[SP] J’ai lu: Les protégés de Sainte Kinga de Marc Voltenauer

Hello tout le monde !

J’ai eu la chance de recevoir le 4ème roman de Marc Voltenauer, Les protégés de Sainte Kinga, paru aux éditions Slatkine & Cie.

Comme vous le savez si vous me suivez depuis un moment, j’ai adoré tous les romans de l’auteur, en particulier l’avant dernier, l’aigle de sang, qui m’avait vraiment époustouflée de par son intrigue fouillée.

La barre était donc mise très haute!

Nombre de pages: 537 pages

Maison d’édition: Slatkine & Cie

Date de parution (dans cette édition):1er octobre 2020

Résumé:

En 1826, on suit le jeune Aaron Salzberg qui quitte sa Pologne natale pour travailler dans les mines de sel de Bex. Talentueux, il va très vite susciter la jalousie de certaines personnes haut placées…

De nos jours; une prise d’otages est en cours dans les mines de sel de Bex et c’est Andreas Auer (entre autres) qui est appelé à démêler cette affaire complexe. Parmi les otages figurent une classe d’adolescents ainsi que les adhérents d’un mouvement d’extrême droite raciste et homophobe.

Mon avis:

Je ne vais pas y aller par quatre chemins, j’ai adoré ce nouveau roman de Marc Voltenauer.

Tous les ingrédients sont là pour faire un bon polar : des personnages auxquels on s’attache (même les « méchants »), une intrigue bien ficelée et cohérente, un fond historique plus vrai que nature…

Cette fois-ci, l’intrigue ne tourne pas autour d’Andreas ni même de Gryon (même si nous y faisons des passages express 😉 ) car les mines de sel de Bex en sont le personnage principal. J’ai trouvé passionnant d’en apprendre plus sur le sujet et je dois avouer que cela m’a donné envie de retourner les visiter ! (j’y avais été quand j’étais enfant mais je n’en garde franchement aucun souvenir à part ce qu’on m’en a raconté)

En outre, j’ai beaucoup apprécié les passages se passant en 1826 où l’on suit le jeune Aaron Salzberg. Imaginer les mines à cette époque était super intéressant et j’ai trouvé vraiment chouette le passage avec Alexandre Dumas; je ne savais pas du tout que ce dernier était passé par la Suisse et surtout pas qu’il avait écrit un livre sur ses pérégrinations!

De plus, l’auteur fait la part belle aux collègues d’Andreas, Bakary (j’ai adoré ce négociateur si humain et sensible), Karine, Christophe et les deux nouvelles recrues Kinga et Mélaine.

Cette fois-ci, le compagnon d’Andreas, Mikaël, est presque absent de l’histoire, à part quelques petites interventions (il fait quelques recherches dans des archives). Il ne prend cette fois-ci pas pleinement part à l’enquête, très certainement car Andreas ne veut plus qu’il s’immisce dans des investigations qui pourraient se révéler dangereuses. J’espère néanmoins que le duo Mikaël-Andreas reviendra en force dans le prochain roman de l’auteur 🙂

On en apprend également un peu plus sur Adam, le neveu d’Andreas que j’ai trouvé très courageux et sensé durant la prise d’otages. Il fait confiance à son oncle Andreas et est sûr que celui-ci va réussir à le sortir de là, il ne perd jamais espoir et ne panique pas. Il représente bien les jeunes d’aujourd’hui que je trouve beaucoup plus ouverts au dialogue et dans l’ensemble plus tolérants. Il ferait un bon policier lui aussi 😉

Ce roman aborde des thèmes importants tels que le racisme et l’homophobie, des fléaux qui devraient avoir disparu de notre société depuis belle lurette. Marc Voltenauer ne se pose jamais en donneur de leçons mais nous fait réfléchir sur les persécutions que subissent certaines minorités. En effet, en voulant se débarrasser par la violence de monstres, n’en devient-on pas un nous aussi ? C’est la question que je me suis posée en fermant ce livre. Ce roman fait écho à l’actualité où toute revendication est toujours (ou du moins très souvent) liée à des actes de violence. Il est temps pour les êtres humains d’apprendre à fonctionner différemment…

J’ai donc trouvé ce roman incroyable tant par le fond que la forme, Marc Voltenauer bouscule les codes du genre et nous livre peut-être là son roman le plus personnel à ce jour.  Bref, ce roman m’a touchée et m’a passionnée, c’est un énorme coup de cœur!

A lire d’urgence!

Ma note: ♥♥♥♥♥

Un grand merci aux Editions Slatkine & Cie pour l’envoi de ce SP!

[SP] J’ai lu: Une fille hors pères de Sarah Baud

Hello tout le monde !

J’ai eu la chance de recevoir le premier roman de Sarah Baud, Une fille hors pères, paru aux éditions Slatkine cet été.

Sarah Baud n’est pas une inconnue car elle est renommée notamment dans les domaines du théâtre, de la danse et de la peinture. Du coup, je dois avouer que j’étais très curieuse de découvrir sa plume… et je n’ai pas été déçue!

Nombre de pages: 455 pages

Maison d’édition: Slatkine

Date de parution (dans cette édition): 21 août 2020

Résumé:

Au Mexique, une petite fille est enlevée à l’affection de son père par une entreprise de trafic d’organes. En France, quelques semaines plus tard, une petite fille est retrouvée dans un torrent. Qui est-elle et comment est-elle arrivée là ?

Dans le district de Lémania, des années plus tard, une jeune femme, Nola, travaille pour un riche banquier et mène une double vie la nuit. Des attentats sont perpétrés dans ce haut lieu de la finance. En même temps, des cadavres vidés de leurs organes et remplis de paille sont découverts dans le lac…Stan Trézil, flic aux manières pas toujours très catholiques est mis sur le coup et va devoir démêler ce gros sac de nœuds … au péril de sa vie.

Mon avis:

L’histoire se passe dans le district de Lémania, un endroit qui n’existe pas en vrai mais qui se situe (d’après l’autrice 😉 ) en périphérie de Genève et serait une riche enclave emplie de banques et de gens de pouvoir. Un milieu pourri jusqu’à la moëlle en somme!

On suit en parallèle et au gré des chapitres Nola, jeune femme mystérieuse, Stan, policier un poil psychopathe et plus ponctuellement d’autres personnages, à plusieurs époques différentes. J’aime ce genre de narration qui fait qu’on reste toujours dans l’action, sans se lasser une seule seconde.

Nola est un personnage vraiment badass qui m’a beaucoup plu, elle n’a pas froid aux yeux, est volontaire et courageuse, à l’opposé d’une nunuche inutile. Au contraire, elle passe son temps à sauver les miches (vous me pardonnerez l’expression) des personnages masculins 😉 J’ai aimé le fait que le personnage principal soit une femme forte qui sait se débrouiller seule. J’ai toutefois pensé plus d’une fois que le trait était un peu forcé et les méchants un peu bêbêtes quand même de se faire avoir ainsi! Par bien des aspects, Nola m’a fait penser à un James Bond au féminin. (avec des méchants qui auraient mille fois l’occasion de la tuer mais qui préfèrent discuter ou la ligoter, lui laissant une chance de s’échapper). Nola se transforme au fil du roman car au début elle ne parle presque pas mais s’ouvre peu à peu, comme un papillon qui sort de sa chrysalide.

Stan Trézil, le flic, est un personnage très intéressant également car il est hanté par ses démons. Ses méthodes sont un peu choquantes pour un représentant de l’ordre mais donnent de bons résultats. Il tombe très vite sous le charme de Nola qui lui rappelle sa propre histoire et met tout en œuvre pour la protéger.

Cathal Brogden, le riche banquier pour lequel Nola travaille, est également un personnage qui m’a beaucoup plu car contrairement à ses congénères du milieu banquier et malgré le fait qu’il soit né avec une cuiller en or dans la bouche il n’est pas arrogant, et fait confiance à son assistante alors qu’au début du roman celle-ci ne parle quasiment pas et communique presque uniquement à l’écrit. Il se découvre une montagne de courage quand il s’agit de se lancer dans l’action pour sauver Nola, et n’hésite pas une seule seconde à se mettre en danger. Son côté gentleman m’a beaucoup plu également. Il n’a aucun geste déplacé envers Nola et attend que ce soit elle qui fasse le premier pas (ce qui encore une fois le différencie des riches qui pensent que tout leur est dû).

Finalement, Nola fait tomber tous les hommes de son entourage sous son charme, bien malgré elle. Son apparente fragilité due à son petit gabarit leur donne envie de la protéger alors qu’elle est finalement la plus apte à se défendre.

Tout la partie sur les trafics d’organes est assez effrayante car on sait que cela existe…

J’ai trouvé que l’intrigue était vraiment bien pensée, j’ai été happée par l’histoire et ce dès les premières pages, ce qui est déjà admirable pour un premier roman!

En effet, il s’agit d’un thriller mais également d’une histoire de famille, d’une histoire d’amour et bien plus encore! A la fin du roman nous avons les réponses à toutes nos questions et je dois dire que c’est vraiment agréable car ce n’est pas toujours le cas dans les thrillers. Souvent des éléments restent flous ou carrément mis de côté mais ce n’est pas le cas ici.

L’histoire est complexe et fouillée, les personnages ont de la profondeur et on s’attache très vite à eux. Bref, j’ai donc découvert avec un énorme plaisir la plume de Sarah Baud et je peux dire que c’est un gros coup de cœur pour moi! 

Ma note: ♥♥♥♥♥

Un grand merci aux Editions Slatkine  pour l’envoi de ce SP!

Bilan de mes lectures du mois d’août 2020

Coucou tout le monde !

Je reviens aujourd’hui pour vous présenter mes lectures du mois d’août 2020.

Les résumés et certaines images ont été pris sur Amazon. Les autres images proviennent de mon Instagram.

Livres lus durant le mois : 7

 ♥ = Bof bof, à éviter

♥♥ = Sympa, sans plus

♥♥♥ = Pas mal du tout , j’ai passé un bon moment !

♥♥♥♥ = A lire absolument !

♥♥♥♥♥ = Attention, gros coup de cœur !

Les (♥) représentent les demis 

Les enfants de l’avenir tome 3 – Don Maudit – Cynthia Jhaveri [SP]

Nombre de pages: 124 pages

Editeur: éditions Eclectica

Date de parution (dans cette édition): juillet 2020

Résumé: 

(1er tome pour ne pas vous spoiler) Kara, 17 ans, vit à Lifeland, un pays dont un conglomérat a pris le contrôle il y a longtemps. Afin d’éviter la fin programmée des humains, la fonction principale de ses habitants est désormais de concevoir 4 enfants et de les élever jusqu’à ce que ces derniers prennent la relève. Quand le tour de Kara arrive, celle-ci, très déterminée, refuse de se plier aux règles de ce monde «merveilleux» où les familles sont pourtant
chouchoutées. Elle s’enfuit, s’exposant ainsi au sort réservé aux rebelles. Seule, pourchassée, toujours à l’affût du moindre danger, elle apprend qui elle est vraiment à l’intérieur d’elle-même et se découvre des capacités insoupçonnées.

Mon avis: 

Vous pouvez retrouver mon avis complet sur ce roman juste ici 🙂

Ma note: ♥♥♥♥

 

Le jour des cendres – Jean-Christophe Grangé

Nombre de pages: 368 pages

Editeur: Albin Michel

Date de parution (dans cette édition): 3 juin 2020

Résumé: 

Dans un monde de pure innocence, quel peut être le mobile d’un tueur ? Dans une communauté sans péché, comment le sang peut-il couler ? À moins qu’à l’inverse… Le coupable soit le seul innocent de la communauté.
Le nouveau thriller de l’auteur des Rivières pourpres.

Mon avis: 

Ce roman prend directement place après les événements survenus dans « la dernière chasse » (ma revue juste ici) que j’avais bien aimé. on y suit donc à nouveau l’inspecteur Niemans et sa collègue Ivana. L’histoire a lieu en Alsace, lieu que je connais bien du coup c’est chouette de pouvoir plus ou moins situer les lieux (même si certains n’existent pas). Cette fois-ci on suit une sorte de secte dont les membres ont l’air de vivre à une autre époque et qui semblent vivre en parfaite harmonie avec la nature et n’ont aucune envie de se mélanger au monde « normal ». L’idée du roman était sympa mais j’ai trouvé que l’auteur nous lançait sur pas mal de pistes et qu’il  ne les a pas développées jusqu’au bout ce qui fait qu’à la fin, on a encore pleins de questions, par rapport à la fresque dans l’église par exemple et également par rapport à ce qu’entend et  voit Ivana lors de son incursion dans la colonie « pacifiste ». J’ai donc trouvé ce livre clairement en-dessous des autres romans de l’auteur qui m’avait habituée à des dénouements beaucoup moins évidents et des intrigues plus complexes et plus abouties.

Ma note: ♥♥♥

 

 

Kilomètre zéro – Maud Ankaoua

Nombre de pages: 384 pages

Editeur: J’ai Lu

Date de parution (dans cette édition): 2 octobre 2019

Résumé: 

Maëlle, directrice financière d’une start-up en pleine expansion, n’a tout simplement pas le temps pour les rêves. Mais quand sa meilleure amie, Romane, lui demande un immense service – question de vie ou de mort -, elle accepte malgré elle de rejoindre le Népal. Elle ignore que l’ascension des Annapurnas qu’elle s’apprête à faire sera aussi le début d’un véritable parcours initiatique. Au cours d’expériences et de rencontres bouleversantes, Maëlle va apprendre les secrets du bonheur profond et transformer sa vie. Mais réussira-t-elle à sauver son amie ? Passionnée par les relations humaines, Maud Ankaoua signe un premier roman riche d’enseignements et rempli d’espoir. Il changera pour toujours notre compréhension des autres et nous rappelle l’essentiel de la vie.

Mon avis: 

Je ne sais pas si c’est parce que j’ai lu ce livre en vacances et que je pensais qu’il allait s’agir un livre « feel good » un peu léger (parfait pour les vacances donc), mais j’ai été super déçue de ce roman. On y suit une jeune femme, obnubilée par son travail dans une start-up qui doit partir faire un trek pour ramener un livre soi-disant miraculeux à son amie atteinte d’un cancer. J’ai trouvé ce roman lent et long, plein de clichés et de poncifs sur le bonheur.  J’avais l’impression que l’autrice jugeait un peu trop sévèrement notre façon actuelle de vivre et cela m’a un peu dérangée. Ce côté donneuse de leçon était pour le moins agaçant.  Bref, je me suis ennuyée la moitié du roman, dommage ! (mais je l’ai quand même terminé 😉 )

Ma note: ♥♥

 

 

Le jour où Kennedy n’est pas mort – R. J. Ellory

Nombre de pages:  432 pages

Editeur: Sonatine

Date de parution (dans cette édition): 4 juin 2020

Résumé: 

La vérité est plus forte que tout.

C’est l’une des histoires les plus connues au monde – et l’une des plus obscures. Le 22 novembre 1963, le cortège présidentiel de John F. Kennedy traverse Dealey Plaza. Lui et son épouse Jackie saluent la foule, quand soudain…
Quand soudain rien : le président ne mourra pas ce jour-là. En revanche, peu après, le photojournaliste Mitch Newman apprend le suicide de son ex-fiancée, Jean Boyd, dans des circonstances inexpliquées. Le souvenir de cet amour chevillé au corps, Mitch tente de comprendre ce qui s’est passé. Découvrant que Jean enquêtait sur la famille Kennedy, il s’aventure peu à peu dans un monde aussi dangereux que complexe : le cœur sombre de la politique américaine.

Mon avis: 

Ce nouveau roman de R.J. Ellory se passe en 1963, quelques jours avant la date où le président JFK se fait assassiner à Dallas. Mais à la date prévue, il ne se passe rien, Kennedy survit à son tour en voiture. Jean Boyd, par contre, est retrouvée morte à son domicile et son amour de jeunesse, Mitch, va mener l’enquête car il ne peut/veut pas croire que Jean se soit suicidée, elle qui aimait tant la vie. Mitch va alors découvrir qu’il ne faut pas trop fouiner du côté des Kennedy … J’ai beaucoup aimé les personnages, comme dans tous les romans de l’auteur, ils ont de l’épaisseur, ce ne sont pas des coquilles vides. J’ai aimé que certains chapitres soient des retours dans le passé qui nous permettent de mieux comprendre la vie de Jean et Mitch. La seule chose qui a fait que ce roman n’est pas un coup de cœur, est que j’ai trouvé le final un peu précipité, j’aurais souhaité une fin plus développée, même si nous avons toutes les réponses à nos questions (enfin, presque toutes). Un très bon roman sur le thème des regrets et des actes manqués et un page-turner implacable.

Ma note: ♥♥♥♥(♥)

 

 

Le mammouth et le virus – Eugène [SP]

Nombre de pages: 176 pages

Editeur: Slatkine

Date de parution (dans cette édition): 7 septembre 2020

Résumé: 

Durant le confinement, mon épouse, notre garçon de trois ans et demi et moi nous nous sommes réfugiés dans un chalet. Là-haut,j ai chassé le mammouth au salon ; j ai couru sur les sentiers de montagne avec mon fils en criant que nous étions des lynx ; j ai acheté dix millions de barils de pétrole au moment où il valait -37 dollars (j ai donc gagné 370 millions de dollars). J ai fait en sorte que la peur n envahisse pas l imaginaire de mon garçon. Peine perdue : le virus défie l imagination. Il était là bien avant les hommes et sera encore là près Le mammouth et le virus est mon journal de confinement. Autodérision, ironie et tendresse sont des armes de destruction massive contre la déprime. Alors, armons-nous !

Mon avis: 

Vous pouvez retrouver mon avis complet sur ce roman juste ici 🙂

Ma note: ♥♥♥♥♥

 

 

Lettres à la lune – Fatoumata Kebe [SP]

Nombre de pages: 237 pages

Editeur: Slatkine & Compagnie

Date de parution (dans cette édition): 2 juillet 2020

Résumé: 

Rendez-vous avec la Lune

Fatoumata Kebe est astronome. Après le succès de La Lune est un roman (Slatkine & Cie, 2019), qui confronte les découvertes scientifique les plus récentes aux mythologies qui les ont annoncées, la docteure en astronomie a eu l’idée de se livrer à l’exercice inverse. Raconter le roman de la Lune en réunissant les plus belles et les moins connues des légendes de cette planète qui n’en est pas une. Des livres sacrés des Aztèques aux intuitions d’Hergé, en passant par Cyrano de Bergerac et Shakespeare, voici le roman de la Lune par ceux qui l’ont inventée.

Mon avis: 

Vous pouvez retrouver mon avis complet sur ce roman juste ici 🙂

Ma note: ♥♥♥♥

 

 

Une taupe @l’Oeil-Doux – Jean-Louis Cros [SP]

Nombre de pages: 238 pages

Editeur: L’Harmattan

Date de parution (dans cette édition): 12 novembre 2019

Résumé: 

Elna, 26 ans, est raide-dingue d’un beau Toulousain de son âge et sa grand-mère était bien la même en son temps ! Sauf qu’entre l’Occitanie qu’a connue la vieille dame et celle de la jeune fille connectée d’aujourd’hui surgit peu à peu l’ombre d’un drôle de sbire chez qui bien des malheurs dans la vie des deux femmes semblent trouver leur origine. « Et si le règne du clic et des algorithmes pouvait tout résoudre ! », croit alors naïvement Elna qui décide, à la fin de ce récit, de créer son site web pour rétablir la vérité. Il est consultable et son adresse attend les lecteurs à l’issue de ces pages pour clôturer l’enquête ! Cette fiction littéraire est composée d’un roman et d’un site internet, accessible par QR code.

Mon avis: 

Vous pouvez retrouver mon avis complet sur ce roman juste ici 🙂

Ma note: ♥♥♥

 

Un mois d’août plutôt riche en lectures ! J’ai également beaucoup lu au mois de septembre (mais mon congé maternité est maintenant terminé!!), j’essaierai de vous en reparler très vite. Et vous, qu’avez-vous lu ?

A tout bientôt 🙂

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[SP] J’ai lu: Les roses sauvages de Marie Javet

Hello tout le monde!

Je vous retrouve aujourd’hui pour vous parler du tout dernier roman de l’auteure Marie Javet, Les Roses sauvages, paru aux éditions Plaisir de Lire. Cette année est prolifique pour l’auteure car il s’agit de son second roman édité cette année (après « Toute la mer dans un coquillage dont je vous ai parlé juste ici) et j’ai entendu dire qu’un petit troisième sera édité par les éditions Auzou dans la collection Frissons suisses à la fin de l’année. Cet éclectisme n’est pas pour me déplaire, je dois l’avouer, tant j’aime la façon d’écrire de Marie Javet !

Nombre de pages: 301 pages

Editeur: Plaisir de lire, collection Frisson

Date de parution: le 21 août 2020

Résumé:

Sarah, jeune suissesse de 18 ans, part une année à Londres pour parfaire son anglais. Là-bas, elle va vite tomber sous le charme d’un dénommé Ian, qui lui promet monts et merveilles. Mais le vernis parfait se craquelle très rapidement… Des années plus tard, on suit John, la trentaine bien entamée, professeur à l’université de Lausanne et hanté par de vieux démons. Sa rencontre avec une certaine Elisa Day va changer son quotidien et son avenir…

Mon avis:

Vous le savez, j’avais adoré l’avant-dernier roman de Marie Javet, « toute la mer dans un coquillage », paru en juin de cette année. J’avais donc très hâte de retrouver la plume de l’auteure, d’autant plus que je trouve que celle-ci s’est vraiment affirmée avec le temps et l’expérience.

Comme dans tous ses romans, Marie Javet a le chic pour nous mettre dans la peau de ses personnages, même les plus sombres d’entre eux. Je dois avouer que l’expérience a été cette fois-ci pour le moins déstabilisante. En effet, si la première partie du roman est consacrée à Sarah – jeune femme lumineuse et idéaliste – et sa relation plus que toxique avec le ténébreux Ian, la seconde partie nous plonge dans la jeunesse et le présent tourmentés de John, professeur à l’université de Lausanne. On est comme pris en otage par l’auteure car nous n’avons pas forcément envie d’être dans la tête d’une personne déséquilibrée mais en même temps on a envie de comprendre les mécanismes de son esprit malade.

Dans la partie narrée par Sarah, j’ai aimé l’alternance entre les passages écrits dans son journal qui évoquent son mal-être grandissant et ses désillusions par rapport à Ian et les chapitres et les chapitres plus factuels. Sarah se rend compte que Ian toxique pour elle et veut s’en défaire mais elle n’arrive pas à s’arracher à son emprise. On a envie de lui dire d’ouvrir les yeux et de réagir pendant qu’il en est encore temps mais nous ne sommes que des spectateurs impuissants de ce drame couru d’avance. C’est assez rageant car on s’attache très vite à Sarah et on a envie qu’elle s’en sorte.

Je trouve très intéressant que Marie Javet ait abordé les thèmes des relations toxiques et des pervers narcissiques (bon là en plus il n’est pas que violent verbalement, il l’est également physiquement), de nombreuses personnes vivent avec ce genre de personne qui les réduisent peu à peu à néant et je trouve important de montrer jusqu’où cela peut mener. Sarah n’écoute pas les gens qui essaient de la mettre en garde, elle pense qu’ils sont jaloux de son bonheur et de sa merveilleuse histoire d’amour. Cependant, elle déchante vite quand elle se rend compte que le comportement d’Ian n’est plus aussi charmant qu’au tout début de leur relation et qu’il l’humilie et la rabaisse sans arrêt.

Comme d’habitude dans les thrillers, difficile de trop vous en dire sous peine de dévoiler des éléments importants de l’histoire qui pourraient vous mettre sur la piste du dénouement.

Sachez juste que si je m’étais plus ou moins doutée de qui est la mystérieuse Elisa Day qui rend fou John, j’étais loin d’imaginer la fin du roman et je dois dire que ce twist final m’a beaucoup plu.

Ce roman m’a transportée, je l’ai dévoré et adoré de bout en bout, un grand bravo à Marie Javet qui arrive à nous surprendre de livre en livre!

Vivement le prochain!

Ma note: ♥♥♥♥♥

Un grand merci aux Editions Plaisir de Lire pour l’envoi de ce SP!

[SP] J’ai lu: L’ossuaire de Fiona Cummins

Hello tout le monde !

Je vous retrouve aujourd’hui pour vous parler du dernier roman de Fiona Cummins, LOssuaire, que j’ai la belle surprise de recevoir de la part des Editions Slatkine & Compagnie.

Ce roman est le second de l’autrice et est la suite directe de son premier roman, le collectionneur dont je vous ai parlé dans le bilan de mes lectures du mois de juillet (le lien juste ici).

En effet, j’ai acheté le premier roman de l’autrice afin de connaître le début de l’histoire. Effectivement, même si vous pouvez lire les romans séparément (comme des one shot), je vous recommande tout de même de les lire dans l’ordre chronologique afin de mieux pouvoir appréhender tous les événements.

Nombre de pages: 409 pages

Maison d’édition: Slatkine & Cie

Date de parution (dans cette édition): mai 2020

Résumé:

3 mois après son enlèvement par le collectionneur, la petite Clara Foyle, atteinte d’une malformation osseuse aux mains, n’a toujours pas été retrouvée. L’inspectrice Etta Fitzroy en a l’intime conviction: la fillette est encore vivante et elle remuera ciel et terre pour la retrouver. Le compte à rebours à commencé…

Mon avis:

Je vais essayer de vous donner mon avis sans vous spoiler le premier volet de la série (ça serait dommage si vous ne l’avez pas lu).

Si j’avais bien aimé « le collectionneur », j’ai nettement préféré « l’ossuaire » que je trouve plus abouti. En effet, je trouve que tous les personnages ont pris de la profondeur, y compris le tueur, Brian Howley.

Là encore, on retrouve une ambiance très sombre et nauséabonde quand nous suivons le tueur dans ses délires meurtriers. Cependant, l’autrice arrive à nous faire nous apitoyer sur ce dernier en nous racontant son enfance maltraitée. Le Mal a pris racine en lui dès son plus jeune âge et cela ajoute au malaise qui nous envahit à la lecture de ce roman.

L’inspectrice Etta Fitzroy, qui m’avait pas mal agacée dans le premier roman de l’autrice car je la trouvais très froussarde et pas assez entrainée est remontée dans mon estime car je l’ai trouvée bien plus dégourdie dans ce roman-ci. Mon gros coup de coeur va cependant pour l’agent Toni Storm, jeune femme ambitieuse et intelligente qui motive Etta à donner aussi le meilleure d’elle-même par pur esprit de compétition. Je trouve qu’elle font un bon duo de flics, elles se complètent bien. A Toni la culture et le charme et à Etta l’intuition et l’expérience du terrain.

« Je veux que tu m’aides, Saul. » Il se penche veres lui. L’extrémité de ses doigts caresse nonchalamment la pointe du couteau. « Tu veux bien m’aider? »

Saul est un garçon intelligent. Voilà pourquoi il va au collège. Pourquoi il ne se lance pas dans des discussions débridées et dangereuses avec ses amis. Pourquoi il a survécu aussi longtemps dans l’environnement toxique de son foyer.

Il passe en revue tout ce qu’il sait.

Une caravane verrouillée.

Une collection d’insectes.

Un crâne humain.

Un tempérament violent.

Un mystérieux enfant au squelette déformé.

Un vieil homme solitaire en quête d’une relation humaine.

Il devrait avoir peur. Et il a peur, nom de Dieu. Mais il est convaincu désormais que M. Silver possède un secret, et il veut le découvir. Ses doigts tripotent les membres tordus de la poupée à soucis.

« Oui, Monsieur, répond-il. J’en serais honoré. »

Les chapitres sont plutôt courts ce qui découpe bien le récit (l’autrice aime nous faire mariner un peu à la fin de certains chapitres) et donne un rythme plus haletant au roman. Dans certains chapitres nous suivons donc le Collectionneur et dans d’autres nous suivons en alternance la famille de la petite Clara, Saul, un jeune adolescent dont la mère a basculé dans l’alcoolisme et qui pourrait bien tomber sous la coupe du Collectionneur, l’inspectrice Fitzroy et bien sûr la famille Frith dont le petit Jakey, souffrant du syndrome de l’homme de pierre, avait été enlevé dans le premier tome.

On voit également comment les familles Foyle et Frith continuent à vivre après le drame, après s’être déchirées et délitées à la disparition des enfants, elles se rapprochent et sont plus soudées que jamais dans ce second roman.

J’ai aimé le personnage de Saul, ce jeune homme malmené par la vie à la personnalité complexe et un peu borderline mais qui finalement prouve qu’il a un bon fond.

L’écriture est fluide et les dialogues sonnent juste, on a l’impression que ce sont des vraies personnes qui ont de vraies discussions et je trouve que cela rend la lecture très agréable.

Fiona Cummins a l’art de nous faire nous attacher à ses personnages, ce qui n’est pas toujours le cas dans les polars. J’ai beaucoup aimé les enfants de l’histoire qui sont courageux et font tous preuve d’une grande capacité de résilience.

Bref, si plonger dans la noirceur de l’âme humaine ne vous fait pas peur, je ne peux que vous recommander ce roman (et « le collectionneur »)!

Vivement le prochain!

Ma note: ♥♥♥♥(♥)

Un grand merci aux Editions Slatkine & Cie pour l’envoi de ce SP!

[SP] J’ai lu: Une taupe @ l’Oeil-Doux de Jean-Louis Cros

Hello tout le monde !

Je vous retrouve aujourd’hui pour vous parler d’un roman de Jean-Louis Cros, une taupe @l’Oeil-Doux, paru l’hiver passé aux Editions l’Harmattan.

C’est l’auteur qui m’a contactée afin de me parler de son livre, qui a un concept original et amusant: il est couplé à un site internet qui permet d’aller plus loin dans l’histoire une fois le livre terminé.

Bien sûr, ce roman 2.0 m’a interpellée et je l’ai donc reçu en service presse pour vous en parler.

L’auteur, né en 1949 est un touche à tout. Il est professeur d’anglais et critique de cinéma mais a également écrit plusieurs livres et réalisé de nombreux documentaires et courts-métrages pour la télévision.

Nombre de pages: 230 pages

Maison d’édition: L’Harmattan

Date de parution (dans cette édition): décembre 2019

Résumé:

Elna, 26 ans, est sûre que l’ancienne star de la chanson Lucky Dellormo est responsable de la mort par overdose de sa mère des années auparavant. Elle va donc enquêter, avec l’aide du beau Kev, afin de rétablir la vérité. Ils vont créer un site internet où ils vont balancer leurs accusations à l’égard de Lucky Dellormo. En parallèle, on suit la grand-mère d’Elna, Léonie, qui se remémore ses souvenirs de jeunesse depuis son lit d’hôpital. Mais tout va s’emballer quand Lucky Dellormo est déclaré disparu…

Mon avis:

Comme dit plus haut, j’ai vraiment trouvé le concept intéressant et j’ai été fouiné avec plaisir sur le site internet associé au roman (je ne vous en mets pas le lien car si vous n’avez pas le livre entre les mains vous n’aurez pas accès aux pages du site car il y a des codes à entrer que l’on ne peut connaître que si on a lu le roman).

J’ai eu au début du roman un peu de peine avec les passages dédiés à Elna, la jeune femme, car j’ai trouvé qu’elle parlait un peu trop en langage « jeune » (verlan, etc.) et cela m’a dérangée un peu car je vois plus une ado parler comme ça qu’une jeune femme de 26 ans. Par contre, j’ai vraiment apprécié les chapitres consacrés à sa grand-mère, Léonie, que j’ai trouvée vraiment très touchante. Elna et Léonie parlent à la première personne du singulier et du coup on a l’impression qu’elles se confient à leur journal intime. Léonie se rappelle de sa jeunesse et de son premier amour, retrouvé des années plus tard (mais la magie s’estompe vite malheureusement).

Ses souvenirs nous permettent également de comprendre un peu mieux comment Coralie, la mère d’Elna, a pu rencontrer Lucky Dellormo et tomber dans la drogue.

J’ai trouvé ce chassé-croisé bien mené et on a vraiment envie de savoir pourquoi la mère d’Elna est morte, alors que cela faisait soi-disant des années qu’elle n’avait plus vu Lucky Dellormo.

Elna profite de cette enquête pour se rapprocher de son coup de cœur de toujours, Kev. Celui-ci se passionne très vite pour le sujet et se prend vite « au jeu », un peu trop sérieusement même au goût d’Elna.

J’ai finalement regretté que le sujet principal (Dellormo est-il oui ou non coupable) soit un peu oublié sur la fin du livre et que l’on n’obtienne pas les réponses à nos questions. Le site amène quelques éléments de réponse mais pas vraiment non plus. De plus, on ne sait pas pourquoi Dellormo a disparu… Du coup, je suis restée un peu sur ma faim, dommage!

Edit après avoir reçu un e-mail de l’auteur: apparemment on apprend le pourquoi-comment de la disparition de Lucky Dellormo dans un e-mail que l’on reçoit suite à la visite sur le site, j’ai dû faire un truc faux (où je n’ai pas tout bien regardé) car je n’ai rien reçu… avec toutes mes excuses!

Un roman cependant orignal et agréable à lire (malgré quelques petites coquilles), bien dans l’air du temps et qui montre également les dérives des réseaux sociaux et la manière dont on peut se faire manipuler par ce qu’on voit sur le web. Sympa!

Ma note: ♥♥♥

Un grand merci aux Editions l’Harmattan et à Jean-Louis Cros pour l’envoi de ce SP!

[SP] J’ai lu: Lettres à la Lune de Fatoumata Kebe

Hello tout le monde !

Je vous retrouve aujourd’hui pour vous parler du dernier roman de Fatoumata Kebe, Lettres à la Lune, que j’ai eu le privilège de recevoir de la part des Editions Slatkine & Compagnie.

Fatoumata Kebe est astrophysicienne et se bat pour que les femmes soient plus représentées dans le milieu spatial. Elle est passionnée depuis toute petite par la lune et il s’agit de son second livre sur le sujet. Elle est d’ailleurs candidate pour faire partie d’une prochaine expédition lunaire.

Nombre de pages: 238 pages

Maison d’édition: Slatkine & Cie

Date de parution (dans cette édition): juin 2020

Résumé:

Il s’agit d’un recueil de textes (extraits de livres, poèmes, légendes) venant du monde entier et dont le sujet est la lune.

Mon avis:

J’ai été assez surprise quand j’ai compris que ce livre comprenait des textes émanant du monde entier et de toutes les époques, je pensais qu’il s’agissait d’un livre entièrement écrit par Fatoumata Kebe!

Le livre est découpé par thème (poèmes, légendes, etc.) et avant chaque texte, l’auteure nous explique pourquoi elle l’a choisi. J’ai trouvé très intéressant de voir à quel point la lune a toujours fasciné les écrivains et le nombre d’écrits qui lui sont consacrés. La lune est tour à tour un personnage à part entière – ami ou ennemi – ou simplement une muse.

J’ai adoré la partie poésie et j’ai eu un gros coup de cœur pour un poème du persan Omar Khayyãm, extrait de son recueil « Les Rubayat » qui a resonné particulièrement en moi car il reflète bien ces temps rendus incertains par le Coronavirus:

« La Lune va briller »

Puisque nul ne prévoit ce que sera demain,

Hâte-toi de jouir, ô pauvre cœur humain!

Bel astre, bois au clair de lune, car la lune

Va briller bien des fois et nous chercher en vain,

 

Bref, j’ai vraiment apprécié découvrir des textes méconnus – pour la plupart – d’auteurs connus (ou pas d’ailleurs). J’ai trouvé le travail de recherche de l’auteure très complet et vraiment intéressant.

L’enthousiasme de l’auteure par rapport à son sujet est contagieux et on découvre avec passion toutes ces histoires. Vous ne regarderez plus l’astre lunaire de la même façon!

Ma note: ♥♥♥♥

 

Un grand merci aux Editions Slatkine & Cie pour l’envoi de ce SP!

[SP] J’ai lu: Le mammouth et le virus d’Eugène

Hello tout le monde !

Je vous retrouve aujourd’hui pour vous parler du dernier roman d’Eugène, « Le mammouth et le virus » paru aux Editions Slatkine.

J’avais déjà entendu parler de cet auteur suisse sans avoir jamais rien lu de lui donc j’ai été très heureuse de recevoir son nouveau livre afin de découvrir sa plume.

Nombre de pages: 173 pages

Maison d’édition: Slatkine

Date de parution (dans cette édition): août 2020

Résumé:

Eugène, quinquagénaire, marié et papa d’un petit garçon de 3 ans et demi (oui, les demis ça compte!!) est confiné lors de l’épidémie du Coronavirus avec sa famille en Valais, à Hérémence. Sur place, il contera son quotidien tout en commentant l’actualité et essaiera de rendre cette expérience ludique pour son petit garçon en essayant de le préserver de l’ambiance anxiogène due au Virus.

Mon avis:

J’ai adoré la plume acérée d’Eugène, qui sait pointer du doigt les disfonctionnements ou incohérences de notre gouvernement mais toujours avec beaucoup d’humour. J’ai aimé le fait que l’auteur ne se prend pas au sérieux, oui il s’agit d’un livre du confinement mais on ne s’ennuie pas une seule seconde. Les efforts que fait l’auteur afin de faire rire son petit garçon et de lui changer les idées sont admirables, en tant que maman je sais que les trois mois de semi confinement ont été vraiment difficiles. Dur d’occuper nos petits loups et de leur expliquer les choses avec des mots simples, sans leur faire peur. Faire face à leurs questions (alors qu’on n’a nous-mêmes pas les réponses) n’est également pas évident.

Durant les deux Guerres Mondiales, les Librairies sont restées ouvertes. Pas pendant le Coronavirus. Durant le siège de Leningrad par les troupes allemandes, qui a duré neuf cent jours, la Bibliothèque Centrale est restée ouverte. Les habitants mouraient de froid et de faim dans des rues bombardées chaque jour, mais ils lisaient. Le livre était une nourriture essentielle. Pas pendant le Coronavirus.

L’auteur profite (comme nous tous je pense) de ce semi-confinement pour se rapprocher de la nature et profiter des plaisirs simples (et souvent gratuits) de la vie. Observer les abeilles, les fleurs, etc… Tout ce que la société de consommation a occulté car nous n’avions plus le temps de voir la beauté qui nous entoure. Le seul point positif de ce virus est qu’il nous aura obligé de revoir notre façon de fonctionner et de nous recentrer sur l’essentiel (la famille, la nature)…

Le livre est écrit sous forme de journal intime, des pensées jetées au jour le jour sur papier. Les chapitres sont très courts et s’enchaînent à une vitesse folle. Une fois commencé, c’est addictif, on ne peut pas lâcher ce livre!

Un ouvrage amusant, tendre et touchant à la fois, un témoignage de cette période étrange que nous sommes (encore) en train de traverser.

A lire pour se remonter le moral et se remémorer dans quelques années ce qu’il s’est passé durant cette fichue année 2020 😉

Ma note: ♥♥♥♥♥

 

Un grand merci aux Editions Slatkine pour l’envoi de ce SP!

Bilan de mes lectures du mois de juillet 2020

Coucou tout le monde !

Je reviens aujourd’hui pour vous présenter mes lectures du mois de juillet 2020.

Les résumés et les images ont été pris sur Amazon.

Livres lus durant le mois : 5

 ♥ = Bof bof, à éviter

♥♥ = Sympa, sans plus

♥♥♥ = Pas mal du tout , j’ai passé un bon moment !

♥♥♥♥ = A lire absolument !

♥♥♥♥♥ = Attention, gros coup de coeur !

Les (♥) représentent les demis 

Devenir – Michelle Obama

Nombre de pages: 520 pages

Editeur: Fayard

Date de parution (dans cette édition): 13 novembre 2018

Résumé: 

« Il y a encore tant de choses que j’ignore au sujet de l’Amérique, de la vie, et de ce que l’avenir nous réserve. Mais je sais qui je suis. Mon père, Fraser, m’a appris à travailler dur, à rire souvent et à tenir parole. Ma mère, Marian, à penser par moi-même et à faire entendre ma voix. Tous les deux ensemble, dans notre petit appartement du quartier du South Side de Chicago, ils m’ont aidée à saisir ce qui faisait la valeur de notre histoire, de mon histoire, et plus largement de l’histoire de notre pays. Même quand elle est loin d’être belle et parfaite. Même quand la réalité se rappelle à vous plus que vous ne l’auriez souhaité. Votre histoire vous appartient, et elle vous appartiendra toujours. À vous de vous en emparer. »

Mon avis: 

J’étais vraiment curieuse de découvrir la vie de Michelle Obama, avant son passage à la maison blanche en temps que première dame et après les 8 ans de présidence de son mari. J’ai trouvé ce livre très intéressant, drôle, émouvant et vraiment inspirant. Quand on a des rêves dans la vie il faut se battre pour les atteindre et cette femme de caractère en est la preuve. Michelle Obama est une femme vraie, qui dit ce qu’elle pense (même si parfois elle devrait prendre plus de pincettes haha) et a un humour à toute épreuve. Elle est très attachante. J’ai adoré ses anecdotes sur Barack ! J’ai également adoré le documentaire Netflix qui parle de sa campagne de promotion pour la sortie de ce livre. J’ai cependant trouvé le début du livre un peu longuet (la partie sur sa jeunesse), j’aurais préféré un peu plus du « pendant » et surtout du « après » 🙂 Dans la même veine, j’avais lu il y a quelques années l’autobiographie de Hilary Clinton qui était également passionnante, si vous aimez ce genre de documentaire !

Ma note: ♥♥♥

 

Et que ne durent que les moments doux – Virginie Grimaldi

Nombre de pages: 360 pages

Editeur: Fayard

Date de parution (dans cette édition): 17 juin 2020

Résumé: 

L’une vient de donner naissance à une petite fille arrivée trop tôt. Elle est minuscule, pourtant elle prend déjà tellement de place.
L’autre vient de voir ses grands enfants quitter le nid. Son fils laisse un vide immense, mais aussi son chien farfelu.
L’une doit apprendre à être mère à temps plein, l’autre doit apprendre à être mère à la retraite.

C’est l’histoire universelle de ces moments qui font basculer la vie, de ces vagues d’émotions qui balaient tout sur leur passage, et de ces rencontres indélébiles qui changent un destin.

Mon avis: 

J’ai lu ce roman deux semaines après avoir accouché et comment vous dire que cette histoire de prématuré et d’enfant quittant le nid m’a vraiment touchée au coeur. Virginie Grimaldi a le chic pour nous emporter dans un tourbillon d’émotions et sait nous toucher avec des mots justes –  toujours bien choisis – et une touche d’humour pour contrebalancer les moments (trop?) émouvants. Et que ne durent que les moments doux est un roman bonbon, qu’on savoure du début à la fin, une fin qui arrive bien trop vite ! Je me souviendrai longtemps de ce joli roman à offrir à toutes les femmes de notre vie.

Ma note: ♥♥♥♥

 

La Sentence – John Grisham

Nombre de pages: 500 pages

Editeur: JC Lattès

Date de parution (dans cette édition): 4 mars 2020

Résumé: 

Octobre 1946.
Pete Banning, l’enfant chéri de Clanton, Mississippi, est revenu de la Seconde Guerre mondiale en héros, décoré des plus hautes distinctions militaires. Aujourd’hui fermier et fidèle de l’église méthodiste, il est considéré comme un père et un voisin exemplaire.
Par un matin  d’automne, il se lève tôt, se rend en ville, et abat calmement son ami, le révérend Dexter Bell.
Au choc que cause ce meurtre de sang-froid s’ajoute l’incompréhension la plus totale, car Pete se contente de déclarer au shérif, à ses avocats et à sa famille : « Je n’ai rien à dire.  »
Que s’est-il passé pour que Pete, un membre respecté de la communauté, devienne un meurtrier ? Et pourquoi se mure-t-il dans le silence ? Personne ne le sait. La seule certitude que sa famille possède c’est que ce qu’il tait est quelque chose de dévastateur, dont les retombées les hanteront, eux et la ville, pendant des décennies…
Avec cette œuvre majeure et unique, John Grisham nous embarque dans un voyage incroyable, du vieux Sud ségrégationniste aux jungles des Philippines de la Seconde Guerre mondiale, d’un asile psychiatrique aux lourds secrets du tribunal de Clanton où l’avocat de Pete tente désespérément de sauver la vie de son client.

Mon avis: 

J’ai été déçue par ce roman où finalement il ne se passe pas grand chose voire même rien du tout. L’auteur nous mène un peu en bateau durant tout le roman pour arriver à un final plat et inintéressant. J’ai trouvé vraiment long toute la partie qui se passe aux Philippines dont je n’ai pas vraiment trouvé l’utilité dans le récit, étant donné que cela n’apporte rien à l’intrigue. J’avoue que c’est la première fois que je n’aime pas un livre de cet auteur !!

Ma note: ♥♥

 

Le collectionneur – Fiona Cummins

Nombre de pages: 528 pages

Editeur: Le Livre de Poche

Date de parution (dans cette édition): 25 septembre 2019

Résumé: 

Le Collectionneur mène une double vie. Monsieur Tout-le-monde dans l’une, il est, dans l’autre, le gardien d’un musée secret que son père et son grand-père ont constitué avant lui, une collection d’ossements humains.
Les collectionneurs cherchent toujours la rareté, l’objet unique. Et, à Londres, il y a deux enfants atteints d’une maladie génétique orpheline qui fait se dédoubler les cartilages puis pousser les os jusqu’à l’étouffement, la maladie de l’homme de pierre.

Avec un style-cutter aussi efficace que glaçant, Fiona Cummins plonge dans l’âme du psychopathe.

Mon avis: 

J’ai reçu en SP « l’ossuaire » de la même auteure et après m’être renseignée, j’ai compris qu’il s’agissait en fait d’un tome 2, le premier tome étant « le collectionneur » , que je me suis donc empressée d’acheter afin de pouvoir mieux appréhender l’histoire car l’ossuaire prend directement place après les faits relatés dans le collectionneur. Bref, pour en revenir à ce tome 1, j’ai bien aimé l’ambiance très sombre de ce roman. Cependant, j’ai eu un peu de peine avec le personnage de la policière que je trouve quand même très fragile et peu entraînée pour les cas sur lesquels elle enquête. On suit donc 2 familles dont les enfants ont été enlevés, ces deux enfants ont des particularités liés à leur ossature qui font d’eux des sujets uniques pour leur ravisseur qui collectionne les ossements hors du commun. Ce roman policier est particulier car dès le début on est dans la peau de l’assassin ce qui est assez malaisant. J’ai aimé également la manière dont l’auteure nous montre comment les familles se délitent et se déchirent lorsque les enfants viennent à disparaître. Bref, un bon roman noir, à l’écriture très fluide (j’ai lu les – quasi – 500 pages en quelques jours à peine) mais pas un coup de cœur pour moi même si je trépigne de savoir si la petite Clara va être retrouvée à temps…  Une plume à découvrir !

Ma note: ♥♥♥

 

Autant en emporte le vent – volume 1 – Margaret Mitchell

Nombre de pages: 720 pages

Editeur: Gallmeister

Date de parution (dans cette édition): 11 juin 2020

Résumé: 

1861, Géorgie. A tout juste seize ans, Scarlett O’Hara a devant elle l’avenir radieux d’une riche héritière de Tara, une importante plantation de coton. Mais la guerre civile est sur le point de plonger dans le chaos le pays tout entier, et Scarlett a le coeur brisé : Ashley Wilkes vient d’en épouser une autre. Pour fuir son chagrin, elle va s’installer à Atlanta, impatiente de goûter à l’énergie d’une grande ville. Là, un certain Rhett Butler, à la réputation douteuse de contrebandier, commence à s’intéresser à Scarlett, attiré par son caractère rebelle. Un duel de séduction s’engage alors, et ils vivront ensemble les pires heures du siège d’Atlanta.

Mon avis: 

J’avais déjà eu ce roman dans ma pile à lire dans une vieille édition folio il y a de cela des années mais j’avais dû je pense m’en séparer il y a quelques temps car impossible de remettre la main dessus. Cependant, quand j’ai vu que la maison Gallmeister proposait une nouvelle traduction, bien plus fluide et moderne, j’ai sauté sur l’occasion de découvrir enfin ce grand classique de la littérature même si les sujets abordés (esclavagisme, ségrégationnisme,…) sont problématiques aujourd’hui. Et bien je dois dire que j’ai vraiment adoré ma lecture. J’ai adoré le personnage de Scarlett qui mûrit énormément au fil du récit. Elle passe de la petite adolescente capricieuse et gâtée à une jeune femme qui doit subvenir aux besoin de ses sœurs et de son père, oubliant tout le luxe auquel elle était habituée en temps que fille d’un riche propriétaire terrien. En effet, son père détient Tara, une grande plantation de coton, incendiée par les Yankees lors de la guerre. J’ai également adoré le personnage de Rhett Buttler, totalement en décalage par rapport aux autres hommes de l’époque. Il est drôle, irrévérencieux et totalement irrésistible. Ce jeu du chat et de la souris avec Scarlett est vraiment passionnant et j’espère qu’ils finiront ensemble (je n’ai jamais vu le film en entier, pourtant j’ai le dvd, j’ai honte!). Bref, je me réjouis de me retourner m’imprégner de l’ambiance de Tara dans le volume 2 que je prévois de lire en septembre 🙂 Un classique que je ne peux que vous recommander (et cette traduction en particulier, les 700 pages se lisent toutes seules)!!

Ma note: ♥♥♥♥

 

Et voilà, c’est tout pour mes lectures du mois de juillet 2020, un mois où j’ai lu moins que les mois précédents car je dois avouer qu’avec un nouveau-né et ma grande de 5 ans qui est en vacances, je n’ai pas trop le temps de lire en journée et le soir je n’avance pas forcément beaucoup dans mes lectures mdr (on a aussi rattrapé notre retard dans 2-3 séries Netflix, on ne peut pas être partout 🙂 ) et vous, vous avez lu quoi ?

A tout bientôt 🙂

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[SP] J’ai lu: Les enfants de l’avenir tome 3; Don maudit de Cynthia Jhaveri

Hello à tous,

Je reviens aujourd’hui pour vous parler du 3ème et dernier tome de la saga Les Enfants de l’Avenir, Don Maudit , reçu de la part de son auteure, Cynthia Jhaveri. Si mon avis sur les deux premiers tomes vous intéresse, vous pouvez les trouver ici et ici.

Nombre de pages: 124 pages

Editeur: Editions Eclectica

Date de parution:  juillet 2020

Résumé:

Après avoir renversé le gouvernement en place qui oblige les jeunes gens à se marier et à faire 4 enfants, Kara a pris la présidence de Lifeland aux côtés de ses amis et s’empresse d’abroger cette loi. Cependant, le gouverneur Fate, le plus dangereux de tous, court toujours et est prêt à tout pour reprendre le pouvoir…quitte à s’en prendre aux porteur du Don. Kara saura-t-elle protéger son peuple de cette menace ?

Mon avis:

J’ai été heureuse de retrouver Kara et ses amis, Cory, Hawk et Mercy dans ce dernier tome de la saga Les Enfants de l’Avenir. Au fil des tomes, Kara prend confiance en elle, même si elle a des moments de doutes, elle prend beaucoup plus de décisions seule même si elle tient compte de l’avis de ses amis. Elle ne se fait cependant plus influencer par ceux-ci, on sent qu’elle a beaucoup mûri et prend vraiment à cœur ses nouvelles responsabilités. Elle croit cependant toujours que les gens peuvent changer du tout au tout et accorde un peu vite sa confiance, ce qui l’amène à se faire rouler dans la farine plus d’une fois.

J’aime le fait que le personnage principal de cette série soit une jeune femme forte qui doit faire face aux pires difficultés et dangers pour lutter pour ses idéaux. Elle arrive à faire entendre sa voix malgré son inexpérience et son apparente fragilité. Girl power !

Cory, son éternel prétendant, est plus effacé dans ce dernier tome, il ne se fait pas trop remarquer, contrairement aux tomes précédents et cela fait du bien de le sentir plus apaisé lui aussi. Il arrive à se faire à l’idée que Kara n’est pas faite pour lui et ne s’immisce plus dans sa relation avec Hawk.

Hawk, quant à lui, a perdu un peu de son mystère, je l’ai trouvé plus lisse dans ce dernier tome et j’avoue que je préférais son côté « bad boy » des premiers tomes !

J’ai aimé que les personnages de Mercy, l’ex-soldat spécial de l’armée de Fate, et Tara, l’une des sœurs de Kara, aient un rôle plus important que dans les tomes précédents, cela change du trio amoureux Kara/Cory/Hawk et ils apportent un vent de renouveau. Tara est vraiment bienveillante envers sa sœur et Mercy a beaucoup d’admiration pour Kara et serait prêt à tout pour la servir.

J’ai trouvé intéressant d’apprendre d’où venait le Don, même si je ne veux pas vous en dire plus pour ne pas vous gâcher la surprise !

L’auteure a su construire un univers cohérent et original, une dystopie qui sort des standards du genre. 

Les personnages sont attachants et on prie pour qu’il ne leur arrive rien, surtout qu’ils se comportent souvent de manière irréfléchie !!

Le livre se lit super rapidement (comme les autres tomes d’ailleurs) et j’ai aimé le fait que l’auteure n’ait pas bâclé la fin, tous les événements se passent assez rapidement mais c’est également dû au format court de cette trilogie (plus ou moins 360 pages en tout).

Un détail encore mais cela a son importance également (surtout quand on ne connait pas encore l’auteur d’un livre), je trouve les couvertures très jolies et l’objet livre est agréable à tenir en main, la couverture est souple mais est très qualitative, une espèce de papier glacé mat du plus bel effet.

Tout ça pour vous dire que cette saga vaut la peine qu’on s’y intéresse et Cynthia Jhaveri est définitivement une auteure à suivre!

Ma note: ♥♥♥♥

 

Un grand merci à Cynthia Jhaveri pour sa confiance et l’envoi de son roman !

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