J’ai lu: Ressac de Diglee (Maureen Wingrove)

Hello tout le monde !

Je vous retrouve aujourd’hui pour vous parler du récit Ressac de l’autrice Diglee (de son vrai nom Maureen Wingrove) qui est principalement connue pour ses bandes dessinées et ses romans jeunesse. Inutile donc de vous dire que j’avais vraiment hâte de la découvrir dans un autre registre !

 ♥ = Bof bof, à éviter

♥♥ = Sympa, sans plus

♥♥♥ = Pas mal du tout , j’ai passé un bon moment !

♥♥♥♥ = A lire absolument !

♥♥♥♥♥ = Attention, gros coup de cœur !

Les (♥) représentent les demis 

L’image provient de mon Instagram.

Ressac

Nombre de pages: 163 pages

Maison d’édition: La ville brûle

Date de parution (dans cette édition): 28 mai 2021

4ème de couverture:

Ode à la solitude et à la lenteur, Ressac est le récit d’une fuite. Une fuite géographique d’abord, depuis mon petit appartement lyonnais vers les murs centenaires d’une abbaye bretonne pour une retraite de cinq jours, seule face à la mer. Un départ vers le minéral, les embruns, les nées d’or et de rose. 
Une fuite affective ensuite, puisque ce texte a été écrit après l’accident de voiture qui brisa le corps d’un être cher, clôturant dans le sang deux années d’angoisse passées à le voir progressivement défiguré par sa bipolarité. Cinq jours d’errance iodée, de contemplation béate et de rencontres féminines magiques qui m’ont raccroche au réel, au silence t à la beauté, me rappelant leur importance fondamentale.

Mon avis:

Ce  livre est un hymne à la lenteur et à l’introspection. J’ai beaucoup aimé suivre l’autrice dans sa retraite bretonne et toutes les pensées qui lui ont traversé l’esprit. 

L’autrice part s’isoler dans une abbaye en Bretagne afin de prendre du recul suite à l’accident de voiture dont on a été victime son beau-père. Beau-père qu’elle ne reconnaît plus depuis des années car il souffre de bipolarité. 

Elle conte donc la tristesse qui l’envahit quand elle pense à cet être qu’elle aime si fort mais qui n’existe plus vraiment, tant sa maladie a pris le pas sur sa personnalité originelle. 

En Bretagne, elle va tomber sur d’autres femmes qui elles aussi ont ressenti le besoin de s’isoler et qui vont l’aider à y voir plus clair dans sa vie et à reprendre confiance. En elle et en l’avenir. Cette retraite est pour elle comme une grande respiration dans une vie qui était devenue un peu étouffante.

J’ai beaucoup aimé cette expérience de sororité qu’elle va vivre et les pensées féministes qu’elle met sur papier. 

Ce livre nous fait nous poser des questions sur la place des femmes dans la société, la pression qu’elles ont sur leurs épaules avec le choix d’être mère ou pas, le choix d’aimer qui on veut. 

J’ai trouvé les mots de Diglee choisis avec soin et le vocabulaire utilisé très poétique. 

Un livre qui m’a vraiment fait passer un beau moment de lecture, hors du temps. J’ai eu l’impression le temps de ce texte d’être moi aussi en Bretagne, de sentir le vent sur mon visage et le goût du sel au bout de la langue…. d’entendre le bruit des vagues. 

J’ai également découvert grâce à ce roman que Diglee aime la poésie et elle va d’ailleurs bientôt publier un recueil de poèmes d’autrices exclusivement féminines. Je trouve l’idée brillante, d’autant plus que d’après ses dires (ce qu’elle a écrit sur instagram), certaines poétesses n’ont pas encore été traduites en Français. 

Bref, un très beau récit qui invite à la rêverie et nous fait ralentir dans un monde qui va de plus en plus vite.

Ma note: ♥♥♥♥(♥)