J’ai lu: La panthère des neiges de Sylvain Tesson

Hello tout le monde !

Je vous retrouve aujourd’hui pour vous parler du roman La panthère des neiges de l’auteur Sylvain Tesson. 

 ♥ = Bof bof, à éviter

♥♥ = Sympa, sans plus

♥♥♥ = Pas mal du tout , j’ai passé un bon moment !

♥♥♥♥ = A lire absolument !

♥♥♥♥♥ = Attention, gros coup de cœur !

Les (♥) représentent les demis 

L’image provient de mon instagram.

la panthère des neiges

Nombre de pages: 192 pages

Maison d’édition: folio

Date de parution (dans cette édition): 12 août 2021

4ème de couverture:

« – Tesson ! Je poursuis une bête depuis six ans, dit Munier. Elle se cache sur les plateaux du Tibet. J’y retourne cet hiver, je t’emmène. – Qui est-ce ? – La panthère des neiges. Une ombre magique ! – Je pensais qu’elle avait disparu, dis-je. – C’est ce qu’elle fait croire. « Sylvain Tesson, invité par le photographe animalier Vincent Munier, parcourt le Tibet oriental. Il apprend l’art de l’affût dans l’hiver et le silence. L’espoir et la tension affleurent. Et si la bête ne se montrait pas ?

Mon avis:

J’avais entendu beaucoup de bien de ce roman et j’avoue que j’avais hâte de me lancer enfin dans un roman de Sylvain Tesson. J’ai jeté mon dévolu sur la panthère des neiges car à mes yeux elle représente la quintessence de l’animal sauvage et mystérieux.

Si l’auteur nous parle bien entendu de cette fameuse panthère des neiges, il aborde également le thème de la bêtise des hommes qui détruisent tout sur leur passage, annihilant toute vie sauvage. Cependant, je dois avouer que je n’ai pas toujours adhéré au style choisi.

Notamment, je dois quand même vous dire que certaines tournures de phrases m’ont un peu étonnée, comme celle-ci qui ouvre la première partie du roman: « Comme les monitrices tyroliennes, la panthère des neiges fait l’amour dans des paysages blancs. » En effet, je ne vois pas trop le rapport avec la panthère et j’ai trouvé ce parallèle un peu maladroit et pas vraiment drôle. Bon c’est peut-être moi aussi hein. Sinon, je trouve que l’auteur a un sens certain de l’autodérision et arrive à s’oublier pour sublimer son sujet.

J’ai aimé les descriptions des paysages, je pensais que la plume de Sylvain Tesson serait plus contemplative et je dois dire qu’il y  avait un juste mélange de contemplation et de pensées jetées en vrac, redonnant du rythme au récit.

On pouvait s’échiner à explorer le monde et passer à côté du vivant.

La panthère des neiges, de Sylvain Tesson, page 51

Bref, j’ai aimé voyager au Tibet pour en apprendre plus sur la panthère de neiges et j’ai aimé les anecdotes portant sur l’expédition menée par le photographe animalier Vincent Munier. Celui-ci fait montre d’une patience infinie envers Sylvain Tesson qui n’est pas vraiment préparé pour affronter le froid et la charge qu’il doit porter dans son dos, il le reconnait d’ailleurs lui-même.

Un roman passionnant malgré quelques petites faiblesses dont je ne lui tiendrai pas trop rigueur d’un auteur qui aborde des thèmes inédits et méconnus. Je lirai avec plaisir d’autres livres de sa plume à l’occasion.

Ma note: ♥♥♥♥

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J’ai lu: Votez Charlotte Walsh de Jo Piazza

Hello tout le monde !

Je vous retrouve aujourd’hui pour vous parler du roman Votez Charlotte Walsh de l’autrice américaine Jo Piazza.

 ♥ = Bof bof, à éviter

♥♥ = Sympa, sans plus

♥♥♥ = Pas mal du tout , j’ai passé un bon moment !

♥♥♥♥ = A lire absolument !

♥♥♥♥♥ = Attention, gros coup de cœur !

Les (♥) représentent les demis 

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votez Charlotte Walsh

Nombre de pages: 384 pages

Maison d’édition: Hauteville

Date de parution (dans cette édition): 2 mars 2022

4ème de couverture:

Je suis une hypocrite. Je suis pétée de thunes et je fais semblant d’appartenir à la classe moyenne. J’ai peur de perdre mon couple et ma famille mais je fais comme si tout allait pour le mieux dans le meilleur des mondes. Je ne fais pas confiance au gouvernement mais je demande aux gens de me faire confiance et de m’élire au gouvernement. Moi-même, je ne me fais pas toujours confiance.

Charlotte Walsh est candidate au Sénat lors d’élections de mi-mandat décisives pour l’avenir des États-Unis. Ébranlée par l’investiture d’un président qui divise et déterminée à changer les choses, elle quitte son poste prestigieux au sein de la Silicon Valley pour retourner, avec son mari et leurs filles, dans sa ville natale de Pennsylvanie et y faire campagne. Une fois la course lancée, Charlotte est sur tous les fronts : son adversaire est capable des manoeuvres les plus fourbes, la presse se montre féroce, et surtout, son mariage bat de l’aile. Lorsque le camp de l’opposition découvre un secret qui menace non seulement sa carrière politique, mais aussi tout ce qui lui est cher, Charlotte doit décider : jusqu’où est-elle prête à aller pour gagner ?

Mon avis:

Ce roman décrypte parfaitement ce que peut être la vie d’une femme qui se lance en politique. 

On la juge sur tout; son habillement, son physique, sa famille, son mari. Tout sauf sur ce qui compte vraiment pour le poste de sénatrice auquel elle aspire, ses idées politiques. 

Ce roman est révélateur de notre société somme toute encore beaucoup trop centrée autour des hommes et du pouvoir qu’ils peuvent avoir et ont de la peine à donner aux femmes.

Une femme puissante fait peur, hé ouais. 

L’écriture de Jo Piazza est incisive, j’ai souvent ri des situations cocasses dans lesquelles se met notre héroïne, qui n’en a rien d’une d’ailleurs. Elle peine à tout concilier, sa vie de famille, sa vie de femme et sa vie professionnelle et publique. elle est tout simplement humaine et vit la même vie que tout le monde, chose qui va lui attirer la sympathie des votants mais également lui valoir des critiques car quand on est une femme, on n’a doublement pas droit à l’erreur dans le monde de la politique. 

Heureusement, Charlotte peut compter sur le soutien de son mari qui va s’occuper des enfants et mettre sa carrière professionnelle (qui était cependant moins importante que celle de sa femme) entre parenthèse, s’érigeant malgré lui en héros qui se sacrifie pour les caprices de gloire de sa femme, alors qu’il est tout simplement heureux qu’elle aille jusqu’au bout de ses idées car il croit en elle. Cependant, on n’est jamais à l’abri des rancœurs quand tous les projecteurs sont tournés vers Charlotte et pas vers le père resté au foyer…

J’ai trouvé que ce roman cassait le mythe de la femme qui se doit de rester en retrait dans le couple et en société et abordait également le thème du couple (avec enfants), qui doit faire face à la routine, la fatigue et aux petites mesquineries. Un couple mis à mal par tous les chamboulements que cette campagne électorale induit.

L’amour, c’était la totalité des moments qui n’avaient rien de merveilleux, les crises surmontées ensemble, et le couple que vous deveniez ensuite.

Votez charlotte Walsh, de Jo Piazza, page 368-369

C’est un roman que j’ai vraiment dévoré et je me suis souvent reconnue dans le personnage de Charlotte qui est vraiment attachant. Elle doute de tout, tout le temps. C’est compliqué pour elle de se « vendre » aux yeux des votants car elle souvent déstabilisée par les critiques acerbes de son concurrent direct, le sénateur sortant qui se présente à chaque fois et qui l’attaque sur sa vie privée et son apparence ou la façon dont elle s’occupe (ou pas) de ses enfants.

Bref, coups bas seront de mise et heureusement que Charlotte saura s’entourer d’une équipe de campagne compétente et impitoyable. 

Un roman vraiment original et passionnant, qui nous en dit pas mal sur l’ambiance aux USA en ce moment.

A lire si le sujet vous intéresse et si vous aimez tout simplement les romans avec des héroïnes un peu badass. 

Ma note: ♥♥♥♥(♥)

J’ai lu: H. de Franck Bouysse

Hello tout le monde !

Je vous retrouve aujourd’hui pour vous parler du roman H. de l’auteur Franck Bouysse.

 ♥ = Bof bof, à éviter

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H.

Nombre de pages: 486 pages

Maison d’édition: Le Livre de Poche

Date de parution (dans cette édition): 4 novembre 2020

4ème de couverture:

« Qui est H. ? D’où vient-il ? Comment a-t-il surgi dans ma vie déjà bien entamée ?
Ce qui ne m’avait jamais effleuré jusqu’alors commence à m’obséder. »
Ainsi débute le journal de John W., embarqué avec l’énigmatique H. dans une expédition sur les traces de l’explorateur Sir John Lucas parti vers l’île de Pâques. Un périple tumultueux comme le seront les errements de Walter Croft, un médecin aliéniste de l’asile de Bedlam et de son étrange patient Jonas… Des bas-fonds de l’East End où rode l’ombre de Jack l’Eventreur aux confins de l’Atlantique et de la forêt amazonienne, Franck Bouysse propose ici un véritable voyage initiatique ciselé comme une intrigue policière.

Paru initialement en trois volumes indépendants, H. est aussi un magnifique hommage aux univers de J. Verne, R. L. Stevenson, C. Doyle ou encore H. Melville.

Mon avis:

Il s’agit là de 3 courts romans regroupés pour ne former qu’un volume. J’ai adoré le premier volume, « Journal de John W.  » qui retranscrit l’expédition de John W. avec le fameux H., homme mystérieux dont on ne sait rien à part qu’il est un grand explorateur doublé d’un anthropologue passionné et acharné. 

On sent de suite que John est fasciné par H., il le suit partout et retranscrit toutes ses pensées dans son journal de bord. Il délaisse d’ailleurs sa femme pour le suivre, au grand désespoir de celle-ci, Mary. J’ai aimé la narration par journal, cela donne un rythme particulier au récit. De plus, j’ai trouvé que ce premier volume avait vraiment une touche de Lovecraft car on sent l’angoisse que ressent John et la folie dans laquelle il verse peu à peu. 

Les deux volumes d’après, « les ruelles sans étoiles » et « la huitième lettre » ont un style un peu différent même s’ils sont très bien écrits eux aussi. S’ils sont dans la continuité direct du premier volume, le narrateur a changé. L’histoire initiée dans le premier volume s’entrecroise avec les crimes commis par Jack l’Eventreur, ce qui rend le tout encore plus angoissant.

Franck Bouysse prouve avec ce roman qu’il est capable de changer complètement de style d’écriture et de type de roman. Sa plume est riche, profonde. Les phrases toujours bien formulées, les ambiances retranscrites avec brio.

Ce recueil est un grand roman d’aventure, avec une touche de science-fiction. Un roman qui se dévore tant on a envie de connaître la finalité de l’histoire. D’ailleurs, ce scénario serait génial en série télévisée, tant le découpage de Franck Bouysse s’y prête parfaitement.

J’ai juste trouvé à des moments qu’on ne comprenait plus trop qui était qui, c’est pourquoi on rate juste la case « coup de coeur », mais vraiment de pas grand chose.

J’ai hâte de lire « l’homme peuplé » du même auteur qui est sorti cet été (pour la rentrée littéraire) car j’ai vraiment envie de me replonger dans sa plume qui sait nous embarquer de la première à la dernière page. Je crois qu’on a tous besoin de s’échapper un peu en cette fin d’année!

Ma note: ♥♥♥♥

J’ai lu: Bass Rock d’Evie Wyld

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Je vous retrouve aujourd’hui pour vous parler du roman Bass Rock de l’autrice Evie Wyld.

 ♥ = Bof bof, à éviter

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bass rock

Nombre de pages: 336 pages

Maison d’édition: Actes Sud

Date de parution (dans cette édition): 5 janvier 2022

4ème de couverture:

Dans l’Écosse superstitieuse du XVIIIe siècle, Sarah, une jeune fille de quatorze ans traquée pour sorcellerie, est secourue par le pasteur du village. Ils prennent la fuite à travers la forêt mais sont rapidement pris en chasse.
Après avoir épousé un vétéran de la Seconde Guerre mon­diale père de deux enfants, Ruth part s’installer sur la côte écossaise, au bord de la mer du Nord. Dans sa grande demeure, face à l’îlot de Bass Rock et à ses colonies de fous de Bassan, le bonheur semble à portée de main, et pourtant… Les voyages d’affaires de son mari se font de plus en plus fréquents, et l’étrange présence qu’elle perçoit dans la maison ne fait qu’accen­tuer son malaise.
Six décennies plus tard, Viviane, une quadra londonienne un peu paumée, retourne dans la maison de vacances de son enfance. Tandis qu’elle y dresse l’inventaire des biens de son aïeule Ruth, des fragments du passé refont surface, éclairant d’un jour nouveau la légende familiale.
Sarah, Ruth, Viviane, un même destin, à travers les années : une vie circonscrite par les désirs des hommes.
Evie Wyld signe ici une saga ensorcelante, peuplée d’esprits et de fantômes, sur la masculinité toxique et la solidarité des femmes.

Mon avis:

J’ai été très clairement attirée par la couverture de ce roman que je trouve splendide. Et puis, la quatrième de couv’ était alléchante, avec des histoires de femmes à travers les âges qui finissent par se recouper de par leurs ressemblances. De la sorcellerie? Un roman féministe ? Tous les ingrédients étaient présents à priori pour que ce roman me plaise. Et pourtant…

J’ai trouvé ce roman un peu embrouillé. On suit 3 femmes dans 3 époques différentes, on change donc d’époque à chaque chapitre, mais il n’y a pas de titre nous rappelant quand se passe l’action (enfin oui il y a I, II et III qui se réfèrent aux différentes époques mais c’est loin d’être super clair) et je dois avouer avoir eu parfois de la peine à comprendre de qui on parlait, s’il s’agissait encore d’une autre personne ou de la continuité d’un personnage déjà présenté précédemment, surtout dans les chapitres se passant au XVIIIème siècle. 

Je n’ai pas réussi à m’attacher aux personnages, j’ai trouvé le tout très fouillis et c’est bien dommage car le thème du roman était prometteur mais l’autrice m’a égarée en chemin. Les parties que j’ai appréciées sont celles où l’on suit Ruth, une jeune femme timide marié à un homme plutôt aisé et qui doit prendre sa place en tant que belle-mère (son mari a deux fils) et comme femme de la maison, dans un village plutôt fermé avec un prêtre aux manières vraiment insistantes et louches. J’aurais voulu qu’on suive surtout Ruth car c’est le personnage le plus intéressant du roman.

La plume de l’autrice est fluide et poétique, pour moi c’est surtout la manière de présenter les choses qui ne m’a pas vraiment convenu.  Pas un flop total car certains chapitres m’ont vraiment captivée, mais le tout n’était pas assez cohérent à mon goût. Dommage 😦

Ma note: ♥♥(♥)


J’ai lu: Le puits de LU Wenfu

Hello tout le monde !

Je vous retrouve aujourd’hui pour vous parler du recueil de nouvelles Le puits de l’auteur chinois LU Wenfu.

 ♥ = Bof bof, à éviter

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♥♥♥♥ = A lire absolument !

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le puits

Nombre de pages: 244 pages

Maison d’édition: Picquier poche

Date de parution (dans cette édition): 6 janvier 2022

4ème de couverture:

LU Wenfu pose un regard caustique et tendre sur la vie pittoresque des ruelles de Suzhou, cette ville célèbre pour ses jardins délicats et ses canaux.Ici c’est autour d’un puits que se retrouvent les voisins, pour bavarder, propager les rumeurs… et se moquer d’une intellectuelle de leur entourage dont la renommée scientifique est insupportable aux esprits mesquins. Il arrive aussi qu’une retraitée reçoive son diplôme trente-cinq ans après avoir terminé ses études ! Cette « jeune diplômée » est confrontée au harcèlement de ses proches qui voudraient qu’elle fasse le vide dans une maison encombrée de vieilleries. Mais chaque meuble, chaque vêtement a son histoire…On retrouve dans les récits de Lu Wenfu le même esprit peu soucieux d’orthodoxie, le même mode de narration imagé, orné de citations poétiques ou de slogans politiques, pour tisser des comédies douces-amères de la Chine populaire.

Mon avis:

Ce recueil comprend 2 nouvelles plutôt longues que j’ai vraiment appréciées. Elles mettent la place de la femme au centre, dans un pays aux mœurs plutôt sexistes et où le patriarcat est très présent, surtout dans le monde du travail. J’ai trouvé cela très intéressant, d’autant plus que ce livre a été écrit par un homme.

Dans la première, on suit un homme de classe moyenne, un peu loser, qui habite dans un quartier populaire où les commères passent leur temps à cancaner autour du puits du quartier, qui épouse une femme qui a fait des études et fait carrière, accédant à un poste et un salaire plus élevé que lui.

Bien entendu, les gens vont jaser, une femme qui a plus de succès que son mari, ce n’est pas habituel. Le mari va d’ailleurs plutôt mal le prendre à la longue et va commencer à devenir très jaloux et vouloir pourrir la vie de sa femme, jusqu’au point de rupture.

J’ai trouvé cette nouvelle très intéressante, on sent la jeune femme piégée dans une relation avec un homme qui a changé à partir du moment où sa femme s’émancipe un peu. 

La seconde nouvelle parle d’une retraitée qui reçoit son diplôme 35 ans après avoir fait des études. Cette femme qui accumule beaucoup de choses dans son petit logement, accordant beaucoup d’importance à toutes ses possessions. J’ai trouvé cette nouvelle très touchante car finalement dans notre ère où le minimalisme est souvent de mise, j’ai trouvé cette vieille dame vraiment adorable. Son mari n’ose pas s’imposer car il sait combien ce fouillis ambiant rassure sa femme. Chaque objet a son histoire, le rendant indispensable au bon fonctionnement du foyer.

Bref, deux nouvelles sur les mœurs en Chine et sur la vie, tout simplement. De jolis portraits de femmes qui essaient de reprendre les rênes de leur vie et de s’affirmer.

J’ai bien envie de découvrir d’autres écrits de cet écrivain à la plume si particulière né en 1928 et décédé en 2005.

Ma note: ♥♥♥♥


J’ai lu: Les âmes grises de Philippe Claudel

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Je vous retrouve aujourd’hui pour vous parler du roman Les âmes grises de l’auteur Philippe Claudel.

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les âmes grises

Nombre de pages: 286 pages

Maison d’édition: Le livre de poche

Date de parution (dans cette édition): 28 février 2006

4ème de couverture:

« Elle ressemblait ainsi à une très jeune princesse de conte, aux lèvres bleuies et aux paupières blanches. Ses cheveux se mêlaient aux herbes roussies par les matins de gel et ses petites mains s’étaient fermées sur du vide. Il faisait si froid ce jour-là que les moustaches de tous se couvraient de neige à mesure qu’ils soufflaient l’air comme des taureaux. On battait la semelle pour faire revenir le sang dans les pieds. Dans le ciel, des oies balourdes traçaient des cercles. Elles semblaient avoir perdu leur route. Le soleil se tassait dans son manteau de brouillard qui peinait à s’effilocher. On n’entendait rien. Même les canons semblaient avoir gelé.
« C’est peut-être enfin la paix… hasarda Grosspeil.
– La paix mon os !» lui lança son collègue qui rabattit la laine trempée sur le corps de la fillette. »

Mon avis:

Ce livre est plongé dans une ambiance brumeuse, humide et froide.

Son rythme est lent, le romancier prend tout son temps pour poser les bases de son intrigue, il insère insidieusement des éléments ou indices. L’écriture va droit au but, sans fioritures. L’auteur ne s’encombre pas non plus de dialogues inutiles, cela créé vraiment un rythme de lecture particulier. On savoure chaque phrase, chaque mot utilisé exactement à la bonne place.

Ce n’est pas un policier ni un thriller à proprement parlé, même si il y a un meurtre et une enquête. Au début, on sait très peu de choses du narrateur, on ne sait même pas qui il est, on le comprend peu à peu au fil des pages. C’est un procédé littéraire assez unique.

Ce roman est un miroir grossissant de toute la misère et la tristesse humaine. Finalement, personne n’est vraiment tout blanc ou tout noir, d’où le titre si bien trouvé et ce passage (entre autres) qui a résonné particulièrement en moi:

« Les salauds, les saints, j’en ai jamais vu. Rien n’est ni tout noir, ni tout blanc, c’est le gris qui gagne. Les hommes et leurs âmes, c’est pareil… T’es une âme grise, joliment grise, comme nous tous… »

Les âmes grises de Philippe Claudel, page 134

Bref, un roman qui laisse un arrière-goût doux-amer et qui comme vous l’aurez compris a su me toucher. Je le garderai précieusement dans ma bibliothèque pour une future relecture.

Ma note: ♥♥♥♥♥


J’ai lu: Dans la forêt de Jean Hegland

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Je vous retrouve aujourd’hui pour vous parler du roman Dans la forêt de l’autrice Jean Hegland.

 ♥ = Bof bof, à éviter

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dans la forêt

Nombre de pages: 308 pages

Maison d’édition: Gallmeister

Date de parution (dans cette édition): 7 juin 2018

4ème de couverture:

Nell et Eva, dix-sept et dix-huit ans, vivent depuis toujours dans leur maison familiale, au cœur de la forêt. Quand la civilisation s’effondre et que leurs parents disparaissent, les deux sœurs demeurent seules, bien décidées à survivre. Il leur reste, toujours présentes,  leur passion de la danse et de la lecture. Mais face à l’inconnu, il va falloir apprendre à grandir autrement, à se battre et à faire confiance à la forêt qui les entoure, emplie d’inépuisables richesses.

Mon avis:

Un roman coup de poing, une dystopie pas si éloignée de notre quotidien, où la société telle qu’on la connait a été bouleversée par le manque de carburant et d’électricité. Toute l’économie s’est effondrée en quelques semaines. Nelle et Eva, deux soeurs livrées à elles-mêmes dans la maison familiale au milieu de la forêt, apprennent à se débrouiller seules.

J’ai trouvé ce roman vraiment angoissant, car il aborde des thèmes pour le moins sensibles en ce moment, avec les pénuries d’électricité et la hausse des prix du carburant. Toutes ces peurs sont cristallisées dans ce roman criant de vérité.

L’écriture de Jean Hegland est très belle, dense mais parfaitement accessible. 

J’ai aimé la relation entre les deux soeurs, entre amour et haine parfois, mais attachées l’une à l’autre d’une manière viscérale. 

Chacune n’a plus que l’autre dans la vie, leurs parents étant morts, et leurs qualités et talents sont complémentaires. 

Chacune doit faire le deuil de leur ancienne vie et se concentrer sur le présent et surtout sur leur survie.

J’ai admiré la façon qu’elles ont de se débrouiller, même si la fin ouverte nous laisse imaginer leur avenir (qui pour moi est plus qu’incertain mais bon). Ces deux filles font preuve d’un courage hors du commun et ont des ressources insoupçonnées. 

Un conte moderne plutôt cruel et très violent à des moments mais qui fait énormément réfléchir sur la valeur effective des biens que nous possédons. Dans une société qui prône la surconsommation, ce roman est comme une sonnette d’alarme qui nous pousse à nous recentrer sur l’essentiel et à faire confiance à Mère Nature.

Une belle leçon de vie et une histoire dont je me souviendrai longtemps.

Ma note: ♥♥♥♥(♥)


J’ai lu: L’archipel des oubliés de Nicolas Beuglet

Hello tout le monde !

Je vous retrouve aujourd’hui pour vous parler du roman L’archipel des oubliés de l’auteur Nicolas Beuglet.

 ♥ = Bof bof, à éviter

♥♥ = Sympa, sans plus

♥♥♥ = Pas mal du tout , j’ai passé un bon moment !

♥♥♥♥ = A lire absolument !

♥♥♥♥♥ = Attention, gros coup de cœur !

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l'archipel des oubliés

Nombre de pages:  395 pages

Maison d’édition: XO

Date de parution (dans cette édition): 22 septembre 2022

4ème de couverture:

Cette histoire vous fera douter de tout… !Attention! Spoiler sur la 4ème de couverture! si vous n’avez pas lu les tomes précédents, ne lisez pas ce qui suit (pour les autres, vous pouvez passer le texte en surbrillance, j’ai mis le texte en blanc).

Les inspectrices Grace Campbell et Sarah Geringën le savent. Malgré leurs caractères opposés, elles doivent unir leurs forces pour neutraliser l' » homme sans visage « , l’architecte du plan diabolique qui mènera l’humanité à sa perte.

Seule piste : un manoir égaré dans les brumes d’Écosse. Derrière les volets clos de la demeure, l’ombre d’une jeune veuve austère, en apparence innocente. Mais cette femme est-elle vraiment ce qu’elle prétend être ? Ce que les deux inspectrices découvrent dépasse leurs pires hypothèses.

Dans une course qui les entraîne du loch Ness à la Norvège, Grace et Sarah vont devoir repousser les frontières de la peur pour rejoindre l’énigmatique archipel des Oubliés – l’ultime rempart au chaos du monde.

Un thriller glaçant. Et perturbant. Car ce qui se joue sur ces terres mystérieuses pourrait bien ressembler au choix de civilisation qui se dresse devant nous.

… même de vous…

Mon avis:

Ce troisième et dernier tome des aventures de l’inspectrice écossaise Grace Campbell m’a fait un peu le même effet que le 3ème tome de sa trilogie précédent, l’île du Diable, elle m’a un peu déçue, alors que j’ai adoré les 2 premiers tomes de chaque trilogie. 

J’ai eu l’impression que l’auteur avait perdu le feu sacré, qu’il ne savait plus comment continuer son histoire ou la clôturer, qu’il a mis toutes ses idées dans un shaker et hop!, nous voilà avec une fin de série qui je trouve est un peu bancale. 

Tous les éléments étaient pourtant là pour que je passe un bon moment (et ça a quand même été le cas, rassurez-vous, mais j’aime bien chipoter). Une écriture addictive, des paysages brumeux et angoissants à souhait et un duo d’enquêtrices aussi complémentaire qu’improbable. J’ai dévoré ce roman (malgré ses quelques faiblesses) en deux jours à peine car j’avais vraiment envie d’avoir le fin mot de l’histoire.

L’auteur nous laisse sur un fin ouverte ce qui n’est pas pour me déplaire, mais je trouve qu’on a suivi longtemps des pistes – plus ou moins abracadabrantes – dans le roman pour finalement qu’elle n’aboutissent à rien. De plus, j’ai trouvé certains passages un peu longs et redondants, alors que j’ai trouvé d’autres passages un peu simplistes, les personnages s’en sortent toujours un peu trop facilement. L’auteur aurait également pu nous épargner les prémisses d’une romance complètement hors sujet entre deux personnages que rien ne prédestinait à se rapprocher(au contraire).

A des moments, on ne comprend pas où l’auteur veut en venir car il nous bombarde d’informations qui finalement n’iront pas plus loin que le stade embryonnaire, nous perdant un peu en chemin.

Bref, vous l’aurez compris, ce n’est pas un flop total car il y avait de très bonnes idées dans ce roman (que j’ai quand même beaucoup aimé car il m’a divertie et c’est ce qu’on attend d’un thriller après tout) mais j’aurais aimé que toutes les pistes soient plus développées, quitte à ce que la série fasse 4 tomes (ou plus) au lieu de 3. 

Je croise les doigts pour que son prochain roman me plaise davantage!

Ma note: ♥♥♥


J’ai lu: Le big challenge d’Abigail Seran

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Je vous retrouve aujourd’hui pour vous parler du roman le big challenge de l’autrice franco-suisse Abigail Seran.

 ♥ = Bof bof, à éviter

♥♥ = Sympa, sans plus

♥♥♥ = Pas mal du tout , j’ai passé un bon moment !

♥♥♥♥ = A lire absolument !

♥♥♥♥♥ = Attention, gros coup de cœur !

Les (♥) représentent les demis 

L’image provient de mon instagram.

le big challenge

Nombre de pages:  96 pages

Maison d’édition: BSN Press

Date de parution (dans cette édition): 25 août 2022

4ème de couverture:

Nicolas, jeune quadra, papa et mari, après avoir constaté le chiffre indécent affiché sur la balance, calcule son IMC. Avec effroi, il se découvre largement en surpoids pour ne pas dire obèse. Il décide d’y remédier en secret et s’inscrit à un programme d’amaigrissement collectif peu élégamment intitulé «Le Big Challenge».

Mon avis:

J’ai bien entendu sauté sur ce nouveau roman (ou plutôt micro-roman) de l’autrice Abigail Seran dès sa sortie et je l’ai lu sitôt rentrée 😉 En effet, j’avais beaucoup aimé de sa plume « Une maison jaune » (2015) et « D’ici et d’ailleurs » (2020), donc j’étais très curieuse de découvrir son nouveau livre.

J’ai adoré suivre Nicolas, quadragénaire qui veut perdre du poids au mitan de sa vie. En effet, il veut être là pour voir grandir ses enfants et être en forme le plus longtemps possible. Il va alors se lancer un défi assez fou: participer à un challenge sportif sensé lui faire perdre du poids rapidement.

Commence alors une lutte de tous les instants pour Nicolas, plutôt bon vivant en temps normal.

Abigail Seran a su retranscrire parfaitement le dilemme qui se joue chaque jour dans la vie de Nicolas. Voir ses potes et faillir à son régime ou alors s’isoler un peu et réussir son challenge, même si son moral en prend un coup; c’est pour la bonne cause après tout.

Cette histoire se dévore comme un bon dessert (c’est un comble pour un livre sur les régimes) et m’a ravie en tous points. Les dialogues sont drôles et bien enlevés, les personnages ont l’air vraiment réalistes. Nicolas et sa femme, ça pourrait être nous, ou nos voisins, bref, des gens normaux, ce qui les rend d’autant plus attachants.

Savoureux!

Ma note: ♥♥♥♥(♥)


J’ai lu: Les refuges de Jérôme Loubry

Hello tout le monde !

Je vous retrouve aujourd’hui pour vous parler du roman les refuges de l’auteur Jérôme Loubry.

 ♥ = Bof bof, à éviter

♥♥ = Sympa, sans plus

♥♥♥ = Pas mal du tout , j’ai passé un bon moment !

♥♥♥♥ = A lire absolument !

♥♥♥♥♥ = Attention, gros coup de cœur !

Les (♥) représentent les demis 

L’image provient de mon instagram.

les refuges

Nombre de pages:  432 pages

Maison d’édition: le livre de poche

Date de parution (dans cette édition): 2 septembre 2020

4ème de couverture:

Installée en Normandie depuis peu, Sandrine est priée d’aller vider la maison de sa grand-mère, une originale qui vivait seule sur une île minuscule, pas très loin de la côte.
Lorsqu’elle débarque sur cette terre grise et froide, Sandrine découvre une poignée d’habitants âgés organisés en quasi-autarcie. Tous décrivent sa grand-mère comme une personne charmante, loin de l’image que Sandrine en a.
Pourtant, l’atmosphère est étrange. En quelques heures, la jeune femme se rend compte que les habitants cachent un secret. Quelque chose ou quelqu’un les terrifie. Et pourtant, aucun d’entre eux ne quitte jamais l’île. Pourquoi ?

Mon avis:

Un roman à tiroirs assez dérangeant, l’auteur (que je découvre avec ce roman) manie le suspense avec brio.

Après l’avoir terminé, je dois dire que j’étais un peu déboussolée, je n’étais pas sûre de l’avoir apprécié. Avec du recul (je l’ai lu le mois passé), je me rends compte qu’il m’a marqué plus que je ne l’aurais pensé et que je m’en rappelle très bien, ce qui est plutôt rare, même après seulement un mois (je dois dire que je lis une dizaine de livres par mois, ceci explique cela). 

J’ai aimé l’ambiance poisseuse de ce roman. On sent tout de suite que quelque chose cloche sans arriver pour autant à mettre le doigt dessus. A chaque révélation, on se dit « mais oui bien sûr » mais je n’avais pas deviné la finalité du roman.

Les mécanismes d’écriture utilisés m’ont fait pas mal penser à Franck Thilliez et je dois avouer que cela m’a bien plu, même si j’ai été beaucoup moins perdue que dans le dernier roman de celui-ci, Labyrinthes (mais revenons à nos moutons).

J’ai été assez touchée par le personnage de Sandrine qu’on sent complètement perdue et au bord du pétage de plomb.

Certains passages sont vraiment durs à lire, j’ai été plus d’une fois prise aux tripes. 

Tout l’histoire est bien ficelée, j’ai aimé les chapitres alternant le passé et le présent. la vérité est terrible et m’a laissée pantoise. 

Si vous aimez douter de tout et vous faire avoir par un auteur talentueux, foncez! 🙂 

Ma note: ♥♥♥♥(♥)