[SP]J’ai lu: La Chienne-Mère de Simona Brunel-Ferrarelli

Hello tout le monde !

Je vous retrouve aujourd’hui pour vous parler du roman La Chienne-Mère de l’autrice Simona Brunel-Ferrarelli que j’ai eu la chance de recevoir de la part des éditions Slatkine.

 ♥ = Bof bof, à éviter

♥♥ = Sympa, sans plus

♥♥♥ = Pas mal du tout , j’ai passé un bon moment !

♥♥♥♥ = A lire absolument !

♥♥♥♥♥ = Attention, gros coup de cœur !

Les (♥) représentent les demis 

L’image provient de mon Instagram.

la chienne-mère

Nombre de pages: 184 pages

Maison d’édition: Slatkine 

Date de parution (dans cette édition): 6 septembre 2021

4ème de couverture:

Allegra Felice et Sahi sont encore enfants lorsqu’ils adoptent chacun un chiot né dans la ferme familiale. Ce sera Mère, pour elle ; Bandit, pour lui. En grandissant, les jeunes revendiquent leur place dans une société à la violence intrinsèque. Allegra Felice pourra-t-elle y échapper ? Deuxième roman de l’auteure genevoise Simona Brunel-Ferrarelli, La Chienne-mère explore les rapports manqués entre mère et fille, les violences familiales et sociales et l’adoption d’une chienne, dont le sentiment maternel sera un exemple de dignité.

Mon avis:

Un roman très atypique sur la relation entre une mère et sa fille (mais pas que).

Allegra Felice naît dans une famille de rustres, petite dernière attendue mais crainte en même temps par sa mère (elle était sûre de mourir en couches). Ses parents ne sont pas très démonstratifs avec leurs enfants mais s’aiment d’un amour pour le moins violent (dans tous les sens du terme).

Seule l’arrivée de Maryam, avec son fils Sahi qui vont être hébergés contre paiement par la famille d’Allegra Felice va mettre un peu de soleil dans ses journées. Ce petit garçon et elle vont adopter chacun un chien qui vont les suivre comme des ombres. 

Malgré ce que pourrait faire penser son prénom, Allegra Felice est une petite fille plutôt taciturne, qui préfère la compagnie de sa chienne (qu’elle a appelée Mère) à celle de ses semblables. Elle grandit et peu à peu, développe de meilleurs rapports avec sa chienne qu’avec sa propre mère. La chienne Mère est très protectrice envers Allegra Felice. Avec elle à ses côtés, elle se sent pousser des ailes.

Allegra Felice ressent beaucoup de colère à l’égard de sa famille – qui la répulse et l’attire en même temps – et en particulier de ses frères qui sont pour le moins méprisants envers elle. Devenue jeune adulte, elle ne sait toujours pas où est vraiment sa place mais va essayer de s’imposer, de taper du poing sur la table.

J’ai trouvé l’histoire un peu particulière même si certains aspects étaient intéressants (le parallèle entre le comportement du chien et le comportement de la vraie maman). Le chien apparaît plutôt vers le dernier tiers du roman, ce que j’ai trouvé dommage. De plus, la fin m’a parue assez précipitée et certains éléments du récit assez flous. 

J’ai eu de la peine à m’attacher à Allegra Felice et à sa famille encore moins. Une lecture en demie teinte pour moi donc mais peut-être suis-je passée à côté du message que l’autrice voulait nous faire passer.

Ma note: ♥♥


Un grand merci aux éditions Slatkine pour l’envoi de ce SP!

[SP]J’ai lu: Ressuscité de Marion Emonot

Hello tout le monde !

Je vous retrouve aujourd’hui pour vous parler du roman Ressuscité de l’autrice Marion Emonot que j’ai eu la chance de recevoir de la part des éditions Slatkine. Elle est journaliste de métier et Ressuscité est son second livre tiré d’une histoire vraie.

 ♥ = Bof bof, à éviter

♥♥ = Sympa, sans plus

♥♥♥ = Pas mal du tout , j’ai passé un bon moment !

♥♥♥♥ = A lire absolument !

♥♥♥♥♥ = Attention, gros coup de cœur !

Les (♥) représentent les demis 

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ressuscité

Nombre de pages: 224 pages

Maison d’édition: Slatkine 

Date de parution (dans cette édition): 3 mai 2021

4ème de couverture:

« Chaque matin, je me laisse ainsi aller à un moment de dépression où je suis néanmoins en communion avec Mahdi. Mon tout-petit, où peux-tu bien être ? As-tu péri dans cette mer Méditerranée de malheur ? » Sur la route migratoire qu’ils se sont résignés à prendre pour sauver leurs enfants des mariages forcés et des voleurs d’organes, Sultan et Choukrieh égarent leur fils Mahdi, neuf ans. « Ressuscité » est le récit romancé de cette histoire vraie, du drame de cette famille qui se retrouve soudain amputée de l’un des siens, aux portes de l’Europe. De sa jeunesse afghane à son installation en tant que requérante d’asile en Allemagne, la mère de l’enfant raconte un périple déchirant et pourtant tristement commun.

Mon avis:

Ce roman raconte, par le prisme d’une mère afghane, le périple de sa famille pour fuir le régime des talibans. Dans un premier temps ils vont aller se réfugier en Iran mais ils n’y sont pas accueillis à bras ouverts, le pays devant faire face à un flux important d’immigrés. Ils devront prendre la difficile décision de tout quitter pour se donner la chance de vivre libres.

J’ai aimé le fait que l’histoire soit racontée par Choukrieh, maman de 5 enfants (2 filles, les aînées et 3 garçons). Elle a eu la chance d’être mariée à un homme moderne et plus ou moins du même âge qu’elle, qui la respecte et aime leurs enfants. Choukrieh s’accommode de toutes les situations et arrive à se lier d’amitié avec de nombreuses femmes sur son chemin. Elle est généreuse et pleine de ressources. Tout comme elle, son mari, Sultan, rêve d’une vie meilleure pour ses enfants et en particulier pour ses filles, qu’il refuse de voir mariées à de vieux messieurs alors qu’elle ne rêvent que de faire de hautes écoles et d’avoir un métier important. (avocate pour l’une et pédiatre pour l’autre) Malheureusement, elles sont nées dans le mauvais pays et Sultan, leur père, va prendre la dure décision de tout quitter afin de donner la chance à ses filles de pouvoir réaliser leurs rêves de liberté et d’émancipation. Ils emmènent également avec eux les deux sœurs de Sultan.

Alors qu’ils vont embarquer depuis la Turquie pour traverser la mer à destination de la Grèce, leur bateau échoue (alors qu’il vient de partir) et leur petit Mahdi reste introuvable. 

Choukrieh ne peut croire qu’après toutes leurs péripéties ils perdent l’un de leurs enfants. Si près du but. Cependant, l’espoir de le retrouver ne la quitte jamais, elle ne se résigne pas, tout comme le reste de sa famille. Celle-ci doit toutefois continuer son voyage et s’installe en Allemagne, qui a ouvert les bras aux réfugiés afghans.

Ce roman – qui n’en est pas vraiment un étant donné qu’il s’agit d’une histoire vraie – raconte l’histoire d’une famille qui veut croire à des jours meilleurs. Une famille qui refuse de se plier au régime en place dans leur pays. Une famille qui restera unie du début à la fin, même quand tout se ligue contre eux. 

Ils sont rejetés à de nombreuses reprises et se sentent étrangers partout. Ils sont les victimes de paroles grossières et d’un racisme abject, traités comme des moins que rien, des voleurs.

Un livre qui montre qu’il y a encore un espoir pour le genre humain quand on lit les passages d’entraide, alors même que les gens n’ont rien, ils se découvrent des trésors de générosité. Nous aurions des leçons à tirer d’eux, ces personnes ont tellement à nous apprendre ! 

« Peu importe le nom que l’on donne à Dieu. Chrétiennes ou musulmanes, nos valeurs nous rassemblent. Nous avons tout à gagner à réunir nos forces »

Ressuscité de Marion Emonot, page 176

Un livre qui m’a particulièrement touchée en temps que maman mais aussi simplement en temps que femme. Je mesure la chance que j’ai de vivre dans un pays où les femmes sont respectées et ont les moyens de faire entendre leur voix.

Un récit qui fait réfléchir, écrit d’une manière fluide et très respectueuse des faits. J’ai découvert une culture dont j’ignorais presque tout et cela m’a donné envie de lire d’autres livres sur le sujet. 

Ressuscité figure dans la sélection du Prix Gonet qui sera décerné dans le cadre festival du LÀC qui se tiendra les 2-3 octobre 2021 à Collonge-Bellerive.

Je ne peux que croiser les doigts pour que le fabuleux travail de Marion Emonot soit récompensé et reconnu à sa juste valeur. A découvrir de toute urgence!

Ma note: ♥♥♥♥♥


Un grand merci aux éditions Slatkine pour l’envoi de ce SP!

[SP]J’ai lu: Gabrielle Chanel, les années d’exil de Marie Fert

Hello tout le monde !

Je vous retrouve aujourd’hui pour vous parler du livre Gabrielle Chanel, les années d’exil de Marie Fert que j’ai eu la chance de recevoir de la part des Editions Slatkine

 ♥ = Bof bof, à éviter

♥♥ = Sympa, sans plus

♥♥♥ = Pas mal du tout , j’ai passé un bon moment !

♥♥♥♥ = A lire absolument !

♥♥♥♥♥ = Attention, gros coup de cœur !

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gabrielle chanel les années d'exil

Nombre de pages:  128 pages

Maison d’édition: Slatkine

Date de parution (dans cette édition): 25 janvier 2021

4ème de couverture:

Le 14 janvier 1971, Gabrielle Chanel était enterrée au cimetière du Bois-de-Vaux à Lausanne. Cinquante ans après sa disparition, la créatrice reste une icône de la mode. Son nom est à jamais associé à une marque de luxe mondialement connue grâce à un parfum d exception, le Chanel N° 5. Pourquoi Gabrielle Chanel avait-elle choisi la Suisse pour dernière demeure ? À travers l’examen d’archives, cette enquête révèle de nouvelles informations sur ses années d’exil sur les rives du lac Léman au lendemain de la Seconde Guerre mondiale.

Mon avis:

Je dois avouer que je ne connaissais pas grand chose à propos de Gabrielle Chanel, si ce n’est qu’elle était la fondatrice de la prestigieuse maison de couture et de parfums Chanel

Dans ce documentaire, on apprend pourquoi elle s’est exilée en Suisse (et plus particulièrement à Lausanne) durant et après la Seconde Guerre Mondiale. En effet, accusée de collaboration avec les Allemands, elle a été durant de nombreuses années très mal vue en France, même si elle s’en est mieux tirée que d’autres personnalités qui elles n’ont plus jamais retrouvé du travail ensuite. 

J’ai trouvé intéressant de voir aussi comment cette jeune femme est arrivée si loin, seule ou presque, et comment elle a réussi à construire un empire. La création du parfum No 5 et l’explosion des ventes de celui-ci est bien évidemment l’apothéose de son succès même si elle devra se battre pour en garder les droits. 

Ce livre m’a montré une femme rongée par les regrets, inquiète de nature, prenant des calmants pour pouvoir dormir. L’inverse de l’image que je m’en faisais honnêtement! Elle n’en montre cependant rien aux autres et dirige sa société avec poigne et autorité. 

J’ai beaucoup aimé en apprendre plus sur les hommes de sa vie, et ils ont été plutôt nombreux. La vie de Gabrielle Chanel a été plutôt romanesque, en côtoyant un grand Duc et un illustre baron allemand… 

« C’est la solitude qui m’a trempé le caractère, que j ‘ai mauvais, bronzé l’âme, que j’ai fière, et le corps que j’ai solide. » (page 11)

Une femme passionnée par son métier et la maison qu’elle a fondée et amoureuse folle des hommes qui ont traversé sa vie. Une femme qui a tout donné dans sa vie professionnelle et sa vie mondaine mais qui se retrouve seule et plutôt isolée en fin de vie. Une vie finalement plutôt triste à mon sens … Peu de gens assisteront à son enterrement mais c’est ce qu’elle avait souhaité.

Bref ce livre m’a appris beaucoup de choses sur Gabrielle Chanel mais me laisse un petit goût amer car j’ai l’impression qu’il a cassé le mythe de la femme parfaite sous tous les aspects, classe et toujours bien comme il faut. C’est peut-être bête, mais son rapprochement avec les Allemands durant la guerre me déçoit un peu je l’avoue 😉

J’ai trouvé l’écriture de Marie Fert fluide et agréable mais j’ai regretté qu’il y ait autant de renvois à des livres existants même si bien évidemment l’écriture de ce livre a demandé beaucoup de recherches dans des archives ou des ouvrages déjà parus. 

Un livre à lire si le parcours et la vie de Gabrielle Chanel vous intéressent!

Ma note: ♥♥(♥)


Un grand merci aux éditions Slatkine pour l’envoi de ce SP!

[SP]J’ai lu: Backstage de Pascal Parrone

Hello tout le monde !

Je vous retrouve aujourd’hui pour vous parler du roman Backstage de Pascal Parrone que j’ai eu la chance de recevoir de la part des Editions Slatkine. Il s’agit de son second roman.

 ♥ = Bof bof, à éviter

♥♥ = Sympa, sans plus

♥♥♥ = Pas mal du tout , j’ai passé un bon moment !

♥♥♥♥ = A lire absolument !

♥♥♥♥♥ = Attention, gros coup de cœur !

Les (♥) représentent les demis 

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backstage

Nombre de pages:  324 pages

Maison d’édition: Slatkine

Date de parution (dans cette édition): 8 mars 2021

4ème de couverture:

Emmené par son charismatique leader Alex, le groupe de rock vaudois Blackout est appelé pour remplacer au pied levé une tête d’affiche lors du Venoge Festival. C’est le point de départ d’une ascension irrésistible qui, grâce à l’efficacité redoutable de leur manager Léo Steiner, mènera Alex, Nils, Éric et Leila aux portes d’un succès international et de la signature d’un contrat avec une major. Mais un grain de sable pourrait bien compromettre la réalisation de leur rêve… Plongeant dans les méandres de l’âme humaine, Pascal Parrone fait du monde musical romand la toile de fond idéale de son nouveau thriller.

Mon avis:

J’ai été ravie de découvrir ce polar qui se passe dans le domaine de la musique et plus précisément du rock vaudois 😉 L’intrigue se passe intégralement en Suisse et je dois dire que c’est toujours agréable de retrouver des lieux connus dans un roman! 

On y suit donc un groupe de rock, Blackout, formé de 4 membres: Alex (le chanteur), Eric (le guitariste), Nils (le bassiste) et Leila (la batteuse). Jeunes et ambitieux, ils sont menés vers le succès par leur manager Léo Steiner, un fou de musique plutôt aisé financièrement suite à un héritage et qui croit en leur potentiel.

Très vite, le succès est au rendez-vous pour le groupe vaudois. Cependant, après l’un de leur concerts, alcool et drogue aidant, un drame arrive qui va tout remettre en question et va stopper net la propulsion du groupe vers les scènes internationales. 

J’ai aimé l’ambiance du roman et aussi le fait qu’il n’y ait pas de flic pour enquêter, cela change un peu la dynamique du roman. 

Le personnage que j’ai préféré est Alex, le chanteur surdoué qui ne peut s’empêcher de se détruire… Il est attachant car en quête de rédemption. Pascal Parrone a su créer toute une galerie de personnages hauts en couleurs et attachants à leur manière. 

Backstage est un thriller retors, haletant, passionnant. Un rythme effréné, un tempo frénétique. On sent que l’auteur est dans son élément quand il parle de musique et justement de toute la partie « backstage » 😉

J’ai adoré la plume de l’auteur mais  j’avoue que certains passages étaient à la limite du soutenable. 

L’intrigue est bien ficelée, tout s’imbrique parfaitement et le final m’a laissée pantoise ! Effectivement, je m’étais doutée un peu de la fin mais l’auteur est encore allé plus loin et j’avoue que j’adore me faire avoir ainsi 😉

Un auteur à suivre de très près!

 

Ma note: ♥♥♥♥♥


Un grand merci aux éditions Slatkine pour l’envoi de ce SP!

[SP]J’ai lu: Longues nuits et petits jours d’Anne-Frédérique Rochat

Hello tout le monde !

Je vous retrouve aujourd’hui pour vous parler du livre Longues nuits et petits jours d’Anne-Frédérique Rochat que j’ai eu la chance de recevoir de la part des Editions Slatkine. Sauf erreur, il s’agit de son 8ème roman. 

 ♥ = Bof bof, à éviter

♥♥ = Sympa, sans plus

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♥♥♥♥ = A lire absolument !

♥♥♥♥♥ = Attention, gros coup de cœur !

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longues nuits et petits jours

Nombre de pages:  190 pages

Maison d’édition: Slatkine

Date de parution (dans cette édition): 12 mars 2021

4ème de couverture:

À la suite d’une rupture amoureuse, Edwige passe l’été dans le chalet de montagne de son amie Anne, décidée à savourer la solitude du lieu. Mais un homme, qui se présente sous le nom de Célien, y fait son apparition. Que lui veut-il ? A-t-il été envoyé par Anne ? Deux êtres contraints de s’apprivoiser, alors que la frontière entre réalité et fantasme se brouille peu à peu. Récit d’une disparition, ce roman questionne les différents liens qui jalonnent une existence.

Mon avis:

Ce roman est un ovni littéraire. On s’y plonge un peu comme dans un livre de contes pour enfants même si sa dimension est bien plus profonde. 

On y suit Edwige, jeune femme qui se remet d’une rupture et de la perte de sa mère et qui décide, pour se changer les idées, de partir à la montagne dans le chalet de vacances de l’une de ses amies. 

Là-bas, elle va vite déchanter car en lieu et place de la solitude à laquelle elle s’attendait, elle va vite se rendre compte qu’une autre personne habite le chalet, Célien, un jeune homme mystérieux bien que très attirant. 

A partir de ce moment-là, Edwige va alterner les phases entre rêves et réalité, le tout de manière tellement imbriquée que parfois elle ne saura plus elle-même si ce qu’elle a vu est réel, imaginé ou rêvé. 

Je dois avouer avoir été un peu surprise par le côté mystique et la dimension ésotérique de ce roman, je ne m’y attendais pas, je pensais qu’il s’agirait d’un roman sur deux solitaires qui se rencontrent et cherchent à s’apprivoiser, mais non, on va bien plus loin que ça. 

Célien va apprendre à Edwige à vivre pleinement ses émotions et ressentis, à se laisser aller. Edwige va également beaucoup évoluer au cours de son séjour. Elle va passer de la femme super organisée à celle qui se laisse vivre joyeusement sans penser au lendemain. 

Difficile de vous en dire plus de peur de vous dévoiler des moments clés de l’histoire !

L’écriture d’Anne-Frédérique Rochat est fluide et très agréable. A noter également qu’il y a beaucoup de dialogues ce qui je trouve donne un bon rythme au roman. 

Je voulais aussi mentionner la couverture splendide qui m’a de suite attirée. Cette clairière au clair de lune, ce lapin blanc, tout est parfait dans cette image!

Un livre enchanteur dont on sort comme après un long sommeil, la tête qui tourne un peu mais avec l’envie d’aller courir dans la forêt et ne faire qu’un avec la nature. 

Magique!

Ma note: ♥♥♥♥


Un grand merci aux éditions Slatkine pour l’envoi de ce SP!

[SP]J’ai lu: Elisabeth H. « Une femme comme les autres » de Martine Ruchat

Hello tout le monde !

Je vous retrouve aujourd’hui pour vous parler du livre Elisabeth H. « Une femme comme les autres » de Martine Ruchat que j’ai eu la chance de recevoir de la part des Editions Slatkine.

 ♥ = Bof bof, à éviter

♥♥ = Sympa, sans plus

♥♥♥ = Pas mal du tout , j’ai passé un bon moment !

♥♥♥♥ = A lire absolument !

♥♥♥♥♥ = Attention, gros coup de cœur !

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Nombre de pages: 240 pages

Maison d’édition: Slatkine

Date de parution (dans cette édition): 23 février 2021

4ème de couverture:

Récit biographique et roman de formation tout àa la fois, ce livre dresse le portrait d’une femme, pédagogue et féministe, engagée socialement dès la fin du XIXe siècle. Née dans le canton protestant de Neuchâtel, elle ne peut se résoudre au mariage et a être mère. Son destin sera autre : elle choisit une profession au service des enfants et de l’écriture. Elle se frotte aux idées étroites sur l’éducation, elle s’enthousiasme pour des pensées libertaires, elle pratique l’éducation nouvelle en France, en Allemagne, en Suisse et se voue a l’éducation des jeunes filles. Dès 1906, le mot « émancipation » est entré dans son vocabulaire. Qui est Elisabeth H. ? Une vie de femme exemplaire qui résonne au-delà de la Suisse et de son temps.

Mon avis:

Ce documentaire un peu romancé a tout de suite retenu mon attention car il relate le parcours d’Elisabeth Huguenin, féministe avant l’heure en suisse à la fin du XIXème siècle. Cette jeune femme d’origine neuchâteloise faisait partie d’une famille où les enfants mourraient jeunes. Les soins n’étaient pas ce qu’ils sont maintenant… Elle a soif de vivre, d’apprendre et surtout soif d’être indépendante. Devenue maîtresse d’école dans un petit village, elle se morfond très vite et rêve de pouvoir enseigner dans de plus grandes écoles. 

Elle va rencontrer plusieurs personnes qui vont lui apprendre des méthodes révolutionnaires d’enseignement en Allemagne et en France. Mais la guerre gronde et après avoir pas mal bourlingué d’écoles en écoles, elle va revenir en Suisse où la situation est plus calme.

Elle a envie d’être libérée tant du point de vue professionnel que personnel mais influencée par ses croyances bibliques et son éducation puritaine, elle n’arrive pas à profiter des plaisirs que la vie lui offre. Elle ne vit donc pas vraiment de relation amoureuse car sans être mariée elle n’arrive pas à se lâcher complètement. 

Elle va donc consacrer sa vie à ses élèves et à l’écriture, vu qu’elle transpose ses envies et désirs dans des romans à la fois dramatiques et romantiques. 

J’ai aimé découvrir le personnage d’Elisabeth H., même si j’ai trouvé la plume de l’autrice parfois un peu redondante. En effet, les fins de chapitres se ressemblent énormément et elle utilise souvent « Elisabeth H. » alors qu’elle aurait juste pu écrire Elisabeth pour un effet un peu moins solennel. (même si je pense que c’était voulu, pour montrer son respect pour cette grande dame)

J’ai été heureuse de lire ce livre car il m’a montré qu’il y a des années des femmes se battaient déjà pour nos droits et le fait que nous soyons instruites au même titre que les hommes. 

On ressent tout de même tout au long du livre que ce sont les hommes qui mènent la danse et qu’Elisabeth dépend toujours d’eux même si financièrement elle s’en sort seule.  Elle sait très bien qu’il suffirait d’un grain de sable pour que toute sa méthode d’enseignement soit remise en cause. 

J’ai aimé également le fait qu’elle trouve si facilement des places de travail à gauche à droite et que pleins de propositions de travail lui soient faites même hors frontières suisses.  J’avoue que de nos jours cela ne serait certainement pas aussi facile !

En tout cas, j’ai trouvé ce roman très intéressant et instructif et ai trouvé son héroïne très inspirante même si un peu trop austère! 

Ma note: ♥♥♥(♥)


Un grand merci aux éditions Slatkine pour l’envoi de ce SP!

Bilan de mes lectures du mois de novembre 2020

Coucou tout le monde !

Je reviens aujourd’hui pour vous présenter mes lectures du mois de novembre 2020.

Toutes les images proviennent de mon instagram.

Romans lus durant le mois : 8 (dont 2 SP et 1 emprunt bibliothèque)

Mangas lus durant le mois: 2

Bandes dessinées lues durant le mois: 1

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Je suis navrée j’ai beaucoup de retard dans mes chroniques, j’espère que vous ne m’en voudrez pas trop 😉 le mois de novembre a été très riche en lectures (le mois de décembre sera beaucoup plus calme). Vous aurez comme d’habitude mes chroniques roman par roman dans les jours/semaines à jour.

Les romans du mois passé étaient tous placés sous le signe de l’évasion!

J’ai été dépaysée par du miel sous les galettes de Roukiata Oueadraogo où l’on suit une famille dont le papa a été accusé à tort d’escroquerie, j’en ai parlé juste ici !

J’ai ensuite voyagé à travers les Etats-Unis avec mille femmes blanches de Jim Fergus, fantastique roman qui nous montre encore une fois (s’il fallait encore une preuve) de la bêtise du genre humain et son inhumanité.

Excellente lecture également avec là où chantent les écrevisses de Delia Owens, un roman qui nous prend au tripes et dont j’ai adoré les personnages principaux.

Deux petites déceptions pour nuits appalaches de Chris Offut et les aérostats d’Amélie Nothomb que j’ai trouvé trop courts, trop abrupts et pas assez aboutis.

J’ai adoré la dystopie l’année de grâce de Kim Liggett que j’ai trouvé intelligent et féministe!

Gros coup de coeur également pour rêver de Franck Thilliez que j’ai trouvé incroyable tant l’auteur arrive à nous balader entre rêves et réalité tout en restant d’une cohérence folle.

J’ai également replongé dans la première vague du Coronavirus en Suisse avec la cellule enquête Tamedia, dont je vous avais parlé juste ici. Le livre est écrit à la manière d’un roman d’espionnage ce qui le rend très accessible.

Côté mangas, j’ai continué ma lecture de la petite faiseuse de livres avec le tome II, j’aime toujours l’univers tout doux de ce manga qui fait du bien. J’ai également dévoré le tome 20 de Darwin’s Game, une espèce de Battle Royale dans laquelle les participants basculent après avoir téléchargé l’application Darwin’s Game. Violent à souhait mais l’univers est vraiment intéressant et les personnages ont quand même de la profondeur.

Et pour terminer, j’ai lu le 4ème tome de la série la boîte à musique; la mystérieuse disparition de Gijé et Carbone et j’adore toujours autant l’ambiance feutrée de cette bande dessinée et ses personnages toujours passionnés par leurs missions. Les dessins et les couleurs sont à tomber! Le tome 4 finit sur un cliffhanger de malade donc je me réjouis vraiment du tome 5 🙂

Et vous, qu’avez-vous lu le mois passé?

A tout bientôt 🙂

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[SP]J’ai lu: La première vague; enquête au coeur de la crise du Coronavirus en Suisse de la cellule enquête Tamedia

Hello tout le monde !

Je vous retrouve aujourd’hui pour vous parler d’un documentaire reçu de la part des éditions Slatkine, La première vague; enquête au coeur de la crise du Coronavirus en Suisse, livre écrit par la cellule enquête Tamedia, donc un collectif de journalistes de divers horizons.

 ♥ = Bof bof, à éviter

♥♥ = Sympa, sans plus

♥♥♥ = Pas mal du tout , j’ai passé un bon moment !

♥♥♥♥ = A lire absolument !

♥♥♥♥♥ = Attention, gros coup de cœur !

Les (♥) représentent les demis 

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Nombre de pages: 366 pages

Maison d’édition: Slatkine

Date de parution (dans cette édition): 21 septembre 2020

4ème de couverture:

Des témoignages illustrant le tourbillon d’émotions qu’a suscité la Covid-19 durant la première vague de contamination…

Cet ouvrage permet de jeter un regard unique sur la crise du coronavirus en Suisse. En plus de leurs recherches, les auteurs – quatorze journalistes d’investigation – ont accompagné pendant près de six mois une quinzaine de personnes, dont le conseiller fédéral Alain Berset, l’épidémiologiste de l’EPFL Marcel Salathé, Maria Pia Pollizzi, infirmière cheffe à la clinique la plus durement frappée de Suisse, ou encore le soldat Wille qui s’est ennuyé à mourir. Sans oublier une famille de Romont qui a vu partir plusieurs de ses membres en quelques jours ou une infirmière en maison de retraite qui a dû mettre toute seule plusieurs pensionnaires dans leur cercueil. Jour après jour, ces témoins racontent des scènes de vie quotidienne et le tourbillon d’émotions dans lequel le coronavirus les a emportés. Ou comment la décision de fermer les écoles primaires a été prise en dix minutes. Plus de deux cents heures d’entretiens et des centaines de pages de procès-verbaux confidentiels forment le socle de La première vague et se déploient dans un récit captivant.

Des journalistes d’investigation ont récolté de nombreux témoignages afin de dresser un large portait de la gestion de la crise en Suisse.

À PROPOS DES AUTEURS

Collectif Cellule enquête TAMEDIA : Titus Plattner, Fabian Muhieddine, Simone Rau, Thomas Knellwolf, Bernhard Odehnal, Susanne Anderegg, Sylvain Besson, Catherine Boss, Dominique Botti, Christian Brönnimann, Yann Cherix, Roland Gamp, Kurt Pelda, Oliver Zihlmann.

Mon avis:

Je dois avouer que quand j’ai demandé ce service presse, je pensais, innocemment, en avoir plus ou moins fini avec le coronavirus. En effet, nous étions dans l’accalmie avant la 2ème vague, finalement plus violente et meurtrière que la première. C’est donc dans un contexte particulier que j’ai lu ce livre qui relate jour après jour comment les dirigeants de la Suisse ont pris des décisions (ou des non-décisions à certains moments) quant à ce virus qui arrivait à nos frontières. 

J’ai trouvé vraiment intéressant que l’on suive jour après jour l’évolution du virus, c’est un peu comme un thriller mais dont on connait déjà l’histoire. 

Les chapitres sont plutôt courts, ce qui m’a permis de lire un chapitre par-ci par-là en parallèle avec d’autres lectures. Effectivement, je trouvais un peu angoissant de ne lire que ce livre d’autant plus que nous étions à nouveau durement touchés par le virus. 

Alain Berset poursuit: (…) Certains prétendent que les caractères s’affirment dans ce genre de moments et c’est sans doute assez vrai. J’ai aussi observé avec beaucoup d’intérêt comment fonctionne notre société en temps de crise. Avec un grand marqueur: la solidarité. Quand la situation est devenue difficile, il y a eu un véritable élan. Le pays a agi en communauté. 

Le fait de suivre quelques personnes et familles un peu partout en Suisse et touchées différemment par le virus m’a plu, on a envie de savoir comment tout ça va se terminer pour eux. Si certains n’en sortent pas indemnes, heureusement la majorité s’en sort plutôt bien et cela met du baume au cœur. 

Je dirais que je vais conserver ce livre « en mémoire » de cette année 2020 si particulière, pour documenter cette crise et pouvoir le faire lire à mes filles quand elles seront grandes.

Ce livre m’a appris pas mal de choses sur l’organisation de mon pays en temps de crise et comment les choses se mettent en place quand une situation si exceptionnelle se présente.

J’ai apprécié le fait que les auteurs ne versent pas dans le conspirationnisme comme on peut en lire un peu partout, ils relatent juste des faits, accompagnés de confidences de divers spécialistes.

Vu les circonstances, j’ai envie de dire: « à quand le livre sur « la deuxième vague » ? »

Ma note: ♥♥♥(♥)

Un grand merci aux éditions Slatkine pour l’envoi de ce SP!


Bilan de mes lectures du mois d’octobre 2020

Coucou tout le monde !

Je reviens aujourd’hui pour vous présenter mes lectures du mois d’octobre 2020.

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Romans lus durant le mois : 7 dont 2 SP

Mangas lus durant le mois: 5

Bandes dessinées lues durant le mois: 1

Le mois d’octobre était un un peu placé sous le signe « Girl Power » car que de femmes fortes et inspirante il y avait dans les livres lus le mois dernier comme dans le fabuleux une farouche liberté sur la vie de Gisèle Halimi interviewée par Annick Cojean,  Un magnifique livre sur le combat de cette femme pour faire valoir le droit des femmes. Des droits pour lesquels aujourd’hui encore nous devons nous battre car rien n’est jamais acquis. Ce livre devrait être lu dans les écoles!

Dans Liv Maria, Julia Kerninon nous emmène en voyage avec une héroïne libre et terrassée par un terrible secret. Une jolie découverte!

J’avais beaucoup entendu parler de Miracle de Solène Bakowski mais je dois avouer avoir été déçue par le dénouement de l’histoire mais je vous en reparlerai plus en détail dans l’article qui lui sera dédié.

Une déception avec Les soeurs de Fall River de Sarah Schmidt que j’ai trouvé un peu longuet et ennuyant.

Gros coup de coeur avec le dernier Marc Voltenauer, Les protégés de Sainte Kinga dont je vous avais parlé juste ici, un fantastique roman sur une prise d’otage dans les mines de sel de Bex .. Un roman à tiroirs qui nous fait passer par toutes les émotions !

J’ai également adoré le premier roman de Sarah Baud, une fille hors pères dont je vous avais parlé juste ici que j’ai trouvé haletant et passionnant. Vivement le prochain!

Et pour terminer avec les romans, j’ai bien évidemment adoré la conclusion de la trilogie du « chien » de Patrick Bauwen. Il fait encore une fois très fort avec l’heure du diable car il arrive à nous fournir un final cohérent et intelligent. Chapeau!

Niveau mangas, j’ai rattrapé mon retard dans Gran Blue Fantasy de Cocho, une jolie épopée où l’amitié et l’entraide sont au coeur de tout. Pas un chef d’œuvre mais j’aime beaucoup tout de même !Apparemment il y a un jeu vidéo qui reprend l’univers du manga ou est-ce le contraire ? A vrai dire je n’en sais rien!

Comme d’habitude, j’ai été ravie de lire un nouveau tome de Bride Stories de Kaoru Mori car les dessins sont vraiment somptueux et les personnages toujours autant touchants.

Bien entendu, j’ai foncé sur le tome 16 de The Promised Neverland de Kaiu Shirai. C’est sombre et machiavélique à souhait 🙂 c’est vraiment une chouette série qui me tient réellement en haleine entre chaque tome!

Pour terminer, j’ai également lu la nouvelle BD de Margaux Motin, Le printemps suivant qui est un tome 1 (vent lointain). Si j’ai adoré retrouver les jolis dessins de Margaux Motin et son petit grain de folie, j’ai finalement trouvé le fond de cette BD assez triste et j’espère que le ton sera plus humoristique dans le second tome. En effet, cela change énormément de ce à quoi l’autrice nous avait habitués (il s’agit surtout d’une histoire complète et non de gags par page comme dans ses livres précédents) et je dois avouer avoir été pour le moins déstabilisée ! J’ai quand même énormément apprécié ma lecture même si je ne m’attendais pas à ça.

Et vous, qu’avez-vous lu le mois passé?

A tout bientôt 🙂

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[SP] J’ai lu: Une fille hors pères de Sarah Baud

Hello tout le monde !

J’ai eu la chance de recevoir le premier roman de Sarah Baud, Une fille hors pères, paru aux éditions Slatkine cet été.

Sarah Baud n’est pas une inconnue car elle est renommée notamment dans les domaines du théâtre, de la danse et de la peinture. Du coup, je dois avouer que j’étais très curieuse de découvrir sa plume… et je n’ai pas été déçue!

Nombre de pages: 455 pages

Maison d’édition: Slatkine

Date de parution (dans cette édition): 21 août 2020

Résumé:

Au Mexique, une petite fille est enlevée à l’affection de son père par une entreprise de trafic d’organes. En France, quelques semaines plus tard, une petite fille est retrouvée dans un torrent. Qui est-elle et comment est-elle arrivée là ?

Dans le district de Lémania, des années plus tard, une jeune femme, Nola, travaille pour un riche banquier et mène une double vie la nuit. Des attentats sont perpétrés dans ce haut lieu de la finance. En même temps, des cadavres vidés de leurs organes et remplis de paille sont découverts dans le lac…Stan Trézil, flic aux manières pas toujours très catholiques est mis sur le coup et va devoir démêler ce gros sac de nœuds … au péril de sa vie.

Mon avis:

L’histoire se passe dans le district de Lémania, un endroit qui n’existe pas en vrai mais qui se situe (d’après l’autrice 😉 ) en périphérie de Genève et serait une riche enclave emplie de banques et de gens de pouvoir. Un milieu pourri jusqu’à la moëlle en somme!

On suit en parallèle et au gré des chapitres Nola, jeune femme mystérieuse, Stan, policier un poil psychopathe et plus ponctuellement d’autres personnages, à plusieurs époques différentes. J’aime ce genre de narration qui fait qu’on reste toujours dans l’action, sans se lasser une seule seconde.

Nola est un personnage vraiment badass qui m’a beaucoup plu, elle n’a pas froid aux yeux, est volontaire et courageuse, à l’opposé d’une nunuche inutile. Au contraire, elle passe son temps à sauver les miches (vous me pardonnerez l’expression) des personnages masculins 😉 J’ai aimé le fait que le personnage principal soit une femme forte qui sait se débrouiller seule. J’ai toutefois pensé plus d’une fois que le trait était un peu forcé et les méchants un peu bêbêtes quand même de se faire avoir ainsi! Par bien des aspects, Nola m’a fait penser à un James Bond au féminin. (avec des méchants qui auraient mille fois l’occasion de la tuer mais qui préfèrent discuter ou la ligoter, lui laissant une chance de s’échapper). Nola se transforme au fil du roman car au début elle ne parle presque pas mais s’ouvre peu à peu, comme un papillon qui sort de sa chrysalide.

Stan Trézil, le flic, est un personnage très intéressant également car il est hanté par ses démons. Ses méthodes sont un peu choquantes pour un représentant de l’ordre mais donnent de bons résultats. Il tombe très vite sous le charme de Nola qui lui rappelle sa propre histoire et met tout en œuvre pour la protéger.

Cathal Brogden, le riche banquier pour lequel Nola travaille, est également un personnage qui m’a beaucoup plu car contrairement à ses congénères du milieu banquier et malgré le fait qu’il soit né avec une cuiller en or dans la bouche il n’est pas arrogant, et fait confiance à son assistante alors qu’au début du roman celle-ci ne parle quasiment pas et communique presque uniquement à l’écrit. Il se découvre une montagne de courage quand il s’agit de se lancer dans l’action pour sauver Nola, et n’hésite pas une seule seconde à se mettre en danger. Son côté gentleman m’a beaucoup plu également. Il n’a aucun geste déplacé envers Nola et attend que ce soit elle qui fasse le premier pas (ce qui encore une fois le différencie des riches qui pensent que tout leur est dû).

Finalement, Nola fait tomber tous les hommes de son entourage sous son charme, bien malgré elle. Son apparente fragilité due à son petit gabarit leur donne envie de la protéger alors qu’elle est finalement la plus apte à se défendre.

Tout la partie sur les trafics d’organes est assez effrayante car on sait que cela existe…

J’ai trouvé que l’intrigue était vraiment bien pensée, j’ai été happée par l’histoire et ce dès les premières pages, ce qui est déjà admirable pour un premier roman!

En effet, il s’agit d’un thriller mais également d’une histoire de famille, d’une histoire d’amour et bien plus encore! A la fin du roman nous avons les réponses à toutes nos questions et je dois dire que c’est vraiment agréable car ce n’est pas toujours le cas dans les thrillers. Souvent des éléments restent flous ou carrément mis de côté mais ce n’est pas le cas ici.

L’histoire est complexe et fouillée, les personnages ont de la profondeur et on s’attache très vite à eux. Bref, j’ai donc découvert avec un énorme plaisir la plume de Sarah Baud et je peux dire que c’est un gros coup de cœur pour moi! 

Ma note: ♥♥♥♥♥

Un grand merci aux Editions Slatkine  pour l’envoi de ce SP!