J’ai lu: L’intimité d’Alice Ferney

Hello tout le monde !

Je vous retrouve aujourd’hui pour vous parler du roman L’intimité de l’autrice Alice Ferney dont j’avais lu il y a quelques années les bourgeois, que j’avais bien aimé. Quand j’ai lu la 4ème de couverture de celui-ci, j’ai tout de suite eu envie de l’acheter, tant le thème me parlait.

 ♥ = Bof bof, à éviter

♥♥ = Sympa, sans plus

♥♥♥ = Pas mal du tout , j’ai passé un bon moment !

♥♥♥♥ = A lire absolument !

♥♥♥♥♥ = Attention, gros coup de cœur !

Les (♥) représentent les demis 

L’image provient de mon Instagram.

l'intimité

Nombre de pages: 368 pages

Maison d’édition: Actes Sud

Date de parution (dans cette édition): 19 août 2020

4ème de couverture:

Alexandre et Ada forment un couple heureux et s’apprêtent à accueillir un enfant. À l’heure de partir à la maternité, Ada confie son premier-né à leur voisine Sandra, une célibataire qui a décidé de longue date qu’elle ne serait pas mère. Après cette soirée décisive, la libraire féministe garde un attachement indéfectible au jeune garçon et à sa famille. Quelques années plus tard, sur un site de rencontres, Alexandre fait la connaissance d’Alba, enseignante qui l’impressionne par sa beauté lisse et sa volonté de fer…

Sandra, Alexandre, Alba – sur ces trois piliers, Alice Ferney construit son roman : en révélant les aspirations, les craintes, les opinions, les hésitations, les choix de ces personnages, elle orchestre une polyphonie où s’illustrent les différentes manières de former un couple, d’être un parent, de donner (ou non) la vie. S’amusant à glisser des dialogues philosophiques dans une comédie de mœurs, alternant les points de vue pour déplier toutes les réalités d’un projet ou d’une certitude, elle ausculte magistralement une société qui sans cesse repousse les limites de la nature et interroge celles de l’éthique pour satisfaire au bonheur individuel et familial.

Mon avis:

Un livre qui m’a passionnée car il questionne la relation que peuvent avoir une femme et un homme, dans une société très influencée par le patriarcat. 

Alexandre et Ada s’aiment et vont avoir un enfant. Lorsque vient le moment d’accoucher, ils confient leur fils aîné à Sandra, leur voisine. 

Sandra est une jeune femme libre, cultivée, féministe et moderne. Elle a décidé de ne pas se lier durablement avec un homme et de ne pas avoir d’enfants pour ne pas sacrifier sa liberté si durement acquise. 

(…) Elle éduquait trois adolescents. Et pendant ce temps, papa bien peinard s’installait chez sa maîtresse, car il était comme les autres, incapable de vivre seul. Il donnait une bonne pension, nous ne manquions de rien, mais maman n’avait pas le temps pour une seconde vie sentimentale, elle n’avait pas envie de cela, d’ailleurs. J’en ai retenu que les hommes s’octroient une liberté que les femmes ne prennent pas. 

(…) L’amour maternel est leur prison, le jeu dans lequel elles misent tout, un gouffre où se réfugier et se perdre. Pardon de te dire ça, tu connais mes idées, je refuse de m’apercevoir un jour  que ma vie se ramène à celle de mes enfants.

L’intimité, page 75, d’Alice Ferney

Quand Ada meurt en couches (je ne vous spoile pas grand chose, ça arrive dans les 10 premières pages du roman), Alexandre se retrouve avec deux enfants et se lie d’amitié avec Sandra qui lui est d’un grand secours. Leurs discussions sur les relations amoureuses et amicales hommes-femmes sont très enrichissantes pour les deux. J’ai aimé cette amitié qui s’est créée dans l’adversité. 

Pour Sandra, il est clair qu’il ne se passera rien avec Alexandre. Il est bel homme pas du tout son genre. Elle préfère garder son amitié qu’elle chérit. De son côté, Alexandre a des sentiments plus ambigus à son égard.

Alexandre se sent coupable d’avoir insisté auprès d’Ada pour avoir cet enfant. Il a son enfant tant désiré mais a perdu l’amour de sa vie. Il trouve beaucoup de réconfort auprès de Sandra et leurs soirées à refaire le monde sont très précieuses pour lui. 

Quelques années plus tard, Alexandre fait la connaissance d’Alba, maîtresse d’école assez stricte et très ancrée dans ses principes de vie. 

Celle-ci va en faire voir de toutes les couleurs à Alexandre (je ne peux pas vous dire pourquoi sans vous révéler des événements clés du roman) et m’a plus d’une fois agacée. Je me suis souvent demandée que faisait un homme gentil, intelligent et respectueux (et beau mec en plus) avec une nana si coincée qui, bien qu’adorable avec les enfants d’Alexandre, n’est pas toujours tendre (et pas du tout démonstrative) avec son chéri et ne fait pas ou très peu de concessions. 

Bref, j’ai adoré Sandra et Alexandre mais pas tellement Alba mais je pense que c’était la volonté de l’autrice de mettre un personnage un peu moins « normé » dans son roman afin de nous faire réagir et ouvrir des débats.

J’ai ri, je me suis insurgée, j’ai vraiment adoré ce roman qui questionne sur la place des femmes dans la société et leur désir de devenir maman ou pas. (le désir d’enfant des hommes aussi!) Ces enfants qui leur sont parfois imposés au détriment de leur envie profonde, leur intégrité physique ou encore leur santé mentale. De plus, ce roman pose la question de savoir si c’est avoir des enfants qui est important pour les gens ou plutôt avoir des enfants « à eux », une forme d’égoïsme donc.

L’écriture est fluide, sensible, le rythme super bien maîtrisé. Je ne me suis pas ennuyée une seule seconde.

Un roman intelligent qui m’a réfléchir et vibrer. Vivement le prochain!

Ma note: ♥♥♥♥♥


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