[SP]J’ai lu: Voyages de non-retour de Matylda Hagmajer

Hello tout le monde !

Je vous retrouve aujourd’hui pour vous parler du roman Voyages de non-retour de l’autrice suisse Matylda Hagmajer que j’ai eu la chance de recevoir de la part des éditions Slatkine. 

 ♥ = Bof bof, à éviter

♥♥ = Sympa, sans plus

♥♥♥ = Pas mal du tout , j’ai passé un bon moment !

♥♥♥♥ = A lire absolument !

♥♥♥♥♥ = Attention, gros coup de cœur !

Les (♥) représentent les demis 

L’image provient de mon Instagram.

voyages de non retour

Nombre de pages:  392 pages

Maison d’édition: Slatkine

Date de parution (dans cette édition): 16 mars 2022

4ème de couverture:

«On ne va jamais aussi loin que lorsqu’on ne sait pas où l’on va », écrivait Christophe Colomb. Violaine fuit l’orphelinat pour échapper au destin de misère qui lui semble promis. Pleine d’aspirations, elle s’embarque pour les Indes orientales. Les jumeaux Guillaume et Henri entreprennent eux aussi ce long et périlleux voyage, afin de se former au commerce des indiennes. Leur route à travers les océans, l’Empire ottoman et la Perse, puis jusqu’à Genève, va croiser celle de la jeune femme. Une épopée dont aucun n’aurait deviné l’ampleur. D’une plume percutante, Matylda Hagmajer nous entraîne sur les traces de ces trois jeunes gens à la découverte du monde, mais aussi de l’Autre et, par là, des tréfonds de leur âme. Véritable immersion dans le XVIIe siècle des grands voyages et au cœur de la production des indiennes, Voyages de non-retour aborde des thématiques d’une grande modernité.

Mon avis:

Dans ce roman, on suit deux frères jumeaux de bonne famille, Guillaume et Henri, envoyés à l’autre bout du monde par leurs parents afin de se former au commerce et à la production des teintures indiennes.

Parallèlement, on suit également le voyage tout autant trépidant de Violaine, jeune femme sortant de l’orphelinat et rêvant d’un avenir flamboyant. 

L’écriture de Matylda Hagmajer est belle et très moderne, les dialogues sonnent justes, rien n’a l’air feint.

On suit principalement Guillaume et Violaine, j’ai trouvé Henri est un peu plus en retrait dans le récit. On est directement embarqués (au sens propre comme au figuré vu que les protagonistes prennent le bateau) dans l’histoire et l’autrice sait mener son intrigue tambour battant afin qu’il n’y ait pas une seule seconde de répit pour le lecteur ainsi que pour ses personnages.

Violaine est une jeune femme qui n’a pas été épargnée par la vie mais qui se donne les moyens d’accéder à ses rêves, quitte à prendre des risques inconsidérés. Elle sait tenir tête aux hommes, est intelligente et débrouillarde.

Guillaume et Henri, quant à eux, sont des jeunes hommes pour qui la vie a été plutôt douce car ils sont issus d’une famille aisée. Cependant, on sent dès le début que leur famille essaie de les éloigner et de les séparer. Le tableau n’est pas aussi idyllique qu’il semble l’être… et certains secrets pourraient être dévastateurs s’ils venaient à être dévoilés.

J’ai aimé en savoir plus sur la fabrication et la décoration des étoffes. J’ai trouvé que tout était bien décrit, et on sent qu’il y a eu un gros travail de recherches en amont de la part de l’autrice. C’est un roman également très visuel, on se représente très bien les décors, les paysages et même l’habillement des différents protagonistes.

J’ai aimé que l’autrice aborde des thèmes plutôt atypiques (que je ne vais pas évoquer ici sous peine de vous dévoiler des éléments importants de l’histoire) pour la période historique dans laquelle se passe l’intrigue. Moi qui aime les histoires de famille et les secrets, j’ai été plus que servie.

Il s’agit d’un vrai roman d’aventure, rempli de rebondissements et dont les personnages ont su me toucher en plein cœur. 

Aucun d’entre eux ne reviendra indemne de ce périple à l’autre bout du monde… et vous non plus si vous embarquez avec eux.

Ma note: ♥♥♥♥♥


Un grand merci aux éditions Slatkine l’envoi de ce SP!

[SP]J’ai lu: Mouches de Mélanie Richoz

Hello tout le monde !

Je vous retrouve aujourd’hui pour vous parler du roman Mouches de l’autrice suisse Mélanie Richoz que j’ai eu la chance de recevoir de la part des éditions Slatkine. 

 ♥ = Bof bof, à éviter

♥♥ = Sympa, sans plus

♥♥♥ = Pas mal du tout , j’ai passé un bon moment !

♥♥♥♥ = A lire absolument !

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Mouches

Nombre de pages:  88 pages

Maison d’édition: Slatkine

Date de parution (dans cette édition): 24 janvier 2022

4ème de couverture:

«Dans les moments creux, on dépose une poupée dans les bras de Mme Dumas. Une poupée aux yeux bleus avec de longs cils noirs. Ses paupières se ferment lorsqu’on l’allonge sur le dos. À mesure de la bercer et d’embrasser son crâne en plastique, elle se tranquillise. On dirait que sa seule présence l’aide à recouvrer une sorte de paix.» Que nous réserve le passé?

Mon avis:

Ce roman, c’est 88 pages de pure émotion. 

L’autrice construit peu à peu son histoire, tissant page après page la toile que forme les trois temporalités et des trois personnages que l’on suit. 

Une enfant, une jeune femme, une dame en maison de retraite. 

L’autrice sème des miettes du passé de chacun des personnages. 

Je déteste le présent

qui menace

un futur 

sans ma maman.

Mouches, page 41, de Mélanie Richoz

Impossible de trop vous en dire, le récit est court et intense, j’aurais peur de vous dévoiler des éléments importants.

Ce roman nous met face au temps qui passe, à la perte des être chers. 

Je l’ai trouvé extrêmement bien écrit, très poétique. 

Ce roman va droit au but, la fin m’a fait l’effet d’un coup de poing, j’ai trouvé la construction de ce roman époustouflante. A lire d’urgence!

 

Ma note: ♥♥♥♥♥


Un grand merci aux éditions Slatkine l’envoi de ce SP!

[SP]J’ai lu: Galel de Fanny Desarzens

Hello tout le monde !

Je vous retrouve aujourd’hui pour vous parler du roman Galel de l’autrice suisse Fanny Desarzens que j’ai eu la chance de recevoir de la part des éditions Slatkine. 

 ♥ = Bof bof, à éviter

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♥♥♥ = Pas mal du tout , j’ai passé un bon moment !

♥♥♥♥ = A lire absolument !

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galel

Nombre de pages:  136 pages

Maison d’édition: Slatkine

Date de parution (dans cette édition): 24 janvier 2022

4ème de couverture:

Paul, Jonas et Galel aiment la montagne. L’hiver, chacun mène sa vie en plaine; l’été, Jonas et Galel exercent comme guides. ils se retrouvent une fois par an à la Baïta, le refuge tenu par Paul. Un endroit de passage où ils vivent des moments aussi attendus que précieux. Où leur amitié est née. 
 
Dans un monde de rocaille et de silence, Galel déploie le talent brut de son auteure, étoile montante de la littérature romande.

Mon avis:

Il ne se passe finalement pas grand chose dans ce roman, qui est du plutôt de type contemplatif. Mais pas de la contemplation ennuyante ou gnan-gnan. Quand Fanny Desarzens nous décrit les montagnes et la nature, on a l’impression d’y être. On sent l’air frais et vivifiant sur notre visage, on respire l’odeur des fleurs, l’humidité de la rosée du matin. Même les silences entre les différents protagonistes ont un écho dans la montagne.

Dans cette histoire, on suit donc trois hommes plutôt taiseux, perdus dans leur quotidien toute l’année mais qui se retrouvent chaque été, car deux d’entre eux, Galel et Jonas, sont guides de montagne et le dernier, Paul, tient un refuge, la Baïta, où les marcheurs peuvent s’arrêter pour manger et/ou dormir. 

Dans ce roman, tout en finesse et délicatesse, on ressent les émotions des personnages et leur attachement mutuel sans que les mots n’aient besoin de franchir la frontière de leurs lèvres. 

On sent qu’ils sont les repères du temps qui passe pour les autres, de la fuite du temps, qui abîme les corps et les âmes. Ils ont ce besoin de se retrouver chaque été mais ne se voient pas le reste de l’année. 

Galel est en quelque sorte la mascotte du trio. Rêveur, toujours un peu dans la lune et de bonne humeur, c’est un peu le ciment du groupe. Comme les deux autres, il ne se livre pas facilement et n’aime pas montrer ses faiblesses.

Et puis il y a Galel. Au début quand ils parlaient de lui, Jonas et Paul le surnommaient jeune Galel. Mais en fait il a presque le même âge qu’eux. Il est plus petit, c’est vrai, mais il pèse plus lourd. Il est trapu et il est plus solide qu’eux. Mais c’est lui qui a l’air doux. A côté de lui on voudrait décrire Paul en disant qu’il est costaud et on voudrait parler de Jonas en disant qu’il est sec. Galel est plus robuste que Paul et marche mieux que Jonas. Mais quand on pense à lui on pense: il est doux. Et en fait, le bon mot, celui qu’il faudrait utiliser pour parler de Galel, c’est réconfortant. 

Galel de Fanny Desarzens, page 36

J’ai trouvé leur amitié un peu maladroite mais tellement touchante. On sent que malgré tout, ils sont très solidaires et dépendent un peu des uns et des autres.

Vers le milieu du livre, on sent qu’il y a un basculement qui pourrait mener à un drame. Jusqu’au bout, on ne sait pas ce que l’autrice réserve à ses personnages. 

J’ai trouvé ce roman très bien écrit, les tournures de phrases sont poétiques et j’ai apprécié la plume de l’autrice. Le roman est écrit comme un seul et grand chapitre de 135 pages. Cela donne une impression d’urgence au roman, comme si on n’avait pas le temps de faire une pause entre les chapitres.

Son cours nombre de page fait qu’on le dévore d’une traite, complètement immergés dans l’histoire. 

Bref, vous l’aurez compris, j’ai adoré ce roman! A découvrir si vous aimez les histoires d’amitié et de montagne 🙂

Ma note: ♥♥♥♥♥


Un grand merci aux éditions Slatkine l’envoi de ce SP!

[SP]J’ai lu: La fille aux cerfs-volants d’Olivier Rigot

Hello tout le monde !

Je vous retrouve aujourd’hui pour vous parler du roman la fille aux cerfs-volants de l’auteur Olivier Rigot que j’ai eu la chance de recevoir de la part des éditions Slatkine (en version épreuves brochées non corrigées). Il s’agit de son troisième roman.

 ♥ = Bof bof, à éviter

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la fille aux cerfs-volants

Nombre de pages: 264 pages

Maison d’édition: Slatkine 

Date de parution (dans cette édition): 3 septembre 2021

4ème de couverture:

Sébastien, photographe de mer, embarque sur un trimaran pour une course autour du monde. Un départ synonyme de fuite éperdue ? Qui est véritablement Sylvia, prodige du windsurf et biologiste marine avec laquelle il entretient une histoire d’amour passionnelle ? Quel lourd secret dissimule-t-elle ? Traque, poursuite, trahisons, La fille aux cerfs-volants happe le lecteur dès la première page. De la Corse à la Normandie, en passant par Paris et la Sardaigne, la cavale de Sébastien nous emmène dans des lieux et des paysages maritimes à couper le souffle.

Mon avis:

Un roman que j’ai dévoré en deux jours à peine car l’intrigue a su me happer et me tenir en haleine du début à la fin. On y suit tout d’abord Sébastien, qui embarque sur un bateau pour une course autour du monde et il se remémore son histoire d’amour avec Sylvia, une jeune femme très belle et très talentueuse, tant dans son sport de prédilection que dans son travail de biologiste marine. On alterne donc les chapitres suivant Sébastien dans le présent et les chapitres où il raconte son histoire avec Sylvia.

Cependant, j’ai trouvé que certains événements étaient un peu occultés, l’action se passe tellement vite qu’on ne comprend pas tout et la fin un peu précipitée m’a laissé un petit goût d’inachevé même si elle m’a convenue tout de même. Certaines questions que je pouvais me poser quant aux personnes qui traquent Sylvia sont cependant restées sans réponse. 

Au delà de ceci, la chose qui m’a le plus dérangée sont les scènes de sexe à répétition. Presque une par chapitre, même si l’auteur n’entre pas non plus dans les détails, j’ai trouvé cela un peu dérangeant et cela ne servait en rien l’histoire.  Je me suis même surprise à lever les yeux au ciel  » quoi?, encore??!! ».

Il y a également du très bon dans ce roman comme le mystère entourant Sylvia, les courses poursuites et tout le thème maritime que j’aime beaucoup. Ce roman a su me dépayser et ça fait du bien!

Sébastien et Sylvia sont des personnages dont on sait finalement peu de choses donc il est difficile de s’identifier à eux et même de les trouver réellement attachants.

La plume d’Olivier Rigot est très agréable à lire et très fluide (il y a beaucoup de dialogues), on sent qu’il aime la nature et sait très bien décrire les paysages.

De plus, j’ai aimé le fait que l’auteur glisse un glossaire en début de roman afin que nous ne soyons pas perdus avec tous les termes liés au monde nautique.

Un roman qui vous plaira si vous aimez les histoires d’amour mâtinées d’aventure et de mystère.

Ma note: ♥♥♥


Un grand merci aux éditions Slatkine pour l’envoi de ce SP!

[SP]J’ai lu: Souvenirs en similicuir de Nadia Boehlen

Hello tout le monde !

Je vous retrouve aujourd’hui pour vous parler du roman Souvenirs en similicuir de l’autrice suisse Nadia Boehlen que j’ai eu la chance de recevoir de la part des éditions Slatkine (en version épreuves brochées non corrigées).

 ♥ = Bof bof, à éviter

♥♥ = Sympa, sans plus

♥♥♥ = Pas mal du tout , j’ai passé un bon moment !

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souvenirs en similicuir

Nombre de pages: 160 pages

Maison d’édition: Slatkine 

Date de parution (dans cette édition): 27 août 2021

4ème de couverture:

« Ma mère fait des cauchemars à répétition. Le rêve qui revient le plus est celui avec les serpents. Elle le raconte sur un ton désinvolte, comme s’il s’agissait d’une maladresse de sa part, du lait renversé sur une plaque de cuisson, ou d’un aliment figurant sur la liste des courses et qu’elle aurait oublié d’acheter. »
 
Porté par une narration singulière, souvenirs en similicuir raconte le cheminement vers l’âge adulte d’une enfant à travers le regard qu’elle porte sur sa famille, sur sa mère tout particulièrement, dont elle perçoit confusément les souffrances liées à sa condition. Heurtée, façonnée par une conscience exacerbée que celle-ci a de son inculture et par ses traumatismes occultés, la jeune femme décidera sciemment, au fil du temps, de lui vouer une forme de loyauté.

Mon avis:

Ce roman traite de la relation mère-fille et de la manière qu’une jeune fille s’identifiera (ou pas) à sa mère en grandissant.

La narratrice raconte la vie de sa mère, son déracinement de son Tessin natal pour la Suisse alémanique. Son tiraillement permanent entre la honte de sa mère qu’elle ne trouve pas assez cultivée (elle qui n’aspire qu’à faire de hautes études et monter en grade dans l’échelle sociale) et son amour débordant pour celle-ci qu’elle admire et aime malgré tout. On sent toutefois que la narratrice a parfois honte de ses origines paysannes et de l’inculture de ses proches. J’ai trouvé cela très triste. On ne devrait jamais avoir honte de notre famille. 

Ma mère ne me témoigne aucun geste d’affection. Ses contacts avec moi sont presque toujours entachés de nervosité. Elle tire trop fort sur mes cheveux en les coiffant. Elle me tient la main pour qu’on se dépêche, pas pour me rassurer ou me donner de la douceur. Et de toute façon elle n’a jamais le temps: « J’ai du travail, moi! » Elle ne se donne jamais le temps. Elle est toujours dans une course incessante.

Souvenirs en similicuir de Nadia Boehlen, page 57

Cette mère d’ailleurs qui peine à montrer ses sentiments à ses filles et ne cesse de les rabrouer, de les critiquer. Est-elle jalouse des conditions de vie facilitées de ses filles ? En tout cas elle les pousse vers l’excellence, essaie de mettre toutes les chances de leur côté pour qu’elles puissent aspirer à une vie plus riche que la sienne. 

J’ai aimé la manière d’écrire de l’autrice, les chapitres courts et la narration à fleur de peau. 

On sent vraiment que la narratrice admire malgré tout sa mère, sa façon qu’elle a eu de s’extraire d’une relation toxique et violente avant de rencontrer celui qui deviendra son père. 

Toutes ces choses mises bout à bout (le déracinement de son canton d’origine, la barrière de la langue malgré tout, une relation toxique, les études non achevées…) font qu’on comprend un peu mieux pourquoi la maman de la narratrice est un peu amère, même si je trouve qu’on sent qu’elle aime tout de même sa fille. Elle regrette le temps qui passe et qui fane sa beauté, elle regrette le temps qui passe sur sa vie où il ne se passe pas grand chose malgré le fait qu’elle ait un mari aimant qui est également un bon père pour ses filles.

La mère est donc dans un état permanent de spleen, elle est toujours à la limite d’éclater. J’ai trouvé que c’était finalement un très beau portrait d’une maman, d’une femme avant tout, qui veut juste être heureuse et qui fait de son mieux pour que tout le monde se porte bien dans sa famille, même si elle s’y prend mal. Je trouve que la narratrice est assez dure avec sa mère, mais on est toujours durs avec nos parents, jusqu’au moment où on devient nous-mêmes parents et qu’on comprend beaucoup mieux certaines de leurs réactions.

Bref, j’ai trouvé que c’était un magnifique roman sur la famille, le lien mère-fille porté par une très belle plume et que j’ai lu en quelques heures sans faire de pause tellement il m’a emportée. Un livre court mais puissant sur l’amour filial. 

Ma note: ♥♥♥♥♥


Un grand merci aux éditions Slatkine pour l’envoi de ce SP!

[SP]J’ai lu: Au carrefour des intentions de Sven Papaux

Hello tout le monde !

Je vous retrouve aujourd’hui pour vous parler du roman Au carrefour des intentions du jeune auteur suisse Sven Papaux que j’ai eu la chance de recevoir de la part des éditions Slatkine. Il s’agit de son premier roman.

 ♥ = Bof bof, à éviter

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au carrefour des intentions

Nombre de pages: 160

Maison d’édition: Slatkine 

Date de parution (dans cette édition): 6 septembre 2021

4ème de couverture:

River approche de la majorité. Il est bon skieur, se rêve professionnel, mais se sent en décalage avec le milieu de compétition du ski alpin. Tant d’années à cravacher pour ne récolter que frustration et blessures à répétition. Peu à peu, son corps tire la sonnette d’alarme et son âme se fissure. Un grand vide se crée autour de lui. Certaines questions apparaissent comme légitimes, d’autres moins. Ecœuré par l’univers qu’il pensait être fait pour lui, River entame alors une nouvelle existence qui l’emmène vers des sentiers inconnus. Un voyage dans l’entre-deux, au carrefour des intentions et des décisions. Un récit à la voix déchirante, parce que profondément humaine, qui décrit la dangereuse zone grise du passage de l’adolescence à l’âge adulte.

Mon avis:

Un roman sur la passion dévorante que voue un jeune homme, River, au ski alpin. 

River rêve de gloire et surtout, il a envie d’être à la hauteur de ses rêves même si pour cela il doit vraiment se dépasser. 

Ce roman montre l’envers du décors des sports à haut niveau, quand aucune erreur n’est permise, quand les corps sont mis à rude épreuve. On demande toujours plus à River qui est épuisé, tant mentalement que physiquement, son corps commençant à lui faire de plus en plus souvent défaut, comme s’il voulait tirer la sonnette d’alarme.

River est partagé entre l’envie de persévérer dans ce sport qui est toute sa vie ou revenir à une vie « normale », quitte à abandonner en chemin une gros bout de lui-même, la partie de lui qui y croyait encore. 

Il a cependant la chance d’être bien entouré par sa famille et ses parents ne le poussent pas du tout dans la direction du sport à haut niveau, au contraire, ils savent combien cet univers est impitoyable pour les jeunes qui ont un certain don mais pas suffisamment de talent pour vraiment pouvoir percer. 

On suit donc tout au long du roman les déceptions et les désillusions de River concernant le ski et tout ce qui l’entoure, les entraîneurs impitoyables et sans aucune empathie pour la plupart, les blessures à répétition. On sent monter au fil des pages la déception de River et j’ai vraiment espéré qu’il allait laisser tomber car il m’a vraiment fait mal au cœur avec son corps qui ne voulait plus fonctionner et l’emmener sur les pistes.

J’ai trouvé la plume de Sven Papaux plutôt fluide pour un premier roman, c’est prometteur. Cependant, j’ai trouvé River un peu geignard à des moments même si je peux bien comprendre qu’il souffre et qu’il soit déçu de la tournure des événements. Cependant, on sait tous que le sport à haut niveau est un monde sans pitié et que les faibles sont écartés très rapidement et sans ménagement. 

De plus, j’ai trouvé qu’il y avait un certain décalage par rapport au vocabulaire utilisé lors de la narration (pourtant c’est River le narrateur) et les dialogues qui sont plutôt bruts et sans fioritures. River s’exprime donc bien mieux quand il raconte sa vie que quand il parle à d’autres protagonistes 😉 Bon,  je pense que c’était voulu de la part de l’auteur pour rendre les dialogues plus « vrais », mais j’avoue que cela m’a fait tilter un peu.

J’ai passé malgré tout un  bon moment de lecture, j’ai aimé en apprendre plus sur ce joli sport bien de chez nous qu’est le ski alpin et j’ai trouvé intéressantes les interrogations et appréhensions de River quand à son passage à l’âge adulte, l’âge auquel il faut commencer à prendre des décisions qui vont conditionner le reste de nos vies.

River va-t-il accepter de renoncer à son rêve ou va-t-il mettre sa vie en péril pour accéder à son idéal ?  Et bien, il faudra que vous lisiez ce chouette roman pour avoir la réponse 😉

 

Ma note: ♥♥♥


Un grand merci aux éditions Slatkine pour l’envoi de ce SP!

[SP]J’ai lu: La Chienne-Mère de Simona Brunel-Ferrarelli

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Je vous retrouve aujourd’hui pour vous parler du roman La Chienne-Mère de l’autrice Simona Brunel-Ferrarelli que j’ai eu la chance de recevoir de la part des éditions Slatkine.

 ♥ = Bof bof, à éviter

♥♥ = Sympa, sans plus

♥♥♥ = Pas mal du tout , j’ai passé un bon moment !

♥♥♥♥ = A lire absolument !

♥♥♥♥♥ = Attention, gros coup de cœur !

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la chienne-mère

Nombre de pages: 184 pages

Maison d’édition: Slatkine 

Date de parution (dans cette édition): 6 septembre 2021

4ème de couverture:

Allegra Felice et Sahi sont encore enfants lorsqu’ils adoptent chacun un chiot né dans la ferme familiale. Ce sera Mère, pour elle ; Bandit, pour lui. En grandissant, les jeunes revendiquent leur place dans une société à la violence intrinsèque. Allegra Felice pourra-t-elle y échapper ? Deuxième roman de l’auteure genevoise Simona Brunel-Ferrarelli, La Chienne-mère explore les rapports manqués entre mère et fille, les violences familiales et sociales et l’adoption d’une chienne, dont le sentiment maternel sera un exemple de dignité.

Mon avis:

Un roman très atypique sur la relation entre une mère et sa fille (mais pas que).

Allegra Felice naît dans une famille de rustres, petite dernière attendue mais crainte en même temps par sa mère (elle était sûre de mourir en couches). Ses parents ne sont pas très démonstratifs avec leurs enfants mais s’aiment d’un amour pour le moins violent (dans tous les sens du terme).

Seule l’arrivée de Maryam, avec son fils Sahi qui vont être hébergés contre paiement par la famille d’Allegra Felice va mettre un peu de soleil dans ses journées. Ce petit garçon et elle vont adopter chacun un chien qui vont les suivre comme des ombres. 

Malgré ce que pourrait faire penser son prénom, Allegra Felice est une petite fille plutôt taciturne, qui préfère la compagnie de sa chienne (qu’elle a appelée Mère) à celle de ses semblables. Elle grandit et peu à peu, développe de meilleurs rapports avec sa chienne qu’avec sa propre mère. La chienne Mère est très protectrice envers Allegra Felice. Avec elle à ses côtés, elle se sent pousser des ailes.

Allegra Felice ressent beaucoup de colère à l’égard de sa famille – qui la répulse et l’attire en même temps – et en particulier de ses frères qui sont pour le moins méprisants envers elle. Devenue jeune adulte, elle ne sait toujours pas où est vraiment sa place mais va essayer de s’imposer, de taper du poing sur la table.

J’ai trouvé l’histoire un peu particulière même si certains aspects étaient intéressants (le parallèle entre le comportement du chien et le comportement de la vraie maman). Le chien apparaît plutôt vers le dernier tiers du roman, ce que j’ai trouvé dommage. De plus, la fin m’a parue assez précipitée et certains éléments du récit assez flous. 

J’ai eu de la peine à m’attacher à Allegra Felice et à sa famille encore moins. Une lecture en demie teinte pour moi donc mais peut-être suis-je passée à côté du message que l’autrice voulait nous faire passer.

Ma note: ♥♥


Un grand merci aux éditions Slatkine pour l’envoi de ce SP!

[SP]J’ai lu: Ressuscité de Marion Emonot

Hello tout le monde !

Je vous retrouve aujourd’hui pour vous parler du roman Ressuscité de l’autrice Marion Emonot que j’ai eu la chance de recevoir de la part des éditions Slatkine. Elle est journaliste de métier et Ressuscité est son second livre tiré d’une histoire vraie.

 ♥ = Bof bof, à éviter

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ressuscité

Nombre de pages: 224 pages

Maison d’édition: Slatkine 

Date de parution (dans cette édition): 3 mai 2021

4ème de couverture:

« Chaque matin, je me laisse ainsi aller à un moment de dépression où je suis néanmoins en communion avec Mahdi. Mon tout-petit, où peux-tu bien être ? As-tu péri dans cette mer Méditerranée de malheur ? » Sur la route migratoire qu’ils se sont résignés à prendre pour sauver leurs enfants des mariages forcés et des voleurs d’organes, Sultan et Choukrieh égarent leur fils Mahdi, neuf ans. « Ressuscité » est le récit romancé de cette histoire vraie, du drame de cette famille qui se retrouve soudain amputée de l’un des siens, aux portes de l’Europe. De sa jeunesse afghane à son installation en tant que requérante d’asile en Allemagne, la mère de l’enfant raconte un périple déchirant et pourtant tristement commun.

Mon avis:

Ce roman raconte, par le prisme d’une mère afghane, le périple de sa famille pour fuir le régime des talibans. Dans un premier temps ils vont aller se réfugier en Iran mais ils n’y sont pas accueillis à bras ouverts, le pays devant faire face à un flux important d’immigrés. Ils devront prendre la difficile décision de tout quitter pour se donner la chance de vivre libres.

J’ai aimé le fait que l’histoire soit racontée par Choukrieh, maman de 5 enfants (2 filles, les aînées et 3 garçons). Elle a eu la chance d’être mariée à un homme moderne et plus ou moins du même âge qu’elle, qui la respecte et aime leurs enfants. Choukrieh s’accommode de toutes les situations et arrive à se lier d’amitié avec de nombreuses femmes sur son chemin. Elle est généreuse et pleine de ressources. Tout comme elle, son mari, Sultan, rêve d’une vie meilleure pour ses enfants et en particulier pour ses filles, qu’il refuse de voir mariées à de vieux messieurs alors qu’elle ne rêvent que de faire de hautes écoles et d’avoir un métier important. (avocate pour l’une et pédiatre pour l’autre) Malheureusement, elles sont nées dans le mauvais pays et Sultan, leur père, va prendre la dure décision de tout quitter afin de donner la chance à ses filles de pouvoir réaliser leurs rêves de liberté et d’émancipation. Ils emmènent également avec eux les deux sœurs de Sultan.

Alors qu’ils vont embarquer depuis la Turquie pour traverser la mer à destination de la Grèce, leur bateau échoue (alors qu’il vient de partir) et leur petit Mahdi reste introuvable. 

Choukrieh ne peut croire qu’après toutes leurs péripéties ils perdent l’un de leurs enfants. Si près du but. Cependant, l’espoir de le retrouver ne la quitte jamais, elle ne se résigne pas, tout comme le reste de sa famille. Celle-ci doit toutefois continuer son voyage et s’installe en Allemagne, qui a ouvert les bras aux réfugiés afghans.

Ce roman – qui n’en est pas vraiment un étant donné qu’il s’agit d’une histoire vraie – raconte l’histoire d’une famille qui veut croire à des jours meilleurs. Une famille qui refuse de se plier au régime en place dans leur pays. Une famille qui restera unie du début à la fin, même quand tout se ligue contre eux. 

Ils sont rejetés à de nombreuses reprises et se sentent étrangers partout. Ils sont les victimes de paroles grossières et d’un racisme abject, traités comme des moins que rien, des voleurs.

Un livre qui montre qu’il y a encore un espoir pour le genre humain quand on lit les passages d’entraide, alors même que les gens n’ont rien, ils se découvrent des trésors de générosité. Nous aurions des leçons à tirer d’eux, ces personnes ont tellement à nous apprendre ! 

« Peu importe le nom que l’on donne à Dieu. Chrétiennes ou musulmanes, nos valeurs nous rassemblent. Nous avons tout à gagner à réunir nos forces »

Ressuscité de Marion Emonot, page 176

Un livre qui m’a particulièrement touchée en temps que maman mais aussi simplement en temps que femme. Je mesure la chance que j’ai de vivre dans un pays où les femmes sont respectées et ont les moyens de faire entendre leur voix.

Un récit qui fait réfléchir, écrit d’une manière fluide et très respectueuse des faits. J’ai découvert une culture dont j’ignorais presque tout et cela m’a donné envie de lire d’autres livres sur le sujet. 

Ressuscité figure dans la sélection du Prix Gonet qui sera décerné dans le cadre festival du LÀC qui se tiendra les 2-3 octobre 2021 à Collonge-Bellerive.

Je ne peux que croiser les doigts pour que le fabuleux travail de Marion Emonot soit récompensé et reconnu à sa juste valeur. A découvrir de toute urgence!

Ma note: ♥♥♥♥♥


Un grand merci aux éditions Slatkine pour l’envoi de ce SP!

[SP]J’ai lu: Gabrielle Chanel, les années d’exil de Marie Fert

Hello tout le monde !

Je vous retrouve aujourd’hui pour vous parler du livre Gabrielle Chanel, les années d’exil de Marie Fert que j’ai eu la chance de recevoir de la part des Editions Slatkine

 ♥ = Bof bof, à éviter

♥♥ = Sympa, sans plus

♥♥♥ = Pas mal du tout , j’ai passé un bon moment !

♥♥♥♥ = A lire absolument !

♥♥♥♥♥ = Attention, gros coup de cœur !

Les (♥) représentent les demis 

L’image provient de mon Instagram.

gabrielle chanel les années d'exil

Nombre de pages:  128 pages

Maison d’édition: Slatkine

Date de parution (dans cette édition): 25 janvier 2021

4ème de couverture:

Le 14 janvier 1971, Gabrielle Chanel était enterrée au cimetière du Bois-de-Vaux à Lausanne. Cinquante ans après sa disparition, la créatrice reste une icône de la mode. Son nom est à jamais associé à une marque de luxe mondialement connue grâce à un parfum d exception, le Chanel N° 5. Pourquoi Gabrielle Chanel avait-elle choisi la Suisse pour dernière demeure ? À travers l’examen d’archives, cette enquête révèle de nouvelles informations sur ses années d’exil sur les rives du lac Léman au lendemain de la Seconde Guerre mondiale.

Mon avis:

Je dois avouer que je ne connaissais pas grand chose à propos de Gabrielle Chanel, si ce n’est qu’elle était la fondatrice de la prestigieuse maison de couture et de parfums Chanel

Dans ce documentaire, on apprend pourquoi elle s’est exilée en Suisse (et plus particulièrement à Lausanne) durant et après la Seconde Guerre Mondiale. En effet, accusée de collaboration avec les Allemands, elle a été durant de nombreuses années très mal vue en France, même si elle s’en est mieux tirée que d’autres personnalités qui elles n’ont plus jamais retrouvé du travail ensuite. 

J’ai trouvé intéressant de voir aussi comment cette jeune femme est arrivée si loin, seule ou presque, et comment elle a réussi à construire un empire. La création du parfum No 5 et l’explosion des ventes de celui-ci est bien évidemment l’apothéose de son succès même si elle devra se battre pour en garder les droits. 

Ce livre m’a montré une femme rongée par les regrets, inquiète de nature, prenant des calmants pour pouvoir dormir. L’inverse de l’image que je m’en faisais honnêtement! Elle n’en montre cependant rien aux autres et dirige sa société avec poigne et autorité. 

J’ai beaucoup aimé en apprendre plus sur les hommes de sa vie, et ils ont été plutôt nombreux. La vie de Gabrielle Chanel a été plutôt romanesque, en côtoyant un grand Duc et un illustre baron allemand… 

« C’est la solitude qui m’a trempé le caractère, que j ‘ai mauvais, bronzé l’âme, que j’ai fière, et le corps que j’ai solide. » (page 11)

Une femme passionnée par son métier et la maison qu’elle a fondée et amoureuse folle des hommes qui ont traversé sa vie. Une femme qui a tout donné dans sa vie professionnelle et sa vie mondaine mais qui se retrouve seule et plutôt isolée en fin de vie. Une vie finalement plutôt triste à mon sens … Peu de gens assisteront à son enterrement mais c’est ce qu’elle avait souhaité.

Bref ce livre m’a appris beaucoup de choses sur Gabrielle Chanel mais me laisse un petit goût amer car j’ai l’impression qu’il a cassé le mythe de la femme parfaite sous tous les aspects, classe et toujours bien comme il faut. C’est peut-être bête, mais son rapprochement avec les Allemands durant la guerre me déçoit un peu je l’avoue 😉

J’ai trouvé l’écriture de Marie Fert fluide et agréable mais j’ai regretté qu’il y ait autant de renvois à des livres existants même si bien évidemment l’écriture de ce livre a demandé beaucoup de recherches dans des archives ou des ouvrages déjà parus. 

Un livre à lire si le parcours et la vie de Gabrielle Chanel vous intéressent!

Ma note: ♥♥(♥)


Un grand merci aux éditions Slatkine pour l’envoi de ce SP!

[SP]J’ai lu: Backstage de Pascal Parrone

Hello tout le monde !

Je vous retrouve aujourd’hui pour vous parler du roman Backstage de Pascal Parrone que j’ai eu la chance de recevoir de la part des Editions Slatkine. Il s’agit de son second roman.

 ♥ = Bof bof, à éviter

♥♥ = Sympa, sans plus

♥♥♥ = Pas mal du tout , j’ai passé un bon moment !

♥♥♥♥ = A lire absolument !

♥♥♥♥♥ = Attention, gros coup de cœur !

Les (♥) représentent les demis 

L’image provient de mon Instagram.

backstage

Nombre de pages:  324 pages

Maison d’édition: Slatkine

Date de parution (dans cette édition): 8 mars 2021

4ème de couverture:

Emmené par son charismatique leader Alex, le groupe de rock vaudois Blackout est appelé pour remplacer au pied levé une tête d’affiche lors du Venoge Festival. C’est le point de départ d’une ascension irrésistible qui, grâce à l’efficacité redoutable de leur manager Léo Steiner, mènera Alex, Nils, Éric et Leila aux portes d’un succès international et de la signature d’un contrat avec une major. Mais un grain de sable pourrait bien compromettre la réalisation de leur rêve… Plongeant dans les méandres de l’âme humaine, Pascal Parrone fait du monde musical romand la toile de fond idéale de son nouveau thriller.

Mon avis:

J’ai été ravie de découvrir ce polar qui se passe dans le domaine de la musique et plus précisément du rock vaudois 😉 L’intrigue se passe intégralement en Suisse et je dois dire que c’est toujours agréable de retrouver des lieux connus dans un roman! 

On y suit donc un groupe de rock, Blackout, formé de 4 membres: Alex (le chanteur), Eric (le guitariste), Nils (le bassiste) et Leila (la batteuse). Jeunes et ambitieux, ils sont menés vers le succès par leur manager Léo Steiner, un fou de musique plutôt aisé financièrement suite à un héritage et qui croit en leur potentiel.

Très vite, le succès est au rendez-vous pour le groupe vaudois. Cependant, après l’un de leur concerts, alcool et drogue aidant, un drame arrive qui va tout remettre en question et va stopper net la propulsion du groupe vers les scènes internationales. 

J’ai aimé l’ambiance du roman et aussi le fait qu’il n’y ait pas de flic pour enquêter, cela change un peu la dynamique du roman. 

Le personnage que j’ai préféré est Alex, le chanteur surdoué qui ne peut s’empêcher de se détruire… Il est attachant car en quête de rédemption. Pascal Parrone a su créer toute une galerie de personnages hauts en couleurs et attachants à leur manière. 

Backstage est un thriller retors, haletant, passionnant. Un rythme effréné, un tempo frénétique. On sent que l’auteur est dans son élément quand il parle de musique et justement de toute la partie « backstage » 😉

J’ai adoré la plume de l’auteur mais  j’avoue que certains passages étaient à la limite du soutenable. 

L’intrigue est bien ficelée, tout s’imbrique parfaitement et le final m’a laissée pantoise ! Effectivement, je m’étais doutée un peu de la fin mais l’auteur est encore allé plus loin et j’avoue que j’adore me faire avoir ainsi 😉

Un auteur à suivre de très près!

 

Ma note: ♥♥♥♥♥


Un grand merci aux éditions Slatkine pour l’envoi de ce SP!