J’ai lu: Georges et Carmen de Jean Rousselot

Hello tout le monde !

Je vous retrouve aujourd’hui pour vous parler du roman Georges et Carmen de l’auteur Jean Rousselot. Il s’agit de son premier roman et de la dernière lecture que j’ai dû faire dans le cadre du prix du Festival du LÀC 2023 🙂

 ♥ = Bof bof, à éviter

♥♥ = Sympa, sans plus

♥♥♥ = Pas mal du tout , j’ai passé un bon moment !

♥♥♥♥ = A lire absolument !

♥♥♥♥♥ = Attention, gros coup de cœur !

Les (♥) représentent les demis 

L’image provient de mon instagram.

Georges et Carmen

Nombre de pages: 368 pages

Maison d’édition: PHEBUS

Date de parution (dans cette édition): 5 mai 2022

4ème de couverture:

Georges Bizet est mort à trente-six ans, sans savoir que son Carmen, créé à l’Opéra-Comique en 1875, deviendrait l’un des plus grands chefs-d’oeuvre de tous les temps. Ce roman à l’écriture extrêmement vivante et aux allures cinématographiques, met en scène le destin du jeune compositeur, de sa naissance à la réalisation de son célèbre opéra. C’est avant tout une histoire d’amour entre un créateur maudit et son sujet : la passionnée Carmen. Georges Bizet était un jeune homme timide, peu sûr de lui, qui n’osait pas déplaire. Sa rencontre avec la comédienne Célestine Galli-Marié, qui sera sa muse, permettra à l’artiste de donner vie à cette héroïne, jugée un peu trop sulfureuse pour l’époque.

Mon avis:

 Jean Rousselot, primo-auteur passionné par son sujet, réussit le pari de nous raconter l’histoire du célèbre Georges Bizet et de son inoubliable et mythique opéra, Carmen, d’une manière dynamique et caustique à la fois, sans jamais tomber dans le pathos.

On alterne la narration à la première personne où Georges Bizet est le narrateur, les chapitres narrés à la 3ème personne du singulier ou encore les chapitres où l’auteur fait de petites apparitions en son propre nom – toujours avec son humour caractéristique –  pour nous apporter des informations complémentaires sur l’époque ou nous partager des petites anecdotes qui tombent toujours à point nommé. Par ses mots, on sent que l’auteur est profondément féministe. Cette alternance de points de vue est intéressante et donne un bon rythme au roman.

J’ai trouvé l’écriture de ce roman très agréable et le sujet m’a vraiment intéressée. Je connaissais l’opéra Carmen mais j’ignorais tout de son compositeur. 

Ce roman est un hymne à s’accepter tel que l’on est sans se soucier du regard des autres, s’affranchir d’autrui pour pouvoir vivre pleinement sa vie.

Georges est en effet un homme contraint (par sa mère d’abord puis par ses employeurs ou encore sa femme) et on assiste avec plaisir à son évolution et son assurance grandissante, bien qu’il fasse toujours preuve de beaucoup d’humilité. De plus, son obsession pour cet opéra et pour celle qui doit incarner le rôle de Carmen, Célestine Galli-Marié, va le mener aux portes de la folie. Cependant, Georges Bizet restera à tout jamais un pianiste de génie incompris, aux idées avant-gardistes. Il meurt à 36 ans, en ignorant que son opéra – décrié et critiqué lors de sa Première – deviendra le plus célèbre du monde.

Merci à Jean Rousselot de lui avoir redonné la lumière qu’il méritait.

Ma note: ♥♥♥♥♥

J’ai lu: Le paradis est épars de Chantal Delsol

Hello tout le monde !

Je vous retrouve aujourd’hui pour vous parler du roman Le paradis est épars de l’autrice Chantal Delsol, en lice pour le prix du Festival du LÀC 2023.

 ♥ = Bof bof, à éviter

♥♥ = Sympa, sans plus

♥♥♥ = Pas mal du tout , j’ai passé un bon moment !

♥♥♥♥ = A lire absolument !

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le paradis est épars

Nombre de pages: 192 pages

Maison d’édition: Editions du Cerf

Date de parution (dans cette édition): 12 janvier 2023

4ème de couverture:

Le massif des Écrins, au coeur des Alpes. Des sommets à 4 000 mètres. Un univers rude et escarpé, une nature hostile, exigeante, redoutable. Au coeur de la vallée, une amitié profonde s’est nouée, année après année, entre un  » natif « , Chris, qui rêvait depuis son enfance d’être guide de montagne, et Lorenzo, un jeune vacancier italien venant de Rome, devenu écrivain.
Un jour, ce dernier disparaît sans explication. Personne ne semble l’avoir vu et, même si Lorenzo connaît bien la montagne et ses dangers, Chris craint qu’il ne lui soit arrivé quelque chose. Inquiet pour son ami, le guide se lance à sa recherche. Alors qu’il arpente avec une anxiété croissante les cols, les sommets et les glaciers, il se remémore trente ans d’aventures et de souvenirs communs.
Une célébration magistrale de la montagne et de l’amitié.

Mon avis: 

C’est un roman sur une amitié entre deux hommes qui n’ont rien ou presque en commun, à part l’amour de la montagne. Chris qui va faire de la montagne son métier étant donné qu’il va devenir guide et Lorenzo, jeune Italien qui vient avec sa famille dans le village de Chris pour y passer ses vacances et qui aspire à devenir écrivain.

Un jour, Lorenzo va subitement disparaître et Chris va revenir sur ses souvenirs de jeunesse pour comprendre où peut se trouver son ami car il ne peut se résoudre au pire.

J’ai aimé suivre le fil de l’amitié qui lie Chris et Lorenzo même si j’ai trouvé dommage qu’on passe finalement beaucoup plus de temps dans le passé que dans le présent, ce qui est normal vu que Lorenzo a déjà disparu au début du roman. De plus, j’ai pensé que la montagne prendrait une plus grande place dans le roman, comme aurait pu laisser à penser la couverture du livre mais j’ai trouvé que les passages dans la nature étaient plutôt anecdotiques même si très bien écrits. En effet, l’autrice sait très bien retranscrire la pureté de la nature et des sommets, le calme et le bien-être qu’on peut ressentir lorsqu’on se ressource en montagne.

Je pense que je suis un peu passée à côté de ce roman car je m’attendais vraiment à lire un roman de nature writing sur fond d’amitié entre deux hommes que tout sépare et finalement, le roman se focalisait principalement sur les deux protagonistes. De ce fait, le livre aurait pu se passer à peu près n’importe où cela n’aurait pas eu tant d’importance (mais avec de beaux décors, c’est mieux).

Cependant, j’ai passé un bon moment de lecture car l’autrice a su m’intéresser au sort de ses personnages et j’ai aimé son écriture fluide, on enchaîne les chapitres sans même s’en rendre compte. J’ai trouvé le personnage de Lorenzo, qui prend son rôle de chef de famille très au sérieux, vraiment touchant. La fin ouverte m’a cependant un peu déçue car j’aurais préféré une fin bien définie mais je comprends également le choix de l’autrice de laisser planer un mystère.

Ma note: ♥♥♥(♥)

J’ai lu: Saudade de Cristina de Amorim

Hello tout le monde !

Je vous retrouve aujourd’hui pour vous parler du roman Saudade de l’autrice Cristina de Amorim, en lice pour le prix du Festival du LÀC 2023 pour lequel j’ai la chance de faire partie du jury!

 ♥ = Bof bof, à éviter

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Saudade

Nombre de pages: 340 pages

Maison d’édition: KAplume

Date de parution (dans cette édition): 6 octobre 2022

4ème de couverture:

Ana est enceinte quand elle doit fuir le Portugal des années 70, sous la dictature de Salazar. En France, elle est recueillie par Mademoiselle Claudine, mannequin libertine aux idéaux féministes.

Trente ans plus tard, sa fille Gorete est devenue une jeune femme libre et indépendante. Mais un drame va subitement frapper leur famille, obligeant Gorete à faire face à un passé méconnu.

Découvrant la signification du mot saudade, « épine amère et douce », la jeune femme se lance dans une quête de ses origines et un devoir de mémoire. De Buenos Aires à Porto, du tango au fado, elle parvient peu à peu à lever le voile sur les secrets de sa famille.

Une nouvelle histoire s’écrit. Celle d’hommes et de femmes aux destins croisés, miroirs de plusieurs générations et de la mélancolie joyeuse de tout un peuple.

Mon avis: 

J’ai vraiment été plongée dans les histoires de famille d’Ana et Gorete dans ce roman choral au rythme soutenu.

On y suit  premièrement Ana, jeune femme enceinte qui débarque en France depuis son Portugal natal et qui va devoir s’occuper seule de sa fille, car elle pense que son amour est mort lors des mouvements de révolte au Portugal. 

Puis, en second, on suit sa fille Gorete, de nos jours, qui rembobine le film de la vie de sa mère pour trouver et comprendre ses propres racines. 

Ce roman bénéficie de chapitres plutôt courts qui font qu’on change souvent de point de vue des personnages et j’ai trouvé cela intéressant et dynamique. Gorete est une jeune femme qui sait ce qu’elle veut et surtout ce qu’elle ne veut pas, c’est à dire un homme qui lui imposerait une vie dont elle ne veut pas. Suivant les préceptes d’Ana qui n’a de cesse de lui rappeler qu’il faut se suffire à soi-même, elle est farouchement indépendante.

Ana, quant à elle, est une femme qui a tout donné pour sa fille, n’hésitant pas à trimer afin que sa Gorete ait la plus belle vie possible. Elle reste cependant très mystérieuse pour cette dernière.

En outre, grâce à ce roman j’ai appris beaucoup de choses sur le Portugal et aussi la signification du mot Saudade qui est une sorte de mélancolie, d’un mal du pays, intraduisible dans une autre langue. J’ai trouvé que le choix de ce titre était totalement en adéquation avec le roman et résumait bien à lui seul tout ce que peuvent ressentir les différents personnages. En effet, on est toujours l’étranger de quelqu’un. 

Tous les personnages sont attachants, je les ai vraiment quitté à regret, ressentant presque ce fameux Saudade. L’autrice arrive à créer une ambiance, des décors, qui, très vite, nous paraissent familiers et dans lesquels on se sent bien. 

J’ai trouvé le scénario vraiment bien pensé, on ne s’ennuie pas une seconde, il se passe toujours quelque chose pour relancer notre intérêt quant au devenir des personnages. 

C’est un roman qui m’a fait passer par toutes les émotions, la joie comme la tristesse. Il s’agit d’une histoire de famille, de passion mais également un cri d’amour pour le Portugal qui est un personnage du roman à lui tout seul. 

En refermant ce livre, vous  n’aurez qu’une envie: profiter de la vie et des gens que vous aimez!

Ma note: ♥♥♥♥♥

J’ai lu: La malédiction de la Madone de Philippe Vilain

Hello tout le monde !

Je vous retrouve aujourd’hui pour vous parler du roman La malédiction de la Madone de l’auteur Philippe Vilain, en lice pour le prix du Festival du LÀC 2023.

 ♥ = Bof bof, à éviter

♥♥ = Sympa, sans plus

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♥♥♥♥ = A lire absolument !

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la malédiction de la madone

Nombre de pages: 192 pages

Maison d’édition: Robert Laffont

Date de parution (dans cette édition): 25 août 2022

4ème de couverture:

Le roman vrai de la vendetta d’une jeune Napolitaine, Pupetta, au cœur de la Camorra, dans les années 1950.

Assunta Maresca, dite Pupetta, grandit à Naples, dans les années 1950, sous la coupe d’un père mafioso. Mais Pupetta, la  » petite poupée « , ne craint rien ni personne.
À dix-neuf ans, alors qu’elle participe à un concours de beauté, son destin bascule. Elle rencontre l’amour de sa vie, Pasquale Simonetti, un boss de la Camorra, qui tombe sous le charme de cette Napolitaine sulfureuse. Le mariage est vite officialisé et rien ne peut contrarier le bonheur de ce couple. Si ce n’est l’assassinat de Pasquale, quatre-vingts jours après la cérémonie.
Pour Pupetta, l’heure de la vendetta a sonné. Son histoire ne cesse alors d’affoler la rumeur de la ville, car cette Madone vengeresse incarne à la fois le courage et l’honneur, la passion et l’héroïsme, mais également toute l’ambiguïté de Naples, à feu et à sang.

Mon avis: 

Ce roman prend place à Naples et l’on suit la jeune Assunta Maresca, fille d’un mafieux notoire, qui s’éprend d’un chef de la Camorra, Pasquale Simonetti. Un coup de foudre immédiat et réciproque. 

Très vite, ils vont se marier mais quelques jours plus tard, le pire arrive: Pasquale se fait lâchement assassiner. 

Assunta, dite Pupetta, va alors tout mettre en oeuvre pour venger l’amour de sa vie, quitte à y a laisser la sienne ou à finir sa vie en prison. L’ambiance est pesante, on sent le malheur planer, prêt à plonger en piqué sur nos protagonistes.

Je dois avouer que j’ai trouvé ce roman – inspiré de faits réels – assez plat finalement. On sait dès le début (c’est écrit en 4ème de couv’) ce qu’il va se passer et j’ai trouvé le personnage de Pupetta assez creux. 

Cela est peut-être dû au fait que le roman est très court, le double de page aurait peut-être permis de mieux développer les personnages pour qu’on puisse plus facilement avoir de l’empathie envers eux ou s’identifier plus à eux. En effet, l’auteur reste en surface sans jamais nous dévoiler vraiment Pupetta, à part l’amour passionnel qu’elle voue à son mari. Tous les autres personnages sont des figurants qui gravitent autour d’elle mais dont on ne sait rien non plus. 

Là, j’ai trouvé que tout allait très vite et quand j’ai refermé le livre je me suis dit: « tout ça pour ça? » tant la fin m’a laissée sur ma faim (sans mauvais jeu de mots).J’aurais vraiment aimé savoir ce qu’il se passait après, j’ai un peu eu l’impression que l’auteur nous laissait en plan.

Le propos du roman est toutefois intéressant et j’ai trouvé le personnage de Pupetta assez fascinant et envoûtant, même si comme dit plus haut, il aurait gagné à être plus profond. Je précise que l’écriture de Philippe Vilain m’a beaucoup plu et j’ai trouvé qu’il décrivait bien l’ambiance qu’il pouvait y avait en Italie dans les années 50, c’est un roman qui se prêterait bien à une adaptation cinématographique tant il est visuel.

Ma note: ♥♥♥

J’ai lu: Chef de Gautier Battistella

Hello tout le monde !

Je vous retrouve aujourd’hui pour vous parler du roman Chef de l’auteur Gautier Battistella, en lice pour le prix du Festival du LÀC 2023.

 ♥ = Bof bof, à éviter

♥♥ = Sympa, sans plus

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chef

Nombre de pages: 336 pages

Maison d’édition: Grasset

Date de parution (dans cette édition): 2 mars 2022

4ème de couverture:

Les Promesses, trois étoiles au Guide et une clientèle venue de Singapour, Dubaï ou San Francisco. Un succès retentissant confirmé par le sacre du patron, Paul Renoir, 62 ans, tout juste élu « meilleur chef du monde » par ses pairs. Jusqu’à ce lundi matin, où l’on découvre son corps et le fusil de chasse avec lequel il a mis fin à ses jours. Stupeur. Le monde de la gastronomie est en deuil. Pourquoi ce cuisinier exceptionnel a-t-il choisi d’en finir ?
Juste avant sa mort, une équipe de Netflix était venue tourner un portrait de Renoir. Souvenirs de famille, origine de sa vocation, étapes de son ascension : son récit cache peut-être le secret de son suicide. A moins qu’il ne faille le chercher dans la bataille qui fait rage autour de son héritage. Entre sa veuve, Natalia, le sous-chef Christophe, son fils Mathias et Albinoni, le concurrent sans scrupule, les tensions s’exacerbent. Confrontés au décès soudain de l’ogre, prétendants au trône, conspirations et joute des egos vont se révéler.
Chef, c’est aussi l’histoire de la cuisine française depuis la Seconde Guerre mondiale. Paul a tout appris de sa grand-mère, une amie d’Eugénie Brazier, l’emblématique « mère lyonnaise ». Les femmes ont inventé la gastronomie, avant que les hommes ne se l’approprient et ne la rendent célèbre. Aux côtés des Bocuse, Loiseau ou Ducasse, Paul Renoir accompagne la naissance de la Nouvelle Cuisine dans les années 1970, prémisses à la starisation actuelle des chefs.
Premier grand roman consacré à la cuisine française, Chef peint l’exigence d’un monde macho, violent, où la drogue, l’alcool et le sexe sont souvent les seuls moyens de tenir. En contrepoint, il donne à voir la complicité des brigades et la conscience d’exercer un métier d’artisan et de passion. Un livre de chair et de sang et le portrait d’hommes simples, acharnés à réinventer la magie, la beauté, l’excellence.

Mon avis: 

Je n’avais aucune idée de comment cela se passe dans les cuisines d’un grand restaurant, ma seule référence étant Ratatouille, vous voyez le niveau. 😉

Le sujet d’ailleurs, à la base, ne m’intéresse pas particulièrement. J’aime bien manger mais les grands restaurants, très peu pour moi, je préfère de loin une brasserie conviviale et sans prétention 😉 Je ne connais donc rien au monde de la gastronomie et encore moins au monde des restaurants étoilés.

Pourtant, ce roman a su me passionner pour la grande cuisine et ce qu’il se se passe dans ses coulisses.

On y suit donc Paul Renoir, Chef étoilé à qui tout réussit, mais qui se donne la mort, le jour où Netflix débarque pour filmer un documentaire sur sa vie son œuvre.

Après ce tragique événement, on va rembobiner la bande de l’enregistrement qu’avait fait Paul Renoir comme base du documentaire Netflix et revenir sur sa jeunesse et ses premières années en tant que Chef. 

J’ai trouvé le personnage de Paul Renoir très attachant. Sa façon de se raconter, de vouloir toujours le meilleur tout en gardant une touche plus traditionnelle, un homme proche de ses racines et fier de sa grand-mère qui lui a donné le goût de la cuisine et du travail bien fait.

Un homme exigeant avec ses équipes mais également avec lui-même, s’imposant un rythme de forçat. 

J’ai aimé le fait que l’auteur pointe du doigt la pression dont sont victimes les chefs des grands restaurants, pression qui souvent d’ailleurs a mené des grands noms jusqu’au suicide, car ils ne supportent pas qu’une étoile leur échappe ou tout simplement car une fois qu’on a atteint le sommet, on ne peut plus que redescendre, ce qui est impensable pour eux. Autant mourir au faîte de sa gloire.

On suit également en parallèle l’équipe de cuisine de Paul Renoir après l’annonce de son suicide. Chaque membre réagit d’une manière différente à ce deuil car chacun avait une relation bien particulière avec le « patron ». Chacun d’entre eux a été d’une certaine manière « sauvé » par Paul Renoir, c’est pourquoi ils lui doivent tous beaucoup et n’hésitent pas à se mouiller pour faire perdurer l’enseigne du restaurant et lui faire garder ses étoiles et sa renommée. 

Un roman bouleversant dont on n’a pas assez entendu parler à mon sens. 

Après avoir refermé ce livre, vous ne regarderez plus jamais le métier de cuisinier comme avant (et vous aurez faim, aussi).

Amer et doux à la fois, un chef d’œuvre à savourer.

Ma note: ♥♥♥♥♥

J’ai lu: Les sacrifiés de Sylvie Le Bihan

Hello tout le monde !

Je vous retrouve aujourd’hui pour vous parler du roman Les sacrifiés de l’autrice Sylvie Le Bihan. J’ai lu ce livre dans le cadre du prix du Festival du LÀC 2023 duquel je fais partie du jury. Le thème commun aux romans sélectionnés est la passion, sous toutes ses formes.

 ♥ = Bof bof, à éviter

♥♥ = Sympa, sans plus

♥♥♥ = Pas mal du tout , j’ai passé un bon moment !

♥♥♥♥ = A lire absolument !

♥♥♥♥♥ = Attention, gros coup de cœur !

Les (♥) représentent les demis 

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les sacrifiés

 

Nombre de pages:  384 pages

Maison d’édition: Denoël

Date de parution (dans cette édition): 24 août 2022

4ème de couverture:

« Dans les mots que la vieille femme déposa au creux de son oreille, Encarnación perçut le murmure d’un oracle lointain : “Éloigne de toi ceux que tu aimes, car la nuit les engloutira et tu porteras leur corps…” »À l’âge de quinze ans, alors que la famine sévit dans son Andalousie natale, Juan Ortega quitte sa famille pour devenir le cuisinier d’Ignacio, un célèbre torero. Dans son sillage, à Madrid, New York et Paris, Juan se laisse happer par l’effervescence des années folles. Il croise la route du poète solaire Federico García Lorca et se consume d’amour pour Encarnación, danseuse de flamenco, muse de toute une génération d’artistes et amante d’Ignacio. Mais déjà la guerre gronde et apporte son cortège de tragédies. Hommage passionné à une Espagne légendaire, Les Sacrifiés est un roman d’apprentissage chatoyant qui dépeint la fabrique d’un héros et le prix de la gloire.

Mon avis:

Un roman qui nous fait voyager en Espagne, avant, pendant et après la seconde guerre mondiale. On y suit Juan, jeune cuisinier prometteur issu d’une famille qui s’est distinguée dans l’art de la tauromachie. Juan, lui, ne s’intéresse pas à la corrida et essaie de s’éloigner de ce monde qui est pour lui synonyme de deuil. Il va cependant accepter de devenir le cuistot attitré d’un célèbre torero, Ignacio, amant de la belle Encarnacion.

Tombé sous le charme de cette dernière, Juan va les suivre dans la capitale, à New-York ou encore Paris. Peu à peu, il va s’effacer pour être toujours présent pour Encarnacion, qu’il a promis de servir et de protéger. Dans les soirées mondaines auxquelles il va devoir assister, il va faire la connaissance du célèbre poète Federico Garcia Lorca. 

En une seule image, il parvenait à brosser un la violence et l’absence de beauté du monde moderne. En une strophe, il symbolisait l’audace et la nécessité de la poésie face à ce fracas.

Les sacrifiés, de Sylvie Le Bihan, page 108

J’ai aimé les passages avec le poète car cela donnait vraiment un sentiment de réalité au roman et j’ai aimé en connaître plus sur sa vie trépidante et dramatique à la fois. Cependant, j’ai trouvé que certaines scènes n’apportaient rien au roman, même si elles étaient très bien documentées. On sent que l’autrice est passionnée par son sujet.

Par contre, je dois avouer que le personnage d’Encarnacion m’a passablement agacée, j’ai eu l’impression qu’elle s’apitoyait un peu trop sur son sort, en piétinant les sentiments de Juan, se servant de lui quand ça l’arrange et en ne le traitant pas à sa juste valeur.

Par ailleurs, j’ai trouvé le personnage de Juan un peu trop insipide, un peu trop « chien fidèle ». Il manquait de caractère et s’oublie au profit des autres.

De plus, même si ce roman est une très belle fresque historique et j’ai aimé en savoir plus sur la tauromachie, Federico Garcia Lorca et la situation en Espagne durant cette période, j’ai trouvé certaines scènes un peu longues et la fin m’a un peu déçue. En effet, je me suis dit: « tout ça pour ça » ?

J’ai toutefois été heureuse de découvrir la plume fluide de Sylvie Le Bihan qui a fait un travail de recherche fabuleux et qui a su rendre l’Histoire passionnante malgré tout.

Ma note: ♥♥♥(♥)