J’ai lu: Le choeur des femmes de Martin Winckler

Hello tout le monde !

Je vous retrouve aujourd’hui pour vous parler du roman le choeur des femmes de l’auteur et médecin Martin Winckler. 

 ♥ = Bof bof, à éviter

♥♥ = Sympa, sans plus

♥♥♥ = Pas mal du tout , j’ai passé un bon moment !

♥♥♥♥ = A lire absolument !

♥♥♥♥♥ = Attention, gros coup de cœur !

Les (♥) représentent les demis 

L’image provient de mon instagram.

le choeur des femmes

Nombre de pages: 688 pages

Maison d’édition: folio

Date de parution (dans cette édition): 9 mars 2017

4ème de couverture:

Je m’appelle Jean Atwood. Je suis interne des hôpitaux et major de ma promo. Je me destine à la chirurgie gynécologique. Je vise un poste de chef de clinique dans le meilleur service de France. Mais on m’oblige, au préalable, à passer six mois dans une minuscule unité de « Médecine de La Femme », dirigée par un barbu mal dégrossi qui n’est même pas gynécologue, mais généraliste ! S’il s’imagine que je vais passer six mois à son service, il se trompe lourdement. Qu’est-ce qu’il croit ? Qu’il va m’enseigner mon métier ? J’ai reçu une formation hors pair, je sais tout ce que doit savoir un gynécologue chirurgien pour opérer, réparer et reconstruire le corps féminin. Alors, je ne peux pas – et je ne veux pas – perdre mon temps à écouter des bonnes femmes épancher leur coeur et raconter leur vie. Je ne vois vraiment pas ce qu’elles pourraient m’apprendre.

Mon avis:

Je pense que pour moi il y a un avant ce livre et un après. Ce livre est à mettre entre toutes les mains, tant féminines que masculines. 

Personnellement, j’ai trouvé ce roman d’une grande richesse tant émotionnelle que par son côté documentaire.. Ce roman m’a permis de comprendre que certaines choses qui m’étaient arrivées lors de mon premier accouchement (mais qui ne se sont pas reproduites lors du second bien heureusement, et je n’entrerai pas dans les détails ici car ce n’est pas le propos de cet article) n’étaient pas « normales ».  J’ai aimé également les explications des poses de stérilets ou d’implants contraceptifs. On sent tout le savoir médical de l’auteur Martin Winckler à travers ces passages. 

J’ai aimé suivre l’interne Jean Atwood, jeune femme sûre d’elle qui pense qu’elle va perdre son temps dans le service du Docteur Franz Karma. Elle qui pense tout savoir va devoir mettre sa fierté de côté et admettre que la théorie c’est bien beau mais ça ne vaut pas la pratique, et surtout l’écoute des patientes, chose qu’elle trouve ennuyante au possible. 

J’ai adoré tous les témoignages de femmes (fictifs bien entendu) insérés au fil du roman, on en apprend plus sur les patientes du Dr Karma et j’ai trouvé ces interludes très intéressants. 

Jean évolue énormément au fil du roman. Elle qui est pleine de préjugés va vite devoir les mettre dans sa poche pour être au plus proche de ses patientes auxquelles elle va très vite s’attacher. Moi-même qui ne lui trouvait rien d’attachant au début me suis surprise à apprécier de plus en plus ce personnage plutôt froid aux premiers abords.

Le Dr Franz Karma est quant à lui un sacré personnage, drôle, humble, tellement humain. Son seul désir est que ses patientes soient en confiance et se sentent écoutées et comprises. Un gros coup de cœur pour cet homme atypique.

Toute la galerie de personnages est savoureuse, comme les autres infirmières ou Aline, l’assistante du Dr Karma. 

Ce roman m’a vraiment bouleversée et malgré ses 688 pages je l’ai dévoré en moins d’une semaine. J’ai quitté ce roman et ses personnages à regret et j’avoue avoir dû faire une pause avant de commencer un autre livre tant celui-ci m’a exaltée. J’avais l’impression que rien ne serait à la hauteur après ce livre magnifique.

Je l’ai d’ailleurs tellement aimé que je me suis acheté son adaptation en bande dessinée et j’ai hâte de me replonger dans cette chouette histoire et pourquoi pas de la faire découvrir à mon mari 🙂

Le choeur des femmes est un roman qui fait du bien, vraiment.

Une pépite. Merci Dr Winckler !

Ma note: ♥♥♥♥♥


[SP]J’ai lu: Le Stradivarius de Goebbels de Yoann Iacono

Hello tout le monde !

Je vous retrouve aujourd’hui pour vous parler du roman Le Stradivarius de Goebbels de l’auteur Yoann Iacono que j’ai eu la chance de recevoir de la part des éditions Slatkine & Cie. 

 ♥ = Bof bof, à éviter

♥♥ = Sympa, sans plus

♥♥♥ = Pas mal du tout , j’ai passé un bon moment !

♥♥♥♥ = A lire absolument !

♥♥♥♥♥ = Attention, gros coup de cœur !

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le stradivarius de goebells

Nombre de pages: 268 pages

Maison d’édition: Slatkine & Cie

Date de parution (dans cette édition): 7 janvier 2021

4ème de couverture:

Ce récit est le roman vrai de Nejiko Suwa, jeune virtuose japonaise à qui, en 1943, Joseph Goebbels offre un Stradivarius pour célébrer l’Axe Berlin-Tokyo.
Nejiko l’ignore alors, le violon appartient à un Français, Lazare Braun, musicien juif spolié et assassiné par les nazis. Elle ne parvient pas à jouer de l’instrument. Tous les violons ont une âme. L’histoire du Stradivarius la hante.
Après-guerre, Félix Sitterlin, le narrateur, est chargé par les autorités de la France Libre de retrouver le violon volé. Il rencontre Nejiko. Elle finit par lui confier son journal.

Mon avis:

Dans ce roman, on suit donc la jeune japonaise Nejiko Suwa, prodige du violon en représentation en Allemagne à qui Goebbels offre un Stradivarius.

Tout de suite, Nejiko a de la peine à « se lier » à l’instrument, elle ressent qu’elle doit en comprendre l’histoire pour pouvoir le dompter. Cependant, personne ne peut ou ne veut répondre à ses questions. 

Personnellement, j’ai eu de la peine à m’attacher à Nejiko car l’auteur nous parle d’elle de manière assez froide, presque chirurgicale. C’est pourtant une jeune femme qui doit se soumettre aux autorités de son pays et de celui qui l’accueille et qui est malgré elle liée à la politique internationale. 

J’ai cependant bien aimé en apprendre plus sur cette période de la Seconde Guerre Mondiale car j’ignorais (ou je ne me souvenais plus du moins) les liens ténus entre l’Allemagne et le Japon. De plus, je ne m’étais pas imaginée certains aspects de la guerre comme le réquisitionnement des instruments de musique juifs par les Allemands et le fait que les tournées musicales ont continué malgré la guerre. J’ai trouvé cela effarant!

Nejiko est rapatriée au Japon quand la guerre se termine (et aucun mal ne lui est fait) et elle peut garder son violon qui reste pour elle sa seule richesse (en plus de son talent).

Le narrateur, quant à lui, est une personne dont on sait finalement peu de chose sauf qu’il est chargé de retrouver ce fameux violon. 

J’ai trouvé l’écriture de ce roman agréable même si j’avoue que j’aurais préféré suivre un peu plus le narrateur de l’histoire. Je pense que ce livre aurait gagné à être un peu plus long et de laisser plus de place au narrateur afin que tout soit un peu plus fluide ou alors j’aurais adoré en apprendre plus sur le propriétaire du violon et son attachement à celui-ci.

J’ai passé toutefois un beau moment de lecture et ce livre m’a appris pleins de choses sur cette période dramatique mais passionnante historiquement parlant qu’est la Seconde Guerre Mondiale.

Ma note: ♥♥♥


Un grand merci aux éditions Slatkine & Cie pour l’envoi de ce SP!

J’ai lu: Chavirer de Lola Lafon

Hello tout le monde !

Je vous retrouve aujourd’hui pour vous parler du roman Chavirer de l’autrice Lola Lafon dont j’avais lu il y a quelques années La Petite Communiste qui ne souriait jamais que j’avais vraiment apprécié.

 ♥ = Bof bof, à éviter 

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chavirer

Nombre de pages: 344 pages

Maison d’édition: Actes Sud

Date de parution (dans cette édition): 19 août 2020

4ème de couverture:

1984. Cléo, treize ans, qui vit entre ses parents une existence modeste en banlieue parisienne, se voit un jour proposer d’obtenir une bourse, délivrée par une mystérieuse Fondation, pour réaliser son rêve : devenir danseuse de modern jazz. Mais c’est un piège, sexuel, monnayable, qui se referme sur elle et dans lequel elle va entraîner d’autres collégiennes.

2019. Un fichier de photos est retrouvé sur le net, la police lance un appel à témoins à celles qui ont été victimes de la Fondation.

Devenue danseuse, notamment sur les plateaux de Drucker dans les années 1990, Cléo comprend qu’un passé qui ne passe pas est revenu la chercher, et qu’il est temps d’affronter son double fardeau de victime et de coupable.

Chavirer suit les diverses étapes du destin de Cléo à travers le regard de ceux qui l’ont connue tandis que son personnage se diffracte et se recompose à l’envi, à l’image de nos identités mutantes et des mystères qui les gouvernent.

Revisitant les systèmes de prédation à l’aune de la fracture sociale et raciale, Lola Lafon propose ici une ardente méditation sur les impasses du pardon, tout en rendant hommage au monde de la variété populaire où le sourire est contractuel et les faux cils obligatoires, entre corps érotisé et corps souffrant, magie de la scène et coulisses des douleurs.

Mon avis:

Ce livre raconte le destin tragique d’une ado – puis jeune femme –  bourrée de talent, Cléo, dont les rêves sont piétinés par une pseudo fondation lui faisant miroiter une bourse pour réaliser son rêve, devenir danseuse professionnelle. 

Cependant, Cléo va vite déchanter quand elle va se rendre compte que les gens qu’elles pensaient bienveillants veulent en réalité se nourrir de son innocence en abusant d’elle. 

Comme elle refuse de jouer le jeu elle-même mais veut toujours être bien vue par la fondation (qu’elle croit réelle) elle va commencer à recruter des jeunes filles dans son cercle d’amies et dans son école. Autant de destins brisés qui vont peser sur sa conscience. 

J’ai aimé la plume incisive de l’autrice qui arrive bien à nous retranscrire la sensation d’étouffement que peut ressentir Cléo. Finalement, elle est plus à plaindre qu’à blâmer, même s’il ne faut bien sûr pas nier sa part de responsabilité, elle a clairement été manipulée du début à la fin. Elle essaie de s’en sortir malgré tout, de se reconstruire malgré l’image médiocre qu’elle a d’elle-même après cette expérience traumatisante. 

Dans d’autres parties du livres on suit d’autre personnages, tous liés d’une manière ou d’une autre à Cléo. J’avoue avoir moins apprécié ces passages même si je comprends qu’ils sont essentiels pour appréhender l’entier de l’histoire.

Ce livre met en exergue les déviances existantes dans le monde du show-business ainsi que les nombreux pièges qui peuvent se refermer sur des jeunes personnes innocentes et naïves si elles ne sont pas suffisamment entourées.

J’ai beaucoup aimé ce livre que j’ai trouvé très touchant et j’ai déjà hâte de découvrir quel sera le sujet du nouveau roman de l’autrice car elle a l’art de choisir des sujets délicats mais de les aborder à la manière d’une journaliste mais pas d’une manière impersonnelle. Une très belle découverte.

Ma note: ♥♥♥♥


[SP] J’ai lu: Seule la haine de David Ruiz Martin

Hello à tous !

Je vous retrouve aujourd’hui pour vous parler du dernier roman de l’auteur neuchâtelois David Ruiz Martin, Seule la haine, réédité le mois passé aux éditions TAURNADA. (je vous avais déjà posté mon avis sur ce roman lors de sa première sortie chez une autre maison d’édition l’année passée)

J’avais adoré « je suis un des leurs » et son recueil de nouvelles « la face cachée de l’arc-en-ciel« (cliquez sur les titres pour lire ma chronique). J’avais donc très hâte de découvrir David dans un autre registre, le thriller, même s’il n’en est pas à son coup d’essai, vu qu’il avait déjà écrit « le syndrome du morveux » ainsi que « que les murs nous gardent » qu’il avait autopubliés (je les ai achetés mais ils sont encore dans ma pile à lire malheureusement, je vais essayer de les en sortir dans les prochains mois, promis!).

seule la haine

Nombre de pages: 252 pages

Editeur: TAURNADA

Date de parution (dans cette édition): juin 2021

Résumé:

Elliot, jeune homme de 15 ans, hypersensible et surdoué, dévasté par le suicide de son grand frère, séquestre le psychiatre de celui-ci dans son propre cabinet qu’il pense responsable de n’avoir pas su sauver son frère.  Le menaçant d’un pistolet chargé, il va lui raconter – au fil d’un après-midi puis d’une nuit qui semblent sans fin – ce qui a mené son frère au suicide et pourquoi il pense que le psychiatre, Larry Barney, doit payer.

Mon avis :

Vous n’aurez pas le temps de vous mettre gentiment dans le bain de l’histoire, vous serez violemment plongés dedans de force pour n’en ressortir qu’après 240 pages, essorés et exténués. Un huis-clos haletant, des chapitres courts, nerveux, une sorte de course contre la montre pour connaître la vérité sur le suicide de Simon, le frère d’Elliot. Larry Barney, le psychiatre, est pris en otage par ce gamin surdoué qui lui retourne le cerveau en quelques heures et le mène au point de rupture. J’ai trouvé ce roman fascinant car il montre comment nous pouvons manipuler les autres et qu’il faut se méfier de ce que l’ont voit sur les réseaux sociaux, les médias ou internet tout simplement.

Larry veut aider Elliot mais le jeune homme ne semble pas vouloir être aidé, il veut juste répandre son venin afin de plonger Larry toujours plus loin dans la folie et qu’il sombre dans une abîme sans espoir d’en ressortir.

Il est difficile de trop vous en dire sans vous dévoiler le dénouement et j’aurais trop peur de vous gâcher votre plaisir.

Sachez juste que ce roman va vous prendre à la gorge pour ne plus vous lâcher avant la dernière page. Vous allez tourner les pages à une vitesse folle, angoissés par la suite de cette histoire dramatique. Vous allez vous indigner avec Larry et trembler avec lui pour ses proches. Ce roman m’a prise aux tripes et fait ressentir un sentiment de mal-être comme celui qu’à dû ressentir Larry lors de sa séquestration. Une spirale folle dont on ne ressort pas indemne.

Tout le long du roman j’étais plutôt du côté du psychiatre mais sur la fin je n’en étais plus si sûre. Qui sont vraiment les méchants, après tout ? Ce roman va vous faire perdre vos repères…

Bref, vous l’aurez compris (du moins je l’espère!), j’ai adoré ce nouveau roman qui nous tient en haleine de bout en bout.

Je peux dire haut et fort que David Ruiz Martin mérite largement sa place dans cette grande famille qu’est le polar suisse et j’espère qu’il nous enchantera encore longtemps avec ses écrits.

Un auteur super talentueux dans tous les styles de romans que je vous invite à découvrir de toute urgence!

Ma note : ♥♥♥♥♥

Encore un grand merci à David Ruiz Martin pour sa confiance

logo Badgeekette

J’ai lu: Komodo de David Vann

Hello tout le monde !

Je vous retrouve aujourd’hui pour vous parler du roman Komodo de l’auteur David Vann.

 ♥ = Bof bof, à éviter 

♥♥ = Sympa, sans plus

♥♥♥ = Pas mal du tout , j’ai passé un bon moment !

♥♥♥♥ = A lire absolument !

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komodo

Nombre de pages:  304 pages

Maison d’édition: Gallmeister

Date de parution (dans cette édition): 4 mars 2021

4ème de couverture:

Sur l’invitation de son frère aîné Roy, Tracy quitte la Californie et rejoint l’île de Komodo, en Indonésie. Pour elle, délaissée par son mari et épuisée par leurs jeunes jumeaux, ce voyage exotique laisse espérer des vacances paradisiaques : une semaine de plongée en compagnie de requins et de raies manta. C’est aussi l’occasion de renouer avec Roy, qui mène une vie chaotique depuis son divorce et s’est éloigné de sa famille. Mais, très vite, la tension monte et Tracy perd pied, submergée par une vague de souvenirs, de rancoeurs et de reproches. Dès lors, un duel s’engage entre eux, et chaque nouvelle immersion dans un monde sous-marin fascinant entraîne une descente de plus en plus violente à l’intérieur d’elle-même, jusqu’à atteindre un point de non-retour.

Mon avis:

J’avais lu de bons avis sur ce roman dans plusieurs magazines ainsi que sur les réseaux sociaux du coup j’ai eu envie de me faire mon propre avis. 

J’avoue que j’ai été déçue. Le début était prometteur. Tracy, 45 ans, maman de jumeaux de 5 ans et qui leur a consacré (sacrifié?) sa vie depuis leur naissance, est à bout, elle a besoin de vacances. Quand son frère lui propose de venir faire de la plongée sur l’île de Komodo où il passe son brevet d’instructeur de plongée, elle saute sur l’occasion et part avec leur maman pour des vacances « retrouvailles ».

Très vite, on sent que cela va dégénérer. Tracy est maladivement jalouse de la vie de son frère, si libre, si indépendant. 

Elle lui en veut pour pleins de raisons mais surtout pour l’avoir privée de sa belle-soeur adorée en divorçant. 

Tracy est clairement frustrée de sa vie, elle est épuisée par ses garçons et aimerait avoir du temps pour elle mais son mari ne l’aide pas du tout. Jusque là, j’ai bien aimé le livre et la tension qui montait entre le frère et la soeur. 

J’ai finalement trouvé qu’on ne parlait pas beaucoup de plongée (oui de plongée dans les émotions humaines) mais cela pourrait se passer n’importe où au monde cela ne changerait rien. J’avoue avoir espéré en apprendre un peu plus sur l’île de Komodo et même si les deux ou trois plongées qu’ils font sont décrites, il se passe toujours quelque chose entre les protagonistes qui fait que finalement les poissons ne sont qu’un prétexte. J’ai cependant aimé les descriptions des fonds marins, j’ai trouvé que c’est ce qui sauvait un peu les meubles!

A un moment, j’ai eu le sentiment que le roman commençait à dérailler sérieusement et j’ai vraiment eu de la peine à supporter le personnage de Tracy. Je l’ai trouvée agressive et sur la défensive, elle dit sans cesse des méchancetés à son frère mais a de la peine à s’imposer dans sa propre maison. J’ai levé plus d’une fois les yeux au ciel ce qui n’est jamais bon signe 😀

Bref, je n’ai pas réussi à m’identifier aux personnages – enfin surtout Tracy, qui est franchement borderline –  et j’ai trouvé les situations un peu extrêmes. Ce roman m’a laissé un sentiment de malaise et même si c’était très certainement ce que voulait l’auteur – nous insuffler un sentiment de claustrophobie – je n’ai pas du tout adhéré à l’histoire.

Ca aurait pu être une excellente lecture si tout avait été mieux dosé mais l’auteur a été trop loin à mon sens. Dommage!

Ma note: ♥♥


J’ai lu: Le pacte d’Emma de Nine Gorman

Hello tout le monde !

Je vous retrouve aujourd’hui pour vous parler du roman Le pacte d’Emma de l’autrice et booktubeuse (du moins il fut un temps) Nine Gorman. Il s’agit de son premier roman mais elle en a écrit d’autres depuis. 

 ♥ = Bof bof, à éviter 

♥♥ = Sympa, sans plus

♥♥♥ = Pas mal du tout , j’ai passé un bon moment !

♥♥♥♥ = A lire absolument !

♥♥♥♥♥ = Attention, gros coup de cœur !

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le pacte d'emma

Nombre de pages:  400 pages

Maison d’édition: Albin Michel

Date de parution (dans cette édition): 2 novembre 2017

4ème de couverture:

Je pensais qu’en me lançant dans ce pacte je risquais seulement ma vie, mais c’est ma raison qui est en train de s’envoler.

Je l’ai embrassé, mais ce n’est pas ce qui est le plus déraisonnable.

Ce qui l’est, c’est que j’ai aimé ça.

Mon avis:

J’avoue que j’ai acheté ce roman à sa sortie, par curiosité, car j’aimais beaucoup les vidéos booktube de Nine Gorman. J’avais donc envie de la soutenir surtout que le roman avait l’air sympa. 

Bon et bien je n’ai vraiment pas été transcendée par ce roman. Il se lit facilement, les pages s’enchaînent bien mais finalement j’ai trouvé un peu terne le personnage d’Emma, atteinte d’une maladie rare. Même si comprends ses raisons, je trouve qu’elle se victimise beaucoup et se laisse maltraiter par Andrew alors que le frère de celui-ci, Matthew, semble beaucoup plus intéressant (cultivé, délicat, etc.) et tient réellement à elle. Le triangle amoureux est un peu téléphoné dans les romans young adult et je pense que cela aurait pu être évité. Là aussi beaucoup de clichés avec le gentil garçon et le mauvais garçon et bien évidemment que la gentille fille s’attache au « méchant » qui en fait est très certainement comme cela à cause de son enfance ou d’une précédente relation. (violons svp)

J’ai donc trouvé Emma très crédule et naïve. Un peu suicidaire aussi. En même temps, elle n’a rien à perdre vu qu’elle est gravement malade et que son espérance de vie est fortement réduite de par sa maladie dégénérative. Je n’ai pas aimé le fait qu’elle ne prenne pas vraiment les choses en main. Elle est passive et cela m’a dérangée tout au long du roman.

Je n’ai vraiment pas réussi à m’intéresser au personnage d’Andrew que j’ai trouvé insipide. Il fait le bad boy mais j’ai trouvé qu’il n’avait aucun relief et je n’ai pas compris ce qu’Emma lui trouvait. 

J’aurais apprécié avoir plus de précisions sur Andrew et Matthew, comment cela se fait-il qu’ils sont des vampires, pourquoi? comment? enfin bref avoir un peu plus d’explications. Il y en a-t-il d’autres comme eux ou sont-ils les seuls de la ville/du pays/de la terre ? J’ai trouvé que l’autrice n’avait pas assez approfondi son sujet et je pense que cela aurait donné plus d’étoffe à ses personnages et aurait été plus intéressant, plus que les pensées coquines d’Emma à propos d’Andrew. (mais le roman reste plutôt sage, il ne faut pas oublier que c’est un livre destiné à un public adolescent – après n’importe qui peut le lire on est d’accord) Finalement, j’ai trouvé que le thème vampire était un peu un prétexte pour servir l’histoire mais que cela n’apportait pas grand chose au roman. (Andrew aurait très bien pu travailler pour un groupe de pharmaceutique et détenir la solution miracle à la maladie d’Emma, cela aurait fonctionné également)

Le twist final m’a un peu surprise – je l’ai trouvée un peu moins téléphoné que le reste du roman – mais je n’ai pas trop aimé la conclusion de l’histoire même si elle laisse la possibilité (ou pas) à une suite (je crois en fait que Nine Gorman a d’ailleurs écrit une suite qui s’appelle – sauf erreur – le serment d’Andrew mais je ne sais pas si elle est sortie (peut-être en version numérique seulement?) et même si elle sortira un jour au format papier.

Bon vous l’aurez compris, j’ai trouvé ce roman sympa à lire mais sans plus, je pense que j’en attendais beaucoup car j’en avais entendu tellement de bien mais la sauce n’a pas prise avec moi 😦 Dommage!

Je me laisserai toutefois peut-être tenter par un prochain roman de l’autrice car j’ai bien aimé son style d’écriture. 

Ma note: ♥♥(♥)


J’ai lu: Là où les esprits ne dorment jamais de Jonathan Werber

Hello tout le monde !

Je vous retrouve aujourd’hui pour vous parler du roman Là où les esprits ne dorment jamais de l’auteur Jonathan Werber. Il s’agit de son premier roman. 

 ♥ = Bof bof, à éviter 

♥♥ = Sympa, sans plus

♥♥♥ = Pas mal du tout , j’ai passé un bon moment !

♥♥♥♥ = A lire absolument !

♥♥♥♥♥ = Attention, gros coup de cœur !

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là où les esprits ne dorment jamais

Nombre de pages: 448 pages

Maison d’édition: Plon

Date de parution (dans cette édition): 24 septembre 2020

4ème de couverture:

New York, 1888. Jenny Marton est une jeune prestidigitatrice de rue qui vit avec sa mère, son lapin et sa colombe. Elle est engagée par Robert Pinkerton, de la fameuse agence de détectives privés du même nom, pour enquêter sur le phénomène des soeurs Fox. Ces trois femmes sont à l’origine du mouvement spirite qui a révolutionné la société américaine puis européenne à partir des années 1850 en y amenant la communication avec les défunts.
L’experte en illusionnisme se trouve entraînée dans une aventure pleine de surprises qui déterminera le futur du mouvement et qui l’aidera enfin à résoudre les mystères de son passé.
La magicienne arrivera-t-elle à élucider le secret le mieux gardé du siècle ?

Mon avis:

Déjà, chapeau à ce jeune auteur, fils de l’illustre écrivain Bernard Werber, d’avoir trouvé lui aussi sa voie dans l’écriture. J’imagine que cela ne doit pas être facile de se faire sa propre place avec un père si connu. 

Mais à vrai dire je n’ai pas acheté son roman à cause de son père (je n’ai lu qu’un livre de Werber père, la honte! Alors que j’ai une dizaine de livres à lui dans ma pile à lire… hum) mais bien parce que le sujet m’intéressait. 

On suit donc Jenny, une jeune magicienne sans un sou vaillant qui fait des spectacles de rue et qui se fait remarquer par Robert Pinkerton de la fameuse agence de détectives Pinkerton. Enfin, fameuse….avant, du temps du père Allan Pinkerton. Car on ne peut pas dire que les deux fils à qui l’agence est revenue à la mort de leur père ont eu beaucoup de succès depuis. 

Jenny est donc engagée (à bon prix) pour enquêter sur les sœurs Fox, spirites de haut vol qui sont soupçonnées de supercherie et de s’engraisser sur la crédulité des gens mais sans en avoir la preuve formelle.

Très vite, Jenny va se prendre au jeu et va essayer de se rapprocher des soeurs Fox en prenant un autre nom. Cependant, on ressent quand même que tout ce qui compte pour elle c’est surtout l’argent car elle n’hésite pas à retourner sa veste à plusieurs reprises.

J’ai bien aimé le style d’écriture de l’auteur, les chapitres plutôt courts et les inserts d’extraits du livre écrit par le père de Jenny, magicien lui aussi sont vraiment bien pensés. J’ai trouvé que cela donnait un bon rythme au roman et les passages sur la magie étaient très intéressants, on sent que Jonathan Werber s’est vraiment bien renseigné sur le sujet ainsi que sur le mouvement spirite. J’ai adoré également les règles de l’agence Pinkerton que j’ai trouvées très amusantes.

Cependant, même si j’ai beaucoup aimé le personnage de Jenny, jeune femme qui sait ce qu’elle se veut et qui sait très bien se défendre seule et tient tête à ses deux patrons (les Pinkerton donc), je ne me suis pas particulièrement attachée à elle. Quant à Robert Pinkerton, on en sait trop peu sur lui également même s’il m’a plutôt fait pitié à vouloir à tout prix marcher sur les traces de son père alors que ce métier ne semble pas vraiment fait pour lui. 

Donc en gros l’intrigue m’a intéressée, interpelée, mais finalement, j’ai trouvé la fin un peu décevante. Je me suis dit : « Tout ça pour ça ? ». Après, il s’agit d’un roman tiré d’une histoire vraie (les soeurs Fox ainsi que l’agence Pinkerton ayant réellement existé) donc bien évidemment, l’auteur n’a pas pu inventer vraiment des faits même s’il les a bien sûr un peu romancés. 

Un bon premier roman auquel il m’a manqué un petit « je ne sais quoi »  pour que ce soit un coup de coeur.

Ma note: ♥♥♥♥


[SP]J’ai lu: les voisins de Fiona Cummins

Hello tout le monde !

Je vous retrouve aujourd’hui pour vous parler du roman Les voisins de l’autrice Fiona Cummins que j’ai eu la chance de recevoir de la part des éditions Slatkine & Cie. Il s’agit de son 3ème roman après le collectionneur et l’ossuaire dont je vous avais parlé il y a quelques mois.

 ♥ = Bof bof, à éviter

♥♥ = Sympa, sans plus

♥♥♥ = Pas mal du tout , j’ai passé un bon moment !

♥♥♥♥ = A lire absolument !

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Les (♥) représentent les demis 

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les voisins

Nombre de pages: 509 pages

Maison d’édition: Slatkine & Cie

Date de parution (dans cette édition): 15 avril 2021

4ème de couverture:

Une nouvelle maison. Un nouveau départ. De nouveaux voisins: le rêve des Lockwood. 
L’Avenue, un coin de verdure dans une charmante petite station balnéaire de l’Essex, semble être le lieu parfait pour commencer une nouvelle vie.
Le jour de leur emménagement, ils tombent en pleine frénésie médiatique: un tueur en série vient de frapper dans les bois derrière l’Avenue. 
La police commence son enquête.
Et les voisins semblent cacher de lourds secrets.
Le rêve des Lockwood va rapidement virer au cauchemar.
Ils se mettent à surveiller tout le monde. 
Mais qui les surveille ?

Mon avis:

Encore une fois, Fiona Cummins a su créer une ambiance bien particulière dans son dernier roman.

On sent dès le départ que ce n’est pas une super idée de venir habiter dans ce quartier pour les Lockwood. 

Un tueur rôde et transforme ses victimes en poupées… Bien entendu, le vieux monsieur tenant le magasin de jouet et spécialiste en poupées personnalisées est de suite soupçonné mais vous vous doutez bien que cela serait bien trop simple et logique pour que ce soit lui le coupable… quoi que! 😉

C’est l’enquêtrice Wildeve Stanton qui va faire partie du groupe d’enquête même si ses collègues préféreraient qu’elle fasse une pause, la dernière victime en date étant son propre mari, policier lui-aussi. 

J’ai trouvé le personnage de Wildeve très attachant, elle se plonge dans l’enquête pour oublier que son mari est mort de la plus atroce des façons.  

L’ambiance est sombre, on sent que la famille Lockwood aurait mieux fait de rester où elle était et que cela va mal tourner. 

J’ai bien aimé les personnages des enfants Lockwood qui, nouveaux dans cette ville, font contre mauvaise fortune bon coeur et essaient de s’intégrer, même si (du moins pour l’adolescente de la famille) ils en veulent à leur mère de les avoir forcé à déménager et quitter leurs repères. 

L’autrice fait planer une ambiance malsaine sur la ville, on est sûrs qu’une chose affreuse va survenir à tout moment et on soupçonne tous les habitants du quartier de l’Avenue. D’ailleurs, ils ont tous des secrets et pourraient potentiellement tous êtes coupables. J’avoue qu’au début j’ai eu de la peine à me souvenir de tous les noms des voisins mais finalement j’ai bien réussi à situer tout ce petit monde. 

J’ai vraiment aimé la construction de ce roman. La tension qui monte de plus en plus. Certaines scènes m’ont fait un peu penser à des films d’horreur genre scream où tu penses « mais cours bordel! » et que les protagonistes font le contraire de ce qui serait bon pour eux. Les chapitres sont courts et on passe d’un voisin à l’autre à chaque chapitre. Petit à petit, la trame complète de l’histoire se dessine au fur et à mesure.

Bref, je me suis régalée, j’ai vraiment aimé ce roman qui avait un supplément d’âme avec cette nouvelle enquêtrice à fleur de peau et plus déterminée que jamais à trouver le tueur. Finalement c’est le fait d’avoir le cerveau occupé qui la « distrait » de son chagrin.

J’ai trouvé chouette que Fiona Cummins fasse un clin d’œil à un personnage de son roman précédent, « l’ossuaire ». On sent que l’autrice a créé tout un univers et je pense (et j’espère) que par la suite d’autres connexions se feront entre ses différents personnages. Dans tous les cas, j’espère retrouver Wildeve dans d’autres aventures.

Un excellent thriller avec des personnages attachants malgré leurs défauts, qui m’a tenue en haleine du début à la fin!

Ma note: ♥♥♥♥♥


Un grand merci aux éditions Slatkine & Cie pour l’envoi de ce SP!

J’ai lu: Les enfants du silence de Gong Ji-Young

Hello tout le monde !

Je vous retrouve aujourd’hui pour vous parler du roman Les enfants du silence de l’autrice coréenne Gong Ji-Young qui est inspiré d’une histoire vraie.

 ♥ = Bof bof, à éviter 

♥♥ = Sympa, sans plus

♥♥♥ = Pas mal du tout , j’ai passé un bon moment !

♥♥♥♥ = A lire absolument !

♥♥♥♥♥ = Attention, gros coup de cœur !

Les (♥) représentent les demis 

L’image provient de mon instagram.

les enfants du silence

Nombre de pages: 320 pages

Maison d’édition: Philippe Picquier

Date de parution (dans cette édition): 3 septembre 2020

4ème de couverture:

Il faut avant tout savoir que les événements racontés dans ce roman sont vrais. Ils ont réellement eu lieu.
Lorsque Inho arrive dans cette petite ville coréenne noyée dans le brouillard, il a un mauvais pressentiment. Il vient d’être nommé professeur dans une école privée et rien ne le destinait au combat qu’il va devoir y mener pour faire éclater la vérité. Ce que découvre rapidement Inho, c’est que les élèves de cette institution sont victimes de sévices et d’abus sexuels depuis plusieurs années, avec la complicité de membres de la police et des autorités locales. Ces enfants sont d’autant plus réduits au silence qu’ils sont atteints de surdité.
Face à la puissance et au mépris de ceux qui détiennent le pouvoir, la solidarité, le courage, l’obstination seront-ils suffisants pour que justice soit rendue ?
Gong Ji-Young est une écrivaine profondément convaincue que les livres peuvent changer le monde. Et parfois en effet ils y arrivent. Ce roman poignant a provoqué un séisme dans la société coréenne et une nouvelle loi a été votée, qui durcit les peines pour les auteurs d’agressions sexuelles sur les mineurs et les handicapés. »

Mon avis:

Ce livre ne pourra pas vous laisser de marbre tant son propos est grave et presque irréaliste. Pourtant, l’histoire racontée par l’autrice est bien tirée de faits réels et c’est ce qui fait vraiment froid dans le dos. 

Inho, jeune père de famille quitte de la capitale pour enseigner dans un établissement pour sourds-muets d’une petite ville perdue dans un brouillard presque permanent où il a passé une partie de sa jeunesse.

Là-bas, il va très vite découvrir que ces enfants en situation de handicap sont les cibles de prédateurs sexuels dans le cadre même de l’école et ce avec le soutien des autorités locales. 

Accompagné d’une amie d’enfance, Yujin, Inho va tout mettre en œuvre pour aider les enfants et faire juger et punir leurs bourreaux pour leurs crimes. 

Ce roman est très bien écrit, on ressent vraiment l’ambiance brumeuse et froide de l’endroit. Inho, isolé de sa famille, va vraiment avoir à cœur d’aider les enfants quitte à perdre son nouvel emploi. Mais il se rend compte qu’il a mis un coup de pied dans une fourmilière et que presque toute une partie des pontes de la ville est de mèche, plus ou moins consciemment. 

Inho est déchiré entre son devoir d’aider ces enfants qui en ont vraiment besoin et l’envie de retrouver le calme et la tranquillité de sa famille. Il est tiraillé entre son envie d’aider les enfants à s’extraire de leur condition de victime et sa peur de décevoir sa femme car il n’a pas réussi à garder le poste d’enseignant qu’elle lui avait trouvé. 

J’ai beaucoup aimé le personnage de Yujin, une femme forte, débrouillarde et qui croit fort en ses idéaux et à la justice. Elle ne lâche rien, contrairement à Inho qui baisse plus d’une fois les bras. Je l’ai trouvée admirable car malgré le fait qu’elle soit une mère célibataire (qui plus est avec une fille avec de gros problèmes de santé), elle se rend disponible pour les enfants abusés. Elle devra faire face au mépris des personnes qu’elle et Inho accusent mais elle s’en moque, seuls comptent les enfants. 

Les personnages des enfants sont vraiment attachants et font preuve d’une grande résilience dans leur malheur. Ils arrivent malgré tout à trouver des petits bonheurs dans leur quotidien, ils forment une grande famille. Venant pour la plupart de familles pauvres qui n’ont pas les fonds nécessaires pour payer un procès, ils sont pour la plupart même laissés tomber par leur famille à qui les responsables de l’école ont donné de l’argent contre leur silence.

Profiter ainsi d’enfants, qui plus est handicapés est impensable et insoutenable. J’avoue avoir ragé plus d’une fois quand je voyais se profiler l’issue des procès à l’encontre des coupables. 

Encore une fois, on voit que l’argent peut tout acheter… et c’est bien triste… mais c’est une triste réalité. 

J’espère que ce roman a fait du bruit à sa sortie en Corée et qu’il aura des répercussions positives afin que ce genre de faits divers ne se répète pas.

Pour ma part je suis ravie d’avoir découverte cette autrice et suis plus que jamais persuadée que les livres peuvent changer le monde. 

Ma note: ♥♥♥♥(♥)


[SP]J’ai lu: Heresix de Nicolas Feuz

Hello tout le monde !

Je vous retrouve aujourd’hui pour vous parler du roman Heresix de Nicolas Feuz que j’ai eu la chance de recevoir de la part des éditions Slatkine & Cie.

 ♥ = Bof bof, à éviter

♥♥ = Sympa, sans plus

♥♥♥ = Pas mal du tout , j’ai passé un bon moment !

♥♥♥♥ = A lire absolument !

♥♥♥♥♥ = Attention, gros coup de cœur !

Les (♥) représentent les demis 

L’image provient de mon Instagram.

heresix

Nombre de pages: 284 pages

Maison d’édition: Slatkine & Cie

Date de parution (dans cette édition): 20 mai 2021

4ème de couverture:

La nef de l’église de Saint-Thibéry n’a jamais été aussi pleine. Les policiers de l’Hérault enterrent l’une des leurs. La cérémonie est interrompue par une étrange procession. À la file indienne, six hommes énucléés cheminent avec un mot gravé sur le torse en lettres de sang : HERESIX…
Au Cap-d’Agde, la petite Maeva Tolzan disparaît…
Dans un train fantôme filant dans la nuit entre Béziers et Narbonne, Alexia fête ses 18 ans en compagnie du garçon qu’elle aime, mais les choses ne vont pas se passer comme elle le rêvait…
Sur fond de vengeance noire et de crime mafieux, les personnages du procureur Feuz s’épanouissent au soleil du Midi. Ils y trouvent une épaisseur nouvelle, une impunité différente.
Nicolas Feuz joue avec eux, se promène dans le temps – des cathares à nos jours –, enchaîne les retournements, perd le lecteur dans des culs-de-sac et livre, sur fond de brutalité sourde, un plaidoyer magistral contre les violences faites aux femmes.

Mon avis:

Le roman commence fort, avec une scène d’horreur, 6 hommes les yeux crevés qui entrent dans une église où la messe d’enterrement d’une gendarme a lieu. 

Il est vrai que Nicolas Feuz nous a habitué à des scènes assez sanglantes au fil de ses (maintenant) nombreux romans donc cela ne m’a pas trop choquée mais gardez à l’esprit si vous n’avez pas encore lu un livre du procureur Feuz (honte à vous d’ailleurs :P) que certaines scènes sont susceptibles d’heurter votre sensibilité. 

Cette fois-ci, il ne s’agit pas d’un roman mettant en scène l’un de ses personnages récurrents mais d’un roman à part, et d’ailleurs qui ne se passe pas du tout en Suisse, contrairement à la plupart de ses romans dont les intrigues se passent du moins en partie dans notre chère Helvétie. Cette fois-ci, le roman se passe en France et plus particulièrement au Cap d’Agde et Béziers. 

Des hommes sont enlevés et un cadavre est retrouvé, catapulté à la manière des Cathares. En même temps, une petite fille de 3 ans disparaît et les forces de l’ordre de différents services vont devoir travailler main dans la main; Dominique Roustan, un policier, ainsi que deux gendarmes, Amélie Gasquet et Solange Darieussecq, qui ne voient pas d’un très bon oeil ce flic qui vient empiéter sur leur territoire.  J’ai bien aimé ce duo d’enquêtrice peu habituée à de telles violences. Elles sont complètement différentes mais à la fois complémentaires. 

Le style est fluide, nerveux. Les chapitres sont très courts et nous font passer d’un personnage à un autre et d’une époque à une autre dans un tourbillon étourdissant. Quand on pense avoir compris le truc, l’auteur fait un petit pas chassé et nous en remet une couche dans la complexité de son intrigue. 

D’ailleurs, le fait de passer d’une époque à l’autre est récurrent dans les romans de Nicolas Feuz car il jouait déjà avec l’histoire dans « les bouches » ou encore dans « l’ombre du renard » (entre autres). 

J’ai pour ma part beaucoup aimé les passages décrivant des faits se passant à l’époque des Cathares. Comme toujours, on ne comprend pas toujours tout de suite où l’auteur veut en venir mais pas de panique, toutes les pièces se mettent très rapidement en place. 

Comme à son habitude, l’auteur ne ménage pas ses personnages et leur fait passer vraiment des sales (voire mortels) moments.

Ce roman aborde des thèmes graves comme le consentement et le viol…Un roman qui redonne le pouvoir aux femmes à qui on a fait du mal d’une manière ou d’une autre. (même si ce roman n’épargne personne)Je trouve bien que les thrillers d’aujourd’hui osent se positionner un peu par rapport aux événements dont on parle tous les jours dans les journaux. Cela donne un supplément d’âme au roman.

J’ai dévoré ce roman en 2 jours, j’aurais adoré qu’il soit plus long… mais le fait qu’il soit relativement court contribue aussi à ce sentiment d’urgence qui nous mène à un final qui m’a laissée sans voix. Même si j’ai vraiment apprécié tous les romans de l’auteur (je dois encore lire « Rentrez chez vous » et « le calendrier de l’après »), je pense que celui-ci est le plus abouti que j’ai lu jusqu’à présent.

Percutant et machiavélique, vivement le prochain!

Ma note: ♥♥♥♥♥


Un grand merci aux éditions Slatkine & Cie pour l’envoi de ce SP!