deviennent de plus en plus forts. De plus, il se fait de plus en plus à sa condition de vampire, même s’il a de la peine à abandonner ses réflexes « humains ». J’ai bien aimé toute sa réflexion sur son appartenance, il se sent étranger partout, ne se sentant plus humain mais n’arrivant pas à s’associer aux vampires pour autant.

J’ai trouvé Clary plus en retrait et plus passive dans ce roman, par rapport au 3ème tome où elle était super active. Jace, quant à lui, doit combattre des démons (au propre comme au figuré) qui le rongent de l’intérieur. Punaise, ils ne pourront donc jamais s’aimer tranquillement ces deux-là ?

Enfin bref, comme il s’agit d’un tome 4 j’ai toujours peur de vous dévoiler des faits qui vous gâcherait votre plaisir si vous n’avez pas lu les premiers tomes donc je ne vais pas trop m’étendre sur le sujet non plus. 

Tout simplement, j’aime toujours autant les personnages imaginés par Cassandra Clare, les dialogues qui sonnent « vrais », les rebondissements qui font qu’on ne s’ennuie pas une seule seconde. 

Ce sont des petits pavés mais écrits assez gros ce qui donne une expérience de lecture plutôt reposante pour les yeux 😉 

Si vous aimez les histoires de démons, de vampires. d’anges et de loups-garous, vous ne pourrez qu’adorer The Mortal Instruments et ses personnages hauts en couleurs.

Vivement d’entamer le tome 5 ! (en décembre je pense 😉 )

 

Ma note: ♥♥♥♥


[SP]J’ai lu: Au carrefour des intentions de Sven Papaux

Hello tout le monde !

Je vous retrouve aujourd’hui pour vous parler du roman Au carrefour des intentions du jeune auteur suisse Sven Papaux que j’ai eu la chance de recevoir de la part des éditions Slatkine. Il s’agit de son premier roman.

 ♥ = Bof bof, à éviter

♥♥ = Sympa, sans plus

♥♥♥ = Pas mal du tout , j’ai passé un bon moment !

♥♥♥♥ = A lire absolument !

♥♥♥♥♥ = Attention, gros coup de cœur !

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au carrefour des intentions

Nombre de pages: 160

Maison d’édition: Slatkine 

Date de parution (dans cette édition): 6 septembre 2021

4ème de couverture:

River approche de la majorité. Il est bon skieur, se rêve professionnel, mais se sent en décalage avec le milieu de compétition du ski alpin. Tant d’années à cravacher pour ne récolter que frustration et blessures à répétition. Peu à peu, son corps tire la sonnette d’alarme et son âme se fissure. Un grand vide se crée autour de lui. Certaines questions apparaissent comme légitimes, d’autres moins. Ecœuré par l’univers qu’il pensait être fait pour lui, River entame alors une nouvelle existence qui l’emmène vers des sentiers inconnus. Un voyage dans l’entre-deux, au carrefour des intentions et des décisions. Un récit à la voix déchirante, parce que profondément humaine, qui décrit la dangereuse zone grise du passage de l’adolescence à l’âge adulte.

Mon avis:

Un roman sur la passion dévorante que voue un jeune homme, River, au ski alpin. 

River rêve de gloire et surtout, il a envie d’être à la hauteur de ses rêves même si pour cela il doit vraiment se dépasser. 

Ce roman montre l’envers du décors des sports à haut niveau, quand aucune erreur n’est permise, quand les corps sont mis à rude épreuve. On demande toujours plus à River qui est épuisé, tant mentalement que physiquement, son corps commençant à lui faire de plus en plus souvent défaut, comme s’il voulait tirer la sonnette d’alarme.

River est partagé entre l’envie de persévérer dans ce sport qui est toute sa vie ou revenir à une vie « normale », quitte à abandonner en chemin une gros bout de lui-même, la partie de lui qui y croyait encore. 

Il a cependant la chance d’être bien entouré par sa famille et ses parents ne le poussent pas du tout dans la direction du sport à haut niveau, au contraire, ils savent combien cet univers est impitoyable pour les jeunes qui ont un certain don mais pas suffisamment de talent pour vraiment pouvoir percer. 

On suit donc tout au long du roman les déceptions et les désillusions de River concernant le ski et tout ce qui l’entoure, les entraîneurs impitoyables et sans aucune empathie pour la plupart, les blessures à répétition. On sent monter au fil des pages la déception de River et j’ai vraiment espéré qu’il allait laisser tomber car il m’a vraiment fait mal au cœur avec son corps qui ne voulait plus fonctionner et l’emmener sur les pistes.

J’ai trouvé la plume de Sven Papaux plutôt fluide pour un premier roman, c’est prometteur. Cependant, j’ai trouvé River un peu geignard à des moments même si je peux bien comprendre qu’il souffre et qu’il soit déçu de la tournure des événements. Cependant, on sait tous que le sport à haut niveau est un monde sans pitié et que les faibles sont écartés très rapidement et sans ménagement. 

De plus, j’ai trouvé qu’il y avait un certain décalage par rapport au vocabulaire utilisé lors de la narration (pourtant c’est River le narrateur) et les dialogues qui sont plutôt bruts et sans fioritures. River s’exprime donc bien mieux quand il raconte sa vie que quand il parle à d’autres protagonistes 😉 Bon,  je pense que c’était voulu de la part de l’auteur pour rendre les dialogues plus « vrais », mais j’avoue que cela m’a fait tilter un peu.

J’ai passé malgré tout un  bon moment de lecture, j’ai aimé en apprendre plus sur ce joli sport bien de chez nous qu’est le ski alpin et j’ai trouvé intéressantes les interrogations et appréhensions de River quand à son passage à l’âge adulte, l’âge auquel il faut commencer à prendre des décisions qui vont conditionner le reste de nos vies.

River va-t-il accepter de renoncer à son rêve ou va-t-il mettre sa vie en péril pour accéder à son idéal ?  Et bien, il faudra que vous lisiez ce chouette roman pour avoir la réponse 😉

 

Ma note: ♥♥♥


Un grand merci aux éditions Slatkine pour l’envoi de ce SP!

J’ai lu: Trois de Valérie Perrin

Hello tout le monde !

Je vous retrouve aujourd’hui pour vous parler du roman Trois de l’autrice Valérie. Il s’agit sauf erreur de son 3ème roman. Pour ma part, je n’ai lu que les oubliés du dimanche bien que changer l’eau des fleurs soit dans ma pile à lire depuis belle lurette 😉 (qui emploie encore ce terme, d’ailleurs ?) J’avais beaucoup aimé les oubliés des dimanches dont j’avais trouvé l’écriture sensible et percutante.

 ♥ = Bof bof, à éviter

♥♥ = Sympa, sans plus

♥♥♥ = Pas mal du tout , j’ai passé un bon moment !

♥♥♥♥ = A lire absolument !

♥♥♥♥♥ = Attention, gros coup de cœur !

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trois

Nombre de pages: 672 pages

Maison d’édition: Albin Michel

Date de parution (dans cette édition): 31 mars 2021

4ème de couverture:

« Une pépite de roman ». Le Parisien

« Je m’appelle Virginie. Aujourd’hui, de Nina, Adrien et Etienne, seul Adrien me parle encore.

Nina me méprise. Quant à Etienne, c’est moi qui ne veux plus de lui. Pourtant, ils me fascinent depuis l’enfance. Je ne me suis jamais attachée qu’à ces trois-là. »

1986. Adrien, Etienne et Nina se rencontrent en CM2. Très vite, ils deviennent fusionnels et une promesse les unit : quitter leur province pour vivre à Paris et ne jamais se séparer.

2017. Une voiture est découverte au fond d’un lac dans le hameau où ils ont grandi. Virginie, journaliste au passé énigmatique, couvre l’événement. Peu à peu, elle dévoile les liens extraordinaires qui unissent ces trois amis d’enfance. Que sont-ils devenus ? Quel rapport entre cette épave et leur histoire d’amitié ?

Mon avis:

Une brique que j’ai vraiment dévorée du moment que je me suis vraiment plongée dedans! J’avoue avoir eu au début un peu de mal à me mettre dedans mais à partir de 50 pages le rythme s’accélère et l’intrigue m’a vraiment happée pour ne plus me lâcher avant la fin!

Je me suis très rapidement attachée aux trois principaux protagonistes, Nina, Adrien et Etienne qui sont trois amis d’enfance.

J’ai trouvé leur amitié indéfectible tellement belle et touchante.

Ils sont là l’un pour l’autre au fil de leurs années d’école, dans les hauts comme dans les bas. Mais finalement, se connaissent-ils vraiment ? Ne garde-t-on pas toujours au fond de nous une part de mystère, une part d’ombre peut-être ?

Nina est une fille solaire, que tout le monde aime. Très attachée à son grand-père avec lequel elle vit après l’abandon de sa mère, elle est en manque d’un repère féminin. Elle attise la jalousie des autres filles car elle est entourée en permanence d’Etienne, la coqueluche de l’école et d’Adrien, discret mais excellent élève.

Etienne est un jeune homme issu d’une famille aisée et dont la petite soeur, Louise, en pince depuis toujours pour Adrien. Etienne est beau et il le sait,  il collectionne les conquêtes mais attention, il ne faut pas toucher à sa Nina chérie, qu’il considère comme une soeur.

Adrien, quant à lui, est le sensible de la bande, plutôt taiseux, il voue un culte à son amie Nina qu’il admire et adore.

Pourtant, les trois continuent à se mentir et à se cacher certaines choses.  C’est tout le paradoxe de ce roman. Ils sont amis mais ne sont pas certains que les autres les aimeraient encore s’ils révélaient tout ce qu’ils ont vraiment au fond d’eux, s’ils montraient leurs peurs, leur fragilité.

On suit les faits dans le passé en alternance avec le présent, raconté de l’extérieur par une amie d’enfance des trois inséparables, Virginie. On sent de suite qu’elle a toujours envié et jalousé la belle amitié qui liaient Nina, Adrien et Etienne et essaie de comprendre ce qui les a mené à ne plus se parler.

Au fil des pages, on les voit grandir, évoluer, s’épauler dans les moments difficiles.

Les dialogues sont vraiment bien écrits, on s’y croirait. Valérie Perrin a l’art et la manière de nous faire vraiment vivre l’histoire de ses personnages et je me suis vraiment attachée à eux. Elle sait  leur insuffler un supplément d’âme qui fait que j’avais vraiment envie de savoir comment l’histoire allait se terminer. J’avais hâte de me replonger dans ce roman chaque soir.

La pointe de mystère qui plane également autour des protagonistes quand l’épave d’une voiture est repêchée dans un lac donne une dimension supplémentaire à l’histoire. Je ne me suis pas ennuyée une seule seconde, l’autrice insérant souvent des rebondissements.

On ne tombe jamais dans le pathos, malgré certaines situations vraiment tristes. Valérie Perrin n’épargne pas ses personnages.

Ce roman aborde également le thème des relations toxiques et abusives et cela a un vrai sens dans l’histoire, ce n’est pas un prétexte de l’autrice pour caser un sujet « à la mode ».

Bref, si vous aimez les histoires d’amitié et d’amour saupoudrées de suspense, vous ne pourrez qu’adorer ce roman !

Ma note: ♥♥♥♥♥


J’ai lu: Gaeska, la bonté d’Eirikur Örn Norddahl

Hello tout le monde !

Je vous retrouve aujourd’hui pour vous parler du roman Gaeska, la bonté de l’auteur islandais Eirikur Örn Norddahl (désolée je ne sais pas comment faire les accents islandais) dont j’avais adoré Illska, le mal, il y a de cela quelques années maintenant. Gaeska est le roman qu’il avait écrit avant Illska mais qui a été traduit en Français après celui-ci.

 ♥ = Bof bof, à éviter

♥♥ = Sympa, sans plus

♥♥♥ = Pas mal du tout , j’ai passé un bon moment !

♥♥♥♥ = A lire absolument !

♥♥♥♥♥ = Attention, gros coup de cœur !

Les (♥) représentent les demis 

L’image provient de mon Instagram.

Gaeska

Nombre de pages:  288 pages

Maison d’édition: Métailié

Date de parution (dans cette édition): 5 septembre 2019

4ème de couverture:

Halldor Gardar, député du parti conservateur, se réveille un matin dans un monde complètement différent de celui qu’il a quitté la veille en s’endormant. Le mont Esja brûle, dégageant un nuage de fumée qui recouvre Reykjavík. Austurvöllur, la place du Parlement, est envahie par les manifestants qui reviennent chaque fois que la police les évacue. Des tempêtes de sable dévastatrices s’abattent sur le pays, des femmes tombent des immeubles et s’écrasent sur les trottoirs. La situation est telle qu’Halldor s’enferme dans une chambre d’hôtel et sèche les séances parlementaires où d’ailleurs les députés en viennent aux mains. Mais quand une petite fille marocaine lui demande de l’aider à arracher ses parents des griffes du gouvernement islandais qui veut à tout prix les « intégrer’, sa vie prend un sens nouveau et insoupçonné…

Tout d’ailleurs change dans l’île, les femmes prennent le pouvoir, renégocient la dette et ouvrent le territoire à 80 millions d’émigrants.

Mon avis:

J’en parle assez souvent ici, mais j’avais adoré Illska, du même auteur. Un roman foisonnant, dérangeant à des moments, mais tenant presque du génie. 

Avec Gaeska, on est plutôt dans une sorte de dystopie pas vraiment lointaine de notre réalité, où les hommes politiques n’ont aucune morale, se gavent de nourriture et laissent parler leurs instincts primaires (violence, sexe. etc). Mais d’un jour à l’autre, tout est chamboulé. Les femmes sont au pouvoir et décident d’une politique migratoire très accueillante 🙂 

J’ai trouvé ce roman totalement délirant, en plus d’être une dystopie il touche à pleins de sujets assez délicats comme le racisme, l’intégration,  le suicide … J’ai bien aimé le côté très féministe du roman, féminisme que je ressens toujours dans les livres de cet auteur. 

Cependant, j’avoue avoir été plutôt déroutée par ce roman un peu trop spécial à mon goût. Certains passages sont un peu sans queue ni tête mais dénoncent d’une certaine façon ce monde qui devient fou et dans lequel nous devrions revenir à des valeurs plus simples.

Halldor est un personnage un peu spécial. Quand le grand bouleversement arrive, il préfère se cacher dans un hôtel et attendre « que ça passe », alors que sa femme, politicienne tout comme lui (mais pas pour le même parti), prend la tête du pays. On voit qu’il craint sa femme tout comme il l’aime et l’admire. Il est toujours en demande de marques d’affection.  De son côté, sa femme l’infantilise beaucoup et on sent qu’elle n’a pas vraiment besoin de lui car il est un peu comme un poids mort.

Un roman qui fait réfléchir mais qui est un peu trop farfelu pour être vraiment pris au sérieux.

Dommage, j’espère que le prochain roman que je lirai de cet auteur dont j’aime tellement la plume malgré tout me plaira davantage ! L’écriture est poétique et les mots toujours soigneusement choisis, chose que j’apprécie particulièrement. Les dialogues sont vraiment savoureux et j’ai ri plus d’une fois. Le pays tel qu’il est décrit me donne vraiment envie d’aller passer des vacances en Islande 🙂

Pas un coup de cœur, pas vraiment un flop non plus… mais une lecture dont j’attendais peut-être un peu trop !! Des sujets néanmoins intéressants sont abordés, dommage que l’auteur n’ait pas été vraiment au bout de son idée, le livre aurait mérité 100 pages de plus pour le clore d’une façon plus satisfaisante. 

Ma note: ♥♥♥


[SP]J’ai lu: Le train des brumes d’Yves Paudex

Hello tout le monde !

Je vous retrouve aujourd’hui pour vous parler du roman Le train des brumes de l’auteur suisse Yves Paudex que j’ai eu la chance de recevoir de la part des Editions Plaisir de lire

 ♥ = Bof bof, à éviter

♥♥ = Sympa, sans plus

♥♥♥ = Pas mal du tout , j’ai passé un bon moment !

♥♥♥♥ = A lire absolument !

♥♥♥♥♥ = Attention, gros coup de cœur !

Les (♥) représentent les demis 

L’image provient de mon Instagram.

le train des brumes

Nombre de pages:  300 pages

Maison d’édition: Plaisir de lire, collection frisson

Date de parution (dans cette édition): 6 mai 2021

4ème de couverture:

Il fait nuit noire quand, le 23 décembre 1998, l’Intercity 744 se fait braquer par une bande de malfrats à Grandvaux. Le butin ? Des sacs postaux contenant de l’argent liquide et des papiers-valeurs. Les enquêteurs Valentin Rosset et Samuel Rochat sont chargés de l’affaire. L’un est sensible et expérimenté avec un sens de la justice prononcé, l’autre taciturne et parfois antipathique tout en étant discipliné. Malgré leur tempérament opposé, les deux inspecteurs vont unir leur force pour démasquer les coupables. Tout en apprenant à se connaître et à avancer, tant dans leur quête des malfaiteurs que dans leur propre humanité, ils vont devoir faire face à de multiples revers. Meurtres, suicide, violence jalonneront leur voyage. Mais, au bout du tunnel, parviendront-ils à arrêter les criminels ? Basé sur des faits réels, ce roman réinvente l’histoire en évoquant l’une des enquêtes les plus mystérieuses du canton de Vaud.

Mon avis:

J’ai découvert la plume du romancier suisse Yves Paudex avec ce roman et j’avoue y avoir pris beaucoup de plaisir !

Le fait que l’histoire, tirée d’un fait divers réel, se passe en Suisse, dans des endroits que je connais, m’a bien sur de suite interpelée et passionnée. 

Un train et en particulier un wagon postal est attaqué à la veille des fêtes de Noël. Résultat, un mort et des milliers de Francs Suisses et de papiers-valeurs ont été volés.

Deux inspecteurs vont être chargés de l’enquête, deux personnages que tout oppose et pourtant le binôme fonctionne à la perfection. 

Valentin Rosset, plus âgé, posé, père de famille, un peu rêveur, est vraiment le cerveau du duo. Samuel Rochat, quant à lui, jeune trentenaire célibataire, un peu rustre – avec de gros penchants racistes  –  mais plein de bonne volonté, est plus tourné vers l’action. 

J’ai aimé le fait que les deux inspecteurs sachent se remettre en question et connaissent les forces et les faiblesses de leur binôme. Corruption, mensonges.. les deux policiers vont vite découvrir que leur affaire prend une ampleur à laquelle ils ne s’attendaient pas. 

Dans le roman, on alterne les chapitres où on suit l’enquête et des autres où on suit les malfrats. 

J’ai bien aimé en savoir plus sur ces derniers car personne n’est jamais tout blanc ou tout noir. Les personnages d’Yves Paudex sont assez nuancés et ont de la profondeur, chose que j’ai appréciée. J’ai également apprécié le fait que ce roman ne soit pas dans la surenchère de violence (même s’il y en a quand même). 

L’ambiance baigne vraiment dans le brouillard, on a l’impression de sentir la brume qui nous pénètre et nous glace les os!

Bref, j’ai vraiment passé un chouette moment de lecture en compagnie de nos deux inspecteurs et me réjouis de lire le prochain roman de cet auteur 🙂

Ma note: ♥♥♥(♥)


Un grand merci aux éditions Plaisir de lire pour l’envoi de ce SP!

J’ai lu: Je suis le genre de fille de Nathalie Kuperman

Hello tout le monde !

Je vous retrouve aujourd’hui pour vous parler du roman Je suis le genre de fille de l’autrice Nathalie Kuperman. 

 ♥ = Bof bof, à éviter

♥♥ = Sympa, sans plus

♥♥♥ = Pas mal du tout , j’ai passé un bon moment !

♥♥♥♥ = A lire absolument !

♥♥♥♥♥ = Attention, gros coup de cœur !

Les (♥) représentent les demis 

L’image provient de mon Instagram.

je suis le genre de fille

Nombre de pages:  224 pages

Maison d’édition: folio

Date de parution (dans cette édition): 19 mars 2020

4ème de couverture:

« D’accord » : c’est peut-être le mot que Juliette dit le plus souvent, par fatigue, lâcheté ou absence d’à-propos. Elle est le genre de fille accommodante, avec ses proches, son ex-mari un brin narquois, son adolescente de fille, son trop parfait collègue de travail. Jusqu’au moment où elle décide de dire non. Un immense « non » libérateur, lancé à la figure de ceux qui ne doutent jamais d’eux, qui tiennent à jouer le premier rôle dans leur comédie sociale.

Mon avis:

Au début, je me suis dit que ça devait être marrant de me glisser dans la peau de cette mère de famille un peu névrosée et qui narrait sa vie d’une manière plutôt humoristique sur le genre « je suis le genre de fille qui… ». Je me suis dit, « chouette, moi aussi je suis le genre de fille qui dit toujours oui et qui après se maudit de ne pas avoir su dire non ».

Si certains chapitres étaient assez drôles effectivement, j’ai très vite trouvé un peu exagérées les lubies de Juliette, la narratrice. 

L’écriture est néanmoins fluide et agréable et le roman se lit très vite. Il s’agit en fait de petites scénettes de la vie quotidienne et à quelques exceptions près je n’ai pas vraiment pu me retrouver dans Juliette, que j’ai trouvée un peu trop « tout ». On n’est pas du tout dans la demi-mesure. Pour moi les traits ont été un peu trop forcés ce qui m’a fait un peu décrocher de ma lecture à des moments. 

Juliette souffre d’un complexe d’infériorité qui fait qu’elle veut toujours faire bien et se montrer gentille pour – pense-t-elle – remonter dans l’estime des autres. Cependant, tout cela est dans sa tête car je ne pense pas que les autres la perçoivent aussi négativement qu’elle le pense. On est souvent notre propre pire ennemi.

Sur ce point-là je pense que Juliette ressemble à pas mal de femmes – et sûrement d’hommes aussi – qui ont toujours peur de ne pas en faire assez et qui s’épuisent leur vie durant pour atteindre un idéal qui n’existe pas. 

Bref, un roman qui se lit plutôt rapidement car les chapitres sont assez courts, ce qui donne un bon rythme au récit même si j’ai trouvé l’ensemble un peu décousu. L’humour est très présent – parfois trop? – et nous fait parfois un peu dévier du sujet principal qui je pense était d’apprendre à dire non et arrêter de se faire marcher sans cesse dessus. 

 

Ma note: ♥♥(♥)