J’ai lu: Celui qui veille de Louise Erdrich

Hello tout le monde !

Je vous retrouve aujourd’hui pour vous parler du roman Celui qui veille de l’autrice Louise Erdrich.

 ♥ = Bof bof, à éviter

♥♥ = Sympa, sans plus

♥♥♥ = Pas mal du tout , j’ai passé un bon moment !

♥♥♥♥ = A lire absolument !

♥♥♥♥♥ = Attention, gros coup de cœur !

Les (♥) représentent les demis 

L’image provient de mon instagram.

celui qui veille

Nombre de pages: 560 pages

Maison d’édition: Albin Michel

Date de parution (dans cette édition): 5 janvier 2022

4ème de couverture:

Dakota du Nord, 1953. Thomas Wazhashk, veilleur de nuit dans l’usine de pierres d’horlogerie proche de la réserve de Turtle Mountain, n’est pas près de fermer l’oeil. Il est déterminé à lutter contre le projet du gouvernement fédéral censé « émanciper » les Indiens, car il sait bien que ce texte est en réalité une menace pour les siens.
Contrairement aux autres jeunes employées chippewas de l’usine, Pixie, la nièce de Thomas, ne veut pour le moment ni mari ni enfants. Pressée de fuir un père alcoolique, insensible aux sentiments du seul professeur blanc de la réserve comme à ceux d’un jeune boxeur indien, elle brûle de partir à Minneapolis retrouver sa soeur aînée, dont elle est sans nouvelles.

Pour « celui qui veille », n’ayant de cesse d’écrire aux sénateurs dans le but d’empêcher l’adoption de la loi, quitte à se rendre lui-même à Washington, comme pour Pixie, qui entreprend le premier voyage de sa jeune existence, un long combat commence. Il va leur révéler le pire, mais aussi le meilleur de la nature humaine.

Inspirée par la figure de son grand-père maternel, qui a lutté pour préserver les droits de son peuple, Louise Erdrich nous entraîne dans une aventure humaine peuplée de personnages inoubliables. Couronné par le prix Pulitzer, ce majestueux roman consacre la place unique qui est la sienne dans la littérature américaine contemporaine.

Mon avis:

Ouvrir un roman de Louise Erdrich, c’est se faire directement embarquer dans son univers, suivre ses personnages tous plus attachants que les autres, avec lesquels on se sent bien. Malgré le fait qu’elle fait apparaître beaucoup de protagonistes, on arrive à s’attacher à chacun d’eux et à se soucier de leur sort.

S’inspirant de la vie et des luttes de son grand-père maternel, ce livre retrace le combat de tous les jours des indiens chippewas pour avoir le droit de conserver leurs terres alors que les américains veulent leur racheter leurs terre et leur louer des parcelles et évidemment ils ne sont pas d’accord car ils n’ont pas les moyens de payer un loyer, sur une terre qui de plus leur appartient depuis la nuit des temps.

Pour rassembler l’argent nécessaire à aller à Washington pour faire valoir leurs droits, chaque membre des chippewas va essayer de faire des petits boulots supplémentaires, on sent vraiment un gros mouvement de solidarité entre eux. De plus, j’ai aimé que les personnages de femmes soient un peu badass et soient toujours écoutées et respectées par les hommes de leur entourage.

A côté de cela, l’autrice aborde aussi pleins d’autres sujets comme le passage à l’âge adulte, l’amour, l’amitié et surtout, le sens de la famille qui est au centre de tout. Tous les personnages sont pris en sandwich entre les traditions et la modernité. J’ai aimé voir le mode de vie des chippewas que j’ai trouvé fascinant. Leurs croyances, leurs connaissances de la faune et de la flore, leur respect profond de la nature. 

Bref, un roman qui fait voyager, qui fait réfléchir à notre mode de vie citadin frénétique. Une parenthèse enchantée qui m’a vraiment beaucoup plu et même si les deux romans sont très différents, il m’a fait penser par bien des aspects à Betty de Tiffany McDaniels car on y retrouve le même retour à la terre et le respect des croyances ancestrales. Celui qui veille est un roman dont je me souviendrai longtemps et j’ai vraiment envie de me plonger dans les autres écrits de cette autrice passionnante et engagée. 

Ma note: ♥♥♥♥♥

J’ai lu: La Gouvernante de Wendy Holden

Hello tout le monde !

Je vous retrouve aujourd’hui pour vous parler du roman La Gouvernante de l’autrice Wendy Holden.

 ♥ = Bof bof, à éviter

♥♥ = Sympa, sans plus

♥♥♥ = Pas mal du tout , j’ai passé un bon moment !

♥♥♥♥ = A lire absolument !

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la gouvernante

Nombre de pages: 560 pages

Maison d’édition: Albin Michel (Editions du Club France Loisirs)

Date de parution (dans cette édition): 25 mai 2022

4ème de couverture:

Dans le Londres d’avant-guerre, deux petites filles se promènent avec leur gouvernante. L’une d’elles accèdera bientôt au trône.

Les princesses Elizabeth et Margaret adorent Marion, qui leur fait découvrir un monde inconnu : la piscine, le métro, les grands magasins ! Entre elles se tisse un lien d’affection unique : Marion, qui veille sur les fillettes comme une mère, est leur confidente privilégiée. Au risque de sacrifier sa propre existence…

Inspiré de la vie de Marion Crawford, La Gouvernante royale est un formidable roman d’amour, de sacrifice et d’allégeance. On y voit grandir, sous les yeux de Marion, Margaret et Elizabeth. On y vit de l’intérieur les drames et les joies des Windsor, de l’abdication d’Edouard VIII au glamour du couronnement d’Elizabeth II. On y découvre enfin le destin d’une jeune femme que rien ne prédestinait à vivre dans l’ombre de la famille royale.

Mon avis:

J’ai décidé de sortir ce roman de ma pile à lire à l’annonce du décès d’Elizabeth II. Il faut savoir que j’adore les histoires de royauté, les têtes couronnées m’ont toujours fascinée et d’autant plus la reine Elizabeth II, son règne étant été d’une longueur sans égal.

Dans ce roman, on va suivre Marion Crawford, jeune femme moderne qui se destine à l’enseignement dans les banlieues pauvres de Londres mais qui finalement est recommandée comme Gouvernante pour les filles du futur roi George VI, Margaret et Elizabeth. 

A partir du moment où elle va franchir le portail des plus belles maisons du Royaume Uni, Marion devra mettre sa vie personnelle et privée de côté, se donnant corps et âme pour l’éducation et la protection des deux petites filles.

Elle essaiera de leur inculquer de vraies valeurs, loin du faste qui définit leur statut et les condamne un peu à vivre loin du monde « réel ».

J’ai aimé les recherches menées par Wendy Holden pour écrire ce livre et sa plume est fluide et vraiment entraînante et vivante. Je me suis vraiment attachée à Marion, qui sera toute sa vie déchirée entre son devoir envers la famille royale et son envie de pouvoir vivre sa vie comme elle l’entend. Pour Margaret et Elizabeth, elle devra renoncer à se marier et à avoir des enfants.

De ce fait, elle reporte toute son affection sur les deux petites princesses, oubliant parfois que pour elles, elle n’est qu’une employée parmi d’autres. 

Un roman riche en rebondissements qui nous fait découvrir la vie d’une femme restée toute sa vie dans l’ombre de la famille royale d’Angleterre. 

Ma note: ♥♥♥♥(♥)


J’ai lu: L’institut de Stephen King

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Je vous retrouve aujourd’hui pour vous parler du roman L’institut de l’auteur Stephen King. (qu’on ne présente plus!)

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l'institut

Nombre de pages: 598 pages

Maison d’édition: Albin Michel (France Loisirs Editions de Noyelles)

Date de parution (dans cette édition): janvier 2020

4ème de couverture:

En pleine nuit, à Minneapolis, des intrus pénètrent dans la maison de Luke Ellis, un surdoué de douze ans, tuent ses parents et le kidnappent. Quand le jeune garçon se réveille, à l’Institut, la chambre où il se trouve est semblable à la sienne – si ce n’est l’absence de fenêtre. Dans le couloir, d’autres portes cachent d’autres enfants, dotés comme lui de pouvoirs psychiques. Que font-ils là ? Qu’attend-on d’eux ? Et pourquoi ne cherchent-ils pas à s’enfuir ?
L’Institut nous entraîne dans un monde totalitaire… qui ressemble étrangement au nôtre.

Mon avis:

J’ai trouvé ce roman un peu long à démarrer et je lui ai trouvé certaines longueurs. 

Mais quand même, quelle claque que cette fin! J’ai vraiment été emportée dans cette histoire d’enfants avec des potentiels de télékinésie ou télépathie. Je me suis attachée à eux, j’ai souffert avec eux. 

J’ai pleuré, à plusieurs reprises. L’auteur n’épargne pas ses personnages et encore moins les enfants, ce qui a déchiré mon petit cœur de maman.

Certes, je comprends que ce roman n’a pas eu autant de critiques élogieuses que d’autres de Stephen King car il est plus lent et globalement moins violent (quoique) que ses autres romans.

Cependant, j’ai trouvé que le sujet était bien exploité, même si parfois je me demande si raconter toute l’histoire du gardien de nuit au début apportait vraiment quelque chose au récit.

L’Institut – le lieu où sont amenés les enfants enlevés – est glauque à souhait et semble être un condensé de toutes les peurs enfantines. L’enfermement, l’étouffement, l’isolement, le manque d’amour.

Bref, j’ai passé un très bon moment de lecture avec L’Institut, qui reste pour moi – malgré quelques petites faiblesses – un très bon King 🙂

Ma note: ♥♥♥♥


J’ai lu: Les ravissantes de Romain Puértolas

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Je vous retrouve aujourd’hui pour vous parler du roman les ravissantes de l’auteur Romain Puértolas.

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les ravissantes

Nombre de pages:  432 pages

Maison d’édition: Albin Michel

Date de parution (dans cette édition): 30 mars 2022

4ème de couverture:

Que s’est-il réellement passé en mars 1976 dans la petite ville de Saint Sauveur, en Arizona ?

C’est la question à laquelle tente de répondre le journaliste Neil Sheehan, confronté à une énigme qui divise la population : la disparition, sans mobile apparent, de plusieurs adolescents. Tandis que le shérif Liam Golden met tout en œuvre pour résoudre l’affaire, les mères des disparus accusent une communauté de marginaux qui s’est installée un an plus tôt dans les parages. Et pendant ce temps, d’étranges lumières apparaissent les nuits sans lune et la tension continue de monter entre les deux camps…

Comment démêler le vrai du faux ? À qui donner tort ou raison ? Distillant le doute, recoupant témoignages et informations réelles, Romain Puértolas invite le lecteur à mener l’enquête dans ce roman dont chaque page déjoue les certitudes.

Mon avis:

Rien à redire, la plume de l’auteur est toujours aussi addictive et ses intrigues toujours bien ficelées, même si comme souvent j’ai compris avant la fin du roman le pourquoi du comment. 

Là je dois avouer que j’ai un peu moins accroché qu’avec ses deux romans précédents que j’avais trouvé très drôle (la police des fleurs, des arbres et des forêts) et assez profond (sous le parapluie d’Adélaïde). 

Ici je n’ai retrouvé ni un sujet vraiment profond, ni la touche d’humour propre à l’auteur, même si la conclusion nous prouve encore un fois que c’est un sacré filou. 

Des adolescents d’une petite ville disparaissent et de suite, les soupçons se portent sur une communauté pacifiste qui a élu domicile juste à côté de ladite ville. 

Cette communauté est vue d’un mauvais oeil par les natifs de la ville car elle recueille des gens de tous horizons et surtout des personnes en réinsertion sociale suite à des délits.

Les mère des adolescents vont alors entrer en guerre contre cette communauté, forçant les forces de l’ordre à intervenir à leur tour. 

J’ai trouvé le roman plaisant à lire mais comme dit au début de l’article je ne l’ai pas autant aimé que les autres romans lus précédemment. J’ai eu de la peine à m’attacher aux personnages, qui étaient (trop) nombreux. 

Une lecture en demi-teinte pour moi, même si j’ai passé un bon moment de lecture, je ne vais pas en garder un grand souvenir. J’espère que son prochain roman me plaira davantage!

Ma note: ♥♥♥(♥)


J’ai lu: Le guerrier de porcelaine de Mathias Malzieu

Hello tout le monde !

Je vous retrouve aujourd’hui pour vous parler du livre Le guerrier de porcelaine de l’auteur français et chanteur du groupe Dionysos Mathias Malzieu.

 ♥ = Bof bof, à éviter

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le guerrier de porcelaine

Nombre de pages:  240 pages

Maison d’édition: Albin Michel

Date de parution (dans cette édition): 12 janvier 2022

4ème de couverture:

En juin 1944, le père de Mathias, le petit Mainou, neuf ans, vient de perdre sa mère, morte en couches. On décide de l’envoyer, caché dans une charrette à foin, par-delà la ligne de démarcation, chez sa grand-mère qui a une ferme en Lorraine. Ce sont ces derniers mois de guerre, vus à hauteur d’enfant, que fait revivre Mathias Malzieu, mêlant sa voix à celle de son père. Mainou va rencontrer cette famille qu’il ne connaît pas encore, découvrir avec l’oncle Emile le pouvoir de l’imagination, trouver la force de faire son deuil et de survivre dans une France occupée.

Il aura fallu plus de six ans à Mathias Malzieu pour écrire ce Guerrier de porcelaine, son roman le plus intime, où, alliant humour et poésie, il retrace l’enfance de son père et s’interroge sur les liens puissants de la filiation.

Mon avis:

Un joli « roman », écrit à auteur d’un enfant de 9 ans, dont la maman est morte en accouchant de sa petite sœur Mireille qui ne survivra pas non plus. Son père le confie alors à sa famille en Lorraine, encore sous le joug allemand. Commencera alors une nouvelle vie pour le petit Mainou, qui devra rester caché car il est là en clandestin. 

Il nous raconte alors comment il perçoit les choses, entre sa grand-mère qui fait preuve d’un courage exemplaire, son oncle romantique à souhait qui le prend sous son aile tel un fils. 

De l’amour, Mainou ne va pas en manquer, même si le vide laissé par le décès tragique de sa maman ne va jamais se combler. Grâce à son optimisme et son insatiable curiosité, Mainou va surmonter toutes les difficultés et va réussir à s’épanouir dans l’adversité. 

Ce livre a une saveur particulière car on sent l’attachement particulier qu’a Mathias Malzieu pour Mainou et pour cause; Mainou deviendra son papa bien des années plus tard et il retrace donc son enfance pendant la Seconde Guerre Mondiale. 

La plume de Mathias Malzieu, que j’avais déjà adoré dans « la mécanique du coeur » et « journal d’un vampire en pijama », est encore une fois très poétique, avec une pointe d’humour (presque) toujours présente. Ses tournures de phrases sont fluides et il arrive à merveille à se mettre dans la peau d’un enfant, on sent que ce n’est pas forcé. Cela sonne juste. 

« Tu es morte cette nuit. le jour s’est levé quand même. Mireille ne l’a pas vu, et je ne verrai jamais Mireille. 

Papa n’a pas pris le temps de pleurer. Il faut remplir deux valises et deux cercueils. Le linge que tu as plié, avec l’odeur de ta lessive. Le parfum d’un fantôme. Le souvenir de tes pas dans un escalier. Il craque, cet escalier.

Moi, non. J’imite Papa. Il ferme les valises et les cercueils en fronçant les sourcils. Ses yeux se perdent au loin, mais il fait vite et bien. Mes yeux se perdent au loin et, au loin, je ne vois rien d’autre que du rien. »

Le guerrier de porcelaine de Mathias Malzieu, page 15

Un livre qui se dévore, tant on a envie de connaître ce qu’il va arriver à Mainou et sa famille. On tremble pour eux, on prie à chaque alarme précédent un bombardement que tout se passe au mieux pour eux. J’ai ri aussi, beaucoup, tant la façon de s’exprimer de Mainou est savoureuse. J’ai également eu les larmes aux yeux plus d’une fois, notamment quand il aborde le sujet de sa maman ou de sa petite sœur qu’il ne verra jamais grandir.

J’ai trouvé également très intéressant d’avoir le témoignage d’un enfant qui a vécu la guerre et l’occupation de la France par les Allemands. 

Un roman à savourer car il se lit bien trop vite à mon goût!

Ma note: ♥♥♥♥(♥)


J’ai lu: Ernetti et le voyage interdit de Roland Portiche

Hello tout le monde !

Je vous retrouve aujourd’hui pour vous parler du roman Ernetti et le voyage interdit de l’auteur Roland Portiche. J’avais adoré le premier tome de sa saga (qui je pense s’achève avec ce tome-ci) et le second tome m’avait beaucoup plu également, même si je ne l’avais pas trouvé aussi bon que le premier. J’avais donc de grandes attentes pour ce tome 3!

 ♥ = Bof bof, à éviter

♥♥ = Sympa, sans plus

♥♥♥ = Pas mal du tout , j’ai passé un bon moment !

♥♥♥♥ = A lire absolument !

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Ernetti et le voyage interdit

Nombre de pages:  368 pages

Maison d’édition: Albin Michel – Versilio

Date de parution (dans cette édition): 30 mars 2022

4ème de couverture:

Un message menaçant le pape est capté par les radioastronomes. Inquiet, Jean-Paul II confie au père Ernetti, créateur d’une machine révolutionnaire qui permet de voir dans le passé, une mission presque impossible : revenir au commencement de l’univers, il y 13,8 milliards d’années !

Mais en plongeant dans la spirale du temps, Pellegrino Ernetti se confronte à des énigmes inquiétantes : si le Big Bang n’était qu’une porte ouverte sur d’autres mondes ? Si, à force de chercher Dieu, il finissait par le trouver là où jamais il ne l’aurait imaginé ? Et si le pape était menacé par la pire des conjurations ?

Avec l’aide du célèbre physicien Stephen Hawking, et accompagné par sa complice israélienne Natacha, agent du Mossad, le père Ernetti entreprend un fabuleux voyage qui va le mener de la préhistoire à la naissance de la Terre et de l’univers.

Mon avis:

J’ai adoré retrouver un peu l’ambiance du premier tome, avec le Père Ernetti et Natacha qui sont à nouveau au cœur du récit, alors que je les avais trouvés un peu relégués au second plan dans le tome 2.

L’écriture de Roland Portiche est vraiment fluide et il a l’art de nous donner envie de lire toujours un chapitre de plus à chaque fois, tant il sait bien ménager son suspense.

Cette fois-ci, le père Ernetti et Natacha vont devoir remonter à la création de l’univers à l’aide du chronoviseur. Mais est-ce possible? Et si oui, peuvent-ils voir ce qu’il s’est passé au tout début sans chambouler l’ordre actuel du monde?

Même si cette fois-ci, le retour en arrière est encore plus exagéré que pour les deux premiers tomes, on a envie d’y croire et de savoir le dénouement. 

Comme dans les premiers tomes, j’ai vraiment apprécié le personnage du Père Ernetti, que je trouve toujours aussi touchant de par son ambivalence. D’un côté, il est curieux, a envie de tout savoir du passé et de la création de la terre mais d’un autre côté, il sait que tout ça n’est pas très catholique et cela le tourmente beaucoup. Heureusement, Natacha est là pour le canaliser et le rassurer sur le bien-fondé de leurs recherches. Tous deux ont vieillis et ont gagné en maturité.

C’est un page-turner implacable et vraiment génial. Laissez-vous embarquer!

Ma note: ♥♥♥♥(♥)


J’ai lu: Ernetti et l’énigme de Jérusalem de Roland Portiche

Hello tout le monde !

Je vous retrouve aujourd’hui pour vous parler du roman Ernetti et l’énigme de Jérusalem de l’auteur Roland Portiche. Il s’agit du second livre ayant comme héros le père Ernetti après « la machine Ernetti » paru en 2020 que j’avais beaucoup aimé. Un troisième tome vient d’ailleurs de paraître, « Ernetti et le voyage interdit« .

 ♥ = Bof bof, à éviter

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Ernetti et l'énigme de Jérusalem

Nombre de pages:  400 pages

Maison d’édition: Albin Michell – Versilio

Date de parution (dans cette édition): 31 mars 2021

4ème de couverture:

Une expédition clandestine à la recherche du Temple de Salomon révèle un énigmatique cube de pierre, vieux de trois mille ans. A l’intérieur : un secret qui pourrait remettre en cause la véracité de la Bible et déstabiliser des milliards de croyants.

Une seule solution pour éviter le chaos : mener l’enquête dans le passé. Sur ordre du pape Jean-Paul II, le père Pellegrino Ernetti remonte le chronoviseur, cette extraordinaire machine capable de voir dans le temps, qui aurait été conçue en 1964 et demeure le secret le mieux gardé du Vatican.

Ce qu’elle va dévoiler emmènera le père Ernetti plus loin encore qu’à l’époque du roi Salomon, jusque dans l’Égypte ancienne, sous le règne de l’éblouissante Nefertiti qui pourrait bien détenir la clé de l’énigme.

Mon avis:

J’ai passé un super moment de lecture avec ce second tome et j’ai été très heureuse de retrouver le père Ernetti, toujours aussi charmant et désuet, bien que sachant faire preuve de modernité également. Il est toujours partagé entre sa curiosité naturelle de connaître et voir le passé et l’envie de ne pas y toucher pour ne pas bouleverser le monde.

Cependant, j’ai trouvé que ce second tome était un peu trop semblable à un film d’action, on suit pleins de protagonistes à la fois et même si je ne suis pas ennuyée une seule seconde (l’écriture est tellement fluide), j’ai trouvé qu’en procédant ainsi l’auteur perdait en profondeur dans le récit. 

J’ai vraiment adoré en savoir plus sur l’Egypte antique et les derniers pharaons et toutes les incursions dans cette époque avec le chronoviseur étaient vraiment passionnantes. Je ne sais pas la part de vérité dans cette histoire mais Roland Portiche a un vrai don pour nous faire croire à l’incroyable et à nous passionner pour l’Histoire.

J’ai remarqué que le père Ernetti était plus en retrait dans ce tome-ci, il ne sert plus ou moins qu’à utiliser le chronoviseur, ce que j’ai trouvé dommage car c’est le personnage le plus intéressant du roman (et le héros qui plus est).

Dans le premier tome il était beaucoup plus présent, chose que j’avais adorée car c’est tellement atypique d’avoir un prêtre comme personnage principal! De plus, son duo avec Natacha (une archéologue travaillant également en sous-marin pour le Mossad) a été moins bien exploité. Cette fois-ci, par contre, on en apprend beaucoup plus sur Natacha, ce qui la rend un peu plus attachante. De plus, on sent que Natacha et le père Ernetti tiennent beaucoup l’un à l’autre, alors qu’ils n’ont finalement rien en commun à part les découvertes réalisées grâce au chronoviseur mais dont ils ne doivent parler à personne d’autre.

Toute l’intrigue est bien ficelée et le roman se lit d’une traite, même si je déplore le fait que l’auteur ait pris pas mal de raccourcis et que les héros s’en sortent toujours un peu « trop » facilement. 

Bref, un second tome qui a su me tenir en haleine jusqu’au bout mais qui pour moi était un cran en dessous du premier même s’il abordait des thèmes très intéressants. J’espère que le troisième tome saura me surprendre!

Ma note: ♥♥♥♥


J’ai lu: Le gosse de Véronique Olmi

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Je vous retrouve aujourd’hui pour vous parler du roman Le gosse de l’autrice française Véronique Olmi.

 ♥ = Bof bof, à éviter

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♥♥♥♥ = A lire absolument !

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le gosse

Nombre de pages:  304 pages

Maison d’édition: Albin Michel

Date de parution (dans cette édition): 26 janvier 2022

4ème de couverture:

Joseph a sept ans. Il est né après la Première Guerre mondiale dans les quartiers pauvres de la Bastille, à Paris. Grandir entouré de l’amour de sa mère et de sa grand-mère, apprendre et découvrir sont les moteurs de toute sa vie. Mais son  monde bascule le jour où sa mère disparaît et où il devient pupille de l’Etat, un Etat qui a mis en place tout un système de « protection » des enfants pauvres, dont les bonnes intentions n’ont d’égal que la cruauté. De la prison pour enfants à la colonie pénitentiaire, la force de Joseph, les coups de dés du hasard, et la découverte de la musique lui permettront de traverser le pire. Dans une France portée par l’espoir du Front Populaire, peut-être retrouvera-t-il sa vie et sa joie.

Mon avis

J’avais entendu parler en bien de ce roman dans la grande librairie, émission télévisée présentée par François Busnel dont j’apprécie toujours les avis littéraires.

J’ai vite été emportée par la plume de Véronique Olmi dont j’avais déjà lu un livre qui m’avait plu plutôt moyennement (nous étions faits pour être heureux) mais que j’avais trouvé agréable à lire.

Dans « le gosse » on est très vite plongés dans l’ambiance sombre et miséreuse de Joseph. En effet, à partir du moment où sa mère disparaît, il enchaîne les malheurs, un peu comme Cosette dans les Misérables de Victor Hugo.

Cependant, il fera tout de même de belles rencontres au milieu de sa solitude et de son désespoir. Ce livre parle également de sujets assez peu évoqués dans cette époque historique comme les abus sur mineurs, les avortements et l’homosexualité. L’autrice aborde ses sujets avec une grande sensibilité et une grande intelligence.

L’écriture de Véronique Olmi est belle est fluide, ses mots soigneusement choisis, le langage un peu rural pour coller à l’époque. Cependant, j’ai eu de la peine à m’attacher à Joseph, que j’ai trouvé un peu fade, je ne saurais expliquer pourquoi. De plus, sa façon de s’auto-saboter en permanence m’a agacée plus d’une fois. En outre, j’ai trouvé que l’autrice abusait un peu des hasards heureux qui remettent toujours les personnes dont Joseph a besoin sur sa route, juste au moment où il en a besoin. (ce qui est très bien pour lui mais bon)

J’ai cependant aimé le fait que l’autrice nous parle de ces enfants recueillis et élevés par la nation. En apprendre plus sur cette période d’entre deux guerres m’a également beaucoup plu. 

Bref, une histoire émouvante et bien écrite, loin d’être parfaite mais avec laquelle j’ai vraiment passé un chouette moment de lecture (malgré certains passages vraiment durs). Et finalement, c’est tout ce dont on attend d’un livre, non ?

Ma note: ♥♥♥(♥)


J’ai lu: Le bureau des affaires occultes d’Eric Fouassier

Hello tout le monde !

Je vous retrouve aujourd’hui pour vous parler du roman Le bureau des affaires occultes de l’auteur Eric Fouassier. D’après ce que j’ai compris, il s’agit du premier tome d’une série 🙂

 ♥ = Bof bof, à éviter

♥♥ = Sympa, sans plus

♥♥♥ = Pas mal du tout , j’ai passé un bon moment !

♥♥♥♥ = A lire absolument !

♥♥♥♥♥ = Attention, gros coup de cœur !

Les (♥) représentent les demis 

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le bureau des affaires occultes

Nombre de pages: 368 pages

Maison d’édition: Albin Michel

Date de parution (dans cette édition): 28 avril 2021

4ème de couverture:

Automne 1830, dans un Paris fiévreux encore sous le choc des Journées révolutionnaires de juillet, le gouvernement de Louis-Philippe, nouveau roi des Français, tente de juguler une opposition divisée mais virulente.
Valentin Verne, jeune inspecteur du service des mœurs, est muté à la brigade de Sûreté fondée quelques années plus tôt par le fameux Vidocq. Il doit élucider une série de morts étranges susceptible de déstabiliser le régime.
Car la science qui progresse, mêlée à l’ésotérisme alors en vogue, inspire un nouveau type de criminalité. Féru de chimie et de médecine, cultivant un goût pour le mystérieux et l’irrationnel, Valentin Verne sait en décrypter les codes. Nommé par le préfet à la tête du « bureau des affaires occultes », un service spécial chargé de traquer ces malfaiteurs modernes, il va donner la preuve de ses extraordinaires compétences.
Mais qui est vraiment ce policier solitaire, obsédé par la traque d’un criminel insaisissable connu sous le seul surnom du Vicaire ?
Qui se cache derrière ce visage angélique où perce parfois une férocité déroutante ?
Qui est le chasseur, qui est le gibier ?

Dans la lignée des grands détectives de l’Histoire, de Vidocq à Lecoq en passant par Nicolas le Floch, un nouveau héros est né.

Mon avis:

J’ai acheté ce roman à sa sortie, un peu par hasard. C’est surtout sa couverture qui m’avait attirée ainsi que son titre un peu mystérieux. Mais finalement, le hasard fait vraiment bien les choses car j’ai adoré ce livre.

On y suit un jeune inspecteur de police, Valentin Verne, aussi perspicace que cultivé et doté d’un visage d’ange pour ne rien gâcher. Cependant, j’ai aimé que l’auteur nous ait épargné un héros à 100 % parfait car Valentin est un personnage très secret et rongé par son passé dont on en apprend un peu plus au fil du roman.

Le roman prend place à Paris, en 1830 et j’adore toute l’ambiance brumeuse et nauséabonde que décrit l’auteur. On s’y croirait. Quand Valentin se promène le soir à Paris, on a le pressentiment qu’il va lui arriver des bricoles, car à l’époque c’était malheureusement souvent le cas. Les jolis garçons élégants qui se promènent seuls sont des cibles faciles. Enfin, dans le cas de Valentin ses agresseurs s’en mordent les doigts ensuite (s’ils leur en reste haha). 

J’ai aimé l’enquête que mène Valentin Verne et j’ai trouvé que c’était un personnage très attachant, il partage ses doutes et ses peurs. C’est un jeune homme brillant et qui pourrait aspirer à une grande carrière en temps qu’apothicaire ou pharmacien mais qui préfère travailler dans la police pour enquêter sur des morts mystérieuses, des gens qui se suicident sans raison apparente. En sous-marin, il enquête également sur des disparitions d’enfants, prenant la relève de son papa qui lui aussi enquêtait sur un certain Vicaire avant qu’un accident lui ôte brutalement la vie.

Valentin est malin, inventif et courageux. Il prend des risques énormes pour arriver à ses fins. C’est également un homme qui se méfie de tout et de tout le monde et qui a de la peine à laisser entrer des personnes dans son cercle intime. On a parfois un peu de peine à le cerner mais je pense que c’est volontaire de la part de l’auteur étant donné qu’il y aura une suite aux aventures de l’inspecteur Verne. Il ne faut pas tout dévoiler de suite ! Par bien des aspects il m’a fait penser à Sherlock Holmes.

J’ai également beaucoup apprécié le personnage de l’actrice Aglaé Marceau, jeune femme intelligente et rusée, moderne et en avance sur son temps. J’espère la retrouver dans un prochain tome.

Les dialogues sont bien menés, savoureux, pleins d’humour. L’écriture d’Eric Fouassier est riche en descriptions mais celles ne sont jamais ennuyantes. Tous les détails qu’il donne sont utiles, il n’y a aucun « remplissage ». 

J’ai aimé le savant mélange entre les faits historiques (l’après Révolution française) et l’enquête sordide de Valentin. J’ai facilement visualisé les décors, l’ambiance et l’habillement des personnages, rendant le tout vraiment immersif.

Bref, vous l’aurez compris, j’ai passé un excellent moment de lecture et j’ai vraiment adoré ce roman. J’ai vraiment hâte de retrouver Valentin Verne dans de nouvelles aventures!

Ma note: ♥♥♥♥♥


J’ai lu: L’enfant de la prochaine aurore de Louis Erdrich

Hello tout le monde !

Je vous retrouve aujourd’hui pour vous parler du roman L’enfant de la prochaine aurore de l’autrice  Louise Erdrich.

 ♥ = Bof bof, à éviter

♥♥ = Sympa, sans plus

♥♥♥ = Pas mal du tout , j’ai passé un bon moment !

♥♥♥♥ = A lire absolument !

♥♥♥♥♥ = Attention, gros coup de cœur !

Les (♥) représentent les demis 

L’image provient de mon instagram.

l'enfant de la prochaine aurore

Nombre de pages:  416 pages

Maison d’édition: Albin Michel

Date de parution (dans cette édition): 6 janvier 2021

4ème de couverture:

Notre monde touche à sa fin. Dans le sillage d’une apocalypse biologique, l’évolution des espèces s’est brutalement arrêtée, et les États-Unis sont désormais sous la coupe d’un gouvernement religieux et totalitaire qui impose aux femmes enceintes de se signaler. C’est dans ce contexte que Cedar Hawk Songmaker, une jeune Indienne adoptée à la naissance par un couple de Blancs de Minneapolis, apprend qu’elle attend un enfant. Déterminée à protéger son bébé coûte que coûte, elle se lance dans une fuite éperdue, espérant trouver un lieu sûr où se réfugier. Se sachant menacée, elle se lance dans une fuite éperdue, déterminée à protéger son bébé coûte que coûte.

Renouvelant de manière saisissante  l’univers de l’auteure de LaRose et Dans le silence du vent, le nouveau roman de Louise Erdrich nous entraîne bien au-delà de la fiction, dans un futur effrayant où les notions de liberté et de procréation sont des armes politiques. En écho à La Servante écarlate de Margaret Atwood, ce récit aux allures de fable orwellienne nous rappelle la puissance de l’imagination, clé d’interprétation d’un réel qui nous dépasse.

Mon avis:

Il s’agit là d’une sorte de dystopie où notre monde est en péril par le manque de fertilité des femmes. En effet, peu d’enfants naissent « normaux » et les femmes enceintes sont vivement recherchées et enfermées dans des hôpitaux pour qu’on s’empare de leurs nouveaux-nés. 

Cedar Hawk Songmaker est une jeune femme – adoptée quand elle était toute petite – à la recherche de ses parents biologiques pour pouvoir en apprendre plus sur ses origines amérindiennes. Elle est enceinte et le fait de devenir bientôt maman lui donne encore plus envie de comprendre ses racines et les raisons qui ont poussé ses « vrais » parents à la donner à l’adoption. Elle ressent un urgent et vif besoin d’appartenance, le besoin de se rattacher à ses racines.

Alors quand le monde commence à tourner au chaos et que les femmes enceintes sont pourchassées, Cedar s’enfuit et part à la recherche de ses origines. 

Le roman est narré par Cedar, par le prisme d’un journal intime adressé à son bébé. 

J’ai trouvé cette narration très rythmée et j’ai aimé la façon qu’à Cedar de s’exprimer. Elle ne comprend pas tout de suite la gravité de la situation et pense qu’en se cachant cela lui permettra d’échapper aux autorités. 

J’ai adoré ce livre car il parle d’amitié, de famille, d’amour filial et de courage. 

Louis Erdrich a su mêler aventure, roman familial et dystopie tout en parlant très bien des déviances humaines. Dès qu’il y a de l’argent en jeu, les gens sont prêts à vendre leurs voisins. Elle brosse un portrait très noir de la société telle qu’elle pourrait l’être, tout en faisant des parallèle avec notre actualité.

« Cedar.

– Oui ?

– Est-ce que tu t’es fait vacciner?

– Evidemment. A dix-huit ans. Pour toi, ne pas se faire vacciner était une attitude de classe. Si les grands bourgeois aux idées délirantes peuvent se permettre de céder à leur paranoïa, c’est parce que les masses s’exposent aux prétendus dangers de la vaccination. »

Elle fait mine de ne pas entendre ce qu’elle aurait d’habitude qualifié chez moi de comportement odieux, et reste plantée là sous le coup du soulagement. 

« Tu ne me l’as jamais dit!

– Ben, pfou, je ne voulais pas te mettre en colère. 

– Ah mon coeur, je suis tellement contente. Je suis tellement soulagée. »

(…)

« tu devrais te faire piquer contre le tétanos. Le vaccin agit pendant dix ans. C’est une sale façon de mourir. 

– Oui, oui, Cedar, c’est promis, quoique je ne pense pas qu’attraper le tétanos devienne le problème numéro un. 

– Le choléra, alors?

– Non, la reproduction. »

L’enfant de la prochaine aurore de Louise Erdrich, pages 98-99

De plus, cette société pas si lointaine de la nôtre où les femmes ne sont plus maîtresses de leur corps, on où instrumentalise leur corps, fait penser par bien des aspects à la Servante Ecarlate de Margaret Atwood, bien que je ne l’aie pas encore lu. 

Cedar, portée par l’amour qu’elle porte déjà à son bébé fait preuve d’un courage et d’une férocité sans égale quand elle sent que la vie de son (futur) enfant est menacée. 

Cedar est une jeune femme attachante, intelligente et maline. Elle aime beaucoup ses parents adoptifs et apprécie que ceux-ci ne lui aient jamais menti sur ses vraies origines. 

Louis Erdrich a su rendre tous les personnages, même secondaires, attachants. On a envie qu’ils s’en sortent.

Ce roman est plutôt pessimiste sur l’avenir tout en délivrant tout de même un faible message d’espoir. Je dois avouer que la fin m’a surprise mais elle est dans l’ordre des choses.

Un roman qui fait réfléchir à l’avenir de notre planète et à notre avenir … angoissant mais essentiel.

Ma note: ♥♥♥♥(♥)