[SP] J’ai lu: La machination de Jeremy Ergas

Hello à tous !

Il y a quelques semaines, j’ai eu la (bonne) surprise de recevoir dans ma boîte aux lettres le thriller « la machination » de Jeremy Ergas, paru aux éditions Slatkine & Cie.

Voici ce que la 4ème de couverture dit de l’auteur: 

Jeremy Ergas est né à Jérusalem et a passé son enfance aux Etats-Unis avant d’arriver en Suisse à l’âge de 10 ans. Il a étudié les lettres à Genève, Sydney et Oxford, et enseigne l’anglais à Madagascar. Il vit aujourd’hui à Genève.

Je ne connaissais pas du tout cet auteur mais j’avais déjà vu passer la couverture du livre dans mon fil d’actualité instagram et celle-ci m’a vraiment donné envie de découvrir son univers !

Nombre de pages: 477 pages

Date de parution: février 2019

Résumé:

Un écrivain genevois est retrouvé assassiné, avec sur le dos les commandements de l’écrivain tatoués jusqu’à l’os. La police se perd dans les nombreuses pistes qu’il peuvent avoir et les meurtres dans le milieu littéraire continuent, affolant la ville de Genève.

Mon avis:

Il n’y pas à proprement parler de « héros » dans ce roman, dans le sens où l’on suit une multitude de personnages que ce soit des policiers (le duo de choc de l’inspecteur Pierre Chapel et de son assistant le jeune Achille Cornuz) le journaliste et écrivain Jean Cros ou encore les « wannabe » écrivains Ezra Sterling et Rodolphe Lafarge.

Achille Cornuz m’a au début du roman un peu agacée de par les raccourcis qu’il prend pour trouver le coupable des crimes. Par la suite, je lui ai trouvé quand même une certaine maturité et surtout une fidélité sans faille à son supérieur l’inspecteur Chapel et j’ai de plus en plus apprécié ce duo improbable au fil des pages. J’ai par contre eu de la peine à m’attacher au personnage de Jean Cros, il est imbu de lui-même, trop sûr de lui et arrogant.

Le personnage qui m’a le plus touchée tout au long du roman est Ezra Sterling, un jeune homme introverti, poète à ses heures, éternel romantique et qui trouve enfin l’amour en la personne de la douce Maria, une jeune bibliothécaire.

Rodolphe Lafarge, quant à lui, est un jeune homme issu d’une famille de banquiers très aisés et qui veut se démarquer en écrivant un roman à succcès… Comme Jean Cros et Ezra Sterling, il écrit un roman s’inspirant du tueur aux tatouages…

Tous se sentent menacés à un moment ou à un autre car ils sont tous liés au monde littéraire et le tueur ne s’en prend qu’à des personnes exercant dans ce domaine… ils ne savent donc pas s’ils sont dans le collimateur du meurtrier ou pas… et s’ils pourraient être l’une des prochaines victimes.

On suit donc chaque personnage évoqué plus haut pour que finalement toutes les pièces du puzzle se mettent en place, jusqu’au drame final.

L’écriture est fluide et précise et les descriptions détaillées mais pas ennuyantes. J’ai apprécié que les faits se passent à Genève, je ne connais pas vraiment cette ville mais certains noms de quartiers me sont néanmoins familiers, ce qui crée un sentiment de proximité pas forcément très rassurant 😉

La violence physique n’est finalement pas au centre de ce roman qui joue plus sur la tension psychologique dans laquelle vivent les différents protagonistes.

L’auteur m’a vraiment menée en bateau car jusqu’à la fin je n’avais pas deviné l’identité de l’assassin ! J’ai juste regretté le fait que finalement le coupable ne soit pas autant impliqué dans le monde littéraire qu’on aurait pu le croire de prime abord. J’ai donc personnellement trouvé la fin un peu « facile » même si j’ai passé un chouette moment de lecture et que j’ai aimé jouer à la détective amateure !

Un premier roman cependant vraiment abouti d’un auteur à suivre de près!

Ma note: ♥♥♥♥

Je remercie les éditions Slatkine & Cie pour l’envoi de ce SP !