J’ai lu: La familia grande de Camille Kouchner

Hello tout le monde !

Je vous retrouve aujourd’hui pour vous parler du document La familia grande de Camille Kouchner dont on a beaucoup entendu parler à sa sortie en début d’année.

 ♥ = Bof bof, à éviter

♥♥ = Sympa, sans plus

♥♥♥ = Pas mal du tout , j’ai passé un bon moment !

♥♥♥♥ = A lire absolument !

♥♥♥♥♥ = Attention, gros coup de cœur !

Les (♥) représentent les demis 

L’image provient de mon instagram.

la familia grande

Nombre de pages: 208 pages

Maison d’édition: Seuil

Date de parution (dans cette édition): 7 janvier 2021

4ème de couverture:

« Souviens-toi, maman : nous étions tes enfants. » C.K.

C’est l’histoire d’une grande famille qui aime débattre, rire et danser, qui aime le soleil et l’été. C’est le récit incandescent d’une femme qui ose enfin raconter ce qui a longtemps fait taire la familia grande.

Mon avis:

Comme pour le récit « Le Consentement » de Vanessa Springora, difficile de vraiment juger un livre témoignage si dramatique. D’ailleurs, comme pour ce dernier, je ne vais pas lui donner de note. 

Je ne connaissais pas spécialement la famille de Camille Kouchner, à part son père dont j’avais vaguement entendu le nom étant petite. 

Camille Kouchner nous fait donc le récit de son enfance, de ses étés dans la grande maison familiale où sa mère et son beau-père accueillaient tous leurs amis dans une joyeuse débauche. 

J’ai trouvé assez particulière toute la famille et leur rapport aux corps. Beaucoup de liberté voire même de libertinage. 

Cependant, quand Camille comprend que son beau-père abuse de son frère jumeau, Victor, elle ne va rien dire, jusqu’à ce livre. 

En effet, elle est prise entre le marteau et l’enclume. La peur de trahir son frère, qui lui fait jurer de ne rien dire, et la peur de sa mère, qui pourrait encore croire que ses enfants veulent lui voler son mari. 

Comme je vous l’ai dit, toute l’ambiance décrite au sein de la « familia grande » est un peu dérangeante, un peu borderline. On oscille à chaque seconde entre l’euphorie et la dépression. 

Drôle de famille et drôle d’endroit pour grandir. 

A l’ombre de toutes ces personnalités exubérantes, comment se faire entendre ?

Ce n’est qu’à la mort de sa mère que Camille Kouchner révèlera la vérité dans ce livre. 

Celui-ci illustre bien le fait que les victimes d’inceste se sentent toujours coupables, quoi qu’elles fassent. Ici ce n’est pas Camille Kouchner la victime directe – elle est une victime collatérale – mais elle est prise en otage de la situation, ce qui lui a également beaucoup causé de tort dans sa vie à elle. En effet, le poids du secret était très lourd à porter pour ses épaules d’adolescente. 

J’espère que ce document fera bouger les choses et inciter les victimes (ou leurs proches) à parler plus rapidement en cas d’abus, même si pour cela une famille doit voler en éclats.

Ma note: impossible de noter un témoignage


J’ai lu: Le consentement de Vanessa Springora

Hello tout le monde !

Je vous retrouve aujourd’hui pour vous parler du document Le consentement de Vanessa Springora qui a fait beaucoup de bruit à sa sortie.

 ♥ = Bof bof, à éviter

♥♥ = Sympa, sans plus

♥♥♥ = Pas mal du tout , j’ai passé un bon moment !

♥♥♥♥ = A lire absolument !

♥♥♥♥♥ = Attention, gros coup de cœur !

Les (♥) représentent les demis 

L’image provient de mon instagram.

le consentement

Nombre de pages: 216 pages

Maison d’édition: Le Livre de Poche

Date de parution (dans cette édition): 6 janvier 2021

4ème de couverture:

« Depuis tant d’années, je tourne en rond dans ma cage, mes rêves sont peuplés de meurtre et de vengeance. Jusqu’au jour où la solution se présente enfin, là, sous mes yeux, comme une évidence : prendre le chasseur à son propre piège, l’enfermer dans un livre. »
Séduite à l’âge de quatorze ans par un célèbre écrivain quinquagénaire, Vanessa Springora dépeint, trois décennies plus tard, l’emprise qui fut exercée sur elle et la trace durable de cette relation tout au long de sa vie de femme. Au-delà de son histoire intime, elle questionne dans ce récit les dérives d’une époque et d’un microcosme littéraire aveuglé par le talent et la notoriété.

Un livre phénomène traduit dans vingt-deux langues et actuellement en cours d’adaptation cinématographique.

Mon avis:

Que dire à propos de ce document ? 

Bien évidemment, je savais de quoi ce livre allait parler car on en avait beaucoup entendu parler dans les journaux. 

Lire ce genre de documentaire me fait un peu l’impression malaisante d’être une voyeuse et j’avoue ne pas trop apprécier ce sentiment. Cependant, je pense qu’il est essentiel de parler de toutes ces choses affreuses qui sont infligées encore bien trop souvent à des enfants (et souvent par leur famille!).

Vanessa Springora nous raconte comment, à partir de quatorze ans elle se fait séduire et abuser sexuellement par un écrivain célèbre du moment, qui s’inspire de ses relations avec de jeunes filles (car elle n’est pas la seule) pour écrire des livres acclamés par la critique. 

Je n’ai pas de mots pour vous décrire le dégoût que cet homme m’a inspiré. Je n’ai pas compris non plus pourquoi la famille de l’autrice ne l’a pas protégée plus que cela. Sous le prétexte que c’était un homme célèbre qui s’intéressait à sa fille, la mère laisse faire, et lui fait même ressentir qu’elle est un peu jalouse d’elle… 

Suite à tous ces événements, la vie de Vanessa Springora a été bouleversée et détruite. En effet, impossible d’avoir une relation normale avec un homme après cela. Il lui faudra des années pour se reconstruire et encore aujourd’hui, cette histoire l’affecte énormément.

Un livre à lire et à faire lire, pour toutes les Vanessa Springora du monde, pour réveiller les consciences. Pour que les abus sexuels sur les enfants (et sur quiconque d’ailleurs) cessent une bonne fois pour toute.

Ma note: impossible de noter un témoignage


[SP] J’ai lu: Suicide Caustique d’Anne Carecchio

Hello tout le monde!

J’ai reçu au début du mois de mai le témoignage d’Anne Carecchio, « Suicide Caustique » de la part des Editions Slatkine et je les en remercie 🙂

Anne Carecchio est chirurgien digestif et il s’agit là de son premier livre.

Nombre de pages: 153 pages

Editeur: Editions Slatkine

Date de parution: le 11 mai 2020

Résumé:

Je ne peux pas vraiment faire un résumé à proprement parler étant donné qu’il s’agit d’un document et non d’un roman mais en bref, Anne Carecchio nous fait partager sa plongée en enfer dans le monde des troubles du comportement alimentaire et nous raconte comment elle s’en est sortie.

Mon avis:

Ce livre a particulièrement résonné en moi car j’ai moi-même, vers mes 17-18 ans, été touchée par un TCA (Trouble du Comportement Alimentaire), l’anorexie. Il a été d’autant plus facile pour moi d’imaginer la souffrance endurée par Anne Carecchio. Il ne faut pas oublier que les TCA sont des maladies ravageuses qui peuvent parfois conduire à la mort. Chaque personne qui s’en sort est un miracle et elle touche autant les femmes que les hommes, même si pour ces derniers nous en parlons moins (ce qui n’est pas juste).

Pour Anne Carecchio, sa boulimie a commencé car elle ne se trouvait jamais « assez ». Trop exigeante avec elle-même, elle n’accepte pas la demi-mesure et ne tolère que l’excellence (sauf avec ses fréquentations). Cette quête de la perfection la fait entrer dans une spirale infernale de mensonges et de faux semblants pour montrer l’apparence de la normalité, pour toujours donner l’impression que tout va bien, malgré la maladie, surtout à ses proches.

Cet ouvrage se lit d’une traite, sans faire de pause, sans presque reprendre son souffle. On ressent l’urgence de l’auteure de se raconter, de partager son expérience pour que celle-ci puisse aider d’autres personnes à s’en sortir. Elle « vomit » son histoire comme elle vomissait toute cette nourriture qu’elle engloutissait.

Dans son cas, c’est la maternité qui la sauvera de ses TCA ainsi que l’amour de son conjoint.

A noter que la préface à été rédigée par Patrick Poivre d’Arvor que le sujet touche particulièrement car sa fille Solenn était atteinte de TCA.

Un petit détail, mais je trouve l’image choisie comme couverture vraiment splendide, elle reproduit bien cette sensation d’étouffement, cette impression de se noyer dans les mensonges.

Un livre à mettre entre toutes les mains et qui peut permettre d’ouvrir le dialogue avec une personne que vous soupçonnez souffrir d’un TCA afin de pouvoir l’aider à aller mieux.

Ma note: ♥♥♥

 

Un grand merci aux Editions Slatkine pour l’envoi de ce SP !