J’ai lu: Plus grands que le monde de Meredith Hall

Hello tout le monde !

Je vous retrouve aujourd’hui pour vous parler du roman Plus grands que le monde de l’autrice Meredith Hall.

 ♥ = Bof bof, à éviter

♥♥ = Sympa, sans plus

♥♥♥ = Pas mal du tout , j’ai passé un bon moment !

♥♥♥♥ = A lire absolument !

♥♥♥♥♥ = Attention, gros coup de cœur !

Les (♥) représentent les demis 

L’image provient de mon instagram.

Nombre de pages: 365 pages

Maison d’édition:  Philippe Rey

Date de parution (dans cette édition): 1er février 2024

4ème de couverture:

Premier roman envoûtant, une exploration de la famille comme lieu d’apprentissage vers la rédemption.

Lorsque Doris et Tup se rencontrent dans les années 1930, l’avenir leur apparaît comme une évidence. À tout juste dix-huit ans, Doris troque ses rêves d’enseignante pour une vie d’amour et de labeur aux côtés de Tup dans la ferme laitière familiale du Maine. Là-bas, leurs journées suivent les rythmes de la terre ; un quotidien fait de joies simples, en communion avec la nature, qu’égayent bientôt trois enfants au caractère affirmé : Sonny, qui fait de sa chambre un musée consacré aux insectes uniques de la région ; Dodie, la cadette au grand cœur ; et Beston, le petit dernier, calme et dévoué. Une vie de découverte et de partage bien réglée, jusqu’au jour où survient une terrible tragédie, ébranlant à jamais les fondations familiales…
Premier roman envoûtant, Plus grands que le monde explore avec une tendresse et une compassion rares les chemins de reconstruction d’une famille endeuillée. Étendant le récit sur presque vingt ans, Meredith Hall rend compte du quotidien d’une famille américaine ordinaire au lendemain de la Seconde Guerre mondiale, prise entre les tourments personnels et les bouleversements sociétaux. Mais c’est en dépit de tout un roman lumineux, au phrasé élégant et juste, qui jette sur l’amour – filial, parental, fraternel – une lueur neuve et habile. Bouleversant.

Mon avis:

USA, 1930.

Doris et Tup se rencontrent jeunes et fondent très vite une famille. Ils exploitent la ferme de vaches laitières dont Tup a hérité de son père et coulent des jours heureux, toujours très amoureux l’un de l’autre.

Ils ont trois enfants: Sonny, Dodie et Bester.

Cependant, un drame survient alors que leur fils aîné a 14 ans, qui viendra ébranler les fondations pourtant solides de leur relation et même de leur famille.

Un roman triste et lumineux à la fois, qui m’a fait passer par toute la palette des émotions.

L’autrice a su créer des personnages auxquels nous nous attachons immédiatement, malgré leurs défauts.

De plus, l’alternance des points de vue entre les chapitres narrés alternativement par Doris, Tup et Dodie nous permet d’entrer dans leur tête et de mieux comprendre leurs réactions.

Autrefois, je croyais au bonheur. Je n’avais pas compris que nous ne parvenons jamais totalement jusqu’à cet univers-là. Nous le visitons lors de moments miraculeux, puis nous voyageons dans d’autres univers et, si nous avons un tant soit peu de sagesse, nous refusons l’amertume ou le regret quand le bonheur s’en va. Cette sagesse-là, j’ai mis du temps à l’acquérir. J’avais imaginé des vies de bonheur pour mes enfants, des vies dépourvues de toute appréhension de chagrin. Les leur avais-je promises? J’espère que non. 

Plus grands que le monde, de Meredith Hall, pages 274-275.

 

Doris et Tup n’arrivent pas à se retrouver après le drame qui les hantera toute leur vie, se sentant coupables et n’étant plus capables de se rapprocher pour en parler et panser ensemble leurs blessures.

Un livre qui parle de deuil, d’amour, de famille et de santé mentale.

Une plume sensible qui m’a fait penser à Joyce Maynard (qui a d’ailleurs écrit la phrase d’accroche sur le bandeau de publicité du livre!). En effet, si vous avez aimé « où vivaient les gens heureux », vous adorerez « plus grands que le monde ».

Un énorme coup de cœur.

Ma note: ♥♥♥♥♥


J’ai lu: La branche tordue de Jeanine Cummins

Hello tout le monde !

Je vous retrouve aujourd’hui pour vous parler du roman La branche tordue de l’autrice Jeanine Cummins.

 ♥ = Bof bof, à éviter

♥♥ = Sympa, sans plus

♥♥♥ = Pas mal du tout , j’ai passé un bon moment !

♥♥♥♥ = A lire absolument !

♥♥♥♥♥ = Attention, gros coup de cœur !

Les (♥) représentent les demis 

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Nombre de pages: 446 pages

Maison d’édition:  Philippe Rey

Date de parution (dans cette édition): 7 mai 2024

4ème de couverture:

Drame familial intergénérationnel, l’histoire éblouissante de deux mères confrontées aux affres de la maternité, l’une en temps de Grande famine de la pomme de terre en Irlande, l’autre dans le New York contemporain, par l’autrice du roman au succès international American Dirt.

Majella vient de donner naissance à son premier enfant. Malgré l’amour qu’elle porte à sa fille, elle se sent étrangère à sa nouvelle vie. Épuisée et au bord de la folie dans la maison de son enfance du Queens, elle découvre au grenier le journal oublié d’une femme dont le nom, griffonné fiévreusement sur la couverture, lui est inconnu : Ginny Doyle. Tandis que Majella se plonge tout entière dans ce mystère, c’est
son histoire familiale qui se révèle à elle. Car en 1848, pour échapper à la Grande Famine de la pomme de terre, Ginny Doyle a fui l’Irlande et s’est embarquée vers l’Amérique dans des circonstances plus que troubles.
Décidée à découvrir la vérité sur son héritage, Majella explore le passé de Ginny et se retrouve confrontée à des secrets profondément enfouis. Tandis qu’elle-même renoue avec sa propre mère, elle apprend que Ginny a dû abandonner ses quatre jeunes enfants et accepter à plein temps un travail de femme de chambre pour sauver sa famille. Que s’est-il passé durant ces terribles années de famine ? Majella est assaillie de doutes : si Ginny est bien son aïeule, est-elle à son tour génétiquement condamnée à être une mauvaise mère ?
Avec un réel talent de conteuse, Jeanine Cummins donne voix à deux générations, entre l’Irlande du milieu du XIXe siècle et le New York des années 2010. Histoire de sacrifices, de vulnérabilité et de courage devant l’adversité, La branche tordue fait le portrait bouleversant de deux femmes reliées par bien plus que le sang : par l’amour qu’elles portent à leurs enfants.

Mon avis:

New-York, de nos jours.

Majella vient de devenir mère et est obnubilée par la peur qu’il arrive quelque chose à sa fille. Alors qu’elle explore le grenier de la maison familiale où elle emménagé avec son mari, elle trouve le journal intime d’une lointaine aïeule, Ginny Doyle, dont le mari avait quitté l’Irlande et sa famille lors de la grande famine pour chercher un meilleur avenir aux USA.

Restée seule au pays avec leurs 4 enfants, Ginny va être engagée comme cuisinière et femme à tout faire dans une riche propriété, laissant sa fille aînée s’occuper de ses frères et sœurs. Ainsi, elle put leur fournir de la nourriture mais souffrit énormément de ne pas être auprès d’eux.

Un roman à tiroirs passionnant, les destins entrecroisés de 2 femmes qui ont pris leur vie en main et dont la survie et le bien-être de leurs enfants sont leur seule raison de vivre, quitte à s’oublier au passage.

« Avez-vous peur qu’il arrive quelque chose d’affreux? Vous plaisantez? Montrez-moi une jeune mère qui ne reste pas des heures d’affilée au-dessus du berceau de son bébé à se concentrer juste pour aider le petit à respirer par la seule force de sa volonté. Bien sûr que j’ai peur qu’il arrive quelque chose d’affreux. J’imagine chaque jour mille morts différentes pour ma fille. Je suis obsédée par la mortalité, par le fait qu’elle vieillisse, même aujourd’hui. » Ma voix est montée d’une octave. J’entends l’hystérie s’installer. « Elle va grandir et mourir. Mon bébé va mourir. Nous allons tous mourir. (…) »

La branche tordue, de Jeanine Cummins, page 28.

Une histoire qui aborde la mémoire génétique, ces traumas que nous portons en nous sans même en avoir conscience et qui conditionnent ce que nous devenons. Sommes-nous condamnés à répéter les erreurs des générations précédentes ?


Ce livre parle également de transmission et des rapports mère fille compliqués et de la culpabilité que ressentent les femmes de ne jamais être « assez ».

Majella souffre de ne pas se sentir comprise par sa mère et se rend compte lorsqu’elle devient mère à son tour que celle-ci lui cache bien des choses, ce qui pourrait finalement les rapprocher.

Un roman poignant et puissant dont les personnages resteront longtemps dans ma mémoire. Un coup de cœur!

Ma note: ♥♥♥♥♥


J’ai lu: L’allègement des vernis de Paul Saint Bris

Hello tout le monde !

Je vous retrouve aujourd’hui pour vous parler du roman L’allègement des vernis de l’auteur Paul Saint Bris. Il s’agit de son premier roman et il a gagné le prix du Festival du LÀC 2024. 

 ♥ = Bof bof, à éviter

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♥♥♥♥ = A lire absolument !

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Nombre de pages: 352 pages

Maison d’édition: Philippe Rey

Date de parution (dans cette édition): 12 janvier 2023

4ème de couverture:

Un premier roman captivant qui imagine la périlleuse et controversée restauration de La Joconde, le plus célèbre tableau du monde

Aurélien est directeur du département des Peintures du Louvre. Cet intellectuel nostalgique voit dans le musée un refuge où se protéger du bruit du monde. Mais la nouvelle présidente, Daphné – une femme énergique d’un pragmatisme désinhibé –, et d’implacables arguments marketing lui imposent une mission aussi périlleuse que redoutée : la restauration de La Joconde.
À contrecœur, Aurélien part à la recherche d’un restaurateur assez audacieux pour supporter la pression et s’attaquer à l’ultime chef-d’œuvre. Sa quête le mène en Toscane, où il trouve Gaetano, personnalité intense et libre. Face à Monna Lisa, l’Italien va confronter son propre génie à celui de Vinci, tandis que l’humanité retient son souffle…
Ce roman au style vif porte un regard acéré sur la boulimie visuelle qui caractérise notre époque, sur notre rapport à l’art et notre relation au changement. Paul Saint Bris met en scène une galerie de personnages passionnants en action dans le plus beau musée du monde. Jusqu’au dénouement inattendu, il démontre, avec humour et brio, que l’allègement des vernis peut tout autant bénéficier aux œuvres qu’aux êtres qui leur sont proches.

Mon avis:

Paris, de nos jours.

D’un côté, nous allons suivre Aurélien, qui travaille au musée du Louvre en tant que directeur du département des peintures.

Lorsqu’une nouvelle présidente est nommée au musée et que celle-ci lui demande de faire restaurer l’œuvre la plus illustre du musée – La Joconde -, Aurélien, très angoissé par la charge qui pèse sur lui, va faire son possible pour trouver la meilleure personne pour mener cette délicate et minutieuse tâche à bien.

Aucune erreur n’est permise et il va se tourner vers Gaetano, un restaurateur auprès duquel il avait pris des cours en Italie.

D’un autre côté, nous allons suivre Homéro, qui se charge du nettoyage dans la salle des sculptures (du Louvre toujours)et qui accomplit chaque soir des ballets avec son auto laveuse, sur fond de musique classique épique.

Il sera ensuite affecté au dépoussiérage des cadres des tableaux dont La Joconde, qui exerce sur lui une curieuse attraction et fascination, allant jusqu’à l’obsession.

Paul Saint Bris a su imaginer des personnages auxquels nous pouvons facilement nous identifier et qui aimeraient pouvoir s’échapper de leur vie.

L’allègement des vernis parle de la passion de trois hommes (Aurélien, Homéro et Gaetano) pour le beau, le vrai.

L’auteur aborde également avec un certain humour les nouvelles techniques de management qui fleurissent un peu partout et qui placent les bénéfices et la productivité au-dessus de tout.

Ce livre est une belle réflexion sur le temps qui passe et sur la technologie qui prône le « tout, tout de suite », alors que le travail d’un restaurateur de tableaux anciens prend énormément de temps et de patience, allant à l’encontre du monde actuel.

Mais quelle pression de devoir restaurer Monna Lisa, le portrait le plus connu du monde!

Lorsque les travaux de restauration commencent, le monde entier retient son souffle. Gaetano est quant à lui d’un calme – apparent – olympien, ce qui est assez fou au vu de la responsabilité qui pèse sur ses épaules.

La plume entraînante de l’auteur arrive à nous passionner pour un sujet pointu et peu connu du grand public.

Un premier roman réussi!

Ma note: ♥♥♥♥(♥)


J’ai lu: Ce que je sais de toi d’Eric Chacour

Hello tout le monde !

Je vous retrouve aujourd’hui pour vous parler du roman Ce que je sais de toi de l’auteur Eric Chacour. Il s’agit de son premier roman. C’est le troisième roman sélectionné pour le Prix du Festival du LÀC pour lequel je fais cette année encore partie du jury.

 ♥ = Bof bof, à éviter

♥♥ = Sympa, sans plus

♥♥♥ = Pas mal du tout , j’ai passé un bon moment !

♥♥♥♥ = A lire absolument !

♥♥♥♥♥ = Attention, gros coup de cœur !

Les (♥) représentent les demis 

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Nombre de pages: 300 pages

Maison d’édition: Philippe Rey

Date de parution (dans cette édition): Septembre 2023

4ème de couverture:

Le Caire, années 1980. La vie bien rangée de Tarek est devenue un carcan. Jeune médecin ayant repris le cabinet médical de son père, il partage son existence entre un métier prenant et le quotidien familial où se côtoient une discrète femme aimante, une matriarche autoritaire follement éprise de la France, une sœur confidente et la domestique, gardienne des secrets familiaux. L’ouverture par Tarek d’un dispensaire dans le quartier défavorisé du Moqattam est une bouffée d’oxygène, une reconnexion nécessaire au sens de son travail. Jusqu’au jour où une surprenante amitié naît entre lui et un habitant du lieu, Ali, qu’il va prendre sous son aile. Comment celui qui n’a rien peut-il apporter autant à celui qui semble déjà tout avoir ? Un vent de liberté ne tarde pas à ébranler les certitudes de Tarek et bouleverse sa vie.
Premier roman servi par une écriture ciselée, empreint d’humour, de sensualité et de délicatesse, Ce que je sais de toi entraîne le lecteur dans la communauté levantine d’un Caire bouillonnant, depuis le règne de Nasser jusqu’aux années 2000. Au fil de dévoilements successifs distillés avec brio par une audacieuse narration, il décrit un clan déchiré, une société en pleine transformation, et le destin émouvant d’un homme en quête de sa vérité.

« Ali te fascinait. Il y avait chez lui une liberté absolue, une absence de calcul, une exaltation du présent. Il n’était lié par aucun passé et ne concevait pas l’avenir à travers les mêmes contraintes que toi. Il se contentait de vivre et tu te surprenais parfois à espérer que vivre serait contagieux. »

Mon avis:

Ce roman parle de Tarek, médecin en Égypte dans les années 80, dont la vie familiale et professionnelle va être bouleversée par une histoire d’amour qui va lui faire braver tous les interdits.

L’écriture précise d’Eric Chacour m’a fait voyager en Egypte et j’ai été passionnée par cette histoire d’amour mais surtout cette fresque familiale. Une famille déchirée par le poids des traditions. 

Tarek est un être généreux et altruiste, il voue son existence à son métier de médecin, mettant de côté le fait qu’il vient d’un milieu aisé. Lorsqu’il rencontre Ali, jeune homme pauvre, il va de suite le prendre sous son aile et lui donner du travail. Au fil de leurs conversations, Tarek va comprendre que malgré sa culture, il est ignorant de bien des choses. Quelle meilleure école que celle de la vie ?

Tarek est partagé entre l’envie de ne pas décevoir sa famille et son envie de modernité, de découvrir le monde, un monde où les personnes différentes sont mieux acceptées.

Comment s’épanouir vraiment si on ne peut vivre aux côtés de la personne qu’on aime?

Tu découvrais les limites de ton métier lorsque ces femmes au visage contusionné te racontaient avoir trébuché en descendant les marche de leur maison. Tu tâchais d’écouter, chez chacune, les paroles qu’elle prononçait autant que celles qu’elle taisait. Tu la raccompagnais ensuite, impuissant, vers le seuil de ton cabinet où son mari l’attendait. Un mari dont tu reverrais, à l’heure de t’endormir, les mains aux allures d’escalier.

Ce que je sais de toi, d’Eric Chacour, page 35

J’ai dévoré ce roman en un seul après-midi tant j’ai été captivée par la plume d’Eric Chacour.

Ce que je sais de toi est un livre lumineux mais dramatique, un premier roman merveilleusement bien écrit d’un jeune auteur très prometteur dont je suivrai l’actualité de très très près.

Ma note: ♥♥♥♥♥


J’ai lu: L’Hôtel de Oiseaux de Joyce Maynard

Hello tout le monde !

Je vous retrouve aujourd’hui pour vous parler du roman L’Hôtel des Oiseaux de l’autrice américaine Joyce Maynard que j’ai eu la chance de rencontrer cet été lors de son passage en Suisse au salon Le Livre sur les Quais à Morges ! C’est une femme si inspirante et si gentille (elle parle d’ailleurs très bien le Français!) et j’ai été très émue de pouvoir discuter un peu avec elle, elle est vraiment adorable et très humble. Bref, vous l’aurez compris, je suis très fan de son travail et me réjouissais de découvrir son nouveau roman que j’attendais avec impatience! 

 ♥ = Bof bof, à éviter

♥♥ = Sympa, sans plus

♥♥♥ = Pas mal du tout , j’ai passé un bon moment !

♥♥♥♥ = A lire absolument !

♥♥♥♥♥ = Attention, gros coup de cœur !

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Nombre de pages: 526 pages

Maison d’édition: Philippe Rey

Date de parution (dans cette édition): 24 août 2023

4ème de couverture:

1970. Une explosion a lieu dans un sous-sol, à New York, causée par une bombe artisanale. Parmi les apprentis terroristes décédés : la mère de Joan, six ans. Dans l’espoir fou de mener une vie ordinaire, la grand-mère de la fillette précipite leur départ, loin du drame, et lui fait changer de prénom : Joan s’appellera désormais Amelia.
À l’âge adulte, devenue épouse, mère et artiste talentueuse, Amelia vit une seconde tragédie qui la pousse à fuir de nouveau. Elle trouve refuge à des centaines de kilomètres dans un pays d’Amérique centrale, entre les murs d’un hôtel délabré, accueillie par la chaleureuse propriétaire, Leila. Tout, ici, lui promet un lendemain meilleur : une nature luxuriante, un vaste lac au pied d’un volcan. Tandis qu’Amelia s’investit dans la rénovation de l’hôtel, elle croise la route d’hommes et de femmes marqués par la vie, venus comme elle se reconstruire dans ce lieu chargé de mystère. Mais la quiétude dépaysante et la chaleur amicale des habitants du village suffiront-elles à faire oublier à Amelia les gouffres du passé ? A-t-elle vraiment droit à une troisième chance ?
Dans ce roman foisonnant, Joyce Maynard, avec la virtuosité qu’on lui connaît, emporte les lecteurs sur quatre décennies. Riche en passions et en surprises, L’hôtel des Oiseaux explore le destin d’une femme attachante, dont la soif d’aimer n’a d’égale que celle, vibrante, de survivre.

Mon avis:

Dans ce roman, comme dans son roman précédent qui avait été un énorme coup de coeur, « Où vivaient les gens heureux », nous allons suivre une jeune femme nord-américaine, Amelia, dont la vie va s’effondrer du jour au lendemain. Comment survivre au pire, comment ne pas se laisser submerger par la douleur et réussir à remonter à la surface pour poursuivre sa vie ? 

En effet, ayant tout perdu, Amelia décide de tout quitter pour partir vivre en Amérique du Sud, où elle tombe par le fruit du hasard ou du destin sur un charmant Hôtel, au bord d’un lac et près d’un volcan, entouré d’un jardin enchanteur et tenu par la fantasque Leila. 

Choyée et requinquée par cette dernière, Amelia va peu à peu apprendre à respirer à nouveau, – sans cette douleur lancinante dans sa poitrine -, à rire et à sourire. Jour après jour, le chagrin, même s’il ne disparaît pas, s’atténue au profit d’autres sentiments. 

Comme dans tous les romans que j’ai lu de cette incroyable conteuse, on s’attache immédiatement aux personnages mais également aux paysages fabuleux de cette Amérique du Sud sauvage et mystique. C’est un aller simple pour le dépaysement que vous allez prendre, tout comme l’héroïne de ce roman!

Amelia va faire la connaissance des habitants du village qui vont l’aider à changer et à devenir une autre, une femme qui peut enfin envisager un avenir et ne plus vivre dans les souvenirs de son passé. Apprendre à connaître d’autres mœurs et une culture totalement différente de la sienne va contribuer à la remettre sur le chemin de la Vie. 

(…) »Je vais me concentrer sur ce jour où nous sommes ensemble. On ne sait jamais quand cela risque de disparaître. On ne peut qu’être reconnaissant de ce qu’on a, aussi longtemps que ça dure. »

L’Hôtel des Oiseaux, de Joyce Maynard, page 399

Ce roman est une ode à l’amitié, à la résilience, à l’amour et au bonheur de se réveiller chaque jour dans un lieu qui donne un sens à notre vie. J’adorerais séjourner à l’hôtel des oiseaux et rencontrer toutes cette galerie de personnages plus attachants les uns que les autres. 

Les lieux où se passent ce roman font clairement penser aux maisons construites par l’autrice au Guatemala où elle accueille des jeunes femmes qui veulent se ressourcer, que ce soit pour leur art (musique, écriture, dessin) ou pour d’autre raisons plus personnelles. Pour pouvoir éditer son roman aux USA, l’autrice n’a pas pu nommer expressément le pays où se passe le roman (à cause de l’appropriation culturelle) mais je pense que les indices donnés ici et là nous mettent facilement sur la piste du Guatemala, surtout connaissant l’attachement de l’autrice à ce pays aux paysages fantastiques et à ses habitants à la culture si inspirante.

Merci à Joyce Maynard d’avoir écrit ce bijou qui non seulement nous fait nous échapper de notre quotidien mais surtout qui fait un bien fou à l’âme.

Ma note: ♥♥♥♥♥


J’ai lu: Où vivaient les gens heureux de Joyce Maynard

Hello tout le monde !

Je vous retrouve aujourd’hui pour vous parler du roman Où vivaient les gens heureux de l’autrice américaine Joyce Maynard dont j’ai déjà lu plusieurs livres qui m’ont tous beaucoup plu (baby love et les filles de l’ouragan notamment). J’ai vraiment envie de découvrir toute la bibliographie de cette autrice dont je chéris particulièrement la plume.

 ♥ = Bof bof, à éviter

♥♥ = Sympa, sans plus

♥♥♥ = Pas mal du tout , j’ai passé un bon moment !

♥♥♥♥ = A lire absolument !

♥♥♥♥♥ = Attention, gros coup de cœur !

Les (♥) représentent les demis 

L’image provient de mon instagram.

Où vivaient les gens heureux

Nombre de pages: 560 pages

Maison d’édition: Philippe Rey

Date de parution (dans cette édition): 19 août 2021

4ème de couverture:

Lorsque Eleanor, jeune artiste à succès, achète une maison dans la campagne du New Hampshire, elle cherche à oublier un passé difficile. Sa rencontre avec le séduisant Cam lui ouvre un nouvel univers, animé par la venue de trois enfants : la secrète Alison, l’optimiste Ursula et le doux Toby.
Comblée, Eleanor vit l’accomplissement d’un rêve. Très tôt laissée à elle-même par des parents indifférents, elle semble prête à tous les sacrifices pour ses enfants. Cette vie au cœur de la nature, tissée de fantaisie et d’imagination, lui offre des joies inespérées. Et si entre Cam et Eleanor la passion n’est plus aussi vibrante, ils possèdent quelque chose de plus important : leur famille. Jusqu’au jour où survient un terrible accident…
Dans ce roman bouleversant qui emporte le lecteur des années 1970 à nos jours, Joyce Maynard relie les évolutions de ses personnages à celles de la société américaine – libération sexuelle, avortement, émancipation des femmes jusqu’à l’émergence du mouvement MeToo… Chaque saison apporte ses moments de doute ou de colère, de pardon et de découverte de soi.
Joyce Maynard explore avec acuité ce lieu d’apprentissage sans pareil qu’est une famille, et interroge : jusqu’où une femme peut-elle aller par amour des siens ? Eleanor y répond par son élan de vie. Son inlassable recherche du bonheur en fait une héroïne inoubliable, avec ses maladresses, sa vérité et sa générosité.

Mon avis:

Ce roman est une merveille du début à la fin. Dès les premières pages, on est embarqués dans la vie d’ Eleanor, jeune femme indépendante mais ayant un grand besoin d’affection (en rapport avec une enfance pas vraiment rose), qui va ensuite tomber amoureuse d’un homme, Cam, (qui se révélera ne pas être aussi parfait que prévu) et avoir trois enfants.

Ce roman aborde des thèmes comme la séparation, le deuil, les abus sexuels ou encore la transsexualité. 

Mais ce n’est pas qu’une accumulation de malheurs, au contraire. Dans cette vie somme toute plutôt ordinaire d’une famille sans grands moyens, on y trouve surtout de l’amour et du respect, même si la vie n’épargne pas Eleanor, elle arrive toujours à reprendre le dessus, elle est pleine de ressources. Les drames jonchent pourtant son existence mais elle se relève toujours.

Parfois, il faut partir de chez soir pour devenir la personne qu’on doit être.

Où vivaient les gens heureux, de Joyce Maynard, page 29

J’ai vraiment su me mettre dans la peau de l’héroïne, Eleanor, qui se pose beaucoup de questions sur ses enfants, sa maternité, son couple et la vie en général. Ses questionnements ne la rendent que plus attachante et « réelle ».

J’ai trouvé que l’autrice avait le don pour trouver les mots justes pour exprimer des émotions universelles où le plus grand nombre pourrait se retrouver. 

Quelque part au cours du processus qui l’avait amenée à être mère, elle avait perdu une partie d’elle-même.

Où vivaient les gens heureux, de Joyce Maynard, page 113.

C’est un roman qui a vraiment résonné très fort en moi et Eleanor restera longtemps dans ma mémoire, c’est un personnage fort et inspirant que j’ai quitté avec beaucoup de regrets. La plume de Joyce Maynard est sublime.

Une perle qu’il vous faut lire de toute urgence!

Ma note: ♥♥♥♥♥