[SP] J’ai lu: Les prisonniers de la liberté de Luca Di Fulvio

Hello à tous !

J’ai eu la chance de recevoir de la part de la maison d’édition Slatkine & Compagnie le tout nouveau roman de Luca Di Fulvio, « Les Prisonniers de la liberté » et je dois dire que rien ne pouvait me rendre plus heureuse étant donné que c’est un auteur dont je n’avais encore jamais rien lu (malgré le fait que j’ai deux de ses romans en poche dans ma pile à lire!) mais dont j’avais entendu parler à maintes reprises de manière élogieuse.

Résumé :

Le roman se passe en 1912 et nous y suivons Rocco, une jeune italien qui essaie d’échapper à la mafia locale, Rosetta, une jeune italienne a qui l’on a tout pris, ainsi que Raquel, jeune juive polonaise qui pense échapper à la misère en embarquant sur un bateau synonyme pour elle de nouveau monde… 3 jeunes gens aux destins fracassés qui vont se retrouver tous 3 à Buenos Aires et devront faire face à la misère environnante ainsi qu’à la cruauté des différents cartels (drogue, prostitution, armes).

Mon avis:

Malgré une mise en place des personnages assez lente, je suis très vite entrée dans l’histoire pour ne plus pouvoir m’en extirper avant d’avoir lu la dernière page.

Tous les personnages sont attachants et on tremble pour eux à chaque chapitre. Gros coup de coeur pour le couple qui recueille Rosetta et surtout pour Tano, le cordonnier bougon mais tellement adorable.

Les romans qui provoquent ce genre d’émotions sont rares et je peux dire que Les Prisonniers de la liberté est l’un de ceux-ci. De plus, savoir que certains faits relatés sont inspirés de la réalité – des jeunes filles à qui l’on faisait miroiter une vie parfaite et qui en fait étaient vendues comme prostituées, la mafia présente partout, etc –  m’a encore plus bouleversée car j’ignorais tout de ces pratiques.

J’ai aimé les descriptions – plutôt glauques pour la plupart – des lieux et le soin apporté par l’auteur afin que nous puissions aisément nous imaginer la ville de Buenos Aires telle qu’elle était en 1912.

J’ai également beaucoup apprécié que que 2 des personnages principaux soient des femmes fortes et qui arrivent à s’en sortir seules, des femmes pleines de ressources et qui sont un modèle pour les autres femmes et qui révolutionnent leur monde.

Et les trois héros, en quelques mots:

Rosetta, jeune femme à la beauté envoûtante, a un pouvoir presque hypnotique sur son entourage et tout le monde tombe sous son charme, j’ai adoré ce personnage. Elle n’est pourtant que douceur et compassion et essaie de changer la vie des femmes qu’elle rencontre.

Raquel, la jeune fille au physique un peu ingrat, qui sait lire et écrire et aurait préféré naître garçon pour pouvoir mener sa vie comme elle l’entend. J’ai adoré suivre son évolution tout au long de l’histoire.

Rocco, le jeune homme qui tombe amoureux de Rosetta au premier regard et qui essaie tant bien que mal de se sortir de la spirale infernale de la mafia, voulant prouver au monde qu’il vaut mieux que son père enrôlé dans la mafia et mort sous les balles. Un garçon courageux (un peu fou parfois) mais passionné dans tout ce qu’il entreprend, un idéaliste romantique et tellement attachant.

On admire le courage des principaux protagonistes, leur audace et des fois on aurait envie de leur dire de se calmer un peu, de peur qu’il ne leur arrive quelque chose.

Et finalement, les méchants de l’histoire : les vrais méchants, ceux dont l’âme est plus noire qu’une nuit sans étoiles mais également les « faux méchants », ceux qui essaient de se racheter et de faire le bien autour d’eux après avoir ravagé tant de familles. Comme dit plus haut, tous les personnages sont intéressants et c’est également valable pour les antagonistes. L’auteur a réussi à me faire éprouver de la haine pure à l’encontre de certains personnages et leurs pratiques débectantes. J’ai rarement ce genre de réactions en lisant un livre, je peux vous l’assurer !

J’ai peur de trop vous en dire si j’entre trop dans les détails et je pense que cela vous casserait le plaisir de découvrir par vous-même cette histoire palpitante.

C’est un roman tendre et dur à la fois, il vous fera rire, pleurer et vous passionnera, j’en suis certaine. Un roman qu’on quitte à regret, comme on quitte un ami. Un gros coup de coeur dont je me souviendrai longtemps!

Bon, et bien je n’ai plus qu’à sortir les autres romans de l’auteur de ma pile à lire ! 🙂

Ma note : ♥♥♥♥♥

Un grand merci à Stlatkine & Cie pour l’envoi de ce SP!

[SP] J’ai lu: La vérité sur le mensonge de Benedict Wells

Hello !

J’ai eu la chance de recevoir de la part des éditions Slatkine & Cie le recueil de nouvelles « La Vérité sur le Mensonge » de Benedict Wells, auteur dont je n’avais lu encore aucun livre bien que depuis quelques temps j’avais vu en librairie plusieurs de ses romans qui me donnaient bien envie !

la vérité sur le mensonge

 

Nombre de page: 220 pages

Date de parution: 12 septembre 2019

Maison d’édition: Slatkine & Cie

Il s’agit là d’un recueil de 10 nouvelles qui ont plusieurs thèmes en commun:

  • la relation parent-enfant
  • le temps qui passe
  • la solitude
  • la nostalgie

Je ne vais pas vous faire un résumé de chacune des nouvelles (comme il s’agit justement de nouvelles, vous en faire le résumé vous raconterait déjà tout) mais je tenais tout de même à dire que j’ai eu un gros coup de cœur pour la nouvelle « la mouche » qui fait le parallèle entre une mouche en train de se noyer dans un verre de limonade et une femme qui a « gâché » sa vie à la consacrer aux autres sans prendre en compte ses propres désirs.

J’ai également beaucoup aimé « la muse »où l’on suit une jeune autrice qui fait la rencontre de sa muse, tombée du ciel tel un ange… et « la franchise (la vérité sur le mensonge) » où un producteur célèbre raconte à un journaliste qu’il a volé l’idée de Star Wars à George Lucas en empruntant un passage dans le temps qui lui a permis de revenir en 1973… J’ai vraiment apprécié cette incursion dans l’extraordinaire qu’a fait l’auteur avec certaines de ses nouvelles, cela donne un bon rythme à l’ensemble du recueil,un bon mélange entre le réel et l’irrationnel (« la promenade », « ping pong »).

Certaines nouvelles m’ont laissées un peu dubitative (« la pension », « la nuit des livres ») car trop courtes et pas assez abouties à mon sens même si la narration de l’auteur est toujours très agréable et les pages se tournent rapidement. L’idée de « la nuit des livres » était excellente mais j’ai été un peu déçue du dénouement.

Deux nouvelles (« la nuit des livres » et « l’émergence de la peur ») sont en fait des sortes de spin-off du livre « la fin de la solitude », un roman précédent de l’auteur. Je pense que celles-ci auraient eu plus d’impact sur moi si j’avais lu ce roman au préalable, même si d’après les notes de l’auteur ce n’est pas nécessaire.

Dans l’ensemble, je dois dire que la plume de Benedict Wells a su me séduire et je pense me procurer ses précédents romans (« la fin de la solitude » et « le dernier été », qui sont sortis au Livre de Poche) lors de mon prochain passage en librairie !

Ma note: ♥♥♥♥

Un grand merci aux éditions Slatkine & Cie pour l’envoi de ce SP !

[SP] J’ai lu: L’Ombre du Renard de Nicolas Feuz

Déjà une année est passée depuis la sortie du Miroir des Âmes et j’ai eu la chance de recevoir sa suite, L’Ombre du Renard, édité aux Editions Slatkine & Cie et je dois dire qu’encore une fois, le procureur neuchâtelois Nicolas Feuz a mis la barre très haut et peut-être même encore plus haut que dans ses précédents romans qui étaient pourtant déjà très bons. Sans plus tarder, je vous donne mon avis sur ce nouveau roman 🙂

Nombre de pages: 317 pages

Date de sortie: 22 août 2019

Résumé:

Ce roman prend place après les événements survenus dans le roman « Le Miroir des Âmes » et il reprend également des personnages d’un roman précédent de l’auteur (auto-publié), « Les Bouches » dont je vous ai parlé il n’y pas si longtemps (l’article fait partie de ce bilan-ci) et dans lequel nous avions fait la connaissance de l’inspecteur de police Eric Beaussant qui enquêtait sur des meurtres en Corse ainsi que du « clan » Mariani, qui a main mise sur la plupart des richesses de l’Ile.

Le roman commence fort avec une description plutôt choquante de mort par émasculation (j’ose le dire car c’est vraiment dans les 4 premières pages du roman) macabrement mise en scène dans un ancien couvent. Le procureur Norbert Jemsen, sa fidèle assistante Flavie ainsi que Tanja, leur agent infiltré, vont vite faire un parallèle entre les meurtres perpétrés dans leur pays et l’enquête menée en Corse par Eric Beaussant lorsqu’un lingot d’or nazi est retrouvé chez un bijoutier assassiné….car la légende du trésor de Rommel est encore très vivante dans les mémoires des occupants de l’Ile de Beauté…

Mon avis:

Comme d’habitude chez Nicolas Feuz, les chapitres sont courts, nerveux et vont droit au but. Les descriptions des lieux et des itinéraires sont précises et nous permettent de bien nous repérer géographiquement sans pour autant faire ralentir le récit. C’est personnellement quelque chose que j’apprécie dans un livre, d’autant plus quand je connais une bonne partie des lieux où se passe l’action du roman !

Pour vous dire, j’ai dévoré ce thriller en deux jours, impossible de le lâcher (J’aurais même certainement pu le terminer en un seul jour mais ma fille de 4 ans et mon mari n’auraient sûrement pas été d’accord haha).

Les chapitres suivent alternativement les enquêtes en Suisse et en Corse et certains chapitres relatent également comment s’est déroulée la nuit où le trésor de Rommel (6 coffres pleins de richesses volées par les nazis) a été englouti par les flots au large de la Corse et toutes les recherches qui ont ensuite été organisées pour le retrouver, en vain. 

J’ai trouvé super intéressante toute cette partie historique (même si romancée) car pour ma part, je ne connaissais que de nom cette légende, sans savoir de quoi il s’agissait réellement. Pour le coup, je suis contente d’en avoir appris plus sur cette partie très mystérieuse de la Seconde Guerre Mondiale.

J’ai également apprécié que les personnages de deux romans différents se retrouvent et interagissent ensemble cela rend l’univers de l’auteur encore plus cohérent.

L’enquête est haletante et on tremble plus d’une fois pour les protagonistes ! Même si finalement le roman n’est pas vraiment axée sur le duo Norbert/Flavie, j’ai été heureuse de les retrouver et de voir que leur complicité est intacte malgré ou peut-être grâce à tout ce qu’ils ont du traverser ensemble dans le tome précédent. J’ai également aimé que la relation amoureuse entre Flavie et Tanja ait perdurée, j’apprécie le choix de l’auteur de nous éviter un couple Flavie/Norbert, ce qui aurait été un peu décevant car trop évident, je trouve la configuration choisie beaucoup plus intéressante ! 

La fin nous met d’ores et déjà sur la piste d’une suite pour le moins sanglante…ce qui laisse présager encore bien des meurtres à élucider et surtout bien des peines à surmonter pour nos 3 acolytes…. En trois mots: J’ai hâte !

Bon et puis je voulais juste prendre un instant pour dire qu’encore une fois, Slatkine & Cie a fait fort avec la couverture de ce roman que je trouve particulièrement réussie car elle reflète bien l’ambiance glaçante qui règne dans ce roman… vous comprendrez mieux la signification de la couverture à la fin du livre 😉

Si vous aimez les thrillers bien ficelés et pleins de rebondissements et que vous appréciez vous faire surprendre par une fin à laquelle vous ne vous attendiez pas, je ne peux que vous recommander l’Ombre du Renard !

Ma note: ♥♥♥♥♥

 

*un grand merci aux Editions Slatkine & Cie et à Nicolas Feuz pour l’envoi de ce SP!

[SP] J’ai lu: Je suis un des leurs de David Ruiz Martin

Hello tout le monde !

Je vous retrouve aujourd’hui pour vous parler du roman « Je suis un des leurs », que j’ai eu la chance de recevoir directement de la part de l’auteur, David Ruiz Martin.

Hé oui, je vous avais déjà parlé de ce roman il y a un peu plus d’un an et je me permets de vous reposter mon avis car le roman a été ressorti mi mai 2019 aux Editions Nouvelle Bibliothèque (l’auteur s’auto-publiait auparavant) et comme j’avais beaucoup aimé le roman j’ai trouvé chouette de vous reposter mon avis (même si je n’ai physiquement pas cette nouvelle édition en ma possession), pour vous donner envie de lire cet excellent roman ! Je profite de cet article pour féliciter David pour ce super parcours, c’est vraiment mérité !

Je dois dire que quand j’ai lu la 4ème de couverture, j’ai tout de suite été tentée par l’intrigue de ce roman !!! De l’amour, du mystère, des secrets de famille… tous les ingrédients étaient réunis pour me plaire !

En plus de la couverture qui a changée, quelques petites corrections ont été apportées au roman, en particulier les traductions des passages en Espagnol en bas de page, ce que je trouve super chouette si les lecteurs ne comprennent pas cette langue.

L’auteur a écrit dans la postface du roman que celui-ci aurait dû être chronologiquement son premier livre car il l’avait commencé avant les autres mais ne l’avait pas terminé, le sujet de la guerre civile espagnole lui tenant particulièrement à coeur, ses grands-parents l’ayant vécue. Avant ce roman, il avait donc auto-publié 2 thrillers, « Le syndrome du morveux » et « Que les murs nous gardent » qui sont dorénavant dans ma pile à lire car je les ai acheté en fin d’année passée 😉 Je vous en reparlerai en temps voulu et j’espère que ces derniers seront également republiés par une maison d’édition !!

(le résumé a été pris sur Amazon, la photo de la couverture sur la page Facebook de l’auteur et la dernière photo provient de mon Instagram !)

Nombre de pages: 389 pages

Edition: Editions Nouvelle Bibliothèque

Date de parution: 15 mai 2019

Résumé:

Lorsque Raúl Pontes, journaliste désabusé et mal dans sa peau, apprend l’existence d’un grand-père passé pour mort depuis trente ans, son sang ne fait qu’un tour. Qui est cet homme et pourquoi a-t-il disparu aussi longtemps ? Persuadé que ce nouveau coup est l’œuvre de ses sœurs et de son irresponsable mère, un seul choix s’offre à lui : celui de pousser la porte de ce passé occulte. Horacio, ce grand-père au comportement amer lui demande alors une faveur étrange : retrouver son amour perdu il y a plus de soixante-dix ans, lors de la guerre civile espagnole. C’est sceptique que, finalement, Raúl accepte, ignorant que c’est un pan entier de sa propre histoire qu’il s’apprête à déterrer. Ses indices le mèneront jusque dans la capitale espagnole, en plein cœur du Madrid historique et de sa ferveur perpétuelle… …mais le pousseront, aussi, bien plus loin, aux limites de l’insoutenable, où se mêlent les œuvres d’amour et de mort d’une guerre civile injuste et fratricide. Lancé sur les traces de cet amour impossible, Raúl ignore que cette plongée fulgurante dans ce pays rongé par le souvenir ébranlera ses convictions et les fondements mêmes de sa propre existence.

Mon avis: 

Dans ce roman, écrit à la première personne du singulier, on suit Raúl, jeune trentenaire, journaliste, qui vit à Neuchâtel, en Suisse. Lors de l’enterrement de sa grand-mère Inès, il va faire la connaissance de son grand-père Horacio, qu’il pensait mort car celui-ci n’avait plus aucun contact avec sa fille, la mère de Raoul. Intrigué, Raúl décide de partir rendre visite à ce grand-père dont il ignore tout et se part donc en France, à Lyon, où ce dernier réside dans un EMS.

Lors de leur rencontre, Horacio donne une mission très spéciale à son petit-fils retrouvé: il devra partir en Espagne, à Madrid plus précisément, et marcher sur les traces de son aïeul pour retrouver la femme que celui-ci a aimé durant toute sa vie en secret, la belle danseuse gitane Belinda. Horacio l’avait rencontré après avoir fuit son pays, alors qu’il s’était déjà engagé auprès d’Inès, enceinte alors de leur fille.

Dès que Raúl arrive en Espagne, le récit prend de la vitesse car il commence à prendre ses marques à Madrid où il fait la connaissance d’une partie de sa famille.

Tous les personnages sont très attachants, la famille de Vidal, le frère de Horacio, est juste exceptionnelle, on aurait envie de s’asseoir à leur table et de boire une bonne bière accompagnée de tapas avec eux !

L’auteur a su retranscrire à la perfection l’ambiance qui je pense doit régner à Madrid, (je ne peux que le supposer, n’ayant moi-même jamais eu encore la chance d’y aller!), les couleurs de la ville, ses odeurs et les différents quartiers… on s’y croirait !

Peu à peu, Raúl prend sa place au coeur de cette ville, un déclic se fait et il retrouve des souvenirs perdus au contact de sa famille retrouvée, y compris la langue espagnole dont il pensait n’avoir que de vagues notions.

Quand il rencontre la jolie Luiza, on se rend vite compte que l’histoire d’amour déjà vécue à l’époque par son grand-père se répète… mais même si pour ma part j’ai très vite compris comment tout ça allait se terminer, j’ai été étonnée de la fin qui m’a ravie et attristée en même temps (vous comprendez pourquoi en lisant le livre 😉 )

J’ai aimé les rapports entre les personnages, les dialogues sonnent justes, l’émotion est réellement là quand on découvre les passages où Horacio et Vidal, son frère, racontent leurs souvenirs sanglants de la guerre civile espagnole. Je dois avouer que j’ignorais tout de la manière dont l’Epagne a été déchirée sous le joug de Franco donc j’ai apprécié en connaître plus sur cette sombre période, même si cela m’a pour le moins bouleversée de découvir ce pan de l’Histoire.

Certains passages relatant la guerre m’ont réellement choquée, comme l’explication de ce qu’il s’est passée à Guernica.

L’histoire est bien menée, l’écriture est fluide, le vocabulaire riche et les chapitres plutôt courts permettent de bien rythmer le récit.

Pour finir, j‘ai aimé le fait que le roman fasse l’apologie de la famille car finalement c’est nos proches qui sont notre plus grande richesse ! A méditer…

Un roman que j’ai quitté à regret, des personnages dont je me rappellerai longtempsune magnifique découverte que je ne peux que vous conseiller si vous aimez les secrets de famille et les histoires d’amour avec une touche historique!

Ma note: ♥♥♥♥♥

 

J’espère que ce roman rencontrera le succès qu’il mérite mais je ne me fais pas trop de soucis 😉

Et vous, vous avez déjà lu un livre de cet auteur ? 

Dites-moi tout 🙂

A bientôt!

*merci à David Ruiz Martin pour l’envoi de son livre ainsi que pour sa confiance !

[SP] J’ai lu: La machination de Jeremy Ergas

Hello à tous !

Il y a quelques semaines, j’ai eu la (bonne) surprise de recevoir dans ma boîte aux lettres le thriller « la machination » de Jeremy Ergas, paru aux éditions Slatkine & Cie.

Voici ce que la 4ème de couverture dit de l’auteur: 

Jeremy Ergas est né à Jérusalem et a passé son enfance aux Etats-Unis avant d’arriver en Suisse à l’âge de 10 ans. Il a étudié les lettres à Genève, Sydney et Oxford, et enseigne l’anglais à Madagascar. Il vit aujourd’hui à Genève.

Je ne connaissais pas du tout cet auteur mais j’avais déjà vu passer la couverture du livre dans mon fil d’actualité instagram et celle-ci m’a vraiment donné envie de découvrir son univers !

Nombre de pages: 477 pages

Date de parution: février 2019

Résumé:

Un écrivain genevois est retrouvé assassiné, avec sur le dos les commandements de l’écrivain tatoués jusqu’à l’os. La police se perd dans les nombreuses pistes qu’il peuvent avoir et les meurtres dans le milieu littéraire continuent, affolant la ville de Genève.

Mon avis:

Il n’y pas à proprement parler de « héros » dans ce roman, dans le sens où l’on suit une multitude de personnages que ce soit des policiers (le duo de choc de l’inspecteur Pierre Chapel et de son assistant le jeune Achille Cornuz) le journaliste et écrivain Jean Cros ou encore les « wannabe » écrivains Ezra Sterling et Rodolphe Lafarge.

Achille Cornuz m’a au début du roman un peu agacée de par les raccourcis qu’il prend pour trouver le coupable des crimes. Par la suite, je lui ai trouvé quand même une certaine maturité et surtout une fidélité sans faille à son supérieur l’inspecteur Chapel et j’ai de plus en plus apprécié ce duo improbable au fil des pages. J’ai par contre eu de la peine à m’attacher au personnage de Jean Cros, il est imbu de lui-même, trop sûr de lui et arrogant.

Le personnage qui m’a le plus touchée tout au long du roman est Ezra Sterling, un jeune homme introverti, poète à ses heures, éternel romantique et qui trouve enfin l’amour en la personne de la douce Maria, une jeune bibliothécaire.

Rodolphe Lafarge, quant à lui, est un jeune homme issu d’une famille de banquiers très aisés et qui veut se démarquer en écrivant un roman à succcès… Comme Jean Cros et Ezra Sterling, il écrit un roman s’inspirant du tueur aux tatouages…

Tous se sentent menacés à un moment ou à un autre car ils sont tous liés au monde littéraire et le tueur ne s’en prend qu’à des personnes exercant dans ce domaine… ils ne savent donc pas s’ils sont dans le collimateur du meurtrier ou pas… et s’ils pourraient être l’une des prochaines victimes.

On suit donc chaque personnage évoqué plus haut pour que finalement toutes les pièces du puzzle se mettent en place, jusqu’au drame final.

L’écriture est fluide et précise et les descriptions détaillées mais pas ennuyantes. J’ai apprécié que les faits se passent à Genève, je ne connais pas vraiment cette ville mais certains noms de quartiers me sont néanmoins familiers, ce qui crée un sentiment de proximité pas forcément très rassurant 😉

La violence physique n’est finalement pas au centre de ce roman qui joue plus sur la tension psychologique dans laquelle vivent les différents protagonistes.

L’auteur m’a vraiment menée en bateau car jusqu’à la fin je n’avais pas deviné l’identité de l’assassin ! J’ai juste regretté le fait que finalement le coupable ne soit pas autant impliqué dans le monde littéraire qu’on aurait pu le croire de prime abord. J’ai donc personnellement trouvé la fin un peu « facile » même si j’ai passé un chouette moment de lecture et que j’ai aimé jouer à la détective amateure !

Un premier roman cependant vraiment abouti d’un auteur à suivre de près!

Ma note: ♥♥♥♥

Je remercie les éditions Slatkine & Cie pour l’envoi de ce SP !

[SP] J’ai lu: L’Aigle de Sang de Marc Voltenauer

Hello !

Je vous retrouve aujourd’hui pour vous parler du 3ème roman de l’auteur suisse Marc Voltenauer, L‘Aigle de Sang, que j’ai eu la chance de recevoir de la part des éditions Slatkine & Cie!

Nombre de pages: 508 pages

Editions: Slatkine & Cie

Date de sortie: 14 mars 2019

Résumé:

Difficile de vous résumer le roman sans vous spoiler mais en quelques lignes: L’inspecteur Auer s’envole pour l’Ile de Gotland (Suède) suite à une révélation de sa soeur afin de reconstituer le puzzle de ses souvenirs d’enfance. Cependant, son arrivée en Suède ne passe pas inaperçue et en ouvrant la boîte de Pandore, des secrets qui ne devaient jamais être révélés sortent au grand jour et détruisent tout sur leur passage

Mon avis:

Pour tout vous dire, j’étais autant impatiente qu’inquiète de commencer ce nouvel opus des aventures de l’inspecteur Auer. J’avais tellement aimé les deux premiers tomes que la barre était très haute. Quand j’ai commencé le livre et qu’après 100 pages il n’y avait toujours pas de meurtres (ben quoi c’est un polar non?) je me suis dit que la trame du roman était cette fois-ci bien différente du Dragon du Muveran et de Qui a tué Heidi?. En effet, pour les deux autres livres, on entrait directement dans le vif du sujet avec un meurtre. Ici, on entre plus gentiment dans l’histoire, même si on sent au fil des pages un malaise grandissant, quand l’auteur nous fait plonger en 1979, à Gotland (Suède) où un groupe de jeunes fonde une « société secrète » s’inspirant des rituels Vikings d’antant. On alterne alors entre les chapitres présentant les différents membres de cette confrérie et les chapitre où l’ont suit Andreas Auer dans sa quête pour retrouver ses origines. Peu à peu, les deux histoires s’imbriquent pour n’en faire qu’une, nous emportant dans un tourbillon étourdissant de révélations plus incroyables les unes les autres. Comme toujours dans les romans de Marc Voltenauer, je me suis fait complètement emporter par l’histoire et la fin m’a laissée pantoise !

Cette fois-ci, l’intrigue se passe principalement en Suède ce qui est également une grande différence par rapport au Dragon du Muveran et de Qui a tué Heidi où les faits se passaient presque exclusivement dans le joli village de Gryon et sa région.

Concernant les personnages, je trouve que l’inspecteur Auer a mûri, le drame vécu avec son compagnon lors de son enquête précédente l’a vraiment marqué et on sent qu’il recherche la paix intérieure et celle-ci passe par le fait de connaître d’où il vient et de comprendre les cauchemars qui le hantent encore la nuit. On ressent son bonheur d’être de retour en Suède, terre de son enfance. J’a apprécié les quelques mots de suédois disséminés ici et là (et on en parle de toutes les patisseries et spécialités suédoises super appétissantes que le héros engloutit tout au long du roman?), et j’ai également aimé en apprendre plus sur les Vikings et leurs croyances. Les autres personnages (restés à Gryon) sont vraiment secondaires et en retrait cette fois-ci, on suit principalement Andreas et Anna, une collègue policière de l’ìle de Gotland. Un personnage de femme forte que j’ai d’ailleurs beaucoup apprécié et que j’espère retrouver dans les prochains romans de l’auteur…

Les chapitres sont plutôt courts et très nombreux, mais tous sont essentiels. Je dois dire que ce thriller se dévore hyper rapidement, à l’image d’une gourmandise suédoise 😉

La seule critique que je pourrais émettre serait que j’aurais apprécié avoir un petit résumé du tome précédent en début de roman car j’ai du relire certains passages pour me rémémorer où nous en étions à la fin de « Qui a tué Heidi? » et certains noms de personnages m’avaient également échappés (Karine, Fabienne, etc.).

Un 3ème roman largement à la hauteur des deux précédents voire peut-être même un cran au-dessus tant l’écriture est maîtrisée de bout en bout. Un vrai coup de coeur !

Rendez-vous au 4ème opus que j’attends d’ores et déjà avec impatience !!

Ma note: ♥♥♥♥♥

 

*un grand merci aux éditions Slatkine & Cie et à Marc Voltenauer pour l’envoi de ce sp!

[SP] J’ai lu: Je suis un des leurs de David Ruiz Martin

Hello tout le monde !

Je vous retrouve aujourd’hui pour vous parler du roman « Je suis un des leurs », que j’ai eu la chance de recevoir directement de la part de l’auteur, David Ruiz Martin.

Il s’agit du 3ème roman auto-édité de cet auteur suisse, après le « Syndrome du morveux » et « Que les murs nous gardent », mais le premier qui n’est pas un thriller.

L’auteur a également écrit dans la postface du roman que celui-ci aurait dû être chronologiquement son premier livre car il l’avait commencé avant les autres mais ne l’avait pas terminé, le sujet de la guerre civile espagnole lui tenant particulièrement à coeur, ses grands-parents l’ayant vécue.

Je dois dire que quand j’ai lu la 4ème de couverture, j’ai tout de suite été tentée par l’intrigue de ce roman !!! De l’amour, du mystère, des secrets de famille… tous les ingrédients étaient réunis pour me plaire !

(le résumé a été pris sur Amazon, les photos sont tirées de mon Instagram)

Nombre de pages: 389 pages

Edition: The BookEdition

Date de parution: 20 mars 2018

Résumé:

Lorsque Raúl Pontes, journaliste désabusé et mal dans sa peau, apprend l’existence d’un grand-père passé pour mort depuis trente ans, son sang ne fait qu’un tour. Qui est cet homme et pourquoi a-t-il disparu aussi longtemps ? Persuadé que ce nouveau coup est l’œuvre de ses sœurs et de son irresponsable mère, un seul choix s’offre à lui : celui de pousser la porte de ce passé occulte. Horacio, ce grand-père au comportement amer lui demande alors une faveur étrange : retrouver son amour perdu il y a plus de soixante-dix ans, lors de la guerre civile espagnole. C’est sceptique que, finalement, Raúl accepte, ignorant que c’est un pan entier de sa propre histoire qu’il s’apprête à déterrer. Ses indices le mèneront jusque dans la capitale espagnole, en plein cœur du Madrid historique et de sa ferveur perpétuelle… …mais le pousseront, aussi, bien plus loin, aux limites de l’insoutenable, où se mêlent les œuvres d’amour et de mort d’une guerre civile injuste et fratricide. Lancé sur les traces de cet amour impossible, Raúl ignore que cette plongée fulgurante dans ce pays rongé par le souvenir ébranlera ses convictions et les fondements mêmes de sa propre existence.

Mon avis: 

Dans ce roman, écrit à la première personne du singulier, on suit Raoul, jeune trentenaire, journaliste, qui vit à Neuchâtel, en Suisse. Lors de l’enterrement de sa grand-mère Inès, il va faire la connaissance de son grand-père Horacio, qu’il pensait mort car celui-ci n’avait plus aucun contact avec sa fille, la mère de Raoul. Intrigué, Raoul décide de partir rendre visite à ce grand-père dont il ignore tout et se part donc en France, à Lyon, où ce dernier réside dans un EMS.

Lors de leur rencontre, Horacio donne une mission très spéciale à son petit-fils retrouvé: il devra partir en Espagne, à Madrid plus précisément, et marcher sur les traces de son aïeul pour retrouver la femme que celui-ci a aimé durant toute sa vie en secret, la belle danseuse gitane Belinda. Horacio l’avait rencontré après avoir fuit son pays, alors qu’il s’était déjà engagé auprès d’Inès, enceinte alors de leur fille.

Dès que Raoul arrive en Espagne, le récit prend de la vitesse car il commence à prendre ses marques à Madrid où il fait la connaissance d’une partie de sa famille.

Tous les personnages sont très attachants, la famille de Vidal, le frère de Horacio, est juste exceptionnelle, on aurait envie de s’asseoir à leur table et de boire une bonne bière accompagnée de tapas avec eux !

L’auteur a su retranscrire à la perfection l’ambiance qui je pense doit régner à Madrid, (je ne peux que le supposer, n’ayant moi-même jamais eu encore la chance d’y aller!), les couleurs de la ville, ses odeurs et les différents quartiers… on s’y croirait !

Peu à peu, Raoul prend sa place au coeur de cette ville, un déclic se fait et il retrouve des souvenirs perdus au contact de sa famille retrouvée, y compris la langue espagnole dont il pensait n’avoir que de vagues notions.

Quand il rencontre la jolie Luiza, on se rend vite compte que l’histoire d’amour déjà vécue à l’époque par son grand-père se répète… mais même si pour ma part j’ai très vite compris comment tout ça allait se terminer, j’ai été étonnée de la fin qui m’a ravie et attristée en même temps (vous comprendez pourquoi en lisant le livre 😉 )

J’ai aimé les rapports entre les personnages, les dialogues sonnent justes, l’émotion est réellement là quand on découvre les passages où Horacio et Vidal, son frère, racontent leurs souvenirs sanglants de la guerre civile espagnole. Je dois avouer que j’ignorais tout de la manière dont l’Epagne a été déchirée sous le joug de Franco donc j’ai apprécié en connaître plus sur cette sombre période, même si cela m’a pour le moins bouleversée de découvir ce pan de l’Histoire.

Certains passages relatant la guerre m’ont réellement choquée, comme l’explication de ce qu’il s’est passée à Guernica.

L’histoire est bien menée, l’écriture est fluide, le vocabulaire riche et les chapitres plutôt courts permettent de bien rythmer le récit.

Pour finir, j‘ai aimé le fait que le roman fasse l’apologie de la famille car finalement c’est nos proches qui sont notre plus grande richesse ! A méditer…

Un roman que j’ai quitté à regret, des personnages dont je me rappellerai longtempsune magnifique découverte que je ne peux que vous conseiller si vous aimez les secrets de famille et les histoires d’amour avec une touche historique! Il me faut lire maintenant les deux premiers romans de l’auteur 🙂

Ma note: ♥♥♥♥♥

 

Et vous, vous avez déjà lu un livre de cet auteur ? 

Dites-moi tout 🙂

A bientôt!

*merci à David Ruiz Martin pour l’envoi de son livre ainsi que pour sa confiance !