J’ai lu: Dans la mer vivante des rêves éveillés de Richard Flanagan

Hello tout le monde !

Je vous retrouve aujourd’hui pour vous parler du roman Dans la mer vivante des rêves éveillés (quel titre magnifique!) de l’auteur australien Richard Flanagan, dont j’avais beaucoup aimé l’un des romans précédents, la route étroite vers le nord lointain.

 ♥ = Bof bof, à éviter

♥♥ = Sympa, sans plus

♥♥♥ = Pas mal du tout , j’ai passé un bon moment !

♥♥♥♥ = A lire absolument !

♥♥♥♥♥ = Attention, gros coup de cœur !

Les (♥) représentent les demis 

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dans la mer vivante des rêves éveillés

Nombre de pages: 288 pages

Maison d’édition: Actes Sud

Date de parution (dans cette édition): 2 février 2022

4ème de couverture:

Réunis dans une chambre d’hôpital, à Hobart, Tasmanie, Anna et ses deux frères veillent leur mère âgée, Francie, récemment victime d’une hémorragie cérébrale. Dehors, les incendies font rage, et tandis que le monde se meurt, la fratrie décide de maintenir la vieille femme
en vie – contre sa volonté et l’avis des médecins.
Alors que Francie s’engage dans un long calvaire ponctué d’opérations et de traitements, déjouant tous les pronostics, sa fille Anna est victime d’un mystérieux phénomène : des parties de son corps disparaissent. Un doigt, puis un genou… Aussi étrange que cela puisse paraître,
Anna ne ressent rien. Plus troublant encore, personne ne semble s’en rendre compte…

Mon avis:

J’avais tellement envie d’aimer ce roman, je suis vraiment déçue de ne pas l’avoir apprécié comme l’autre roman que j’avais lu de l’auteur, la route étroite vers le nord lointain. 

Là, l’auteur nous parle d’une fratrie, 2 frères et une sœur, qui doivent décider du sort de leur mère gravement malade. Celle-ci aimerait mourir mais eux ne sont pas prêts à lui dire adieu. 

Le postulat de départ était engageant, je me suis dit qu’il y a avait du potentiel pour que ce roman me plaise. Le fait que la fille, Anna, commence à voir certaines parties de son corps disparaître, comme un parallèle avec sa mère de plus en plus absente à elle-même était plutôt bien pensé. Cependant, j’ai eu le sentiment que le roman tournait vraiment en rond, même s’il n’était pas très long. 

J’ai trouvé l’un des frères hyper agaçant et d’un tel égoïsme ! Il ne veut pas s’occuper de sa mère, mais par contre il ne veut pas non plus la laisser mourir en paix. C’est un petit garçon gâté qui pense que l’argent peut tout acheter.

Je pense être un peu passée à côté de ce roman qui n’a pas réussi à me toucher outre-mesure. J’ai surtout été agacée tout au long du livre par cette fratrie qui ne cesse de se plaindre et de se lamenter sans chercher une seule seconde à se mettre à la place de leur mère mourante. Pour ma part, j’ai trouvé dommage que le fond n’ait pas été à la hauteur de la forme. Je retenterai cependant ma chance avec cet auteur car sa plume caustique me plait beaucoup, en espérant que son prochain roman sera plus à mon goût!

Ma note: ♥♥


J’ai lu: Avant l’été de Claudie Gallay

Hello tout le monde !

Je vous retrouve aujourd’hui pour vous parler du roman Avant l’été de l’autrice française Claudie Gallay. De sa plume, j’avais lu il y a longtemps les déferlantes que j’avais vraiment beaucoup aimé.

 ♥ = Bof bof, à éviter

♥♥ = Sympa, sans plus

♥♥♥ = Pas mal du tout , j’ai passé un bon moment !

♥♥♥♥ = A lire absolument !

♥♥♥♥♥ = Attention, gros coup de cœur !

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avant l'été

Nombre de pages: 560 pages

Maison d’édition: Actes Sud

Date de parution (dans cette édition): 5 mai 2021

4ème de couverture:

Jess a vingt-trois ans et quatre amies de toujours. Pour la fête du Printemps, les cinq filles décident de présenter un défilé de mode : elles vont chiner, coudre et créer des tenues, mais surtout elles vont oser monter sur scène, entrer dans la lumière. Envisager cette audace, c’est déjà changer, or Jess va changer bien plus encore, en quelques mois, notamment au contact de la vieille Madame Barnes – au risque de perdre une amie, au risque de se découvrir, au risque de s’envoler. Un roman de la métamorphose, frais, joyeux et enlevé, plein d’insouciance et de promesses d’avenir.

Mon avis:

J’ai adoré ce roman qui m’a vraiment replongée dans les années 1980, même si je ne les ai pas vraiment connues étant donné que je suis née en 1986 😉

Cela fait du bien de retrouver un monde sans réseaux sociaux, où les rapports humains étaient plus directs et on on voyait beaucoup plus nos amis finalement. 

On suit donc Jessica et ses 4 amies : Juliette (sa meilleure amie), Camille, Boucle d’Or et Broussaille. 

Même si le roman tourne  plus spécifiquement autour de Jessica (la narratrice) et de Juliette, j’ai aimé tous les personnages et l’amitié qui les lient. 

Jessica, une jeune femme qui se cherche, qui revient chez ses parents après une déception amoureuse mais qui ne rêve que de repartir car rester la condamnerait à reprendre l’hôtel familial et elle ne souhaite pas avoir la même vie étriquée que sa mère.

Juliette, la belle plante, qui rêve de devenir célèbre et qui finalement jalouse pas mal les autres. 

Camille, jeune femme volontaire qui aimerait avoir son propre salon de beauté dans un van qu’elle a réaménagé, ne quitte jamais des yeux ses objectifs. J’ai trouvé que c’était finalement la plus fiable des 5.

Boucle d’Or, la seule des 5 qui est mariée avec un enfant et qui travaille dans un bureau, continue à suivre ses copines, soucieuse de garder une part de liberté dans sa petite vie un peu trop rangée pour son âge.

Broussaille, finalement, la fille un peu facile du groupe, qui rêve de trouver le grand amour mais pense le croiser un peu trop souvent, travaille dans une boulangerie. 

On ne saura pas les vrais prénoms de Boucle d’Or et Broussaille et j’ai trouvé cela assez amusant.

Jessica remplace Juliette à son travail d’été chez une vieille italienne fortunée qui s’ennuie et qui a besoin d’aide pour mettre de l’ordre dans ses affaires. Très vite, elle va se lier d’amitié avec elle, malgré leurs différences d’âge et de condition sociale. J’ai beaucoup aimé leurs échanges que j’ai trouvés intelligents et plutôt philosophiques. 

« Nous, les femmes, quand on est amoureuses, on est faibles, on dit oui à tout ».

Avant l’été, de Claudie Gallay, page 212

Entre Juliette et Jessica c’est une amitié un peu vache parfois, chacune pense que l’une n’agit que dans le but de blesser l’autre alors que souvent ce ne sont que des concours de circonstances, même si personnellement Juliette m’a pas mal agacée tant elle joue à la peste à des moments.

Bref, une jolie histoire d’amitié entre ses 5 filles qui se serrent les coudes, dans un petit village français où il ne se passe pas grand chose mais où néanmoins il y a toujours quelque chose à raconter. Un roman qui se veut féministe avec ses jeunes femmes émancipées qui savent ce qu’elles veulent dans la vie (et surtout ce qu’elles ne veulent pas!). Un livre sur la difficulté de devenir de « vrais » adultes et quitter définitivement le monde l’enfance (mais le quitte-t-on vraiment un jour?). Faire des choix décisifs pour notre avenir n’est pas toujours chose aisée et l’autrice a su parfaitement saisir ces moments comme en suspension.

Une histoire qui se lit très vite, les chapitres sont courts et le rythme est soutenu. On a toujours envie de savoir la suite! La plume de l’autrice est très belle, j’aime beaucoup ses tournures de phrases et tout sonne vrai.  J’ai été très triste de quitter les personnages auxquels je m’étais très vite attachée. 

C’est une jolie petite brique se se dévore en un rien de temps donc ne vous laissez pas décourager par ses 560 pages, ce n’est que du bonheur!

Ma note: ♥♥♥♥♥


J’ai lu: Le nouveau de Keigo Higashino

Hello tout le monde !

Je vous retrouve aujourd’hui pour vous parler du roman Le nouveau de l’auteur japonais Keigo Higashino. Il est l’auteur de dizaine de polars mais il s’agit du premier livre que je lis de sa plume.

 ♥ = Bof bof, à éviter

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le nouveau

Nombre de pages:  336 pages

Maison d’édition: Actes Sud – Actes noirs

Date de parution (dans cette édition): 3 juin 2021

4ème de couverture:

Muté depuis peu au commissariat de Nihonbashi, au cœur de Tokyo, Kaga Kyōichirō enquête sur le meurtre d’une femme retrouvée étranglée dans son appartement. Récemment divorcée, cette mère de quarante-cinq ans venait tout juste de s’installer dans le quartier. Au fil de ses investigations, qui le conduisent dans différents commerces et restaurants, Kaga se familiarise avec ce nouvel environnement, véritable microcosme traditionnel, où subsistent des pratiques et des rituels d’un autre temps. À son habitude, le limier insondable s’arrête sur des détails à première vue parfaitement anecdotiques. Comme cette gaufre fourrée au wasabi découverte chez la victime. Ou la deuxième paire de ciseaux de table qu’elle venait d’acheter. L’énigmatique Kaga, dont le profond humanisme n’a d’égal que son sens de l’observation, mène une quête de vérité absolue dans laquelle l’arrestation du criminel n’est qu’une étape. Et dans l’entourage de la victime, les mystères les plus inattendus s’éclaircissent. Le maître nippon est de retour avec un roman à tiroirs subtilement agencé dans lequel le plaisir envoûtant du voyage nous fait presque oublier notre destination.

Mon avis:

Keigo Higashino possède le talent rare de nous intéresser et de nous faire nous attacher à chacun de ses personnages. A partir du meurtre d’une femme dans un appartement, on suit l’enquête du « nouveau » policier muté à Tokyo, Kaga Kyōichirō, qui remonte le cours du temps en interrogeant les voisins et connaissances de la victime afin de comprendre l’enchaînement d’événements qui a mené à cet assassinat. 

Chaque chapitre est ainsi dédié à une pièce du puzzle, on y suit à chaque fois un groupe de personnage et leur rapport avec la victime. A chaque fin de chapitre, le policier en sait un peu plus sur son affaire. J’ai adoré ces petites histoires presque indépendantes les unes des autres mais inextricablement liées malgré tout par un fil conducteur. 

Peu à peu, on commence à entrevoir la vérité mais jamais je ne me serais doutée de la finalité de l’enquête, ce que j’ai vraiment apprécié. 

La plume de l’auteur est belle et fluide. Avec les descriptions faites de la nourriture au Japon, cela m’a donné plus d’une fois l’eau à la bouche et envie de découvrir ce pays qui a l’air fabuleux à tous points de vue.

Le personnage principal, Kaga Kyōichirō, est un policier avec des méthodes bien à lui, il prend le parti de se rapprocher de potentiels suspects pour avancer dans son enquête. C’est un homme qui réfléchit beaucoup et qui est très intelligent et observateur. A chaque fois j’étais soufflée par son sens de déduction. 

Bref, vous l’aurez compris, j’ai adoré ce roman policier atypique qui m’a fait voyage et avec lequel je me suis régalé. Un roman savoureux et intelligent. Encore plus qu’un polar, c’est une vraie comédie de mœurs que nous livre l’auteur.

Bon et bien il ne me reste plus qu’à lire tous les autres romans de l’auteur 🙂

Ma note: ♥♥♥♥♥


J’ai lu: Madame Hayat d’Ahmet Altan

Hello tout le monde !

Je vous retrouve aujourd’hui pour vous parler du roman Madame Hayat de l’auteur Ahmet Altan.

 ♥ = Bof bof, à éviter

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Madame hayat

Nombre de pages: 272 pages

Maison d’édition: Actes Sud

Date de parution (dans cette édition): 1er septembre 2021

4ème de couverture:

Fazil, le jeune narrateur de ce livre, part faire des études de lettres loin de chez lui. Devenu boursier après le décès de son père, il loue une chambre dans une modeste pension, un lieu fané où se côtoient des êtres inoubliables à la gravité poétique, qui tentent de passer entre les mailles du filet d’une ville habitée de présences menaçantes.
Au quotidien, Fazil gagne sa vie en tant que figurant dans une émission de télévision, et c’est en ces lieux de fictions qu’il remarque une femme voluptueuse, vif-argent, qui pourrait être sa mère. Parenthèse exaltante, Fazil tombe éperdument amoureux de cette Madame Hayat qui l’entraîne comme au-delà de lui-même. Quelques jours plus tard, il fait la connaissance de la jeune Sila. Double bonheur, double initiation, double regard sur la magie d’une vie.
L’analyse tout en finesse du sentiment amoureux trouve en ce livre de singuliers échos. Le personnage de Madame Hayat, solaire, et celui de Fazil, plus littéraire, plus engagé, convoquent les subtiles métaphores d’une aspiration à la liberté absolue dans un pays qui se referme autour d’eux sans jamais les atteindre.
Pour celui qui se souvient que ce livre a été écrit en prison, l’émotion est profonde.

Mon avis:

Ce roman est un hymne à l’amour et à la sensualité. 

On y suit Fazil, le narrateur, jeune homme qui se cherche un peu et qui pour se faire des sous à côté de ses études décide de faire le figurant pour des émissions de télévision. Là-bas, il y rencontre la belle Madame Hayat, une femme plus âgée que lui qui l’envoûte immédiatement.

Elle est belle, sûre d’elle, sensuelle à souhait. Il ne connait pas bien les femmes et elle va tout lui apprendre. C’est une femme finalement assez simple, qui aime la nature et les documentaires à la télévision. elle est cultivée et le passionne par ses histoires. Cependant, elle reste évasive et mystérieuse à propos de son passé, ce qui intrigue Fazil. Elle sait au fond d’elle que cette histoire ne peut pas durer car Fazil est un jeune chien fou et qu’il ira tôt ou tard voir ailleurs. Elle ne se fait aucune illusion à ce sujet. 

J’ai adoré les dialogues entre Fazil et Madame Hayat, toujours très philosophiques.

Fazil rencontre peu de temps après la jeune Sila, étudiante studieuse qu’il commence à fréquenter. Il commence donc une double vie où aucune des deux femmes ne se doute pas qu’elle est trompée avec l’autre. 

Sila lui apporte la jeunesse, la franchise, c’est une jeune femme raisonnable et sérieuse. Madame Hayat, quant à elle, met un grain de folie et de fantaisie dans sa petite vie bien rangée d’étudiant. Sila représente le choix de la raison, Madame Hayat le choix du coeur. Saura-t-il faire un choix quand le moment se présentera?

Puis en arrière-fond nous avons tous les problèmes politiques, on sent la tension monter au fur et à mesure du récit. Personnellement, j’ai été totalement subjuguée par le personnage de Madame Hayat, que j’ai trouvé très intéressant de par sa complexité.

Elle était absorbée dans cette solitude qui n’appartenait qu’à elle, qui la divertissait, qui la rendait heureuse, et elle m’avait oublié. Combien de fois, par la suite, je devais la voir se retirer dans cette solitude-là, un sourire satisfait au coin des lèvres. Et quand je lui parlais, elle en sortait aussitôt avec la même sérénité, le même naturel qu’elle y était entrée. La solitude était comme son nid. Elle s’en évadait avec la même grâce qu’un oiseau qui s’envole hors de son nid, ses grandes ailes ouvertes sans le moindre effort. Cette extraordinaire aptitude à la solitude était une autre de ses qualités pour moi inédites, et sa solitude m’enchantait, elle me donnait envie d’y entrer à mon tour. J’aurais voulu que nous ne fussions plus qu’une seule solitude.

Madame Hayat, d’Ahmet Altan, page 66

J’ai aimé la plume de l’auteur, que j’ai trouvée très poétique et fluide. J’ai dévoré ce livre en deux soirées. 

C’est un roman sur les désillusions, l’amour et la beauté de chaque instant dont il faut profiter sans se poser trop de questions. 

Une ode à la vie et à la passion. 

Un très beau roman!

Ma note: ♥♥♥♥(♥)


J’ai lu: Une sortie honorable d’Eric Vuillard

Hello tout le monde !

Je vous retrouve aujourd’hui pour vous parler du roman Une sortie honorable de l’auteur Eric Vuillard, dont j’avais adoré l’ordre du jour (qui avait d’ailleurs reçu le prix Goncourt). Ca rime en plus!

 ♥ = Bof bof, à éviter

♥♥ = Sympa, sans plus

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♥♥♥♥ = A lire absolument !

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une sortie honorable

Nombre de pages: 208 pages

Maison d’édition: Actes Sud

Date de parution (dans cette édition): 5 janvier 2022

4ème de couverture:

 « Et si je vous en donnais deux? lui lança-t-il.

– Deux quoi? », répondit le ministre français, interloqué, incapable de faire le lien entre la conversation diplomatique, somme toute assez classique qu’il menait à propos de Diên Biên Phu, et cette question à la tournure tout à fait saugrenue.

« Deux bombes atomiques… », précisa le secrétaire d’Etat américain.

Mon avis:

Eric Vuillard aborde cette fois-ci la guerre d’Indochine et comment celle-ci s’est terminée, sur un échec des forces françaises et américaines, et la sortie honorable que celles-ci essaient de trouver. Pour minimiser les pertes et éviter de se ridiculiser encore plus.

C’est une période historique dont je ne savais pas grand chose et dont les manuels scolaires parlent peu il me semble. 

L’écriture est caustique, toujours un brin sarcastique. 

L’auteur détaille point par point le déroulement de la guerre, les mauvaises décisions (déjà la guerre en elle-même pour commencer) et l’embourbement des forces françaises et américaines jour après jour dans leur pétrin. 

Ils étaient trop sûrs d’eux, sûrs de vaincre et de s’imposer à ce peuple de paysans, ils avaient tort.

Eric Vuillard a l’art d’aborder des thèmes politiques avec une sorte de légèreté, je ne dis pas ça du tout d’une manière péjorative, mais il passe par mille chemins en nous racontant des anecdotes saugrenues sur les têtes « pensantes » de cette guerre, qui les renvoient à leur condition humaine, leur enlevant cette aura de puissance. On se demande parfois où veut en venir l’auteur mais tout fait ensuite sens, aucune information n’est superflue.

Lire un livre d’Eric Vuillard, c’est comme ouvrir un livre d’histoire mais en ayant l’assurance de ne pas s’ennuyer. C’est comme avoir droit à aller dans les coulisses, tant on sent le travail faramineux de recherches qu’a dû faire l’auteur.

Le roman est rythmé, les chapitres courts. On n’a pas le temps de s’ennuyer tant les événements s’enchaînent. J’ai appris beaucoup de choses et vous recommande vivement ce livre si cette période historique vous intéresse.

Brillant, encore une fois!

Ma note: ♥♥♥♥(♥)


J’ai lu: La laveuse de mort de Sara Omar

Hello tout le monde !

Je vous retrouve aujourd’hui pour vous parler du roman La laveuse de mort de l’autrice Sara Omar. D’après ce que j’ai compris, il s’agit du premier tome d’une trilogie, le second tome devrait paraître en 2022.

 ♥ = Bof bof, à éviter

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la laveuse de mort

Nombre de pages: 310 pages

Maison d’édition: Actes Sud

Date de parution (dans cette édition): 14 octobre 2020

4ème de couverture:

Kurdistan, 1986. Lorsque la frêle Frmesk vient au monde, elle n’est pas la bienvenue aux yeux de son père. Ce n’est qu’une fille. De plus, son crâne chauve de nourrisson porte une petite tache de cheveux blancs. Est-ce un signe d’Allah ? Est-elle bénie ou maudite ? La mère de Frmesk craint pour la vie de sa fille. Quand son mari menace de l’enterrer vivante, elle ne voit d’autre solution que de la confier à ses propres parents.

Gawhar, la grand-mère maternelle de Frmesk, est laveuse de mort. Elle s’occupe du corps des femmes que personne ne réclame, ne veut toucher ni enterrer : des femmes assassinées dans le déshonneur et la honte. Son grand-père est un colonel à la retraite qui, contrairement à sa femme, ne lit pas uniquement le Coran mais possède une riche bibliothèque. Ce foyer bienveillant ne parviendra qu’un temps à protéger Frmesk des inexorables menaces physiques et psychologiques qui se resserrent sur elle, dans un pays frappé par la guerre, le génocide et la haine.

La Laveuse de mort est un roman violent sur la vie d’une enfant – puis d’une jeune femme – exposée à l’extrême.

Mon avis:

Ce roman a été ma dernière lecture de 2021 et je pense qu’elle se place facilement dans le top 10 (d’ailleurs, souhaiteriez-vous que je fasse un top 10?) tant ce livre m’a bouleversée.

Il m’a appris des éléments du passé du Kurdistan dont j’ignorais tout et j’avoue que j’étais loin d’imaginer l’horreur que les femmes vivent chaque jour dans ce pays. 

Aucun droit, tout tourne autour de l’honneur de leur mari et elles n’ont pas voix au chapitre. Juste le droit de se taire et de se soumettre.

Une vie de labeur, de douleur et de d’oubli de soi. 

On suit la jeune Frmesk, alternant entre le récit de son enfance au Kurdistan(depuis sa naissance même) à aujourd’hui, où elle est hospitalisée au Danemark. Comment est-elle arrivée là ? A l’hôpital, elle pense se lier d’amitié avec une infirmière musulmane, Darya, mais celle-ci, fliquée par son propre père, risque plutôt de la mettre en danger…

Donc on suit Frmesk, sa naissance pour le moins compliquée, son accueil plus que mitigé par son père, déçu d’avoir une fille (alors qu’il a déjà eu un garçon pourtant). En effet, c’est un bébé faible et qui est né avec une mèche de cheveux blancs, présage bienheureux ou malheureux selon les personnes.

Son père vient d’une famille peu cultivée, violente et cupide. Sa mère, par contre, est une jeune femme provenant d’une famille où règne la douceur et le respect. Son grand-père est un homme intelligent, ouvert au monde. Sa grand-mère, plus traditionnelle, est toutefois une femme débrouillarde, courageuse et très pieuse, qui récupère les corps des femmes tuée « par honneur » les lave, chante et prie pour elles puis les prépare pour l’inhumation. C’est elle, la grand-mère, la laveuse de mort du titre. Une femme en tout point admirable. Un sacré caractère aussi qui n’hésite jamais à donner son avis ce qui est très mal vu par les hommes, sauf par son mari, avec lequel elle peut parler en toute liberté et sans filtre.

J’ai trouvé les scènes de lavage à la limite de l’insoutenable, en particulier celle d’une jeune femme enceinte, tuée car soupçonnée par la famille de son mari d’avoir été infidèle. La cruauté des hommes (et de certaines femmes aussi hein, certaines ne valent bien évidemment pas mieux) est sans limite.

Frmesk est donc très vite confiée à ses grands-parents maternels (sa mère craignant pour sa vie), prétextant des problèmes de santé qui nécessitent des soins coûteux. Son père ne fait pas trop d’histoires car il n’a en aucun cas envie de payer des soins pour un enfant, et surtout pas pour une fille. Gawhar, sa grand-mère, et Darwésh, son grand-père, vont donc se faire passer pour ses parents et ils décident de s’en occuper comme de leur propre enfant.

Elle a donc la chance de grandir dans un foyer aimant, entourée de personnes qui lui veulent du bien. (Enfin presque toutes, mais ça serait vous spoiler de vous en dire plus). J’ai trouvé fabuleux la façon donc son grand-père essaie de la préserver des horreurs du monde en lui racontant des histoires et en lui dévoilant des passages de la Bible et non seulement du Coran. C’est un homme qui a vécu la guerre et qui sait que tout ça est vain, il ne croit pas vraiment en Allah car il se demande comment celui-ci peut laisser faire toutes ces horreurs en son nom. Tout comme sa femme, il est assez mal vu – bien que respecté – par ses voisins car il n’est pas croyant et encore moins pratiquant. Toutes ses paroles sont pleines de sens, comme le prouve ce dialogue qu’il peut avoir avec un imam (son fils adoptif) et Frmesk:

– (…) Allez donc faire un tour dans le reste du monde et vous verrez s’il y a des prêtres qui menacent de mort ceux qui critiquent la Bible. 

– L’Islam est la religion de la paix , papa, tu le sais, et il est écrit dans le saint Coran qu’on n’a pas le droit de tuer des êtres humains. 

– Dans ce cas, ça tombe bien que le Coran ne considère pas les mécréants comme des êtres humains et que, par conséquent, il invite sa populace terrestre à châtier et à trucider quiconque ne croit pas en Allah et en Son prophète.

(…)

– Allah est puissant et clément. Tu es apparemment le seul à l’ignorer, papa.

– Clément? C’est une drôle de clémence qui remplit les mains de ta mère de femmes assassinées, semaine après semaine. 

La laveuse de mort de Sara Omar, pages 351-352

C’est un roman très sombre et plutôt pessimiste sur le Kurdistan et la politique du pays, les guerres civiles incessantes, les droits écrasants des hommes sur les femmes, les crimes « d’honneur » qui restent impunis par la loi car rien ne vaut plus que l’honneur. 

Les femmes sont instrumentalisées, humiliées, battues, tuées pour des broutilles ou pour des colportages mensongers. Les hommes se permettent de tuer même sur un simple soupçon d’infidélité, sans aucune preuve tangible. 

Puis, on suit Frmesk de nos jours, elle est hospitalisée au Danemark, dans l’anonymat le plus total et fait partie des patients qui sont protégés. On ne sait pas pourquoi elle est à l’hôpital ni comment elle a fait pour se retrouver au Danemark. 

J’ai terminé l’année 2021 avec ce roman qui m’a émue plus d’une fois aux larmes, il m’a fait voyager dans un pays lointain si différent du mien. J’ai adoré la plume si juste et belle de Sara Omar et n’ai qu’une hâte, connaître la suite de la vie Frmesk, même si je redoute qu’il arrive des choses aux gens qu’elle aime le plus au monde, ses grands-parents (qu’elle pense être ses parents).

Un roman dur mais néanmoins très beau porté cependant par un joli message d’espoir. Les choses peuvent changer. Les femmes (aidées par quelques hommes éclairés) seront ce changement. Magnifique.

Ma note: ♥♥♥♥♥


J’ai lu: L’intimité d’Alice Ferney

Hello tout le monde !

Je vous retrouve aujourd’hui pour vous parler du roman L’intimité de l’autrice Alice Ferney dont j’avais lu il y a quelques années les bourgeois, que j’avais bien aimé. Quand j’ai lu la 4ème de couverture de celui-ci, j’ai tout de suite eu envie de l’acheter, tant le thème me parlait.

 ♥ = Bof bof, à éviter

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l'intimité

Nombre de pages: 368 pages

Maison d’édition: Actes Sud

Date de parution (dans cette édition): 19 août 2020

4ème de couverture:

Alexandre et Ada forment un couple heureux et s’apprêtent à accueillir un enfant. À l’heure de partir à la maternité, Ada confie son premier-né à leur voisine Sandra, une célibataire qui a décidé de longue date qu’elle ne serait pas mère. Après cette soirée décisive, la libraire féministe garde un attachement indéfectible au jeune garçon et à sa famille. Quelques années plus tard, sur un site de rencontres, Alexandre fait la connaissance d’Alba, enseignante qui l’impressionne par sa beauté lisse et sa volonté de fer…

Sandra, Alexandre, Alba – sur ces trois piliers, Alice Ferney construit son roman : en révélant les aspirations, les craintes, les opinions, les hésitations, les choix de ces personnages, elle orchestre une polyphonie où s’illustrent les différentes manières de former un couple, d’être un parent, de donner (ou non) la vie. S’amusant à glisser des dialogues philosophiques dans une comédie de mœurs, alternant les points de vue pour déplier toutes les réalités d’un projet ou d’une certitude, elle ausculte magistralement une société qui sans cesse repousse les limites de la nature et interroge celles de l’éthique pour satisfaire au bonheur individuel et familial.

Mon avis:

Un livre qui m’a passionnée car il questionne la relation que peuvent avoir une femme et un homme, dans une société très influencée par le patriarcat. 

Alexandre et Ada s’aiment et vont avoir un enfant. Lorsque vient le moment d’accoucher, ils confient leur fils aîné à Sandra, leur voisine. 

Sandra est une jeune femme libre, cultivée, féministe et moderne. Elle a décidé de ne pas se lier durablement avec un homme et de ne pas avoir d’enfants pour ne pas sacrifier sa liberté si durement acquise. 

(…) Elle éduquait trois adolescents. Et pendant ce temps, papa bien peinard s’installait chez sa maîtresse, car il était comme les autres, incapable de vivre seul. Il donnait une bonne pension, nous ne manquions de rien, mais maman n’avait pas le temps pour une seconde vie sentimentale, elle n’avait pas envie de cela, d’ailleurs. J’en ai retenu que les hommes s’octroient une liberté que les femmes ne prennent pas. 

(…) L’amour maternel est leur prison, le jeu dans lequel elles misent tout, un gouffre où se réfugier et se perdre. Pardon de te dire ça, tu connais mes idées, je refuse de m’apercevoir un jour  que ma vie se ramène à celle de mes enfants.

L’intimité, page 75, d’Alice Ferney

Quand Ada meurt en couches (je ne vous spoile pas grand chose, ça arrive dans les 10 premières pages du roman), Alexandre se retrouve avec deux enfants et se lie d’amitié avec Sandra qui lui est d’un grand secours. Leurs discussions sur les relations amoureuses et amicales hommes-femmes sont très enrichissantes pour les deux. J’ai aimé cette amitié qui s’est créée dans l’adversité. 

Pour Sandra, il est clair qu’il ne se passera rien avec Alexandre. Il est bel homme pas du tout son genre. Elle préfère garder son amitié qu’elle chérit. De son côté, Alexandre a des sentiments plus ambigus à son égard.

Alexandre se sent coupable d’avoir insisté auprès d’Ada pour avoir cet enfant. Il a son enfant tant désiré mais a perdu l’amour de sa vie. Il trouve beaucoup de réconfort auprès de Sandra et leurs soirées à refaire le monde sont très précieuses pour lui. 

Quelques années plus tard, Alexandre fait la connaissance d’Alba, maîtresse d’école assez stricte et très ancrée dans ses principes de vie. 

Celle-ci va en faire voir de toutes les couleurs à Alexandre (je ne peux pas vous dire pourquoi sans vous révéler des événements clés du roman) et m’a plus d’une fois agacée. Je me suis souvent demandée que faisait un homme gentil, intelligent et respectueux (et beau mec en plus) avec une nana si coincée qui, bien qu’adorable avec les enfants d’Alexandre, n’est pas toujours tendre (et pas du tout démonstrative) avec son chéri et ne fait pas ou très peu de concessions. 

Bref, j’ai adoré Sandra et Alexandre mais pas tellement Alba mais je pense que c’était la volonté de l’autrice de mettre un personnage un peu moins « normé » dans son roman afin de nous faire réagir et ouvrir des débats.

J’ai ri, je me suis insurgée, j’ai vraiment adoré ce roman qui questionne sur la place des femmes dans la société et leur désir de devenir maman ou pas. (le désir d’enfant des hommes aussi!) Ces enfants qui leur sont parfois imposés au détriment de leur envie profonde, leur intégrité physique ou encore leur santé mentale. De plus, ce roman pose la question de savoir si c’est avoir des enfants qui est important pour les gens ou plutôt avoir des enfants « à eux », une forme d’égoïsme donc.

L’écriture est fluide, sensible, le rythme super bien maîtrisé. Je ne me suis pas ennuyée une seule seconde.

Un roman intelligent qui m’a réfléchir et vibrer. Vivement le prochain!

Ma note: ♥♥♥♥♥


J’ai lu: Chavirer de Lola Lafon

Hello tout le monde !

Je vous retrouve aujourd’hui pour vous parler du roman Chavirer de l’autrice Lola Lafon dont j’avais lu il y a quelques années La Petite Communiste qui ne souriait jamais que j’avais vraiment apprécié.

 ♥ = Bof bof, à éviter 

♥♥ = Sympa, sans plus

♥♥♥ = Pas mal du tout , j’ai passé un bon moment !

♥♥♥♥ = A lire absolument !

♥♥♥♥♥ = Attention, gros coup de cœur !

Les (♥) représentent les demis 

L’image provient de mon instagram.

chavirer

Nombre de pages: 344 pages

Maison d’édition: Actes Sud

Date de parution (dans cette édition): 19 août 2020

4ème de couverture:

1984. Cléo, treize ans, qui vit entre ses parents une existence modeste en banlieue parisienne, se voit un jour proposer d’obtenir une bourse, délivrée par une mystérieuse Fondation, pour réaliser son rêve : devenir danseuse de modern jazz. Mais c’est un piège, sexuel, monnayable, qui se referme sur elle et dans lequel elle va entraîner d’autres collégiennes.

2019. Un fichier de photos est retrouvé sur le net, la police lance un appel à témoins à celles qui ont été victimes de la Fondation.

Devenue danseuse, notamment sur les plateaux de Drucker dans les années 1990, Cléo comprend qu’un passé qui ne passe pas est revenu la chercher, et qu’il est temps d’affronter son double fardeau de victime et de coupable.

Chavirer suit les diverses étapes du destin de Cléo à travers le regard de ceux qui l’ont connue tandis que son personnage se diffracte et se recompose à l’envi, à l’image de nos identités mutantes et des mystères qui les gouvernent.

Revisitant les systèmes de prédation à l’aune de la fracture sociale et raciale, Lola Lafon propose ici une ardente méditation sur les impasses du pardon, tout en rendant hommage au monde de la variété populaire où le sourire est contractuel et les faux cils obligatoires, entre corps érotisé et corps souffrant, magie de la scène et coulisses des douleurs.

Mon avis:

Ce livre raconte le destin tragique d’une ado – puis jeune femme –  bourrée de talent, Cléo, dont les rêves sont piétinés par une pseudo fondation lui faisant miroiter une bourse pour réaliser son rêve, devenir danseuse professionnelle. 

Cependant, Cléo va vite déchanter quand elle va se rendre compte que les gens qu’elles pensaient bienveillants veulent en réalité se nourrir de son innocence en abusant d’elle. 

Comme elle refuse de jouer le jeu elle-même mais veut toujours être bien vue par la fondation (qu’elle croit réelle) elle va commencer à recruter des jeunes filles dans son cercle d’amies et dans son école. Autant de destins brisés qui vont peser sur sa conscience. 

J’ai aimé la plume incisive de l’autrice qui arrive bien à nous retranscrire la sensation d’étouffement que peut ressentir Cléo. Finalement, elle est plus à plaindre qu’à blâmer, même s’il ne faut bien sûr pas nier sa part de responsabilité, elle a clairement été manipulée du début à la fin. Elle essaie de s’en sortir malgré tout, de se reconstruire malgré l’image médiocre qu’elle a d’elle-même après cette expérience traumatisante. 

Dans d’autres parties du livres on suit d’autre personnages, tous liés d’une manière ou d’une autre à Cléo. J’avoue avoir moins apprécié ces passages même si je comprends qu’ils sont essentiels pour appréhender l’entier de l’histoire.

Ce livre met en exergue les déviances existantes dans le monde du show-business ainsi que les nombreux pièges qui peuvent se refermer sur des jeunes personnes innocentes et naïves si elles ne sont pas suffisamment entourées.

J’ai beaucoup aimé ce livre que j’ai trouvé très touchant et j’ai déjà hâte de découvrir quel sera le sujet du nouveau roman de l’autrice car elle a l’art de choisir des sujets délicats mais de les aborder à la manière d’une journaliste mais pas d’une manière impersonnelle. Une très belle découverte.

Ma note: ♥♥♥♥


[TAG] Mes lectures en 2018 (inspiré par PKJ)

Coucou tout le monde !

J’espère que l’année 2019 (bien entamée) se passe bien pour vous pour le moment !

C’est en recevant la newsletter de PKJ avec le TAG de fin d’année que j’ai eu l’idée de vous proposer en article mes réponses à celui-ci ! J’ai juste changé la question No 3 qui était le meilleur roman PKJ lu en 2018 mais comme je ne lis pas beaucoup de littérature jeunesse, cela ne collait pas trop avec mon blog. J’ai donc modifié la question en quel est le meilleur roman de poche lu cette année 😉

J’espère que ce petit article vous intéressera et vous donnera éventuellement des idées de lecture !

 

1) Mes trois meilleures lectures de l’année.

  • Les mémoires d’un chat de Hiro Arikawa
  • Nous rêvions juste de liberté de Henri Loevenbruck
  • Feed tome 1 de Mira Grant

2) Mes trois plus grandes déceptions.

  • Je m’appelle Radar de Reif Larsen
  • On la trouvait plutôt jolie de Michel Bussi
  • Les Outrepasseurs tome 4: Ferenusia de Cindy Van Wilder

3) Le meilleur roman de poche lu cette année.

  • Nous rêvions juste de liberté de Henri Loevenbruck

4) Le premier livre lu en 2018.

  • La terre des mensonges de Anne B. Radge

5) Le dernier livre lu en 2018.

  • Voici venir les rêveurs d’Imbolo Mbue

6) Le livre avec la plus belle couverture.

  • J’agonise fort bien, merci de Oren Miller

7) Une saga que j’ai terminée.

  • La trilogie « Mr Mercedes » de Stephen King (2 tomes lus en 2018)

8) Le meilleur nouvel auteur lu.

  • La femme à la fenêtre de A.J. Finn

9) La maison d’édition la plus lue.

  • Actes Sud

10) Le dernier livre qui a intégré ma bibliothèque.

  • Agatha de Frédéric Deghelt

11) Le roman que j’attendais le plus en 2018.

  • Le miroir des âmes, le dernier roman de Nicolas Feuz, le premier qui n’était pas en auto-édition ! (édité chez Slatkine & Cie)

12) Le livre que j’ai le plus conseillé.

  • Je suis Pilgrim de Terry Hayes

13) Le livre dont tout le monde parlait (que je l’aie lu ou non).

  • La disparition de Stéphanie Mailer de Joël Dicker (toujours dans ma pal… je vais essayer de l’en sortir prochainement!)

14) Mon meilleur souvenir lié aux livres.

  • Le salon du livre de Genève ainsi que Morges sur les quais où j’ai pu rencontrer pleins d’auteurs 🙂

15) Les 3  livres que j’attends le plus en 2019.

  • Les nouveaux thrillers de Nicolas Feuz, Stephen King et Marc Voltenauer 🙂

J’espère que cet petit TAG vous aura plu !

Bisous !

Mes achats livres du mois de juillet 2014 [vidéo] + mon défi !

Un petit article hors beauté puisque j’ai posté ce week-end la vidéo de mes achats livres à la Fnac de Strasbourg ! En effet, j’ai profité d’un petit séjour en Alsace pour « renflouer » ma PAL 🙂 voici donc ma vidéo et les résumés trouvés sur Amazon des livres dont j’ai fait l’acquisition 🙂 http://www.youtube.com/watch?v=54Ub7uI6Yw4

Mille femmes blanches de Jim Fergus, Pocket, 506 pages

En 1875, un chef cheyenne demanda au Président Grant de lui faire présent de mille femmes blanches à marier à mille de ses guerriers afin de favoriser l’intégration de la nation indienne dans la société américaine. Prenant pour point de départ ce fait historique, Jim Fergus retrace à travers les carnets intimes d’une de ces femmes, May Dodd, les aventures, dans les terres inhospitalières et sauvages de l’Ouest américain. Elles furent recrutées pour la plupart dans les prisons ou asiles psychiatriques. Pensant jouer un tour pendable aux Indiens, les autorités américaines feront un mauvais calcul puisqu’elles les verront prendre fait et cause pour les eux dans leur lutte quotidienne. C’est qu’à l’inverse d’une société qui les traitait par le mépris, les  » peaux-rouges  » leur ont rendu leur dignité et leur statut d’Être humain.

L’enfant du Titanic de Leah Fleming, Pocket

Tout au long du XX e siècle, entre l’Angleterre et les États-Unis, l’histoire d’une improbable amitié née à bord du Titanic entre deux femmes que tout oppose, une amitié si forte qu’elle défiera les conventions sociales, les épreuves et le temps. Dans le confort luxueux du pont supérieur du Titanic, Celeste rêve au moment où elle retrouvera son petit garçon, resté avec son père dans l’Ohio. Dans les coursives des troisièmes classes, May regarde son mari et son bébé, et rêve à la nouvelle vie qui les attend en Amérique. Quelques heures plus tard, le majestueux paquebot a sombré, les deux femmes ont tout perdu. Dans le canot de sauvetage qui les emporte, May serre dans ses bras un enfant. Unies à jamais par ce qu’elles viennent de vivre, profondément transformées, Celeste et May reprennent chacune le cours de leur vie avec une détermination nouvelle. Celeste parviendra-t-elle à échapper aux règles d’un milieu étouffant et misogyne pour s’émanciper et élever seule son fils ? May, hantée par la décision qu’elle a prise cette nuit-là, pourra-t-elle un jour faire la paix avec sa conscience et révéler à son amie la terrible vérité ? Qui est vraiment l’enfant du Titanic ?

Souvenir de l’amour (Chrysis) de Jim Fergus, Pocket, 281 pages

Paris, 1925. Gabrielle  » Chrysis  » Jungbluth, âgée de 18 ans, entre à l’atelier de peinture des élèves femmes de l’École des beaux-arts pour travailler sous la direction de Jacques Ferdinand Humbert, qui fut le professeur de Georges Braque. Exigeant, colérique, cet octogénaire, qui règne depuis un quart de siècle sur la seule école de peinture ouverte aux femmes, va vite réaliser que Chrysis n’est pas une élève ordinaire. Précoce, ardente et véritablement talentueuse, cet esprit libre et rebelle bouscule son milieu social et un monde de l’art où les hommes ont tous les privilèges. Elle va bientôt se perdre dans des plaisirs désinvoltes et devenir l’une des figures de la vie nocturne et émancipée du Montparnasse des Années folles. C’est là qu’elle va rencontrer Bogey Lambert, cow-boy américain sorti de la Légion étrangère, et vivre un amour fou…

La route de Dune de Frank & Brian Herbert, Pocket, 567 pages

Ce volume relie l’Avant et l’Après-Dune à travers des textes de Frank Herbert lui-même et demeurés inédits, qui se situent à l’époque du premier « Dune » : la fondation des Soeurs du Bene Gesserit, les Maîtres d’escrime de Ginaz, les impitoyables Harkonnen et Muad’Dib, le Kwisatz Haderach, qui marche vers son écrasant destin de prophète. Et puis, la guerre de toujours entre les Harkonnen et les Atréides dans une sublime nouvelle : «Le murmure des vents de Caladan».

Dofus, le fil pourpre de Halden (Ankama), Bayard Jeunesse

Un livre dont vous êtes le héros.

Chevaliers livre 3 de Shuky, Waltch et Novy, Makaka Editions

La BD dont vous êtes le héros !

La singulière tristesse du gâteau au citron d’Aimee Bender, Points, 330 pages

Le jour de ses 9 ans, Rose mord avec délice dans son gâteau d’anniversaire. S’ensuit une incroyable révélation : elle ressent précisément le mal-être éprouvé par sa mère en le préparant. Car, dans sa famille, chacun dispose d’un pouvoir unique, qu’il doit taire ; pour ces super-héros du quotidien, ce don est un fardeau. Comment supporter le monde quand la moindre bouchée provoque un séisme intérieur ?

Dernière nuit à Twisted River de John Irving, Points, 679 pages

A Twisted River circulent des histoires… Celles que les bûcherons racontent dans la chaleur du camp, peuplées d’ours et de sensuelles Indiennes. Et celles qu’ils taisent, comme cette nuit glacée qui a vu la fuite de Dominic et de son fils, après le meurtre accidentel de la maîtresse du shérif. En cavale à travers l’Amérique, ils tentent de semer leur passé. Mais peut- on oublier Twisted River ?

A moi seul bien des personnages de John Irving, Points, 589 pages

Adolescent ardent et confus, Billy rêve de devenir écrivain. Des béguins secrets pour son beau-père ou ses camarades de classe le bouleversent. Comment lutter contre ces «erreurs d’aiguillage amoureux» ? Il tait aussi son attirance pour Miss Frost, bibliothécaire aux seins juvéniles qui l’initie au plaisir et à la littérature. Quand Billy renoncera-t-il à l’art de la dissimulation ? «Dans la lecture, comme dans l’écriture, pour faire un voyage captivant, il suffisait d’une histoire d’amour à la fois crédible et terrible.»

La ronde des Innocents de Valentin Musso, Points, 379 pages

Vincent Nimier pensait connaître son frère Raphaël. Jusqu’au jour où ce dernier est sauvagement assassiné sur un sentier des Hautes-Pyrénées. Grâce à une vidéo, Vincent découvre qu’il cachait une femme et un fils, disparus sans laisser de trace. Il se met en tête de les retrouver car la vidéo ne laisse planer aucun doute : ils sont en danger de mort.

Lacrimosa – requiem pour Sascha Tome 1 d’Alice Scarling, Milady, 312 pages

Sous ses apparences de jeune femme bien dans sa peau, Sascha dissimule de lourds secrets. Orpheline, elle ignore tout de ses origines et surtout d’où lui vient son pouvoir étrange : elle peut posséder les gens d’un simple contact, qui lui suffit à échanger de corps. Elle s’en sert pour voler et traquer les vampires qui ont massacré sa famille adoptive. Jusqu au jour où elle rencontre Raphaël. Immunisé à son pouvoir (et à ses charmes), le mystérieux jeune homme va lui donner les moyens de sa vengeance… au risque de la conduire à sa perte.

Les brumes des apparences de Frédérique Deghelt, Actes Sud, 372 pages

À l occasion d un héritage, une Parisienne dont la vie bourgeoise ne souffre aucune remise en question se révèle médium, à l aube de ses quarante ans. Cette faculté, d abord violemment refusée, va bouleverser sa vie et l obliger à reconsidérer son existence.

Love letters to the dead d’Ava Dellaira, Michel Lafon, 319 pages

 » Je sais que May est morte. Je veux dire, j’en suis consciente mais j’ai l’impression que c’est pas pour de vrai. Qu’elle est toujours là, avec moi. Qu’une nuit, elle rentrera par la fenêtre après avoir fait le mur et me racontera ses aventures. Peut-être que si j’arrive à lui ressembler plus, je saurai mieux vivre sans elle.  » À son arrivée au lycée, Laurel a comme premier devoir de rédiger une lettre pour un mort. Elle décide d’écrire à Kurt Cobain, et c’est ainsi que débute une année de correspondance à sens unique avec des acteurs, musiciens et poètes disparus, qui ont tous joué un rôle important dans la vie de la jeune fille. Au travers de ses lettres, elle dresse son propre portrait de lycéenne, celui de ses nouveaux amis, de son premier amour… Et révèle, surtout, comment elle parvient à surmonter la mort de sa sœur. Mais pour faire son deuil, Laurel devra se confronter au secret qui la tourmente et faire face à ce qui s’est réellement passé la nuit où May est décédée.  » Love Letters to the Dead est plus qu’un roman stupéfiant, c’est la naissance d’un grand auteur qui n’a pas peur de prendre des risques.  » Stephen Chbosky

Il est de retour de Timur Vermes, Belfond, 405 pages

A Berlin, en 2011. Soixante-six ans après sa disparition, Hitler se réveille dans un terrain vague de Berlin. Et il n’est pas content : quoi, plus personne ne fait le salut nazi ? L’Allemagne ne rayonne plus sur l’Europe ? Tous ces Turcs qui ont pignon sur rue sont venus de leur plein gré ? Et, surtout, c’est une FEMME qui dirige le pays ? Il est temps d’agir. Le Führer est de retour et va remettre le pays dans le droit chemin. Et pour ça, il lui faut une tribune. Ca tombe bien, une équipe de télé, par l’odeur du bon filon alléchée, est toute prête à la lui fournir. La machine médiatique s’emballe et bientôt, le pays ne parle plus que de ça. Pensez-vous, cet homme ne dit pas que des âneries ! En voilà un au moins qui ne mâche pas ses mots. Et ça fait du bien, en ces temps de crise… Hitler est ravi qui n’en demandait pas tant. Il le sent, le pays est prêt. Reste pour lui à porter l’estocade qui lui permettra d’accomplir enfin ce qu’il n’avait pu achever… Comme évoqué dans la vidéo, étant donné que j’ai beaucoup de livres dans ma PAL (pile à lire) j’ai décidé de me lancer un petit défi : lire 20 livres de ma PAL avant de racheter quoi que ce soit ! (niveau livres hein) pour celles ou ceux qui n’avaient pas suivi (je l’avais déjà posté sur ma page facebook), voici la liste : 1. La patience du diable de Maxime Chattam 2. Les brumes de l’apparence de Frédérique Deghelt 3. Joyland de Stephen King 4. Dr Sleep de Stephen King 5. Une autre idée du bonheur de Marc Levy 6. Incurables de Lars Kepler 7. la maison des chagrins de Victor Del Arbol 8. Le grand coeur de Jean-Christophe Rufin 9. Plonger de Christophe Ono-dit-Biot 10. Aurevoir là-haut de Pierre Lemaître 11. La sélection tomes 1-2-3 de Kiera Cass 12. Richard coeur de lion tomes 1 et 2 de Mireille Calmel 13. Aliénor tome 1 et 2 de Mireille Calmel 14. Le lit d’Aliénor de Mireille Calmel 15. un éternité plus tard de Nicolas Carteron 05.08.2014* 16. elle était si jolie de Nicolas Carteron 17. Se souvenir des beaux lendemains de Nicolas Carteron 18. Percheron tomes 1-2-3 de Fiona McIntosh 19. Il est de retour de Timur Vermes 20. Leilan de Magali Ségura *date à laquelle j’ai terminé le livre. Bien sûr, j’ai le droit de lire d’autres livres de ma PAL, mais ça ne compte pas ! Et comme j’ai aussi plusieurs livres de la bibliothèques à terminer, je ne vais pas pouvoir avancer tout de suite dans mon défi mais je vous tiendrai au courant, dites-moi si cela vous intéresse 🙂 Et vous, vous lisez quoi en ce moment ? bisous !