[SP]J’ai lu: L’égérie rebelle de Franz Liszt d’Ann Bandle

Hello tout le monde !

Je vous retrouve aujourd’hui pour vous parler de la biographie romancée L’égérie rebelle de Franz Liszt de l’autrice Ann Bandle que j’ai eu la chance de recevoir de la part des éditions Slatkine. 

 ♥ = Bof bof, à éviter

♥♥ = Sympa, sans plus

♥♥♥ = Pas mal du tout , j’ai passé un bon moment !

♥♥♥♥ = A lire absolument !

♥♥♥♥♥ = Attention, gros coup de cœur !

Les (♥) représentent les demis 

L’image provient de mon Instagram.

Nombre de pages:  264 pages

Maison d’édition: Slatkine

Date de parution (dans cette édition): 31 octobre 2023

4ème de couverture:

Sublime, intelligente et cultivée, Marie d’Agoult figure parmi les femmes les plus admirées du Tout-Paris. La fine fleur de l’aristocratie se presse dans son salon où le bel esprit du romantisme brille sous l’éclat de la verve de Sainte-Beuve, d’Eugène Sue, d’Alfred de Vigny… Mariée au comte d’Agoult, mère de deux fillettes, elle a tout, sauf le bonheur absolu… Un jeune pianiste de génie, Franz Liszt, va exaucer son rêve d’ »amour inconditionnel » longtemps caressé. Très ardent, très exalté, très pieux, il illumine la morosité de ses jours, lui insuffle sa passion : « Vous n’êtes pas la femme qu’il me faut, vous êtes la femme que je veux. » Elle sera sa muse, son égérie, la mère de ses enfants, mais aussi l’incomprise. Lors de leurs pérégrinations, ils sillonnent les sommets des Alpes suisses avant de s’installer, confiants, à Genève. Ce couple peu conventionnel et décrié fuira les regards hostiles pour les terres chaudes et fécondes de l’Italie, tout en fréquentant abondamment écrivains et artistes. Chopin, George Sand, Lamartine, Victor Hugo, Rossini, Hortense Allart, Ingres, Sainte-Beuve, Bartolini parmi d’autres croisent leur chemin. Mais au-delà de l’effervescence passionnelle et des nombreux chassés-croisés, Marie d’Agoult parviendra-t-elle à donner un sens à sa vie ?

Mon avis:

Les événements se passent à partir de décembre 1832 et nous font voyager sans temps mort entre la France, la Suisse, l’Italie et l’Autriche. L’autrice va nous raconter l’histoire d’amour passionnelle et pour le moins inconvenante entre le talentueux et prometteur jeune pianiste Franz Liszt et la comtesse Marie d’Agoult, femme de la haute bourgeoisie française, mariée et mère de deux enfants. C’est elle la narratrice de cette biographie romancée.

Après avoir eu un coup de foudre réciproque, Marie d’Agoult et Franz Liszt vont décider de s’enfuir ensemble et de vivre de la musique de Franz, malgré les qu’en-dira-t-on. Mais plus qu’une histoire d’amour et d’adultère, c’est surtout l’histoire d’un homme et une femme qui ne peuvent vivre longtemps ensemble sans se déchirer mais ne peuvent se résoudre à vivre l’un sans l’autre.

Marie est subjuguée par son jeune amant et devient très vite jalouse à l’excès, elle qui a tout quitté pour lui ne comprend pas que lui ne change pas plus pour elle. De plus, elle a beaucoup plus à perdre que lui dans cette histoire. En effet, elle perd sa réputation, sa richesse et son titre de noblesse.

De son côté, Franz est pour le moins grisé par son succès et aspire à profiter un peu des plaisirs que la vie lui offre, même s’il revient toujours auprès de sa bien aimée. Peu à peu, le ressentiment de Marie prend le pas sur son amour et elle reproche de plus en plus souvent ses absences à Franz.

Il ne subissait aucune des contrariétés auxquelles je faisais face. Il n’avait aucun passé à regretter, aucune famille délaissée, aucun privilège perdu, alors que mon esprit était hanté par mes abandons, lourds sacrifices dont je ne parvenais pas à me défaire. 

L’égérie rebelle de Franz Liszt, d’Anne Bandle, page 112

J’ai adoré ce roman historique qui m’en a appris beaucoup sur ce pianiste que je ne connaissais que de nom, mais j’ignorais qu’il avait côtoyé des grands noms comme George Sand, Chopin ou encore Berlioz et Dumas. 

Un livre passionnant et merveilleusement documenté, écrit comme un récit d’aventure et porté par la très belle plume d’une autrice que je découvre avec ce titre et dont je suivrai de très près les prochaines parutions!

Ma note: ♥♥♥♥♥

 

 


Un grand merci aux éditions Slatkine l’envoi de ce SP!

J’ai lu: Une si belle image de Katherine Pancol

Hello tout le monde !

Je vous retrouve aujourd’hui pour vous parler du roman Une si belle image de l’autrice française Katherine Pancol.  

 ♥ = Bof bof, à éviter

♥♥ = Sympa, sans plus

♥♥♥ = Pas mal du tout , j’ai passé un bon moment !

♥♥♥♥ = A lire absolument !

♥♥♥♥♥ = Attention, gros coup de cœur !

Les (♥) représentent les demis 

L’image provient de mon instagram.

Nombre de pages: 245 pages

Maison d’édition: Points

Date de parution (dans cette édition): 1994

4ème de couverture:

Jackie, c’est l’histoire de toutes les femmes.

Elle nous ressemble terriblement, mais n’a jamais voulu qu’on le devine.

Elle était beaucoup trop fière.

Alors elle est devenue un personnage de roman. Pour mieux nous égarer, pour mieux nous épater. Elle a jeté de la poudre de perlimpinpin aux yeux du monde entier.

Elle a dissimulé ses fragilités, ses mystères, et a construit son propre mythe.

C’est ce roman d’une vie que Katherine Pancol nous raconte dans Une si belle image.

Mon avis:

Une si belle image est l’histoire de la vie de Jacqueline Bouvier Kennedy Onassis, de sa plus tendre enfance à sa vie de femme du monde. Attention toutefois: il ne s’agit pas d’une biographie au sens strict du terme mais bien d’une biographie romancée.

Toute petite déjà, Jacky (elle préfère qu’on l’appelle ainsi) est choyée et gâtée par son père qui est son héros. Malheureusement, elle va être séparée de celui-ci au divorce de ses parents, son père n’ayant pas les moyens de l’entretenir étant donné qu’il a toujours vécu au crochet de la famille de son ex-femme.

Ce père qui sera la cause de son plus gros sentiment d’abandon et de manque. Celui qui la traitait comme une princesse et lui passait tous ses caprices. Elle n’aura alors de cesse de rechercher « un père » dans les futurs hommes de sa vie. Elle les compare impitoyablement à son père et doit admirer pour pouvoir aimer. Y’a un complexe d’Œdipe sous roche me direz-vous, et vous auriez raison.

Jacky restera toute sa vie une petite fille gâtée, qui n’aura de cesse d’imposer ses envies à son entourage. Sauf avec JFK, et c’est peut-être également pour cela qu’il l’attire irrésistiblement. Elle représente un atout pour ce candidat à la présidence. En effet, elle parle plusieurs langues, a un très bon niveau de culture et sait se tenir en société. Elle est subjuguée par son mari et lui se permet de l’humilier publiquement en la trompant à tour de bras.

Jacky Kennedy est une femme qui va devoir vivre avec tous les drames qui jonchent sa vie, en se relevant à chaque fois, droite et fière dans ses tailleurs toujours impeccables. Elle aura toute sa vie à cœur de donner d’elle une image irréprochable.

Puisque la vie de John lui avait échappé, sa mort lui appartenait.

Une si belle image, de Katherine Pancol, page 12

J’ai été très touchée par ce portrait d’une femme qui se rêvait libre mais qui a toujours été dans une cage dorée. Une femme qui n’a pas su trouver un homme qui l’appréciait à sa juste valeur.

Je pense que j’ai rarement collé autant de post-it dans un livre, tant la plume de Katherine Pancol est juste et belle. On ressent à travers ses mots toute l’admiration et l’affection qu’elle a pour Jacky.

De plus, cette dernière est une femme pleine de nuances et de contradictions. En effet, elle est dotée d’une personnalité complexe et mystérieuse, une part d’elle restera jusqu’au bout « indomptable ». Cependant, quand le vernis de perfection se fend, on commence à percevoir les fêlures de cette femme incroyable. La vie de Jacky ne peut en aucun cas se résumer à « une si belle image » ce qui fait que ce titre – ironique – lui va comme un gant. 

Bref, un roman de Katherine Pancol dont on n’a vraiment pas entendu assez parler à mon goût et que je vous encourage à découvrir!

Ma note: ♥♥♥♥♥