[SP]J’ai lu: Le train des brumes d’Yves Paudex

Hello tout le monde !

Je vous retrouve aujourd’hui pour vous parler du roman Le train des brumes de l’auteur suisse Yves Paudex que j’ai eu la chance de recevoir de la part des Editions Plaisir de lire

 ♥ = Bof bof, à éviter

♥♥ = Sympa, sans plus

♥♥♥ = Pas mal du tout , j’ai passé un bon moment !

♥♥♥♥ = A lire absolument !

♥♥♥♥♥ = Attention, gros coup de cœur !

Les (♥) représentent les demis 

L’image provient de mon Instagram.

le train des brumes

Nombre de pages:  300 pages

Maison d’édition: Plaisir de lire, collection frisson

Date de parution (dans cette édition): 6 mai 2021

4ème de couverture:

Il fait nuit noire quand, le 23 décembre 1998, l’Intercity 744 se fait braquer par une bande de malfrats à Grandvaux. Le butin ? Des sacs postaux contenant de l’argent liquide et des papiers-valeurs. Les enquêteurs Valentin Rosset et Samuel Rochat sont chargés de l’affaire. L’un est sensible et expérimenté avec un sens de la justice prononcé, l’autre taciturne et parfois antipathique tout en étant discipliné. Malgré leur tempérament opposé, les deux inspecteurs vont unir leur force pour démasquer les coupables. Tout en apprenant à se connaître et à avancer, tant dans leur quête des malfaiteurs que dans leur propre humanité, ils vont devoir faire face à de multiples revers. Meurtres, suicide, violence jalonneront leur voyage. Mais, au bout du tunnel, parviendront-ils à arrêter les criminels ? Basé sur des faits réels, ce roman réinvente l’histoire en évoquant l’une des enquêtes les plus mystérieuses du canton de Vaud.

Mon avis:

J’ai découvert la plume du romancier suisse Yves Paudex avec ce roman et j’avoue y avoir pris beaucoup de plaisir !

Le fait que l’histoire, tirée d’un fait divers réel, se passe en Suisse, dans des endroits que je connais, m’a bien sur de suite interpelée et passionnée. 

Un train et en particulier un wagon postal est attaqué à la veille des fêtes de Noël. Résultat, un mort et des milliers de Francs Suisses et de papiers-valeurs ont été volés.

Deux inspecteurs vont être chargés de l’enquête, deux personnages que tout oppose et pourtant le binôme fonctionne à la perfection. 

Valentin Rosset, plus âgé, posé, père de famille, un peu rêveur, est vraiment le cerveau du duo. Samuel Rochat, quant à lui, jeune trentenaire célibataire, un peu rustre – avec de gros penchants racistes  –  mais plein de bonne volonté, est plus tourné vers l’action. 

J’ai aimé le fait que les deux inspecteurs sachent se remettre en question et connaissent les forces et les faiblesses de leur binôme. Corruption, mensonges.. les deux policiers vont vite découvrir que leur affaire prend une ampleur à laquelle ils ne s’attendaient pas. 

Dans le roman, on alterne les chapitres où on suit l’enquête et des autres où on suit les malfrats. 

J’ai bien aimé en savoir plus sur ces derniers car personne n’est jamais tout blanc ou tout noir. Les personnages d’Yves Paudex sont assez nuancés et ont de la profondeur, chose que j’ai appréciée. J’ai également apprécié le fait que ce roman ne soit pas dans la surenchère de violence (même s’il y en a quand même). 

L’ambiance baigne vraiment dans le brouillard, on a l’impression de sentir la brume qui nous pénètre et nous glace les os!

Bref, j’ai vraiment passé un chouette moment de lecture en compagnie de nos deux inspecteurs et me réjouis de lire le prochain roman de cet auteur 🙂

Ma note: ♥♥♥(♥)


Un grand merci aux éditions Plaisir de lire pour l’envoi de ce SP!

[SP]J’ai lu: La mort du hibou d’Ann-Kathrin Graf

Hello tout le monde !

Je vous retrouve aujourd’hui pour vous parler du roman La mort du hibou d’Ann-Kathrin Graf que j’ai eu la chance de recevoir de la part des Editions Plaisir de lire

 ♥ = Bof bof, à éviter

♥♥ = Sympa, sans plus

♥♥♥ = Pas mal du tout , j’ai passé un bon moment !

♥♥♥♥ = A lire absolument !

♥♥♥♥♥ = Attention, gros coup de cœur !

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la mort du hibou

Nombre de pages:  148 pages

Maison d’édition: Plaisir de lire, collection d’aujourd’hui

Date de parution (dans cette édition): 6 mai 2021

4ème de couverture:

Pour Sarah, le hibou représente sa mère : un personnage haut en couleur, tout en contrastes, entre drames et joie de vivre. Alors qu’elle patiente dans la salle d’attente de son médecin, inquiète pour l’enfant qu’elle porte, un flot de souvenirs la plonge dans son passé, son enfance, sa relation avec sa mère et son lent déclin. S’ouvre pour Sarah une parenthèse hors du temps, une chance à saisir, un mystère à comprendre, comme si ce parcours intérieur était la clef non seulement de la naissance de son enfant, mais de sa propre renaissance.

Mon avis:

Sarah, la narratrice, est une jeune femme enceinte pour la première fois. Alors qu’elle est en train d’attendre dans la salle d’attente de son gynécologue, elle se remémore sa maman, qui vient de mourir. 

Elle nous raconte le lent déclin de sa maman. Elle si forte auparavant, redevient une enfant avec le fait qu’elle perd peu à peu la vue. Sarah le vit très mal.

Sarah, qui bientôt va devenir elle-même maman, va devoir faire le deuil de cette mère parfois tyrannique mais toujours aimante. Une mère dont elle n’a pas reconnu le caractère durant les dernières années de sa vie car les rôles s’étaient un peu inversés, c’est elle qui devait prendre soin de sa maman.

Sarah narre son enfance, la perte de son papa, le deuil impossible à faire pour sa maman qui l’aimait tant. L’amour dévorant que lui voue sa maman. Tellement aimante mais étouffante également.

Ma mère ne savait que faire de sa vie après le feu de joie qu’était pour elle sa rencontre avec mon père et mon arrivée inespérée sur terre. (page 67)

La plume de l’autrice est fluide et agréable, on ressent bien toute l’ambivalence de Sarah à l’égard de sa maman. D’un côté, elle aimerait avancer dans sa vie et d’un autre elle est coincée, perdue comme une petite fille sans sa maman à qui elle n’a pas pu dire tout ce qu’elle avait sur le cœur.

Un joli roman sous forme de monologue intérieur, une jolie réflexion sur notre place dans la famille et les liens filiaux. 

Ma note: ♥♥♥


Un grand merci aux éditions Plaisir de lire pour l’envoi de ce SP!

[SP]J’ai lu: Gabrielle Chanel, les années d’exil de Marie Fert

Hello tout le monde !

Je vous retrouve aujourd’hui pour vous parler du livre Gabrielle Chanel, les années d’exil de Marie Fert que j’ai eu la chance de recevoir de la part des Editions Slatkine

 ♥ = Bof bof, à éviter

♥♥ = Sympa, sans plus

♥♥♥ = Pas mal du tout , j’ai passé un bon moment !

♥♥♥♥ = A lire absolument !

♥♥♥♥♥ = Attention, gros coup de cœur !

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gabrielle chanel les années d'exil

Nombre de pages:  128 pages

Maison d’édition: Slatkine

Date de parution (dans cette édition): 25 janvier 2021

4ème de couverture:

Le 14 janvier 1971, Gabrielle Chanel était enterrée au cimetière du Bois-de-Vaux à Lausanne. Cinquante ans après sa disparition, la créatrice reste une icône de la mode. Son nom est à jamais associé à une marque de luxe mondialement connue grâce à un parfum d exception, le Chanel N° 5. Pourquoi Gabrielle Chanel avait-elle choisi la Suisse pour dernière demeure ? À travers l’examen d’archives, cette enquête révèle de nouvelles informations sur ses années d’exil sur les rives du lac Léman au lendemain de la Seconde Guerre mondiale.

Mon avis:

Je dois avouer que je ne connaissais pas grand chose à propos de Gabrielle Chanel, si ce n’est qu’elle était la fondatrice de la prestigieuse maison de couture et de parfums Chanel

Dans ce documentaire, on apprend pourquoi elle s’est exilée en Suisse (et plus particulièrement à Lausanne) durant et après la Seconde Guerre Mondiale. En effet, accusée de collaboration avec les Allemands, elle a été durant de nombreuses années très mal vue en France, même si elle s’en est mieux tirée que d’autres personnalités qui elles n’ont plus jamais retrouvé du travail ensuite. 

J’ai trouvé intéressant de voir aussi comment cette jeune femme est arrivée si loin, seule ou presque, et comment elle a réussi à construire un empire. La création du parfum No 5 et l’explosion des ventes de celui-ci est bien évidemment l’apothéose de son succès même si elle devra se battre pour en garder les droits. 

Ce livre m’a montré une femme rongée par les regrets, inquiète de nature, prenant des calmants pour pouvoir dormir. L’inverse de l’image que je m’en faisais honnêtement! Elle n’en montre cependant rien aux autres et dirige sa société avec poigne et autorité. 

J’ai beaucoup aimé en apprendre plus sur les hommes de sa vie, et ils ont été plutôt nombreux. La vie de Gabrielle Chanel a été plutôt romanesque, en côtoyant un grand Duc et un illustre baron allemand… 

« C’est la solitude qui m’a trempé le caractère, que j ‘ai mauvais, bronzé l’âme, que j’ai fière, et le corps que j’ai solide. » (page 11)

Une femme passionnée par son métier et la maison qu’elle a fondée et amoureuse folle des hommes qui ont traversé sa vie. Une femme qui a tout donné dans sa vie professionnelle et sa vie mondaine mais qui se retrouve seule et plutôt isolée en fin de vie. Une vie finalement plutôt triste à mon sens … Peu de gens assisteront à son enterrement mais c’est ce qu’elle avait souhaité.

Bref ce livre m’a appris beaucoup de choses sur Gabrielle Chanel mais me laisse un petit goût amer car j’ai l’impression qu’il a cassé le mythe de la femme parfaite sous tous les aspects, classe et toujours bien comme il faut. C’est peut-être bête, mais son rapprochement avec les Allemands durant la guerre me déçoit un peu je l’avoue 😉

J’ai trouvé l’écriture de Marie Fert fluide et agréable mais j’ai regretté qu’il y ait autant de renvois à des livres existants même si bien évidemment l’écriture de ce livre a demandé beaucoup de recherches dans des archives ou des ouvrages déjà parus. 

Un livre à lire si le parcours et la vie de Gabrielle Chanel vous intéressent!

Ma note: ♥♥(♥)


Un grand merci aux éditions Slatkine pour l’envoi de ce SP!

[SP]J’ai lu: Backstage de Pascal Parrone

Hello tout le monde !

Je vous retrouve aujourd’hui pour vous parler du roman Backstage de Pascal Parrone que j’ai eu la chance de recevoir de la part des Editions Slatkine. Il s’agit de son second roman.

 ♥ = Bof bof, à éviter

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♥♥♥ = Pas mal du tout , j’ai passé un bon moment !

♥♥♥♥ = A lire absolument !

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backstage

Nombre de pages:  324 pages

Maison d’édition: Slatkine

Date de parution (dans cette édition): 8 mars 2021

4ème de couverture:

Emmené par son charismatique leader Alex, le groupe de rock vaudois Blackout est appelé pour remplacer au pied levé une tête d’affiche lors du Venoge Festival. C’est le point de départ d’une ascension irrésistible qui, grâce à l’efficacité redoutable de leur manager Léo Steiner, mènera Alex, Nils, Éric et Leila aux portes d’un succès international et de la signature d’un contrat avec une major. Mais un grain de sable pourrait bien compromettre la réalisation de leur rêve… Plongeant dans les méandres de l’âme humaine, Pascal Parrone fait du monde musical romand la toile de fond idéale de son nouveau thriller.

Mon avis:

J’ai été ravie de découvrir ce polar qui se passe dans le domaine de la musique et plus précisément du rock vaudois 😉 L’intrigue se passe intégralement en Suisse et je dois dire que c’est toujours agréable de retrouver des lieux connus dans un roman! 

On y suit donc un groupe de rock, Blackout, formé de 4 membres: Alex (le chanteur), Eric (le guitariste), Nils (le bassiste) et Leila (la batteuse). Jeunes et ambitieux, ils sont menés vers le succès par leur manager Léo Steiner, un fou de musique plutôt aisé financièrement suite à un héritage et qui croit en leur potentiel.

Très vite, le succès est au rendez-vous pour le groupe vaudois. Cependant, après l’un de leur concerts, alcool et drogue aidant, un drame arrive qui va tout remettre en question et va stopper net la propulsion du groupe vers les scènes internationales. 

J’ai aimé l’ambiance du roman et aussi le fait qu’il n’y ait pas de flic pour enquêter, cela change un peu la dynamique du roman. 

Le personnage que j’ai préféré est Alex, le chanteur surdoué qui ne peut s’empêcher de se détruire… Il est attachant car en quête de rédemption. Pascal Parrone a su créer toute une galerie de personnages hauts en couleurs et attachants à leur manière. 

Backstage est un thriller retors, haletant, passionnant. Un rythme effréné, un tempo frénétique. On sent que l’auteur est dans son élément quand il parle de musique et justement de toute la partie « backstage » 😉

J’ai adoré la plume de l’auteur mais  j’avoue que certains passages étaient à la limite du soutenable. 

L’intrigue est bien ficelée, tout s’imbrique parfaitement et le final m’a laissée pantoise ! Effectivement, je m’étais doutée un peu de la fin mais l’auteur est encore allé plus loin et j’avoue que j’adore me faire avoir ainsi 😉

Un auteur à suivre de très près!

 

Ma note: ♥♥♥♥♥


Un grand merci aux éditions Slatkine pour l’envoi de ce SP!

[SP]J’ai lu: Longues nuits et petits jours d’Anne-Frédérique Rochat

Hello tout le monde !

Je vous retrouve aujourd’hui pour vous parler du livre Longues nuits et petits jours d’Anne-Frédérique Rochat que j’ai eu la chance de recevoir de la part des Editions Slatkine. Sauf erreur, il s’agit de son 8ème roman. 

 ♥ = Bof bof, à éviter

♥♥ = Sympa, sans plus

♥♥♥ = Pas mal du tout , j’ai passé un bon moment !

♥♥♥♥ = A lire absolument !

♥♥♥♥♥ = Attention, gros coup de cœur !

Les (♥) représentent les demis 

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longues nuits et petits jours

Nombre de pages:  190 pages

Maison d’édition: Slatkine

Date de parution (dans cette édition): 12 mars 2021

4ème de couverture:

À la suite d’une rupture amoureuse, Edwige passe l’été dans le chalet de montagne de son amie Anne, décidée à savourer la solitude du lieu. Mais un homme, qui se présente sous le nom de Célien, y fait son apparition. Que lui veut-il ? A-t-il été envoyé par Anne ? Deux êtres contraints de s’apprivoiser, alors que la frontière entre réalité et fantasme se brouille peu à peu. Récit d’une disparition, ce roman questionne les différents liens qui jalonnent une existence.

Mon avis:

Ce roman est un ovni littéraire. On s’y plonge un peu comme dans un livre de contes pour enfants même si sa dimension est bien plus profonde. 

On y suit Edwige, jeune femme qui se remet d’une rupture et de la perte de sa mère et qui décide, pour se changer les idées, de partir à la montagne dans le chalet de vacances de l’une de ses amies. 

Là-bas, elle va vite déchanter car en lieu et place de la solitude à laquelle elle s’attendait, elle va vite se rendre compte qu’une autre personne habite le chalet, Célien, un jeune homme mystérieux bien que très attirant. 

A partir de ce moment-là, Edwige va alterner les phases entre rêves et réalité, le tout de manière tellement imbriquée que parfois elle ne saura plus elle-même si ce qu’elle a vu est réel, imaginé ou rêvé. 

Je dois avouer avoir été un peu surprise par le côté mystique et la dimension ésotérique de ce roman, je ne m’y attendais pas, je pensais qu’il s’agirait d’un roman sur deux solitaires qui se rencontrent et cherchent à s’apprivoiser, mais non, on va bien plus loin que ça. 

Célien va apprendre à Edwige à vivre pleinement ses émotions et ressentis, à se laisser aller. Edwige va également beaucoup évoluer au cours de son séjour. Elle va passer de la femme super organisée à celle qui se laisse vivre joyeusement sans penser au lendemain. 

Difficile de vous en dire plus de peur de vous dévoiler des moments clés de l’histoire !

L’écriture d’Anne-Frédérique Rochat est fluide et très agréable. A noter également qu’il y a beaucoup de dialogues ce qui je trouve donne un bon rythme au roman. 

Je voulais aussi mentionner la couverture splendide qui m’a de suite attirée. Cette clairière au clair de lune, ce lapin blanc, tout est parfait dans cette image!

Un livre enchanteur dont on sort comme après un long sommeil, la tête qui tourne un peu mais avec l’envie d’aller courir dans la forêt et ne faire qu’un avec la nature. 

Magique!

Ma note: ♥♥♥♥


Un grand merci aux éditions Slatkine pour l’envoi de ce SP!

[SP] J’ai lu: La loi des hommes de Wendall Utroi

Hello tout le monde !

Je vous retrouve aujourd’hui pour vous parler du livre La loi des hommes de Wendall Utroi que j’ai eu la chance de recevoir de la part des éditions Slatkine & Cie.  Je ne connaissais pas du tout cet auteur et j’étais très curieuse de découvrir sa plume, surtout qu’il s’agit là de son 8ème roman

 ♥ = Bof bof, à éviter

♥♥ = Sympa, sans plus

♥♥♥ = Pas mal du tout , j’ai passé un bon moment !

♥♥♥♥ = A lire absolument !

♥♥♥♥♥ = Attention, gros coup de cœur !

Les (♥) représentent les demis 

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Nombre de pages: 397 pages

Maison d’édition: Slatkine & Cie

Date de parution (dans cette édition): 1er octobre 2020

4ème de couverture:

Jacques est cantonnier à Houtkerque, dans le Nord. Ce qu’il découvre ce matin-là dans la sépulture centenaire de J. Wallace Hardwell va bouleverser sa vie. 

Une enquête secrète aux relents nauséabonds menée par un inspecteur de Scotland Yard dans les bas-fonds du Londres de Jack l’Eventreur. Entre crimes et passions, amour et trahison, là où s’affrontent l’honneur et l’horreur de la loi des hommes. 

Un thriller historique aussi efficace qu’actuel.

Mon avis:

L’histoire commence tout doucement car on y suit Jacques, cantonnier, qui, alors qu’il doit déplacer des tombes, découvre dans le cercueil d’un certain J. Wallace Hardwell, anglais étrangement enterré là, une petite valise contenant des feuillets rédigés en Anglais.

Intrigué, il va ramener ces notes chez lui (alors que sa femme s’y oppose) et va demander à sa fille, Aude, qui est bilingue, de bien vouloir lui en faire la traduction.  

Jacques comprend donc que les carnets appartenaient à un inspecteur de Scotland Yard et il va alors plonger dans une affaire de mœurs du début du siècle dernier, à Londres, peu après l’affaire de Jack L’Eventreur.

En effet, J. Wallace Hardwell doit interroger des suspects dans le cadre d’un scandale touchant certains membres de la famille royale; Myrtle, une veille recruteuse de maison close (plus ou moins) à la retraite, Rebecca, la tenancière d’une maison close ainsi que Timothy, son fils adoptif.

L’inspecteur va alors découvrir un monde dont il ignorait tout, celui de la rue et celui de l’inégalité des chances (surtout si on est une femme…). Droit dans ses bottes, il va essayer de se battre contre cette « justice » à deux vitesses, qui favorise toujours les plus riches et enfonce toujours plus les gens dans le besoin, quitte à se mettre ses supérieurs à dos. Il va également très vite s’attacher à Rebecca, Myrtle et Timothy, qui ont eu des vies difficiles et sont un peu « victimes » de leur destin.

J’ai vraiment adoré Howard Hardwell, un personnage idéaliste et féministe, en avance sur son temps. 

Ce roman m’a touché au coeur de par son thème dramatique; les enfants qui sont vendus comme prostitués par leurs proches qui n’ont pas d’autres choix car ils vivent dans la misère. J’ai trouvé d’ailleurs que certains passages sur le sujet sont d’ailleurs assez durs à lire.

Wendall Utroi a réussi le pari de nous fournir un roman policier de qualité avec des personnages attachants (j’ai beaucoup aimé la vieille Myrtle, en quête de rédemption) tout en livrant un message essentiel. Bien que le roman se passe au siècle dernier, le sujet est malgré tout (et malheureusement) très actuel.

Le titre est très évocateur du roman. « La loi des hommes » et non la loi des femmes. Car encore aujourd’hui. le monde est régi par les hommes et les femmes ont encore trop souvent peu (ou pas dans certains pays) de voix au chapitre. 

Le personnage de Jacques est également très intéressant, il évolue beaucoup au fil de sa lecture des mémoires de l’inspecteur et commence lui aussi à se rendre compte des inégalités hommes-femmes et son comportement change énormément. 

Les dialogues sont fluides et sonnent juste, le tout se lit très rapidement. Une fois commencé je n’ai plus pu le lâcher!

Un très beau roman d’un auteur très talentueux dont je pense me procurer très vite les livres précédents 🙂

Oui cela fait beaucoup de « très » dans une seule phrase mais ce roman le mérite amplement ! 

Ma note: ♥♥♥♥♥

Un grand merci aux éditions Slatkine & Cie pour l’envoi de ce SP!

[SP] J’ai lu: Presque génial de Benedict Wells

Hello tout le monde !

Je vous retrouve aujourd’hui pour vous parler du livre Presque génial de l’écrivain allemand Benedict Wells que j’ai eu la chance de recevoir de la part des éditions Slatkine & Cie.  J’avais eu l’occasion de découvrir la plume de cet auteur dans le recueil de nouvelles la vérité sur le mensonge que j’avais beaucoup aimé! (ma revue juste ici)

 ♥ = Bof bof, à éviter

♥♥ = Sympa, sans plus

♥♥♥ = Pas mal du tout , j’ai passé un bon moment !

♥♥♥♥ = A lire absolument !

♥♥♥♥♥ = Attention, gros coup de cœur !

Les (♥) représentent les demis 

L’image provient de mon instagram.

presque génial

Nombre de pages: 413 pages

Maison d’édition: Slatkine & Cie

Date de parution (dans cette édition): 20 août 2020

4ème de couverture:

Francis, 17 ans, est né de père inconnu. Il vit avec sa mère dépressive dans un mobil-home sordide à la périphérie de Claymont, petite ville de la côte Est des États-Unis. Avant une tentative de suicide ratée, sa mère lui a laissé une lettre d’adieu dans laquelle elle lui révèle qu’il a été conçu grâce à une banque du sperme, dont les donneurs anonymes sont sélectionnés pour leur Q.I. hors du commun. Il se met alors en tête de retrouver son géniteur, et entraîne dans son road trip son meilleur ami, le geek Grover, et Anne May, une jeune patiente de la clinique dont il est tombé amoureux.

Mon avis:

Ce roman qui est un road trip regroupant un jeune homme un peu perdu, Francis, son meilleur ami le geek Grover et la fille dont il est tombé amoureux au premier regard, Anne-May.

Tout bascule dans la vie de Francis quand sa mère lui apprend – après une tentative ratée de suicide – qu’il est le fils d’un génie (anonyme) car elle avait eu recours à une banque de sperme ayant pour but de créer des petits génies. Les études n’étant pas trop son fort et ne sachant pas bien quoi faire de sa vie, Francis s’accroche à cette idée et pour se prouver sa valeur, a comme seule obsession de retrouver son géniteur. 

Persuadé que sa vie ne pourra être que plus belle une fois qu’il saura qui est son père et qu’il l’aura rencontré, il en oublie presque les gens qui sont là pour lui et qui l’aiment (sa mère, son demi-frère et son ex beau-père, qui veille tout de même encore sur lui même de loin). Francis se sent inférieur aux autres et est pour le moins jaloux de son meilleur ami Grover pour qui les portes des plus grandes universités sont ouvertes. Ce trait de son caractère m’a un peu agacée je dois l’avouer car j’avais envie de lui dire « mais nom d’une pipe bouge-toi, fais quelque chose de ta vie!!! ». Il a beaucoup de rancœur en lui et pense que le monde est contre lui.

J’ai beaucoup aimé le personnage de Grover, jeune homme sensible, pas insensible aux charmes d’Anne-May mais qui s’efface pour le bonheur de son ami Francis. Pour ne pas lui faire de mal, il retarde le moment de lui dire qu’il est pris à l’université et va partir loin de lui, s’extrayant de leur petite ville minable sans perspective d’avenir. 

Anne-May est un personnage que je n’ai pas spécialement apprécié car je l’ai trouvée froide et un peu calculatrice. Elle joue beaucoup de ses charmes pour obtenir ce qu’elle veut. Néanmoins, on sent derrière cette apparente confiance en elle qu’elle est restée intérieurement une petite fille fragile. Elle rêve de vivre sa vie comme elle l’entend mais elle est en quelque sorte prisonnière de sa famille aisée qui a déjà des plans bien précis pour elle.

Tous les trois sont pris dans une machine implacable qui fait que leur chemin est déjà tout tracé … à moins de mettre un grand coup de pied dans la fourmilière! 

C’est un roman sur la vie qu’on rêverait d’avoir, les désillusions adolescentes et le besoin d’être aimé pour ce que l’on est vraiment. La phrase finale m’a néanmoins un peu laissée sur ma faim, j’aurai aimé avoir le fin mot de l’histoire 😉

Même si j’ai moins aimé ce roman que son recueil de nouvelles cité en début d’article, j’ai toujours autant apprécié la plume fluide et dynamique de l’auteur qui fait qu’on dévore ses romans ! Vivement le prochain!

Ma note: ♥♥♥♥

Un grand merci aux éditions Slatkine & Cie pour l’envoi de ce SP!

[SP] J’ai lu: Les protégés de Sainte Kinga de Marc Voltenauer

Hello tout le monde !

J’ai eu la chance de recevoir le 4ème roman de Marc Voltenauer, Les protégés de Sainte Kinga, paru aux éditions Slatkine & Cie.

Comme vous le savez si vous me suivez depuis un moment, j’ai adoré tous les romans de l’auteur, en particulier l’avant dernier, l’aigle de sang, qui m’avait vraiment époustouflée de par son intrigue fouillée.

La barre était donc mise très haute!

Nombre de pages: 537 pages

Maison d’édition: Slatkine & Cie

Date de parution (dans cette édition):1er octobre 2020

Résumé:

En 1826, on suit le jeune Aaron Salzberg qui quitte sa Pologne natale pour travailler dans les mines de sel de Bex. Talentueux, il va très vite susciter la jalousie de certaines personnes haut placées…

De nos jours; une prise d’otages est en cours dans les mines de sel de Bex et c’est Andreas Auer (entre autres) qui est appelé à démêler cette affaire complexe. Parmi les otages figurent une classe d’adolescents ainsi que les adhérents d’un mouvement d’extrême droite raciste et homophobe.

Mon avis:

Je ne vais pas y aller par quatre chemins, j’ai adoré ce nouveau roman de Marc Voltenauer.

Tous les ingrédients sont là pour faire un bon polar : des personnages auxquels on s’attache (même les « méchants »), une intrigue bien ficelée et cohérente, un fond historique plus vrai que nature…

Cette fois-ci, l’intrigue ne tourne pas autour d’Andreas ni même de Gryon (même si nous y faisons des passages express 😉 ) car les mines de sel de Bex en sont le personnage principal. J’ai trouvé passionnant d’en apprendre plus sur le sujet et je dois avouer que cela m’a donné envie de retourner les visiter ! (j’y avais été quand j’étais enfant mais je n’en garde franchement aucun souvenir à part ce qu’on m’en a raconté)

En outre, j’ai beaucoup apprécié les passages se passant en 1826 où l’on suit le jeune Aaron Salzberg. Imaginer les mines à cette époque était super intéressant et j’ai trouvé vraiment chouette le passage avec Alexandre Dumas; je ne savais pas du tout que ce dernier était passé par la Suisse et surtout pas qu’il avait écrit un livre sur ses pérégrinations!

De plus, l’auteur fait la part belle aux collègues d’Andreas, Bakary (j’ai adoré ce négociateur si humain et sensible), Karine, Christophe et les deux nouvelles recrues Kinga et Mélaine.

Cette fois-ci, le compagnon d’Andreas, Mikaël, est presque absent de l’histoire, à part quelques petites interventions (il fait quelques recherches dans des archives). Il ne prend cette fois-ci pas pleinement part à l’enquête, très certainement car Andreas ne veut plus qu’il s’immisce dans des investigations qui pourraient se révéler dangereuses. J’espère néanmoins que le duo Mikaël-Andreas reviendra en force dans le prochain roman de l’auteur 🙂

On en apprend également un peu plus sur Adam, le neveu d’Andreas que j’ai trouvé très courageux et sensé durant la prise d’otages. Il fait confiance à son oncle Andreas et est sûr que celui-ci va réussir à le sortir de là, il ne perd jamais espoir et ne panique pas. Il représente bien les jeunes d’aujourd’hui que je trouve beaucoup plus ouverts au dialogue et dans l’ensemble plus tolérants. Il ferait un bon policier lui aussi 😉

Ce roman aborde des thèmes importants tels que le racisme et l’homophobie, des fléaux qui devraient avoir disparu de notre société depuis belle lurette. Marc Voltenauer ne se pose jamais en donneur de leçons mais nous fait réfléchir sur les persécutions que subissent certaines minorités. En effet, en voulant se débarrasser par la violence de monstres, n’en devient-on pas un nous aussi ? C’est la question que je me suis posée en fermant ce livre. Ce roman fait écho à l’actualité où toute revendication est toujours (ou du moins très souvent) liée à des actes de violence. Il est temps pour les êtres humains d’apprendre à fonctionner différemment…

J’ai donc trouvé ce roman incroyable tant par le fond que la forme, Marc Voltenauer bouscule les codes du genre et nous livre peut-être là son roman le plus personnel à ce jour.  Bref, ce roman m’a touchée et m’a passionnée, c’est un énorme coup de cœur!

A lire d’urgence!

Ma note: ♥♥♥♥♥

Un grand merci aux Editions Slatkine & Cie pour l’envoi de ce SP!

[SP] J’ai lu: Une fille hors pères de Sarah Baud

Hello tout le monde !

J’ai eu la chance de recevoir le premier roman de Sarah Baud, Une fille hors pères, paru aux éditions Slatkine cet été.

Sarah Baud n’est pas une inconnue car elle est renommée notamment dans les domaines du théâtre, de la danse et de la peinture. Du coup, je dois avouer que j’étais très curieuse de découvrir sa plume… et je n’ai pas été déçue!

Nombre de pages: 455 pages

Maison d’édition: Slatkine

Date de parution (dans cette édition): 21 août 2020

Résumé:

Au Mexique, une petite fille est enlevée à l’affection de son père par une entreprise de trafic d’organes. En France, quelques semaines plus tard, une petite fille est retrouvée dans un torrent. Qui est-elle et comment est-elle arrivée là ?

Dans le district de Lémania, des années plus tard, une jeune femme, Nola, travaille pour un riche banquier et mène une double vie la nuit. Des attentats sont perpétrés dans ce haut lieu de la finance. En même temps, des cadavres vidés de leurs organes et remplis de paille sont découverts dans le lac…Stan Trézil, flic aux manières pas toujours très catholiques est mis sur le coup et va devoir démêler ce gros sac de nœuds … au péril de sa vie.

Mon avis:

L’histoire se passe dans le district de Lémania, un endroit qui n’existe pas en vrai mais qui se situe (d’après l’autrice 😉 ) en périphérie de Genève et serait une riche enclave emplie de banques et de gens de pouvoir. Un milieu pourri jusqu’à la moëlle en somme!

On suit en parallèle et au gré des chapitres Nola, jeune femme mystérieuse, Stan, policier un poil psychopathe et plus ponctuellement d’autres personnages, à plusieurs époques différentes. J’aime ce genre de narration qui fait qu’on reste toujours dans l’action, sans se lasser une seule seconde.

Nola est un personnage vraiment badass qui m’a beaucoup plu, elle n’a pas froid aux yeux, est volontaire et courageuse, à l’opposé d’une nunuche inutile. Au contraire, elle passe son temps à sauver les miches (vous me pardonnerez l’expression) des personnages masculins 😉 J’ai aimé le fait que le personnage principal soit une femme forte qui sait se débrouiller seule. J’ai toutefois pensé plus d’une fois que le trait était un peu forcé et les méchants un peu bêbêtes quand même de se faire avoir ainsi! Par bien des aspects, Nola m’a fait penser à un James Bond au féminin. (avec des méchants qui auraient mille fois l’occasion de la tuer mais qui préfèrent discuter ou la ligoter, lui laissant une chance de s’échapper). Nola se transforme au fil du roman car au début elle ne parle presque pas mais s’ouvre peu à peu, comme un papillon qui sort de sa chrysalide.

Stan Trézil, le flic, est un personnage très intéressant également car il est hanté par ses démons. Ses méthodes sont un peu choquantes pour un représentant de l’ordre mais donnent de bons résultats. Il tombe très vite sous le charme de Nola qui lui rappelle sa propre histoire et met tout en œuvre pour la protéger.

Cathal Brogden, le riche banquier pour lequel Nola travaille, est également un personnage qui m’a beaucoup plu car contrairement à ses congénères du milieu banquier et malgré le fait qu’il soit né avec une cuiller en or dans la bouche il n’est pas arrogant, et fait confiance à son assistante alors qu’au début du roman celle-ci ne parle quasiment pas et communique presque uniquement à l’écrit. Il se découvre une montagne de courage quand il s’agit de se lancer dans l’action pour sauver Nola, et n’hésite pas une seule seconde à se mettre en danger. Son côté gentleman m’a beaucoup plu également. Il n’a aucun geste déplacé envers Nola et attend que ce soit elle qui fasse le premier pas (ce qui encore une fois le différencie des riches qui pensent que tout leur est dû).

Finalement, Nola fait tomber tous les hommes de son entourage sous son charme, bien malgré elle. Son apparente fragilité due à son petit gabarit leur donne envie de la protéger alors qu’elle est finalement la plus apte à se défendre.

Tout la partie sur les trafics d’organes est assez effrayante car on sait que cela existe…

J’ai trouvé que l’intrigue était vraiment bien pensée, j’ai été happée par l’histoire et ce dès les premières pages, ce qui est déjà admirable pour un premier roman!

En effet, il s’agit d’un thriller mais également d’une histoire de famille, d’une histoire d’amour et bien plus encore! A la fin du roman nous avons les réponses à toutes nos questions et je dois dire que c’est vraiment agréable car ce n’est pas toujours le cas dans les thrillers. Souvent des éléments restent flous ou carrément mis de côté mais ce n’est pas le cas ici.

L’histoire est complexe et fouillée, les personnages ont de la profondeur et on s’attache très vite à eux. Bref, j’ai donc découvert avec un énorme plaisir la plume de Sarah Baud et je peux dire que c’est un gros coup de cœur pour moi! 

Ma note: ♥♥♥♥♥

Un grand merci aux Editions Slatkine  pour l’envoi de ce SP!

[SP] J’ai lu: Les roses sauvages de Marie Javet

Hello tout le monde!

Je vous retrouve aujourd’hui pour vous parler du tout dernier roman de l’auteure Marie Javet, Les Roses sauvages, paru aux éditions Plaisir de Lire. Cette année est prolifique pour l’auteure car il s’agit de son second roman édité cette année (après « Toute la mer dans un coquillage dont je vous ai parlé juste ici) et j’ai entendu dire qu’un petit troisième sera édité par les éditions Auzou dans la collection Frissons suisses à la fin de l’année. Cet éclectisme n’est pas pour me déplaire, je dois l’avouer, tant j’aime la façon d’écrire de Marie Javet !

Nombre de pages: 301 pages

Editeur: Plaisir de lire, collection Frisson

Date de parution: le 21 août 2020

Résumé:

Sarah, jeune suissesse de 18 ans, part une année à Londres pour parfaire son anglais. Là-bas, elle va vite tomber sous le charme d’un dénommé Ian, qui lui promet monts et merveilles. Mais le vernis parfait se craquelle très rapidement… Des années plus tard, on suit John, la trentaine bien entamée, professeur à l’université de Lausanne et hanté par de vieux démons. Sa rencontre avec une certaine Elisa Day va changer son quotidien et son avenir…

Mon avis:

Vous le savez, j’avais adoré l’avant-dernier roman de Marie Javet, « toute la mer dans un coquillage », paru en juin de cette année. J’avais donc très hâte de retrouver la plume de l’auteure, d’autant plus que je trouve que celle-ci s’est vraiment affirmée avec le temps et l’expérience.

Comme dans tous ses romans, Marie Javet a le chic pour nous mettre dans la peau de ses personnages, même les plus sombres d’entre eux. Je dois avouer que l’expérience a été cette fois-ci pour le moins déstabilisante. En effet, si la première partie du roman est consacrée à Sarah – jeune femme lumineuse et idéaliste – et sa relation plus que toxique avec le ténébreux Ian, la seconde partie nous plonge dans la jeunesse et le présent tourmentés de John, professeur à l’université de Lausanne. On est comme pris en otage par l’auteure car nous n’avons pas forcément envie d’être dans la tête d’une personne déséquilibrée mais en même temps on a envie de comprendre les mécanismes de son esprit malade.

Dans la partie narrée par Sarah, j’ai aimé l’alternance entre les passages écrits dans son journal qui évoquent son mal-être grandissant et ses désillusions par rapport à Ian et les chapitres et les chapitres plus factuels. Sarah se rend compte que Ian toxique pour elle et veut s’en défaire mais elle n’arrive pas à s’arracher à son emprise. On a envie de lui dire d’ouvrir les yeux et de réagir pendant qu’il en est encore temps mais nous ne sommes que des spectateurs impuissants de ce drame couru d’avance. C’est assez rageant car on s’attache très vite à Sarah et on a envie qu’elle s’en sorte.

Je trouve très intéressant que Marie Javet ait abordé les thèmes des relations toxiques et des pervers narcissiques (bon là en plus il n’est pas que violent verbalement, il l’est également physiquement), de nombreuses personnes vivent avec ce genre de personne qui les réduisent peu à peu à néant et je trouve important de montrer jusqu’où cela peut mener. Sarah n’écoute pas les gens qui essaient de la mettre en garde, elle pense qu’ils sont jaloux de son bonheur et de sa merveilleuse histoire d’amour. Cependant, elle déchante vite quand elle se rend compte que le comportement d’Ian n’est plus aussi charmant qu’au tout début de leur relation et qu’il l’humilie et la rabaisse sans arrêt.

Comme d’habitude dans les thrillers, difficile de trop vous en dire sous peine de dévoiler des éléments importants de l’histoire qui pourraient vous mettre sur la piste du dénouement.

Sachez juste que si je m’étais plus ou moins doutée de qui est la mystérieuse Elisa Day qui rend fou John, j’étais loin d’imaginer la fin du roman et je dois dire que ce twist final m’a beaucoup plu.

Ce roman m’a transportée, je l’ai dévoré et adoré de bout en bout, un grand bravo à Marie Javet qui arrive à nous surprendre de livre en livre!

Vivement le prochain!

Ma note: ♥♥♥♥♥

Un grand merci aux Editions Plaisir de Lire pour l’envoi de ce SP!