J’ai lu: Une époque en or de Titiou Lecoq

Hello tout le monde !

Je vous retrouve aujourd’hui pour vous parler du roman Une époque en or de l’autrice Titiou Lecoq. 

 ♥ = Bof bof, à éviter

♥♥ = Sympa, sans plus

♥♥♥ = Pas mal du tout , j’ai passé un bon moment !

♥♥♥♥ = A lire absolument !

♥♥♥♥♥ = Attention, gros coup de cœur !

Les (♥) représentent les demis 

L’image provient de mon instagram.

Nombre de pages: 393 pages

Maison d’édition: L’Iconoclaste

Date de parution (dans cette édition): 4 avril 2024

4ème de couverture:

Les aventures extraordinaires d’une famille ordinaire

Chloé Berthoul habite la ville moyenne de Gabarny avec son compagnon, sa belle-fille et son fils. Seule petite folie dans son quotidien, le lundi elle se défoule au BMA, le club des Belles-Mères anonymes. La lassitude la guette, entre deux crises d’angoisse sur le réchauffement climatique. Comment reprendre sa vie en main quand le seul espace de liberté est de changer de fournisseur d’électricité ?
Soudain tout bascule avec la révélation d’un secret de famille. Chloé va devoir jongler entre un trésor perdu, des masculinistes hargneux, un plan pour la fin du monde, une grand-mère machiavélique et un lave-vaisselle qui ne se vide pas tout seul.
Une époque en or est l’histoire d’une famille ordinaire tout à fait géniale. Un roman qui déborde de vie, d’adrénaline et de paniers de linge sale.

Mon avis:

Nous allons suivre Chloé Berthoul, 38 ans, qui a un fils de 6 ans, Raoul, et qui vit avec son chéri Greg et la fille de celui-ci, Colette, âgée de 9 ans.

Chloé est une femme et une mère bien de notre époque, qui jongle en permanence entre son activité professionnelle, les loisirs de chacun, sa charge mentale prête à la faire exploser et son anxiété face au réchauffement climatique.

On ajoute à cela une relation conflictuelle avec sa belle-fille et des secrets familiaux et nous obtenons le cocktail parfait pour un roman parfois caustique mais dont le fond bien ancré dans le réel nous fait nous attacher très rapidement à Chloé et ses proches.

Si le problème avec la famille ordinaire, c’est que vous ne pourrez jamais vous en débarrasser, le problème avec la famille recomposée, c’est qu’elle peut disparaître.

Une époque en or, de Titiou Lecoq, page 30.

De plus, l’autrice retrace les droits des femmes en France depuis le siècle dernier et aborde avec justesse les traumas trop souvent tus des rapports sexuels non consentis dans le cadre conjugal et de l’assujettissement forcé des femmes à leur mari car elles dépendaient de lui financièrement, les femmes ne pouvant même pas avoir un compte en banque à leur nom ni le droit de vote….

Devait-on pardonner à nos mères et nos grands-mères leurs blessures? La maladresse avec laquelle elles nous parlaient et peut-être pire encore la maladresse avec laquelle elles se taisaient. A peine avouaient-elles un avortement. Mais tout le reste était tenu caché. Leurs blessures ne nous les rendaient pas plus proches. Ces blessures secrètes, honteuses, bâtissaient des murs entre les femmes. Des incompréhensions, des violences qui se propageaient au-delà des générations.

Une époque en or, de Titiou Lecoq, page 227.

Avec cette fresque familiale, Titiou Lecoq, autrice féministe et engagée, signe un premier roman réussi qui aborde des sujets bien d’actualité avec la verve qu’on lui connaît et que j’apprécie particulièrement. 

Ma note: ♥♥♥♥


J’ai lu: le couple et l’argent – Pourquoi les hommes sont plus riches que les femmes de Titiou Lecoq

Hello tout le monde !

Je vous retrouve aujourd’hui pour vous parler du documentaire Le couple et l’argent – Pourquoi les hommes sont plus riches que les femmes de l’autrice Titiou Lecoq. 

 ♥ = Bof bof, à éviter

♥♥ = Sympa, sans plus

♥♥♥ = Pas mal du tout , j’ai passé un bon moment !

♥♥♥♥ = A lire absolument !

♥♥♥♥♥ = Attention, gros coup de cœur !

Les (♥) représentent les demis 

L’image provient de mon instagram.

Nombre de pages: 282 pages

Maison d’édition: L’Iconoclaste

Date de parution (dans cette édition): octobre 2022

4ème de couverture:

Les hommes sont plus riches que les femmes. Dès l’enfance, les garçons reçoivent plus d’argent de poche que les filles. Adultes,
à poste égal, les femmes sont moins bien payées que les hommes. Et le couple accentue encore les inégalités : au cours de la vie à deux, l’écart ne cesse de se creuser, sans que ni l’une ni l’autre ne s’en rende compte. Ou bien préfère l’ignorer. Chaque fois, il y a des explications et une combinaison de « bonnes raisons’ mais le tableau général est accablant. J’écris depuis des années sur les violences sexuelles, le travail domestique, l’invisibilisation des femmes.
Il était temps que je m’intéresse à ce qui est souvent plus tabou que la vie sexuelle : l’argent. « 
Avec un talent rare pour la pédagogie, Titiou Lecoq décortique les statistiques les plus récentes. Elle convoque l’historienne Michelle Perrot, des économistes, une conseillère en gestion de patrimoine, des banquières, sa mère et même des arnaqueuses. Son ton mordant fait le reste. On tourne les pages avec étonnement et parfois colère. Mais Titiou Lecoq propose aussi des solutions simples qui peuvent tout changer.

Mon avis:

J’avais lu et beaucoup apprécié l’année passée (ou l’année d’avant?) les Grandes oubliées de l’histoire que j’avais trouvé pertinent et écrit d’une manière ludique par la plume mordante de Titiou Lecoq. 

Cette fois-ci, si j’avoue que le sujet m’intéressait, c’est surtout le fait que j’ai croisé l’autrice au salon Le Livre sur les Quais à Morges, début septembre, qui m’a décidé à sauter le pas et acquérir ce nouvel essai. 

Je pense que le sujet de l’argent est dans notre monde encore plus tabou  que celui du sexe. 

On est plus enclins à parler de nos ébats (ou de leur absence) que de notre salaire.

L’argent est partout, mais on n’en parle jamais de manière frontale. Titiou Lecoq, elle, ne détourne pas les yeux. 

Elle prouve par A + B que les femmes sont désavantagées dès la plus tendre enfance. Par exemple, que souvent les garçons ont un argent de poche plus élevé. Ou encore, que les filles partent plus tôt de la maison familiale, en quête d’indépendance et de plus de liberté. Par contre, pendant ce temps, comme elles doivent payer un loyer et d’autres charges, elles ne mettent pas d’argent de côté. Les garçons, quant à eux, ont tendance à rester chez papa-maman même lorsqu’ils ont trouvé du travail, attendant de trouver une compagne pour quitter le nid familial. (ben oui faut bien que qqun fasse la lessive hein!) Et pendant ce temps, qui se fait une belle épargne ? Et oui, vous avez compris.

La dynamique du don chez les femmes est simple, on leur a assigné une mission: elles doivent s’occuper des autres. Et elles doivent le faire gratuitement. On attend d’elles une forme de sacrifice. 

Une femme qui veut protéger ses intérêts ou, pire, gagner de l’argent, est perçue comme dénaturée, puisque cela va à l’encontre de notre représentation de la féminité. Si elle ne fait plus passer les autres avant elle, elle n’est plus tout à fait une femme. 

Grosso modo, la femme féminine est forcément dépendante financièrement. 

Le couple et l’argent, de Titiou Lecoq, pages  14-15

Titiou Lecoq décortique toutes les petites choses qui, additionnées, font que les femmes sont toujours un peu perdantes. Que ce soit parce que tout ce qui est estampillé « pour femme » est plus cher ou que nous avons des besoins que les hommes n’ont pas (contraceptifs, protections périodiques,…). 

Sans parler bien entendu du moment que le couple souhaite avoir un enfant et que très souvent c’est la femme qui mets sa vie professionnelle de côté durant quelques années, creusant encore le trou de son épargne pour la retraite. 

De plus, les femmes ont tendance à dépenser leur argent dans les choses plus « futiles » mais nécessaires comme les habits et chaussures pour les enfants, les courses etc. Toutes les grosses dépenses du ménage (voiture, meubles etc) sont souvent prises en charge par les hommes (qui travaillent souvent à temps plein et qui de plus ont souvent – mais pas toujours bien sûr – un plus gros salaire), qui ont donc un avantage en cas de séparation du couple. C’est eux qui ont payé, c’est eux qui gardent. 

Bien évidemment, l’autrice fait pas mal de généralités et il faut un peu trier ses propos, mais j’ai tout de même trouvé agréable la lecture de cet essai et il m’a ouvert les yeux sur quelques uns de mes comportements vis à vis de l’argent que je vais essayer de corriger 😉 En outre, je trouve que l’autrice est une excellente conteuse, qui fait preuve d’humour et de dérision.

Un ouvrage malin et intelligent!

Ma note: ♥♥♥♥


J’ai lu: Les grandes oubliées – Pourquoi l’Histoire a effacé les femmes de Titiou Lecoq

Hello tout le monde !

Je vous retrouve aujourd’hui pour vous parler du documentaire Les grandes oubliées – Pourquoi l’Histoire a effacé les femmes de l’autrice Titiou Lecoq. 

 ♥ = Bof bof, à éviter

♥♥ = Sympa, sans plus

♥♥♥ = Pas mal du tout , j’ai passé un bon moment !

♥♥♥♥ = A lire absolument !

♥♥♥♥♥ = Attention, gros coup de cœur !

Les (♥) représentent les demis 

L’image provient de mon instagram.

les grandes oubliées

Nombre de pages: 325 pages

Maison d’édition: L’Iconoclaste

Date de parution (dans cette édition): 16 septembre 2021

4ème de couverture:

De tout temps, les femmes ont agi. Elles ont régné, écrit, milité, créé, combattu, crié parfois. Et pourtant elles sont pour la plupart absentes des manuels d’histoire.
 » C’est maintenant, à l’âge adulte, que je réalise la tromperie dont j’ai été victime sur les bancs
de l’école. La relégation de mes ancêtres femmes me met en colère. Elles méritent mieux. Notre
histoire commune est beaucoup plus vaste que celle que l’on nous a apprise. « 
Pourquoi ce grand oubli ? De l’âge des cavernes jusqu’à nos jours, Titiou Lecoq s’appuie sur
les découvertes les plus récentes pour analyser les mécanismes de cette vision biaisée de l’Histoire.
Elle redonne vie à des visages effacés, raconte ces invisibles, si nombreuses, qui ont modifié
le monde. Pédagogue, mordante, irrésistible, avec elle tout s’éclaire. Les femmes ne se sont
jamais tues. Ce livre leur redonne leurs voix.
 » Femme libre et engagée, esprit avide et curieux, écrivaine confirmée, Titiou Lecoq livre un
grand récit, passionnant et vrai.  » Michelle Perrot

Mon avis:

J’ai eu envie d’acheter ce livre après le passage de Titiou Lecoq et Michelle Perrot à l’émission La Grande Librairie. En effet, leur façon de parler était tellement intéressante que j’ai eu envie de creuser un peu plus le sujet en lisant ce documentaire. 

J’ai aimé la façon dynamique de Titiou Lecoq de nous parler des choses, tout en amenant des éléments vrais et pertinents sur le tapis. Pourquoi les femmes sont-elles absentes ou presque des peintures rupestres, pourquoi il y a t-il si peu de femmes dans les manuels d’histoire en règle générale ? Plus que du féminisme, c’est simplement de l’humanisme. Pourquoi la moitié de l’humanité est-elle si peu représentée et laisse si peu de traces de son existence dans l’Histoire? 

Bref, j’ai aimé en apprendre plus sur la condition des femmes à travers les âges. 

Cependant, j’ai regretté que le documentaire perde un peu de son message en route à force de faire des traits d’humour et j’ai trouvé que certains sujets auraient pu être un poil plus approfondis, j’avais parfois envie d’en savoir encore plus!

Je trouve néanmoins qu’elle a fait un magnifique travail de recherche et on sent que le sujet lui tient à cœur et la passionne (tout comme moi!). J’ai lu ce documentaire d’une traite tant il m’a intéressée et interpelée.

(…) Mais avec l’invention de la loi salique, une fille du roi cède la place à n’importe quel homme, cousin, oncle, etc. Il est entériné que le rang est moins important que le genre, que la condition d’homme est supérieure. C’est un changement intellectuel essentiel. Le masculin l’emporte sur le rang et sur le sang. 

Les grandes oubliées de Titiou Lecoq, page 127

Ce documentaire devrait être étudié dans toutes les écoles tant il est instructif et salutaire. 

Je vais garder précieusement ce livre dans ma bibliothèque pour en relire des passages de temps à autres et le faire lire à mes filles quand elles en auront l’âge.

Ma note: ♥♥♥♥