J’ai lu: H. de Franck Bouysse

Hello tout le monde !

Je vous retrouve aujourd’hui pour vous parler du roman H. de l’auteur Franck Bouysse.

 ♥ = Bof bof, à éviter

♥♥ = Sympa, sans plus

♥♥♥ = Pas mal du tout , j’ai passé un bon moment !

♥♥♥♥ = A lire absolument !

♥♥♥♥♥ = Attention, gros coup de cœur !

Les (♥) représentent les demis 

L’image provient de mon instagram.

H.

Nombre de pages: 486 pages

Maison d’édition: Le Livre de Poche

Date de parution (dans cette édition): 4 novembre 2020

4ème de couverture:

« Qui est H. ? D’où vient-il ? Comment a-t-il surgi dans ma vie déjà bien entamée ?
Ce qui ne m’avait jamais effleuré jusqu’alors commence à m’obséder. »
Ainsi débute le journal de John W., embarqué avec l’énigmatique H. dans une expédition sur les traces de l’explorateur Sir John Lucas parti vers l’île de Pâques. Un périple tumultueux comme le seront les errements de Walter Croft, un médecin aliéniste de l’asile de Bedlam et de son étrange patient Jonas… Des bas-fonds de l’East End où rode l’ombre de Jack l’Eventreur aux confins de l’Atlantique et de la forêt amazonienne, Franck Bouysse propose ici un véritable voyage initiatique ciselé comme une intrigue policière.

Paru initialement en trois volumes indépendants, H. est aussi un magnifique hommage aux univers de J. Verne, R. L. Stevenson, C. Doyle ou encore H. Melville.

Mon avis:

Il s’agit là de 3 courts romans regroupés pour ne former qu’un volume. J’ai adoré le premier volume, « Journal de John W.  » qui retranscrit l’expédition de John W. avec le fameux H., homme mystérieux dont on ne sait rien à part qu’il est un grand explorateur doublé d’un anthropologue passionné et acharné. 

On sent de suite que John est fasciné par H., il le suit partout et retranscrit toutes ses pensées dans son journal de bord. Il délaisse d’ailleurs sa femme pour le suivre, au grand désespoir de celle-ci, Mary. J’ai aimé la narration par journal, cela donne un rythme particulier au récit. De plus, j’ai trouvé que ce premier volume avait vraiment une touche de Lovecraft car on sent l’angoisse que ressent John et la folie dans laquelle il verse peu à peu. 

Les deux volumes d’après, « les ruelles sans étoiles » et « la huitième lettre » ont un style un peu différent même s’ils sont très bien écrits eux aussi. S’ils sont dans la continuité direct du premier volume, le narrateur a changé. L’histoire initiée dans le premier volume s’entrecroise avec les crimes commis par Jack l’Eventreur, ce qui rend le tout encore plus angoissant.

Franck Bouysse prouve avec ce roman qu’il est capable de changer complètement de style d’écriture et de type de roman. Sa plume est riche, profonde. Les phrases toujours bien formulées, les ambiances retranscrites avec brio.

Ce recueil est un grand roman d’aventure, avec une touche de science-fiction. Un roman qui se dévore tant on a envie de connaître la finalité de l’histoire. D’ailleurs, ce scénario serait génial en série télévisée, tant le découpage de Franck Bouysse s’y prête parfaitement.

J’ai juste trouvé à des moments qu’on ne comprenait plus trop qui était qui, c’est pourquoi on rate juste la case « coup de coeur », mais vraiment de pas grand chose.

J’ai hâte de lire « l’homme peuplé » du même auteur qui est sorti cet été (pour la rentrée littéraire) car j’ai vraiment envie de me replonger dans sa plume qui sait nous embarquer de la première à la dernière page. Je crois qu’on a tous besoin de s’échapper un peu en cette fin d’année!

Ma note: ♥♥♥♥

J’ai lu: Bass Rock d’Evie Wyld

Hello tout le monde !

Je vous retrouve aujourd’hui pour vous parler du roman Bass Rock de l’autrice Evie Wyld.

 ♥ = Bof bof, à éviter

♥♥ = Sympa, sans plus

♥♥♥ = Pas mal du tout , j’ai passé un bon moment !

♥♥♥♥ = A lire absolument !

♥♥♥♥♥ = Attention, gros coup de cœur !

Les (♥) représentent les demis 

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bass rock

Nombre de pages: 336 pages

Maison d’édition: Actes Sud

Date de parution (dans cette édition): 5 janvier 2022

4ème de couverture:

Dans l’Écosse superstitieuse du XVIIIe siècle, Sarah, une jeune fille de quatorze ans traquée pour sorcellerie, est secourue par le pasteur du village. Ils prennent la fuite à travers la forêt mais sont rapidement pris en chasse.
Après avoir épousé un vétéran de la Seconde Guerre mon­diale père de deux enfants, Ruth part s’installer sur la côte écossaise, au bord de la mer du Nord. Dans sa grande demeure, face à l’îlot de Bass Rock et à ses colonies de fous de Bassan, le bonheur semble à portée de main, et pourtant… Les voyages d’affaires de son mari se font de plus en plus fréquents, et l’étrange présence qu’elle perçoit dans la maison ne fait qu’accen­tuer son malaise.
Six décennies plus tard, Viviane, une quadra londonienne un peu paumée, retourne dans la maison de vacances de son enfance. Tandis qu’elle y dresse l’inventaire des biens de son aïeule Ruth, des fragments du passé refont surface, éclairant d’un jour nouveau la légende familiale.
Sarah, Ruth, Viviane, un même destin, à travers les années : une vie circonscrite par les désirs des hommes.
Evie Wyld signe ici une saga ensorcelante, peuplée d’esprits et de fantômes, sur la masculinité toxique et la solidarité des femmes.

Mon avis:

J’ai été très clairement attirée par la couverture de ce roman que je trouve splendide. Et puis, la quatrième de couv’ était alléchante, avec des histoires de femmes à travers les âges qui finissent par se recouper de par leurs ressemblances. De la sorcellerie? Un roman féministe ? Tous les ingrédients étaient présents à priori pour que ce roman me plaise. Et pourtant…

J’ai trouvé ce roman un peu embrouillé. On suit 3 femmes dans 3 époques différentes, on change donc d’époque à chaque chapitre, mais il n’y a pas de titre nous rappelant quand se passe l’action (enfin oui il y a I, II et III qui se réfèrent aux différentes époques mais c’est loin d’être super clair) et je dois avouer avoir eu parfois de la peine à comprendre de qui on parlait, s’il s’agissait encore d’une autre personne ou de la continuité d’un personnage déjà présenté précédemment, surtout dans les chapitres se passant au XVIIIème siècle. 

Je n’ai pas réussi à m’attacher aux personnages, j’ai trouvé le tout très fouillis et c’est bien dommage car le thème du roman était prometteur mais l’autrice m’a égarée en chemin. Les parties que j’ai appréciées sont celles où l’on suit Ruth, une jeune femme timide marié à un homme plutôt aisé et qui doit prendre sa place en tant que belle-mère (son mari a deux fils) et comme femme de la maison, dans un village plutôt fermé avec un prêtre aux manières vraiment insistantes et louches. J’aurais voulu qu’on suive surtout Ruth car c’est le personnage le plus intéressant du roman.

La plume de l’autrice est fluide et poétique, pour moi c’est surtout la manière de présenter les choses qui ne m’a pas vraiment convenu.  Pas un flop total car certains chapitres m’ont vraiment captivée, mais le tout n’était pas assez cohérent à mon goût. Dommage 😦

Ma note: ♥♥(♥)


J’ai lu: Le puits de LU Wenfu

Hello tout le monde !

Je vous retrouve aujourd’hui pour vous parler du recueil de nouvelles Le puits de l’auteur chinois LU Wenfu.

 ♥ = Bof bof, à éviter

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le puits

Nombre de pages: 244 pages

Maison d’édition: Picquier poche

Date de parution (dans cette édition): 6 janvier 2022

4ème de couverture:

LU Wenfu pose un regard caustique et tendre sur la vie pittoresque des ruelles de Suzhou, cette ville célèbre pour ses jardins délicats et ses canaux.Ici c’est autour d’un puits que se retrouvent les voisins, pour bavarder, propager les rumeurs… et se moquer d’une intellectuelle de leur entourage dont la renommée scientifique est insupportable aux esprits mesquins. Il arrive aussi qu’une retraitée reçoive son diplôme trente-cinq ans après avoir terminé ses études ! Cette « jeune diplômée » est confrontée au harcèlement de ses proches qui voudraient qu’elle fasse le vide dans une maison encombrée de vieilleries. Mais chaque meuble, chaque vêtement a son histoire…On retrouve dans les récits de Lu Wenfu le même esprit peu soucieux d’orthodoxie, le même mode de narration imagé, orné de citations poétiques ou de slogans politiques, pour tisser des comédies douces-amères de la Chine populaire.

Mon avis:

Ce recueil comprend 2 nouvelles plutôt longues que j’ai vraiment appréciées. Elles mettent la place de la femme au centre, dans un pays aux mœurs plutôt sexistes et où le patriarcat est très présent, surtout dans le monde du travail. J’ai trouvé cela très intéressant, d’autant plus que ce livre a été écrit par un homme.

Dans la première, on suit un homme de classe moyenne, un peu loser, qui habite dans un quartier populaire où les commères passent leur temps à cancaner autour du puits du quartier, qui épouse une femme qui a fait des études et fait carrière, accédant à un poste et un salaire plus élevé que lui.

Bien entendu, les gens vont jaser, une femme qui a plus de succès que son mari, ce n’est pas habituel. Le mari va d’ailleurs plutôt mal le prendre à la longue et va commencer à devenir très jaloux et vouloir pourrir la vie de sa femme, jusqu’au point de rupture.

J’ai trouvé cette nouvelle très intéressante, on sent la jeune femme piégée dans une relation avec un homme qui a changé à partir du moment où sa femme s’émancipe un peu. 

La seconde nouvelle parle d’une retraitée qui reçoit son diplôme 35 ans après avoir fait des études. Cette femme qui accumule beaucoup de choses dans son petit logement, accordant beaucoup d’importance à toutes ses possessions. J’ai trouvé cette nouvelle très touchante car finalement dans notre ère où le minimalisme est souvent de mise, j’ai trouvé cette vieille dame vraiment adorable. Son mari n’ose pas s’imposer car il sait combien ce fouillis ambiant rassure sa femme. Chaque objet a son histoire, le rendant indispensable au bon fonctionnement du foyer.

Bref, deux nouvelles sur les mœurs en Chine et sur la vie, tout simplement. De jolis portraits de femmes qui essaient de reprendre les rênes de leur vie et de s’affirmer.

J’ai bien envie de découvrir d’autres écrits de cet écrivain à la plume si particulière né en 1928 et décédé en 2005.

Ma note: ♥♥♥♥


J’ai lu: Les âmes grises de Philippe Claudel

Hello tout le monde !

Je vous retrouve aujourd’hui pour vous parler du roman Les âmes grises de l’auteur Philippe Claudel.

 ♥ = Bof bof, à éviter

♥♥ = Sympa, sans plus

♥♥♥ = Pas mal du tout , j’ai passé un bon moment !

♥♥♥♥ = A lire absolument !

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les âmes grises

Nombre de pages: 286 pages

Maison d’édition: Le livre de poche

Date de parution (dans cette édition): 28 février 2006

4ème de couverture:

« Elle ressemblait ainsi à une très jeune princesse de conte, aux lèvres bleuies et aux paupières blanches. Ses cheveux se mêlaient aux herbes roussies par les matins de gel et ses petites mains s’étaient fermées sur du vide. Il faisait si froid ce jour-là que les moustaches de tous se couvraient de neige à mesure qu’ils soufflaient l’air comme des taureaux. On battait la semelle pour faire revenir le sang dans les pieds. Dans le ciel, des oies balourdes traçaient des cercles. Elles semblaient avoir perdu leur route. Le soleil se tassait dans son manteau de brouillard qui peinait à s’effilocher. On n’entendait rien. Même les canons semblaient avoir gelé.
« C’est peut-être enfin la paix… hasarda Grosspeil.
– La paix mon os !» lui lança son collègue qui rabattit la laine trempée sur le corps de la fillette. »

Mon avis:

Ce livre est plongé dans une ambiance brumeuse, humide et froide.

Son rythme est lent, le romancier prend tout son temps pour poser les bases de son intrigue, il insère insidieusement des éléments ou indices. L’écriture va droit au but, sans fioritures. L’auteur ne s’encombre pas non plus de dialogues inutiles, cela créé vraiment un rythme de lecture particulier. On savoure chaque phrase, chaque mot utilisé exactement à la bonne place.

Ce n’est pas un policier ni un thriller à proprement parlé, même si il y a un meurtre et une enquête. Au début, on sait très peu de choses du narrateur, on ne sait même pas qui il est, on le comprend peu à peu au fil des pages. C’est un procédé littéraire assez unique.

Ce roman est un miroir grossissant de toute la misère et la tristesse humaine. Finalement, personne n’est vraiment tout blanc ou tout noir, d’où le titre si bien trouvé et ce passage (entre autres) qui a résonné particulièrement en moi:

« Les salauds, les saints, j’en ai jamais vu. Rien n’est ni tout noir, ni tout blanc, c’est le gris qui gagne. Les hommes et leurs âmes, c’est pareil… T’es une âme grise, joliment grise, comme nous tous… »

Les âmes grises de Philippe Claudel, page 134

Bref, un roman qui laisse un arrière-goût doux-amer et qui comme vous l’aurez compris a su me toucher. Je le garderai précieusement dans ma bibliothèque pour une future relecture.

Ma note: ♥♥♥♥♥


J’ai lu: Dans la forêt de Jean Hegland

Hello tout le monde !

Je vous retrouve aujourd’hui pour vous parler du roman Dans la forêt de l’autrice Jean Hegland.

 ♥ = Bof bof, à éviter

♥♥ = Sympa, sans plus

♥♥♥ = Pas mal du tout , j’ai passé un bon moment !

♥♥♥♥ = A lire absolument !

♥♥♥♥♥ = Attention, gros coup de cœur !

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dans la forêt

Nombre de pages: 308 pages

Maison d’édition: Gallmeister

Date de parution (dans cette édition): 7 juin 2018

4ème de couverture:

Nell et Eva, dix-sept et dix-huit ans, vivent depuis toujours dans leur maison familiale, au cœur de la forêt. Quand la civilisation s’effondre et que leurs parents disparaissent, les deux sœurs demeurent seules, bien décidées à survivre. Il leur reste, toujours présentes,  leur passion de la danse et de la lecture. Mais face à l’inconnu, il va falloir apprendre à grandir autrement, à se battre et à faire confiance à la forêt qui les entoure, emplie d’inépuisables richesses.

Mon avis:

Un roman coup de poing, une dystopie pas si éloignée de notre quotidien, où la société telle qu’on la connait a été bouleversée par le manque de carburant et d’électricité. Toute l’économie s’est effondrée en quelques semaines. Nelle et Eva, deux soeurs livrées à elles-mêmes dans la maison familiale au milieu de la forêt, apprennent à se débrouiller seules.

J’ai trouvé ce roman vraiment angoissant, car il aborde des thèmes pour le moins sensibles en ce moment, avec les pénuries d’électricité et la hausse des prix du carburant. Toutes ces peurs sont cristallisées dans ce roman criant de vérité.

L’écriture de Jean Hegland est très belle, dense mais parfaitement accessible. 

J’ai aimé la relation entre les deux soeurs, entre amour et haine parfois, mais attachées l’une à l’autre d’une manière viscérale. 

Chacune n’a plus que l’autre dans la vie, leurs parents étant morts, et leurs qualités et talents sont complémentaires. 

Chacune doit faire le deuil de leur ancienne vie et se concentrer sur le présent et surtout sur leur survie.

J’ai admiré la façon qu’elles ont de se débrouiller, même si la fin ouverte nous laisse imaginer leur avenir (qui pour moi est plus qu’incertain mais bon). Ces deux filles font preuve d’un courage hors du commun et ont des ressources insoupçonnées. 

Un conte moderne plutôt cruel et très violent à des moments mais qui fait énormément réfléchir sur la valeur effective des biens que nous possédons. Dans une société qui prône la surconsommation, ce roman est comme une sonnette d’alarme qui nous pousse à nous recentrer sur l’essentiel et à faire confiance à Mère Nature.

Une belle leçon de vie et une histoire dont je me souviendrai longtemps.

Ma note: ♥♥♥♥(♥)


J’ai lu: Du feu de l’enfer de Cédric Sire

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Je vous retrouve aujourd’hui pour vous parler du thriller Du feu de l’enfer de l’auteur Cédric Sire.

 ♥ = Bof bof, à éviter

♥♥ = Sympa, sans plus

♥♥♥ = Pas mal du tout , j’ai passé un bon moment !

♥♥♥♥ = A lire absolument !

♥♥♥♥♥ = Attention, gros coup de cœur !

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du feu de l'enfer

Nombre de pages: 560 pages

Maison d’édition: Presses de la Cité

Date de parution (dans cette édition): 9 mars 2017

4ème de couverture:

Manon maquille les cadavres, Ariel maquille les voitures. Elle est thanatopractrice, il est délinquant. Ils sont frère et soeur. Un jour, l’une des combines d’Ariel tourne mal
et Manon se retrouve complice malgré elle. Lorsque les assassinats les plus sordides s’accumulent autour d’eux, traçant un jeu de piste sanglant vers une secte satanique, le capitaine Raynal s’intéresse à leur cas. Commence alors une traque qui brouillera
les limites entre alliés et prédateurs et mettra à l’épreuve les liens du sang.

Mon avis:

Je découvre avec délice la plume de Cédric Sire avec ce roman qui m’a tenue en haleine du début à la fin! J’ai adoré les personnages, l’ambiance, le rythme effréné. 

C’est un roman qui se dévore sans temps mort et certaines scènes – vraiment très gores – sont à la limite de l’insoutenable. 

J’ai beaucoup aimé le personnage de Manon, jeune thanatopractrice prête à tout pour aider son frère Ariel, petit délinquant, qui s’est encore fourré dans un coup louche. Même si Ariel est un petit con qui ne pense qu’à lui, je l’ai trouvé tout de même attachant car on sent qu’il aime beaucoup sa soeur, c’est la seule personne en qui il a une totale confiance.

Les deux sont irrémédiablement emportés dans un tourbillon de folie qui les frôle de plus en plus près, un bal étourdissant de meurtres plus sauvages les uns que les autres, faisant d’eux des coupables idéals. 

J’ai aimé que les héros soient des personnes imparfaites, ce qui les rend finalement parfaitement humains, avec leurs failles et leurs défauts.

Un thriller qui ne nous laisse pas une seconde de répit et qui nous relâche ensuite comme étourdis par un final mené avec brio.

Brillantissime. 

Ma note: ♥♥♥♥♥


J’ai lu: Vladivostok Circus d’Elisa Shua Dusapin

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Je vous retrouve aujourd’hui pour vous parler du roman Vladivostok Circus de l’autrice Elisa Shua Dusapin.

 ♥ = Bof bof, à éviter

♥♥ = Sympa, sans plus

♥♥♥ = Pas mal du tout , j’ai passé un bon moment !

♥♥♥♥ = A lire absolument !

♥♥♥♥♥ = Attention, gros coup de cœur !

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Vladivostok circus

Nombre de pages: 176 pages

Maison d’édition: Zoe Editions

Date de parution (dans cette édition): 20 août 2020

4ème de couverture:

À Vladivostok, dans l’enceinte désertée d’un cirque entre deux saisons, un trio s’entraîne à la barre russe. Nino pourrait être le fils d’Anton, à eux deux, ils font voler Anna. Ils se préparent au concours international d’Oulan-Oude, visent quatre triples sauts périlleux sans descendre de la barre. Si Anna ne fait pas confiance aux porteurs, elle tombe au risque de ne plus jamais se relever. Dans l’odeur tenace d’animaux pourtant absents, la lumière se fait toujours plus pâle, et la distance entre chacun s’amenuise à mesure que le récit accélère. Dans ce troisième roman, Elisa Shua Dusapin convoque son art du silence, de la tension et de la douceur avec des images qui nous rendent le monde plus perceptible sans pour autant en trahir le secret.

Mon avis:

C’est un roman qui se lit très vite et qui nous plonge au cœur de la vie d’un cirque et plus particulièrement d’un trio qui officie à la barre russe.

Nathalie, la narratrice, est couturière et va devoir coudre des vêtements de scène pour le fameux trio, devant s’adapter aux conditions extrêmes et dangereuses de leur métier. J’ai aimé en savoir plus sur la préparation des artistes.

Si j’ai trouvé cette incursion dans le monde du cirque plutôt intéressante, j’ai eu de la peine à m’attacher à Nathalie, jeune femme solitaire et un peu perdue. De plus, je n’ai pas vraiment compris ce qu’elle fuyait.

Je dois avouer que je ne suis pas sûre d’avoir saisi la finalité de ce livre (à la fin je me suis demandé : « tout ça pour ça? »).  J’ai cependant aimé la plume d’Elisa Shua Dusapin, que j’ai trouvée très intimiste. Elle sait retranscrire à merveille les ambiances et les non-dits.

J’ai encore dans ma pile à lire son roman primé, un hiver à Sokcho, dont le sujet, je l’espère,  me parlera davantage.

Ma note: ♥♥(♥)


[SP]J’ai lu: Qui a mangé mes enfants? de Christian Vellas

Hello tout le monde !

Je vous retrouve aujourd’hui pour vous parler du roman Qui a mangé mes enfants? de l’auteur suisse Christian Vellas que j’ai eu la chance de recevoir de la part des éditions Slatkine.

 ♥ = Bof bof, à éviter

♥♥ = Sympa, sans plus

♥♥♥ = Pas mal du tout , j’ai passé un bon moment !

♥♥♥♥ = A lire absolument !

♥♥♥♥♥ = Attention, gros coup de cœur !

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qui a mangé mes enfants

Nombre de pages: 132 pages

Maison d’édition: Slatkine 

Date de parution (dans cette édition): 2016

4ème de couverture:

Qui a mangé mes enfants?
Venus de l’espace, des ogres traquent les humains pour s’en repaître, puis les élèvent en batterie. en copiant les cruelles méthodes que ceux-ci appliquaient jusqu’alors à leurs animaux de rente. Pour échapper à ce sort funeste, une partie de l’humanité se réfugie dans les profondeurs de la Terre.
 
Le dernier homme perché
La fin du monde est arrivée et, seuls rescapés, un homme, sa vieille femme et ses deux filles ont pu se réfugier dans un arbre isolé en pleine mer. Soit un mâle et deux femelles en âge de procréer. Une situation biblique, car il faut envisager de repeupler la planète… 

Mon avis:

Ce livre contient en fait deux histoires qui traitent toutes les deux du même thème, l’extinction programmée du genre humain. 

J’ai aimé découvrir la plume de Christian dans des histoires plus longues et plus développées à mon goût que dans son dernier recueil paru, Au plus profond du moins profond. Les deux histoires sont savoureuses, caustiques et ironiques à souhait. 

On sent que l’auteur veut provoquer une réaction de la part de ses lecteurs.

Dans la première histoire Qui a mangé mes enfants? on s’offusque du sort réservé aux humains mais finalement il est vrai que les animaux que nous mangeons ne sont pas souvent traités avec le respect qu’ils mériteraient. 

Cela fait donc réfléchir mais également sourire, car on retrouve encore et toujours la cupidité des êtres humains, alors même qu’ils sont en danger ils répètent en boucle les mêmes erreurs, péchant par orgueil. L’auteur (ou du moins le narrateur) est un poil moralisateur mais cela n’est pas dérangeant car il est vrai que les humains sont bourrés de défaut. 

L’homme est le seul animal qui a la fureur de vouloir progresser sans cesse.

Qui a mangé mes enfants?, de Christian Vellas, page 92.

La seconde histoire, Le dernier homme perché, parle du cruel dilemme qui se pose au dernier homme sur terre. Laisser la race humaine s’éteindre à tout jamais ou braver les interdits et consentir à faire des enfants avec ses filles (qui sont adultes), sa femme étant trop vieille pour enfanter encore. J’ai trouvé cette nouvelle plutôt drôle, tant ce dernier homme vivant se sent comme un coq dans sa bassecour. On sent le regard moqueur de l’auteur sur lui.

Bref, j’ai dévoré ce livre tant j’avais envie de connaître le fin mot de l’histoire. Ces deux « nouvelles » sont bien plus profondes qu’elles n’y paraissent au premier abord et font réfléchir, chose que j’apprécie. J’ai passé un très bon moment de lecture et me réjouis de découvrir le prochain ouvrage de Christian Vellas!

Ma note: ♥♥♥♥


Un grand merci aux éditions Slatkine pour l’envoi de ce SP!

J’ai lu: La Gouvernante de Wendy Holden

Hello tout le monde !

Je vous retrouve aujourd’hui pour vous parler du roman La Gouvernante de l’autrice Wendy Holden.

 ♥ = Bof bof, à éviter

♥♥ = Sympa, sans plus

♥♥♥ = Pas mal du tout , j’ai passé un bon moment !

♥♥♥♥ = A lire absolument !

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la gouvernante

Nombre de pages: 560 pages

Maison d’édition: Albin Michel (Editions du Club France Loisirs)

Date de parution (dans cette édition): 25 mai 2022

4ème de couverture:

Dans le Londres d’avant-guerre, deux petites filles se promènent avec leur gouvernante. L’une d’elles accèdera bientôt au trône.

Les princesses Elizabeth et Margaret adorent Marion, qui leur fait découvrir un monde inconnu : la piscine, le métro, les grands magasins ! Entre elles se tisse un lien d’affection unique : Marion, qui veille sur les fillettes comme une mère, est leur confidente privilégiée. Au risque de sacrifier sa propre existence…

Inspiré de la vie de Marion Crawford, La Gouvernante royale est un formidable roman d’amour, de sacrifice et d’allégeance. On y voit grandir, sous les yeux de Marion, Margaret et Elizabeth. On y vit de l’intérieur les drames et les joies des Windsor, de l’abdication d’Edouard VIII au glamour du couronnement d’Elizabeth II. On y découvre enfin le destin d’une jeune femme que rien ne prédestinait à vivre dans l’ombre de la famille royale.

Mon avis:

J’ai décidé de sortir ce roman de ma pile à lire à l’annonce du décès d’Elizabeth II. Il faut savoir que j’adore les histoires de royauté, les têtes couronnées m’ont toujours fascinée et d’autant plus la reine Elizabeth II, son règne étant été d’une longueur sans égal.

Dans ce roman, on va suivre Marion Crawford, jeune femme moderne qui se destine à l’enseignement dans les banlieues pauvres de Londres mais qui finalement est recommandée comme Gouvernante pour les filles du futur roi George VI, Margaret et Elizabeth. 

A partir du moment où elle va franchir le portail des plus belles maisons du Royaume Uni, Marion devra mettre sa vie personnelle et privée de côté, se donnant corps et âme pour l’éducation et la protection des deux petites filles.

Elle essaiera de leur inculquer de vraies valeurs, loin du faste qui définit leur statut et les condamne un peu à vivre loin du monde « réel ».

J’ai aimé les recherches menées par Wendy Holden pour écrire ce livre et sa plume est fluide et vraiment entraînante et vivante. Je me suis vraiment attachée à Marion, qui sera toute sa vie déchirée entre son devoir envers la famille royale et son envie de pouvoir vivre sa vie comme elle l’entend. Pour Margaret et Elizabeth, elle devra renoncer à se marier et à avoir des enfants.

De ce fait, elle reporte toute son affection sur les deux petites princesses, oubliant parfois que pour elles, elle n’est qu’une employée parmi d’autres. 

Un roman riche en rebondissements qui nous fait découvrir la vie d’une femme restée toute sa vie dans l’ombre de la famille royale d’Angleterre. 

Ma note: ♥♥♥♥(♥)


J’ai lu: L’institut de Stephen King

Hello tout le monde !

Je vous retrouve aujourd’hui pour vous parler du roman L’institut de l’auteur Stephen King. (qu’on ne présente plus!)

 ♥ = Bof bof, à éviter

♥♥ = Sympa, sans plus

♥♥♥ = Pas mal du tout , j’ai passé un bon moment !

♥♥♥♥ = A lire absolument !

♥♥♥♥♥ = Attention, gros coup de cœur !

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l'institut

Nombre de pages: 598 pages

Maison d’édition: Albin Michel (France Loisirs Editions de Noyelles)

Date de parution (dans cette édition): janvier 2020

4ème de couverture:

En pleine nuit, à Minneapolis, des intrus pénètrent dans la maison de Luke Ellis, un surdoué de douze ans, tuent ses parents et le kidnappent. Quand le jeune garçon se réveille, à l’Institut, la chambre où il se trouve est semblable à la sienne – si ce n’est l’absence de fenêtre. Dans le couloir, d’autres portes cachent d’autres enfants, dotés comme lui de pouvoirs psychiques. Que font-ils là ? Qu’attend-on d’eux ? Et pourquoi ne cherchent-ils pas à s’enfuir ?
L’Institut nous entraîne dans un monde totalitaire… qui ressemble étrangement au nôtre.

Mon avis:

J’ai trouvé ce roman un peu long à démarrer et je lui ai trouvé certaines longueurs. 

Mais quand même, quelle claque que cette fin! J’ai vraiment été emportée dans cette histoire d’enfants avec des potentiels de télékinésie ou télépathie. Je me suis attachée à eux, j’ai souffert avec eux. 

J’ai pleuré, à plusieurs reprises. L’auteur n’épargne pas ses personnages et encore moins les enfants, ce qui a déchiré mon petit cœur de maman.

Certes, je comprends que ce roman n’a pas eu autant de critiques élogieuses que d’autres de Stephen King car il est plus lent et globalement moins violent (quoique) que ses autres romans.

Cependant, j’ai trouvé que le sujet était bien exploité, même si parfois je me demande si raconter toute l’histoire du gardien de nuit au début apportait vraiment quelque chose au récit.

L’Institut – le lieu où sont amenés les enfants enlevés – est glauque à souhait et semble être un condensé de toutes les peurs enfantines. L’enfermement, l’étouffement, l’isolement, le manque d’amour.

Bref, j’ai passé un très bon moment de lecture avec L’Institut, qui reste pour moi – malgré quelques petites faiblesses – un très bon King 🙂

Ma note: ♥♥♥♥