[SP] J’ai lu: L’ossuaire de Fiona Cummins

Hello tout le monde !

Je vous retrouve aujourd’hui pour vous parler du dernier roman de Fiona Cummins, LOssuaire, que j’ai la belle surprise de recevoir de la part des Editions Slatkine & Compagnie.

Ce roman est le second de l’autrice et est la suite directe de son premier roman, le collectionneur dont je vous ai parlé dans le bilan de mes lectures du mois de juillet (le lien juste ici).

En effet, j’ai acheté le premier roman de l’autrice afin de connaître le début de l’histoire. Effectivement, même si vous pouvez lire les romans séparément (comme des one shot), je vous recommande tout de même de les lire dans l’ordre chronologique afin de mieux pouvoir appréhender tous les événements.

Nombre de pages: 409 pages

Maison d’édition: Slatkine & Cie

Date de parution (dans cette édition): mai 2020

Résumé:

3 mois après son enlèvement par le collectionneur, la petite Clara Foyle, atteinte d’une malformation osseuse aux mains, n’a toujours pas été retrouvée. L’inspectrice Etta Fitzroy en a l’intime conviction: la fillette est encore vivante et elle remuera ciel et terre pour la retrouver. Le compte à rebours à commencé…

Mon avis:

Je vais essayer de vous donner mon avis sans vous spoiler le premier volet de la série (ça serait dommage si vous ne l’avez pas lu).

Si j’avais bien aimé « le collectionneur », j’ai nettement préféré « l’ossuaire » que je trouve plus abouti. En effet, je trouve que tous les personnages ont pris de la profondeur, y compris le tueur, Brian Howley.

Là encore, on retrouve une ambiance très sombre et nauséabonde quand nous suivons le tueur dans ses délires meurtriers. Cependant, l’autrice arrive à nous faire nous apitoyer sur ce dernier en nous racontant son enfance maltraitée. Le Mal a pris racine en lui dès son plus jeune âge et cela ajoute au malaise qui nous envahit à la lecture de ce roman.

L’inspectrice Etta Fitzroy, qui m’avait pas mal agacée dans le premier roman de l’autrice car je la trouvais très froussarde et pas assez entrainée est remontée dans mon estime car je l’ai trouvée bien plus dégourdie dans ce roman-ci. Mon gros coup de coeur va cependant pour l’agent Toni Storm, jeune femme ambitieuse et intelligente qui motive Etta à donner aussi le meilleure d’elle-même par pur esprit de compétition. Je trouve qu’elle font un bon duo de flics, elles se complètent bien. A Toni la culture et le charme et à Etta l’intuition et l’expérience du terrain.

« Je veux que tu m’aides, Saul. » Il se penche veres lui. L’extrémité de ses doigts caresse nonchalamment la pointe du couteau. « Tu veux bien m’aider? »

Saul est un garçon intelligent. Voilà pourquoi il va au collège. Pourquoi il ne se lance pas dans des discussions débridées et dangereuses avec ses amis. Pourquoi il a survécu aussi longtemps dans l’environnement toxique de son foyer.

Il passe en revue tout ce qu’il sait.

Une caravane verrouillée.

Une collection d’insectes.

Un crâne humain.

Un tempérament violent.

Un mystérieux enfant au squelette déformé.

Un vieil homme solitaire en quête d’une relation humaine.

Il devrait avoir peur. Et il a peur, nom de Dieu. Mais il est convaincu désormais que M. Silver possède un secret, et il veut le découvir. Ses doigts tripotent les membres tordus de la poupée à soucis.

« Oui, Monsieur, répond-il. J’en serais honoré. »

Les chapitres sont plutôt courts ce qui découpe bien le récit (l’autrice aime nous faire mariner un peu à la fin de certains chapitres) et donne un rythme plus haletant au roman. Dans certains chapitres nous suivons donc le Collectionneur et dans d’autres nous suivons en alternance la famille de la petite Clara, Saul, un jeune adolescent dont la mère a basculé dans l’alcoolisme et qui pourrait bien tomber sous la coupe du Collectionneur, l’inspectrice Fitzroy et bien sûr la famille Frith dont le petit Jakey, souffrant du syndrome de l’homme de pierre, avait été enlevé dans le premier tome.

On voit également comment les familles Foyle et Frith continuent à vivre après le drame, après s’être déchirées et délitées à la disparition des enfants, elles se rapprochent et sont plus soudées que jamais dans ce second roman.

J’ai aimé le personnage de Saul, ce jeune homme malmené par la vie à la personnalité complexe et un peu borderline mais qui finalement prouve qu’il a un bon fond.

L’écriture est fluide et les dialogues sonnent juste, on a l’impression que ce sont des vraies personnes qui ont de vraies discussions et je trouve que cela rend la lecture très agréable.

Fiona Cummins a l’art de nous faire nous attacher à ses personnages, ce qui n’est pas toujours le cas dans les polars. J’ai beaucoup aimé les enfants de l’histoire qui sont courageux et font tous preuve d’une grande capacité de résilience.

Bref, si plonger dans la noirceur de l’âme humaine ne vous fait pas peur, je ne peux que vous recommander ce roman (et « le collectionneur »)!

Vivement le prochain!

Ma note: ♥♥♥♥(♥)

Un grand merci aux Editions Slatkine & Cie pour l’envoi de ce SP!

[SP] J’ai lu: Une taupe @ l’Oeil-Doux de Jean-Louis Cros

Hello tout le monde !

Je vous retrouve aujourd’hui pour vous parler d’un roman de Jean-Louis Cros, une taupe @l’Oeil-Doux, paru l’hiver passé aux Editions l’Harmattan.

C’est l’auteur qui m’a contactée afin de me parler de son livre, qui a un concept original et amusant: il est couplé à un site internet qui permet d’aller plus loin dans l’histoire une fois le livre terminé.

Bien sûr, ce roman 2.0 m’a interpellée et je l’ai donc reçu en service presse pour vous en parler.

L’auteur, né en 1949 est un touche à tout. Il est professeur d’anglais et critique de cinéma mais a également écrit plusieurs livres et réalisé de nombreux documentaires et courts-métrages pour la télévision.

Nombre de pages: 230 pages

Maison d’édition: L’Harmattan

Date de parution (dans cette édition): décembre 2019

Résumé:

Elna, 26 ans, est sûre que l’ancienne star de la chanson Lucky Dellormo est responsable de la mort par overdose de sa mère des années auparavant. Elle va donc enquêter, avec l’aide du beau Kev, afin de rétablir la vérité. Ils vont créer un site internet où ils vont balancer leurs accusations à l’égard de Lucky Dellormo. En parallèle, on suit la grand-mère d’Elna, Léonie, qui se remémore ses souvenirs de jeunesse depuis son lit d’hôpital. Mais tout va s’emballer quand Lucky Dellormo est déclaré disparu…

Mon avis:

Comme dit plus haut, j’ai vraiment trouvé le concept intéressant et j’ai été fouiné avec plaisir sur le site internet associé au roman (je ne vous en mets pas le lien car si vous n’avez pas le livre entre les mains vous n’aurez pas accès aux pages du site car il y a des codes à entrer que l’on ne peut connaître que si on a lu le roman).

J’ai eu au début du roman un peu de peine avec les passages dédiés à Elna, la jeune femme, car j’ai trouvé qu’elle parlait un peu trop en langage « jeune » (verlan, etc.) et cela m’a dérangée un peu car je vois plus une ado parler comme ça qu’une jeune femme de 26 ans. Par contre, j’ai vraiment apprécié les chapitres consacrés à sa grand-mère, Léonie, que j’ai trouvée vraiment très touchante. Elna et Léonie parlent à la première personne du singulier et du coup on a l’impression qu’elles se confient à leur journal intime. Léonie se rappelle de sa jeunesse et de son premier amour, retrouvé des années plus tard (mais la magie s’estompe vite malheureusement).

Ses souvenirs nous permettent également de comprendre un peu mieux comment Coralie, la mère d’Elna, a pu rencontrer Lucky Dellormo et tomber dans la drogue.

J’ai trouvé ce chassé-croisé bien mené et on a vraiment envie de savoir pourquoi la mère d’Elna est morte, alors que cela faisait soi-disant des années qu’elle n’avait plus vu Lucky Dellormo.

Elna profite de cette enquête pour se rapprocher de son coup de cœur de toujours, Kev. Celui-ci se passionne très vite pour le sujet et se prend vite « au jeu », un peu trop sérieusement même au goût d’Elna.

J’ai finalement regretté que le sujet principal (Dellormo est-il oui ou non coupable) soit un peu oublié sur la fin du livre et que l’on n’obtienne pas les réponses à nos questions. Le site amène quelques éléments de réponse mais pas vraiment non plus. De plus, on ne sait pas pourquoi Dellormo a disparu… Du coup, je suis restée un peu sur ma faim, dommage!

Edit après avoir reçu un e-mail de l’auteur: apparemment on apprend le pourquoi-comment de la disparition de Lucky Dellormo dans un e-mail que l’on reçoit suite à la visite sur le site, j’ai dû faire un truc faux (où je n’ai pas tout bien regardé) car je n’ai rien reçu… avec toutes mes excuses!

Un roman cependant orignal et agréable à lire (malgré quelques petites coquilles), bien dans l’air du temps et qui montre également les dérives des réseaux sociaux et la manière dont on peut se faire manipuler par ce qu’on voit sur le web. Sympa!

Ma note: ♥♥♥

Un grand merci aux Editions l’Harmattan et à Jean-Louis Cros pour l’envoi de ce SP!

[SP] J’ai lu: Lettres à la Lune de Fatoumata Kebe

Hello tout le monde !

Je vous retrouve aujourd’hui pour vous parler du dernier roman de Fatoumata Kebe, Lettres à la Lune, que j’ai eu le privilège de recevoir de la part des Editions Slatkine & Compagnie.

Fatoumata Kebe est astrophysicienne et se bat pour que les femmes soient plus représentées dans le milieu spatial. Elle est passionnée depuis toute petite par la lune et il s’agit de son second livre sur le sujet. Elle est d’ailleurs candidate pour faire partie d’une prochaine expédition lunaire.

Nombre de pages: 238 pages

Maison d’édition: Slatkine & Cie

Date de parution (dans cette édition): juin 2020

Résumé:

Il s’agit d’un recueil de textes (extraits de livres, poèmes, légendes) venant du monde entier et dont le sujet est la lune.

Mon avis:

J’ai été assez surprise quand j’ai compris que ce livre comprenait des textes émanant du monde entier et de toutes les époques, je pensais qu’il s’agissait d’un livre entièrement écrit par Fatoumata Kebe!

Le livre est découpé par thème (poèmes, légendes, etc.) et avant chaque texte, l’auteure nous explique pourquoi elle l’a choisi. J’ai trouvé très intéressant de voir à quel point la lune a toujours fasciné les écrivains et le nombre d’écrits qui lui sont consacrés. La lune est tour à tour un personnage à part entière – ami ou ennemi – ou simplement une muse.

J’ai adoré la partie poésie et j’ai eu un gros coup de cœur pour un poème du persan Omar Khayyãm, extrait de son recueil « Les Rubayat » qui a resonné particulièrement en moi car il reflète bien ces temps rendus incertains par le Coronavirus:

« La Lune va briller »

Puisque nul ne prévoit ce que sera demain,

Hâte-toi de jouir, ô pauvre cœur humain!

Bel astre, bois au clair de lune, car la lune

Va briller bien des fois et nous chercher en vain,

 

Bref, j’ai vraiment apprécié découvrir des textes méconnus – pour la plupart – d’auteurs connus (ou pas d’ailleurs). J’ai trouvé le travail de recherche de l’auteure très complet et vraiment intéressant.

L’enthousiasme de l’auteure par rapport à son sujet est contagieux et on découvre avec passion toutes ces histoires. Vous ne regarderez plus l’astre lunaire de la même façon!

Ma note: ♥♥♥♥

 

Un grand merci aux Editions Slatkine & Cie pour l’envoi de ce SP!

[SP] J’ai lu: Le mammouth et le virus d’Eugène

Hello tout le monde !

Je vous retrouve aujourd’hui pour vous parler du dernier roman d’Eugène, « Le mammouth et le virus » paru aux Editions Slatkine.

J’avais déjà entendu parler de cet auteur suisse sans avoir jamais rien lu de lui donc j’ai été très heureuse de recevoir son nouveau livre afin de découvrir sa plume.

Nombre de pages: 173 pages

Maison d’édition: Slatkine

Date de parution (dans cette édition): août 2020

Résumé:

Eugène, quinquagénaire, marié et papa d’un petit garçon de 3 ans et demi (oui, les demis ça compte!!) est confiné lors de l’épidémie du Coronavirus avec sa famille en Valais, à Hérémence. Sur place, il contera son quotidien tout en commentant l’actualité et essaiera de rendre cette expérience ludique pour son petit garçon en essayant de le préserver de l’ambiance anxiogène due au Virus.

Mon avis:

J’ai adoré la plume acérée d’Eugène, qui sait pointer du doigt les disfonctionnements ou incohérences de notre gouvernement mais toujours avec beaucoup d’humour. J’ai aimé le fait que l’auteur ne se prend pas au sérieux, oui il s’agit d’un livre du confinement mais on ne s’ennuie pas une seule seconde. Les efforts que fait l’auteur afin de faire rire son petit garçon et de lui changer les idées sont admirables, en tant que maman je sais que les trois mois de semi confinement ont été vraiment difficiles. Dur d’occuper nos petits loups et de leur expliquer les choses avec des mots simples, sans leur faire peur. Faire face à leurs questions (alors qu’on n’a nous-mêmes pas les réponses) n’est également pas évident.

Durant les deux Guerres Mondiales, les Librairies sont restées ouvertes. Pas pendant le Coronavirus. Durant le siège de Leningrad par les troupes allemandes, qui a duré neuf cent jours, la Bibliothèque Centrale est restée ouverte. Les habitants mouraient de froid et de faim dans des rues bombardées chaque jour, mais ils lisaient. Le livre était une nourriture essentielle. Pas pendant le Coronavirus.

L’auteur profite (comme nous tous je pense) de ce semi-confinement pour se rapprocher de la nature et profiter des plaisirs simples (et souvent gratuits) de la vie. Observer les abeilles, les fleurs, etc… Tout ce que la société de consommation a occulté car nous n’avions plus le temps de voir la beauté qui nous entoure. Le seul point positif de ce virus est qu’il nous aura obligé de revoir notre façon de fonctionner et de nous recentrer sur l’essentiel (la famille, la nature)…

Le livre est écrit sous forme de journal intime, des pensées jetées au jour le jour sur papier. Les chapitres sont très courts et s’enchaînent à une vitesse folle. Une fois commencé, c’est addictif, on ne peut pas lâcher ce livre!

Un ouvrage amusant, tendre et touchant à la fois, un témoignage de cette période étrange que nous sommes (encore) en train de traverser.

A lire pour se remonter le moral et se remémorer dans quelques années ce qu’il s’est passé durant cette fichue année 2020 😉

Ma note: ♥♥♥♥♥

 

Un grand merci aux Editions Slatkine pour l’envoi de ce SP!

[SP] J’ai lu: Table pour trois à New York d’Elie Bernheim

Hello à tous!

Ce mois a été riche en services presse (et j’en suis ravie car j’adore découvrir de nouveaux auteurs!) car j’ai reçu le premier roman d’Elie Bernheim, Table pour trois à New York, de la part des Editions Slatkine.

Quelques mots sur l’auteur: Né en 1980 à Genève, Elie Bernheim est diplômé de l’Ecole Hôtelière de Lausanne et dirige aujourd’hui l’entreprise Raymond Weil, fondée par son grand-père en 1976. Il est passionné par la gastronomie et la musique, les deux thèmes principaux de son premier roman, bien représentés à travers le couple Gabriel-Norah.

 

Nombre de pages: 288 pages

Editeur: Editions Slatkine

Date de parution: avril 2020

Résumé:

Gabriel, restaurateur parisien, décide de donner un tournant à sa vie en déménageant à New York où il souhaite développer un nouveau concept de restaurant. Sa femme, Norah, trompettiste de talent, accepte de le suivre avec leurs deux enfants. Il met également dans ses valises la jolie Alicia, complice de toujours en cuisine. Quand Norah découvre que son mari lui cache des choses, elle essaie de comprendre comment ils ont pu en arriver là, elle qui croyait leur vie parfaite…. le doute s’insinue dans leur couple, sournoisement…

Mon avis:

L’auteur nous met volontairement sur de mauvaises pistes et sème le doute par ci par là. J’ai bien aimé le fait que les chapitres soient sous forme de « journal intime » ce qui fait qu’on a le récit de chaque personnage pour les mêmes dates, ce qui nous permet de confronter leurs expériences et leur ressenti. 

Les chapitres sont donc partagés entre les points de vue des différents protagonistes, ce qui fait que chaque chapitre nous fait avancer dans le récit pour nous rapprocher de la vérité et reconstituer le puzzle.

On suit donc alternativement Gabriel (bien entendu), Norah (sa femme), Alicia (une cuisinière du restaurant de Gabriel et proche amie) et Charles, l’oncle de Gabriel qui a recueilli celui-ci à l’âge de 12 ans quand il a perdu ses deux parents suite à un accident.

Charles et sa femme Rachel vivent à New York et cette ville est donc pleine de souvenirs pour Gabriel, qui a besoin de se rapprocher des gens qui lui sont chers, ce qui a motivé son choix de déménager là-bas.

Gabriel est un personnage complexe, tiraillé par l’envie de tout réussir, sa vie amoureuse, sa vie professionnelle et son rôle de père. Il a une inextinguible soif de vivre et a peur de décevoir les gens qu’il aime.

Tous les personnages sont attachants de par leurs doutes et questionnements. Mention spéciale à Norah, la femme de Gabriel, que j’ai trouvée très digne durant toute l’histoire ainsi qu’à Charles,  vieil homme fou amoureux de sa femme et qui aime Gabriel comme un fils (qu’il n’a jamais eu).  Les passages le concernant sont emplis de sensibilité, très bien retranscrite par l’auteur, qui m’ont fait monter à plusieurs reprises les larmes aux yeux.

L’écriture est fluide et les chapitres sont courts, ce qui donne toujours envie d’en lire un de plus, un roman addictif impossible à lâcher!

Résultat des courses: je l’ai terminé en un peu moins de 2h! 🙂

Il est difficile pour moi de vous en dire plus sans vous spoiler (et si vous me connaissez vous savez que je détesterais le faire, j’espère toujours ne pas trop en dire pour vous laisser la surprise).

En résumé: un excellent premier roman que j’ai dévoré, écrit avec tendresse et délicatesse.

Foncez en librairie découvrir cette nouvelle plume, c’est un coup de cœur pour moi !

Ma note: ♥♥♥♥♥

 

Un grand merci aux Editions Slatkine pour l’envoi de ce SP!

 

[SP] J’ai lu: Suicide Caustique d’Anne Carecchio

Hello tout le monde!

J’ai reçu au début du mois de mai le témoignage d’Anne Carecchio, « Suicide Caustique » de la part des Editions Slatkine et je les en remercie 🙂

Anne Carecchio est chirurgien digestif et il s’agit là de son premier livre.

Nombre de pages: 153 pages

Editeur: Editions Slatkine

Date de parution: le 11 mai 2020

Résumé:

Je ne peux pas vraiment faire un résumé à proprement parler étant donné qu’il s’agit d’un document et non d’un roman mais en bref, Anne Carecchio nous fait partager sa plongée en enfer dans le monde des troubles du comportement alimentaire et nous raconte comment elle s’en est sortie.

Mon avis:

Ce livre a particulièrement résonné en moi car j’ai moi-même, vers mes 17-18 ans, été touchée par un TCA (Trouble du Comportement Alimentaire), l’anorexie. Il a été d’autant plus facile pour moi d’imaginer la souffrance endurée par Anne Carecchio. Il ne faut pas oublier que les TCA sont des maladies ravageuses qui peuvent parfois conduire à la mort. Chaque personne qui s’en sort est un miracle et elle touche autant les femmes que les hommes, même si pour ces derniers nous en parlons moins (ce qui n’est pas juste).

Pour Anne Carecchio, sa boulimie a commencé car elle ne se trouvait jamais « assez ». Trop exigeante avec elle-même, elle n’accepte pas la demi-mesure et ne tolère que l’excellence (sauf avec ses fréquentations). Cette quête de la perfection la fait entrer dans une spirale infernale de mensonges et de faux semblants pour montrer l’apparence de la normalité, pour toujours donner l’impression que tout va bien, malgré la maladie, surtout à ses proches.

Cet ouvrage se lit d’une traite, sans faire de pause, sans presque reprendre son souffle. On ressent l’urgence de l’auteure de se raconter, de partager son expérience pour que celle-ci puisse aider d’autres personnes à s’en sortir. Elle « vomit » son histoire comme elle vomissait toute cette nourriture qu’elle engloutissait.

Dans son cas, c’est la maternité qui la sauvera de ses TCA ainsi que l’amour de son conjoint.

A noter que la préface à été rédigée par Patrick Poivre d’Arvor que le sujet touche particulièrement car sa fille Solenn était atteinte de TCA.

Un petit détail, mais je trouve l’image choisie comme couverture vraiment splendide, elle reproduit bien cette sensation d’étouffement, cette impression de se noyer dans les mensonges.

Un livre à mettre entre toutes les mains et qui peut permettre d’ouvrir le dialogue avec une personne que vous soupçonnez souffrir d’un TCA afin de pouvoir l’aider à aller mieux.

Ma note: ♥♥♥

 

Un grand merci aux Editions Slatkine pour l’envoi de ce SP !

 

[SP] J’ai lu: Coupable? de Laurent Loison

Hello tout le monde !

J’ai eu la chance de recevoir le tout nouveau roman de Laurent Loison, « Coupable? » par les éditions Slatkine & Cie chez qui il est à présent édité. J’avais déjà lu un roman de cet auteur, Charade, que j’avais acheté directement auprès de lui sur sa page Facebook et je dois dire que l’auteur est vraiment adorable, très proche de ses lecteurs. J’ai également Cyanure, son second roman dans ma pile à lire mais je dois avouer qu’il s’est un peu perdu dans ma bibliothèque un peu trop fournie (lire est ma grande passion que voulez-vous !). Cependant, j’espère le lire très prochainement.

Mais revenons à nos moutons ou plutôt à ce fameux nouveau roman 🙂

Nombre de pages: 349 pages

Editeur: Slatkine & Cie

Date de parution: 6 février 2020

 

Résumé

Suite à un cambriolage qui a mal tourné, un père de famille américain est accidentellement tué par le voleur. Sa veuve remuera ciel et terre pour faire condamner à mort son assassin, même si pour cela il faut falsifier des faits.

Loin de là, en France, un jeune adolescent, Michel (ou Ivan comme il aime se faire appeler) torture un ancien légionnaire pour lui voler ses économies. Attrapé par la police, il croupira durant quelques années en prison.

Un roman à tiroirs où passé-présent se mêlent et où les méchants ne sont pas forcément ceux qu’on croit …

Mon avis

Avant toute chose, je dirais qu’il s’agit d’un thriller psychologique. Les faits (la mort accidentelle d’un père de famille, Mark, lors du cambriolage de sa maison et la torture d’un vieillard par un adolescent manipulé par un groupe de petites frappes) surviennent dans les premières pages du roman.

Dès le début, on sent qu’il y a un lien entre les deux événements sans pouvoir toutefois vraiment savoir lequel.

Si les chapitres évoquant l’adolescent se font rares et plutôt courts, les chapitres qui suivent le combat de Julia, la veuve de Mark, qui veut faire condamner à mort l’assassin de son mari,  Patrick, et faire passer un homicide involontaire pour un homicide volontaire sont plus nombreux et plus denses.

A partir de là, on suit la descente aux enfers de cette femme qui ne peut accepter que son mari soit mort accidentellement (et bêtement finalement), quitte à manipuler les faits.

Patrick, arrêté et mis en prison, est défendu par une jeune avocate talentueuse, Kenza. De par son passé de cambrioleur, tout le condamne et il sait très bien qu’il n’a aucune chance et sera broyé par la machine judiciaire.

Ces deux écorchés de la vie vont apprendre à se connaître, à s’apprécier et bien plus encore…

J’ai aimé les différents personnages et j’ai même réussi à vraiment m’attacher à Patrick et Kenza. L’auteur souffle le chaud et le froid avec ses différents protagonistes pour qu’aucun ne soit vraiment tout blanc ou tout noir. Patrick m’a fait souvent de la peine car il se sait condamné et regrette ses choix de vie et ne recherche finalement que la rédemption. Je l’ai trouvé vraiment touchant.

Kenza, de son côté, veut prouver sa valeur à son père (qui est sénateur) pour s’affranchir de lui.

Par contre, j’ai vraiment eu de la peine avec Julia et sa fille aînée qui je trouve vont trop loin, trop vite, sans vraiment réfléchir on dirait. Pour moi, Julia est le personnage le plus machiavélique du roman alors qu’à la base elle était sensée en être la victime. C’est le seul personnage pour lequel je n’ai pas éprouvé de compassion, étonnamment !

Durant tout le roman, on sent qu’on est manipulés et embarqués de force dans ce tourbillon implacable et étourdissant, un puzzle dont la dernière pièce ne se met en place qu’à la toute fin.

La fin m’a laissée sans voix, je ne m’y attendais vraiment pas !! On referme le livre avec un gros sentiment de malaise… 

Cependant, j’aurais aimé en savoir un peu plus sur la jeunesse et le premier mariage de Julia car la révélation tombait un peu de nulle part (à part la discussion qu’à Julia avec son ex-mari quand il l’appelle suite au décès de Mark).

Pour terminer, j’ai aimé ce thriller palpitant où on tremble pour connaître le fin mot de l’histoire et la décision du Tribunal. Le suspense est tenu jusqu’à la dernière page !

Encore une fois, Laurent Loison sait tirer son épingle du jeu et mérite largement sa place parmi les étoiles montantes du polar français.

Vivement son prochain roman !!

Ma note ♥♥♥♥

 

Un grand merci aux éditions Slatkine & Cie pour l’envoi de ce sp !

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[SP] J’ai lu: Jackson Hole de Karel Gaultier

Hello!

J’ai reçu il y a quelques semaines de la part des Editions Slatkine & Cie le livre « Jackson Hole » premier roman de l’auteur Karel Gaultier.

Ce jeune auteur travaille dans une banque privée et son métier lui a inspiré ce roman qui se passe dans le monde de la finance.

Nombre de page: 445 pages

Editeur: Slatkine & Cie

Date de sortie: 03.10.2019

Résumé:

Matteo Andreani, fringant quadragénaire que l’on surnomme le Devin de par le fait qu’il semble prévoir tous les mouvements financiers pour avoir toujours un coup d’avance, est nommé président de la Banque Centrale Européenne (BCE) suite à un crash aérien qui a vu périr les grandes pontes de la finance mondiale. Magouilles, pots de vin, mensonges… tout est bon pour se hisser au sommet et surtout y rester, même s’il faut pour cela sacrifier sa propre intégrité et au passage détruire des vies… Matteo aura 48 heures pour sauver le monde d’une crise financière lors d’une réunion de la dernière chance à Jackson Hole.

Mon avis:

Alors pour commencer, il faut dire que le monde de la finance n’est pas un domaine qui m’intéresse forcément de prime abord (heureusement, l’auteur a ajouté un lexique de tous les termes et abréviations du jargon financier, j’y ai eu souvent recours). J’ai donc eu un peu de peine à me mettre dans « le bain » pour ensuite me faire prendre par l’intrigue qui est bien construite. Les magouilles, sabotages, etc. dont usent et abusent les gens de la finance pour arriver à leurs fins m’ont un peu donné la nausée et j’espère que l’auteur a forcé un peu le trait car sinon c’est vraiment effrayant!

Matteo est un personnage que j’ai eu de la peine à apprécier (il est tellement imbu de lui-même!) mais je l’ai trouvé cependant attendrissant dans les scènes avec son meilleur ami, génie des mathématiques atteint d’autisme qu’il essaye de préserver et de protéger à tout prix. (même si là encore il y a un intérêt derrière)

Vers la fin, on comprend qu’il n’est finalement qu’une marionnette entre les mains de puissances encore plus grandes que lui. Lui qui pensait tout maîtriser à la perfection et abuser son monde s’est finalement fait lui-même rouler dans la farine.

Ce thriller qui n’en est pas vraiment un a réussi à m’intéresser à un sujet auquel je ne connaissais rien, ce qui est assez étonnant pour être souligné !! La fin m’a cependant pour le moins laissée sur ma faim car je l’ai trouvée un peu précipitée et pour le moins illogique. (je ne peux pas vous en dire plus sans vous spoiler, chose que j’essaie de ne jamais faire dans mes chroniques!)

Côté forme, j’ai aimé l’écriture précise et les chapitres courts qui s’enchaînent très rapidement pour un rythme plutôt trépidant, on ressent encore plus l’urgence de la situation critique dont Matteo doit réussir à s’extirper sans y laisser trop de plumes.

De ce fait, je me réjouis de découvrir cet auteur dans un autre univers, j’espère que son prochain roman prendra place dans un autre domaine que la finance (même si je comprend qu’il est plus facile de parler de ce qu’on connait déjà et dont on maîtrise parfaitement les codes).

Comme vous l’avez compris, il ne s’agit pas d’un coup de coeur mais j’ai tout de même passé un chouette moment de lecture.

Ma note: ♥♥♥

Et vous, avez-vous déjà lu ce roman ?

Un grand merci aux Editions Slatkine & Cie pour l’envoi de ce SP!

[SP] J’ai lu: Les prisonniers de la liberté de Luca Di Fulvio

Hello à tous !

J’ai eu la chance de recevoir de la part de la maison d’édition Slatkine & Compagnie le tout nouveau roman de Luca Di Fulvio, « Les Prisonniers de la liberté » et je dois dire que rien ne pouvait me rendre plus heureuse étant donné que c’est un auteur dont je n’avais encore jamais rien lu (malgré le fait que j’ai deux de ses romans en poche dans ma pile à lire!) mais dont j’avais entendu parler à maintes reprises de manière élogieuse.

Résumé :

Le roman se passe en 1912 et nous y suivons Rocco, une jeune italien qui essaie d’échapper à la mafia locale, Rosetta, une jeune italienne a qui l’on a tout pris, ainsi que Raquel, jeune juive polonaise qui pense échapper à la misère en embarquant sur un bateau synonyme pour elle de nouveau monde… 3 jeunes gens aux destins fracassés qui vont se retrouver tous 3 à Buenos Aires et devront faire face à la misère environnante ainsi qu’à la cruauté des différents cartels (drogue, prostitution, armes).

Mon avis:

Malgré une mise en place des personnages assez lente, je suis très vite entrée dans l’histoire pour ne plus pouvoir m’en extirper avant d’avoir lu la dernière page.

Tous les personnages sont attachants et on tremble pour eux à chaque chapitre. Gros coup de coeur pour le couple qui recueille Rosetta et surtout pour Tano, le cordonnier bougon mais tellement adorable.

Les romans qui provoquent ce genre d’émotions sont rares et je peux dire que Les Prisonniers de la liberté est l’un de ceux-ci. De plus, savoir que certains faits relatés sont inspirés de la réalité – des jeunes filles à qui l’on faisait miroiter une vie parfaite et qui en fait étaient vendues comme prostituées, la mafia présente partout, etc –  m’a encore plus bouleversée car j’ignorais tout de ces pratiques.

J’ai aimé les descriptions – plutôt glauques pour la plupart – des lieux et le soin apporté par l’auteur afin que nous puissions aisément nous imaginer la ville de Buenos Aires telle qu’elle était en 1912.

J’ai également beaucoup apprécié que que 2 des personnages principaux soient des femmes fortes et qui arrivent à s’en sortir seules, des femmes pleines de ressources et qui sont un modèle pour les autres femmes et qui révolutionnent leur monde.

Et les trois héros, en quelques mots:

Rosetta, jeune femme à la beauté envoûtante, a un pouvoir presque hypnotique sur son entourage et tout le monde tombe sous son charme, j’ai adoré ce personnage. Elle n’est pourtant que douceur et compassion et essaie de changer la vie des femmes qu’elle rencontre.

Raquel, la jeune fille au physique un peu ingrat, qui sait lire et écrire et aurait préféré naître garçon pour pouvoir mener sa vie comme elle l’entend. J’ai adoré suivre son évolution tout au long de l’histoire.

Rocco, le jeune homme qui tombe amoureux de Rosetta au premier regard et qui essaie tant bien que mal de se sortir de la spirale infernale de la mafia, voulant prouver au monde qu’il vaut mieux que son père enrôlé dans la mafia et mort sous les balles. Un garçon courageux (un peu fou parfois) mais passionné dans tout ce qu’il entreprend, un idéaliste romantique et tellement attachant.

On admire le courage des principaux protagonistes, leur audace et des fois on aurait envie de leur dire de se calmer un peu, de peur qu’il ne leur arrive quelque chose.

Et finalement, les méchants de l’histoire : les vrais méchants, ceux dont l’âme est plus noire qu’une nuit sans étoiles mais également les « faux méchants », ceux qui essaient de se racheter et de faire le bien autour d’eux après avoir ravagé tant de familles. Comme dit plus haut, tous les personnages sont intéressants et c’est également valable pour les antagonistes. L’auteur a réussi à me faire éprouver de la haine pure à l’encontre de certains personnages et leurs pratiques débectantes. J’ai rarement ce genre de réactions en lisant un livre, je peux vous l’assurer !

J’ai peur de trop vous en dire si j’entre trop dans les détails et je pense que cela vous casserait le plaisir de découvrir par vous-même cette histoire palpitante.

C’est un roman tendre et dur à la fois, il vous fera rire, pleurer et vous passionnera, j’en suis certaine. Un roman qu’on quitte à regret, comme on quitte un ami. Un gros coup de coeur dont je me souviendrai longtemps!

Bon, et bien je n’ai plus qu’à sortir les autres romans de l’auteur de ma pile à lire ! 🙂

Ma note : ♥♥♥♥♥

Un grand merci à Stlatkine & Cie pour l’envoi de ce SP!

[SP] J’ai lu: La vérité sur le mensonge de Benedict Wells

Hello !

J’ai eu la chance de recevoir de la part des éditions Slatkine & Cie le recueil de nouvelles « La Vérité sur le Mensonge » de Benedict Wells, auteur dont je n’avais lu encore aucun livre bien que depuis quelques temps j’avais vu en librairie plusieurs de ses romans qui me donnaient bien envie !

la vérité sur le mensonge

 

Nombre de page: 220 pages

Date de parution: 12 septembre 2019

Maison d’édition: Slatkine & Cie

Il s’agit là d’un recueil de 10 nouvelles qui ont plusieurs thèmes en commun:

  • la relation parent-enfant
  • le temps qui passe
  • la solitude
  • la nostalgie

Je ne vais pas vous faire un résumé de chacune des nouvelles (comme il s’agit justement de nouvelles, vous en faire le résumé vous raconterait déjà tout) mais je tenais tout de même à dire que j’ai eu un gros coup de cœur pour la nouvelle « la mouche » qui fait le parallèle entre une mouche en train de se noyer dans un verre de limonade et une femme qui a « gâché » sa vie à la consacrer aux autres sans prendre en compte ses propres désirs.

J’ai également beaucoup aimé « la muse »où l’on suit une jeune autrice qui fait la rencontre de sa muse, tombée du ciel tel un ange… et « la franchise (la vérité sur le mensonge) » où un producteur célèbre raconte à un journaliste qu’il a volé l’idée de Star Wars à George Lucas en empruntant un passage dans le temps qui lui a permis de revenir en 1973… J’ai vraiment apprécié cette incursion dans l’extraordinaire qu’a fait l’auteur avec certaines de ses nouvelles, cela donne un bon rythme à l’ensemble du recueil,un bon mélange entre le réel et l’irrationnel (« la promenade », « ping pong »).

Certaines nouvelles m’ont laissées un peu dubitative (« la pension », « la nuit des livres ») car trop courtes et pas assez abouties à mon sens même si la narration de l’auteur est toujours très agréable et les pages se tournent rapidement. L’idée de « la nuit des livres » était excellente mais j’ai été un peu déçue du dénouement.

Deux nouvelles (« la nuit des livres » et « l’émergence de la peur ») sont en fait des sortes de spin-off du livre « la fin de la solitude », un roman précédent de l’auteur. Je pense que celles-ci auraient eu plus d’impact sur moi si j’avais lu ce roman au préalable, même si d’après les notes de l’auteur ce n’est pas nécessaire.

Dans l’ensemble, je dois dire que la plume de Benedict Wells a su me séduire et je pense me procurer ses précédents romans (« la fin de la solitude » et « le dernier été », qui sont sortis au Livre de Poche) lors de mon prochain passage en librairie !

Ma note: ♥♥♥♥

Un grand merci aux éditions Slatkine & Cie pour l’envoi de ce SP !