[SP]J’ai lu: La Chienne-Mère de Simona Brunel-Ferrarelli

Hello tout le monde !

Je vous retrouve aujourd’hui pour vous parler du roman La Chienne-Mère de l’autrice Simona Brunel-Ferrarelli que j’ai eu la chance de recevoir de la part des éditions Slatkine.

 ♥ = Bof bof, à éviter

♥♥ = Sympa, sans plus

♥♥♥ = Pas mal du tout , j’ai passé un bon moment !

♥♥♥♥ = A lire absolument !

♥♥♥♥♥ = Attention, gros coup de cœur !

Les (♥) représentent les demis 

L’image provient de mon Instagram.

la chienne-mère

Nombre de pages: 184 pages

Maison d’édition: Slatkine 

Date de parution (dans cette édition): 6 septembre 2021

4ème de couverture:

Allegra Felice et Sahi sont encore enfants lorsqu’ils adoptent chacun un chiot né dans la ferme familiale. Ce sera Mère, pour elle ; Bandit, pour lui. En grandissant, les jeunes revendiquent leur place dans une société à la violence intrinsèque. Allegra Felice pourra-t-elle y échapper ? Deuxième roman de l’auteure genevoise Simona Brunel-Ferrarelli, La Chienne-mère explore les rapports manqués entre mère et fille, les violences familiales et sociales et l’adoption d’une chienne, dont le sentiment maternel sera un exemple de dignité.

Mon avis:

Un roman très atypique sur la relation entre une mère et sa fille (mais pas que).

Allegra Felice naît dans une famille de rustres, petite dernière attendue mais crainte en même temps par sa mère (elle était sûre de mourir en couches). Ses parents ne sont pas très démonstratifs avec leurs enfants mais s’aiment d’un amour pour le moins violent (dans tous les sens du terme).

Seule l’arrivée de Maryam, avec son fils Sahi qui vont être hébergés contre paiement par la famille d’Allegra Felice va mettre un peu de soleil dans ses journées. Ce petit garçon et elle vont adopter chacun un chien qui vont les suivre comme des ombres. 

Malgré ce que pourrait faire penser son prénom, Allegra Felice est une petite fille plutôt taciturne, qui préfère la compagnie de sa chienne (qu’elle a appelée Mère) à celle de ses semblables. Elle grandit et peu à peu, développe de meilleurs rapports avec sa chienne qu’avec sa propre mère. La chienne Mère est très protectrice envers Allegra Felice. Avec elle à ses côtés, elle se sent pousser des ailes.

Allegra Felice ressent beaucoup de colère à l’égard de sa famille – qui la répulse et l’attire en même temps – et en particulier de ses frères qui sont pour le moins méprisants envers elle. Devenue jeune adulte, elle ne sait toujours pas où est vraiment sa place mais va essayer de s’imposer, de taper du poing sur la table.

J’ai trouvé l’histoire un peu particulière même si certains aspects étaient intéressants (le parallèle entre le comportement du chien et le comportement de la vraie maman). Le chien apparaît plutôt vers le dernier tiers du roman, ce que j’ai trouvé dommage. De plus, la fin m’a parue assez précipitée et certains éléments du récit assez flous. 

J’ai eu de la peine à m’attacher à Allegra Felice et à sa famille encore moins. Une lecture en demie teinte pour moi donc mais peut-être suis-je passée à côté du message que l’autrice voulait nous faire passer.

Ma note: ♥♥


Un grand merci aux éditions Slatkine pour l’envoi de ce SP!

[SP]J’ai lu: Le rituel des fleurs de Danielle Cudré-Mauroux

Hello tout le monde !

Je vous retrouve aujourd’hui pour vous parler du roman Le rituel des fleurs (une enquête de Max Avelar) que j’ai eu la chance de recevoir de la part de son autrice Danielle Cudré-Mauroux.

 ♥ = Bof bof, à éviter

♥♥ = Sympa, sans plus

♥♥♥ = Pas mal du tout , j’ai passé un bon moment !

♥♥♥♥ = A lire absolument !

♥♥♥♥♥ = Attention, gros coup de cœur !

Les (♥) représentent les demis 

L’image provient de mon Instagram.

le rituel des fleurs

Nombre de pages: 161 pages

Maison d’édition: éditions Montsalvens

Date de parution (dans cette édition): juin 2021

4ème de couverture:

Sur la Riviera vaudoise, Marie Leconte disparaît soudainement. Alice, sa petite fille, est élevée par son père Claude Leconte, un riche et célèbre architecte, et sa grand-mère Paulette. Elle grandit entre un père aimant et protecteur et une grand-mère peu affectueuse, au caractère revêche. 
 
Que s’est-il passé pour qu’une femme sans histoire se volatilise sans laisser de trace? S’agit-il d’un accident, d’un crime ou d’une disparition volontaire?
 
Vingt ans plus tard, le mystère de la disparition de Marie Leconte prend une tournure inattendue. 
 
L’inspecteur Max Avelar insiste pour rouvrir le dossier et investiguer avec ses méthodes originales. Grâce à la ténacité de ce policier, par ailleurs grand sentimental et faux dur, à qui on ne peut pas rester insensible, le passé va émerger par petites touches, entraînant le lecteur au cœur d’un drame familial effrayant de non-dits et de rancœurs. 

Mon avis:

J’ai été contactée via un mailing de l’autrice qui me demandais si je souhaitais recevoir son roman afin d’en faire une revue. Bien entendu, j’ai accepté, car j’aime découvrir de nouveaux auteurs suisses!

Ce roman se dit policier mais j’avoue avoir eu de la peine à comprendre où était vraiment l’enquête là-dedans. On suit de loin en loin l’inspecteur Max Avelar (je ne peux pas m’empêcher de penser à la fameuse fondation Max Havelaar quand je lis ce nom) qui est un peu hanté par l’affaire qui nous préoccupe dans ce roman, à savoir la disparition de Marie, jeune femme et maman mariée à un homme aisé, qui disparaît du jour au lendemain sans plus donner de nouvelles, laissant sa fille aux bons soins de sa belle-mère et de son mari.

La belle-mère, parlons-en ! Une vieille (en fait pas si vieille?) acariâtre et jalouse, qui aimerait garder sa petite-fille et son fils rien que pour elle. Toutes ses paroles à l’égard de sa belle-fille sont emplies de venin. 

A part le fait que l’inspecteur a un problème avec la boisson et qu’il sort d’une histoire d’amour malheureuse, on ne sait pas grand chose de lui, et c’est un peu le souci que j’ai eu avec tous les personnages de ce roman. Je n’ai pas réussi à m’attacher à eux. On reste un peu en surface (il faut dire que le roman est assez court également).

Alice, la fille de la disparue, est transparente, elle n’a pas vraiment de caractère et je l’ai trouvée inintéressante, elle manque de nuances. Elle est toujours dans une sorte de victimisation ce qui est un peu agaçant. 

L’intrigue est bien pensée mais j’ai eu de la peine avec certains dialogues qui à mon sens sonnaient un peu faux (qui parle vraiment comme ça dans la vraie vie?). De plus, il n’y pas vraiment d’enquête à proprement parler ce qui m’a un peu étonnée. L’usage d’une grosse ellipse temporelle et le fait que certains actes des personnages restent inexpliqués m’ont un peu laissée sur ma faim.

Je trouve également que l’autrice aurait pu nous éviter une histoire d’amour entre Max Avelar (qui doit quand même frôler les 50 ans vu qu’il doit avoir la trentaine lors de la disparition de Marie) et une jeune femme d’à peine 20 ans, à la recherche de réconfort et d’une figure paternelle. 

Bref, un roman qui se lit facilement et avec plaisir – malgré quelques maladresses tant dans le fond que la forme – et qui donne envie de connaître le fin mot de l’histoire. Je lirai néanmoins volontiers les prochains romans de cette autrice (fort sympathique qui plus est).

Ma note: ♥♥(♥)


Un grand merci à Danielle Cudré-Mauroux pour l’envoi de son livre!

[SP]J’ai lu: Ressuscité de Marion Emonot

Hello tout le monde !

Je vous retrouve aujourd’hui pour vous parler du roman Ressuscité de l’autrice Marion Emonot que j’ai eu la chance de recevoir de la part des éditions Slatkine. Elle est journaliste de métier et Ressuscité est son second livre tiré d’une histoire vraie.

 ♥ = Bof bof, à éviter

♥♥ = Sympa, sans plus

♥♥♥ = Pas mal du tout , j’ai passé un bon moment !

♥♥♥♥ = A lire absolument !

♥♥♥♥♥ = Attention, gros coup de cœur !

Les (♥) représentent les demis 

L’image provient de mon Instagram.

ressuscité

Nombre de pages: 224 pages

Maison d’édition: Slatkine 

Date de parution (dans cette édition): 3 mai 2021

4ème de couverture:

« Chaque matin, je me laisse ainsi aller à un moment de dépression où je suis néanmoins en communion avec Mahdi. Mon tout-petit, où peux-tu bien être ? As-tu péri dans cette mer Méditerranée de malheur ? » Sur la route migratoire qu’ils se sont résignés à prendre pour sauver leurs enfants des mariages forcés et des voleurs d’organes, Sultan et Choukrieh égarent leur fils Mahdi, neuf ans. « Ressuscité » est le récit romancé de cette histoire vraie, du drame de cette famille qui se retrouve soudain amputée de l’un des siens, aux portes de l’Europe. De sa jeunesse afghane à son installation en tant que requérante d’asile en Allemagne, la mère de l’enfant raconte un périple déchirant et pourtant tristement commun.

Mon avis:

Ce roman raconte, par le prisme d’une mère afghane, le périple de sa famille pour fuir le régime des talibans. Dans un premier temps ils vont aller se réfugier en Iran mais ils n’y sont pas accueillis à bras ouverts, le pays devant faire face à un flux important d’immigrés. Ils devront prendre la difficile décision de tout quitter pour se donner la chance de vivre libres.

J’ai aimé le fait que l’histoire soit racontée par Choukrieh, maman de 5 enfants (2 filles, les aînées et 3 garçons). Elle a eu la chance d’être mariée à un homme moderne et plus ou moins du même âge qu’elle, qui la respecte et aime leurs enfants. Choukrieh s’accommode de toutes les situations et arrive à se lier d’amitié avec de nombreuses femmes sur son chemin. Elle est généreuse et pleine de ressources. Tout comme elle, son mari, Sultan, rêve d’une vie meilleure pour ses enfants et en particulier pour ses filles, qu’il refuse de voir mariées à de vieux messieurs alors qu’elle ne rêvent que de faire de hautes écoles et d’avoir un métier important. (avocate pour l’une et pédiatre pour l’autre) Malheureusement, elles sont nées dans le mauvais pays et Sultan, leur père, va prendre la dure décision de tout quitter afin de donner la chance à ses filles de pouvoir réaliser leurs rêves de liberté et d’émancipation. Ils emmènent également avec eux les deux sœurs de Sultan.

Alors qu’ils vont embarquer depuis la Turquie pour traverser la mer à destination de la Grèce, leur bateau échoue (alors qu’il vient de partir) et leur petit Mahdi reste introuvable. 

Choukrieh ne peut croire qu’après toutes leurs péripéties ils perdent l’un de leurs enfants. Si près du but. Cependant, l’espoir de le retrouver ne la quitte jamais, elle ne se résigne pas, tout comme le reste de sa famille. Celle-ci doit toutefois continuer son voyage et s’installe en Allemagne, qui a ouvert les bras aux réfugiés afghans.

Ce roman – qui n’en est pas vraiment un étant donné qu’il s’agit d’une histoire vraie – raconte l’histoire d’une famille qui veut croire à des jours meilleurs. Une famille qui refuse de se plier au régime en place dans leur pays. Une famille qui restera unie du début à la fin, même quand tout se ligue contre eux. 

Ils sont rejetés à de nombreuses reprises et se sentent étrangers partout. Ils sont les victimes de paroles grossières et d’un racisme abject, traités comme des moins que rien, des voleurs.

Un livre qui montre qu’il y a encore un espoir pour le genre humain quand on lit les passages d’entraide, alors même que les gens n’ont rien, ils se découvrent des trésors de générosité. Nous aurions des leçons à tirer d’eux, ces personnes ont tellement à nous apprendre ! 

« Peu importe le nom que l’on donne à Dieu. Chrétiennes ou musulmanes, nos valeurs nous rassemblent. Nous avons tout à gagner à réunir nos forces »

Ressuscité de Marion Emonot, page 176

Un livre qui m’a particulièrement touchée en temps que maman mais aussi simplement en temps que femme. Je mesure la chance que j’ai de vivre dans un pays où les femmes sont respectées et ont les moyens de faire entendre leur voix.

Un récit qui fait réfléchir, écrit d’une manière fluide et très respectueuse des faits. J’ai découvert une culture dont j’ignorais presque tout et cela m’a donné envie de lire d’autres livres sur le sujet. 

Ressuscité figure dans la sélection du Prix Gonet qui sera décerné dans le cadre festival du LÀC qui se tiendra les 2-3 octobre 2021 à Collonge-Bellerive.

Je ne peux que croiser les doigts pour que le fabuleux travail de Marion Emonot soit récompensé et reconnu à sa juste valeur. A découvrir de toute urgence!

Ma note: ♥♥♥♥♥


Un grand merci aux éditions Slatkine pour l’envoi de ce SP!

[SP]J’ai lu: Le Stradivarius de Goebbels de Yoann Iacono

Hello tout le monde !

Je vous retrouve aujourd’hui pour vous parler du roman Le Stradivarius de Goebbels de l’auteur Yoann Iacono que j’ai eu la chance de recevoir de la part des éditions Slatkine & Cie. 

 ♥ = Bof bof, à éviter

♥♥ = Sympa, sans plus

♥♥♥ = Pas mal du tout , j’ai passé un bon moment !

♥♥♥♥ = A lire absolument !

♥♥♥♥♥ = Attention, gros coup de cœur !

Les (♥) représentent les demis 

L’image provient de mon Instagram.

le stradivarius de goebells

Nombre de pages: 268 pages

Maison d’édition: Slatkine & Cie

Date de parution (dans cette édition): 7 janvier 2021

4ème de couverture:

Ce récit est le roman vrai de Nejiko Suwa, jeune virtuose japonaise à qui, en 1943, Joseph Goebbels offre un Stradivarius pour célébrer l’Axe Berlin-Tokyo.
Nejiko l’ignore alors, le violon appartient à un Français, Lazare Braun, musicien juif spolié et assassiné par les nazis. Elle ne parvient pas à jouer de l’instrument. Tous les violons ont une âme. L’histoire du Stradivarius la hante.
Après-guerre, Félix Sitterlin, le narrateur, est chargé par les autorités de la France Libre de retrouver le violon volé. Il rencontre Nejiko. Elle finit par lui confier son journal.

Mon avis:

Dans ce roman, on suit donc la jeune japonaise Nejiko Suwa, prodige du violon en représentation en Allemagne à qui Goebbels offre un Stradivarius.

Tout de suite, Nejiko a de la peine à « se lier » à l’instrument, elle ressent qu’elle doit en comprendre l’histoire pour pouvoir le dompter. Cependant, personne ne peut ou ne veut répondre à ses questions. 

Personnellement, j’ai eu de la peine à m’attacher à Nejiko car l’auteur nous parle d’elle de manière assez froide, presque chirurgicale. C’est pourtant une jeune femme qui doit se soumettre aux autorités de son pays et de celui qui l’accueille et qui est malgré elle liée à la politique internationale. 

J’ai cependant bien aimé en apprendre plus sur cette période de la Seconde Guerre Mondiale car j’ignorais (ou je ne me souvenais plus du moins) les liens ténus entre l’Allemagne et le Japon. De plus, je ne m’étais pas imaginée certains aspects de la guerre comme le réquisitionnement des instruments de musique juifs par les Allemands et le fait que les tournées musicales ont continué malgré la guerre. J’ai trouvé cela effarant!

Nejiko est rapatriée au Japon quand la guerre se termine (et aucun mal ne lui est fait) et elle peut garder son violon qui reste pour elle sa seule richesse (en plus de son talent).

Le narrateur, quant à lui, est une personne dont on sait finalement peu de chose sauf qu’il est chargé de retrouver ce fameux violon. 

J’ai trouvé l’écriture de ce roman agréable même si j’avoue que j’aurais préféré suivre un peu plus le narrateur de l’histoire. Je pense que ce livre aurait gagné à être un peu plus long et de laisser plus de place au narrateur afin que tout soit un peu plus fluide ou alors j’aurais adoré en apprendre plus sur le propriétaire du violon et son attachement à celui-ci.

J’ai passé toutefois un beau moment de lecture et ce livre m’a appris pleins de choses sur cette période dramatique mais passionnante historiquement parlant qu’est la Seconde Guerre Mondiale.

Ma note: ♥♥♥


Un grand merci aux éditions Slatkine & Cie pour l’envoi de ce SP!

[SP] J’ai lu: Seule la haine de David Ruiz Martin

Hello à tous !

Je vous retrouve aujourd’hui pour vous parler du dernier roman de l’auteur neuchâtelois David Ruiz Martin, Seule la haine, réédité le mois passé aux éditions TAURNADA. (je vous avais déjà posté mon avis sur ce roman lors de sa première sortie chez une autre maison d’édition l’année passée)

J’avais adoré « je suis un des leurs » et son recueil de nouvelles « la face cachée de l’arc-en-ciel« (cliquez sur les titres pour lire ma chronique). J’avais donc très hâte de découvrir David dans un autre registre, le thriller, même s’il n’en est pas à son coup d’essai, vu qu’il avait déjà écrit « le syndrome du morveux » ainsi que « que les murs nous gardent » qu’il avait autopubliés (je les ai achetés mais ils sont encore dans ma pile à lire malheureusement, je vais essayer de les en sortir dans les prochains mois, promis!).

seule la haine

Nombre de pages: 252 pages

Editeur: TAURNADA

Date de parution (dans cette édition): juin 2021

Résumé:

Elliot, jeune homme de 15 ans, hypersensible et surdoué, dévasté par le suicide de son grand frère, séquestre le psychiatre de celui-ci dans son propre cabinet qu’il pense responsable de n’avoir pas su sauver son frère.  Le menaçant d’un pistolet chargé, il va lui raconter – au fil d’un après-midi puis d’une nuit qui semblent sans fin – ce qui a mené son frère au suicide et pourquoi il pense que le psychiatre, Larry Barney, doit payer.

Mon avis :

Vous n’aurez pas le temps de vous mettre gentiment dans le bain de l’histoire, vous serez violemment plongés dedans de force pour n’en ressortir qu’après 240 pages, essorés et exténués. Un huis-clos haletant, des chapitres courts, nerveux, une sorte de course contre la montre pour connaître la vérité sur le suicide de Simon, le frère d’Elliot. Larry Barney, le psychiatre, est pris en otage par ce gamin surdoué qui lui retourne le cerveau en quelques heures et le mène au point de rupture. J’ai trouvé ce roman fascinant car il montre comment nous pouvons manipuler les autres et qu’il faut se méfier de ce que l’ont voit sur les réseaux sociaux, les médias ou internet tout simplement.

Larry veut aider Elliot mais le jeune homme ne semble pas vouloir être aidé, il veut juste répandre son venin afin de plonger Larry toujours plus loin dans la folie et qu’il sombre dans une abîme sans espoir d’en ressortir.

Il est difficile de trop vous en dire sans vous dévoiler le dénouement et j’aurais trop peur de vous gâcher votre plaisir.

Sachez juste que ce roman va vous prendre à la gorge pour ne plus vous lâcher avant la dernière page. Vous allez tourner les pages à une vitesse folle, angoissés par la suite de cette histoire dramatique. Vous allez vous indigner avec Larry et trembler avec lui pour ses proches. Ce roman m’a prise aux tripes et fait ressentir un sentiment de mal-être comme celui qu’à dû ressentir Larry lors de sa séquestration. Une spirale folle dont on ne ressort pas indemne.

Tout le long du roman j’étais plutôt du côté du psychiatre mais sur la fin je n’en étais plus si sûre. Qui sont vraiment les méchants, après tout ? Ce roman va vous faire perdre vos repères…

Bref, vous l’aurez compris (du moins je l’espère!), j’ai adoré ce nouveau roman qui nous tient en haleine de bout en bout.

Je peux dire haut et fort que David Ruiz Martin mérite largement sa place dans cette grande famille qu’est le polar suisse et j’espère qu’il nous enchantera encore longtemps avec ses écrits.

Un auteur super talentueux dans tous les styles de romans que je vous invite à découvrir de toute urgence!

Ma note : ♥♥♥♥♥

Encore un grand merci à David Ruiz Martin pour sa confiance

logo Badgeekette

[SP]J’ai lu: les voisins de Fiona Cummins

Hello tout le monde !

Je vous retrouve aujourd’hui pour vous parler du roman Les voisins de l’autrice Fiona Cummins que j’ai eu la chance de recevoir de la part des éditions Slatkine & Cie. Il s’agit de son 3ème roman après le collectionneur et l’ossuaire dont je vous avais parlé il y a quelques mois.

 ♥ = Bof bof, à éviter

♥♥ = Sympa, sans plus

♥♥♥ = Pas mal du tout , j’ai passé un bon moment !

♥♥♥♥ = A lire absolument !

♥♥♥♥♥ = Attention, gros coup de cœur !

Les (♥) représentent les demis 

L’image provient de mon Instagram.

les voisins

Nombre de pages: 509 pages

Maison d’édition: Slatkine & Cie

Date de parution (dans cette édition): 15 avril 2021

4ème de couverture:

Une nouvelle maison. Un nouveau départ. De nouveaux voisins: le rêve des Lockwood. 
L’Avenue, un coin de verdure dans une charmante petite station balnéaire de l’Essex, semble être le lieu parfait pour commencer une nouvelle vie.
Le jour de leur emménagement, ils tombent en pleine frénésie médiatique: un tueur en série vient de frapper dans les bois derrière l’Avenue. 
La police commence son enquête.
Et les voisins semblent cacher de lourds secrets.
Le rêve des Lockwood va rapidement virer au cauchemar.
Ils se mettent à surveiller tout le monde. 
Mais qui les surveille ?

Mon avis:

Encore une fois, Fiona Cummins a su créer une ambiance bien particulière dans son dernier roman.

On sent dès le départ que ce n’est pas une super idée de venir habiter dans ce quartier pour les Lockwood. 

Un tueur rôde et transforme ses victimes en poupées… Bien entendu, le vieux monsieur tenant le magasin de jouet et spécialiste en poupées personnalisées est de suite soupçonné mais vous vous doutez bien que cela serait bien trop simple et logique pour que ce soit lui le coupable… quoi que! 😉

C’est l’enquêtrice Wildeve Stanton qui va faire partie du groupe d’enquête même si ses collègues préféreraient qu’elle fasse une pause, la dernière victime en date étant son propre mari, policier lui-aussi. 

J’ai trouvé le personnage de Wildeve très attachant, elle se plonge dans l’enquête pour oublier que son mari est mort de la plus atroce des façons.  

L’ambiance est sombre, on sent que la famille Lockwood aurait mieux fait de rester où elle était et que cela va mal tourner. 

J’ai bien aimé les personnages des enfants Lockwood qui, nouveaux dans cette ville, font contre mauvaise fortune bon coeur et essaient de s’intégrer, même si (du moins pour l’adolescente de la famille) ils en veulent à leur mère de les avoir forcé à déménager et quitter leurs repères. 

L’autrice fait planer une ambiance malsaine sur la ville, on est sûrs qu’une chose affreuse va survenir à tout moment et on soupçonne tous les habitants du quartier de l’Avenue. D’ailleurs, ils ont tous des secrets et pourraient potentiellement tous êtes coupables. J’avoue qu’au début j’ai eu de la peine à me souvenir de tous les noms des voisins mais finalement j’ai bien réussi à situer tout ce petit monde. 

J’ai vraiment aimé la construction de ce roman. La tension qui monte de plus en plus. Certaines scènes m’ont fait un peu penser à des films d’horreur genre scream où tu penses « mais cours bordel! » et que les protagonistes font le contraire de ce qui serait bon pour eux. Les chapitres sont courts et on passe d’un voisin à l’autre à chaque chapitre. Petit à petit, la trame complète de l’histoire se dessine au fur et à mesure.

Bref, je me suis régalée, j’ai vraiment aimé ce roman qui avait un supplément d’âme avec cette nouvelle enquêtrice à fleur de peau et plus déterminée que jamais à trouver le tueur. Finalement c’est le fait d’avoir le cerveau occupé qui la « distrait » de son chagrin.

J’ai trouvé chouette que Fiona Cummins fasse un clin d’œil à un personnage de son roman précédent, « l’ossuaire ». On sent que l’autrice a créé tout un univers et je pense (et j’espère) que par la suite d’autres connexions se feront entre ses différents personnages. Dans tous les cas, j’espère retrouver Wildeve dans d’autres aventures.

Un excellent thriller avec des personnages attachants malgré leurs défauts, qui m’a tenue en haleine du début à la fin!

Ma note: ♥♥♥♥♥


Un grand merci aux éditions Slatkine & Cie pour l’envoi de ce SP!

[SP]J’ai lu: Heresix de Nicolas Feuz

Hello tout le monde !

Je vous retrouve aujourd’hui pour vous parler du roman Heresix de Nicolas Feuz que j’ai eu la chance de recevoir de la part des éditions Slatkine & Cie.

 ♥ = Bof bof, à éviter

♥♥ = Sympa, sans plus

♥♥♥ = Pas mal du tout , j’ai passé un bon moment !

♥♥♥♥ = A lire absolument !

♥♥♥♥♥ = Attention, gros coup de cœur !

Les (♥) représentent les demis 

L’image provient de mon Instagram.

heresix

Nombre de pages: 284 pages

Maison d’édition: Slatkine & Cie

Date de parution (dans cette édition): 20 mai 2021

4ème de couverture:

La nef de l’église de Saint-Thibéry n’a jamais été aussi pleine. Les policiers de l’Hérault enterrent l’une des leurs. La cérémonie est interrompue par une étrange procession. À la file indienne, six hommes énucléés cheminent avec un mot gravé sur le torse en lettres de sang : HERESIX…
Au Cap-d’Agde, la petite Maeva Tolzan disparaît…
Dans un train fantôme filant dans la nuit entre Béziers et Narbonne, Alexia fête ses 18 ans en compagnie du garçon qu’elle aime, mais les choses ne vont pas se passer comme elle le rêvait…
Sur fond de vengeance noire et de crime mafieux, les personnages du procureur Feuz s’épanouissent au soleil du Midi. Ils y trouvent une épaisseur nouvelle, une impunité différente.
Nicolas Feuz joue avec eux, se promène dans le temps – des cathares à nos jours –, enchaîne les retournements, perd le lecteur dans des culs-de-sac et livre, sur fond de brutalité sourde, un plaidoyer magistral contre les violences faites aux femmes.

Mon avis:

Le roman commence fort, avec une scène d’horreur, 6 hommes les yeux crevés qui entrent dans une église où la messe d’enterrement d’une gendarme a lieu. 

Il est vrai que Nicolas Feuz nous a habitué à des scènes assez sanglantes au fil de ses (maintenant) nombreux romans donc cela ne m’a pas trop choquée mais gardez à l’esprit si vous n’avez pas encore lu un livre du procureur Feuz (honte à vous d’ailleurs :P) que certaines scènes sont susceptibles d’heurter votre sensibilité. 

Cette fois-ci, il ne s’agit pas d’un roman mettant en scène l’un de ses personnages récurrents mais d’un roman à part, et d’ailleurs qui ne se passe pas du tout en Suisse, contrairement à la plupart de ses romans dont les intrigues se passent du moins en partie dans notre chère Helvétie. Cette fois-ci, le roman se passe en France et plus particulièrement au Cap d’Agde et Béziers. 

Des hommes sont enlevés et un cadavre est retrouvé, catapulté à la manière des Cathares. En même temps, une petite fille de 3 ans disparaît et les forces de l’ordre de différents services vont devoir travailler main dans la main; Dominique Roustan, un policier, ainsi que deux gendarmes, Amélie Gasquet et Solange Darieussecq, qui ne voient pas d’un très bon oeil ce flic qui vient empiéter sur leur territoire.  J’ai bien aimé ce duo d’enquêtrice peu habituée à de telles violences. Elles sont complètement différentes mais à la fois complémentaires. 

Le style est fluide, nerveux. Les chapitres sont très courts et nous font passer d’un personnage à un autre et d’une époque à une autre dans un tourbillon étourdissant. Quand on pense avoir compris le truc, l’auteur fait un petit pas chassé et nous en remet une couche dans la complexité de son intrigue. 

D’ailleurs, le fait de passer d’une époque à l’autre est récurrent dans les romans de Nicolas Feuz car il jouait déjà avec l’histoire dans « les bouches » ou encore dans « l’ombre du renard » (entre autres). 

J’ai pour ma part beaucoup aimé les passages décrivant des faits se passant à l’époque des Cathares. Comme toujours, on ne comprend pas toujours tout de suite où l’auteur veut en venir mais pas de panique, toutes les pièces se mettent très rapidement en place. 

Comme à son habitude, l’auteur ne ménage pas ses personnages et leur fait passer vraiment des sales (voire mortels) moments.

Ce roman aborde des thèmes graves comme le consentement et le viol…Un roman qui redonne le pouvoir aux femmes à qui on a fait du mal d’une manière ou d’une autre. (même si ce roman n’épargne personne)Je trouve bien que les thrillers d’aujourd’hui osent se positionner un peu par rapport aux événements dont on parle tous les jours dans les journaux. Cela donne un supplément d’âme au roman.

J’ai dévoré ce roman en 2 jours, j’aurais adoré qu’il soit plus long… mais le fait qu’il soit relativement court contribue aussi à ce sentiment d’urgence qui nous mène à un final qui m’a laissée sans voix. Même si j’ai vraiment apprécié tous les romans de l’auteur (je dois encore lire « Rentrez chez vous » et « le calendrier de l’après »), je pense que celui-ci est le plus abouti que j’ai lu jusqu’à présent.

Percutant et machiavélique, vivement le prochain!

Ma note: ♥♥♥♥♥


Un grand merci aux éditions Slatkine & Cie pour l’envoi de ce SP!

[SP]J’ai lu: La mort du hibou d’Ann-Kathrin Graf

Hello tout le monde !

Je vous retrouve aujourd’hui pour vous parler du roman La mort du hibou d’Ann-Kathrin Graf que j’ai eu la chance de recevoir de la part des Editions Plaisir de lire

 ♥ = Bof bof, à éviter

♥♥ = Sympa, sans plus

♥♥♥ = Pas mal du tout , j’ai passé un bon moment !

♥♥♥♥ = A lire absolument !

♥♥♥♥♥ = Attention, gros coup de cœur !

Les (♥) représentent les demis 

L’image provient de mon Instagram.

la mort du hibou

Nombre de pages:  148 pages

Maison d’édition: Plaisir de lire, collection d’aujourd’hui

Date de parution (dans cette édition): 6 mai 2021

4ème de couverture:

Pour Sarah, le hibou représente sa mère : un personnage haut en couleur, tout en contrastes, entre drames et joie de vivre. Alors qu’elle patiente dans la salle d’attente de son médecin, inquiète pour l’enfant qu’elle porte, un flot de souvenirs la plonge dans son passé, son enfance, sa relation avec sa mère et son lent déclin. S’ouvre pour Sarah une parenthèse hors du temps, une chance à saisir, un mystère à comprendre, comme si ce parcours intérieur était la clef non seulement de la naissance de son enfant, mais de sa propre renaissance.

Mon avis:

Sarah, la narratrice, est une jeune femme enceinte pour la première fois. Alors qu’elle est en train d’attendre dans la salle d’attente de son gynécologue, elle se remémore sa maman, qui vient de mourir. 

Elle nous raconte le lent déclin de sa maman. Elle si forte auparavant, redevient une enfant avec le fait qu’elle perd peu à peu la vue. Sarah le vit très mal.

Sarah, qui bientôt va devenir elle-même maman, va devoir faire le deuil de cette mère parfois tyrannique mais toujours aimante. Une mère dont elle n’a pas reconnu le caractère durant les dernières années de sa vie car les rôles s’étaient un peu inversés, c’est elle qui devait prendre soin de sa maman.

Sarah narre son enfance, la perte de son papa, le deuil impossible à faire pour sa maman qui l’aimait tant. L’amour dévorant que lui voue sa maman. Tellement aimante mais étouffante également.

Ma mère ne savait que faire de sa vie après le feu de joie qu’était pour elle sa rencontre avec mon père et mon arrivée inespérée sur terre. (page 67)

La plume de l’autrice est fluide et agréable, on ressent bien toute l’ambivalence de Sarah à l’égard de sa maman. D’un côté, elle aimerait avancer dans sa vie et d’un autre elle est coincée, perdue comme une petite fille sans sa maman à qui elle n’a pas pu dire tout ce qu’elle avait sur le cœur.

Un joli roman sous forme de monologue intérieur, une jolie réflexion sur notre place dans la famille et les liens filiaux. 

Ma note: ♥♥♥


Un grand merci aux éditions Plaisir de lire pour l’envoi de ce SP!

[SP]J’ai lu: Gabrielle Chanel, les années d’exil de Marie Fert

Hello tout le monde !

Je vous retrouve aujourd’hui pour vous parler du livre Gabrielle Chanel, les années d’exil de Marie Fert que j’ai eu la chance de recevoir de la part des Editions Slatkine

 ♥ = Bof bof, à éviter

♥♥ = Sympa, sans plus

♥♥♥ = Pas mal du tout , j’ai passé un bon moment !

♥♥♥♥ = A lire absolument !

♥♥♥♥♥ = Attention, gros coup de cœur !

Les (♥) représentent les demis 

L’image provient de mon Instagram.

gabrielle chanel les années d'exil

Nombre de pages:  128 pages

Maison d’édition: Slatkine

Date de parution (dans cette édition): 25 janvier 2021

4ème de couverture:

Le 14 janvier 1971, Gabrielle Chanel était enterrée au cimetière du Bois-de-Vaux à Lausanne. Cinquante ans après sa disparition, la créatrice reste une icône de la mode. Son nom est à jamais associé à une marque de luxe mondialement connue grâce à un parfum d exception, le Chanel N° 5. Pourquoi Gabrielle Chanel avait-elle choisi la Suisse pour dernière demeure ? À travers l’examen d’archives, cette enquête révèle de nouvelles informations sur ses années d’exil sur les rives du lac Léman au lendemain de la Seconde Guerre mondiale.

Mon avis:

Je dois avouer que je ne connaissais pas grand chose à propos de Gabrielle Chanel, si ce n’est qu’elle était la fondatrice de la prestigieuse maison de couture et de parfums Chanel

Dans ce documentaire, on apprend pourquoi elle s’est exilée en Suisse (et plus particulièrement à Lausanne) durant et après la Seconde Guerre Mondiale. En effet, accusée de collaboration avec les Allemands, elle a été durant de nombreuses années très mal vue en France, même si elle s’en est mieux tirée que d’autres personnalités qui elles n’ont plus jamais retrouvé du travail ensuite. 

J’ai trouvé intéressant de voir aussi comment cette jeune femme est arrivée si loin, seule ou presque, et comment elle a réussi à construire un empire. La création du parfum No 5 et l’explosion des ventes de celui-ci est bien évidemment l’apothéose de son succès même si elle devra se battre pour en garder les droits. 

Ce livre m’a montré une femme rongée par les regrets, inquiète de nature, prenant des calmants pour pouvoir dormir. L’inverse de l’image que je m’en faisais honnêtement! Elle n’en montre cependant rien aux autres et dirige sa société avec poigne et autorité. 

J’ai beaucoup aimé en apprendre plus sur les hommes de sa vie, et ils ont été plutôt nombreux. La vie de Gabrielle Chanel a été plutôt romanesque, en côtoyant un grand Duc et un illustre baron allemand… 

« C’est la solitude qui m’a trempé le caractère, que j ‘ai mauvais, bronzé l’âme, que j’ai fière, et le corps que j’ai solide. » (page 11)

Une femme passionnée par son métier et la maison qu’elle a fondée et amoureuse folle des hommes qui ont traversé sa vie. Une femme qui a tout donné dans sa vie professionnelle et sa vie mondaine mais qui se retrouve seule et plutôt isolée en fin de vie. Une vie finalement plutôt triste à mon sens … Peu de gens assisteront à son enterrement mais c’est ce qu’elle avait souhaité.

Bref ce livre m’a appris beaucoup de choses sur Gabrielle Chanel mais me laisse un petit goût amer car j’ai l’impression qu’il a cassé le mythe de la femme parfaite sous tous les aspects, classe et toujours bien comme il faut. C’est peut-être bête, mais son rapprochement avec les Allemands durant la guerre me déçoit un peu je l’avoue 😉

J’ai trouvé l’écriture de Marie Fert fluide et agréable mais j’ai regretté qu’il y ait autant de renvois à des livres existants même si bien évidemment l’écriture de ce livre a demandé beaucoup de recherches dans des archives ou des ouvrages déjà parus. 

Un livre à lire si le parcours et la vie de Gabrielle Chanel vous intéressent!

Ma note: ♥♥(♥)


Un grand merci aux éditions Slatkine pour l’envoi de ce SP!

Bilan de mes lectures des mois de mars et avril 2021

Coucou tout le monde !

Je reviens aujourd’hui pour vous présenter (enfin!) mes lectures des mois de mars et avril 2021. Comme j’ai beaucoup de retard dans ces bilans-ci et que j’ai déjà parlé de presque tous les romans lus, je voulais juste vous faire un petit point sur les bds/mangas lus ces deux derniers mois!

Toutes les images proviennent de mon instagram.

Mars 2021

Romans lus durant le mois: 9 (dont 3 SP et 1 emprunt bibliothèque)

Mangas lus durant le mois : 4

Bandes dessinées lues durant le mois: 3

bilan mars 2021

Vous pouvez déjà retrouver sur le blog tous les articles consacrés aux romans lus durant le mois de mars 2021. 

Côté bandes dessinées, j’ai lu le dernier tome paru (le 23) des aventures de Nelson le diablotin « totalement ingérable » de Bertschy, Plutôt léger mais trop drôle, j’apprécie cette collection que je me réjouis de faire découvrir à mes filles 🙂

Dans un registre plus sérieux, j’ai lu Blanc autour de Lupano et Fert, un roman graphique sur le racisme auquel doit faire face une enseignante blanche souhaitant n’ouvrir son école qu’à des fillettes noires pour leur éviter des brimades en classes  » mixtes ». Cependant, cela aura l’effet contraire et tout va vite dégénérer. Menaces, agressions, incendies… Un portrait triste et pourtant réaliste de la vie des noirs et de ceux qui voulaient les aider aux Etats-Unis en 1832. J’ai adoré le dessin qui accentue les émotions des textes. Une pépite!

J’ai également beaucoup aimé découvrir Le siècle d’Emma de Fanny Vaucher et Eric Burnand. On y suit donc Emma, suissesse née début 1900 et qui va s’émanciper au fil des années…. On suit également sa fille, sa petite-fille, son neveu.. dans des destins et des trajectoires différentes, ils dessinent une Suisse multiculturelle qui a beaucoup changé en une centaine d’année, jusqu’à la loi sur le vote des femmes en 1971. A découvrir si cette période vous intéresse!

J’ai lu également pas mal de mangas: Le tome 18 de Promised Neverland de Kaiu Shirai, la fin se précise !! Toutes les pièces du puzzle se mettent en place et j’avoue adorer les personnalités de tous les héros 🙂 Surtout Ray ♥ 

J’ai lu également le tome 4 de la petite faiseuse de livres de Mia. Maïn, plus attachante que jamais et de plus en plus malade, arrive enfin à produire du papier avec l’aide de son ami Lutz. C’est le début du commerce pour eux et l’histoire s’accélère! Un manga que j’ai beaucoup de plaisir à lire en amoureuse des livres que je suis.

J’ai également commencé une nouvelle série manga, Les carnets de l’apothicaires de Natsu Hyuuga où l’on suit une jeune femme, Mao Mao, arrachée à la rue pour servir à la cour de l’empereur chinois. Là-bas, elle va vite être remarquée pour ses talents de soigneuse et deviendra goûteuse de l’une des concubines de l’empereur… des dessins magnifiques et une histoire riche et intéressante, je dis oui ! Un gros coup de coeur !

J’ai également continué la série l’atelier des sorciers de Kamome Shirahama avec le tome 4, où les intentions de la confrérie du capuchon deviennent de plus en plus claires, faire du mal aux apprentis sorciers ou les faire travailler pour leur cause ! Tous les apprentis devront faire preuve de beaucoup de courage pour se sortir des pièges mis sur leur passage. On commence à avoir beaucoup d’action et ce n’est pas pour me déplaire ! Après quelques tomes de mise en place, nous voilà au cœur de l’histoire et j’ai hâte de commencer le tome 5 !

Avril 2021

Romans lus durant le mois: 7 (dont 1 SP et 1 emprunt bibliothèque)

Mangas lus durant le mois: 1

Bandes dessinées lues durant le mois: 3

bilan avril 2021la familia grande

Là encore, vous avez déjà eu presque toutes les chroniques de mes lectures du mois d’avril en article individuel, à part La familia grande de Camille Kouchner, l’histoire de sa famille et des abus dont a été victime son frère jumeau par leur beau-père. Dur à lire et plutôt choquant… je vous en reparlerai prochainement!

J’ai également lu le 3ème tome de Mortal Instruments, la cité de verre, de Cassandra Clare et je dois avouer avoir été heureuse de retrouver les personnages de cette saga. Clary prend de plus en plus d’assurances en ces pouvoirs de chasseuse d’ombres et va devoir s’impliquer énormément pour sauver la vie de ceux qu’elle aime.. Un tome très important de cette série et qui marque la fin d’un cycle et le début d’un autre! J’ai déjà commencé le tome 4 😉

Le dernier roman dont je ne vous ai pas encore parlé est Le dernier message de Nicolas Beuglet, une nouvelle série commencé par l’auteur, avec une nouvelle enquêtrice, Grace. J’ai beaucoup aimé son personnage un peu mystérieux et cette intrigue était à la hauteur de ses deux premiers romans (l’île du diable m’avait un peu déçue je l’avoue), Le cri et Complot. Je vous en reparlerai également bientôt plus en détail. 

Côté bandes dessinées, j’ai lu Peau d’homme de Hubert, dont j’avais lu la trilogie « Beauté » en début d’année. Ici on suit une jeune femme, Bianca, destinée à un mariage arrangé avec un jeune homme, Giovanni dont elle ne connaît rien. Héritant par sa marraine d’une « peau d’homme » lui permettant de se déguiser et de se faire passer pour un garçon qui se nomme Lorenzo, elle va se rapprocher de son promis afin de pouvoir apprendre à le connaître. Comme dans Beauté, Peau d’homme se passe dans le passé, au moment de la Renaissance, mais en Italie cette fois-ci.  J’ai beaucoup aimé l’histoire qui m’a beaucoup touchée. Dans cette bande dessinées on parle de sexualité et plus spécialement d’homosexualité, qui était plus que tabou à cette époque. Un bijou!

J’ai bien évidemment lu le dernier Guy Delisle, Chroniques de Jeunesse. Guy Delisle est un écrivain que j’apprécie énormément. Ses dessins ne sont pas forcément mes préférés (à l’image de Riad Sattouf) mais j’aime beaucoup son travail, son humour et sa façon de raconter les choses. Là on le suit dans son job d’été à la fabrique de papier où est employé son père. Une plongée dans le grand bain du travail en équipe et les réalités de la vie pour lui qui ne rêve que de pouvoir vivre de sa passion (le dessin)…  J’espère qu’il écrira une suite pour nous raconter ses débuts en temps que dessinateur!

Le dernier roman graphique que j’ai lu est Ne m’oublie pas d’Alix Garin. On y suit une jeune femme qui décide de faire sortir sa grand-mère atteinte d’Alzheimer de son EMS afin de l’emmener revoir sa maison d’enfance comme elle le réclame souvent. Une jolie histoire sur les souvenirs que l’on peut avoir des gens qu’on aime et la tristesse quand ces personnes ne se souviennent plus de nous. Un roman graphique tendre et triste à la fois. 

Et puis côté manga j’ai lu le tome 19 de The promised Neverland de Kaiu Shirai qui est l’avant-dernier de la série !! La tension est à son comble pour Emma et ses amis… arriveront ils à faire ployer les monstres et à stopper l’exploitation des fermes d’enfants servant de bétail à ces derniers ? J’ai vraiment trop hâte d’être en juin pour avoir entre mes mains l’ultime tome de cette série que j’ai trouvée formidable!

Et vous, qu’avez-vous lu le mois passé?

A tout bientôt 🙂

logo Badgeekette

u