J’ai lu: Le vallon des lucioles d’Isla Morley

Hello tout le monde !

Je vous retrouve aujourd’hui pour vous parler du roman Le vallon des lucioles de l’autrice Isla Morley. Le vallon des lucioles est son troisième roman mais le premier traduit en Français.

 ♥ = Bof bof, à éviter

♥♥ = Sympa, sans plus

♥♥♥ = Pas mal du tout , j’ai passé un bon moment !

♥♥♥♥ = A lire absolument !

♥♥♥♥♥ = Attention, gros coup de cœur !

Les (♥) représentent les demis 

L’image provient de mon Instagram.

le vallon des lucioles

Nombre de pages:  480 pages

Maison d’édition: Seuil

Date de parution (dans cette édition): 4 mars 2021

4ème de couverture:

1937, Kentucky. Clay Havens et Ulys Massey, deux jeunes photographe et journaliste, sont envoyés dans le cadre du New Deal réaliser un reportage sur un coin reculé des Appalaches.

Dès leur arrivée, les habitants du village les mettent en garde sur une étrange famille qui vit au cœur de la forêt. Il n’en faut pas plus pour qu’ils partent à leur rencontre, dans l’espoir de trouver un sujet passionnant. Ce qu’ils découvrent va transformer à jamais la vie de Clay et stupéfier le pays entier. À travers l’objectif de son appareil, se dévoile une jeune femme splendide, Jubilee Buford, dont la peau teintée d’un bleu prononcé le fascine et le bouleverse.

Leur histoire sera émaillée de passion, de violence, de discorde dans une société américaine en proie au racisme et aux préjugés.

Inspiré par un fait réel, ce roman est une bouleversante histoire d’amour et un hymne à la différence.

Mon avis:

Ce roman m’a vraiment fait voyager, même si finalement on ne bouge pas énormément car le roman se passe presque entièrement dans une petite ville des Appalaches. 

Havens et Massey sont respectivement photographe et journaliste et doivent montrer de quoi est faite la vie des autochtones. 

Tout de suite, ils apprennent l’existence de personnes différentes, qui vivent en retrait de la ville. Effectivement, la famille Buford est un peu spéciale car deux de leurs enfants sont nés avec la peau bleue, tout comme certains de leurs ancêtres. Havens est très vite subjuguée par Jubilee, (la fille donc) qu’il trouve magnifique et mystérieuse. Par respect pour elle et aussi pour la protéger (car des gens mal intentionnés veulent tuer les « ratons bleus » comme ils les appellent), il se refuse de la prendre en photo (en tout cas pas en couleur). 

Les deux partagent la passion de la nature, des animaux, des oiseaux. Jubilee se méfie beaucoup de lui au départ, même s’il l’attire irrésistiblement. Elle a simplement appris à se méfier et à craindre ceux « de la bonne couleur ». Quand on a connu que les menaces et les brimades au quotidien, difficile d’accorder sa confiance ensuite.

J’ai aimé le fait que Havens soit un homme délicat et hyper respectueux envers Jubilee. Il ne la force à rien, jamais. C’est un homme rêveur, introverti et la célébrité ne l’attire pas du tout. Il n’hésite d’ailleurs pas une seconde à mettre en péril sa carrière de photographe (pourtant florissante) pour sauver la famille Buford.

Massey, de son côté, est beaucoup plus opportuniste et a flairé de loin le super scoop qui va lui faire gagner des prix de journalisme… Cela va être la cause d’une violente discorde entre les deux amis.

Ce récit aborde le thème du racisme mais d’une manière différente car les personnes à la peau bleue sont extrêmement rares et ne sont presque pas considérées comme des êtres humains. Ils sont condiérés comme des monstres de foire et ne peuvent prétendre à une vie normale car porteurs de ce maudit gène de la peau bleue. 

La bêtise et l’ignorance des gens est sans limite et ce roman le prouve encore une fois. Il a également eu une résonnance particulière en moi car il est inspiré par un fait divers réel. 

J’ai passé un très beau moment de lecture avec ce roman très visuel. J’ai eu l’impression de marcher dans la forêt avec Jubilee et Havens, de guetter avec eux le terrier des renards… Bref, un roman comme je les aime, qui m’a fait rêver, frémir et voyager. Une belle histoire servie par une écriture précise et sensible.

Une très jolie plume à découvrir!

Ma note: ♥♥♥♥♥


J’ai lu: La familia grande de Camille Kouchner

Hello tout le monde !

Je vous retrouve aujourd’hui pour vous parler du document La familia grande de Camille Kouchner dont on a beaucoup entendu parler à sa sortie en début d’année.

 ♥ = Bof bof, à éviter

♥♥ = Sympa, sans plus

♥♥♥ = Pas mal du tout , j’ai passé un bon moment !

♥♥♥♥ = A lire absolument !

♥♥♥♥♥ = Attention, gros coup de cœur !

Les (♥) représentent les demis 

L’image provient de mon instagram.

la familia grande

Nombre de pages: 208 pages

Maison d’édition: Seuil

Date de parution (dans cette édition): 7 janvier 2021

4ème de couverture:

« Souviens-toi, maman : nous étions tes enfants. » C.K.

C’est l’histoire d’une grande famille qui aime débattre, rire et danser, qui aime le soleil et l’été. C’est le récit incandescent d’une femme qui ose enfin raconter ce qui a longtemps fait taire la familia grande.

Mon avis:

Comme pour le récit « Le Consentement » de Vanessa Springora, difficile de vraiment juger un livre témoignage si dramatique. D’ailleurs, comme pour ce dernier, je ne vais pas lui donner de note. 

Je ne connaissais pas spécialement la famille de Camille Kouchner, à part son père dont j’avais vaguement entendu le nom étant petite. 

Camille Kouchner nous fait donc le récit de son enfance, de ses étés dans la grande maison familiale où sa mère et son beau-père accueillaient tous leurs amis dans une joyeuse débauche. 

J’ai trouvé assez particulière toute la famille et leur rapport aux corps. Beaucoup de liberté voire même de libertinage. 

Cependant, quand Camille comprend que son beau-père abuse de son frère jumeau, Victor, elle ne va rien dire, jusqu’à ce livre. 

En effet, elle est prise entre le marteau et l’enclume. La peur de trahir son frère, qui lui fait jurer de ne rien dire, et la peur de sa mère, qui pourrait encore croire que ses enfants veulent lui voler son mari. 

Comme je vous l’ai dit, toute l’ambiance décrite au sein de la « familia grande » est un peu dérangeante, un peu borderline. On oscille à chaque seconde entre l’euphorie et la dépression. 

Drôle de famille et drôle d’endroit pour grandir. 

A l’ombre de toutes ces personnalités exubérantes, comment se faire entendre ?

Ce n’est qu’à la mort de sa mère que Camille Kouchner révèlera la vérité dans ce livre. 

Celui-ci illustre bien le fait que les victimes d’inceste se sentent toujours coupables, quoi qu’elles fassent. Ici ce n’est pas Camille Kouchner la victime directe – elle est une victime collatérale – mais elle est prise en otage de la situation, ce qui lui a également beaucoup causé de tort dans sa vie à elle. En effet, le poids du secret était très lourd à porter pour ses épaules d’adolescente. 

J’espère que ce document fera bouger les choses et inciter les victimes (ou leurs proches) à parler plus rapidement en cas d’abus, même si pour cela une famille doit voler en éclats.

Ma note: impossible de noter un témoignage