J’ai lu: Veiller sur elle de Jean-Baptiste Andrea

Hello tout le monde !

Je vous retrouve aujourd’hui pour vous parler du roman Veiller sur elle de l’auteur Jean-Baptiste Andrea. Vous n’êtes sûrement pas sans savoir qu’il a gagné le prix Goncourt 2023. De plus, il s’agit du premier roman sélectionné pour le Prix du Festival du LÀC pour lequel je fais cette année encore partie du jury.

 ♥ = Bof bof, à éviter

♥♥ = Sympa, sans plus

♥♥♥ = Pas mal du tout , j’ai passé un bon moment !

♥♥♥♥ = A lire absolument !

♥♥♥♥♥ = Attention, gros coup de cœur !

Les (♥) représentent les demis 

L’image provient de mon instagram.

Nombre de pages: 580 pages

Maison d’édition: L’Iconoclaste

Date de parution (dans cette édition): 17 août 2023

4ème de couverture:

Au grand jeu du destin, Mimo a tiré les mauvaises cartes. Né pauvre, il est confié en apprentissage à un sculpteur de pierre sans envergure. Mais il a du génie entre les mains. Toutes les fées ou presque se sont penchées sur Viola Orsini. Héritière d’une famille prestigieuse, elle a passé son enfance à l’ombre d’un palais génois. Mais elle a trop d’ambition pour se résigner à la place qu’on lui assigne.
Ces deux-là n’auraient jamais dû se rencontrer. Au premier regard, ils se reconnaissent et se jurent de ne jamais se quitter. Viola et Mimo ne peuvent ni vivre ensemble, ni rester longtemps loin de l’autre. Liés par une attraction indéfectible, ils traversent des années de fureur quand l’Italie bascule dans le fascisme. Mimo prend sa revanche sur le sort, mais à quoi bon la gloire s’il doit perdre Viola ?
Un roman plein de fougue et d’éclats, habité par la grâce et la beauté.

Mon avis:

Ce roman commence en Italie, en 1916, où nous suivons Mimo, le narrateur, un jeune garçon de très petite taille confié par sa mère à son oncle, tailleur de pierres. Très vite, Mimo va montrer à son oncle – qui le maltraite – qu’il a un don certain pour la sculpture de statues.

Un jour, lors d’une balade au cimetière avec son meilleur ami Alinéa, il va faire la connaissance de Viola, une jeune fille de son âge, héritière de la famille la plus riche de la région, les Orsini.

Entre ces deux êtres que tout sépare c’est le coup de foudre amical immédiat. Au fil des années et malgré les séparations et les embûches qui parsèmeront leurs vies, ils trouveront toujours le moyen de se retrouver. Leurs conversations sont riches et variées et même s’ils ne sont pas d’accord sur tout, ils s’accordent toujours sur le fait que ce à quoi ils aspirent par dessus tout est la liberté. 

– C’est ridicule tout ça. 

– Qu’est-ce qui est ridicule Mimo?

– Toi, moi. Notre amitié. Un jour on s’aime, le lendemain on se déteste… Nous sommes deux aimants. plus nous nous rapprochons, plus nous nous repoussons.

– Nous ne sommes pas des aimants. Nous sommes une symphonie. Et même la musique a besoin de silences.

Veiller sur elle, de Jean-Baptiste Andrea, page 458

Un magnifique roman sur une amitié entre un jeune homme pauvre mais surdoué qui arrivera à sortir son épingle du jeu et une jeune femme intelligente et passionnée qui rêve de pouvoir s’extraire de sa cage dorée.

En effet, Mimo va tout faire pour réaliser son souhait le plus cher. Devenir un transfuge de classe qui pourra se permettre de dire « M… » aux personnes qui l’ont maltraité ou méprisé quand il était plus jeune.

Ce livre est un hymne à la liberté de pouvoir choisir notre voie et de pouvoir influer sur notre destin par nos actes. Je me souviendrai longtemps de ce roman et de ses deux héros. Je dois pourtant vous avouer j’ai eu un peu de mal à me mettre dedans au début mais passé les 50 premières pages je n’ai plus pu le lâcher.

J’ai été sous le charme de cette belle histoire d’amitié qui transcende les conditions sociales et les convenances. Un roman qui a su m’émouvoir et dont la puissance émotionnelle augmente au fil des pages.

Ma note: ♥♥♥♥(♥)


J’ai lu: Vivre vite de Brigitte Giraud

Hello tout le monde !

Je vous retrouve aujourd’hui pour vous parler du récit Vivre vite de l’autrice Brigitte Giraud. Elle a gagné le prix Goncourt avec cette autofiction.

 ♥ = Bof bof, à éviter

♥♥ = Sympa, sans plus

♥♥♥ = Pas mal du tout , j’ai passé un bon moment !

♥♥♥♥ = A lire absolument !

♥♥♥♥♥ = Attention, gros coup de cœur !

Les (♥) représentent les demis 

L’image provient de mon instagram.

vivre vite

Nombre de pages:  208 pages

Maison d’édition: Flammarion

Date de parution (dans cette édition): 24 août 2022

4ème de couverture:

« J’ai été aimantée par cette double mission impossible. Acheter la maison et retrouver les armes cachées. C’était inespéré et je n’ai pas flairé l’engrenage qui allait faire basculer notre existence. Parce que la maison est au coeur de ce qui a provoqué l’accident. « En un récit tendu qui agit comme un véritable compte à rebours, Brigitte Giraud tente de comprendre ce qui a conduit à l’accident de moto qui a coûté la vie à son mari le 22 juin 1999. Vingt ans après, elle fait pour ainsi dire le tour du propriétaire et sonde une dernière fois les questions restées sans réponse. Hasard, destin, coïncidences ? Elle revient sur ces journées qui s’étaient emballées en une suite de dérèglements imprévisibles jusqu’à produire l’inéluctable. À ce point électrisé par la perspective du déménagement, à ce point pressé de commencer les travaux de rénovation, le couple en avait oublié que vivre était dangereux. Brigitte Giraud mène l’enquête et met en scène la vie de Claude, et la leur, miraculeusement ranimées.

Mon avis:

Dans ce livre, l’autrice revient sur les petites choses qui, mises bout à bout, ont peut-être entrainées la mort tragique à moto de son mari, vingt ans auparavant. 

En égrainant une litanie de « et si », elle raconte les faits qui ont précédé le décès de son mari et se demande si elle aurait pu éviter ce drame en prenant d’autres décisions.

J’ai trouvé la plume très belle, précise, presque chirurgicale. Cependant, j’ai trouvé ce récit un peu froid, et un peu trop autocentré. 

A aucun moment elle ne parle des sentiments de son enfant à la perte de son père. De plus, elle se donne trop d’importance, comme si elle aurait pu éviter une chose qui apparemment était écrite ainsi. Après, je comprends bien qu’à sa place, les « et si » tourneraient aussi dans ma tête. A rendre folle.

J’ai eu l’impression qu’elle ne faisait qu’énumérer les choses qui auraient dû/pu se passer autrement et qui auraient pu sauver son mari, laissant un peu de côté finalement les sentiments qui sont pourtant au cœur de tout. 

Je pense que c’est pour ces raisons que je suis un peu passée à côté de ce récit pourtant très bien écrit qui nous fait prendre conscience de la précarité de nos vies. Dommage 😦

Ma note: ♥♥♥