J’ai lu: L’été où Elodie de Kate Riordan

Hello tout le monde !

Je vous retrouve aujourd’hui pour vous parler du roman L’été où Elodie de l’autrice américaine Kate Riordan.

 ♥ = Bof bof, à éviter

♥♥ = Sympa, sans plus

♥♥♥ = Pas mal du tout , j’ai passé un bon moment !

♥♥♥♥ = A lire absolument !

♥♥♥♥♥ = Attention, gros coup de cœur !

Les (♥) représentent les demis 

L’image provient de mon instagram.

l'été où Elodie

Nombre de pages: 432 pages

Maison d’édition: Stock

Date de parution (dans cette édition): 25 mai 2022

4ème de couverture:

Lorsque Sylvie Durand reçoit une lettre lui intimant de se rendre de toute urgence à La Rêverie, sa maison en Provence, elle comprend qu’elle n’a plus le choix. Au cœur d’un été étouffant, marqué par des incendies d’une violence inhabituelle, Sylvie retourne donc à La Rêverie avec Emma, sa fille cadette, dans ses bagages. Alors que les souvenirs des événements qui ont brisé leur famille une décennie plus tôt menacent de remonter à la surface, Sylvie tente à tout prix de dépasser le profond sentiment d’effroi que lui inspire cet endroit. Et surtout de cacher à Emma la vérité sur ce qu’il s’est réellement passé cet été-là. Mais, du moindre recoin de la maison, surgit le spectre d’Élodie. Son aînée, venue au monde dans la tourmente de Mai 68. Sa jolie fille aux yeux vairons, que les villageois du coin comparaient volontiers à une « Manson Girl ». Élodie qui obtenait toujours ce qu’elle voulait. Élodie, disparue tragiquement à quatorze ans. À mesure que le mercure grimpe et que les feux se rapprochent, Sylvie sent poindre une menace bien plus effrayante. Qui pourrait tout changer.  Alternant brillamment entre passé et présent, Kate Riordan tisse un page-turner captivant qui renouvelle le genre du roman d’été et interroge l’évidence supposée du lien maternel.

Mon avis:

J’ai tout de suite été attirée par ce livre en librairie car le titre contient mon prénom donc forcément… j’étais presque obligée de l’acheter (logique non?).

Quand j’ai lu la 4ème de couv’ j’ai tout de suite pensé à « il faut qu’on parle de Kevin » de Lionel Shriver ou plus récemment à « entre toutes les mères » d’Ashley Audrain (l’un de mes gros coups de coeur de l’année passée). 

Comme dans les deux romans précités, il s’agit encore une fois de l’histoire d’une mère qui se sent coupable de n’avoir pas pu/su tisser un lien avec sa fille totalement insensible et manipulatrice.

A vrai dire, je pense que rien ne me met plus froid dans le dos que des histoires d’enfants machiavéliques. Surtout quand leur perfidie n’est pas perçue par la plupart des gens qui les entourent. 

Cependant, il est presque impossible de leurrer sa propre mère. Elodie n’échappe par à cette règle car sa mère, Sylvie, se rend très vite compte que quelque chose cloche chez sa fille aînée, même si son mari, lui, se fait très vite avoir par sa fille. Cette situation mène d’ailleurs à un désaccord dans le couple car Greg, son mari, prend toujours le parti de sa fille et trouve que sa femme devrait plus ou mieux d’en occuper. Et c’est là tout le machiavélisme de ce roman, cette mère qui voit sa fille devenir mauvaise mais qui n’est crue par personne… 

J’ai également aimé le personnage de la soeur cadette, Emma, que Sylvie tente de protéger de sa propre soeur. Emma, jeune fille aimante et douce, tout le contraire d’Elodie.

Je donnerais ma vie pour elle, sans l’ombre d’une hésitation; je suis sa mère. Mais, parfois, j’aimerais ne pas l’être. Il n’y a pas de paradoxes en moi dans ces affirmations. Elles coexistent dans ma tête, certitudes jumelles que je me surprends à chuchoter, comme un étrange mantra.

L’été où Elodie de Kate Riordan, page 96

C’est un livre qui se dévore, pour ma part je l’ai acheté et j’ai commencé de suite à le lire, ce qui est assez rare dans mon cas, vu l’état de ma pile à lire (ou plutôt de mes bibliothèques à lire). L’écriture de Kate Riordan est très fluide et le livre se lit tout seul.

Les chapitres sont courts et le suspense est intense. On sent qu’il va forcément arriver un truc mais on ne sait pas quand et c’est là tout le talent de l’autrice. L’ambiance devient de plus en plus pesante. Un roman qui mériterait qu’on parle davantage de lui, au même titre que les romans cités au début de cet avis!

Ma note: ♥♥♥♥♥


J’ai lu: S’adapter de Clara Dupont-Monod

Hello tout le monde !

Je vous retrouve aujourd’hui pour vous parler du roman S’adapter de l’autrice Clara Dupont-Monod. 

 ♥ = Bof bof, à éviter

♥♥ = Sympa, sans plus

♥♥♥ = Pas mal du tout , j’ai passé un bon moment !

♥♥♥♥ = A lire absolument !

♥♥♥♥♥ = Attention, gros coup de cœur !

Les (♥) représentent les demis 

L’image provient de mon instagram.

s'adapter

Nombre de pages:  171 pages

Maison d’édition: Stock

Date de parution (dans cette édition): 25 août 2021

4ème de couverture:

C’est l’histoire d’un enfant aux yeux noirs qui flottent, et s’échappent dans le vague, un enfant toujours allongé, aux joues douces et rebondies, aux jambes translucides et veinées de bleu, au filet de voix haut, aux pieds recourbés et au palais creux, un bébé éternel, un enfant inadapté qui trace une frontière invisible entre sa famille et les autres. C’est l’histoire de sa place dans la maison cévenole où il naît, au milieu de la nature puissante et des montagnes protectrices ; de sa place dans la fratrie et dans les enfances bouleversées. Celle de l’aîné qui fusionne avec l’enfant, qui, joue contre joue, attentionné et presque siamois, s’y attache, s’y abandonne et s’y perd. Celle de la cadette, en qui s’implante le dégoût et la colère, le rejet de l’enfant qui aspire la joie de ses parents et l’énergie de l’aîné. Celle du petit dernier qui vit dans l’ombre des fantômes familiaux tout en portant la renaissance d’un présent hors de la mémoire. Comme dans un conte, les pierres de la cour témoignent. Comme dans les contes, la force vient des enfants, de l’amour fou de l’aîné qui protège, de la cadette révoltée qui rejettera le chagrin pour sauver la famille à la dérive. Du dernier qui saura réconcilier les histoires. La naissance d’un enfant handicapé racontée par sa fratrie. Un livre magnifique et lumineux.

Mon avis:

Un roman OVNI où se sont les pierres des murs entourant une maison qui prennent la parole et qui nous racontent la vie d’une famille dont le 3ème enfant est né lourdement handicapé. 

A partir du pronostic des médecins, on va suivre alternativement l’aîné et la cadette, qui  ne vivent pas du tout la présence de leur petit frère de la même façon. Puis, dans un dernier temps, on va suivre le petit dernier de la famille, né bien des années plus tard. 

Le fils aîné va tout d’abord avoir de la répulsion vis-à-vis de son petit frère puis il va ressentir le besoin viscéral de prendre soin de lui, comme pour s’excuser de toutes les mauvaises pensées qu’il a pu avoir à son égard. Il va presque s’oublier et ne pas avoir de vie sociale pour être le plus possible auprès de son petit frère et lui rendre la vie plus douce.

La fille cadette, quant à elle, ne veut rien savoir de ce frère diminué qui selon elle gâche tout, et qui a cassé la dynamique parfaite de leur famille. Elle regrette de ne plus pouvoir jouer autant avec son frère ainé – qu’elle adule – car celui-ci est accaparé de manière presque obsessionnelle par leur petit frère. Elle passe le moins de temps possible à ses côtés et essaie de s’échapper en voyant des amis dès qu’elle en a l’occasion.

Le petit dernier, qui n’a pas connu ce frère bien qu’il soit toujours présent par bien des manières, vit un peu mal le fait d’être celui qui est là pour réparer, pour remplacer le membre manquant de la famille. Choyé par ses parents, il a de la peine à trouver sa place dans la famille, il a l’impression d’usurper la place de son frère disparu. 

Parfois son père ébouriffait ses cheveux avec une tendresse alarmée, une brusquerie qui révélait une crainte, celle de le voir partir, comme s’il fallait le retenir, lui, le dernier, parce que avant lui il y avait eu la souffrance et après lui il n’y aurait rien. Il se tenait dans un entre-deux. Il était à la fois un nouveau départ et une continuité, une fracture et une promesse.

S’adapter de Clara Dupont-Monod, page 127

J’ai trouvé ces trois témoignages touchants à leur manière. On n’arrive très facilement à se mettre à leur place et à comprendre le pourquoi du comment de leurs sentiments, même les plus ambivalents, car ils sont si humains finalement. J’aurais aimé avoir également l’avis des parents mais je comprends que l’autrice voulait se concentrer sur le ressenti des enfants avant tout. 

Le fait que les narratrices soient des pierres ne m’a pas dérangée, j’ai trouvé que cela donnait une certaine distance au récit tout en lui insufflant une certaine aura magique. La plume de l’autrice est atypique et très poétique. J’ai aimé sa sensibilité. 

Un récit lumineux qui vous arrachera certainement quelques larmes et qui aborde des thèmes très forts comme l’handicap, le deuil et la résilience sans jamais tomber dans le pathos. 

Ma note: ♥♥♥♥(♥)


J’ai lu: La beauté du ciel de Sarah Biasini

Hello tout le monde !

Je vous retrouve aujourd’hui pour vous parler du livre La beauté du ciel de l’autrice Sarah Biasini. Il s’agit de son premier roman. (Je ne sais pas vraiment si on peut l’appeler « roman » étant donné qu’il est autobiographique.

Petit anecdote d’ailleurs: la photo de ce livre sur instagram a reçu 4x plus de likes que toutes mes autres lectures, apparemment Romy Schneider a encore beaucoup beaucoup de fans. 

 ♥ = Bof bof, à éviter

♥♥ = Sympa, sans plus

♥♥♥ = Pas mal du tout , j’ai passé un bon moment !

♥♥♥♥ = A lire absolument !

♥♥♥♥♥ = Attention, gros coup de cœur !

Les (♥) représentent les demis 

L’image provient de mon instagram.

la beauté du ciel

Nombre de pages: 144 pages

Maison d’édition: Stock

Date de parution (dans cette édition): 6 janvier 2021

4ème de couverture:

« Un matin de mai, le téléphone sonne, je réponds, « Bonjour, gendarmerie de Mantes-la-Jolie, la tombe de votre mère a été profanée dans la nuit. »  »

Une femme écrit à sa fille qui vient de naître. Elle lui parle de ses joies, ses peines, ses angoisses, et surtout d’une absence, celle de sa propre mère, Romy Schneider.  Car cette mère n’est pas n’importe quelle femme. Il s’agit d’une grande star de cinéma, inoubliable pour tous ceux qui croisent le chemin de sa fille.

Dans un récit fulgurant, hanté par le manque, Sarah Biasini se livre et explore son rapport à sa mère, à la mort, à l’amour. Un texte poétique, rythmé comme le ressac, où reviennent sans cesse ces questions :  comment grandir quand on a perdu sa mère à quatre ans ? Comment vivre lorsqu’on est habitée par la mort et qu’elle a emporté tant de proches ? Comment faire le deuil d’une mère que le monde entier idolâtre ?  Comment devenir à son tour mère ?

Mon avis:

Ce roman est un hymne à l’amour maternel. C’est également un questionnement sur la façon d’être mère alors qu’on n’a presque aucun souvenir de la sienne, partie bien trop tôt et dont les souvenirs qu’on en a nous ont été racontés par notre entourage. Comment devenir mère soi-même sans se faire emporter par cette vague qu’est la notoriété de notre mère défunte ? Comment être à la hauteur?

C’est à toutes ces questions que tente de répondre Sarah Biasini, fille de l’illustre Romy Schneider, alors qu’elle est enceinte de sa fille. 

L’écriture sensible et à fleur de peau de ce livre m’a beaucoup plu car on sent que Sarah Biasini est encore très touchée par le fait de ne pas vraiment avoir connu sa mère. De ne la connaître que par le biais des films dans lesquels elle jouait. Du coup, elle n’a pas l’impression de la connaître mieux que tous ses fans.

De ce fait, elle se sent comme dépossédée de son chagrin en tant que petite fille qui a perdu sa maman… et même si elle a été très entourée étant petite, elle ressent toujours ce manque et ce trou dans son cœur qu’elle espère voir comblé en devenant elle-même maman.

On suit donc son parcours comme maman, d’abord durant sa grossesse, ses questionnements, etc. Ensuite à la naissance de sa fille, sa peur de disparaître et de ne pas voir sa fille grandir comme sa propre mère. On la sent fragile et forte à la fois. Fragile dès qu’il s’agit de sa mère et forte quand il s’agit de sa petite fille pour qui elle veut être un modèle de stabilité. 

Un magnifique livre sur la transmission mère-fille et sur un deuil impossible. 

La plume de Sarah Biasini est très agréable à lire, le style est fluide et les chapitres très très courts (2-3 pages max).

Ce roman m’a beaucoup touchée (étant moi-même maman de deux petites filles) et je l’ai dévoré en deux soirs à peine. 

Un bijou.

 

Ma note: ♥♥♥♥♥