J’ai lu: Mon mari de Maud Ventura

Hello tout le monde !

Je vous retrouve aujourd’hui pour vous parler du roman Mon mari de l’autrice Maud Ventura. Il s’agit de son premier roman.

 ♥ = Bof bof, à éviter

♥♥ = Sympa, sans plus

♥♥♥ = Pas mal du tout , j’ai passé un bon moment !

♥♥♥♥ = A lire absolument !

♥♥♥♥♥ = Attention, gros coup de cœur !

Les (♥) représentent les demis 

L’image provient de mon Instagram.

mon mari

Nombre de pages: 355 pages

Maison d’édition: L’Iconoclaste

Date de parution (dans cette édition): 19 août 2021

4ème de couverture:

« Excepté mes démangeaisons inexpliquées et ma passion dévorante pour mon mari, ma vie est parfaitement normale. Rien ne déborde. Aucune incohérence. Aucune manie. « 
Elle a une vie parfaite. Une belle maison, deux enfants et l’homme idéal. Après quinze ans de vie commune, elle ne se lasse pas de dire  » mon mari « . Et pourtant elle veut plus encore : il faut qu’ils s’aiment comme au premier jour. Alors elle note méthodiquement ses  » fautes « , les peines à lui infliger, les pièges à lui tendre. Elle se veut irréprochable et prépare minutieusement chacun de leur tête-à-tête. Elle est follement amoureuse de son mari. Du lundi au dimanche, la tension monte, on rit,
on s’effraie, on flirte avec le point de rupture, on se projette dans ce théâtre amoureux.

Mon avis:

Ce livre! Mais ce livre! J’ai adoré chaque mot de ce roman. Tout s’imbrique super bien et le récit monte en puissance au fil des pages.

On sent la narratrice (dont on ignore le nom, d’ailleurs, on ignore également le nom de son mari vu qu’elle l’appelle simplement « mon mari ») toujours un peu borderline, prête à péter un plomb. 

Elle est tellement folle de son mari qu’elle ne comprend pas qu’il soit parfois si froid avec elle. Elle qui (selon elle toujours) fait tout pour lui. Alors elle commence à le punir s’il n’a pas les réactions qu’elle aimerait qu’il ait. En allant voir ailleurs. En cachant ses affaires pour lui faire croire qu’il devient fou. 

Elle donne de gros coups de canifs dans le contrat de mariage et fait preuve de beaucoup de mesquinerie à l’encontre de son mari, ce qui laisse à croire qu’elle aime surtout l’idée de l’amour et d’être amoureuse plus que son mari. Elle a des enfants mais ne fait pas grand cas d’eux, elle n’en parle jamais tant toute sa vie tourne autour de son obsession pour son mari. Elle les voit plutôt comme des obstacles entre elle et son mari. Des intrus qui se sont incrustés dans leur parfaite vie de couple.

D’ailleurs, j’ai trouvé le fameux mari plutôt zen avec elle durant tout le roman, je me demandais comment il faisait pour la supporter… mais certaines de ses réactions m’ont également semblées peu sympathiques, comme le fait de l’ignorer ou de la critiquer lors de soirées entre amis, etc. Jamais je ne resterais avec un type pareil !

J’ai développé pendant tout le roman des sentiments ambivalents envers la narratrice qui m’énervait d’un côté mais m’amusait follement également. De plus, on sent qu’elle est au bord de l’implosion durant tout le roman. Elle n’est au final pas vraiment satisfaite de sa vie, malgré ce qu’elle veut nous faire croire. 

Un roman qui sous ses abords satyriques est aussi un parallèle entre la vie des femmes d’aujourd’hui, dévouées à leur homme et leur famille et qui doivent tout gérer en même temps, travail, tâches ménagères, etc., qui ont peur de ne jamais en faire assez – de ne pas être assez – quitte à s’oublier.

Bref, j’ai trouvé ce premier roman parfaitement maîtrisé et la fin m’a surprise mais en bien! La plume de Maud Ventura a su me garder en haleine tout au long de son histoire que j’ai dévorée en à peine deux jours. 

Brillant!

Ma note: ♥♥♥♥♥


J’ai lu: L’intimité d’Alice Ferney

Hello tout le monde !

Je vous retrouve aujourd’hui pour vous parler du roman L’intimité de l’autrice Alice Ferney dont j’avais lu il y a quelques années les bourgeois, que j’avais bien aimé. Quand j’ai lu la 4ème de couverture de celui-ci, j’ai tout de suite eu envie de l’acheter, tant le thème me parlait.

 ♥ = Bof bof, à éviter

♥♥ = Sympa, sans plus

♥♥♥ = Pas mal du tout , j’ai passé un bon moment !

♥♥♥♥ = A lire absolument !

♥♥♥♥♥ = Attention, gros coup de cœur !

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l'intimité

Nombre de pages: 368 pages

Maison d’édition: Actes Sud

Date de parution (dans cette édition): 19 août 2020

4ème de couverture:

Alexandre et Ada forment un couple heureux et s’apprêtent à accueillir un enfant. À l’heure de partir à la maternité, Ada confie son premier-né à leur voisine Sandra, une célibataire qui a décidé de longue date qu’elle ne serait pas mère. Après cette soirée décisive, la libraire féministe garde un attachement indéfectible au jeune garçon et à sa famille. Quelques années plus tard, sur un site de rencontres, Alexandre fait la connaissance d’Alba, enseignante qui l’impressionne par sa beauté lisse et sa volonté de fer…

Sandra, Alexandre, Alba – sur ces trois piliers, Alice Ferney construit son roman : en révélant les aspirations, les craintes, les opinions, les hésitations, les choix de ces personnages, elle orchestre une polyphonie où s’illustrent les différentes manières de former un couple, d’être un parent, de donner (ou non) la vie. S’amusant à glisser des dialogues philosophiques dans une comédie de mœurs, alternant les points de vue pour déplier toutes les réalités d’un projet ou d’une certitude, elle ausculte magistralement une société qui sans cesse repousse les limites de la nature et interroge celles de l’éthique pour satisfaire au bonheur individuel et familial.

Mon avis:

Un livre qui m’a passionnée car il questionne la relation que peuvent avoir une femme et un homme, dans une société très influencée par le patriarcat. 

Alexandre et Ada s’aiment et vont avoir un enfant. Lorsque vient le moment d’accoucher, ils confient leur fils aîné à Sandra, leur voisine. 

Sandra est une jeune femme libre, cultivée, féministe et moderne. Elle a décidé de ne pas se lier durablement avec un homme et de ne pas avoir d’enfants pour ne pas sacrifier sa liberté si durement acquise. 

(…) Elle éduquait trois adolescents. Et pendant ce temps, papa bien peinard s’installait chez sa maîtresse, car il était comme les autres, incapable de vivre seul. Il donnait une bonne pension, nous ne manquions de rien, mais maman n’avait pas le temps pour une seconde vie sentimentale, elle n’avait pas envie de cela, d’ailleurs. J’en ai retenu que les hommes s’octroient une liberté que les femmes ne prennent pas. 

(…) L’amour maternel est leur prison, le jeu dans lequel elles misent tout, un gouffre où se réfugier et se perdre. Pardon de te dire ça, tu connais mes idées, je refuse de m’apercevoir un jour  que ma vie se ramène à celle de mes enfants.

L’intimité, page 75, d’Alice Ferney

Quand Ada meurt en couches (je ne vous spoile pas grand chose, ça arrive dans les 10 premières pages du roman), Alexandre se retrouve avec deux enfants et se lie d’amitié avec Sandra qui lui est d’un grand secours. Leurs discussions sur les relations amoureuses et amicales hommes-femmes sont très enrichissantes pour les deux. J’ai aimé cette amitié qui s’est créée dans l’adversité. 

Pour Sandra, il est clair qu’il ne se passera rien avec Alexandre. Il est bel homme pas du tout son genre. Elle préfère garder son amitié qu’elle chérit. De son côté, Alexandre a des sentiments plus ambigus à son égard.

Alexandre se sent coupable d’avoir insisté auprès d’Ada pour avoir cet enfant. Il a son enfant tant désiré mais a perdu l’amour de sa vie. Il trouve beaucoup de réconfort auprès de Sandra et leurs soirées à refaire le monde sont très précieuses pour lui. 

Quelques années plus tard, Alexandre fait la connaissance d’Alba, maîtresse d’école assez stricte et très ancrée dans ses principes de vie. 

Celle-ci va en faire voir de toutes les couleurs à Alexandre (je ne peux pas vous dire pourquoi sans vous révéler des événements clés du roman) et m’a plus d’une fois agacée. Je me suis souvent demandée que faisait un homme gentil, intelligent et respectueux (et beau mec en plus) avec une nana si coincée qui, bien qu’adorable avec les enfants d’Alexandre, n’est pas toujours tendre (et pas du tout démonstrative) avec son chéri et ne fait pas ou très peu de concessions. 

Bref, j’ai adoré Sandra et Alexandre mais pas tellement Alba mais je pense que c’était la volonté de l’autrice de mettre un personnage un peu moins « normé » dans son roman afin de nous faire réagir et ouvrir des débats.

J’ai ri, je me suis insurgée, j’ai vraiment adoré ce roman qui questionne sur la place des femmes dans la société et leur désir de devenir maman ou pas. (le désir d’enfant des hommes aussi!) Ces enfants qui leur sont parfois imposés au détriment de leur envie profonde, leur intégrité physique ou encore leur santé mentale. De plus, ce roman pose la question de savoir si c’est avoir des enfants qui est important pour les gens ou plutôt avoir des enfants « à eux », une forme d’égoïsme donc.

L’écriture est fluide, sensible, le rythme super bien maîtrisé. Je ne me suis pas ennuyée une seule seconde.

Un roman intelligent qui m’a réfléchir et vibrer. Vivement le prochain!

Ma note: ♥♥♥♥♥


J’ai lu: Belle Greene d’Alexandra Lapierre

Hello tout le monde !

Je vous retrouve aujourd’hui pour vous parler du roman Belle Greene de l’autrice Alexandra Lapierre connue pour ses romans historiques (bien que romancés) toujours bien documentés et passionnants.

 ♥ = Bof bof, à éviter

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belle greene

Nombre de pages: 544 pages

Maison d’édition: Flammarion

Date de parution (dans cette édition): 20 janvier 2021

4ème de couverture:

New York, dans les années 1900. Une jeune fille, que passionnent les livres rares, se joue du destin et gravit tous les échelons. Elle devient la directrice de la fabuleuse bibliothèque du magnat J.P. Morgan et la coqueluche de l’aristocratie internationale, sous le faux nom de Belle da Costa Greene. Belle Greene pour les intimes. En vérité, elle triche sur tout. Car la flamboyante collectionneuse qui fait tourner les têtes et règne sur le monde des bibliophiles cache un terrible secret, dans une Amérique violemment raciste. Bien qu’elle paraisse blanche, elle est en réalité afro-américaine. Et, de surcroît, fille d’un célèbre activiste noir qui voit sa volonté de cacher ses origines comme une trahison. C’est ce drame d’un être écartelé entre son histoire et son choix d’appartenir à la société qui opprime son peuple que raconte Alexandra Lapierre. Fruit de trois années d’enquête, ce roman retrace les victoires et les déchirements d’une femme pleine de vie, aussi libre que déterminée, dont les stupéfiantes audaces font écho aux combats d’aujourd’hui.

Mon avis:

Le personnage de Belle Da Costa Greene m’a vraiment fascinée car elle place sa passion pour les livres et les beaux objets au-dessus de tout. C’est une jeune femme à la personnalité complexe et foisonnante. 

Une femme d’origine afro-américaine mais qui arrive (ainsi que sa mère et ses frères et soeurs) à se faire passer pour blanche (elle s’invente une famille aux origines portugaises – la branche « Da Costa » pour justifier la relative matité de sa peau) en falsifiant ses documents d’identité. 

J’ai trouvé incroyable ou plus exactement vraiment terrible qu’il y ait pu avoir une loi qui disait que si vous aviez un ancêtre noir (une seule goutte de sang noir) vous étiez considéré comme noir aux yeux du monde. Dans une société très raciste et ancrée dans ses traditions pro-blancs, j’ai trouvé très courageux de la part de Belle Greene d’évoluer et de grimper tous les échelons de l’échelle sociale, en temps que femme blanche. 

J’ai adoré la suivre devenir bibliothécaire puis devoir s’occuper grâce à son franc parlé et son culot de la prestigieuse collection de livres (et autres objets d’art) du riche J.P. Morgan qui va la prendre sous son aile. Il va lui laisser les coudées franches pour acheter les livres qu’elle veut aux plus célèbres mises aux enchères, faisant d’elles la femme la plus puissante dans ce domaine d’activité. Elle sait ce qu’elle veut – et surtout ce qu’elle ne veut pas – et ne se laisse jamais marcher sur les pieds. Elle veut le meilleur pour son patron – qu’elle chérit plus que tout au monde (à égalité avec les livres bien sûr) – et se donne les moyens pour l’obtenir – au meilleur prix qui plus est.

Cependant, le poids de ce mensonge sur ses origines lui pèse chaque jour un peu plus, surtout quand elle se rend compte que son père pourrait révéler à tout moment la vérité. Et pour elle, tout s’écroulerait comme un château de cartes. Elle perdrait tout.  Tous ses partenaires commerciaux refuseraient de travailler avec une femme étiquetée comme noire, sans parler de son patron, sa plus grosse peur étant de le décevoir car elle le tient en très haute estime (même si elle pense qu’il se doute peut-être de quelque chose au fond de lui). 

Belle est une femme libre, aux multiples amants, sans jamais se fixer (car elle ne veut pas risquer d’avoir un enfant noir) mais qui vit néanmoins de grandes passions, en particulier avec des hommes mariés. (ainsi elle est sûre que des deux côtés rien de « sérieux » ne se construira).

J’ai adoré ce livre qui m’a emportée dans une ronde folle et qui m’a vraiment passionnée. Tout ce qui touche aux livres m’intéresse particulièrement évidemment mais ce livre traite également de racisme et de féminisme. Bref, c’est un roman riche et palpitant – tiré d’une histoire vraie qui plus est – dont je n’ai pas vu passer les 544 pages!

J’ai adoré voir les photos de Belle Da Costa Greene en fin de roman, ce qui m’a permit de vraiment me l’imaginer. 

Alexandra Lapierre a fourni un travail colossal et brillant pour faire revivre cette héroïne des temps (pas si) modernes. A lire absolument!

 

Ma note: ♥♥♥♥♥


J’ai lu: Autant en emporte le vent (volume 2) de Margaret Mitchell

Hello tout le monde !

Je vous retrouve aujourd’hui pour vous parler du volume 2 du roman Autant en emporte le vent de l’autrice Margaret Mitchell. 

 ♥ = Bof bof, à éviter

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♥♥♥ = Pas mal du tout , j’ai passé un bon moment !

♥♥♥♥ = A lire absolument !

♥♥♥♥♥ = Attention, gros coup de cœur !

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autant en emporte le vent volume 2

Nombre de pages: 720 pages

Maison d’édition: Gallmeister

Date de parution (dans cette édition): 11 juin 2020

4ème de couverture:

1866. De retour à Tara, ravagée par la guerre, Scarlett O’Hara n’a que peu de moyens pour subvenir aux besoins de ses proches, y compris Ashley dont elle reste secrètement amoureuse. Acculée, elle retourne à Atlanta où elle recroise Rhett Butler, toujours persuadé qu’ils sont faits l’un pour l’autre. La laissera-t-il lui échapper cette fois ? Comment regarder vers l’avant quand la vie n’est que décombres ? Et que peut la morale d’autrefois face à l’argent d’aujourd’hui ? Scarlett devra faire des choix, et chacun de ses pas, aussi risqué soit-il, la mènera vers l’indépendance.

Mon avis:

J’avais lu le volume 1 de ce roman l’été passé et j’avoue que j’ai laissé passer un peu trop de temps pour finir enfin le volume 2 😉 J’ai tellement aimé l’univers que je n’avais pas envie de le terminer.

Ce roman m’a transportée, j’ai vraiment quitté son univers et ses personnages à regret. 

Dans le premier tome, on suit donc Scarlett O’Hara, jeune fille venant d’une famille aisée propriétaire d’une grande plantation de coton, Tara. Courtisée par de nombreux hommes, elle n’a cependant d’yeux que pour Ashley, plus âgé qu’elle et déjà promis à Mélanie, une jeune femme que Scarlett juge idiote et ennuyeuse au possible.

Par déception, Scarlett va épouser le frère de Mélanie et partir s’installer à Atlanta avec son nouveau mari. Mais la guerre de sécession éclate et les Yankees attaquent les sudistes, les hommes de Scarlett et de Mélanie vont devoir partir à la guerre, comme tous les hommes en âge de se battre. Scarlett va se retrouver veuve, avec un petit garçon à charge. Fuyant Atlanta, avec son petit garçon et Mélanie (qui entretemps a accouché – elle aussi – d’un petit garçon) elle va rejoindre Tara pour se mettre à l’abris et retrouver sa famille. Ashley rentre de la guerre et retrouve sa femme et son fils, ils restent tous trois à Tara. Pour ma part, j’ai trouvé que Scarlett passait vraiment de jeune fille à femme à la fin de ce premier tome car elle prend ses responsabilités et son destin à pleines mains pour s’en sortir. 

Le tome 2 commence donc au moment où Scarlett essaie de remettre à flots la plantation. Elle va cependant vite se rendre compte que l’argent manque et même si Ashley fait de son mieux, il est un piètre ouvrier de plantation et n’a aucun goût pour les chiffres, contrairement à Scarlett qui compte mieux que personne, chose qui  n’est pas vraiment bien vu pour une femme. 

Scarlett montre encore une fois qu’elle prend son destin à bras-le-corps et va tout faire pour arriver à ses fins. C’est une jeune femme courageuse et forte, mais également fourbe et égoïste. Au fond d’elle-même, elle aimerait pouvoir se reposer sur un homme mais n’en trouve aucun à sa hauteur. A part peut-être le capitaine Rhett Butler, si elle ne le détestait pas autant ? Et pourtant … il est le seul qui la comprend, le seul qui pourrait l’aimer pour ce qu’elle est, pour son intelligence et ses manières pas toujours très féminines. 

Rhett Butler, parlons-en ! Un homme qui se fiche des conventions, en avance sur son temps lui aussi, qui pense que les femmes sont beaucoup plus intéressantes quand elles ont une opinion 🙂 J’ai adoré ce personnage sarcastique et malin. Il fait dès le début de la saga une cour (plus ou moins) discrète à Scarlett mais celle-ci fait semblant de ne rien voir, pour son plus grand plaisir. Car on désire toujours ce qu’on ne peut pas avoir!

Mélanie, quant à elle, est la gentillesse et l’honnêteté même. Elle donnerait tout pour Scarlett car elle lui est redevable de lui avoir sauvé la vie en l’aidant à partir d’Atlanta avec son bébé. Elle ne voit que le positif de Scarlett, ce qui a le don d’agacer au plus haut point cette dernière. 

Ashley est le personnage que j’ai trouvé le plus fade de l’histoire, je l’ai trouvé mou et mélancolique d’une époque révolue. Il ne sait pas de débrouiller, n’a aucun sens pratique ni des affaires et n’arrive pas à assumer ses sentiments à l’égard de Scarlett car il ne veut pas blesser Mélanie. Bref, je l’ai trouvé sans saveur comparé à Rhett Butler 😉

J’ai vraiment adoré suivre Scarlett, la voir changer au fil du roman. Je l’ai trouvée très moderne et en avance sur son temps niveau droits de la femme 🙂 Quand elle voit que les choses ne sont pas faites à sa façon elle n’hésite pas à mettre la main à la pâte ni à manipuler ses proches pour obtenir ce qu’elle veut. 

Il y a vraiment un grand changement entre le début du volume 1 où les amis de la famille de Scarlett, des familles aisées, vivent un peu dans l’oisiveté des fêtes et des pique-niques et l’après-guerre où la plupart des jeunes hommes ont trouvé la mort, laissant leur famille dans la précarité la plus totale. Les deux volumes ont vraiment deux ambiances différentes. Le second tome est beaucoup plus grave et sombre que le premier (en tout cas que le début du premier).

C’était presque comme si les jours radieux d’il y avait cinq ans étaient revenus. Si elle fermait les yeux et ne voyait pas les robes usées et transformées et les bottes grossièrement réparées et les mules rapiécées, si les visages des garçons qui manquaient dans ce quadrille ne lui apparaissaient pas à l’esprit, elle pouvait presque se dire que rien n’avait changé. (…)

Tout ce qui appartenait à leur ancien monde avait changé sauf les anciennes formes. Les anciens usages perduraient, devaient perdurer, car les formes étaient tout ce qui leur restait. ils se cramponnaient de toutes leurs forces aux choses du passé qu’ils connaissaient le mieux et aimaient le mieux, les manières des classes oisives, la courtoisie, l’agréable désinvolture dans les contacts humains et, surtout, l’attitude protectrice des hommes à l’égard des femmes. Fidèles à la tradition dans laquelle ils avaient été élevés, les hommes étaient courtois et tendres et ils arrivaient presque à créer une atmosphère qui protégeait leurs femmes de tout ce qui était cruel et inconvenant à leurs yeux. Scarlett estimait que c’était là le summum de l’absurdité, car il y avait peu de choses, désormais, que même les femmes les plus cloîtrées n’eussent vu ou subi au cours des cinq dernières années. Elles avaient soigné les blessés, fermé les yeux des mourants, enduré la guerre et le feu et la dévastation, connu la terreur et la fuite et la faim. 

Autant en emporte le vent, volume 2, page 134-135

Bref, j’ai adoré l’écriture de Margaret Mitchell que j’ai trouvé plutôt moderne malgré qu’elle date de 1939 et je trouve très bonne cette nouvelle traduction par Josette Chicheportiche parue chez Gallmeister l’année passée. Les couvertures sont sublimes en plus 😉 

Un roman magnifique qui restera longtemps dans ma mémoire. Un classique inégalé et indétrônable.

 

Ma note: ♥♥♥♥♥


J’ai lu: Le choeur des femmes de Martin Winckler

Hello tout le monde !

Je vous retrouve aujourd’hui pour vous parler du roman le choeur des femmes de l’auteur et médecin Martin Winckler. 

 ♥ = Bof bof, à éviter

♥♥ = Sympa, sans plus

♥♥♥ = Pas mal du tout , j’ai passé un bon moment !

♥♥♥♥ = A lire absolument !

♥♥♥♥♥ = Attention, gros coup de cœur !

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le choeur des femmes

Nombre de pages: 688 pages

Maison d’édition: folio

Date de parution (dans cette édition): 9 mars 2017

4ème de couverture:

Je m’appelle Jean Atwood. Je suis interne des hôpitaux et major de ma promo. Je me destine à la chirurgie gynécologique. Je vise un poste de chef de clinique dans le meilleur service de France. Mais on m’oblige, au préalable, à passer six mois dans une minuscule unité de « Médecine de La Femme », dirigée par un barbu mal dégrossi qui n’est même pas gynécologue, mais généraliste ! S’il s’imagine que je vais passer six mois à son service, il se trompe lourdement. Qu’est-ce qu’il croit ? Qu’il va m’enseigner mon métier ? J’ai reçu une formation hors pair, je sais tout ce que doit savoir un gynécologue chirurgien pour opérer, réparer et reconstruire le corps féminin. Alors, je ne peux pas – et je ne veux pas – perdre mon temps à écouter des bonnes femmes épancher leur coeur et raconter leur vie. Je ne vois vraiment pas ce qu’elles pourraient m’apprendre.

Mon avis:

Je pense que pour moi il y a un avant ce livre et un après. Ce livre est à mettre entre toutes les mains, tant féminines que masculines. 

Personnellement, j’ai trouvé ce roman d’une grande richesse tant émotionnelle que par son côté documentaire.. Ce roman m’a permis de comprendre que certaines choses qui m’étaient arrivées lors de mon premier accouchement (mais qui ne se sont pas reproduites lors du second bien heureusement, et je n’entrerai pas dans les détails ici car ce n’est pas le propos de cet article) n’étaient pas « normales ».  J’ai aimé également les explications des poses de stérilets ou d’implants contraceptifs. On sent tout le savoir médical de l’auteur Martin Winckler à travers ces passages. 

J’ai aimé suivre l’interne Jean Atwood, jeune femme sûre d’elle qui pense qu’elle va perdre son temps dans le service du Docteur Franz Karma. Elle qui pense tout savoir va devoir mettre sa fierté de côté et admettre que la théorie c’est bien beau mais ça ne vaut pas la pratique, et surtout l’écoute des patientes, chose qu’elle trouve ennuyante au possible. 

J’ai adoré tous les témoignages de femmes (fictifs bien entendu) insérés au fil du roman, on en apprend plus sur les patientes du Dr Karma et j’ai trouvé ces interludes très intéressants. 

Jean évolue énormément au fil du roman. Elle qui est pleine de préjugés va vite devoir les mettre dans sa poche pour être au plus proche de ses patientes auxquelles elle va très vite s’attacher. Moi-même qui ne lui trouvait rien d’attachant au début me suis surprise à apprécier de plus en plus ce personnage plutôt froid aux premiers abords.

Le Dr Franz Karma est quant à lui un sacré personnage, drôle, humble, tellement humain. Son seul désir est que ses patientes soient en confiance et se sentent écoutées et comprises. Un gros coup de cœur pour cet homme atypique.

Toute la galerie de personnages est savoureuse, comme les autres infirmières ou Aline, l’assistante du Dr Karma. 

Ce roman m’a vraiment bouleversée et malgré ses 688 pages je l’ai dévoré en moins d’une semaine. J’ai quitté ce roman et ses personnages à regret et j’avoue avoir dû faire une pause avant de commencer un autre livre tant celui-ci m’a exaltée. J’avais l’impression que rien ne serait à la hauteur après ce livre magnifique.

Je l’ai d’ailleurs tellement aimé que je me suis acheté son adaptation en bande dessinée et j’ai hâte de me replonger dans cette chouette histoire et pourquoi pas de la faire découvrir à mon mari 🙂

Le choeur des femmes est un roman qui fait du bien, vraiment.

Une pépite. Merci Dr Winckler !

Ma note: ♥♥♥♥♥


[SP]J’ai lu: Elisabeth H. « Une femme comme les autres » de Martine Ruchat

Hello tout le monde !

Je vous retrouve aujourd’hui pour vous parler du livre Elisabeth H. « Une femme comme les autres » de Martine Ruchat que j’ai eu la chance de recevoir de la part des Editions Slatkine.

 ♥ = Bof bof, à éviter

♥♥ = Sympa, sans plus

♥♥♥ = Pas mal du tout , j’ai passé un bon moment !

♥♥♥♥ = A lire absolument !

♥♥♥♥♥ = Attention, gros coup de cœur !

Les (♥) représentent les demis 

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Nombre de pages: 240 pages

Maison d’édition: Slatkine

Date de parution (dans cette édition): 23 février 2021

4ème de couverture:

Récit biographique et roman de formation tout àa la fois, ce livre dresse le portrait d’une femme, pédagogue et féministe, engagée socialement dès la fin du XIXe siècle. Née dans le canton protestant de Neuchâtel, elle ne peut se résoudre au mariage et a être mère. Son destin sera autre : elle choisit une profession au service des enfants et de l’écriture. Elle se frotte aux idées étroites sur l’éducation, elle s’enthousiasme pour des pensées libertaires, elle pratique l’éducation nouvelle en France, en Allemagne, en Suisse et se voue a l’éducation des jeunes filles. Dès 1906, le mot « émancipation » est entré dans son vocabulaire. Qui est Elisabeth H. ? Une vie de femme exemplaire qui résonne au-delà de la Suisse et de son temps.

Mon avis:

Ce documentaire un peu romancé a tout de suite retenu mon attention car il relate le parcours d’Elisabeth Huguenin, féministe avant l’heure en suisse à la fin du XIXème siècle. Cette jeune femme d’origine neuchâteloise faisait partie d’une famille où les enfants mourraient jeunes. Les soins n’étaient pas ce qu’ils sont maintenant… Elle a soif de vivre, d’apprendre et surtout soif d’être indépendante. Devenue maîtresse d’école dans un petit village, elle se morfond très vite et rêve de pouvoir enseigner dans de plus grandes écoles. 

Elle va rencontrer plusieurs personnes qui vont lui apprendre des méthodes révolutionnaires d’enseignement en Allemagne et en France. Mais la guerre gronde et après avoir pas mal bourlingué d’écoles en écoles, elle va revenir en Suisse où la situation est plus calme.

Elle a envie d’être libérée tant du point de vue professionnel que personnel mais influencée par ses croyances bibliques et son éducation puritaine, elle n’arrive pas à profiter des plaisirs que la vie lui offre. Elle ne vit donc pas vraiment de relation amoureuse car sans être mariée elle n’arrive pas à se lâcher complètement. 

Elle va donc consacrer sa vie à ses élèves et à l’écriture, vu qu’elle transpose ses envies et désirs dans des romans à la fois dramatiques et romantiques. 

J’ai aimé découvrir le personnage d’Elisabeth H., même si j’ai trouvé la plume de l’autrice parfois un peu redondante. En effet, les fins de chapitres se ressemblent énormément et elle utilise souvent « Elisabeth H. » alors qu’elle aurait juste pu écrire Elisabeth pour un effet un peu moins solennel. (même si je pense que c’était voulu, pour montrer son respect pour cette grande dame)

J’ai été heureuse de lire ce livre car il m’a montré qu’il y a des années des femmes se battaient déjà pour nos droits et le fait que nous soyons instruites au même titre que les hommes. 

On ressent tout de même tout au long du livre que ce sont les hommes qui mènent la danse et qu’Elisabeth dépend toujours d’eux même si financièrement elle s’en sort seule.  Elle sait très bien qu’il suffirait d’un grain de sable pour que toute sa méthode d’enseignement soit remise en cause. 

J’ai aimé également le fait qu’elle trouve si facilement des places de travail à gauche à droite et que pleins de propositions de travail lui soient faites même hors frontières suisses.  J’avoue que de nos jours cela ne serait certainement pas aussi facile !

En tout cas, j’ai trouvé ce roman très intéressant et instructif et ai trouvé son héroïne très inspirante même si un peu trop austère! 

Ma note: ♥♥♥(♥)


Un grand merci aux éditions Slatkine pour l’envoi de ce SP!

J’ai lu: Manuel de survie à l’usage des jeunes filles de Mick Kitson (Cold Winter Challenge)

Hello tout le monde !

Je vous retrouve aujourd’hui pour vous parler du roman Manuel de survie à l’usage des jeunes filles  de Mick Kitson.

 ♥ = Bof bof, à éviter

♥♥ = Sympa, sans plus

♥♥♥ = Pas mal du tout , j’ai passé un bon moment !

♥♥♥♥ = A lire absolument !

♥♥♥♥♥ = Attention, gros coup de cœur !

Les (♥) représentent les demis 

L’image provient de mon instagram.

Nombre de pages: 256 pages

Maison d’édition: Anne-Marie Métailié

Date de parution (dans cette édition): 30 août 2018

4ème de couverture:

Que font deux gamines en plein hiver dans une des plus sauvages forêts des Highlands, à des kilomètres de la première ville ?

Sal a préparé leur fuite pendant plus d’un an, acheté une boussole, un couteau de chasse et une trousse de premiers secours sur Amazon, étudié le Guide de survie des forces spéciales et fait des recherches sur YouTube. Elle sait construire un abri et allumer un feu, chasser à la carabine. Elle est capable de tout pour protéger Peppa, sa petite sœur.

Dans le silence et la beauté absolue des Highlands, Sal raconte, elle parle de leur mère désarmée devant la vie, de Robert le salaud, de la tendresse de la sorcière attirée par l’odeur du feu de bois, mais surtout de son amour extraordinaire pour cette sœur rigolote qui aime les gros mots et faire la course avec les lapins.

Mon avis:

Ce roman, grave et drôle à la fois, m’a vraiment beaucoup plu. On y suit deux sœurs qui se sont échappées de leur maison pour fuir leur beau-père abusif et leur mère alcoolique qui ne fait rien pour les protéger.

Sal, l’aînée, prend donc sa petite soeur chéri, Peppa, sous sous aile et elles partent se construire un camp au milieu de la forêt. J’ai beaucoup aimé toute la phase de construction de leur abris. L’auteur nous décrit toutes  les étapes pour l’établissement du camp mais également comment attraper des écureuils et comment les préparer pour les manger, ce qui rend tout le récit très réel. 

J’ai été bluffée par la ressource dont fait preuve Sal, qui ne se laisse jamais décourager. Elle aime profondément sa soeur et ne laissera rien ni personne lui faire du mal. Sal fait toujours passer les besoins de Peppa avant les siens, quitte à ne pas avoir assez à manger pour elle-même. Elle a eu l’habitude dès très jeune de s’occuper d’elle, leur mère étant pour le moins irresponsable. 

Cependant, les deux sœurs n’en veulent pas à leur mère et ont pour but d’aller la rechercher et vivre dans la forêt avec elle …

J’ai adoré la relation entre les deux sœurs et leurs discussions vraiment savoureuses. Peppa adore taquiner sa grande soeur mais on ressent également son amour et son admiration pour elle

Un magnifique livre sur le pouvoir de résilience et la volonté d’être libre en s’affranchissant du monde des adultes. 

Un très beau roman sur la nature et les liens fraternels et assurément une plume à suivre!

Ma note: ♥♥♥♥♥


J’ai lu: Les sorcières de Pendle de Stacy Halls

Hello tout le monde !

Je vous retrouve aujourd’hui pour vous parler du roman Les sorcières de Pendle de Stacy Halls.

 ♥ = Bof bof, à éviter

♥♥ = Sympa, sans plus

♥♥♥ = Pas mal du tout , j’ai passé un bon moment !

♥♥♥♥ = A lire absolument !

♥♥♥♥♥ = Attention, gros coup de cœur !

Les (♥) représentent les demis 

L’image provient de mon instagram.

Nombre de pages: 399 pages

Maison d’édition: Michel Lafon

Date de parution (dans cette édition): 24 septembre 2020

4ème de couverture:

Lancashire, Pendle, 1612.
À 17 ans, Fleetwood Shuttleworth est enceinte pour la quatrième fois. Mais après trois fausses couches, la maîtresse du domaine de Gawthorpe Hall n’a toujours pas donné d’héritier à son mari. Lorsqu’elle croise le chemin d’Alice Gray, une jeune sage-femme qui connaît parfaitement les plantes médicinales, Fleetwood voit en elle son dernier espoir.

Mais quand s’ouvre un immense procès pour sorcellerie à Pendle, tous les regards se tournent vers Alice, accusée comme tant d’autres femmes érudites, solitaires ou gênantes.
Alors que le ventre de Fleetwood continue de s’arrondir, la jeune fille n’a plus qu’une obsession pour sauver sa vie et celle de son bébé : innocenter Alice. Le temps presse et trois vies sont en jeu.

Être une femme est le plus grand risque qui soit.

Mon avis:

Je l’avoue, c’est la couverture magnifique de ce roman qui a de suite attiré mon attention en librairie. Ensuite bien entendu, le titre. J’adore les histoires parlant de sorcières (qui sont en général juste des herboristes en connaissant un rayon en médecine) Ce roman avait donc marqué 2 points avant même que je l’aie lu 😉 

Vous remarquerez d’ailleurs que dernièrement j’essaie de lire les livres que j’ai acheté plus rapidement. En effet, je n’ai plus envie de lire le grand format quand le poche est déjà sorti, cela perd de son sens !

Bref, revenons à notre chronique 😉 

J’ai tout de suite été plongée dans l’ambiance assez glauque de l’époque et de la différence entre les différentes classes sociales. Fleetwood, l’héroïne, jeune femme de bonne famille qui a épousé un bon parti est enceinte pour la troisième fois après 2 fausses-couches. Cette fois-ci, elle est bien décidé à donner un héritier à son mari qu’elle sent peu à peu s’éloigner d’elle. De ce fait, quand elle croise Alice sur son domaine et qu’elle comprend que celle-ci est sage-femme, elle l’engage sur le champ afin qu’elle s’occupe d’elle. 

En même temps, une grande chasse aux sorcières a lieu dans la région et les délations vont bon train. Bon nombre d’amies ou de connaissance d’Alice sont arrêtées pour sorcellerie et elle-même finit également en prison. 

Fleetwood passera alors ses journées à essayer de l’en faire sortir, usant et abusant de ses privilèges de femme de la haute société, quitte à se mettre à dos certains de ses plus anciennes connaissances.

Au début du livre, Fleetwood semble être une jeune femme imbue d’elle-même, elle agit comme une enfant gâtée. Cependant, ce n’est qu’une façade car elle n’a que 17 mais est déjà à sa troisième grossesse. Alors malgré le fait qu’elle essaie de donner le change, elle se sent mal de ne pouvoir enfanter.  Au fur et à mesure du récit, on voit Fleetwood prendre confiance en elle, devenir une femme qui sait ce qu’elle veut, quitte à désobéir à son mari. Elle mûrit très vite au fil des pages et c’est un plaisir de la suivre.

Elle a un peu peur d’Alice et en même temps celle-ci la fascine. Elle envie sa liberté et ses connaissances en médecine. On en sait finalement assez peu sur Alice mais il est vrai que certains de ses agissements pourraient faire penser qu’elle est réellement une sorcière. Jusqu’à la fin le doute subsiste et c’est ce qui fait la force de cette histoire. Et finalement, même si c’était vraiment une sorcière, du moment qu’elle ne fait du mal à personne, qu’est-ce que cela peut-il bien faire ?

Fait important du roman, le titre original du roman est « the familiars » donc « les familiers » en Français. En effet, les sorcières sont reconnues comme telles car elles ont à chaque fois un animal totem qui les suit partout où elles vont et avec lequel elles pourraient ne faire qu’un. Certaines des femmes accusées de sorcelleries ont effectivement souvent un animal (un chien souvent) qui les suit, ce qui pousse les gens à penser qu’elles sont des sorcières.

Un roman sur la puissance des femmes et la peur qu’elles peuvent inspirer aux hommes, un peu comme dans l’année de grâce de Kim Liggett dont je vous ai parlé récemment. Je dois avouer que c’est le genre de roman que j’apprécie énormément de lire en ce moment!

En bref, un roman qu’on ne peut plus lâcher dès qu’on le commence tant l’écriture de l’autrice est addictive. Vivement le prochain (je crois qu’il vient de paraître en Anglais donc il faudra attendre encore un peu pour la version traduite!)!

Ma note: ♥♥♥♥♥


J’ai lu: L’année de grâce de Kim Liggett

Hello tout le monde !

Je vous retrouve aujourd’hui pour vous parler du livre L’année de grâce de Kim Liggett.

 ♥ = Bof bof, à éviter

♥♥ = Sympa, sans plus

♥♥♥ = Pas mal du tout , j’ai passé un bon moment !

♥♥♥♥ = A lire absolument !

♥♥♥♥♥ = Attention, gros coup de cœur !

Les (♥) représentent les demis 

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Nombre de pages: 528 pages

Maison d’édition: Castermann

Date de parution (dans cette édition): 7 octobre 2020

4ème de couverture:

Celles qui survivront ne seront plus jamais les mêmes.

« Personne ne parle de l’année de grâce. C’est interdit. Nous aurions soi-disant le pouvoir d’attirer les hommes et de rendre les épouses folles de jalousie. Notre peau dégagerait l’essence pure de la jeune fille, de la femme en devenir. C’est pourquoi nous sommes bannies l’année de nos seize ans : notre magie doit se dissiper dans la nature afin que nous puissions réintégrer la communauté. Pourtant, je ne me sens pas magique. Ni puissante. » Un an d’exil en forêt. Un an d’épreuves. On ne revient pas indemne de l’année de grâce. Si on en revient.

Mon avis:

J’avais lu beaucoup de critiques positives sur ce roman et je dois avouer que j’étais vraiment curieuse de le découvrir même si j’avais peur d’être un peu déçue. Effectivement il est classé « Young Adult » et même si j’ai encore beaucoup de livres du genre à livre dans ma pal, ce n’est plus vraiment mon genre de prédilection. J’ai tout de même eu envie de lire ce roman et j’ai vraiment bien fait !

Ce livre, qui est une dystopie, est un parallèle avec notre société actuelle où les hommes ont encore et toujours peur du pouvoir que pourrait avoir les femmes. Ce roman est une sorte d’Hunger Games, mais pas vraiment non plus. Les filles en passe de devenir adultes sont mises durant un an dans un camp au beau milieu d’une forêt cerclée par des braconniers prêts à tuer la première qui mettra le nez dehors. Là-bas, elles sont sensées se défaire de leur magie pour revenir pures vers leurs futurs maris.

Ce roman commence déjà fort avec le mythe de la femme tentatrice et ensorceleuse! J’ai vraiment aimé la manière avec laquelle l’autrice a amené le sujet et a rendu tout son univers vraiment crédible.

Il n’en faut pas plus pour que jalousies et rancœurs fassent surface et que les filles commencent à se tirer dans les pattes, le manque d’hygiène, de nourriture et de confort se faisant très vite ressentir.

Tierney, l’héroïne, essaie par tous les moyens de maintenir une certaine cohésion au niveau du groupe mais très vite des clans se forment et la plupart des filles commencent à penser qu’elles ont réellement des pouvoirs … Seule Tierney a les pieds sur terre et sait qu’il y a toujours une réponse terre à terre à tout, elle ne croit pas du tout à la magie mais seulement à la malignité des êtres humains. Et elle en fera malheureusement les frais…

Ce livre est cruel et très dur à certains moments et mais vraiment super bien écrit, on est plongés dans l’ambiance nauséabonde jusqu’au cou et j’ai vraiment adoré ma lecture.

Difficile comme d’habitude de trop vous en dire de peur de trop en dévoiler, mais si vous aimez les dystopies et les romans féministes, foncez lire l’année de grâce, c’est un excellent roman! Une autrice à suivre absolument!

Ma note: ♥♥♥♥♥

J’ai lu: Là où chantent les écrevisses de Delia Owens

Hello tout le monde !

Je vous retrouve aujourd’hui pour vous parler du livre Là où chantent les écrevisses de Delia Owens.

 ♥ = Bof bof, à éviter

♥♥ = Sympa, sans plus

♥♥♥ = Pas mal du tout , j’ai passé un bon moment !

♥♥♥♥ = A lire absolument !

♥♥♥♥♥ = Attention, gros coup de cœur !

Les (♥) représentent les demis 

L’image provient de mon instagram.

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Nombre de pages: 480 pages

Maison d’édition: Seuil

Date de parution (dans cette édition): 2 janvier 2020

4ème de couverture:

Pendant des années, les rumeurs les plus folles ont couru sur  » la Fille des marais  » de Barkley Cove, une petite ville de Caroline du Nord. Pourtant, Kya n’est pas cette fille sauvage et analphabète que tous imaginent et craignent.

A l’âge de dix ans, abandonnée par sa famille, elle doit apprendre à survivre seule dans le marais, devenu pour elle un refuge naturel et une protection. Sa rencontre avec Tate, un jeune homme doux et cultivé qui lui apprend à lire et à écrire, lui fait découvrir la science et la poésie, transforme la jeune fille à jamais. Mais Tate, appelé par ses études, l’abandonne à son tour.

La solitude devient si pesante que Kya ne se méfie pas assez de celui qui va bientôt croiser son chemin et lui promettre une autre vie.

Lorsque l’irréparable se produit, elle ne peut plus compter que sur elle-même…

Mon avis:

Ouvrir ce livre c’est être prêt à voyager dans les marais de Caroline du Nord, s’imprégner de son ambiance, en sentir les odeurs et entendre les bruissements de la nature.

C’est observer, un peu à la manière d’un voyeur, la petite Kya grandir, évoluer, apprendre et grandir seule (ou presque). C’est s’attacher à tous les personnages. Jumping, le gérant de la station service qui lui achète ses moules afin qu’elle puisse s’acheter de quoi manger alors qu’il n’a pas vraiment besoin de sa marchandise. Tate, bien entendu, le magnifique Tate, jeune homme intelligent et rêveur, le chevalier servant qui un jour, part et laisse Kya dans les griffes d’un autre beaucoup moins bienveillant.

Kya croit aux douces paroles de cet autre homme, d’autant plus qu’elle s’est sentie abandonnée par Tate auquel elle tenait tant. Elle qui rêve d’être acceptée pour elle-même se rend compte que son mode de vie sauvage et solitaire ne sera jamais compatible avec celui des autres malgré le fait qu’on essaie de lui faire croire le contraire. Elle reste la fille avec laquelle on sort en secret.

Kya est courageuse, débrouillarde et incroyablement douée en dessin. Sa passion, observer les oiseaux, les insectes et la flore des marais. J’ai aimé son caractère frondeur.

J’ai trouvé ce livre super bien écrit, on a vraiment l’impression d’y être et l’intrigue est passionnante.

L’autrice aborde les thèmes de l’intolérance, de la différence et des préjugés sans pour autant verser dans le pathos. J’attends avec impatience son prochain roman!

Une pépite à découvrir de toute urgence!

Ma note: ♥♥♥♥♥