J’ai lu: Ernetti et le voyage interdit de Roland Portiche

Hello tout le monde !

Je vous retrouve aujourd’hui pour vous parler du roman Ernetti et le voyage interdit de l’auteur Roland Portiche. J’avais adoré le premier tome de sa saga (qui je pense s’achève avec ce tome-ci) et le second tome m’avait beaucoup plu également, même si je ne l’avais pas trouvé aussi bon que le premier. J’avais donc de grandes attentes pour ce tome 3!

 ♥ = Bof bof, à éviter

♥♥ = Sympa, sans plus

♥♥♥ = Pas mal du tout , j’ai passé un bon moment !

♥♥♥♥ = A lire absolument !

♥♥♥♥♥ = Attention, gros coup de cœur !

Les (♥) représentent les demis 

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Ernetti et le voyage interdit

Nombre de pages:  368 pages

Maison d’édition: Albin Michel – Versilio

Date de parution (dans cette édition): 30 mars 2022

4ème de couverture:

Un message menaçant le pape est capté par les radioastronomes. Inquiet, Jean-Paul II confie au père Ernetti, créateur d’une machine révolutionnaire qui permet de voir dans le passé, une mission presque impossible : revenir au commencement de l’univers, il y 13,8 milliards d’années !

Mais en plongeant dans la spirale du temps, Pellegrino Ernetti se confronte à des énigmes inquiétantes : si le Big Bang n’était qu’une porte ouverte sur d’autres mondes ? Si, à force de chercher Dieu, il finissait par le trouver là où jamais il ne l’aurait imaginé ? Et si le pape était menacé par la pire des conjurations ?

Avec l’aide du célèbre physicien Stephen Hawking, et accompagné par sa complice israélienne Natacha, agent du Mossad, le père Ernetti entreprend un fabuleux voyage qui va le mener de la préhistoire à la naissance de la Terre et de l’univers.

Mon avis:

J’ai adoré retrouver un peu l’ambiance du premier tome, avec le Père Ernetti et Natacha qui sont à nouveau au cœur du récit, alors que je les avais trouvés un peu relégués au second plan dans le tome 2.

L’écriture de Roland Portiche est vraiment fluide et il a l’art de nous donner envie de lire toujours un chapitre de plus à chaque fois, tant il sait bien ménager son suspense.

Cette fois-ci, le père Ernetti et Natacha vont devoir remonter à la création de l’univers à l’aide du chronoviseur. Mais est-ce possible? Et si oui, peuvent-ils voir ce qu’il s’est passé au tout début sans chambouler l’ordre actuel du monde?

Même si cette fois-ci, le retour en arrière est encore plus exagéré que pour les deux premiers tomes, on a envie d’y croire et de savoir le dénouement. 

Comme dans les premiers tomes, j’ai vraiment apprécié le personnage du Père Ernetti, que je trouve toujours aussi touchant de par son ambivalence. D’un côté, il est curieux, a envie de tout savoir du passé et de la création de la terre mais d’un autre côté, il sait que tout ça n’est pas très catholique et cela le tourmente beaucoup. Heureusement, Natacha est là pour le canaliser et le rassurer sur le bien-fondé de leurs recherches. Tous deux ont vieillis et ont gagné en maturité.

C’est un page-turner implacable et vraiment génial. Laissez-vous embarquer!

Ma note: ♥♥♥♥(♥)


J’ai lu: Le pays du nuage blanc de Sarah Lark

Hello tout le monde !

Je vous retrouve aujourd’hui pour vous parler du roman Le pays du nuage blanc de l’autrice allemande Sarah Lark. Il s’agit du premier tome d’une trilogie.

 ♥ = Bof bof, à éviter

♥♥ = Sympa, sans plus

♥♥♥ = Pas mal du tout , j’ai passé un bon moment !

♥♥♥♥ = A lire absolument !

♥♥♥♥♥ = Attention, gros coup de cœur !

Les (♥) représentent les demis 

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le pays du nuage blanc

Nombre de pages:  754 pages

Maison d’édition: L’Archipel, collection archipoche

Date de parution (dans cette édition): 27 août 2014

4ème de couverture:

 » Église anglicane de Christchurch (Nouvelle-Zélande) recherche jeunes femmes honorables pour contracter mariage avec messieurs de notre paroisse bénéficiant tous d’une réputation irréprochable. « 

Londres, 1852. Hélène, préceptrice, décide de répondre à cette annonce et de tenter l’aventure. Sur le bateau qui la mène au Pays du nuage blanc, elle sympathise avec Gwyneira, une aristocrate désargentée promise à l’héritier d’un magnat de la laine. Ni l’une ni l’autre ne connaissent leur futur époux.

Une nouvelle vie, pleine d’imprévus, commence pour les deux jeunes femmes, qu’une amitié indéfectible lie désormais…

Cette saga portée par un puissant souffle romanesque révèle le talent d’une nouvelle auteure, dans la grande tradition de Colleen McCullough et de Tamara McKinley.

Mon avis:

J’ai lu ce roman dans le cadre d’une lecture commune organisée par Jessica du compte instagram « le maître mot » et cela tombait très bien car cela m’a permis de commencer enfin cette saga qui dort dans ma pile à lire depuis 2016 (!).

J’ai tout de suit accroché au style de l’autrice qui est résolument moderne, bien qu’elle respecte bien la façon de parler de l’époque. Les personnages de femmes sont riches et bien construits, j’ai vraiment adoré Gwyneira, jeune femme tempétueuse et aventureuse et Hélène, bien plus raisonnable et qui se résigne assez facilement à ne pas avoir une vie romanesque telle qu’elle l’avait rêvée.

Dans ce roman, on trouve tous les ingrédients pour obtenir un bon livre: des beaux paysages, une époque intéressante, des personnages hauts en couleur auxquels on s’attache immédiatement…. Une histoire d’amitié entre deux femmes que tout oppose de prime abord mais qui finalement vont se rencontrer pour ne plus jamais se perdre de vue. J’ai aimé la confiance que se portent Hélène et Gwyneira.

J’ai apprécié également en savoir plus sur cette période (1852) en Nouvelle-Zélande, quand les barons des moutons faisaient la loi et étaient les plus fortunés de l’île, faisant bientôt place aux chercheurs d’or et autres chasseurs de phoques. La façon plutôt cruelle avec laquelle ils ont évincé de leur propre île le peuple maori, ce qui n’est pas sans rappeler la façon dont les amérindiens ont été chassés de leurs propres terres.

Il y a des passages vraiment durs à lire, à la limite de l’insoutenable même. Mais nos héroïnes vont toujours se relever, plus fortes que jamais. 

J’avais peur que ce roman soit gnangnan et bien je peux vous assurer qu’il ne l’est pas du tout. 

Je pense que le prochain tome sera centré sur les enfants et petits-enfants de Gwyneira et Hélène et je dois dire que j’ai vraiment hâte de retrouver les décors désormais familiers de la Nouvelle-Zélande 🙂 

Le pays du nuage blanc est un roman magnifique et envoûtant qui vous comblera si vous aimez les romans historiques qui font voyager !

Ma note: ♥♥♥♥♥


J’ai lu: L’infini des possibles de Loris Nelson Spielman

Hello tout le monde !

Je vous retrouve aujourd’hui pour vous parler du roman L’infini des possibles de l’autrice américaine de Lori Nelson Spielman. J’ai aimé chacun des romans qu’elle a écrit jusqu’à présent, en particulier demain est un autre jour qui avait été un gros coup de coeur.

 ♥ = Bof bof, à éviter

♥♥ = Sympa, sans plus

♥♥♥ = Pas mal du tout , j’ai passé un bon moment !

♥♥♥♥ = A lire absolument !

♥♥♥♥♥ = Attention, gros coup de cœur !

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l'infini des possibles

Nombre de pages: 528 pages

Maison d’édition: Cherche Midi

Date de parution (dans cette édition): 28 mai 2020

4ème de couverture:

Paulina Fontana, vieille dame pleine de fantaisie et de créativité en rupture de ban avec sa famille américaine, invite ses petites-nièces, Emilia et Lucy, à visiter son pays natal, l’Italie. Elle leur fait une déclaration fracassante : le jour de son quatre-vingtième anniversaire, elle rencontrera l’amour de sa vie et mettra fin une fois pour toutes à la  » malédiction de la deuxième fille de la famille Fontana « .
Cette  » malédiction  » n’est probablement rien d’autre qu’une coïncidence, un vieux mythe. Pourtant, personne ne peut nier que pendant des siècles, pas une seule deuxième née de la famille Fontana n’a trouvé l’amour.
Que se passerait-il si ce supposé sort était brisé ? Emilia, qui, à 29 ans, semble accepter cette malédiction, trouverait-elle à son tour le grand amour ?
Au cœur de la campagne Toscane, Paulina va finalement révéler des secrets de famille autrement plus troublants qu’une malédiction vieille de plusieurs siècles…

Après les succès de Demain est un autre jour, d’ Un doux pardon et de Tout ce qui nous répare, Lori Nelson Spielman revient avec cette histoire passionnante consacrée à la découverte de soi, au pardon et à l’amour. Mais surtout à ces liens familiaux qui peuvent tout autant être synonymes d’étreinte que d’emprisonnement.

Mon avis:

Que d’émotion dans ce roman!

On y suit Emilia Fontana, jeune femme célibataire plutôt renfermée et mal dans sa peau qui est invitée avec sa cousine Lucy à découvrir leur Italie natale avec leur tante Paulina, vieille dame originale et fortunée.

Je dois avouer qu’Emilia m’a fait un peu de peine car on sent qu’elle a de la peine à s’affirmer et à prendre réellement sa place dans sa famille. Elle se plie aux volontés de sa mère et s’écrase devant elle et les autres femmes de la famille qui croient en cette malédiction de la deuxième fille. En effet, depuis des années, la deuxième fille de chaque descendante de la famille d’Emilia finit vieille fille alors que la première fille trouve l’amour et fonde une famille.

Emilia et Lucy, toutes deux « secondes » filles, vont donc décider de partir à l’aventure avec leur vieille tante (elle même une seconde fille) qui leur promet de « briser la malédiction » en leur prouvant qu’elles peuvent très bien trouver l’amour mais surtout profiter de la vie et ne pas baisser les bras.

Comme à son habitude, la plume de Lori Nelson Spielman est très fluide et les chapitres défilent à une vitesse folle. 

Les thèmes abordés sont intéressants, l’histoire prenante et pas gnangnan. Le roman est long mais je ne me suis pas ennuyée une seule seconde. 

Bref, j’ai passé vraiment un joli moment de lecture en compagnie d’Emilia et Paulina, que j’ai trouvées très touchantes. Lucy, quant à elle, est également un sacré numéro, jeune femme au cœur d’artichaud qui s’attache un peu au premier venu pour conjurer le sort. 

J’aime le fait que l’autrice nous fasse réfléchir sur le sens de la vie mais sans être moralisatrice comme certains romans « feel good ». Un roman à savourer sur un transat cet été 🙂

Ma note: ♥♥♥♥(♥)


J’ai lu: Où vivaient les gens heureux de Joyce Maynard

Hello tout le monde !

Je vous retrouve aujourd’hui pour vous parler du roman Où vivaient les gens heureux de l’autrice américaine Joyce Maynard dont j’ai déjà lu plusieurs livres qui m’ont tous beaucoup plu (baby love et les filles de l’ouragan notamment). J’ai vraiment envie de découvrir toute la bibliographie de cette autrice dont je chéris particulièrement la plume.

 ♥ = Bof bof, à éviter

♥♥ = Sympa, sans plus

♥♥♥ = Pas mal du tout , j’ai passé un bon moment !

♥♥♥♥ = A lire absolument !

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Où vivaient les gens heureux

Nombre de pages: 560 pages

Maison d’édition: Philippe Rey

Date de parution (dans cette édition): 19 août 2021

4ème de couverture:

Lorsque Eleanor, jeune artiste à succès, achète une maison dans la campagne du New Hampshire, elle cherche à oublier un passé difficile. Sa rencontre avec le séduisant Cam lui ouvre un nouvel univers, animé par la venue de trois enfants : la secrète Alison, l’optimiste Ursula et le doux Toby.
Comblée, Eleanor vit l’accomplissement d’un rêve. Très tôt laissée à elle-même par des parents indifférents, elle semble prête à tous les sacrifices pour ses enfants. Cette vie au cœur de la nature, tissée de fantaisie et d’imagination, lui offre des joies inespérées. Et si entre Cam et Eleanor la passion n’est plus aussi vibrante, ils possèdent quelque chose de plus important : leur famille. Jusqu’au jour où survient un terrible accident…
Dans ce roman bouleversant qui emporte le lecteur des années 1970 à nos jours, Joyce Maynard relie les évolutions de ses personnages à celles de la société américaine – libération sexuelle, avortement, émancipation des femmes jusqu’à l’émergence du mouvement MeToo… Chaque saison apporte ses moments de doute ou de colère, de pardon et de découverte de soi.
Joyce Maynard explore avec acuité ce lieu d’apprentissage sans pareil qu’est une famille, et interroge : jusqu’où une femme peut-elle aller par amour des siens ? Eleanor y répond par son élan de vie. Son inlassable recherche du bonheur en fait une héroïne inoubliable, avec ses maladresses, sa vérité et sa générosité.

Mon avis:

Ce roman est une merveille du début à la fin. Dès les premières pages, on est embarqués dans la vie d’ Eleanor, jeune femme indépendante mais ayant un grand besoin d’affection (en rapport avec une enfance pas vraiment rose), qui va ensuite tomber amoureuse d’un homme, Cam, (qui se révélera ne pas être aussi parfait que prévu) et avoir trois enfants.

Ce roman aborde des thèmes comme la séparation, le deuil, les abus sexuels ou encore la transsexualité. 

Mais ce n’est pas qu’une accumulation de malheurs, au contraire. Dans cette vie somme toute plutôt ordinaire d’une famille sans grands moyens, on y trouve surtout de l’amour et du respect, même si la vie n’épargne pas Eleanor, elle arrive toujours à reprendre le dessus, elle est pleine de ressources. Les drames jonchent pourtant son existence mais elle se relève toujours.

Parfois, il faut partir de chez soir pour devenir la personne qu’on doit être.

Où vivaient les gens heureux, de Joyce Maynard, page 29

J’ai vraiment su me mettre dans la peau de l’héroïne, Eleanor, qui se pose beaucoup de questions sur ses enfants, sa maternité, son couple et la vie en général. Ses questionnements ne la rendent que plus attachante et « réelle ».

J’ai trouvé que l’autrice avait le don pour trouver les mots justes pour exprimer des émotions universelles où le plus grand nombre pourrait se retrouver. 

Quelque part au cours du processus qui l’avait amenée à être mère, elle avait perdu une partie d’elle-même.

Où vivaient les gens heureux, de Joyce Maynard, page 113.

C’est un roman qui a vraiment résonné très fort en moi et Eleanor restera longtemps dans ma mémoire, c’est un personnage fort et inspirant que j’ai quitté avec beaucoup de regrets. La plume de Joyce Maynard est sublime.

Une perle qu’il vous faut lire de toute urgence!

Ma note: ♥♥♥♥♥


[SP]J’ai lu: Le jour et l’heure de Francis Parel

Hello tout le monde !

Je vous retrouve aujourd’hui pour vous parler du roman Le jour et l’heure de l’auteur suisse Francis Parel que j’ai eu la chance de recevoir de la part des éditions Slatkine. Il s’agit de son troisième roman.

 ♥ = Bof bof, à éviter

♥♥ = Sympa, sans plus

♥♥♥ = Pas mal du tout , j’ai passé un bon moment !

♥♥♥♥ = A lire absolument !

♥♥♥♥♥ = Attention, gros coup de cœur !

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le jour et l'heure

Nombre de pages: 368 pages

Maison d’édition: Slatkine 

Date de parution (dans cette édition): 27 avril 2022

4ème de couverture:

Genève été 1995. Dans les sous-sols de la cathédrale Saint-Pierre une équipe d’archéologues travaillant sur le site de fouilles découvre trois corps emmurés au coeur d’un caveau datant du XIe siècle. Selon toute vraisemblance, il ne s’agit pas des restes d’ecclésiastiques et encore moins de bâtisseurs de cathédrales à qui l’on aurait offert une sépulture. Des individus solidement entravés et qui furent très probablement emmurés vivants il y a une douzaine d’années. Le commissaire Fournier va devoir remonter le temps afin d’identifier ces corps en partie momifiés, et découvrir qui est cet homme qui arpente les sombres ruelles de la vieille ville, non loin des remparts que tentèrent d’escalader les soldats du duc de Savoie quatre siècles plus tôt… Un passe-muraille tout droit sorti d’un film d’horreur ou un simple mortel amoureux des Lettres et de la belle Estelle… Un roman qui plonge le lecteur dans les entrailles de la cité, au coeur de ces galeries souterraines oubliées de Dieu et des hommes. Sauf pour celui qui va en faire son terrain de chasse…

Mon avis:

Ce roman commence par la découverte de trois corps dans sous-terrains de la cathédrale Saint-Pierre à Genève en 1995. Ensuite, on remonte le temps en 1985 et le meurtre de la jeune Sophie, violée et jetée dans les eaux du lac Léman par ses agresseurs. J’ai aimé en savoir plus sur cette fameuse cathédrale.

J’ai trouvé la construction de ce roman un peu étrange car finalement dès le début, on sait qui a fait le coup et pourquoi. L’auteur ne s’en cache pas d’ailleurs. De ce fait, j’ai trouvé que certains passages étaient un peu longs, car comme on savait déjà ce qui allait arriver, tout était un peu trop prévisible à mon goût.

Je dois avouer avec eu beaucoup de mal avec la plupart des dialogues que j’ai trouvé invraisemblables et plats. On retiendra l’inspecteur de police s’adressant pour la première fois la femme du suspect Numéro 1: « Vous êtes ravissante, mais (…) » et quelques lignes plus bas: « Et vous Madame ….., à part être très jolie, que faites-vous dans la vie? ». Ce genre de réplique m’a dérangée car personne ne parle comme ça et cela m’a fait lever les yeux au ciel plus d’une fois.  Certains dialogues sont presque du langage parlé (quand les policiers discutent entre eux) et parfois ils sont un peu trop forcés (quand le couple d’amoureux dont je tairai les noms ici parle ensemble à coup de tirades romantiques et improbables).

De plus, les descriptions sont souvent un peu longues et ne servent pas toujours le récit, perdant un peu le lecteur en cours de route. 

Les phrases sont elles aussi souvent longues et la ponctuation peu présente (les virgules en particulier), ce qui rend parfois la compréhension de celles-ci un peu difficile. J’ai parfois du relire plusieurs fois certaines phrases pour en saisir le sens.

Au niveau des forces de police, j’ai trouvé qu’il y avait un peu trop de personnages et j’ai eu un peu de peine à me rappeler de qui était qui. Difficile de s’attacher à qui que ce soit, tant on survole les personnages sans vraiment s’attarder sur eux.

Cependant, j’ai trouvé que le fond de l’histoire était bien pensé et les procédés et mécanismes du roman policier bien utilisés. Pour moi c’est plutôt la forme qui a un peu péché, je n’ai pas vraiment accroché à la plume de Francis Parel. La fin m’a cependant bien plu et m’a surprise en bien. J’espère que le prochain roman de l’auteur saura me convaincre davantage!

Ma note: ♥♥(♥)


Un grand merci aux éditions Slatkine pour l’envoi de ce SP!

J’ai lu: La petite boutique aux poisons de Sarah Penner

Hello tout le monde !

Je vous retrouve aujourd’hui pour vous parler du roman La petite boutique aux poisons de l’autrice américaine Sarah Penner. Il s’agit de son premier roman.

 ♥ = Bof bof, à éviter

♥♥ = Sympa, sans plus

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♥♥♥♥ = A lire absolument !

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la petite boutique aux poisons

Nombre de pages: 405 pages

Maison d’édition: Faubourg – Marigny

Date de parution (dans cette édition): 12 octobre 2021

4ème de couverture:

Lors d’une froide soirée de février 1791, à l’arrière d’une sombre ruelle londonienne, dans sa boutique
d’apothicaire, Nella attend sa prochaine cliente. Autrefois guérisseuse respectée, Nella utilise maintenant ses connaissances dans un but beaucoup plus sombre : elle vend des poisons parfaitement « déguisés » à des femmes désespérées, qui veulent tuer les hommes qui les empêchent de vivre. Mais sa nouvelle cliente s’avère être une jeune fille de 12 ans, Eliza Fanning.
Une amitié improbable va naître entre elles, et entraîner une cascade d’événements qui risquent d’exposer toutes les femmes dont le nom est inscrit dans le registre de Nella…
De nos jours à Londres, Caroline Parcewell passe son dixième anniversaire de mariage seule, encore sous le choc de l’infidélité de son mari. Lorsqu’elle découvre sur les bords de la Tamise une vieille fiole d’apothicaire, elle ne peut s’empêcher de faire des recherches et va découvrir une affaire qui a hanté Londres deux siècles auparavant : « L’apothicaire tueuse en série ». Et alors qu’elle poursuit ses investigations, la vie de Caroline va heurter celles de Nella et d’Eliza. Et tout le monde n’y survivra pas…

Mon avis

Dans ce roman, où l’autrice jongle entre deux temporalités (le présent et le passé, en 1791), on suit Caroline, de nos jours, jeune femme complètement désillusionnée après l’adultère de son mari et qui décide de partir seule à Londres pour réfléchir à leur relation. Depuis qu’ils sont mariés, c’est la première fois qu’elle fait quelque chose pour elle, qu’elle pense enfin un peu à elle. A Londres, elle va trouver dans la Tamise une flacon d’apothicaire et elle va se lancer dans une enquête pour en connaître la provenance. 

De l’autre côté, on suit la fameuse apothicaire, Nella, qui fournit des poisons pour les femmes qui veulent se venger de leur mari adultère ou maltraitant. 

Elle a comme mot d’ordres de ne jamais faire de mal à une autre femme. Quand la petite Eliza frappe à sa porte pour faire l’acquisition d’un poison, elle va très vite s’attacher à cette gamine très mûre pour son âge et très curieuse de cet art des poisons. 

J’ai adoré l’ambiance de ce roman, l’autrice a bien retranscrit l’image que je me faisais du Londres de la fin du 18ème siècle.

Nella est une femme solitaire qui a beaucoup souffert mais qui décide de mettre ses connaissances au profit d’autres femmes afin que celles-ci ne subissent pas le même sort qu’elle. Caroline, quant à elle, est une jeune femme qui doit apprendre à s’imposer et à être plus indépendante. J’ai aimé voir leur évolution à toutes les deux.

Eliza est une petite fille puis une une jeune femme tenace et qui sait exactement ce qu’elle veut faire de sa vie.  J’ai beaucoup aimé les trois portraits de ces femmes qui semblent si différentes et qui pourtant se ressemblent énormément de par leur rapport aux hommes.

J’aurais apprécié qu’il y ait encore un peu plus d’action mais je ne me suis pour autant pas ennuyée une seconde. Le fait qu’on change régulièrement de temporalité crée un rythme dans l’histoire qui est très agréable. Ce roman est au croisement entre un polar historique et un livre de développement personnel et le mélange est vraiment réussi!

Ma note: ♥♥♥♥(♥)


J’ai lu: Betty de Tiffany McDaniel

Hello tout le monde !

Je vous retrouve aujourd’hui pour vous parler du roman Betty de l’autrice américaine Tiffany McDaniel. Il s’agit de son premier roman.

 ♥ = Bof bof, à éviter

♥♥ = Sympa, sans plus

♥♥♥ = Pas mal du tout , j’ai passé un bon moment !

♥♥♥♥ = A lire absolument !

♥♥♥♥♥ = Attention, gros coup de cœur !

Les (♥) représentent les demis 

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betty

Nombre de pages: 720 pages

Maison d’édition: Gallmeister

Date de parution (dans cette édition): 20 août 2020

4ème de couverture:

Ce livre est à la fois une danse, un chant et un éclat de lune, mais par-dessus tout, l’histoire qu’il raconte est, et restera à jamais, celle de la Petite Indienne. La Petite Indienne, c’est Betty Carpenter, née dans une baignoire, sixième de huit enfants. Sa famille vit en marge de la société car, si sa mère est blanche, son père est cherokee. Lorsque les Carpenter s’installent dans la petite ville de Breathed, après des années d’errance, le paysage luxuriant de l’Ohio semble leur apporter la paix. Avec ses frères et soeurs, Betty grandit bercée par la magie immémoriale des histoires de son père. Mais les plus noirs secrets de la famille se dévoilent peu à peu. Pour affronter le monde des adultes, Betty puise son courage dans l’écriture : elle confie sa douleur à des pages qu’elle enfouit sous terre au fil des années. Pour qu’un jour, toutes ces histoires n’en forment plus qu’une, qu’elle pourra enfin révéler. Betty raconte les mystères de l’enfance et la perte de l’innocence. À travers la voix de sa jeune narratrice, Tiffany McDaniel chante le pouvoir réparateur des mots et donne naissance à une héroïne universelle.

Mon avis

Un roman aussi dur et âpre que poétique.

J’ai adoré suivre la vie de Betty, petite fille métisse née d’un père aux origines amérindiennes et d’une mère blanche. Ce métissage d’ailleurs, elle ne le vit d’ailleurs pas très bien, d’autant plus que c’est la seule fille de sa famille qui est vraiment typée « indienne », ce qui fait qu’elle est à la cible de racisme et de quolibets de la part des autres élèves de sa classe.

Petite fille solitaire et un peu sauvage, elle est très proche de la nature et de son papa qu’elle aime plus que tout au monde. Elle peine à trouver sa place et la légitimité dans sa fratrie nombreuse, ses frères et sœurs ont tous une personnalité bien marquée et une place bien définie dans la famille dont elle est un peu l’électron libre. Elle a également souvent l’impression que sa mère la déteste alors qu’en fait je pense que celle-ci est juste très maladroite dans la façon de montrer son amour à ses enfants. De plus, elle souffre de dépression, ce qui ne facilite bien évidemment pas les choses. Certaines phrases blessantes qu’elle peut dire à Betty sont vraiment dures à lire et certaines scènes sont assez angoissantes. La mère de Betty est une femme qui a du affronter les qu’en-dira-t-on quand elle a épousé un homme métissé, fuyant ainsi une famille violente et raciste. 

Landon Carpenter, (le papa de Betty donc) lui, est un homme doux, qui respecte énormément les femmes car dans la culture indienne elles sont très importantes. Il inculque à ses enfants le respect du prochain et l’amour de la nature. Il croit aux esprits et aux légendes, est malin, très calme et plein de ressources.  C’est un personnage très attachant et qui est au centre du roman car finalement tout gravite autour de lui.

« -Il y a des hommes qui connaissent le montant exact de leur compte en banque, a poursuivi Maman. Il y a ceux qui savent combien de kilomètres indique le compteur de leur voiture et combien elle pourra en parcourir. (…)

Les seuls nombres que Landon Carpenter a en tête, c’est le nombre d’étoiles qu’il y avait dans le ciel la nuit où ses enfants sont nés. Je ne sais pas ce que tu en penses, mais moi je dirais qu’un homme qui a dans la tête des cieux remplis des étoiles de ses enfants est un homme qui mérite leur amour. En particulier l’amour de celle qui avait le plus d’étoiles. »

Betty, page 515-516 de Tiffany McDaniel

Ce roman aborde des thèmes plutôt sombres comme le deuil, l’inceste, le racisme, la dépression…. Cependant,  l’autrice sait insuffler également de l’espoir et de la lumière dans son récit. 

On ne ressort pas indemnes de la lecture de ce roman riche et foisonnant. L’écriture de Tiffany McDaniel est fluide et accessible. On rentre immédiatement dans l’histoire. J’ai adoré le fait que la narratrice soit Betty, qui est d’ailleurs en vrai la maman de l’autrice. C’est une petite fille enjouée et intelligente, qui ressent très fort tous les sentiments des autres et devine très vite quand quelque chose cloche. Elle est le témoin silencieux de certaines horreurs qui se passent dans sa famille et se sent prisonnière de son silence qui la place en position de complice. Cela la mine et la dévore de l’intérieur. Elle aimerait sauver tout le monde, mais certaines personnes ne veulent tout simplement pas être sauvées.

J’ai un un gros coup de cœur pour ce roman atypique, cette fresque familiale incroyable et pour le moins dramatique. C’est un pavé de plus de 700 pages que j’ai dévoré en une semaine à peine tant il m’a passionnée.

Il y aurait encore tant à dire sur ce roman mais j’ai comme toujours peur d’en dévoiler trop.

Si vous n’avez pas peur qu’une histoire vous prenne aux tripes et vous fasse passer par toute la palette des émotions possibles, n’attendez pas une seconde de plus et laissez-vous tenter par Betty, je ne pense pas que vous le regretterez!

Ma note: ♥♥♥♥♥


[SP]J’ai lu: Voyages de non-retour de Matylda Hagmajer

Hello tout le monde !

Je vous retrouve aujourd’hui pour vous parler du roman Voyages de non-retour de l’autrice suisse Matylda Hagmajer que j’ai eu la chance de recevoir de la part des éditions Slatkine. 

 ♥ = Bof bof, à éviter

♥♥ = Sympa, sans plus

♥♥♥ = Pas mal du tout , j’ai passé un bon moment !

♥♥♥♥ = A lire absolument !

♥♥♥♥♥ = Attention, gros coup de cœur !

Les (♥) représentent les demis 

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voyages de non retour

Nombre de pages:  392 pages

Maison d’édition: Slatkine

Date de parution (dans cette édition): 16 mars 2022

4ème de couverture:

«On ne va jamais aussi loin que lorsqu’on ne sait pas où l’on va », écrivait Christophe Colomb. Violaine fuit l’orphelinat pour échapper au destin de misère qui lui semble promis. Pleine d’aspirations, elle s’embarque pour les Indes orientales. Les jumeaux Guillaume et Henri entreprennent eux aussi ce long et périlleux voyage, afin de se former au commerce des indiennes. Leur route à travers les océans, l’Empire ottoman et la Perse, puis jusqu’à Genève, va croiser celle de la jeune femme. Une épopée dont aucun n’aurait deviné l’ampleur. D’une plume percutante, Matylda Hagmajer nous entraîne sur les traces de ces trois jeunes gens à la découverte du monde, mais aussi de l’Autre et, par là, des tréfonds de leur âme. Véritable immersion dans le XVIIe siècle des grands voyages et au cœur de la production des indiennes, Voyages de non-retour aborde des thématiques d’une grande modernité.

Mon avis:

Dans ce roman, on suit deux frères jumeaux de bonne famille, Guillaume et Henri, envoyés à l’autre bout du monde par leurs parents afin de se former au commerce et à la production des teintures indiennes.

Parallèlement, on suit également le voyage tout autant trépidant de Violaine, jeune femme sortant de l’orphelinat et rêvant d’un avenir flamboyant. 

L’écriture de Matylda Hagmajer est belle et très moderne, les dialogues sonnent justes, rien n’a l’air feint.

On suit principalement Guillaume et Violaine, j’ai trouvé Henri est un peu plus en retrait dans le récit. On est directement embarqués (au sens propre comme au figuré vu que les protagonistes prennent le bateau) dans l’histoire et l’autrice sait mener son intrigue tambour battant afin qu’il n’y ait pas une seule seconde de répit pour le lecteur ainsi que pour ses personnages.

Violaine est une jeune femme qui n’a pas été épargnée par la vie mais qui se donne les moyens d’accéder à ses rêves, quitte à prendre des risques inconsidérés. Elle sait tenir tête aux hommes, est intelligente et débrouillarde.

Guillaume et Henri, quant à eux, sont des jeunes hommes pour qui la vie a été plutôt douce car ils sont issus d’une famille aisée. Cependant, on sent dès le début que leur famille essaie de les éloigner et de les séparer. Le tableau n’est pas aussi idyllique qu’il semble l’être… et certains secrets pourraient être dévastateurs s’ils venaient à être dévoilés.

J’ai aimé en savoir plus sur la fabrication et la décoration des étoffes. J’ai trouvé que tout était bien décrit, et on sent qu’il y a eu un gros travail de recherches en amont de la part de l’autrice. C’est un roman également très visuel, on se représente très bien les décors, les paysages et même l’habillement des différents protagonistes.

J’ai aimé que l’autrice aborde des thèmes plutôt atypiques (que je ne vais pas évoquer ici sous peine de vous dévoiler des éléments importants de l’histoire) pour la période historique dans laquelle se passe l’intrigue. Moi qui aime les histoires de famille et les secrets, j’ai été plus que servie.

Il s’agit d’un vrai roman d’aventure, rempli de rebondissements et dont les personnages ont su me toucher en plein cœur. 

Aucun d’entre eux ne reviendra indemne de ce périple à l’autre bout du monde… et vous non plus si vous embarquez avec eux.

Ma note: ♥♥♥♥♥


Un grand merci aux éditions Slatkine l’envoi de ce SP!

J’ai lu: Fille A d’Abigail Dean

Hello tout le monde !

Je vous retrouve aujourd’hui pour vous parler du roman Fille A de l’autrice américaine Abigail Dean. Il s’agit de son premier roman.

 ♥ = Bof bof, à éviter

♥♥ = Sympa, sans plus

♥♥♥ = Pas mal du tout , j’ai passé un bon moment !

♥♥♥♥ = A lire absolument !

♥♥♥♥♥ = Attention, gros coup de cœur !

Les (♥) représentent les demis 

L’image provient de mon instagram.

fille A

Nombre de pages:  416 pages

Maison d’édition: JC Lattès

Date de parution (dans cette édition): 9 février 2022

4ème de couverture:

Aux yeux du monde, Lex Gracie est la Fille A. Celle qui s’est échappée à quinze ans de la Maison des Horreurs où ses parents la séquestraient avec ses frères et sœurs.  
Elle n’a plus jamais cessé de fuir depuis, mettant un océan entre elle et ses souvenirs. Mais lorsque sa mère meurt et la nomme exécutrice testamentaire, Lex ne peut plus esquiver. Il lui faut décider du sort de la Maison des Horreurs et obtenir l’accord des siens – ce qui signifie les retrouver, se replonger dans le passé qu’ils ont partagé et découvrir qu’ils en restent tous prisonniers. 

Mon avis

J’avais entendu parler de ce roman dans le magazine Elle il me semble et le pitch me tentait vraiment bien. On y suit une survivante, Lex, dite la fille A, la fille qui a sauvé ses frères et soeurs de leur fou de père qui les séquestraient dans leur maison. 

L’idée de base était vraiment bonne, je pensais qu’on allait remonter le fil des souvenirs de Lex, comprendre le pourquoi du comment, mais que nenni. 

C’est finalement surtout un roman sur les rapports humains et la résilience, sur la culpabilité et les remords. Sur la façon qu’on a de se reconstruire suite à un drame qui a bouleversé et changé notre vie à tout jamais. 

Rien à voir donc avec le roman auquel je m’attendais.

Si le propos du roman était intéressant car on suit les différents frères et soeurs de Lex et leur façon à eux d’appréhender leur histoire, j’ai trouvé que finalement il ne s’y passe pas grand chose.

J’ai cependant trouvé certains passages très émouvants et l’écriture d’Abigail Dean vraiment percutante et maîtrisée.

Comme dit plus haut, j’en attendais plus. Je voulais comprendre comment le père en était arrivé là. Comprendre pourquoi il avait fait du mal à ses enfants. Comprendre également comment et pourquoi sa femme l’avait laissé faire. 

Bref, un roman qui était vraiment prometteur mais dont j’attendais beaucoup plus même si ça a été globalement une lecture plutôt intéressante de par les thèmes abordés.

Ma note: ♥♥♥


J’ai lu: Le gosse de Véronique Olmi

Hello tout le monde !

Je vous retrouve aujourd’hui pour vous parler du roman Le gosse de l’autrice française Véronique Olmi.

 ♥ = Bof bof, à éviter

♥♥ = Sympa, sans plus

♥♥♥ = Pas mal du tout , j’ai passé un bon moment !

♥♥♥♥ = A lire absolument !

♥♥♥♥♥ = Attention, gros coup de cœur !

Les (♥) représentent les demis 

L’image provient de mon instagram.

le gosse

Nombre de pages:  304 pages

Maison d’édition: Albin Michel

Date de parution (dans cette édition): 26 janvier 2022

4ème de couverture:

Joseph a sept ans. Il est né après la Première Guerre mondiale dans les quartiers pauvres de la Bastille, à Paris. Grandir entouré de l’amour de sa mère et de sa grand-mère, apprendre et découvrir sont les moteurs de toute sa vie. Mais son  monde bascule le jour où sa mère disparaît et où il devient pupille de l’Etat, un Etat qui a mis en place tout un système de « protection » des enfants pauvres, dont les bonnes intentions n’ont d’égal que la cruauté. De la prison pour enfants à la colonie pénitentiaire, la force de Joseph, les coups de dés du hasard, et la découverte de la musique lui permettront de traverser le pire. Dans une France portée par l’espoir du Front Populaire, peut-être retrouvera-t-il sa vie et sa joie.

Mon avis

J’avais entendu parler en bien de ce roman dans la grande librairie, émission télévisée présentée par François Busnel dont j’apprécie toujours les avis littéraires.

J’ai vite été emportée par la plume de Véronique Olmi dont j’avais déjà lu un livre qui m’avait plu plutôt moyennement (nous étions faits pour être heureux) mais que j’avais trouvé agréable à lire.

Dans « le gosse » on est très vite plongés dans l’ambiance sombre et miséreuse de Joseph. En effet, à partir du moment où sa mère disparaît, il enchaîne les malheurs, un peu comme Cosette dans les Misérables de Victor Hugo.

Cependant, il fera tout de même de belles rencontres au milieu de sa solitude et de son désespoir. Ce livre parle également de sujets assez peu évoqués dans cette époque historique comme les abus sur mineurs, les avortements et l’homosexualité. L’autrice aborde ses sujets avec une grande sensibilité et une grande intelligence.

L’écriture de Véronique Olmi est belle est fluide, ses mots soigneusement choisis, le langage un peu rural pour coller à l’époque. Cependant, j’ai eu de la peine à m’attacher à Joseph, que j’ai trouvé un peu fade, je ne saurais expliquer pourquoi. De plus, sa façon de s’auto-saboter en permanence m’a agacée plus d’une fois. En outre, j’ai trouvé que l’autrice abusait un peu des hasards heureux qui remettent toujours les personnes dont Joseph a besoin sur sa route, juste au moment où il en a besoin. (ce qui est très bien pour lui mais bon)

J’ai cependant aimé le fait que l’autrice nous parle de ces enfants recueillis et élevés par la nation. En apprendre plus sur cette période d’entre deux guerres m’a également beaucoup plu. 

Bref, une histoire émouvante et bien écrite, loin d’être parfaite mais avec laquelle j’ai vraiment passé un chouette moment de lecture (malgré certains passages vraiment durs). Et finalement, c’est tout ce dont on attend d’un livre, non ?

Ma note: ♥♥♥(♥)