J’ai lu: Tout ce que dit Manon est vrai de Manon Fargetton

Hello tout le monde !

Je vous retrouve aujourd’hui pour vous parler du roman Tout ce que dit Manon est vrai de l’autrice Manon Fargetton dont j’ai récemment adoré le roman « à quoi rêvent les étoiles ». 

 ♥ = Bof bof, à éviter

♥♥ = Sympa, sans plus

♥♥♥ = Pas mal du tout , j’ai passé un bon moment !

♥♥♥♥ = A lire absolument !

♥♥♥♥♥ = Attention, gros coup de cœur !

Les (♥) représentent les demis 

L’image provient de mon Instagram.

tout ce qui dit manon est vrai

Nombre de pages:  416 pages

Maison d’édition: Editions Héloïse d’Ormesson

Date de parution (dans cette édition): 19 août 2021

4ème de couverture:

Au centre, Manon.
Autour, une ronde de personnages, qui projettent sur elle leurs peurs, leurs insécurités et leurs fantasmes.
Ils croient la connaître mieux que personne. Ce sont ses parents, ses frères, son amie au lycée, l’homme qu’elle aime. Et ce sont eux qui vont raconter cette année où tout bascule parce que Manon, seize ans, entame une relation avec un éditeur de bande-dessinée de trente ans son aîné. Elle a du talent. Il va la publier. Ils s’aiment. La femme de l’éditeur aussi l’aime. Les lignes se brouillent, tout se mélange : l’histoire qu’ils vivent et l’écriture de la bande-dessinée, l’admiration, l’amour. Et le passé ressurgit soudain dans le présent.
Rapidement, la mère de Manon refuse ce prétendu amour, cherche à protéger sa fille par tous les moyens, s’expose à la colère adolescente de celle-ci. Deux visions du monde s’affrontent. Deux visions de l’amour. Deux visions de ce que signifie être adulte. Et entre elles, d’autres voix, qui chacune renferme un morceau de la vérité.
Et au centre, Manon.

Mon avis:

J’ai aimé la narration particulière de ce roman, car l’histoire est racontée de tous les points de vue, sauf celui de Manon (à de rares exceptions). A chaque début de chapitre on doit deviner qui est en train de parler (heureusement, l’autrice nous met tout de suite sur la piste). Cela donne une rythme atypique au livre et on voit à quel point tout le monde est sous le charme et adore Manon. J’ai beaucoup aimé en particulier les passages narrés par ses grands frères. On sent vraiment leur attachement au travers de leurs anecdotes. 

Une histoire passionnante sur une relation malsaine entre un adulte (un éditeur de bande dessinées d’une cinquantaine d’année) et Manon, jeune fille de 16-17 ans passionnée par le dessin justement, qui commence à échanger des e-mails et des appels pour le moins évocateurs (du moins pour sa part à lui). 

Gérald, l’éditeur, est un personnage qui m’a vraiment dégoutée. Il est marié mais sa femme (plus jeune que lui) est malade et le laisse aller voir ailleurs pourvu qu’il reste avec elle.  Il agit avec Manon comme un gamin, en la culpabilisant sans cesse et en essayant de l’éloigner de sa famille. C’est un pervers narcissique, un manipulateur. Il est tour à tour tyran ou enjôleur. 

La plus mature des deux est sans aucun doute Manon, qui temporise sans cesse la situation et essaie de ménager ses parents et Gérald. On ne comprend pas trop si elle est vraiment attirée par Gérald ou si c’est juste dans l’espoir de voir sa bande dessinée publiée. 

Les parents de Manon sont fous d’inquiétude et voient d’un très mauvais œil ce cinquantenaire libidineux qui tourne autour de leur fille chérie. (à raison!) 

Bref, au fur et à mesure du récit, on appréhende de mieux en mieux toute l’histoire et la personnalité de Manon dans le prisme du regard de ses proches. Cette dernière a une personnalité très complexe et très intéressante. Elle séduit les hommes (et les femmes) sans même s’en rendre compte, elle a une beauté pure et innocente, même si elle sait aussi très bien jouer de ses charmes. 

Bref, j’ai aimé le fait que l’autrice souffle le chaud et le froid sur son récit, nous faisant douter, on ne sait plus qui croire à la fin. Manon est-elle aussi innocente qu’elle veut bien le faire croire?

Ce roman aborde des thèmes inédits dans la bibliographie de l’autrice et je me demande s’il a une part autobiographique, son héroïne portant le même prénom qu’elle (ou est-ce pour mieux nous embrouiller?) et certains détails collants également avec la réalité. 

On sent en tout cas que ce roman a été écrit avec ses tripes et tout son cœur, ce qui lui donne vraiment une aura particulière. 

Tout ce que dit Manon est-il vrai ? On ne sait pas, mais en tout cas, tout ce qu’écrit Manon est génial 😉

Ma note: ♥♥♥♥♥


[SP]J’ai lu: La Chienne-Mère de Simona Brunel-Ferrarelli

Hello tout le monde !

Je vous retrouve aujourd’hui pour vous parler du roman La Chienne-Mère de l’autrice Simona Brunel-Ferrarelli que j’ai eu la chance de recevoir de la part des éditions Slatkine.

 ♥ = Bof bof, à éviter

♥♥ = Sympa, sans plus

♥♥♥ = Pas mal du tout , j’ai passé un bon moment !

♥♥♥♥ = A lire absolument !

♥♥♥♥♥ = Attention, gros coup de cœur !

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la chienne-mère

Nombre de pages: 184 pages

Maison d’édition: Slatkine 

Date de parution (dans cette édition): 6 septembre 2021

4ème de couverture:

Allegra Felice et Sahi sont encore enfants lorsqu’ils adoptent chacun un chiot né dans la ferme familiale. Ce sera Mère, pour elle ; Bandit, pour lui. En grandissant, les jeunes revendiquent leur place dans une société à la violence intrinsèque. Allegra Felice pourra-t-elle y échapper ? Deuxième roman de l’auteure genevoise Simona Brunel-Ferrarelli, La Chienne-mère explore les rapports manqués entre mère et fille, les violences familiales et sociales et l’adoption d’une chienne, dont le sentiment maternel sera un exemple de dignité.

Mon avis:

Un roman très atypique sur la relation entre une mère et sa fille (mais pas que).

Allegra Felice naît dans une famille de rustres, petite dernière attendue mais crainte en même temps par sa mère (elle était sûre de mourir en couches). Ses parents ne sont pas très démonstratifs avec leurs enfants mais s’aiment d’un amour pour le moins violent (dans tous les sens du terme).

Seule l’arrivée de Maryam, avec son fils Sahi qui vont être hébergés contre paiement par la famille d’Allegra Felice va mettre un peu de soleil dans ses journées. Ce petit garçon et elle vont adopter chacun un chien qui vont les suivre comme des ombres. 

Malgré ce que pourrait faire penser son prénom, Allegra Felice est une petite fille plutôt taciturne, qui préfère la compagnie de sa chienne (qu’elle a appelée Mère) à celle de ses semblables. Elle grandit et peu à peu, développe de meilleurs rapports avec sa chienne qu’avec sa propre mère. La chienne Mère est très protectrice envers Allegra Felice. Avec elle à ses côtés, elle se sent pousser des ailes.

Allegra Felice ressent beaucoup de colère à l’égard de sa famille – qui la répulse et l’attire en même temps – et en particulier de ses frères qui sont pour le moins méprisants envers elle. Devenue jeune adulte, elle ne sait toujours pas où est vraiment sa place mais va essayer de s’imposer, de taper du poing sur la table.

J’ai trouvé l’histoire un peu particulière même si certains aspects étaient intéressants (le parallèle entre le comportement du chien et le comportement de la vraie maman). Le chien apparaît plutôt vers le dernier tiers du roman, ce que j’ai trouvé dommage. De plus, la fin m’a parue assez précipitée et certains éléments du récit assez flous. 

J’ai eu de la peine à m’attacher à Allegra Felice et à sa famille encore moins. Une lecture en demie teinte pour moi donc mais peut-être suis-je passée à côté du message que l’autrice voulait nous faire passer.

Ma note: ♥♥


Un grand merci aux éditions Slatkine pour l’envoi de ce SP!

[SP]J’ai lu: Le rituel des fleurs de Danielle Cudré-Mauroux

Hello tout le monde !

Je vous retrouve aujourd’hui pour vous parler du roman Le rituel des fleurs (une enquête de Max Avelar) que j’ai eu la chance de recevoir de la part de son autrice Danielle Cudré-Mauroux.

 ♥ = Bof bof, à éviter

♥♥ = Sympa, sans plus

♥♥♥ = Pas mal du tout , j’ai passé un bon moment !

♥♥♥♥ = A lire absolument !

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le rituel des fleurs

Nombre de pages: 161 pages

Maison d’édition: éditions Montsalvens

Date de parution (dans cette édition): juin 2021

4ème de couverture:

Sur la Riviera vaudoise, Marie Leconte disparaît soudainement. Alice, sa petite fille, est élevée par son père Claude Leconte, un riche et célèbre architecte, et sa grand-mère Paulette. Elle grandit entre un père aimant et protecteur et une grand-mère peu affectueuse, au caractère revêche. 
 
Que s’est-il passé pour qu’une femme sans histoire se volatilise sans laisser de trace? S’agit-il d’un accident, d’un crime ou d’une disparition volontaire?
 
Vingt ans plus tard, le mystère de la disparition de Marie Leconte prend une tournure inattendue. 
 
L’inspecteur Max Avelar insiste pour rouvrir le dossier et investiguer avec ses méthodes originales. Grâce à la ténacité de ce policier, par ailleurs grand sentimental et faux dur, à qui on ne peut pas rester insensible, le passé va émerger par petites touches, entraînant le lecteur au cœur d’un drame familial effrayant de non-dits et de rancœurs. 

Mon avis:

J’ai été contactée via un mailing de l’autrice qui me demandais si je souhaitais recevoir son roman afin d’en faire une revue. Bien entendu, j’ai accepté, car j’aime découvrir de nouveaux auteurs suisses!

Ce roman se dit policier mais j’avoue avoir eu de la peine à comprendre où était vraiment l’enquête là-dedans. On suit de loin en loin l’inspecteur Max Avelar (je ne peux pas m’empêcher de penser à la fameuse fondation Max Havelaar quand je lis ce nom) qui est un peu hanté par l’affaire qui nous préoccupe dans ce roman, à savoir la disparition de Marie, jeune femme et maman mariée à un homme aisé, qui disparaît du jour au lendemain sans plus donner de nouvelles, laissant sa fille aux bons soins de sa belle-mère et de son mari.

La belle-mère, parlons-en ! Une vieille (en fait pas si vieille?) acariâtre et jalouse, qui aimerait garder sa petite-fille et son fils rien que pour elle. Toutes ses paroles à l’égard de sa belle-fille sont emplies de venin. 

A part le fait que l’inspecteur a un problème avec la boisson et qu’il sort d’une histoire d’amour malheureuse, on ne sait pas grand chose de lui, et c’est un peu le souci que j’ai eu avec tous les personnages de ce roman. Je n’ai pas réussi à m’attacher à eux. On reste un peu en surface (il faut dire que le roman est assez court également).

Alice, la fille de la disparue, est transparente, elle n’a pas vraiment de caractère et je l’ai trouvée inintéressante, elle manque de nuances. Elle est toujours dans une sorte de victimisation ce qui est un peu agaçant. 

L’intrigue est bien pensée mais j’ai eu de la peine avec certains dialogues qui à mon sens sonnaient un peu faux (qui parle vraiment comme ça dans la vraie vie?). De plus, il n’y pas vraiment d’enquête à proprement parler ce qui m’a un peu étonnée. L’usage d’une grosse ellipse temporelle et le fait que certains actes des personnages restent inexpliqués m’ont un peu laissée sur ma faim.

Je trouve également que l’autrice aurait pu nous éviter une histoire d’amour entre Max Avelar (qui doit quand même frôler les 50 ans vu qu’il doit avoir la trentaine lors de la disparition de Marie) et une jeune femme d’à peine 20 ans, à la recherche de réconfort et d’une figure paternelle. 

Bref, un roman qui se lit facilement et avec plaisir – malgré quelques maladresses tant dans le fond que la forme – et qui donne envie de connaître le fin mot de l’histoire. Je lirai néanmoins volontiers les prochains romans de cette autrice (fort sympathique qui plus est).

Ma note: ♥♥(♥)


Un grand merci à Danielle Cudré-Mauroux pour l’envoi de son livre!

J’ai lu: Belle Greene d’Alexandra Lapierre

Hello tout le monde !

Je vous retrouve aujourd’hui pour vous parler du roman Belle Greene de l’autrice Alexandra Lapierre connue pour ses romans historiques (bien que romancés) toujours bien documentés et passionnants.

 ♥ = Bof bof, à éviter

♥♥ = Sympa, sans plus

♥♥♥ = Pas mal du tout , j’ai passé un bon moment !

♥♥♥♥ = A lire absolument !

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belle greene

Nombre de pages: 544 pages

Maison d’édition: Flammarion

Date de parution (dans cette édition): 20 janvier 2021

4ème de couverture:

New York, dans les années 1900. Une jeune fille, que passionnent les livres rares, se joue du destin et gravit tous les échelons. Elle devient la directrice de la fabuleuse bibliothèque du magnat J.P. Morgan et la coqueluche de l’aristocratie internationale, sous le faux nom de Belle da Costa Greene. Belle Greene pour les intimes. En vérité, elle triche sur tout. Car la flamboyante collectionneuse qui fait tourner les têtes et règne sur le monde des bibliophiles cache un terrible secret, dans une Amérique violemment raciste. Bien qu’elle paraisse blanche, elle est en réalité afro-américaine. Et, de surcroît, fille d’un célèbre activiste noir qui voit sa volonté de cacher ses origines comme une trahison. C’est ce drame d’un être écartelé entre son histoire et son choix d’appartenir à la société qui opprime son peuple que raconte Alexandra Lapierre. Fruit de trois années d’enquête, ce roman retrace les victoires et les déchirements d’une femme pleine de vie, aussi libre que déterminée, dont les stupéfiantes audaces font écho aux combats d’aujourd’hui.

Mon avis:

Le personnage de Belle Da Costa Greene m’a vraiment fascinée car elle place sa passion pour les livres et les beaux objets au-dessus de tout. C’est une jeune femme à la personnalité complexe et foisonnante. 

Une femme d’origine afro-américaine mais qui arrive (ainsi que sa mère et ses frères et soeurs) à se faire passer pour blanche (elle s’invente une famille aux origines portugaises – la branche « Da Costa » pour justifier la relative matité de sa peau) en falsifiant ses documents d’identité. 

J’ai trouvé incroyable ou plus exactement vraiment terrible qu’il y ait pu avoir une loi qui disait que si vous aviez un ancêtre noir (une seule goutte de sang noir) vous étiez considéré comme noir aux yeux du monde. Dans une société très raciste et ancrée dans ses traditions pro-blancs, j’ai trouvé très courageux de la part de Belle Greene d’évoluer et de grimper tous les échelons de l’échelle sociale, en temps que femme blanche. 

J’ai adoré la suivre devenir bibliothécaire puis devoir s’occuper grâce à son franc parlé et son culot de la prestigieuse collection de livres (et autres objets d’art) du riche J.P. Morgan qui va la prendre sous son aile. Il va lui laisser les coudées franches pour acheter les livres qu’elle veut aux plus célèbres mises aux enchères, faisant d’elles la femme la plus puissante dans ce domaine d’activité. Elle sait ce qu’elle veut – et surtout ce qu’elle ne veut pas – et ne se laisse jamais marcher sur les pieds. Elle veut le meilleur pour son patron – qu’elle chérit plus que tout au monde (à égalité avec les livres bien sûr) – et se donne les moyens pour l’obtenir – au meilleur prix qui plus est.

Cependant, le poids de ce mensonge sur ses origines lui pèse chaque jour un peu plus, surtout quand elle se rend compte que son père pourrait révéler à tout moment la vérité. Et pour elle, tout s’écroulerait comme un château de cartes. Elle perdrait tout.  Tous ses partenaires commerciaux refuseraient de travailler avec une femme étiquetée comme noire, sans parler de son patron, sa plus grosse peur étant de le décevoir car elle le tient en très haute estime (même si elle pense qu’il se doute peut-être de quelque chose au fond de lui). 

Belle est une femme libre, aux multiples amants, sans jamais se fixer (car elle ne veut pas risquer d’avoir un enfant noir) mais qui vit néanmoins de grandes passions, en particulier avec des hommes mariés. (ainsi elle est sûre que des deux côtés rien de « sérieux » ne se construira).

J’ai adoré ce livre qui m’a emportée dans une ronde folle et qui m’a vraiment passionnée. Tout ce qui touche aux livres m’intéresse particulièrement évidemment mais ce livre traite également de racisme et de féminisme. Bref, c’est un roman riche et palpitant – tiré d’une histoire vraie qui plus est – dont je n’ai pas vu passer les 544 pages!

J’ai adoré voir les photos de Belle Da Costa Greene en fin de roman, ce qui m’a permit de vraiment me l’imaginer. 

Alexandra Lapierre a fourni un travail colossal et brillant pour faire revivre cette héroïne des temps (pas si) modernes. A lire absolument!

 

Ma note: ♥♥♥♥♥


J’ai lu: Ressac de Diglee (Maureen Wingrove)

Hello tout le monde !

Je vous retrouve aujourd’hui pour vous parler du récit Ressac de l’autrice Diglee (de son vrai nom Maureen Wingrove) qui est principalement connue pour ses bandes dessinées et ses romans jeunesse. Inutile donc de vous dire que j’avais vraiment hâte de la découvrir dans un autre registre !

 ♥ = Bof bof, à éviter

♥♥ = Sympa, sans plus

♥♥♥ = Pas mal du tout , j’ai passé un bon moment !

♥♥♥♥ = A lire absolument !

♥♥♥♥♥ = Attention, gros coup de cœur !

Les (♥) représentent les demis 

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Ressac

Nombre de pages: 163 pages

Maison d’édition: La ville brûle

Date de parution (dans cette édition): 28 mai 2021

4ème de couverture:

Ode à la solitude et à la lenteur, Ressac est le récit d’une fuite. Une fuite géographique d’abord, depuis mon petit appartement lyonnais vers les murs centenaires d’une abbaye bretonne pour une retraite de cinq jours, seule face à la mer. Un départ vers le minéral, les embruns, les nées d’or et de rose. 
Une fuite affective ensuite, puisque ce texte a été écrit après l’accident de voiture qui brisa le corps d’un être cher, clôturant dans le sang deux années d’angoisse passées à le voir progressivement défiguré par sa bipolarité. Cinq jours d’errance iodée, de contemplation béate et de rencontres féminines magiques qui m’ont raccroche au réel, au silence t à la beauté, me rappelant leur importance fondamentale.

Mon avis:

Ce  livre est un hymne à la lenteur et à l’introspection. J’ai beaucoup aimé suivre l’autrice dans sa retraite bretonne et toutes les pensées qui lui ont traversé l’esprit. 

L’autrice part s’isoler dans une abbaye en Bretagne afin de prendre du recul suite à l’accident de voiture dont on a été victime son beau-père. Beau-père qu’elle ne reconnaît plus depuis des années car il souffre de bipolarité. 

Elle conte donc la tristesse qui l’envahit quand elle pense à cet être qu’elle aime si fort mais qui n’existe plus vraiment, tant sa maladie a pris le pas sur sa personnalité originelle. 

En Bretagne, elle va tomber sur d’autres femmes qui elles aussi ont ressenti le besoin de s’isoler et qui vont l’aider à y voir plus clair dans sa vie et à reprendre confiance. En elle et en l’avenir. Cette retraite est pour elle comme une grande respiration dans une vie qui était devenue un peu étouffante.

J’ai beaucoup aimé cette expérience de sororité qu’elle va vivre et les pensées féministes qu’elle met sur papier. 

Ce livre nous fait nous poser des questions sur la place des femmes dans la société, la pression qu’elles ont sur leurs épaules avec le choix d’être mère ou pas, le choix d’aimer qui on veut. 

J’ai trouvé les mots de Diglee choisis avec soin et le vocabulaire utilisé très poétique. 

Un livre qui m’a vraiment fait passer un beau moment de lecture, hors du temps. J’ai eu l’impression le temps de ce texte d’être moi aussi en Bretagne, de sentir le vent sur mon visage et le goût du sel au bout de la langue…. d’entendre le bruit des vagues. 

J’ai également découvert grâce à ce roman que Diglee aime la poésie et elle va d’ailleurs bientôt publier un recueil de poèmes d’autrices exclusivement féminines. Je trouve l’idée brillante, d’autant plus que d’après ses dires (ce qu’elle a écrit sur instagram), certaines poétesses n’ont pas encore été traduites en Français. 

Bref, un très beau récit qui invite à la rêverie et nous fait ralentir dans un monde qui va de plus en plus vite.

Ma note: ♥♥♥♥(♥)


[SP]J’ai lu: Ressuscité de Marion Emonot

Hello tout le monde !

Je vous retrouve aujourd’hui pour vous parler du roman Ressuscité de l’autrice Marion Emonot que j’ai eu la chance de recevoir de la part des éditions Slatkine. Elle est journaliste de métier et Ressuscité est son second livre tiré d’une histoire vraie.

 ♥ = Bof bof, à éviter

♥♥ = Sympa, sans plus

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♥♥♥♥ = A lire absolument !

♥♥♥♥♥ = Attention, gros coup de cœur !

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ressuscité

Nombre de pages: 224 pages

Maison d’édition: Slatkine 

Date de parution (dans cette édition): 3 mai 2021

4ème de couverture:

« Chaque matin, je me laisse ainsi aller à un moment de dépression où je suis néanmoins en communion avec Mahdi. Mon tout-petit, où peux-tu bien être ? As-tu péri dans cette mer Méditerranée de malheur ? » Sur la route migratoire qu’ils se sont résignés à prendre pour sauver leurs enfants des mariages forcés et des voleurs d’organes, Sultan et Choukrieh égarent leur fils Mahdi, neuf ans. « Ressuscité » est le récit romancé de cette histoire vraie, du drame de cette famille qui se retrouve soudain amputée de l’un des siens, aux portes de l’Europe. De sa jeunesse afghane à son installation en tant que requérante d’asile en Allemagne, la mère de l’enfant raconte un périple déchirant et pourtant tristement commun.

Mon avis:

Ce roman raconte, par le prisme d’une mère afghane, le périple de sa famille pour fuir le régime des talibans. Dans un premier temps ils vont aller se réfugier en Iran mais ils n’y sont pas accueillis à bras ouverts, le pays devant faire face à un flux important d’immigrés. Ils devront prendre la difficile décision de tout quitter pour se donner la chance de vivre libres.

J’ai aimé le fait que l’histoire soit racontée par Choukrieh, maman de 5 enfants (2 filles, les aînées et 3 garçons). Elle a eu la chance d’être mariée à un homme moderne et plus ou moins du même âge qu’elle, qui la respecte et aime leurs enfants. Choukrieh s’accommode de toutes les situations et arrive à se lier d’amitié avec de nombreuses femmes sur son chemin. Elle est généreuse et pleine de ressources. Tout comme elle, son mari, Sultan, rêve d’une vie meilleure pour ses enfants et en particulier pour ses filles, qu’il refuse de voir mariées à de vieux messieurs alors qu’elle ne rêvent que de faire de hautes écoles et d’avoir un métier important. (avocate pour l’une et pédiatre pour l’autre) Malheureusement, elles sont nées dans le mauvais pays et Sultan, leur père, va prendre la dure décision de tout quitter afin de donner la chance à ses filles de pouvoir réaliser leurs rêves de liberté et d’émancipation. Ils emmènent également avec eux les deux sœurs de Sultan.

Alors qu’ils vont embarquer depuis la Turquie pour traverser la mer à destination de la Grèce, leur bateau échoue (alors qu’il vient de partir) et leur petit Mahdi reste introuvable. 

Choukrieh ne peut croire qu’après toutes leurs péripéties ils perdent l’un de leurs enfants. Si près du but. Cependant, l’espoir de le retrouver ne la quitte jamais, elle ne se résigne pas, tout comme le reste de sa famille. Celle-ci doit toutefois continuer son voyage et s’installe en Allemagne, qui a ouvert les bras aux réfugiés afghans.

Ce roman – qui n’en est pas vraiment un étant donné qu’il s’agit d’une histoire vraie – raconte l’histoire d’une famille qui veut croire à des jours meilleurs. Une famille qui refuse de se plier au régime en place dans leur pays. Une famille qui restera unie du début à la fin, même quand tout se ligue contre eux. 

Ils sont rejetés à de nombreuses reprises et se sentent étrangers partout. Ils sont les victimes de paroles grossières et d’un racisme abject, traités comme des moins que rien, des voleurs.

Un livre qui montre qu’il y a encore un espoir pour le genre humain quand on lit les passages d’entraide, alors même que les gens n’ont rien, ils se découvrent des trésors de générosité. Nous aurions des leçons à tirer d’eux, ces personnes ont tellement à nous apprendre ! 

« Peu importe le nom que l’on donne à Dieu. Chrétiennes ou musulmanes, nos valeurs nous rassemblent. Nous avons tout à gagner à réunir nos forces »

Ressuscité de Marion Emonot, page 176

Un livre qui m’a particulièrement touchée en temps que maman mais aussi simplement en temps que femme. Je mesure la chance que j’ai de vivre dans un pays où les femmes sont respectées et ont les moyens de faire entendre leur voix.

Un récit qui fait réfléchir, écrit d’une manière fluide et très respectueuse des faits. J’ai découvert une culture dont j’ignorais presque tout et cela m’a donné envie de lire d’autres livres sur le sujet. 

Ressuscité figure dans la sélection du Prix Gonet qui sera décerné dans le cadre festival du LÀC qui se tiendra les 2-3 octobre 2021 à Collonge-Bellerive.

Je ne peux que croiser les doigts pour que le fabuleux travail de Marion Emonot soit récompensé et reconnu à sa juste valeur. A découvrir de toute urgence!

Ma note: ♥♥♥♥♥


Un grand merci aux éditions Slatkine pour l’envoi de ce SP!

J’ai lu: Les jours heureux d’Adélaïde de Clermont-Tonnerre

Hello tout le monde !

Je vous retrouve aujourd’hui pour vous parler du roman Les jours heureux de l’autrice Adélaïde de Clermont-Tonnerre, dont j’avais beaucoup aimé « le dernier des nôtres » il y a quelques années.

 ♥ = Bof bof, à éviter 

♥♥ = Sympa, sans plus

♥♥♥ = Pas mal du tout , j’ai passé un bon moment !

♥♥♥♥ = A lire absolument !

♥♥♥♥♥ = Attention, gros coup de cœur !

Les (♥) représentent les demis 

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les jours heureux

Nombre de pages: 448 pages

Maison d’édition: Grasset

Date de parution (dans cette édition): 5 mai 2021

4ème de couverture:

«  Edouard Vian et Laure Brankovic ont formé puis déformé pendant trente ans le couple le plus terrible et le plus célèbre du cinéma européen. Ils se sont mariés trois mois avant ma naissance. Ils ont divorcé quand j’avais un an. Se sont remariés quand j’en avais cinq et se sont à nouveau séparés pour mes quinze ans. Ils ont signé leur dernier divorce la veille de mes vingt-cinq ans. Entre temps ils ont fait une trentaine de film ensemble et un seul enfant  : moi. A eux deux ils ont créé une sorte de légende, lui à la réalisation, elle au scénario. Moi… c’est une autre histoire.  »
 
Ainsi commence une ronde, où des héros fantasques et attachants jouent, se cachent, s’aiment, des marches du festival de Cannes aux studios hollywoodiens, de Paris à New York et de la Grèce au Mexique, avant d’être percutés par les secousses de la grande histoire…
 
A leur côté, dans les rues de la capitale, sur un plateau de tournage au sommet des Alpes, des amis, des amants, des femmes venues du passé. Mais aussi une maladie qui chemine, et bien des énigmes. Tout mot est réplique. Tout personnage porte un masque. Et chacun aime la vie, imparfaite mais follement vécue. 
 
Un talent romanesque tendre et magnifique.

Mon avis:

Dans ce roman, on suit Oscar, jeune homme (entre 25 et 30 ans il me semble) un peu pris en sandwich et en otage par ses parents, couple emblématique du cinéma français. Comment se faire sa place quand on a des parents si hors du commun ? C’est l’un des thèmes du roman, mais pas que (ça serait trop simple).

Ce roman interroge notre rapport à nos parents, doit-on être au courant de tout, participer à tout en temps qu’enfant?

Oscar est très attaché à ses deux parents, qu’il trouve remarquables. Il les envie un peu aussi et leur en veut aussi parfois de l’obliger à vivre dans leur ombre (même s’ils ne s’en rendent même pas compte). Il espère lui aussi vivre une telle romance.

J’ai adoré tous les personnages de ce roman, auxquels je me suis très vite attachée. Les dialogues sont savoureux et l’autrice sait vraiment faire prendre vie à ses protagonistes. C’est un roman qui pourrait être très facilement adapté au cinéma tant il est riche visuellement. 

Au tout début du roman, la mère d’Oscar lui confie qu’elle est atteinte d’une maladie incurable et qu’il doit garder ce secret pour lui, n’en parler à son père sous aucun prétexte. Le jeune homme est détruit par cette nouvelle et désespéré de ne pouvoir en parler à personne, de ne pas pouvoir partager sa peine. Mais il respecte la décision de sa mère car il sait qu’elle est trop fière pour se montrer affaiblie, elle qui a toujours mené sa vie et sa carrière d’une poigne de fer. 

Même si ses parents continuent de se quitter et de se remettre ensemble, même s’ils ont des amants entre deux, ils se vouent un amour inconditionnel et ne peuvent vivre longtemps l’un sans l’autre, tant l’avis de l’autre est essentiel. 

J’ai aimé suivre Laure et Edouard (les parents d’Oscar), même si le roman tourne bien évidemment autour d’Oscar. 

Oscar est une jeune homme intelligent, sensible, qui se pose beaucoup de questions sur la vie et l’amour. Il est très respectueux avec les femmes. 

Les chapitres sont courts ce qui fait qu’on les enchaîne sans voir le temps passer 🙂 

Bref, un gros coup de coeur pour ma part pour cette tranche de vie pas conventionnelle de ces personnages que j’ai quitté à regret. Un roman drôle et poignant à la fois, une réflexion sur notre relation avec nos parents. Terriblement bien écrit et incroyablement bon. Ne laissez pas passer cette pépite!

Ma note: ♥♥♥♥♥


J’ai lu: Au temps de l’innocence d’Edith Wharton

Hello tout le monde !

Je vous retrouve aujourd’hui pour vous parler du roman Au temps de l’innocence de l’autrice américaine Edith Wharton, qui a écrit beaucoup de romans au début du XXème siècle. Ce roman-ci est paru en 1920. Edith Wharton est décédée en France en 1937.

 ♥ = Bof bof, à éviter 

♥♥ = Sympa, sans plus

♥♥♥ = Pas mal du tout , j’ai passé un bon moment !

♥♥♥♥ = A lire absolument !

♥♥♥♥♥ = Attention, gros coup de cœur !

Les (♥) représentent les demis 

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au temps de l'innocence

Nombre de pages: 302 pages

Maison d’édition: Archipoche

Date de parution (dans cette édition): 30 août 2017

4ème de couverture:

Héritier élégant et cultivé, Newland Archer est l’un des meilleurs partis de New York. Chacun attend de connaître la date de son union avec la prude et ravissante May Welland, issue du même monde. La seule difficulté, pour lui, consiste à annoncer ses fiançailles dans le respect des convenances et du  » bon ton « .Tout est déjà réglé quand, un soir à l’opéra, le jeune homme reconnaît dans la loge des Welland la comtesse Ellen Olenska, de retour dans sa famille après l’échec de son mariage en Europe. Dans la haute société new- yorkaise, hantée par la peur du scandale, les mœurs et les idées d’Ellen suscitent une muette réprobation. Mais elles exercent sur Newland un attrait irrésistible…Couronné par le prix Pulitzer, Au temps de l’innocence (1920) fait revivre avec une grande variété de touches un univers disparu : celui du  » vieux New York « , avec son chic et ses préjugés. Edith Wharton y met à nu les sentiments. Son art, tout de tendre ironie, y est à son sommet.

Mon avis:

J’ai lu ce roman dans le cadre d’une lecture commune organisée par la bookstagrameuse Jessica du compte « le maître mot » dont j’aime beaucoup le contenu.

Ce roman me donnait moyennement envie vu la période de l’année car le thème m’évoquait un peu plus l’hiver que l’été mais finalement, passé les 100 premières pages que j’ai trouvées un peu laborieuses (beaucoup de présentations de personnages finalement pas si importants que ça…), j’ai vraiment accroché par la suite et ce jusqu’à la fin. 

J’ai trouvé le style et l’écriture d’Edith Wharton très modernes (du moins c’est le cas de cette traduction chez Archipoche!) et j’ai trouvé l’histoire intéressante. 

On y suit donc Newland Archer, jeune homme venant d’une famille aisée, qui est fiancé à la jeune et jolie May Welland, elle aussi issue d’une grande famille new-yorkaise. 

Cependant, l’équilibre parfait des tourtereaux est dérangé par le retour à New-York de la cousine de May, Ellen, qui a quitté son mari en Europe et décidé de retrouver sa famille. 

Les familles voient d’un mauvais oeil le retour de la jeune femme et n’ont pas trop envie d’être vues en sa compagnie car cela ne se fait pas de quitter son mari comme ça, voyons!

« C’était ainsi dans ce vieux New York, où l’on donnait la mort sans effusion de sang; le scandale y était plus à craindre que la maladie, la décence était la forme surprême du courage, tout éclat dénotait un manque d’éducation. »

Au temps de l’innocence d’Edith Wharton, page 286

Newland sera lui aussi de cet avis jusqu’au moment où il apprend à connaître Ellen, un esprit libre aux moeurs beaucoup plus libérées que sa chère fiancée May.

Il se sent donc très vite attirée par cette femme qu’il admire énormément pour son courage de s’afficher aux yeux du monde malgré sa « disgrâce » et fera tout pour qu’elle soit bien accueillie partout. Il la trouve également bien plus intéressante que May qui est tellement dévouée à sa famille.

J’ai aimé voir l’évolution de Newland tout au long du roman. Au début  il s’offusque du manque de manières d’Ellen (elle ne connait pas les codes new-yorkais) mais ensuite il la comprend et la soutient du mieux qu’il le peut. Au début il trouve que les femmes doivent rester à leur place et ensuite il comprend qu’une femme qui a une opinion lui plait davantage qu’une femme toujours d’accord avec lui.

Bref, on passe d’une jeune homme un peu imbus de lui-même à un homme qui sait se remettre en question. 

J’ai passé un très chouette moment en compagnie de ces personnages donc je vous recommande ce roman si vous aimez les histoires qui se passent au début du siècle dernier!

Ma note: ♥♥♥♥


J’ai lu: L’horizon à l’envers de Marc Levy

Hello tout le monde !

Je vous retrouve aujourd’hui pour vous parler du roman l’horizon à l’envers de l’auteur Marc Levy, auteur que l’on ne présente plus!

 ♥ = Bof bof, à éviter 

♥♥ = Sympa, sans plus

♥♥♥ = Pas mal du tout , j’ai passé un bon moment !

♥♥♥♥ = A lire absolument !

♥♥♥♥♥ = Attention, gros coup de cœur !

Les (♥) représentent les demis 

L’image provient de mon instagram.

l'horizon à l'envers

Nombre de pages: 416 pages

Maison d’édition: Pocket

Date de parution (dans cette édition): février 2017

4ème de couverture:

Sera-t-il un jour possible que notre mémoire, nos sentiments, notre conscience, soient enregistrés sur un ordinateur et transférés dans un autre corps ? Hope, Josh et Luke, trois étudiants en neurosciences, travaillent au projet Neurolink. Quand la tragédie vient frapper ce trio d’apprentis sorciers, ils n’hésitent pas longtemps à vouloir mettre leur théorie en pratique. Des laboratoires secrets de l’université de Boston jusqu’à un phare perdu au bout d’une île, s’engage une course effrénée pour défier la mort.
Il n’est pas d’horizon qu’un grand amour ne puisse repousser…

Émouvant, mystérieux, plein d’humour et d’amour, un roman sur la vie et la mort, au dénouement inoubliable.

Mon avis:

J’ai parfois été déçue par les romans de Marc Levy (même si dernièrement, je trouve qu’il se réinvente vraiment!) et du coup je ne savais pas tellement à quoi m’attendre avec ce roman qui de prime abord devait me plaire. Bizarrement, c’est un livre dont je n’avais jamais entendu parler. 

On y suit donc 3 jeunes chercheurs en neurosciences, Hope, Josh et Luke. 

Je ne vous spoile rien en vous disant que tout de suite, Josh et Hope vont tomber amoureux. 

Quand ils apprennent que Hope est atteinte d’un mal incurable, ils vont essayer de mettre en pratique la théorie selon laquelle ils pourraient enregistrer leurs souvenirs et conscience sur un clé USB pour la transmettre à une tierce personne. 

Une façon d’être éternel, en quelque sorte. 

Je dois avouer que le thème assez complexe abordé m’a pas mal passionnée mais surtout j’ai adoré les dialogues entre les personnages et chacun d’eux est super attachant. 

Hope, pleine de vie et très amoureuse de Josh, qui doit essayer d’accepter le fait que son père ait refait sa vie après le décès de sa maman.  Hope dont l’avenir se teinte en noir quand elle apprend qu’elle est condamnée par une tumeur au cerveau mais qui va essayer de vivre les derniers jours de sa vie sans penser trop au lendemain.

Josh, son amoureux, essaie de donner le change et de rester fort pour elle. Il veut rendre les derniers mois de sa bien aimée les plus magiques possibles. Josh n’est pas un élève très discipliné mais il est cependant la tête pensante du groupe. 

Luke, de son côté, essaie d’étouffer ses sentiments pour Hope car il ne veut pas perdre son meilleur ami. Il est également super intelligent mais bien plus posé et responsable que Josh. Il les voit tellement heureux ensemble qu’il n’est pas vraiment jaloux au fond mais il aimerait trouver lui aussi la perle rare.

J’ai vraiment aimé la construction de ce roman que j’ai trouvée vraiment bien pensée. 

Marc Levy prouve encore une fois qu’il est passé maître dans les romans qui nous font sortir de notre quotidien pour nous offrir des histoires qui font rêver. L’horizon à l’envers fait partie des livres intemporels, une magnifique histoire d’amour que je classe au niveau de « love story » d’Erich Segal ou encore « un jour » de David Nicholls.

Magique!

Ma note: ♥♥♥♥♥


J’ai lu: Celle qu’il attendait de Baptiste Beaulieu

Hello tout le monde !

Je vous retrouve aujourd’hui pour vous parler du roman Celle qu’il attendait de l’auteur  et médecin Baptiste Beaulieu, auteur que j’avais découvert avec le roman toutes les histoires d’amour du monde qui m’avait beaucoup plu.

 ♥ = Bof bof, à éviter 

♥♥ = Sympa, sans plus

♥♥♥ = Pas mal du tout , j’ai passé un bon moment !

♥♥♥♥ = A lire absolument !

♥♥♥♥♥ = Attention, gros coup de cœur !

Les (♥) représentent les demis 

L’image provient de mon instagram.

celle qu'il attendait

Nombre de pages: 342 pages

Maison d’édition: Fayard

Date de parution (dans cette édition): 5 mai 2021

4ème de couverture:

Eugénie D déborde d’imagination et  de projets farfelus pour s’isoler d’un monde qui l’effraie. Elle sait les hommes prompts à arracher les ailes des femmes.
Joséphin, chauffeur de taxi mutique, est né dans un pays en guerre. Il charrie sa maigreur et sa méfiance des hommes. Pour oublier sa mélancolie, il tourne la terre sous ses mains à l’infini.
Leurs vies basculent quand ces deux empotés magnifiques se croisent sur un quai de gare.
Une rencontre improbable, une histoire d’amour hors du temps. 
Avec beaucoup de poésie et d’originalité,
Baptiste Beaulieu tisse le destin fantastique de ces deux êtres dont les fêlures se répondent comme par magie.

Mon avis:

Ce livre m’a fait vraiment du bien car il s’agit d’un roman d’amour mais totalement atypique. On en ressort comme vidé, mais heureux (mais un peu triste de quitter les personnages quand même).

On y suit donc Eugénie, jeune femme fantasque, qui créé des objets totalement farfelus. Elle vit au milieu de ses inventions originales et s’est refermée sur elle-même par peur des hommes et compense sa gêne et sa timidité par une exubérance à toute épreuve. 

Joséphin, quant à lui, est un jeune homme timide, taiseux. Il n’arrive à s’exprimer et à s’ouvrir aux autres que quand il fait tourner la terre pour créer des vases ou autres contenants. Cette activité le libère, le désinhibe. 

On alterne les chapitres suivant les deux protagonistes et on sent un narrateur plutôt présent, est-ce l’auteur ou une tierce personne ? On ne le saura pas !

Très vite, on comprend que ce roman va bien plus loin qu’une simple histoire d’amour. Il aborde des thèmes très durs mais de manière presque poétique, aérienne. On ne tombe jamais dans le pathos. 

Cette histoire est un hymne à la tolérance et à l’amour de soi et des autres. Elle a été écrite avec une sensibilité à fleur de peau propre à Baptiste Beaulieu qui sait tellement bien nous transmettre des émotions à travers ses mots, qu’il choisit toujours soigneusement. 

Ce roman vous fera voyager, alors que finalement, les personnages ne bougent pas beaucoup. Il vous fera rire, et pleurer aussi. 

J’ai refermé ce livre avec regret mais bizarrement avec une énergie folle et un sentiment d’urgence.

L’urgence de dire aux gens que j’aime que je les aime. 

Merci Baptiste Beaulieu pour cette histoire si touchante.

Un petit bijou!

Ma note: ♥♥♥♥♥