[SP]J’ai lu: Larmes de renard de Matteo Salvadore

Hello tout le monde !

Je vous retrouve aujourd’hui pour vous parler du roman Larmes de renard de l’auteur suisse Matteo Salvadore que j’ai eu la chance de recevoir de la part des Editions Plaisir de lire. Il s’agit de son premier roman.

 ♥ = Bof bof, à éviter

♥♥ = Sympa, sans plus

♥♥♥ = Pas mal du tout , j’ai passé un bon moment !

♥♥♥♥ = A lire absolument !

♥♥♥♥♥ = Attention, gros coup de cœur !

Les (♥) représentent les demis 

L’image provient de mon Instagram.

larmes de renard

Nombre de pages:  341 pages

Maison d’édition: Plaisir de lire, collection frisson

Date de parution (dans cette édition): février 2022

4ème de couverture:

Il pleut à verse lorsqu’on découvre le cadavre d’un renard éviscéré, cloué sur la porte d’une maison en lisière de forêt. Non loin de là, un corps humain carbonisé gît entre les arbres. L’inspectrice principale de la nouvelle brigade criminelle veveysanne, Maude Colomb, est chargée de l’enquête. Alors que les agressions se répètent, Maude et ses agents réalisent que ces crimes sordides sont liés à une ancienne affaire classée dont personne ne veut plus entendre parler.
 
Entre Jongny, Villeneuve et Corbeyrier, le premier roman de Matteo Salvadore nous entraîne dans une intrigue sombre et captivante qui redonne une voix à celles qui ont trop longtemps été réduites au silence.

Mon avis:

J’ai adoré la lecture de ce roman qui m’a vraiment emportée dans le tourbillon de son intrigue. 

Le personnage principale, l’inspectrice Maude Colomb, est très attachante et son équipe l’est tout autant. L’auteur a vraiment su doser les moments de discussions « chill » entre collègues et les moments d’action. On apprend à connaître les différents membres de l’équipe de Maude Colomb ce que j’ai trouvé très appréciable. J’aime avoir la sensation que les personnages continuent à vivre entre les pages.

Le seul défaut que j’ai remarqué, est qu’il est spécifié une bonne dizaine de fois que l’inspectrice touche ses cheveux, qu’elle fait sa queue de cheval ou qu’elle la défait, ce que j’ai trouvé un peu étrange. Je pense que par là l’auteur voulait nous faire comprendre qu’elle était mal à l’aise ou alors c’était juste pour mettre en valeur ses cheveux, je ne sais pas ;-).

Les dialogues sonnent bien et naturels, j’ai trouvé qu’ils étaient très crédibles.

L’alternance de temporalités entre 1991 où une jeune fille a disparu et de nos jours où des crimes atroces sont commis rend le tout très dynamique et j’ai fait des suppositions sur les potentiels coupables avec beaucoup de plaisir. 

De plus, on a aussi des flashbacks relatant le passé de Maud Colomb quand elle faisait partie d’une unité spéciale en mission dans un pays en guerre, ce qui permet de mieux appréhender son personnage et comment elle a appris à de défendre et se battre comme elle le fait. C’est une femme forte et déterminée qui impressionne et fait l’admiration de ses collègues. J’ai aimé le fait que la plupart des protagonistes du roman soit des femmes, c’est un livre très engagé niveau féminisme de par les thématiques qu’il aborde. 

L’ambiance un peu renfermée des petits villages de campagne est bien retranscrite, on sent que les gens ont envie de rester entre eux et que la police ne se mêle pas de leurs affaires.

On ne ressent pas du tout la jeunesse de l’auteur (il est né en 2001) dans ce livre que j’ai trouvé très abouti et vraiment mature pour un premier roman.

Une écriture fluide et de chouettes protagonistes, une intrigue intéressante et fouillée, que demander de plus? Une nouvelle enquête de Maud Colomb pardi! 

Ma note: ♥♥♥♥(♥)


Un grand merci aux éditions Plaisir de lire pour l’envoi de ce SP!

[SP]J’ai lu: Voyages de non-retour de Matylda Hagmajer

Hello tout le monde !

Je vous retrouve aujourd’hui pour vous parler du roman Voyages de non-retour de l’autrice suisse Matylda Hagmajer que j’ai eu la chance de recevoir de la part des éditions Slatkine. 

 ♥ = Bof bof, à éviter

♥♥ = Sympa, sans plus

♥♥♥ = Pas mal du tout , j’ai passé un bon moment !

♥♥♥♥ = A lire absolument !

♥♥♥♥♥ = Attention, gros coup de cœur !

Les (♥) représentent les demis 

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voyages de non retour

Nombre de pages:  392 pages

Maison d’édition: Slatkine

Date de parution (dans cette édition): 16 mars 2022

4ème de couverture:

«On ne va jamais aussi loin que lorsqu’on ne sait pas où l’on va », écrivait Christophe Colomb. Violaine fuit l’orphelinat pour échapper au destin de misère qui lui semble promis. Pleine d’aspirations, elle s’embarque pour les Indes orientales. Les jumeaux Guillaume et Henri entreprennent eux aussi ce long et périlleux voyage, afin de se former au commerce des indiennes. Leur route à travers les océans, l’Empire ottoman et la Perse, puis jusqu’à Genève, va croiser celle de la jeune femme. Une épopée dont aucun n’aurait deviné l’ampleur. D’une plume percutante, Matylda Hagmajer nous entraîne sur les traces de ces trois jeunes gens à la découverte du monde, mais aussi de l’Autre et, par là, des tréfonds de leur âme. Véritable immersion dans le XVIIe siècle des grands voyages et au cœur de la production des indiennes, Voyages de non-retour aborde des thématiques d’une grande modernité.

Mon avis:

Dans ce roman, on suit deux frères jumeaux de bonne famille, Guillaume et Henri, envoyés à l’autre bout du monde par leurs parents afin de se former au commerce et à la production des teintures indiennes.

Parallèlement, on suit également le voyage tout autant trépidant de Violaine, jeune femme sortant de l’orphelinat et rêvant d’un avenir flamboyant. 

L’écriture de Matylda Hagmajer est belle et très moderne, les dialogues sonnent justes, rien n’a l’air feint.

On suit principalement Guillaume et Violaine, j’ai trouvé Henri est un peu plus en retrait dans le récit. On est directement embarqués (au sens propre comme au figuré vu que les protagonistes prennent le bateau) dans l’histoire et l’autrice sait mener son intrigue tambour battant afin qu’il n’y ait pas une seule seconde de répit pour le lecteur ainsi que pour ses personnages.

Violaine est une jeune femme qui n’a pas été épargnée par la vie mais qui se donne les moyens d’accéder à ses rêves, quitte à prendre des risques inconsidérés. Elle sait tenir tête aux hommes, est intelligente et débrouillarde.

Guillaume et Henri, quant à eux, sont des jeunes hommes pour qui la vie a été plutôt douce car ils sont issus d’une famille aisée. Cependant, on sent dès le début que leur famille essaie de les éloigner et de les séparer. Le tableau n’est pas aussi idyllique qu’il semble l’être… et certains secrets pourraient être dévastateurs s’ils venaient à être dévoilés.

J’ai aimé en savoir plus sur la fabrication et la décoration des étoffes. J’ai trouvé que tout était bien décrit, et on sent qu’il y a eu un gros travail de recherches en amont de la part de l’autrice. C’est un roman également très visuel, on se représente très bien les décors, les paysages et même l’habillement des différents protagonistes.

J’ai aimé que l’autrice aborde des thèmes plutôt atypiques (que je ne vais pas évoquer ici sous peine de vous dévoiler des éléments importants de l’histoire) pour la période historique dans laquelle se passe l’intrigue. Moi qui aime les histoires de famille et les secrets, j’ai été plus que servie.

Il s’agit d’un vrai roman d’aventure, rempli de rebondissements et dont les personnages ont su me toucher en plein cœur. 

Aucun d’entre eux ne reviendra indemne de ce périple à l’autre bout du monde… et vous non plus si vous embarquez avec eux.

Ma note: ♥♥♥♥♥


Un grand merci aux éditions Slatkine l’envoi de ce SP!

[SP]J’ai lu: Mouches de Mélanie Richoz

Hello tout le monde !

Je vous retrouve aujourd’hui pour vous parler du roman Mouches de l’autrice suisse Mélanie Richoz que j’ai eu la chance de recevoir de la part des éditions Slatkine. 

 ♥ = Bof bof, à éviter

♥♥ = Sympa, sans plus

♥♥♥ = Pas mal du tout , j’ai passé un bon moment !

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Mouches

Nombre de pages:  88 pages

Maison d’édition: Slatkine

Date de parution (dans cette édition): 24 janvier 2022

4ème de couverture:

«Dans les moments creux, on dépose une poupée dans les bras de Mme Dumas. Une poupée aux yeux bleus avec de longs cils noirs. Ses paupières se ferment lorsqu’on l’allonge sur le dos. À mesure de la bercer et d’embrasser son crâne en plastique, elle se tranquillise. On dirait que sa seule présence l’aide à recouvrer une sorte de paix.» Que nous réserve le passé?

Mon avis:

Ce roman, c’est 88 pages de pure émotion. 

L’autrice construit peu à peu son histoire, tissant page après page la toile que forme les trois temporalités et des trois personnages que l’on suit. 

Une enfant, une jeune femme, une dame en maison de retraite. 

L’autrice sème des miettes du passé de chacun des personnages. 

Je déteste le présent

qui menace

un futur 

sans ma maman.

Mouches, page 41, de Mélanie Richoz

Impossible de trop vous en dire, le récit est court et intense, j’aurais peur de vous dévoiler des éléments importants.

Ce roman nous met face au temps qui passe, à la perte des être chers. 

Je l’ai trouvé extrêmement bien écrit, très poétique. 

Ce roman va droit au but, la fin m’a fait l’effet d’un coup de poing, j’ai trouvé la construction de ce roman époustouflante. A lire d’urgence!

 

Ma note: ♥♥♥♥♥


Un grand merci aux éditions Slatkine l’envoi de ce SP!

[SP]J’ai lu: Galel de Fanny Desarzens

Hello tout le monde !

Je vous retrouve aujourd’hui pour vous parler du roman Galel de l’autrice suisse Fanny Desarzens que j’ai eu la chance de recevoir de la part des éditions Slatkine. 

 ♥ = Bof bof, à éviter

♥♥ = Sympa, sans plus

♥♥♥ = Pas mal du tout , j’ai passé un bon moment !

♥♥♥♥ = A lire absolument !

♥♥♥♥♥ = Attention, gros coup de cœur !

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galel

Nombre de pages:  136 pages

Maison d’édition: Slatkine

Date de parution (dans cette édition): 24 janvier 2022

4ème de couverture:

Paul, Jonas et Galel aiment la montagne. L’hiver, chacun mène sa vie en plaine; l’été, Jonas et Galel exercent comme guides. ils se retrouvent une fois par an à la Baïta, le refuge tenu par Paul. Un endroit de passage où ils vivent des moments aussi attendus que précieux. Où leur amitié est née. 
 
Dans un monde de rocaille et de silence, Galel déploie le talent brut de son auteure, étoile montante de la littérature romande.

Mon avis:

Il ne se passe finalement pas grand chose dans ce roman, qui est du plutôt de type contemplatif. Mais pas de la contemplation ennuyante ou gnan-gnan. Quand Fanny Desarzens nous décrit les montagnes et la nature, on a l’impression d’y être. On sent l’air frais et vivifiant sur notre visage, on respire l’odeur des fleurs, l’humidité de la rosée du matin. Même les silences entre les différents protagonistes ont un écho dans la montagne.

Dans cette histoire, on suit donc trois hommes plutôt taiseux, perdus dans leur quotidien toute l’année mais qui se retrouvent chaque été, car deux d’entre eux, Galel et Jonas, sont guides de montagne et le dernier, Paul, tient un refuge, la Baïta, où les marcheurs peuvent s’arrêter pour manger et/ou dormir. 

Dans ce roman, tout en finesse et délicatesse, on ressent les émotions des personnages et leur attachement mutuel sans que les mots n’aient besoin de franchir la frontière de leurs lèvres. 

On sent qu’ils sont les repères du temps qui passe pour les autres, de la fuite du temps, qui abîme les corps et les âmes. Ils ont ce besoin de se retrouver chaque été mais ne se voient pas le reste de l’année. 

Galel est en quelque sorte la mascotte du trio. Rêveur, toujours un peu dans la lune et de bonne humeur, c’est un peu le ciment du groupe. Comme les deux autres, il ne se livre pas facilement et n’aime pas montrer ses faiblesses.

Et puis il y a Galel. Au début quand ils parlaient de lui, Jonas et Paul le surnommaient jeune Galel. Mais en fait il a presque le même âge qu’eux. Il est plus petit, c’est vrai, mais il pèse plus lourd. Il est trapu et il est plus solide qu’eux. Mais c’est lui qui a l’air doux. A côté de lui on voudrait décrire Paul en disant qu’il est costaud et on voudrait parler de Jonas en disant qu’il est sec. Galel est plus robuste que Paul et marche mieux que Jonas. Mais quand on pense à lui on pense: il est doux. Et en fait, le bon mot, celui qu’il faudrait utiliser pour parler de Galel, c’est réconfortant. 

Galel de Fanny Desarzens, page 36

J’ai trouvé leur amitié un peu maladroite mais tellement touchante. On sent que malgré tout, ils sont très solidaires et dépendent un peu des uns et des autres.

Vers le milieu du livre, on sent qu’il y a un basculement qui pourrait mener à un drame. Jusqu’au bout, on ne sait pas ce que l’autrice réserve à ses personnages. 

J’ai trouvé ce roman très bien écrit, les tournures de phrases sont poétiques et j’ai apprécié la plume de l’autrice. Le roman est écrit comme un seul et grand chapitre de 135 pages. Cela donne une impression d’urgence au roman, comme si on n’avait pas le temps de faire une pause entre les chapitres.

Son cours nombre de page fait qu’on le dévore d’une traite, complètement immergés dans l’histoire. 

Bref, vous l’aurez compris, j’ai adoré ce roman! A découvrir si vous aimez les histoires d’amitié et de montagne 🙂

Ma note: ♥♥♥♥♥


Un grand merci aux éditions Slatkine l’envoi de ce SP!

[SP]J’ai lu: Brume rouge de Nicolas Feuz

Hello tout le monde !

Je vous retrouve aujourd’hui pour vous parler du roman Brume rouge de l’auteur Nicolas Feuz que j’ai eu la chance de recevoir de la part des éditions Slatkine & Cie. On ne présente plus le procureur du canton de Neuchâtel!

 ♥ = Bof bof, à éviter

♥♥ = Sympa, sans plus

♥♥♥ = Pas mal du tout , j’ai passé un bon moment !

♥♥♥♥ = A lire absolument !

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brume rouge

Nombre de pages:  236 pages

Maison d’édition: Slatkine & Cie

Date de parution (dans cette édition): 24 février 2021

4ème de couverture:

Qui veut tuer Greta Thunberg ? Un tueur en série sévit entre Paris et Genève. Ses victimes ont toutes un point commun, elles se prénomment Greta.

Chargé de l’enquête, le procureur Jemsen est empêtré dans une procédure disciplinaire : il a fait libérer une de ses proches, activiste écologiste. Très vite, le meurtrier est identifié. Mais son nom correspond à celui d’un petit garçon décédé de longue date. Un assassin fantôme. 
 
Une fable écologique aussi violente qu’efficace. Nicolas Feuz au sommet de son art.

Mon avis:

Le roman commence très fort avec une scène choc. Tout de suite, on comprend que les années d’écriture n’ont pas assagi le procureur Nicolas Feuz, bien au contraire 🙂

J’ai retrouvé avec beaucoup de plaisir le procureur Norbert Jemsen, que j’avais trouvé un peu absent dans le tome précédent. Dans cet opus, on est de nouveau centrés sur le duo Flavie (sa greffière)-Norbert et j’avoue que cela m’a beaucoup réjouis. De plus, j’ai adoré retrouver l’enquêteur Daniel Garcia déjà présent dans les premiers romans de l’auteur. Cet entrelacement entre les différents romans de l’auteur forment une grande fresque qui se complète au fur et à mesure et je trouve cela très intéressant. J’aime la cohérence entre ses différents romans, comme si les personnages continuaient à vivre entre chaque ouvrage. J’aime retrouver son univers, c’est un peu comme retrouver des amis

J’ai aimé comme d’habitude l’alternance passé-présent entre les différents chapitres. Ceux-ci sont d’ailleurs plutôt courts, comme d’habitude chez Nicolas Feuz. 

L’écriture est rythmée, nerveuse. Impossible de le lâcher avant la fin, je l’ai dévoré en deux sessions de lecture!

A chaque page on retient notre souffle en se disant … « non mais il ne va tout de même pas oser! » Ah mais si, il ose, et comment !! L’auteur va toujours plus loin dans le dérangeant et le « spooky ». De plus, il sème par ci par là de fausses pistes qui nous font partir dans tous les sens et jamais je ne me serais doutée de la fin!

La seule critique que je pourrais avoir est qu’il y a beaucoup de descriptions des lieux, ce n’était pas dérangeant pour moi qui connaît bien Neuchâtel et ses environs mais pour les lecteurs qui ne sont pas de la région, je pense que cela peut parasiter un brin le récit.

On découvre une autre facette de Norbert Jemsen car dans ce roman il a (enfin!) une compagne. Il se livre enfin un peu, laisse entrer quelqu’un dans son intimité, lui qui a du s’inventer une vie après avoir pris la place de son frère (qui était mort dans un attentat à Neuchâtel dans le premier tome de la saga, pour ceux du fond qui n’ont pas suivi). On sent qu’il commence à trouver à trouver un certains équilibre dans son travail (heureusement que Flavie est là pour compenser et corriger ses gaffes) et dans sa vie privée.  

De son côté, Flavie essaie de se remettre de tous les drames qui ont jalonné sa vie et de se reconstruire. Elle est comme d’habitude d’une aide précieuse à Jemsen pour l’aider dans son enquête sur le tueur qui massacre à l’arme lourde toutes les filles se prénommant Greta.

Bien entendu, impossible de nier le message écologique mais celui-ci n’est pas du tout moralisateur. Comme dans tout, les extrêmes ne sont jamais bénéfiques. 

Ce roman est un vrai page-turner qui nous happe dans une spirale infernale. Le final est à couper le souffle! Vivement la suite!

Ma note: ♥♥♥♥(♥)


Un grand merci aux éditions Slatkine & Cie pour l’envoi de ce SP!

[SP]J’ai lu: Mamma Roma de Luca Di Fulvio

Hello tout le monde !

Je vous retrouve aujourd’hui pour vous parler du roman Mamma Roma de l’auteur Luca Di Fulvio que j’ai eu la chance de recevoir de la part des éditions Slatkine & Cie. 

 ♥ = Bof bof, à éviter

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♥♥♥ = Pas mal du tout , j’ai passé un bon moment !

♥♥♥♥ = A lire absolument !

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mamma roma

Nombre de pages:  685 pages

Maison d’édition: Slatkine & Cie

Date de parution (dans cette édition): 9 septembre 2021

4ème de couverture:

Après New York, Venise ou Buenos Aires, Luca Di Fulvio a choisi Rome pour décor, sa ville natale, l’endroit où il écrit tous ses livres. L’action se passe en 1870, l’année où est née l’Italie. Dans cette ville-monde encore occupée par les troupes françaises, où s’affrontent monarchistes et républicains, trois personnages se croisent, se perdent et se retrouvent. Il y a Pietro, qui veut changer la vie avec un appareil photo, Marta, l’enfant de la balle, et Nella, l’improbable comtesse républicaine. Pietro et Nella sont orphelins. Rome va les adopter.

Mon avis:

J’ai adoré chaque page de cette petite brique où on ne s’ennuie pas une seule seconde tant chaque détail est important. On y suit principalement 4 personnages: Nella, une comtesse qui a adopté un orphelin, Pietro. Marta, une jeune femme qui vit la vie d’un cirque itinérant et qui a été prise sous son aile par le vieux Melo, un taiseux qui étrangement sait parler aux chevaux comme personne.

Le roman prend place en Italie et plus précisément à Rome où gronde la guerre civile entre les partisans de l’Italie libre et les états pontificaux. J’ai aimé en savoir plus sur cette période historique de l’Italie dont j’ignorais tout.

C’est au milieu de toute cette agitation que nos 4 protagonistes vont se retrouver à Rome, ville de toutes les promesses et de tous les nouveaux départs. 

Comme dans tous ses romans, Luca Di Fulvio sait insuffler un supplément d’âme à ses personnages, il arrive à leur faire prendre vie et on a vraiment l’impression de retrouver des amis à chaque fois qu’on se replonge dans le livre. On tremble pour ses héros, on se fait du souci pour eux. Je trouve sa faculté à nous intéresser à ses personnages tout-à-fait étonnante.

Je suis passée par toutes les émotions avec ce roman. Il est poignant et passionnant. 

Pietro est un jeune homme très intelligent avec une sensibilité particulière. Il est très doué en photographie et sait capter l’essence même de chaque situation. Sa plus grande peur est de décevoir Nella, sa mère adoptive, qu’il admire plus que quiconque au monde. 

Marta, quant à elle, est une jeune femme indépendante et un peu sauvage, qui rêve de grandes causes et d’égalité pour toutes et tous. Elle a envie de compter, d’apporter sa pierre à l’édifice dans la « libération » de Rome. Elle adore celui qu’elle considère comme son père, Melo, qui l’a accueillie comme une fille au sein du cirque itinérant dont il fait partie. Elle est prête à prendre tous les risques pour ses idéaux.

Ses deux solitudes vont se rencontrer et s’apprivoiser peu à peu. 

Dans ce roman, on retrouve des thèmes qui sont chers à l’auteur comme la lutte contre les violences faites aux femmes et la volonté de trouver toujours une certaine grâce dans tous ses personnages, même les plus retors. (enfin certains sont vraiment irrécupérables quand même) Rien n’est jamais tout noir ou tout blanc, tout est nuancé.

Un roman que je vous recommande chaudement si vous aimez les romans d’aventure, d’amour et d’amitié avec en bonus l’Histoire italienne en toile de fond. Brillant!

Ma note: ♥♥♥♥♥


Un grand merci aux éditions Slatkine & Cie pour l’envoi de ce SP!

[SP]J’ai lu: Le paradis des vauriens de Wendall Utroi

Hello tout le monde !

Je vous retrouve aujourd’hui pour vous parler du roman le paradis des vauriens de l’auteur Wendall Utroi que j’ai eu la chance de recevoir de la part des éditions Slatkine & Cie. J’avais beaucoup aimé son roman précédent, la loi des hommes.

 ♥ = Bof bof, à éviter

♥♥ = Sympa, sans plus

♥♥♥ = Pas mal du tout , j’ai passé un bon moment !

♥♥♥♥ = A lire absolument !

♥♥♥♥♥ = Attention, gros coup de cœur !

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le paradis des vauriens

Nombre de pages:  476 pages

Maison d’édition: Slatkine & Cie

Date de parution (dans cette édition): 7 octobre 2021

4ème de couverture:

« Dans ce nouveau roman, j’ai voulu donner vie à deux enfants blessés : Kalya, d’origine tsigane que recueille un ferrailleur, et Sans-Nom, un gamin un peu chétif, fils d’une prostituée. L’histoire prend sa source dans les plaines du Nord au milieu des années 30 et vient mourir dans le Sud-Est de la France beaucoup plus tard. Deux lieux, deux époques et deux terribles destins. Aimer le destin, c’est le forcer à vous écouter pour que, un jour, à son tour, il vous aime un peu. J’ai une affection particulière pour ces deux personnages. Ils m’habitent depuis toujours. Je voudrais tellement qu’ils entrent dans vos vies. »

Mon avis:

Comme écrit en début d’article, j’avais beaucoup aimé la loi des hommes et du coup j’avais un peu peur que ce roman ne soit pas à la hauteur du précédent.

Et bien, je n’ai pas été déçue une seule seconde!

Dans ce roman, on suit donc deux enfants provenant d’un milieu pauvre, Kalya et Sans-Nom, qui vont s’aimer follement avec à la fois la rage et la peur au ventre mais également l’espoir d’une vie meilleure. Le roman prend place au début dans les années 30, au début de la seconde guerre mondiale et l’occupation de la France par l’armée allemande, une époque qui m’intéresse particulièrement tant elle est riche historiquement parlant.

On suit en particulier Sans-Nom, jeune homme blessé par la vie, qui, alors qu’il pourrait être plutôt en quête de rédemption, choisit le chemin des délits et des petits ou gros larcins. 

J’avoue que j’ai eu un peu de peine au début avec ce personnage, car je ne comprenais pas certaines de ses réactions. Cependant, au fil des pages, j’ai commencé à m’attacher à lui et à comprendre que c’est pour cacher ses failles qu’il a souvent recours à la violence. 

Kalya, quant à elle, est une jeune fille hyper touchante et pour laquelle j’ai immédiatement ressenti de l’empathie. Certaines scènes la concernant m’ont fait monter les larmes aux yeux. Tout comme Sans-Nom, Kalya est très courageuse et possède une résilience à toute épreuve.

Wendall Utroi n’épargne une fois encore pas ses personnages en mettant sans cesse des obstacles sur leur chemin. On pense que les choses vont s’arranger et paf!, on nous en remet en couche dans le malheur. 

Certaines scènes ont été plutôt éprouvantes à lire, en particulier celles touchant des enfants, je ne peux vous en dire plus mais vous comprendrez en les lisant.

J’ai néanmoins beaucoup apprécié la construction de ce roman, avec ses alternances entre le passé et le présent, ce qui nous permet de reconstituer le puzzle du vécu des protagonistes. 

Comme dans la loi des hommes, on parle ici – entre autres –  de violences (physiques et psychiques) faites aux femmes et d’abus sexuels mais nous ne sommes jamais dans le voyeurisme.

J’ai adoré retrouver la plume si belle de Wendall Utroi qui sait donner un supplément d’âme à tous ses personnages. Une perle à découvrir d’urgence!

Ma note: ♥♥♥♥♥


Un grand merci aux éditions Slatkine & Cie pour l’envoi de ce SP!

[SP]J’ai lu: La dernière danse des lucioles de Stéphanie Glassey

Hello tout le monde !

Je vous retrouve aujourd’hui pour vous parler du roman la dernière danse des lucioles de Stéphanie Glassey que j’ai eu la chance de recevoir de la part des Editions Plaisir de lire

 ♥ = Bof bof, à éviter

♥♥ = Sympa, sans plus

♥♥♥ = Pas mal du tout , j’ai passé un bon moment !

♥♥♥♥ = A lire absolument !

♥♥♥♥♥ = Attention, gros coup de cœur !

Les (♥) représentent les demis 

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la dernière danse des lucioles

Nombre de pages:  200 pages

Maison d’édition: Plaisir de lire, collection frisson

Date de parution (dans cette édition): 24 août 2021

4ème de couverture:

Sarah et Richard, Leila et Marc, Mary et Joséphine, Laurie et Sylvain. Huit amis, quatre couples dont les quotidiens s’entrelacent depuis de nombreuses années. Alors qu’une situation exceptionnelle les empêche de se réunir, ils organisent une soirée disco par écrans interposés pour rester en contact. Pour oublier, danser et rire, malgré le climat anxiogène. Mais soudain l’écran de Laurie vire au noir et la tension grimpe d’un cran. Quand la lumière revient, à la stupéfaction de tous, le corps de Laurie gîti sur le sol, sans vie. Que lui est-il arrivé? Qui a bien pu la tuer?
 
Tandis qu’ils se replongent dans leur passé commun, une autre voix, lointaine et spectrale, se fait entendre: elle aussi est en quête de réponses.
 
Avec un sens aiguisé du portrait et beaucoup d’humour, Stéphanie Glassey dévoile peu à lpeu les secrts de chacun… jusqu’à une révélation finale explosive.

Mon avis:

On est tout de suite plongés dans le vif du sujet et de l’action car on commence par la fin, soit la mort de Laurie, alors qu’elle était en pleine soirée par vidéo interposée avec ses amis, confinement pour cause de pandémie oblige. 

Ensuite, on repart dans le passé pour décortiquer les souvenirs de chacun des protagonistes, et j’ai aimé en savoir plus sur eux. 

Richard, Mary et Sylvain sont collègues et surtout amis et ont construit avec leurs conjoints respectifs un groupe d’amis qui se voit régulièrement avec leurs enfants. A ces 6 personnes se sont ajoutées Leila, qui est devenue amie avec Sarah, la femme de Richard, et son ami Marc.

Toutes ces personnes sont un brin névrosées et certains passages n’ont pas manqué de me faire sourire, tant l’autrice sait saisir les petites mesquineries du quotidien.

Joséphine, la compagne de Mary, est obnubilée par les réseaux sociaux et en a même fait son métier. Sarah est donc toujours et bien malgré elle en compétition avec elle et elle pense que sa vie est plus belle que la sienne car elle ne se base que sur ce qu’elle voit sur les réseaux sociaux. Elle est donc toujours un peu malheureuse car insatisfaite.

Laurie, la femme de Sylvain, est une jeune femme équilibrée, plutôt discrète, certains chapitres sont d’ailleurs écrits comme si elle parlait à ses amis depuis l’au-delà.

On suit donc tous ce groupe d’amis qui s’aiment et se jalousent en même temps, dans une ronde infernale et tellement réaliste. 

Cependant, si l’ambiance de plus en plus pesante est bien maîtrisée, j’ai trouvé que la fin était un peu simple et pour le moins rapide. De plus, certains aspects de l’histoire étaient peu plausibles et avaient (et cela n’engage que moi bien entendu) peu d’intérêt. J’ai également eu de la peine à comprendre l’utilité du couple Leila-Marc qui n’apporte rien ou presque à l’intrigue.

J’ai cependant passé un agréable moment de lecture et j’ai trouvé tous les personnages plutôt attachants de par leurs défauts qui font qu’on peut facilement se retrouver en eux. Plus qu’un thriller, ce roman dépeint une société obsédée par l’image et où les apparences ne reflètent pas toujours (et même rarement) la réalité. 

Ma note: ♥♥♥(♥)


Un grand merci aux éditions Plaisir de lire pour l’envoi de ce SP!

[SP]J’ai lu: La fille aux cerfs-volants d’Olivier Rigot

Hello tout le monde !

Je vous retrouve aujourd’hui pour vous parler du roman la fille aux cerfs-volants de l’auteur Olivier Rigot que j’ai eu la chance de recevoir de la part des éditions Slatkine (en version épreuves brochées non corrigées). Il s’agit de son troisième roman.

 ♥ = Bof bof, à éviter

♥♥ = Sympa, sans plus

♥♥♥ = Pas mal du tout , j’ai passé un bon moment !

♥♥♥♥ = A lire absolument !

♥♥♥♥♥ = Attention, gros coup de cœur !

Les (♥) représentent les demis 

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la fille aux cerfs-volants

Nombre de pages: 264 pages

Maison d’édition: Slatkine 

Date de parution (dans cette édition): 3 septembre 2021

4ème de couverture:

Sébastien, photographe de mer, embarque sur un trimaran pour une course autour du monde. Un départ synonyme de fuite éperdue ? Qui est véritablement Sylvia, prodige du windsurf et biologiste marine avec laquelle il entretient une histoire d’amour passionnelle ? Quel lourd secret dissimule-t-elle ? Traque, poursuite, trahisons, La fille aux cerfs-volants happe le lecteur dès la première page. De la Corse à la Normandie, en passant par Paris et la Sardaigne, la cavale de Sébastien nous emmène dans des lieux et des paysages maritimes à couper le souffle.

Mon avis:

Un roman que j’ai dévoré en deux jours à peine car l’intrigue a su me happer et me tenir en haleine du début à la fin. On y suit tout d’abord Sébastien, qui embarque sur un bateau pour une course autour du monde et il se remémore son histoire d’amour avec Sylvia, une jeune femme très belle et très talentueuse, tant dans son sport de prédilection que dans son travail de biologiste marine. On alterne donc les chapitres suivant Sébastien dans le présent et les chapitres où il raconte son histoire avec Sylvia.

Cependant, j’ai trouvé que certains événements étaient un peu occultés, l’action se passe tellement vite qu’on ne comprend pas tout et la fin un peu précipitée m’a laissé un petit goût d’inachevé même si elle m’a convenue tout de même. Certaines questions que je pouvais me poser quant aux personnes qui traquent Sylvia sont cependant restées sans réponse. 

Au delà de ceci, la chose qui m’a le plus dérangée sont les scènes de sexe à répétition. Presque une par chapitre, même si l’auteur n’entre pas non plus dans les détails, j’ai trouvé cela un peu dérangeant et cela ne servait en rien l’histoire.  Je me suis même surprise à lever les yeux au ciel  » quoi?, encore??!! ».

Il y a également du très bon dans ce roman comme le mystère entourant Sylvia, les courses poursuites et tout le thème maritime que j’aime beaucoup. Ce roman a su me dépayser et ça fait du bien!

Sébastien et Sylvia sont des personnages dont on sait finalement peu de choses donc il est difficile de s’identifier à eux et même de les trouver réellement attachants.

La plume d’Olivier Rigot est très agréable à lire et très fluide (il y a beaucoup de dialogues), on sent qu’il aime la nature et sait très bien décrire les paysages.

De plus, j’ai aimé le fait que l’auteur glisse un glossaire en début de roman afin que nous ne soyons pas perdus avec tous les termes liés au monde nautique.

Un roman qui vous plaira si vous aimez les histoires d’amour mâtinées d’aventure et de mystère.

Ma note: ♥♥♥


Un grand merci aux éditions Slatkine pour l’envoi de ce SP!

[SP]J’ai lu: Le sortilège de Stellata de Daniela Raimondi

Hello tout le monde !

Je vous retrouve aujourd’hui pour vous parler du roman le sortilège de Stellata de l’autrice italienne Daniela Raimondi que j’ai eu la chance de recevoir de la part des éditions Slatkine & Cie. 

 ♥ = Bof bof, à éviter

♥♥ = Sympa, sans plus

♥♥♥ = Pas mal du tout , j’ai passé un bon moment !

♥♥♥♥ = A lire absolument !

♥♥♥♥♥ = Attention, gros coup de cœur !

Les (♥) représentent les demis 

L’image provient de mon Instagram.

le sortilège de Stellata

Nombre de pages: 525 pages

Maison d’édition: Slatkine & Cie

Date de parution (dans cette édition): 6 mai 2021

4ème de couverture:

Italie, début du XIXe siècle.
La famille Casadio voit sa vie changer à jamais : le fils, Giacomo, tombe amoureux d’une gitane, Viollca Toska, et décide de l’épouser. À partir de ce moment, leurs descendants seront divisés en deux branches : les rêveurs, aux yeux bleus et aux cheveux blonds de Giacomo, et les clairvoyants, qui ont les yeux sombres et les cheveux noirs de Viollca, ainsi que ses dons surnaturels.
Les Casadio vivront tous suspendus entre l’envie irrésistible de poursuivre leurs rêves et la peur des conséquences. En fin de compte, ils suivront leurs choix jusqu’à la fin, dictée soit par l’amour soit par la rébellion, par la soif de justice ou le désir de changer le monde. Surtout, ils suivront leur destin malgré la terrible prophétie que Viollca a lue dans les cartes par une nuit orageuse…

Mon avis:

Quelle claque que cette grande saga familiale! C’est beau, poétique, intelligent et on ne s’ennuie pas une seule seconde.

J’ai été de suite emportée par la plume de Daniela Raimondi et ai adoré suivre la famille Casadio et Martiroli au fil des années. 

Depuis Viollca, l’aïeule gitane qui avait vu dans les cartes et dans ses rêves le destin funeste de certains membres de sa famille (même pas encore nés pour la plupart!) de 1800 à nos jours, on comprend très vite que tout était déjà écrit pour cette famille. 

D’ailleurs, dans chaque génération qui suivra, il y a toujours au moins une personne qui a « le don » et qui fait également des rêves étranges, entre autres. J’ai trouvé ces prédispositions au « surnaturel » hyper intéressantes.

Un roman à tiroirs, foisonnant à souhait, des personnages hauts en couleur et très attachant de par leurs croyances et leur convictions, une famille soudée malgré les drames qui jonchent les existences de ses membres. Cependant, on ressent vraiment un fort esprit de famille dans leurs relations et ils se soutiennent dans les épreuves.

J’ai eu beaucoup de plaisir à suivre les différentes générations au fil des années et on suit également l’évolution de la place de la femme dans la société tout au long du roman et j’ai trouvé cet aspect (qui est amené d’une manière très subtile) vraiment intéressant également. Elles étaient principalement assignées aux tâches ménagères et à la famille dans les années 1900 pour finalement réussir enfin à s’épanouir en temps qu’individu quand on arrive à nos jours (même si la parité n’est pas encore de mise). On sent d’ailleurs que certains personnages féminins ont des regrets d’être un peu passés à côté de leur vie à force de l’avoir consacrée à la maison et aux enfants. J’ai aimé tous les personnages, hommes et femmes confondus. Aucun d’entre eux n’est tout blanc ou tout noir, ils ont tous des qualités et des défauts, ce qui les rend terriblement attachants et vraiment crédibles.

Toute la famille (toutes générations confondues) respecte énormément Viollca et se souvient d’elle avec émotion, tout en prenant au sérieux ses prémonitions. Ils sont toutefois partagés entre modernité et superstitions, bloqués malgré eux dans une spirale de malheurs et de tristesse. L’histoire se répète, encore et encore. Pourront-ils être un jour heureux et en paix?

Certains personnages renoncent à leur propre bonheur pour le bien de leur famille mais d’autres décident de vivre pleinement leurs passions, quelles qu’en soit les conséquences. 

Je ne vais pas vous en dire plus de peur de vous révéler certains retournements du livre mais si vous aimez les grands romans familiaux, bien écrits, et dont chaque mot a été choisi avec soin, je ne peux que vous conseiller cette petite brique qui vous fera voyager et très certainement pleurer tant les mots de Daniela Raimondi savent nous toucher en plein cœur.

Ma note: ♥♥♥♥♥


Un grand merci aux éditions Slatkine & Cie pour l’envoi de ce SP!