J’ai lu: Les enfants sont rois de Delphine de Vigan

Hello tout le monde !

Je vous retrouve aujourd’hui pour vous parler du roman les enfants sont rois de l’autrice Delphine de Vigan.

 ♥ = Bof bof, à éviter

♥♥ = Sympa, sans plus

♥♥♥ = Pas mal du tout , j’ai passé un bon moment !

♥♥♥♥ = A lire absolument !

♥♥♥♥♥ = Attention, gros coup de cœur !

Les (♥) représentent les demis 

L’image provient de mon instagram.

les enfants sont rois

Nombre de pages: 352 pages

Maison d’édition: Gallimard

Date de parution (dans cette édition): 4 mars 2021

4ème de couverture:

« La première fois que Mélanie Claux et Clara Roussel se rencontrèrent, Mélanie s’étonna de l’autorité qui émanait d’une femme aussi petite et Clara remarqua les ongles de Mélanie, leur vernis rose à paillettes qui luisait dans l’obscurité. “ On dirait une enfant ”, pensa la première, “elle ressemble à une poupée”, songea la seconde.Même dans les drames les plus terribles, les apparences ont leur mot à dire. « A travers l’histoire de deux femmes aux destins contraires, Les enfants sont rois explore les dérives d’une époque où l’on ne vit que pour être vu. Des années Loft aux années 2030, marquées par le sacre des réseaux sociaux, Delphine de Vigan offre une plongée glaçante dans un monde où tout s’expose et se vend, jusqu’au bonheur familial.

Mon avis:

Ce roman met en exergue les dangers et dérives des réseaux sociaux et le mal que la surexposition sur ces plateformes peut faire aux enfants.  

On lit ce roman comme en apnée, tant il donne un sentiment de claustrophobie. On sent poindre le drame dès les premiers chapitres.

Mélanie, jeune femme passionnée de téléréalité, ne vit que par les réseaux sociaux et les vidéos qu’elle fait avec ses enfants Sammy et Kimmy et qu’elle poste sur YouTube et Instagram. Toute leur vie est déballée, décortiquée. Les enfants n’ont pas un instant de répit. Quand la petite Kimmy disparaît, le monde de Mélanie explose. 

Clara Roussel est une jeune inspectrice de police chargée de retrouver la petite fille. Bien que déterminée à faire la lumière sur cette affaire, elle se rend vite compte également en visionnant toutes les vidéos tournées par Mélanie que la vie de ses enfants n’est de loin pas idéale. Obligés d’être de bonne humeur pour leurs abonnés et de jouer un rôle, ils en oublient tout simplement d’être des enfants. Moqués par leurs camarades de classes, ils n’ont pas d’amis et presque aucun loisir. Ils doivent juste divertir leurs abonnés.

J’ai trouvé ce roman glaçant par bien des aspects. Delphine de Vigan nous expose les faits d’une manière presque chirurgicale et plutôt détachée. On sent qu’elle n’a pas beaucoup d’empathie pour Mélanie (en tout cas c’est le ressenti que j’ai eu) mais est complètement du côté de Clara qui essaie de sauver les enfants « exploités » par leurs parents.

Je trouve que ce roman a une résonnance particulière dans notre époque où il faut à tout prix se montrer sur les réseaux sociaux et n’exister que par eux et les likes qu’ils génèrent. Comme si nous avions toujours besoin de l’assentiment des autres pour être heureux. De plus, les fortunes que rapportent ces chaînes Youtube et comptes sur les réseaux sociaux incitent les jeunes parents à entrer dans ce cercle vicieux. Triste époque.

Etant moi-même maman de 2 petites filles, ce roman m’a conforté dans l’idée que je fais bien de ne pas les exposer sur les réseaux sociaux. 

Un roman qui m’a passionnée, un vrai page-turner. 

J’avais été déçue par « les loyautés » que j’avais trouvé un peu bâclé car trop court. De ce fait, j’ai trouvé ce roman-là bien plus abouti car il va vraiment au bout de son sujet. Les deux derniers chapitres sont presque effrayants.

A lire d’urgence!

Ma note: ♥♥♥♥♥


[SP]J’ai lu: Les aventuriers de l’Autre Monde de Luca Di Fulvio

Hello tout le monde !

Je vous retrouve aujourd’hui pour vous parler du roman Les aventuriers de l’Autre Monde de Luca Di Fulvio que j’ai eu la chance de recevoir de la part des éditions Slatkine & Cie. Il s’agit du premier roman jeunesse de l’auteur.

 ♥ = Bof bof, à éviter

♥♥ = Sympa, sans plus

♥♥♥ = Pas mal du tout , j’ai passé un bon moment !

♥♥♥♥ = A lire absolument !

♥♥♥♥♥ = Attention, gros coup de cœur !

Les (♥) représentent les demis 

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les aventuriers de l'autre monde

Nombre de pages: 221 pages

Maison d’édition: Slatkine & Cie

Date de parution (dans cette édition): 8 octobre 2020

4ème de couverture:

Derrière L’Autre Mer, il y a l’Autre Monde, un royaume interdit où tout est inversé: le jour devient la nuit, les petits se changent en grands et les bons sont méchants. 
Rares sont ceux qui sont allés dans l’Autre Monde. 
Personne n’en n’est jamais revenu.
Lily, Red et Max, décident de tenter l’aventure. 
On est pirate ou on ne l’est pas.

Mon avis:

J’ai vraiment bien aimé l’ambiance de ce roman d’aventure dont le public cible est les 9-12 ans je pense. 

Les trois héros, Lily, Red et Max, sont attachants et drôles, j’ai beaucoup aimé la façon dont ils se sont rencontrés et la manière dont ils sont restés liés par la suite. Chacun à ses forces et ses faiblesses propres mais ensemble ils se complètent parfaitement. A Lily l’intuition et l’intelligence, à Red la force physique et l’intrépidité et à Max les jeux d’esprit et le courage.

Le méchant de l’histoire est cruel et impressionnant juste ce qu’il faut sans pour autant faire faire des cauchemars aux enfants (enfin du moins je le pense!). Cependant, il fait tout de même son petit effet!

J’ai beaucoup aimé également les personnages des mouettes qui sont assez drôles dans leur manière de penser. Le fait d’inverser toutes les choses dans l’Autre-Monde est original et apprend aux enfants qu’il faut se méfier des apparences.

J’ai apprécié le fond de l’histoire qui prône les valeurs de l’amitié et de la bravoure

La seule critique que je pourrais émettre est que les chapitres se passant réellement dans l’Autre-Monde sont assez courts et ce n’est qu’une toute petite partie du roman. J’aurais voulu un peu plus découvrir ce monde à l’envers! Mais sinon l’histoire est cohérente et intéressante, même pour un(e) adulte 🙂 Simplement, j’aurais peut-être apprécié une cinquantaine de pages supplémentaires 🙂

Luca di Fulvio nous prouve avec ce roman qu’il sait se diversifier et sortir de sa zone de confort. Sa plume est accessible pour les plus jeunes, le vocabulaire riche mais pas compliqué. De plus, à la fin du roman on retrouve un lexique de tous les termes relatifs à la navigation ce que j’ai trouvé très utile et malin de la part de l’auteur.

En outre, j’ai trouvé les lettrines de début de chapitres très jolies (avec des dessins relatifs à l’histoire) et je pense qu’il fallait souligner le joli travail d’édition de Slatkine & Cie 🙂

Bref, j’ai pris beaucoup de plaisir à me plonger dans ce roman jeunesse (j’aurais adoré le lire enfant!) et le relirai avec plaisir avec mes filles dans quelques années!

Ma note: ♥♥♥♥


Un grand merci aux éditions Slatkine & Cie pour l’envoi de ce SP!

J’ai lu: Une chance sur un milliard de Gilles Legardinier

Hello tout le monde !

Je vous retrouve aujourd’hui pour vous parler du roman Une chance sur un milliard de l’auteur Gilles Legardinier dont j’avais beaucoup aimé « et soudain tout change ».

 ♥ = Bof bof, à éviter

♥♥ = Sympa, sans plus

♥♥♥ = Pas mal du tout , j’ai passé un bon moment !

♥♥♥♥ = A lire absolument !

♥♥♥♥♥ = Attention, gros coup de cœur !

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une chance sur un milliard

Nombre de pages: 432 pages

Maison d’édition: Flammarion

Date de parution (dans cette édition): 7 octobre 2020

4ème de couverture:

Je venais d’avoir onze ans lorsque j’ai pris conscience de ce qu’était le destin. C’est drôle, en repensant à cette soirée et à tout ce qui m’est arrivé d’important depuis, je me dis que dans une vie, on ne voit jamais venir les événements qui vont vraiment compter. Depuis ce jour, plus personne ne m’a pris dans ses bras. Enfin, jusqu’à la semaine dernière. C’était encore pour m’annoncer une nouvelle qui allait dynamiter mon existence. Il n’y a pas que les insectes qui se prennent des coups de pantoufle. Je ne sais pas qui les donne, mais si c’est un dieu, il chausse grand. À travers une histoire aussi réjouissante qu’émouvante, Gilles Legardinier nous entraîne au moment où chacun doit décider de ce qui compte réellement dans sa vie. Plus de temps à perdre. Plus question de s’égarer. Se jeter sans filet. Remettre les pendules à l’heure, dire, faire, espérer. Aimer, libre comme jamais.

Mon avis:

Après un début à mon sens un peu long, j’ai vraiment été emportée par l’histoire. Le narrateur, jeune trentenaire prénommé Adrien, apprend qu’il est atteint d’une maladie malheureusement incurable et qu’il n’a plus beaucoup d’années à vivre. 

Depuis là, Adrien va vouloir remettre un peu d’ordre dans sa vie et va vouloir renouer avec la femme (qu’il pense être) de sa vie, qui l’avait quitté quelques mois plus tôt. 

Il comprend également très vite qu’il se fait manipuler par son associé dans sa propre entreprise et contrairement à certains livres où le héros se fait rouler dans la farine, là ça n’arrive pas et j’ai trouvé ça plutôt réjouissant 🙂

J’ai aimé le fait qu’Adrien veuille reprendre sa vie en main, sans se soucier de l’avis des autres. Comme il se sait condamné, il veut vraiment accomplir des choses qui lui tiennent à coeur. 

Le roman aurait pu virer au pathos mais c’est tout le talent de Gilles Legardinier qui sait toujours nous faire voir – ainsi qu’à ses personnages – le verre à moitié plein plutôt qu’à moitié vide. Adrien est drôle, intelligent et j’ai beaucoup aimé la narration à la première personne du singulier. 

Adrien est bien entouré mais ne dit rien de sa maladie pour ne pas que ses proches le prennent en pitié et changent de comportement à son égard. 

J’ai aimé retrouver la plume – faussement – légère de Gilles Legardinier qui sait inventer toute une galerie de personnages attachants (l’ex belle-mère, cash mais de très bon conseil, le meilleur ami un peu dérangé mais tellement drôle, etc.). A part les deux premiers chapitres de mise en place que j’ai trouvé un peu fouillis, le reste est un régal!

Bref, j’ai ri, j’ai tremblé et j’ai passé un excellent moment en compagnie d’Adrien. Ce roman est un hymne à la vie, à l’amitié et à l’amour. Un très bon cru!

Ma note: ♥♥♥♥(♥)


J’ai lu: La brodeuse de Winchester de Tracy Chevalier

Hello tout le monde !

Je vous retrouve aujourd’hui pour vous parler du roman La brodeuse de Winchester de l’autrice Tracy Chevalier dont j’avais lu « la vierge en bleu » qui avait plutôt été une bonne lecture ! C’est également l’autrice du très célèbre roman « la jeune fille à la perle ». Son domaine de prédilection est donc les romans historiques romancés, tout ce que j’adore!

 ♥ = Bof bof, à éviter

♥♥ = Sympa, sans plus

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Nombre de pages: 352 pages

Maison d’édition: La Table Ronde

Date de parution (dans cette édition): 25 juin 2020

4ème de couverture:

Winchester, 1932. Violet Speedwell, dactylo de trente-huit ans, fait partie de ces millions de femmes restées célibataires depuis que la guerre a décimé toute une génération de fiancés potentiels. « Femme excédentaire », voilà l’étiquette qu’elle ne se résigne pas à porter, à une époque où la vie des femmes est strictement régentée. En quittant une mère acariâtre, Violet espérait prendre son envol, mais son maigre salaire lui permet peu de plaisirs et son célibat lui attire plus de mépris que d’amis. Le jour où elle assiste à un curieux office à la cathédrale, elle est loin de se douter que c’est au sein d’un cercle de brodeuses en apparence austère – fondé par la véritable Louisa Pesel – qu’elle trouvera le soutien et la créativité qui lui manquent. En se liant d’amitié avec l’audacieuse Gilda, Violet découvre aussi que la cathédrale abrite un tout autre cercle, masculin cette fois, dont Arthur, sonneur de cloches, semble disposé à lui dévoiler les coulisses. A la radio, on annonce l’arrivée d’un certain Hitler à la tête de l’Allemagne.

Mon avis:

Violet Speedwell est une jeune femme qui rêve d’être indépendante mais se retrouve sans cesse confrontée à son statut de femme célibataire et vieillissante. Son pauvre salaire lui permet à peine de louer une chambre et de vivre décemment. Le poids de la solitude lui pèse un peu sur le moral et à défaut d’avoir des enfants elle aimerait avoir une passion à laquelle elle pourrait s’adonner. De ce fait, quand elle rencontre les femmes du cercle de broderie de la cathédrale, elle est de suite intriguée et séduite par l’idée de laisser une trace d’elle en brodant des coussins et des parures pour cette magnifique cathédrale. 

Là-bas, elle fera la connaissance de Gilda, jeune femme un peu fofolle et anti conventionnelle dont la compagnie lui fait un bien fou. Violet est une femme en avance sur son temps, elle a des aventures sans lendemain de temps à autre et espère que la condition des femmes s’améliorera. Elle déplore que celles-ci arrêtent leur activité professionnelle à l’arrivée des enfants. De fait, le patron de la compagnie d’assurance pour laquelle elle travaille pense que le salaire d’une femme est accessoire, un complément à celui de son mari. Violet va arriver à lui faire changer un peu sa vision des choses grâce à son bon travail et son caractère affirmé. 

J’ai aimé toute cette facette de l’histoire, où l’on comprend la misère dans laquelle vit Violet, qui doit rapiécer ses vêtements et ne peut s’offrir aucun loisir car cela grèverait son budget nourriture. 

J’ai apprécié également en apprendre plus sur les broderies et l’ambiance décrite par l’autrice dans ce cercle bien particulier. Louisa Pesel, sa fondatrice, a bel et bien existé et j’ai vraiment aimé apprendre à connaître cette femme curieuse et cultivée, voyageuse et téméraire. Les broderies dans la cathédrale ont aussi existé pour de bon 😉 (je ne sais pas si elles sont encore en place par contre!)

Tous les personnages sont attachants et toute la partie sur le cercle des sonneurs de cloches est également passionnante. Arthur, sonneur de cloches d’âge mûr dont Violet tombe amoureuse, est partagé entre son attraction envers Violet et son attachement à sa femme malade dont il a la charge. 

Violet est un personnage particulièrement intéressant car elle est vive d’esprit, travailleuse, empathique. Elle se sacrifie sans cesse pour les autres et est toujours partagée entre son besoin d’émancipation et le remord d’avoir laissé seule sa mère trop envahissante. 

Ce roman aborde des thèmes importants (mais sans tomber dans les clichés) comme l’homosexualité, la pauvreté, le féminisme ou encore l’adultère. 

Je pense que c’est le fait qu’il y ait du vrai et du romancé dans les romans de Tracy Chevalier qui fait que j’adore vraiment sa plume. Un vrai voyage dans le temps!

Ma note: ♥♥♥♥♥


[SP]J’ai lu: Elisabeth H. « Une femme comme les autres » de Martine Ruchat

Hello tout le monde !

Je vous retrouve aujourd’hui pour vous parler du livre Elisabeth H. « Une femme comme les autres » de Martine Ruchat que j’ai eu la chance de recevoir de la part des Editions Slatkine.

 ♥ = Bof bof, à éviter

♥♥ = Sympa, sans plus

♥♥♥ = Pas mal du tout , j’ai passé un bon moment !

♥♥♥♥ = A lire absolument !

♥♥♥♥♥ = Attention, gros coup de cœur !

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Nombre de pages: 240 pages

Maison d’édition: Slatkine

Date de parution (dans cette édition): 23 février 2021

4ème de couverture:

Récit biographique et roman de formation tout àa la fois, ce livre dresse le portrait d’une femme, pédagogue et féministe, engagée socialement dès la fin du XIXe siècle. Née dans le canton protestant de Neuchâtel, elle ne peut se résoudre au mariage et a être mère. Son destin sera autre : elle choisit une profession au service des enfants et de l’écriture. Elle se frotte aux idées étroites sur l’éducation, elle s’enthousiasme pour des pensées libertaires, elle pratique l’éducation nouvelle en France, en Allemagne, en Suisse et se voue a l’éducation des jeunes filles. Dès 1906, le mot « émancipation » est entré dans son vocabulaire. Qui est Elisabeth H. ? Une vie de femme exemplaire qui résonne au-delà de la Suisse et de son temps.

Mon avis:

Ce documentaire un peu romancé a tout de suite retenu mon attention car il relate le parcours d’Elisabeth Huguenin, féministe avant l’heure en suisse à la fin du XIXème siècle. Cette jeune femme d’origine neuchâteloise faisait partie d’une famille où les enfants mourraient jeunes. Les soins n’étaient pas ce qu’ils sont maintenant… Elle a soif de vivre, d’apprendre et surtout soif d’être indépendante. Devenue maîtresse d’école dans un petit village, elle se morfond très vite et rêve de pouvoir enseigner dans de plus grandes écoles. 

Elle va rencontrer plusieurs personnes qui vont lui apprendre des méthodes révolutionnaires d’enseignement en Allemagne et en France. Mais la guerre gronde et après avoir pas mal bourlingué d’écoles en écoles, elle va revenir en Suisse où la situation est plus calme.

Elle a envie d’être libérée tant du point de vue professionnel que personnel mais influencée par ses croyances bibliques et son éducation puritaine, elle n’arrive pas à profiter des plaisirs que la vie lui offre. Elle ne vit donc pas vraiment de relation amoureuse car sans être mariée elle n’arrive pas à se lâcher complètement. 

Elle va donc consacrer sa vie à ses élèves et à l’écriture, vu qu’elle transpose ses envies et désirs dans des romans à la fois dramatiques et romantiques. 

J’ai aimé découvrir le personnage d’Elisabeth H., même si j’ai trouvé la plume de l’autrice parfois un peu redondante. En effet, les fins de chapitres se ressemblent énormément et elle utilise souvent « Elisabeth H. » alors qu’elle aurait juste pu écrire Elisabeth pour un effet un peu moins solennel. (même si je pense que c’était voulu, pour montrer son respect pour cette grande dame)

J’ai été heureuse de lire ce livre car il m’a montré qu’il y a des années des femmes se battaient déjà pour nos droits et le fait que nous soyons instruites au même titre que les hommes. 

On ressent tout de même tout au long du livre que ce sont les hommes qui mènent la danse et qu’Elisabeth dépend toujours d’eux même si financièrement elle s’en sort seule.  Elle sait très bien qu’il suffirait d’un grain de sable pour que toute sa méthode d’enseignement soit remise en cause. 

J’ai aimé également le fait qu’elle trouve si facilement des places de travail à gauche à droite et que pleins de propositions de travail lui soient faites même hors frontières suisses.  J’avoue que de nos jours cela ne serait certainement pas aussi facile !

En tout cas, j’ai trouvé ce roman très intéressant et instructif et ai trouvé son héroïne très inspirante même si un peu trop austère! 

Ma note: ♥♥♥(♥)


Un grand merci aux éditions Slatkine pour l’envoi de ce SP!

J’ai lu: L’embellie d’Auður Ava Ólafsdóttir

Hello tout le monde !

Je vous retrouve aujourd’hui pour vous parler du roman L’embellie de l’autrice islandaise Auður Ava Ólafsdóttir.

 ♥ = Bof bof, à éviter

♥♥ = Sympa, sans plus

♥♥♥ = Pas mal du tout , j’ai passé un bon moment !

♥♥♥♥ = A lire absolument !

♥♥♥♥♥ = Attention, gros coup de cœur !

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Nombre de pages: 408 pages

Maison d’édition: Points

Date de parution (dans cette édition): 16 avril 2014

4ème de couverture:

Son mari l’a quittée avec le matelas et le sommier. Pour ne rien arranger, sa meilleure amie, enceinte, lui confie son fils de quatre ans, étrange petit bonhomme presque sourd. Cette semaine-là, cette femme libre gagne également deux fois à la loterie ! Une seule solution : partir. Prendre des vacances d’été en hiver avec le petit Tumi, à la découverte des landes sauvages de l’Islande.

Mon avis:

J’avais déjà lu plusieurs livres de cette autrice au style assez particulier. Ses héroïnes sont souvent un peu loufoques et c’est un sacré bordel (vous m’excuserez pour ce mot, mais je n’ai rien trouvé de plus adapté) dans leur tête. 

Cette fois-ci, on suit une jeune femme – traductrice de métier et parlant couramment 11 langues – qui trompe son mari et se fait quitter par celui-ci pour une autre femme (apparemment elle n’était pas la seule à aller voir ailleurs). On comprend très vite qu’elle a peur de l’engagement, peur de perdre sa liberté durement acquise au fil des années et de devoir renoncer à tout cela en devenant maman et même en s’engageant totalement avec une seule personne. 

Sa meilleure amie s’étant cassé une jambe durant les dernières semaines de sa grossesse gémellaire, elle lui demande de s’occuper de son fils Tumi, petit garçon de 4 ans presque sourd et très myope. Bien évidemment, elle ne peut qu’accepter, même si les enfants ne sont pas trop sa tasse de thé.

Au contact de ce petit garçon, la narratrice va commencer à voir autrement sa vie et ses aspirations. Elle va comprendre que les belles choses sont aussi dans la simplicité et la monotonie du quotidien. Elle va aussi apprendre à ne pas vivre toujours à 100 à l’heure.

Ce roman est un questionnement sur la femme d’aujourd’hui. Comment tout concilier, amour, travail, famille ? C’est surtout une ode à la liberté. Liberté dans le sens de pouvoir vivre sans vraiment avoir de contraintes et de liberté dans le sens plus général du terme étant donné que la narratrice et le petit garçon vont partir s’installer dans le chalet d’été (gagné à la loterie) de la narratrice au fin fond de la campagne islandaise. 

Même si j’ai trouvé le début du roman très fouillis et que la narratrice sautait un peu du coq à l’âne (j’avais eu la même impression en lisant « L’Exception » de la même autrice), j’ai finalement bien réussi à me plonger dans ce roman. 

La thématique était intéressante, même si certains passages étaient un peu confus à mon goût (tous les passages avec les amants de la narratrice). 

Un roman qui donne envie d’aller se ressourcer en Islande!

Ma note: ♥♥♥


J’ai lu: La machine Ernetti de Roland Portiche

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Je vous retrouve aujourd’hui pour vous parler du roman La machine Ernetti de l’auteur Roland Portiche, acheté un peu par hasard lors d’une virée à la Fnac, et quel heureux hasard !

 ♥ = Bof bof, à éviter

♥♥ = Sympa, sans plus

♥♥♥ = Pas mal du tout , j’ai passé un bon moment !

♥♥♥♥ = A lire absolument !

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Nombre de pages: 448 pages

Maison d’édition: Albin Michel/Versilio 

Date de parution (dans cette édition): 3 juin 2020

4ème de couverture:

L’incroyable histoire vraie d’une machine à explorer le temps, cachée dans les archives secrètes du Vatican !

Mars 1938. Le physicien italien Ettore Majorana disparaît au large de la Sicile.
Avec lui, le projet secret sur lequel il travaillait depuis des années.

Automne 1955. On retrouve par miracle les notes du physicien disparu.
Elles inspirent au père Ernetti une idée folle : construire une machine à voir dans le temps. Un chronoviseur.

Sur ordre de Pie XII, le prêtre plonge deux mille ans en arrière. L’objectif est simple : prouver l’existence du Christ.

Commence alors une course folle entre le Vatican, la CIA, le KGB et le Mossad. Car ce que le père Ernetti va découvrir, en pleine Guerre froide, pourrait changer l’ordre du monde. 

Ce roman est fondé sur une histoire vraie.

Mon avis:

Je ne vais pas y aller par quatre chemins, j’ai adoré ce roman!  Voilà, merci d’être passé, aurevoir 🙂 

Non, sans plaisanter, ce roman était vraiment passionnant. Déjà, le thème: Le Vatican et ses secrets, je dois avouer que tout ce qui touche aux mystères entourant l’église catholique m’intéresse et m’intrigue énormément!

Il faut savoir que le fond de l’histoire est vrai étant donné que le père Ernetti a bel et bien construit une machine du genre qui serait dans les caves du Vatican …. 

Du coup, j’ai adoré me plonger dans cette intrigue digne d’un roman de Dan Brown. D’après les notes retrouvées d’un autre prêtre, le père Pellegrino Ernetti va devoir – sur la demande du pape en place à ce moment-là – construire une machine à voir dans le temps. Le but ? Prouver au monde qui devient de plus en plus agnostique que Jésus a bel et bien existé, et par la même occasion rallumer la flamme des croyants. 

De là, on suit donc la construction de ladite machine. Tout de suite, je me suis attachée à la personnalité naïve et enthousiaste du jeune père Ernetti. A côté de sa passion pour les sciences, il est tout d’abord (en plus d’être prêtre) musicologue et exorciste(!). Il se fait manipuler par tout le monde mais garde tout de même la tête haute. Il est toujours partagé entre sa curiosité naturelle de découvrir et voir le passé et émets tout de même une réserve. Au fond de lui, il sait que ce n’est pas vraiment « bien » ce qu’il est en train de faire. 

Bien entendu, les ennemis du pape ont des yeux et des oreilles qui trainent et très vite, d’autres personnes convoitent cette machine pour servir leurs propres intérêts. S’engage alors une sorte de course contre la montre pour s’approprier la machine avant que des révélations soient faites.

On suit alternativement le père Ernetti, bien sûr, et Natacha, une jeune doctorante en archéologie, qui va se faire engager par le Mossad grâce à ses connaissances des langues et devra également enquêter sur la machine. J’ai beaucoup aimé la passion que mets la jeune femme dans son travail, elle refuse d’abandonner même quand son supérieur le lui demande. Une femme forte (dans tous les ses du termes, vu qu’elle sait très bien se battre aussi!). 

L’écriture est moderne et fluide et tous les éléments s’enchaînent parfaitement. 

Personnellement, j’ai tremblé plus d’une fois pour le père Ernetti car j’avais peur qu’il ne lui arrive des bricoles. 

J’avais peur que le livre soit un peu trop technique mais pas du tout, l’auteur a su expliquer les choses avec des mots simples sans nous assommer avec des pages et des pages d’explications. 

Un roman sur la force de nos convictions, mais également sur la cupidité des hommes et leur envie de toujours tout maîtriser, bien que cela ne soit pas toujours possible. D’ailleurs, n’est-il pas parfois mieux de ne pas savoir toute la vérité et de garder intacts certains mystères de notre monde?

Un régal et un énorme coup de cœur pour ma part, je me souviendrai longtemps de la machine Ernetti !

Et d’ailleurs, alors que j’allais cliquer sur le bouton « publier », je viens de voir la sortie imminente (le 1er avril, et ce n’est pas un poisson) de la « suite » de ce roman dont le titre est « Ernetti et l’énigme de Jérusalem ». J’ai hâte d’y être !

Ma note: ♥♥♥♥♥


J’ai lu: Récidive de Sonja Delzongle

Hello tout le monde !

Je vous retrouve aujourd’hui pour vous parler du roman Récidive de l’autrice Sonja Delzongle.

 ♥ = Bof bof, à éviter

♥♥ = Sympa, sans plus

♥♥♥ = Pas mal du tout , j’ai passé un bon moment !

♥♥♥♥ = A lire absolument !

♥♥♥♥♥ = Attention, gros coup de cœur !

Les (♥) représentent les demis 

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Nombre de pages: 301 pages

Maison d’édition: Denoël

Date de parution (dans cette édition): 2017

4ème de couverture:

Entre le père et la fille, l’heure de la vengeance a sonné…

Saint-Malo, hiver 2014. Du haut des remparts, sorti de prison, Erwan Kardec contemple la mer en savourant sa liberté. Il y a trente ans, il a tué sa femme à mains nues, devant leur fille, Hanah.
Jamais il n’aurait été démasqué si la fillette n’avait eu le courage de le dénoncer. Malade, nourri d’une profonde haine, il n’aura de cesse de la retrouver avant de mourir.
À New York, au même moment, Hanah qui a appris la libération de l’assassin de sa mère est hantée par le serment qu’il lui a fait de se venger. De cauchemars en insomnies, son angoisse croît de jour en jour.
Pourquoi a-t-il tué sa mère ? Quand surgira-t-il ? Quels sont ces appels anonymes ?
La confrontation est inévitable.
Quand on est traqué, mieux vaut-il se cacher, ou regarder la mort dans les yeux ?

Mon avis:

J’avais beaucoup aimé « Quand la neige danse » de la même autrice donc j’avais hâte de retrouver son héroïne la profileuse Hanah Baxter dans la suite de ses aventures. De la même autrice, j’avais beaucoup moins apprécié « Boréal » que j’avais trouvé un peu bâclé. Du coup, je ne savais pas trop à quoi m’attendre…

On retrouve donc Hanah quelques temps après les faits de « Quand la neige danse », installée à New York ou vit également son ex compagne Karen. Entre ces deux, on sent qu’il y a encore beaucoup de sentiments et qu’elles sont liées pour toujours. Simplement, elles n’arrivent pas à se l’avouer et à faire les concessions nécessaires afin que leur histoire fonctionne.

Je n’avais plus trop en tête les événements du roman précédent mais cela ne m’a pas du tout dérangée dans ma lecture 🙂 par contre, j’ai enchainé directement en mars avec la suite (et dernier volet des aventures d’Hanah Baxter) « l’homme de la plaine du nord » dont je vous reparlerai bientôt.

J’ai aimé la pulsion de vie qui anime Hanah, son envie de s’en sortir et sa combativité. C’est un personnage très inspirant ! 

Une grande partie du roman est consacrée à Erwan Kardec, le père d’Hanah, qui vient de sortir de prison. On comprend ensuite que le mal qui est en lui et qui l’avait fait tuer sa femme est toujours présent et ses pulsions toujours plus fortes. Il pense que tuer sa fille sera l’apothéose de sa vie, surtout qu’il est malade et se sait condamné. 

Durant tout le roman, on tremble pour Hanah car son père n’est apparemment pas le seul à lui en vouloir… 

J’ai trouvé vraiment intéressante la construction de ce roman, l’autrice sait se ménager des fins de chapitres au suspense insoutenable ce qui fait que les pages défilent à une vitesse folle. 

J’ai beaucoup aimé ce thriller car l’autrice sait rendre tous ses personnages très humains. Personnellement j’ai eu de la peine à chaque fois qu’il est arrivé quelque chose à l’un d’eux ! Je trouve que l’autrice fait preuve de beaucoup d’empathie envers ses personnages et c’est aussi ce qui les rend attachants. 

Certaines scènes sont assez gores et pourraient heurter certaines sensibilités donc je pense qu’il est bien de le mentionner ici.

J’ai passé un excellent moment de lecture et me réjouis de lire le nouveau roman de l’autrice, « Cataractes » il me semble 🙂

Ma note: ♥♥♥♥


[SP]J’ai lu: L’émouvante et singulière histoire du dernier des lecteurs de Daniel Fohr

Hello tout le monde !

Je vous retrouve aujourd’hui pour vous parler du livre (au titre à rallonge mais qui attire instantanément l’attention!) L’émouvante et singulière histoire du dernier des lecteurs de Daniel Fohr que j’ai eu la chance de recevoir de la part des éditions Slatkine & Cie. 

 ♥ = Bof bof, à éviter

♥♥ = Sympa, sans plus

♥♥♥ = Pas mal du tout , j’ai passé un bon moment !

♥♥♥♥ = A lire absolument !

♥♥♥♥♥ = Attention, gros coup de cœur !

Les (♥) représentent les demis 

L’image provient de mon Instagram.

Nombre de pages: 149 pages

Maison d’édition: Slatkine & Cie

Date de parution (dans cette édition): 28 janvier 2021

4ème de couverture:

L’espèce des lecteurs est vouée à disparaître…

Un jour l’espèce aura complètement disparu.
Il y avait le dernier des Mohicans. Il y aura le dernier ours blanc.
Voici l’histoire du dernier des lecteurs. Un roman-manifeste à faire lire aux hommes avant qu’il ne soit trop tard.

Je peux vous prédire que, dans trente ans, sinon avant, il y aura autant de lecteurs de littérature qu’il y a aujourd’hui de lecteurs de poésie latine.
Philippe Roth, 2013

Découvrez ce roman-manifeste, à lire avant qu’il ne soit trop tard …

Mon avis:

J’ai trouvé que le sujet de ce livre était bien pensé et effectivement, de nos jours, on dénombre beaucoup moins d’hommes qui lisent (des livres) que des femmes. 

Il est vrai que de tout temps, ce loisir a été catalogué comme oisif donc plus facilement réservé aux femmes (machisme!)… et d’ailleurs dans le roman, le seul homme qui lit encore n’est pas pris au sérieux par les autres hommes et se fait un peu brimer.

Le narrateur, qui est donc le dernier lecteur au monde, se travestit même en femme pour pouvoir lire sur les bancs publics sans être ennuyé.  Tout le monde de l’édition est également bousculé car les romans visent dorénavant un public essentiellement (voire uniquement) féminin -ce qui se vend donc -, ce qui n’encourage pas les hommes à se replonger dans un roman vu que la littérature ne leur est plus destinée. Les auteurs masculins de font de plus en plus rares.

Même si ce roman force le trait sur certains aspects déjà présents de nos jours (certaines catégories de romans destinées aux femmes et d’autres plutôt aux hommes, ce qui est totalement absurde car chacun a bien le droit de lire ce qu’il veut), j’ai aimé cette espèce incursion dans un futur un peu alarmiste. On sent derrière ses mots que l’auteur aime vraiment la littérature et les livres en tant qu’objets (et pas seulement de décoration!).

J’ai beaucoup aimé le passage où le narrateur joue un jeu avec une amie (son ex petite amie) où ils doivent deviner le titre d’un livre en se faisant lire la première phrase de celui-ci. Il y avait eu un TAG qui avait circulé sur booktube avec ce genre de défi il y a quelques années, je trouve cela hyper difficile et suis admirative des gens qui arrivent à se souvenir de chaque incipit des livres de leur bibliothèque.

Quand on referme ce roman, on a juste envie de prendre nos livres un à un, de les renifler, les feuilleter et les chérir. Pour que jamais aucun genre ne disparaisse sous prétexte que son lectorat cible a disparu. 

Une ode à la lecture qui fait du bien et que j’ai vraiment adorée, ce roman devrait être au programme des écoles tant il est révélateur d’une époque envahie de plus en plus par les écrans. 

Je ne connaissais pas la plume de Daniel Fohr mais je l’ai vraiment appréciée dans ce roman facile à lire, dramatique et drôle à la fois; le narrateur est sarcastique et j’avoue adorer ce genre d’humour.

Son seul défaut est qu’il est presque trop court ! J’en aurais voulu plus tant j’ai aimé la narration. J’ai trouvé également la fin un peu triste mais c’était également la plus logique.

Une belle découverte !!

Ma note: ♥♥♥♥


Un grand merci aux éditions Slatkine & Cie pour l’envoi de ce SP!

Bilan de mes lectures des mois de janvier et février 2021

Coucou tout le monde !

Je reviens aujourd’hui pour vous présenter (enfin!) mes lectures des mois de janvier et février 2021. Etant donné que j’ai déjà parlé de toutes mes lectures (romans) du mois de janvier, j’ai regroupé les deux mois pour le bilan. Je voulais juste revenir sur les mangas et bandes dessinées que j’ai lues en janvier 😉

Toutes les images proviennent de mon instagram.

Janvier 2021

Romans lus durant le mois: 8 (dont 1 SP et 1 emprunt bibliothèque)

Mangas lus durant le mois : 3

Bandes dessinées lues durant le mois: 5

Vous pouvez déjà retrouver sur le blog tous les articles consacrés aux romans lus durant le mois de janvier 2021. 

Durant ce mois, j’ai lu la magnifique trilogie BD Beauté de Kerascoët et Hubert reçue pour Noël de la part de ma meilleure amie. Si vous ne la connaissez pas encore, je ne peux que vous recommander cette histoire d’une jeune femme née très laide, surnommée Morue qui, après avoir sauvé une fée, se voit pourvue d’un don inestimable: Alors que son physique n’a pas changé, les autres ont d’elle une version déformée et la perçoivent magnifique et irrésistible. J’ai trouvé le thème de cette BD très intéressant, l’histoire est vraiment originale et bien pensée. On y comprend que la beauté peut être un don mais également un lourd fardeau à porter. Une trilogie qui fait réfléchir sur la bêtise humaine!

J’ai  également lu deux BD érotiques, toutes deux de Katia Even, Narcisse qui raconte l’histoire d’une jeune femme lesbienne, en proie à ses désirs et ses fantasmes. Le dessin est vraiment magnifique mais je n’ai pas trop croché avec l’histoire que j’ai trouvée un peu confuse. Dans la seconde BD, le petit derrière du confinement, pour lequel j’avais participé à une campagne Ulule, on suit Marie, jeune femme portée sur le sexe, confinée avec son amant du moment et qui essaie de tromper son ennui en pimentant leur quotidien. J’ai trouvé cette BD mignonne comme tout mais les gags ne sont pas hilarants non plus. De la même autrice, et également dans le cadre d’une campagne Ulule, j’ai encore dans ma pile à lire le Petit derrière de l’histoire, où l’on suit Marie dans les différentes époques grâce à une machine à remonter le temps. Je vous en reparlerai dès que je l’aurai lu !

Et sinon, côté manga, j’ai continué la série toute mimi it’s my life (avec le tome 6), toujours plus de personnages viennent se greffer à l’histoire et même si le tout est plutôt bon enfant, on sent que l’ambiance commence à devenir plus sombre au fil des tomes. J’ai également terminé la série Gran Blue Fantasy avec le tome 8 et j’avoue avoir été déçue de ce final pour le moins bâclé. Je me suis dit: tout cette quête pour finir comme ça bêtement ? Cela m’a rappelée la série Monster Hunter qui s’était elle aussi terminée en eau de boudin. Je pense que les séries qui n’ont pas le succès escompté sont écourtées. 

Pour terminer, j’ai lu le tome 3 de la petite faiseuse de livres et j’aime toujours autant cette ambiance un peu médiévale et la petite fille qui essaie de fabriquer des livres est vraiment trop mignonne, une série coup de cœur pour moi!

Février 2021

Romans lus durant le mois: 8 (dont 2 SP et 1 emprunt bibliothèque)

Mangas lus durant le mois: 1

Bandes dessinées lues durant le mois: 0

Une fois n’est pas coutume, je vais vous parler en premier du manga lu le mois dernier, le tome 3 de l’atelier des sorciers. J’aime vraiment l’ambiance douce mais néanmoins grave de ce manga et les dessins sont vraiment détaillés et magnifiques. Une jolie découverte et j’ai hâte de continuer cette chouette saga 🙂

Durant le mois de février, j’ai lu deux SP dont Fuir le bonheur de Francine Burlaud dont je vous ai parlé juste ici. Sentiment un peu mitigé pour celui-ci, même si je m’attendais à un roman plutôt triste, j’avoue avoir été assez surprise du choix de narration de l’autrice. J’ai également lu l’émouvante et singulière histoire du dernier des lecteurs de Daniel Fohr que j’ai trouvé à la fois drôle, dramatique et effectivement comme le nom l’indique, plutôt émouvant. Comment serait le monde si tous les hommes cessaient de lire et si ce loisir était alors seulement réservé aux femmes ? Ce roman fait réfléchir sur la société d’aujourd’hui et il est vrai que les lecteurs sont déjà bien moins nombreux que les lectrices et tendent à diminuer au fil des ans. 

J’ai retrouvé avec plaisir la plume de Tracy Chevalier avec la brodeuse de Winchester dont j’ai adoré l’histoire, son héroïne est drôle, indépendante et vraiment attachante. J’ai également beaucoup aimé le dernier Gilles Legardinier, Une chance sur un milliard qui m’a comme d’habitude transportée et arraché une petite larme. 

J’ai été passionnée par la machine Ernetti de Roland Portiche qui raconte l’invention par le père Pellegrino Ernetti d’une machine à voir dans le passé, commandée par le Vatican, machine qui pourrait prouver l’existence de Jésus. Bien évidemment, d’autres puissances aimeraient s’approprier cette machine et j’ai vraiment adoré ce roman qui aurait pu sembler ennuyeux de prime abord mais qui s’apparente vraiment à un roman d’aventure. J’ai aimé le fait que ce roman soit tiré d’un fait  réel (la machine) mais bien évidemment le tout est amplifié et romancé.

J’ai également continué la saga « Hannah Baxter » avec Récidive de Sonja Delzongle, où on retrouve notre héroïne en proie à ses démons et surtout à son paternel qui aimerait bien la voir morte (ambiance!). J’aime toujours autant la plume nerveuse de cette autrice de thriller très talentueuse.

Dans un registre plus léger, j’ai lu le roman l’embellie de Audur Ava Olafsdottir, un roman féministe sur le thème du choix de vie (avoir des enfants ou pas, se ranger ou pas) où l’on suit une jeune femme qui, suite à une séparation, part en voyage durant quelques mois avec le fils de sa meilleure amie qui est enceinte de jumelles et doit se reposer. Au contact de ce petit garçon de 4 ans à moitié sourd, elle en apprend plus sur elle que durant tout le reste de sa vie. 

Pour terminer, j’ai lu un document qui avait fait grand bruit lors de sa sortie l’année passée (il me semble) le consentement de Vanessa Springora où elle nous raconte comment elle s’est fait embobiner et abuser dès l’âge de 13 ans  par un auteur connu de l’époque sans que les adultes de son entourage n’y voit rien à redire. Un livre dur mais qui je pense réveillera bien des consciences, car sous couvert qu’il s’agissait d’un homme plutôt talentueux, on  le laissait faire ces horreurs et on le laissait même s’en vanter dans ses livres. Une honte.

La fin du mois de février sonne également le glas du Cold Winter Challenge et j’avoue n’être pas vraiment contente de moi étant donné que je n’ai lu que 6 livres sur les 12 sélectionnés initialement. Cependant, j’ai lu d’autres livres qui me donnaient plus envie à ce moment-là donc je ne regrette rien ! Et grâce à mes 6 lectures, j’ai tout de même pu compléter plusieurs menus du challenge donc je pense l’avoir tout de même un peu réussi 😉 Je ferai mieux l’année prochaine!!

Et voilà je crois que j’ai fait le tour de mes lectures de ces deux derniers mois 🙂

Et vous, qu’avez-vous lu le mois passé?

A tout bientôt 🙂

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