J’ai lu: Où vivaient les gens heureux de Joyce Maynard

Hello tout le monde !

Je vous retrouve aujourd’hui pour vous parler du roman Où vivaient les gens heureux de l’autrice américaine Joyce Maynard dont j’ai déjà lu plusieurs livres qui m’ont tous beaucoup plu (baby love et les filles de l’ouragan notamment). J’ai vraiment envie de découvrir toute la bibliographie de cette autrice dont je chéris particulièrement la plume.

 ♥ = Bof bof, à éviter

♥♥ = Sympa, sans plus

♥♥♥ = Pas mal du tout , j’ai passé un bon moment !

♥♥♥♥ = A lire absolument !

♥♥♥♥♥ = Attention, gros coup de cœur !

Les (♥) représentent les demis 

L’image provient de mon instagram.

Où vivaient les gens heureux

Nombre de pages: 560 pages

Maison d’édition: Philippe Rey

Date de parution (dans cette édition): 19 août 2021

4ème de couverture:

Lorsque Eleanor, jeune artiste à succès, achète une maison dans la campagne du New Hampshire, elle cherche à oublier un passé difficile. Sa rencontre avec le séduisant Cam lui ouvre un nouvel univers, animé par la venue de trois enfants : la secrète Alison, l’optimiste Ursula et le doux Toby.
Comblée, Eleanor vit l’accomplissement d’un rêve. Très tôt laissée à elle-même par des parents indifférents, elle semble prête à tous les sacrifices pour ses enfants. Cette vie au cœur de la nature, tissée de fantaisie et d’imagination, lui offre des joies inespérées. Et si entre Cam et Eleanor la passion n’est plus aussi vibrante, ils possèdent quelque chose de plus important : leur famille. Jusqu’au jour où survient un terrible accident…
Dans ce roman bouleversant qui emporte le lecteur des années 1970 à nos jours, Joyce Maynard relie les évolutions de ses personnages à celles de la société américaine – libération sexuelle, avortement, émancipation des femmes jusqu’à l’émergence du mouvement MeToo… Chaque saison apporte ses moments de doute ou de colère, de pardon et de découverte de soi.
Joyce Maynard explore avec acuité ce lieu d’apprentissage sans pareil qu’est une famille, et interroge : jusqu’où une femme peut-elle aller par amour des siens ? Eleanor y répond par son élan de vie. Son inlassable recherche du bonheur en fait une héroïne inoubliable, avec ses maladresses, sa vérité et sa générosité.

Mon avis:

Ce roman est une merveille du début à la fin. Dès les premières pages, on est embarqués dans la vie d’ Eleanor, jeune femme indépendante mais ayant un grand besoin d’affection (en rapport avec une enfance pas vraiment rose), qui va ensuite tomber amoureuse d’un homme, Cam, (qui se révélera ne pas être aussi parfait que prévu) et avoir trois enfants.

Ce roman aborde des thèmes comme la séparation, le deuil, les abus sexuels ou encore la transsexualité. 

Mais ce n’est pas qu’une accumulation de malheurs, au contraire. Dans cette vie somme toute plutôt ordinaire d’une famille sans grands moyens, on y trouve surtout de l’amour et du respect, même si la vie n’épargne pas Eleanor, elle arrive toujours à reprendre le dessus, elle est pleine de ressources. Les drames jonchent pourtant son existence mais elle se relève toujours.

Parfois, il faut partir de chez soir pour devenir la personne qu’on doit être.

Où vivaient les gens heureux, de Joyce Maynard, page 29

J’ai vraiment su me mettre dans la peau de l’héroïne, Eleanor, qui se pose beaucoup de questions sur ses enfants, sa maternité, son couple et la vie en général. Ses questionnements ne la rendent que plus attachante et « réelle ».

J’ai trouvé que l’autrice avait le don pour trouver les mots justes pour exprimer des émotions universelles où le plus grand nombre pourrait se retrouver. 

Quelque part au cours du processus qui l’avait amenée à être mère, elle avait perdu une partie d’elle-même.

Où vivaient les gens heureux, de Joyce Maynard, page 113.

C’est un roman qui a vraiment résonné très fort en moi et Eleanor restera longtemps dans ma mémoire, c’est un personnage fort et inspirant que j’ai quitté avec beaucoup de regrets. La plume de Joyce Maynard est sublime.

Une perle qu’il vous faut lire de toute urgence!

Ma note: ♥♥♥♥♥


[SP]J’ai lu: Au plus profond du moins profond de Christian Vellas

Hello tout le monde !

Je vous retrouve aujourd’hui pour vous parler du recueil de nouvelles Au plus profond du moins profond de l’auteur suisse Christian Vellas que j’ai eu la chance de recevoir de la part des éditions Slatkine.

 ♥ = Bof bof, à éviter

♥♥ = Sympa, sans plus

♥♥♥ = Pas mal du tout , j’ai passé un bon moment !

♥♥♥♥ = A lire absolument !

♥♥♥♥♥ = Attention, gros coup de cœur !

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au plus profond du moins profond

Nombre de pages: 134 pages

Maison d’édition: Slatkine 

Date de parution (dans cette édition): mai 2022

4ème de couverture:

Sept nouvelles inspirées de vécus familiaux. Fictions bien sûr, mais la réalité n’est pas loin. Histoires qui effleurent la surface des choses, puis se prolongent vers la complexité des relations humaines ordinaires. Du moins profond au plus profond. Comment a-t-on réussi à partager un héritage entre dix enfants sans léser personne ? Comment accepter qu’à la suite d’une recherche généalogique, on découvre qu’un intrus porteur d’une maladie génétique rare avait pris la place d’un grand-père jusqu’ici reconnu ? Pourquoi une coupure de presse, relatant les méfaits d’un maniaque tondeur de fillettes, a-t-elle été conservée dans un dossier familial ? Sans oublier de rappeler l’exploit de cet aïeul qui tua un sanglier légendaire pour venger la pauvre chienne Diane…

Mon avis:

Ces 7 nouvelles (comme les 7 pêchés capitaux d’ailleurs) parlent surtout des vices humains.

On y aborde des thèmes variés comme l’argent, la famille, le deuil… même si finalement c’est surtout le rapport aux autres qui est évoqué. 

Au début les sujets mentionnés dans la 4ème de couverture me semblaient prometteurs et ces nouvelles pour le moins satiriques avaient tout pour me plaire. Je les ai appréciées et d’ailleurs j’ai lu le recueil (qui est très court c’est vrai) en une seule soirée mais j’ai trouvé que si certaines étaient bien équilibrées au niveau du rythme, d’autres étaient un peu longues (le partage, le sanglier des Noirettes) et m’ont laissée un peu sur ma faim.

Ma nouvelle préférée est sans aucun doute la toute première, qui donne son nom au recueil « au plus profond du moins profond ». 4 petites pages qui résument une vie et la fin tragique de celle-ci. Je l’ai vraiment trouvée percutante et plutôt drôle finalement. D’ailleurs les 7 nouvelles jouent sur le registre du tragi-comique. 

Bref, si vous aimez les nouvelles et les histoires « du terroir », ce livre est fait pour vous 😉 Pour ma part, je préfère tout de même le format « roman » et j’espère lire bientôt un texte plus long de cet auteur car j’ai trouvé sa plume fine et acérée vraiment intéressante.

Ma note: ♥♥♥


Un grand merci aux éditions Slatkine pour l’envoi de ce SP!

J’ai lu: Le pain perdu d’Edith Bruck

Hello tout le monde !

Je vous retrouve aujourd’hui pour vous parler du livre le pain perdu de l’autrice Edith Bruck.

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le pain perdu

Nombre de pages: 176 pages

Maison d’édition: Editions du sous-sol

Date de parution (dans cette édition): 7 janvier 2022

4ème de couverture:

“Il faudrait des mots nouveaux, y compris pour raconter Auschwitz, une langue nouvelle, une langue qui blesse moins que la mienne, maternelle.”

En moins de deux cents pages vibrantes de vie, de lucidité implacable et d’amour, Edith Bruck revient sur son destin : de son enfance hongroise à son crépuscule. Tout commence dans un petit village où la communauté juive à laquelle sa famille nombreuse appartient est persécutée avant d’être fauchée par la déportation nazie. L’auteur raconte sa miraculeuse survie dans plusieurs camps de concentration et son difficile retour à la vie en Hongrie, en Tchécoslovaquie, puis en Israël. Elle n’a que seize ans quand elle retrouve le monde des vivants. Elle commence une existence aventureuse, traversée d’espoirs, de désillusions, d’éclairs sentimentaux, de débuts artistiques dans des cabarets à travers l’Europe et l’Orient, et enfin, à vingt-trois ans, trouve refuge en Italie, se sentant chargée du devoir de mémoire, à l’image de son ami Primo Levi.

Mon avis

Il s’agit du récit d’un destin tragique mais néanmoins extraordinaire de résilience.

Cependant, je dois avouer avoir trouvé le début un peu long (et raconté à la 3ème personne du singulier, comme si son enfance était racontée par quelqu’un d’extérieur) et la suite beaucoup trop rapide (mais narrée à la première personne du singulier), on saute d’une époque à l’autre sans avoir le temps de comprendre vraiment ce qui se passe. Alors bien sûr, ce n’était pas un récit sur son passage dans les camps comme ça avait été le cas de l’illustre « si c’est un homme » de Primo Levi (que l’autrice a côtoyé d’ailleurs) mais un récit global de sa vie. J’aurais quand même voulu en savoir un peu plus sur comment les choses se sont passées pour elle durant cette horrible période, le titre « le pain perdu » laissait entendre qu’elle en parlerait plus en détail.

– Tout cela, c’est la faute de l’homme, décrétait ma mère. Partout où il pose le pied, l’herbe ne repousse plus!

– L’homme est donc plus fort que Dieu?

lui demandais-je.

-Chacun paiera pour ses propres agissements, me rassurait-elle.

Comment aurait-on pu ne pas croire à sa mère?

Le pain perdu, d’Edith Bruck, page 62

La vie n’a pas épargné Edith Bruck et j’admire également sa capacité à rebondir et à aller toujours de l’avant. Son envie de vivre et de réussir dans la vie. Elle semble si forte et pourtant ce n’est qu’une toute jeune fille qui ne connait encore rien à la vie et qui doit tout reconstruire.  Elle a réussi à s’imposer en temps que femme et écrivain. 

Un récit d’une force incroyable d’une femme courageuse malgré les épreuves et qui a su trouver sa voie.

Ma note: ♥♥♥♥


J’ai lu: Paradis d’Abdulrazak Gurnah

Hello tout le monde !

Je vous retrouve aujourd’hui pour vous parler du roman Paradis de l’auteur Abdulrazak Gurnah, prix Nobel de littérature.

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paradis

Nombre de pages:  288 pages

Maison d’édition: Denoël

Date de parution (dans cette édition): 1er décembre 2021

4ème de couverture:

Quand ses parents annoncent à Yusuf, douze ans, qu’il va partir séjourner quelque temps chez son oncle Aziz, il est enchanté. Prendre le train, découvrir une grande ville, quel bonheur pour lui qui n’a jamais quitté son village de Tanzanie. Il ne comprend pas tout de suite que son père l’a vendu afin de rembourser une dette trop lourde – et qu’Aziz n’est pas son oncle, mais un riche marchand qui a besoin d’un esclave de plus chez lui. À travers les yeux de Yusuf, l’Afrique de l’Est au début du XXᵉ siècle, minée par la colonisation, se révèle dans toute sa beauté et sa rudesse. Dans ces étendues désertiques traversées de lentes caravanes, dans ce paradis bientôt perdu, le poids d’une vie vaut celui de quelques gouttes d’eau.

Mon avis:

La 4ème de couverture me tentait énormément et peut-être que j’en attendais un peu trop de ce roman, surtout en sachant que son auteur avait reçu le prix Nobel de littérature l’année passée (il me semble).

C’est un roman qui décrit bien les ambiances et les paysages d’Afrique mais je l’ai trouvé un peu trop contemplatif, même si la plume de l’auteur est indéniablement très belle et riche. Les descriptions sont sublimes.

On y suit un jeune  (et beau) garçon, Yusuf, qui est « offert » à un marchand par sa famille car celle-ci est endettée et ne peut rembourser le fameux marchand. Une fois parti avec le marchand, Yusuf fera la connaissance d’une (trop?) grande galerie de personnages qui vont tour à tour essayer de le charmer, de le piéger ou encore de le pervertir. 

Alors bien sûr, il se passe des choses, mais je trouve que globalement on tourne un peu en rond et du coup, même si le roman est plutôt court, j’ai fait assez long pour le lire. J’ai adoré le début mais dès que Yusuf est chez le marchand, Aziz, j’ai trouvé que le rythme ralentissait un peu trop à mon goût.

C’est un roman sur les désillusions, les rêves d’enfant qui tombent en poussière. Un roman d’apprentissage. Des thèmes forts, puissants et finalement universels.

 Cependant, j’ai trouvé qu’il y avait trop de personnages ce qui faisait qu’on avait de la peine à bien les connaître et à s’y attacher. J’ai aimé le personnage d’Aziz que j’ai trouvé plutôt intéressant (même si j’aurais souhaité en savoir plus sur lui), bien plus que Yusuf que j’ai trouvé un peu trop lisse. De plus, le manque de rythme du roman m’a un peu déroutée.

Je lirai tout de même avec grand plaisir l’autre roman de l’auteur que j’ai dans ma bibliothèque, Près de la mer, qui je l’espère saura m’emporter davantage 🙂

Ma note: ♥♥♥


J’ai lu: Piranèse de Susanna Clarke

Hello tout le monde !

Je vous retrouve aujourd’hui pour vous parler du roman Piranèse de l’autrice anglaise Susanna Clarke dont on a beaucoup entendu parler dans la sphère booktube.

 ♥ = Bof bof, à éviter

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piranèse

Nombre de pages: 306 pages

Maison d’édition: Robert Laffont

Date de parution (dans cette édition): 7 octobre 2021

4ème de couverture:

La maison où vit Piranèse n’est pas un bâtiment ordinaire : ses pièces sont infinies, ses couloirs interminables et ses salles ornées de milliers de statues. Au coeur de cette architecture monumentale est emprisonné un océan, mais Piranèse n’a pas peur, il vit pour explorer ce labyrinthe. Dans son journal, il dresse de rigoureux rapports de ses errances.
L’Autre vit aussi dans cette cité enfouie. Piranèse lui rend visite deux fois par semaine et l’aide dans sa recherche du Grand Savoir. Mais, au cours de ses expéditions, Piranèse découvre un jour des preuves de l’existence d’un troisième habitant. Une terrible vérité commence à se dévoiler, révélant un monde totalement différent de celui qu’il connaît.
Envoûtant, Piranèse nous plonge dans un monde parallèle onirique, à la beauté irréelle, rempli d’images surprenantes, tourmenté par les flots et les nuages.

Mon avis:

Un roman pour le moins étrange et inclassable que j’ai dévoré en deux jours à peine. Un ovni littéraire sans précédent qui donne lieu à une expérience de lecture vraiment intéressante et… différente.

On y suit Piranèse, jeune homme un peu perché qui vit dans un énorme palais en proie aux marées. Un palais si grand que Piranèse n’en a pas encore visité toutes les pièces.

C’est Piranèse le narrateur de ce roman et c’est comme si l’on lisait son journal d’exploration. On sent qu’à des moments il ne se souvient plus de certaines choses, même si parfois des souvenirs lui reviennent comme des flash. J’ai trouvé cette espèce d’enquête vraiment passionnante, j’avais vraiment envie d’en savoir plus sur Piranèse, de comprendre comment il était arrivé là et de découvrir les autres habitants du palais.

J’ai aimé l’ambiance de ce roman qui nous embarque directement pour ne plus nous lâcher avant la fin. 

On y trouve du mystère, une pointe d’humour, de l’action et une bonne dose de drame.

Piranèse est un homme terriblement attachant, obsédé par ses habitudes et ses rituels immuables. On le sent très attaché au palais et aux statues qui s’y trouvent.

La plume de Susanna Clarke (ou du moins sa traduction) est vraiment originale et très belle. Sa façon de décrire les personnes et les endroits m’a beaucoup plu.

La fin m’a je dois dire laissée un peu pantoise car je m’attendais à connaître un peu plus le pourquoi du comment mais finalement j’ai apprécié le choix fait par l’autrice d’écrire une fin un peu « ouverte » qui laisse une place à notre propre interprétation.

Un livre atypique que je ne peux que vous recommander si vous avez envie de voyager dans un palais battu par le vent et les marées sans quitter votre canapé! 

Ma note: ♥♥♥♥♥


[SP]J’ai lu: Le jour et l’heure de Francis Parel

Hello tout le monde !

Je vous retrouve aujourd’hui pour vous parler du roman Le jour et l’heure de l’auteur suisse Francis Parel que j’ai eu la chance de recevoir de la part des éditions Slatkine. Il s’agit de son troisième roman.

 ♥ = Bof bof, à éviter

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♥♥♥♥ = A lire absolument !

♥♥♥♥♥ = Attention, gros coup de cœur !

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le jour et l'heure

Nombre de pages: 368 pages

Maison d’édition: Slatkine 

Date de parution (dans cette édition): 27 avril 2022

4ème de couverture:

Genève été 1995. Dans les sous-sols de la cathédrale Saint-Pierre une équipe d’archéologues travaillant sur le site de fouilles découvre trois corps emmurés au coeur d’un caveau datant du XIe siècle. Selon toute vraisemblance, il ne s’agit pas des restes d’ecclésiastiques et encore moins de bâtisseurs de cathédrales à qui l’on aurait offert une sépulture. Des individus solidement entravés et qui furent très probablement emmurés vivants il y a une douzaine d’années. Le commissaire Fournier va devoir remonter le temps afin d’identifier ces corps en partie momifiés, et découvrir qui est cet homme qui arpente les sombres ruelles de la vieille ville, non loin des remparts que tentèrent d’escalader les soldats du duc de Savoie quatre siècles plus tôt… Un passe-muraille tout droit sorti d’un film d’horreur ou un simple mortel amoureux des Lettres et de la belle Estelle… Un roman qui plonge le lecteur dans les entrailles de la cité, au coeur de ces galeries souterraines oubliées de Dieu et des hommes. Sauf pour celui qui va en faire son terrain de chasse…

Mon avis:

Ce roman commence par la découverte de trois corps dans sous-terrains de la cathédrale Saint-Pierre à Genève en 1995. Ensuite, on remonte le temps en 1985 et le meurtre de la jeune Sophie, violée et jetée dans les eaux du lac Léman par ses agresseurs. J’ai aimé en savoir plus sur cette fameuse cathédrale.

J’ai trouvé la construction de ce roman un peu étrange car finalement dès le début, on sait qui a fait le coup et pourquoi. L’auteur ne s’en cache pas d’ailleurs. De ce fait, j’ai trouvé que certains passages étaient un peu longs, car comme on savait déjà ce qui allait arriver, tout était un peu trop prévisible à mon goût.

Je dois avouer avec eu beaucoup de mal avec la plupart des dialogues que j’ai trouvé invraisemblables et plats. On retiendra l’inspecteur de police s’adressant pour la première fois la femme du suspect Numéro 1: « Vous êtes ravissante, mais (…) » et quelques lignes plus bas: « Et vous Madame ….., à part être très jolie, que faites-vous dans la vie? ». Ce genre de réplique m’a dérangée car personne ne parle comme ça et cela m’a fait lever les yeux au ciel plus d’une fois.  Certains dialogues sont presque du langage parlé (quand les policiers discutent entre eux) et parfois ils sont un peu trop forcés (quand le couple d’amoureux dont je tairai les noms ici parle ensemble à coup de tirades romantiques et improbables).

De plus, les descriptions sont souvent un peu longues et ne servent pas toujours le récit, perdant un peu le lecteur en cours de route. 

Les phrases sont elles aussi souvent longues et la ponctuation peu présente (les virgules en particulier), ce qui rend parfois la compréhension de celles-ci un peu difficile. J’ai parfois du relire plusieurs fois certaines phrases pour en saisir le sens.

Au niveau des forces de police, j’ai trouvé qu’il y avait un peu trop de personnages et j’ai eu un peu de peine à me rappeler de qui était qui. Difficile de s’attacher à qui que ce soit, tant on survole les personnages sans vraiment s’attarder sur eux.

Cependant, j’ai trouvé que le fond de l’histoire était bien pensé et les procédés et mécanismes du roman policier bien utilisés. Pour moi c’est plutôt la forme qui a un peu péché, je n’ai pas vraiment accroché à la plume de Francis Parel. La fin m’a cependant bien plu et m’a surprise en bien. J’espère que le prochain roman de l’auteur saura me convaincre davantage!

Ma note: ♥♥(♥)


Un grand merci aux éditions Slatkine pour l’envoi de ce SP!

J’ai lu: Le manuscrit inachevé, Il était deux fois et Labyrinthes de Franck Thilliez

Hello tout le monde !

Je vous retrouve aujourd’hui pour vous parler d’une « trilogie » de l’auteur français Franck Thilliez, Le manuscrit inachevé, Il était deux fois et Labyrinthes, le petit dernier. 

 ♥ = Bof bof, à éviter

♥♥ = Sympa, sans plus

♥♥♥ = Pas mal du tout , j’ai passé un bon moment !

♥♥♥♥ = A lire absolument !

♥♥♥♥♥ = Attention, gros coup de cœur !

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Nombre de pages: 528 pages (le manuscrit inachevé); 528 pages (il était deux fois); 374 pages (labyrinthes)

Maison d’édition: Fleuve

Date de parution (dans cette édition): 3 mai 2018 (le manuscrit inachevé); 4 juin 2020 (il était deux fois); 5 mai 2022 (labyrinthes)

4ème de couverture:

Le manuscrit inachevé:

Une enquête sans corps.
Une défunte sans visage.
Un thriller sans fin.

Aux alentours de Grenoble, une voiture finit sa trajectoire dans un ravin. Dans le coffre, le corps d’une femme. À la station-service où a été vu le conducteur, la vidéosurveillance est claire : l’homme n’est pas le propriétaire du véhicule.

Léane Morgan et Enaël Miraure sont une seule et même personne. L’institutrice reconvertie en reine du thriller a toujours tenu sa vie privée secrète : un mariage dont il ne reste rien sauf un lieu,  » L’Inspirante « , villa posée au bord des dunes de la Côte d’Opale, et le traumatisme de l’enlèvement de sa fille Sarah. L’agression soudaine de son mari va faire resurgir le pire.

Dans le vent, le sable et le brouillard, une question parmi d’autres se pose : vers qui et vers quoi se tourner quand l’unique vérité est que tout vous devient étranger ?

Il était deux fois:

En 2008, Julie, dix-sept ans, disparaît en ne laissant comme trace que son vélo posé contre un arbre. Le drame agite Sagas, petite ville au cœur des montagnes, et percute de plein fouet le père de la jeune fille, le lieutenant de gendarmerie Gabriel Moscato. Ce dernier se lance alors dans une enquête aussi désespérée qu’effrénée.
Jusqu’à ce jour où ses pas le mènent à l’hôtel de la Falaise… Là, le propriétaire lui donne accès à son registre et lui propose de le consulter dans la chambre 29, au deuxième étage. Mais exténué par un mois de vaines recherches, il finit par s’endormir avant d’être brusquement réveillé en pleine nuit par des impacts sourds contre sa fenêtre…
Dehors, il pleut des oiseaux morts. Et cette scène a d’autant moins de sens que Gabriel se trouve à présent au rez-de-chaussée, dans la chambre 7. Désorienté, il se rend à la réception où il apprend qu’on est en réalité en 2020 et que ça fait plus de douze ans que sa fille a disparu…

Labyrinthes:

Suivez le fil infernal

Une scène de pure folie dans un chalet. Une victime au visage réduit en bouillie à coups de tisonnier. Et une suspecte atteinte d’une étrange amnésie. Camille Nijinski, en charge de l’enquête, a besoin de comprendre cette subite perte de mémoire, mais le psychiatre avec lequel elle s’entretient a bien plus à lui apprendre. Car avant de tout oublier, sa patiente lui a confié son histoire. Une histoire longue et complexe. Sans doute la plus extraordinaire que Camille entendra de toute sa carrière…

Mon avis:

Globalement j’ai bien aimé cette trilogie et j’ai trouvé que le travail de Franck Thilliez afin de rendre le tout le plus cohérent possible assez phénoménal. 

Cependant, même si j’ai trouvé l’histoire du livre dans le livre (dans le manuscrit inachevé) super bien vu, j’ai trouvé ensuite que l’histoire se répétait un peu trop dans il était deux fois (bon d’où le titre bien entendu). 

Ensuite, Labyrinthes m’a complètement perdue au début car j’ignorais qu’il s’agissait d’une suite du manuscrit inachevé et d’il était deux fois. J’ai du donc vite lu les deux tomes précédents pour comprendre un peu mieux de quoi on parlait. Mais même là, j’ai trouvé le roman un peu trouble, même si à la fin  on comprend tout. L’auteur nous balade comme jamais pour nous faire douter du vrai et du faux. 

Bref, Franck Thilliez est passé maître pour créer des univers complets et foisonnants et des ambiances angoissantes à souhait.

J’ai beaucoup aimé le personnage de Gabriel Moscato, ce père qui remue ciel et terre pour retrouver sa fille disparue. C’est le seul personnage auquel je me suis vraiment attachée.

Les romans se lisent vraiment rapidement car il n’y a aucun temps mort même si comme dit plus haut, j’ai eu une petite lassitude dans labyrinthes car les mêmes ficelles sont utilisées dans les trois tomes. Mon tome préféré est sans aucun doute il était deux fois car je pense qu’il s’agit des trois du plus abouti.

Si vous aimez les romans un peu tordus qui vont vous faire cogiter jusque tard dans la nuit, cette trilogie vraiment bien pensée est faite pour vous 🙂

Mes notes:

le manuscrit inachevé ♥♥♥(♥)

Il était deux fois ♥♥♥♥

Labyrinthes ♥♥♥(♥)


J’ai lu: Avant l’été de Claudie Gallay

Hello tout le monde !

Je vous retrouve aujourd’hui pour vous parler du roman Avant l’été de l’autrice française Claudie Gallay. De sa plume, j’avais lu il y a longtemps les déferlantes que j’avais vraiment beaucoup aimé.

 ♥ = Bof bof, à éviter

♥♥ = Sympa, sans plus

♥♥♥ = Pas mal du tout , j’ai passé un bon moment !

♥♥♥♥ = A lire absolument !

♥♥♥♥♥ = Attention, gros coup de cœur !

Les (♥) représentent les demis 

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avant l'été

Nombre de pages: 560 pages

Maison d’édition: Actes Sud

Date de parution (dans cette édition): 5 mai 2021

4ème de couverture:

Jess a vingt-trois ans et quatre amies de toujours. Pour la fête du Printemps, les cinq filles décident de présenter un défilé de mode : elles vont chiner, coudre et créer des tenues, mais surtout elles vont oser monter sur scène, entrer dans la lumière. Envisager cette audace, c’est déjà changer, or Jess va changer bien plus encore, en quelques mois, notamment au contact de la vieille Madame Barnes – au risque de perdre une amie, au risque de se découvrir, au risque de s’envoler. Un roman de la métamorphose, frais, joyeux et enlevé, plein d’insouciance et de promesses d’avenir.

Mon avis:

J’ai adoré ce roman qui m’a vraiment replongée dans les années 1980, même si je ne les ai pas vraiment connues étant donné que je suis née en 1986 😉

Cela fait du bien de retrouver un monde sans réseaux sociaux, où les rapports humains étaient plus directs et on on voyait beaucoup plus nos amis finalement. 

On suit donc Jessica et ses 4 amies : Juliette (sa meilleure amie), Camille, Boucle d’Or et Broussaille. 

Même si le roman tourne  plus spécifiquement autour de Jessica (la narratrice) et de Juliette, j’ai aimé tous les personnages et l’amitié qui les lient. 

Jessica, une jeune femme qui se cherche, qui revient chez ses parents après une déception amoureuse mais qui ne rêve que de repartir car rester la condamnerait à reprendre l’hôtel familial et elle ne souhaite pas avoir la même vie étriquée que sa mère.

Juliette, la belle plante, qui rêve de devenir célèbre et qui finalement jalouse pas mal les autres. 

Camille, jeune femme volontaire qui aimerait avoir son propre salon de beauté dans un van qu’elle a réaménagé, ne quitte jamais des yeux ses objectifs. J’ai trouvé que c’était finalement la plus fiable des 5.

Boucle d’Or, la seule des 5 qui est mariée avec un enfant et qui travaille dans un bureau, continue à suivre ses copines, soucieuse de garder une part de liberté dans sa petite vie un peu trop rangée pour son âge.

Broussaille, finalement, la fille un peu facile du groupe, qui rêve de trouver le grand amour mais pense le croiser un peu trop souvent, travaille dans une boulangerie. 

On ne saura pas les vrais prénoms de Boucle d’Or et Broussaille et j’ai trouvé cela assez amusant.

Jessica remplace Juliette à son travail d’été chez une vieille italienne fortunée qui s’ennuie et qui a besoin d’aide pour mettre de l’ordre dans ses affaires. Très vite, elle va se lier d’amitié avec elle, malgré leurs différences d’âge et de condition sociale. J’ai beaucoup aimé leurs échanges que j’ai trouvés intelligents et plutôt philosophiques. 

« Nous, les femmes, quand on est amoureuses, on est faibles, on dit oui à tout ».

Avant l’été, de Claudie Gallay, page 212

Entre Juliette et Jessica c’est une amitié un peu vache parfois, chacune pense que l’une n’agit que dans le but de blesser l’autre alors que souvent ce ne sont que des concours de circonstances, même si personnellement Juliette m’a pas mal agacée tant elle joue à la peste à des moments.

Bref, une jolie histoire d’amitié entre ses 5 filles qui se serrent les coudes, dans un petit village français où il ne se passe pas grand chose mais où néanmoins il y a toujours quelque chose à raconter. Un roman qui se veut féministe avec ses jeunes femmes émancipées qui savent ce qu’elles veulent dans la vie (et surtout ce qu’elles ne veulent pas!). Un livre sur la difficulté de devenir de « vrais » adultes et quitter définitivement le monde l’enfance (mais le quitte-t-on vraiment un jour?). Faire des choix décisifs pour notre avenir n’est pas toujours chose aisée et l’autrice a su parfaitement saisir ces moments comme en suspension.

Une histoire qui se lit très vite, les chapitres sont courts et le rythme est soutenu. On a toujours envie de savoir la suite! La plume de l’autrice est très belle, j’aime beaucoup ses tournures de phrases et tout sonne vrai.  J’ai été très triste de quitter les personnages auxquels je m’étais très vite attachée. 

C’est une jolie petite brique se se dévore en un rien de temps donc ne vous laissez pas décourager par ses 560 pages, ce n’est que du bonheur!

Ma note: ♥♥♥♥♥


J’ai lu: Le sanatorium de Sarah Pearse

Hello tout le monde !

Je vous retrouve aujourd’hui pour vous parler du roman Le sanatorium de l’autrice anglaise Sarah Pearse.

 ♥ = Bof bof, à éviter

♥♥ = Sympa, sans plus

♥♥♥ = Pas mal du tout , j’ai passé un bon moment !

♥♥♥♥ = A lire absolument !

♥♥♥♥♥ = Attention, gros coup de cœur !

Les (♥) représentent les demis 

L’image provient de mon instagram.

sanatorium

Nombre de pages:  464 pages

Maison d’édition: Michel Lafon

Date de parution (dans cette édition): 21 octobre 2021

4ème de couverture:

Un ancien sanatorium transformé en hôtel de luxe.

Une femme qui disparaît lors de ses fiançailles.

Une tempête de neige qui coupe l’hôtel du monde.

Un corps mutilé. Un huis-clos terrifiant. 

Mon avis:

Jamais (ou presque) je n’ai trouvé un roman aussi long et ennuyeux que celui-ci. Honnêtement, si je n’avais pas dépensé autant d’argent pour ce grand format, je pense que je ne l’aurais même pas terminé. 

La couverture et le résumé donnaient envie pourtant. En plus, ce roman se passe en Suisse, ce qui a doublement attiré mon attention. 

J’ai trouvé que l’intrigue était plate, les personnages fades et agaçants au possible. Par bien des aspects, cela m’a fait penser à une parodie tant l’héroïne est nunuche et gauche.

Les raisons qui ont poussé le coupable sont vraiment ridicules et l’exécution des meurtres ne faisaient pas vraiment sens non plus. Rien à voir donc avec Shining, à part le fait que cela se passe dans un hôtel perdu en montagne.

L’écriture de l’autrice est cependant agréable et les dialogues sont plausibles, chose que j’ai appréciée.

Bref, vous l’aurez compris, j’ai été très déçue par ce roman pourtant prometteur aux premiers abords. Un hôtel isolé par une tempête, des crimes, une vieille histoire déterrée. Si vous aimez ce genre de roman qui se passe à huis-clos, lisez plutôt Hors-Piste d’Allie Reynolds que j’avais adoré l’année passée et qui était pour le coup vraiment réussi ou L’Illusion de Maxime Chattam. 

Ma note: ♥(♥)


J’ai lu: Kim Jiyoung, née en 1982 de Cho Nam-joo

Hello tout le monde !

Je vous retrouve aujourd’hui pour vous parler du roman Kim Jiyoung, née en 1982 de l’autrice coréenne Cho Nam-joo. Il s’agit de son premier roman et il a fait grand bruit à sa sortie.

 ♥ = Bof bof, à éviter

♥♥ = Sympa, sans plus

♥♥♥ = Pas mal du tout , j’ai passé un bon moment !

♥♥♥♥ = A lire absolument !

♥♥♥♥♥ = Attention, gros coup de cœur !

Les (♥) représentent les demis 

L’image provient de mon instagram.

kim Jiyoung née en 1982

Nombre de pages: 168 pages

Maison d’édition: 10/18

Date de parution (dans cette édition): 4 février 2021

4ème de couverture:

A 35 ans, Kim Jiyoung, Coréenne ordinaire à la vie jusque-là des plus banales se met soudain à agir de manière étrange. Pourquoi ?

Kim Jiyoung est une femme ordinaire, affublée d’un prénom commun – le plus donné en Corée du Sud en 1982, l’année de sa naissance. Elle vit à Séoul avec son mari, et leur petite fille. Elle a un travail qu’elle aime mais qu’il lui faut quitter pour élever son enfant. Et puis, un jour, elle commence à parler avec la voix d’autres femmes. Que peut-il bien lui être arrivé ? En six parties, qui correspondent à autant de périodes de la vie de Kim, Cho Nam-joo livre une photographie de la femme coréenne piégée dans une société traditionaliste. Mais Kim Jiyoung est bien plus que le miroir de la condition féminine en Corée – elle est le miroir de la condition féminine tout court.

Mon avis:

Je pense que je n’ai jamais mis autant de post-it dans un roman que dans celui-ci, tant les thèmes abordés ont eu une résonnance particulière en moi.

L’autrice nous raconte l’histoire de Kim Ji-Young, jeune femme née en 1982 (comme le titre l’indique haha) et qui d’un jour à l’autre commence à « péter les plombs », son corps et son cerveau n’arrivant plus à accepter sa condition de femme en Corée du Sud, elle commence à parler avec la voix d’autres femmes de sa vie (une amie à elle décédée, etc.), comme si elle se dédoublait.

On se replonge ensuite dans la vie de Kim Ji-Young, depuis son enfance et sa relation avec sa famille à nos jours, où elle s’est mariée et est devenue à son tour maman. On suit ses déconvenues en tant que femme dans une Corée du Sud finalement assez traditionnelle et machiste. Elle se voyait faire de hautes études, avoir un travail valorisant et elle se retrouve femme au foyer, elle a un gros sentiment de gâchis, même si elle n’est pas vraiment malheureuse. 

Bien entendu, la partie qui m’a le plus touchée est la jeunesse de Kim Ji-Young, quand elle s’étonne que son frère ne doive pas faire de tâches ménagères et qu’à l’école, les garçons soient nommés en premier lors de l’appel matinal.

On sent tout le ressentiment qu’elle a en elle, toutes ces petites choses qui, mises bout à bout, font monter une colère sourde qui n’attend que le bon moment pour exploser.

J’ai trouvé très intéressant d’en savoir plus sur la condition des femmes en Corée, pays que je pensais beaucoup plus moderne par bien des aspects. Heureusement, le mari de Kim Ji-Young est plutôt féministe, même si certaines réactions un peu « désuètes » sur la place de la femme dans la société ressortent parfois de ses discours. 

Elle aurait voulu ne rien lui reprocher, mais elle ne pouvait s’empêcher de se sentir flouée quelque part.

Kim Ji-Young, née en 1982 de Cho Nam-joo, page 131

Le roman se lit très rapidement et l’écriture (du moins la traduction en Français) est vraiment fluide.

Si le début est un peu déroutant avec Kim Ji-Young qui commence à parler et agir avec d’autres personnalités que la sienne, tout revient très vite dans l’ordre vu qu’ensuite on se focalise sur Kim Ji-Young. Que cela soit dans la sphère privée/intime, à l’école ou dans la vie professionnelle, les femmes sont constamment reléguées aux seconds rôles, ce qui est révoltant mais malheureusement toujours vrai (à différents niveaux selon les pays) de nos jours.

Bref, un roman féministe à tiroirs que j’ai trouvé très inspirant. En espérant que les choses vont bouger pour les femmes, on ne lâche rien!

Ma note: ♥♥♥♥♥