J’ai lu: L’enfant de la prochaine aurore de Louis Erdrich

Hello tout le monde !

Je vous retrouve aujourd’hui pour vous parler du roman L’enfant de la prochaine aurore de l’autrice  Louise Erdrich.

 ♥ = Bof bof, à éviter

♥♥ = Sympa, sans plus

♥♥♥ = Pas mal du tout , j’ai passé un bon moment !

♥♥♥♥ = A lire absolument !

♥♥♥♥♥ = Attention, gros coup de cœur !

Les (♥) représentent les demis 

L’image provient de mon instagram.

l'enfant de la prochaine aurore

Nombre de pages:  416 pages

Maison d’édition: Albin Michel

Date de parution (dans cette édition): 6 janvier 2021

4ème de couverture:

Notre monde touche à sa fin. Dans le sillage d’une apocalypse biologique, l’évolution des espèces s’est brutalement arrêtée, et les États-Unis sont désormais sous la coupe d’un gouvernement religieux et totalitaire qui impose aux femmes enceintes de se signaler. C’est dans ce contexte que Cedar Hawk Songmaker, une jeune Indienne adoptée à la naissance par un couple de Blancs de Minneapolis, apprend qu’elle attend un enfant. Déterminée à protéger son bébé coûte que coûte, elle se lance dans une fuite éperdue, espérant trouver un lieu sûr où se réfugier. Se sachant menacée, elle se lance dans une fuite éperdue, déterminée à protéger son bébé coûte que coûte.

Renouvelant de manière saisissante  l’univers de l’auteure de LaRose et Dans le silence du vent, le nouveau roman de Louise Erdrich nous entraîne bien au-delà de la fiction, dans un futur effrayant où les notions de liberté et de procréation sont des armes politiques. En écho à La Servante écarlate de Margaret Atwood, ce récit aux allures de fable orwellienne nous rappelle la puissance de l’imagination, clé d’interprétation d’un réel qui nous dépasse.

Mon avis:

Il s’agit là d’une sorte de dystopie où notre monde est en péril par le manque de fertilité des femmes. En effet, peu d’enfants naissent « normaux » et les femmes enceintes sont vivement recherchées et enfermées dans des hôpitaux pour qu’on s’empare de leurs nouveaux-nés. 

Cedar Hawk Songmaker est une jeune femme – adoptée quand elle était toute petite – à la recherche de ses parents biologiques pour pouvoir en apprendre plus sur ses origines amérindiennes. Elle est enceinte et le fait de devenir bientôt maman lui donne encore plus envie de comprendre ses racines et les raisons qui ont poussé ses « vrais » parents à la donner à l’adoption. Elle ressent un urgent et vif besoin d’appartenance, le besoin de se rattacher à ses racines.

Alors quand le monde commence à tourner au chaos et que les femmes enceintes sont pourchassées, Cedar s’enfuit et part à la recherche de ses origines. 

Le roman est narré par Cedar, par le prisme d’un journal intime adressé à son bébé. 

J’ai trouvé cette narration très rythmée et j’ai aimé la façon qu’à Cedar de s’exprimer. Elle ne comprend pas tout de suite la gravité de la situation et pense qu’en se cachant cela lui permettra d’échapper aux autorités. 

J’ai adoré ce livre car il parle d’amitié, de famille, d’amour filial et de courage. 

Louis Erdrich a su mêler aventure, roman familial et dystopie tout en parlant très bien des déviances humaines. Dès qu’il y a de l’argent en jeu, les gens sont prêts à vendre leurs voisins. Elle brosse un portrait très noir de la société telle qu’elle pourrait l’être, tout en faisant des parallèle avec notre actualité.

« Cedar.

– Oui ?

– Est-ce que tu t’es fait vacciner?

– Evidemment. A dix-huit ans. Pour toi, ne pas se faire vacciner était une attitude de classe. Si les grands bourgeois aux idées délirantes peuvent se permettre de céder à leur paranoïa, c’est parce que les masses s’exposent aux prétendus dangers de la vaccination. »

Elle fait mine de ne pas entendre ce qu’elle aurait d’habitude qualifié chez moi de comportement odieux, et reste plantée là sous le coup du soulagement. 

« Tu ne me l’as jamais dit!

– Ben, pfou, je ne voulais pas te mettre en colère. 

– Ah mon coeur, je suis tellement contente. Je suis tellement soulagée. »

(…)

« tu devrais te faire piquer contre le tétanos. Le vaccin agit pendant dix ans. C’est une sale façon de mourir. 

– Oui, oui, Cedar, c’est promis, quoique je ne pense pas qu’attraper le tétanos devienne le problème numéro un. 

– Le choléra, alors?

– Non, la reproduction. »

L’enfant de la prochaine aurore de Louise Erdrich, pages 98-99

De plus, cette société pas si lointaine de la nôtre où les femmes ne sont plus maîtresses de leur corps, on où instrumentalise leur corps, fait penser par bien des aspects à la Servante Ecarlate de Margaret Atwood, bien que je ne l’aie pas encore lu. 

Cedar, portée par l’amour qu’elle porte déjà à son bébé fait preuve d’un courage et d’une férocité sans égale quand elle sent que la vie de son (futur) enfant est menacée. 

Cedar est une jeune femme attachante, intelligente et maline. Elle aime beaucoup ses parents adoptifs et apprécie que ceux-ci ne lui aient jamais menti sur ses vraies origines. 

Louis Erdrich a su rendre tous les personnages, même secondaires, attachants. On a envie qu’ils s’en sortent.

Ce roman est plutôt pessimiste sur l’avenir tout en délivrant tout de même un faible message d’espoir. Je dois avouer que la fin m’a surprise mais elle est dans l’ordre des choses.

Un roman qui fait réfléchir à l’avenir de notre planète et à notre avenir … angoissant mais essentiel.

Ma note: ♥♥♥♥(♥)


J’ai lu: Si ça saigne de Stephen King

Hello tout le monde !

Je vous retrouve aujourd’hui pour vous parler du recueil de nouvelles Si ça saigne de l’auteur américain que l’on ne présente plus, Stephen King. Ce livre comprend 4 nouvelles totalement inédites dont une suite au roman l’outsider marquant le retour de ma chère enquêtrice Holly Gibney 🙂

 ♥ = Bof bof, à éviter

♥♥ = Sympa, sans plus

♥♥♥ = Pas mal du tout , j’ai passé un bon moment !

♥♥♥♥ = A lire absolument !

♥♥♥♥♥ = Attention, gros coup de cœur !

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si ça saigne

Nombre de pages:  464 pages

Maison d’édition: Albin Michel

Date de parution (dans cette édition): 10 février 2021

4ème de couverture:

Les journalistes le savent : si ça saigne, l’info se vend. Et l’explosion d’une bombe au collège Albert Macready est du pain béni dans le monde des news en continu. Holly Gibney de l’agence de détectives Finders Keepers, travaille sur sa dernière enquête lorsqu’elle apprend l’effroyable nouvelle en allumant la télévision. Elle ne sait pas pourquoi, le journaliste qui couvre les événements attire son attention…
Quatre nouvelles magistrales, dont cette suite inédite au thriller L’Outsider, qui illustrent, une fois de plus, l’étendue du talent de Stephen King.

Mon avis:

Je dois avouer que si ce recueil de nouvelles n’avait pas contenu la suite inédite de l’Outsider (que j’avais adoré), je serais peut-être passé à côté de ces histoires savoureuses. En effet, le format « nouvelle » ce n’est pas vraiment ma tasse de thé, je préfère largement quand une histoire prend le temps de bien se développer. Avec Stephen King, heureusement, je n’ai pas du tout eu le sentiment que les choses allaient trop vite. Bon, il faut dire aussi que ses nouvelles sont assez longues donc les récits peuvent prendre leur place sans que l’on ait l’impression d’être oppressés par le format trop court. Cela m’a donné envie de lire d’autres nouvelles de l’auteur!

Pour en revenir à nos moutons, comme je l’ai dit en début d’article, il y a 4 nouvelles dans ce recueil. L’une d’elle, « Si ça saigne » (la plus longue des 4 d’ailleurs) met en scène Holly Gibney, (que l’ont avait déjà rencontrée dans la trilogie Mr Mercedes puis dans l’Outsider, on dirait bien que le King en pince pour elle!) enquêtrice pleine de TOC mais tellement attachante de par ses peurs mais aussi pour son courage à toute épreuve. Holly fait toujours ce qui doit être fait, quel qu’en soit le prix. Quand il s’agit de rendre justice, elle oublie tout et fonce tête baissée. J’ai vraiment adoré cette nouvelle où un attentat est perpétré dans un collège et Holly suspecte une créature non humaine d’être là-derrière… glaçant!

J’ai vraiment adoré retrouver Holly et ses amis Jérôme et Barbara. J’espère que Stephen King leur écrira d’autres aventures !

Dans la première nouvelle, « le téléphone de M. Harrigan », on suit une jeune garçon qui gagne de l’argent de poche en faisant la lecture à un vieil homme riche de son village. Ils commencent à se lier d’amitié malgré la différence d’âge et le garçon, Craig, décide d’économiser pour offrir une iphone à M. Harrigan. 

Celui se pique vite au jeu et devient assez vite accro. Quand celui-ci décède, Craig pense faire une bonne action en lui glissant dans la veste son iphone afin qu’il soit enterré avec. Le jeune garçon va ensuite prendre l’habitude de faire régulièrement le numéro de son vieil ami pour entendre le son de sa voix sur le répondeur… et lui laisser des messages sur celui-ci…

J’ai vraiment trouvé cette nouvelles touchante et très intéressante également. On y voit l’attrait irrépressible qu’on peut avoir pour nos téléphones portables. Tout l’aspect paranormal est également très bien maîtrisé. 

Dans la seconde nouvelle, « la vie de Chuck », on commence l’histoire par la fin et on finit par le commencement. Sur un fond de fin du monde, on suit la vie de Chuck, un jeune homme qui, tout comme son grand-père avant lui, a des flash lui dévoilant le futur et surtout des images de sa propre mort. 

C’est la nouvelle que j’ai le moins aimée car je l’ai trouvé un peu décousue de par sa narration assez particulière. C’est tout de même bien entendu une très bonne histoire mais je l’ai trouvée un poil en dessous des 3 autres, même si sa construction est plus complexe. Je n’ai cependant pas pu m’empêcher de m’attacher à Chuck, prisonnier si on veut bien de son propre destin. 

Pour terminer, la 4ème nouvelle (oui la nouvelle No 3 étant « si ça saigne » dont je vous ai déjà parlé!), « Rat », est celle que j’ai préféré après la nouvelle donnant le titre au recueil. 

On y suit un prof, Drew, écrivain un peu raté qui n’a jamais réussi à percer dans le milieu littéraire, en quête d’inspiration, qui part s’isoler dans un chalet pour écrire son roman de la dernière chance. Dans ce chalet, il va faire la rencontre d’un rat (mais est-il bien réel?) qui va lui proposer un pacte: la vie d’un de ses proches contre la parution de son roman. 

J’ai trouvé l’ambiance de cette nouvelle glaçante à souhait c’est celle qui m’a fait le plus frissonner. Après être rentré de son séjour dans le chalet, Drew commence à avoir des hallucinations et des acouphènes, il entend à tout moment le mot « RAT » dans la bouche de son entourage, bref, il pète peu à peu les plombs. J’ai trouvé cette nouvelle angoissante et en même temps plutôt tragi-comique. Jusqu’où est-on prêts à aller pour réaliser nos rêves? Un régal!

Bref, 4 nouvelles qui valent le détour et qui confirment (comme s’il avait encore besoin de confirmer quoi que ce soit) le génie du King. Génialissime! 

Ma note: ♥♥♥♥♥


J’ai lu: Trois de Valérie Perrin

Hello tout le monde !

Je vous retrouve aujourd’hui pour vous parler du roman Trois de l’autrice Valérie. Il s’agit sauf erreur de son 3ème roman. Pour ma part, je n’ai lu que les oubliés du dimanche bien que changer l’eau des fleurs soit dans ma pile à lire depuis belle lurette 😉 (qui emploie encore ce terme, d’ailleurs ?) J’avais beaucoup aimé les oubliés des dimanches dont j’avais trouvé l’écriture sensible et percutante.

 ♥ = Bof bof, à éviter

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trois

Nombre de pages: 672 pages

Maison d’édition: Albin Michel

Date de parution (dans cette édition): 31 mars 2021

4ème de couverture:

« Une pépite de roman ». Le Parisien

« Je m’appelle Virginie. Aujourd’hui, de Nina, Adrien et Etienne, seul Adrien me parle encore.

Nina me méprise. Quant à Etienne, c’est moi qui ne veux plus de lui. Pourtant, ils me fascinent depuis l’enfance. Je ne me suis jamais attachée qu’à ces trois-là. »

1986. Adrien, Etienne et Nina se rencontrent en CM2. Très vite, ils deviennent fusionnels et une promesse les unit : quitter leur province pour vivre à Paris et ne jamais se séparer.

2017. Une voiture est découverte au fond d’un lac dans le hameau où ils ont grandi. Virginie, journaliste au passé énigmatique, couvre l’événement. Peu à peu, elle dévoile les liens extraordinaires qui unissent ces trois amis d’enfance. Que sont-ils devenus ? Quel rapport entre cette épave et leur histoire d’amitié ?

Mon avis:

Une brique que j’ai vraiment dévorée du moment que je me suis vraiment plongée dedans! J’avoue avoir eu au début un peu de mal à me mettre dedans mais à partir de 50 pages le rythme s’accélère et l’intrigue m’a vraiment happée pour ne plus me lâcher avant la fin!

Je me suis très rapidement attachée aux trois principaux protagonistes, Nina, Adrien et Etienne qui sont trois amis d’enfance.

J’ai trouvé leur amitié indéfectible tellement belle et touchante.

Ils sont là l’un pour l’autre au fil de leurs années d’école, dans les hauts comme dans les bas. Mais finalement, se connaissent-ils vraiment ? Ne garde-t-on pas toujours au fond de nous une part de mystère, une part d’ombre peut-être ?

Nina est une fille solaire, que tout le monde aime. Très attachée à son grand-père avec lequel elle vit après l’abandon de sa mère, elle est en manque d’un repère féminin. Elle attise la jalousie des autres filles car elle est entourée en permanence d’Etienne, la coqueluche de l’école et d’Adrien, discret mais excellent élève.

Etienne est un jeune homme issu d’une famille aisée et dont la petite soeur, Louise, en pince depuis toujours pour Adrien. Etienne est beau et il le sait,  il collectionne les conquêtes mais attention, il ne faut pas toucher à sa Nina chérie, qu’il considère comme une soeur.

Adrien, quant à lui, est le sensible de la bande, plutôt taiseux, il voue un culte à son amie Nina qu’il admire et adore.

Pourtant, les trois continuent à se mentir et à se cacher certaines choses.  C’est tout le paradoxe de ce roman. Ils sont amis mais ne sont pas certains que les autres les aimeraient encore s’ils révélaient tout ce qu’ils ont vraiment au fond d’eux, s’ils montraient leurs peurs, leur fragilité.

On suit les faits dans le passé en alternance avec le présent, raconté de l’extérieur par une amie d’enfance des trois inséparables, Virginie. On sent de suite qu’elle a toujours envié et jalousé la belle amitié qui liaient Nina, Adrien et Etienne et essaie de comprendre ce qui les a mené à ne plus se parler.

Au fil des pages, on les voit grandir, évoluer, s’épauler dans les moments difficiles.

Les dialogues sont vraiment bien écrits, on s’y croirait. Valérie Perrin a l’art et la manière de nous faire vraiment vivre l’histoire de ses personnages et je me suis vraiment attachée à eux. Elle sait  leur insuffler un supplément d’âme qui fait que j’avais vraiment envie de savoir comment l’histoire allait se terminer. J’avais hâte de me replonger dans ce roman chaque soir.

La pointe de mystère qui plane également autour des protagonistes quand l’épave d’une voiture est repêchée dans un lac donne une dimension supplémentaire à l’histoire. Je ne me suis pas ennuyée une seule seconde, l’autrice insérant souvent des rebondissements.

On ne tombe jamais dans le pathos, malgré certaines situations vraiment tristes. Valérie Perrin n’épargne pas ses personnages.

Ce roman aborde également le thème des relations toxiques et abusives et cela a un vrai sens dans l’histoire, ce n’est pas un prétexte de l’autrice pour caser un sujet « à la mode ».

Bref, si vous aimez les histoires d’amitié et d’amour saupoudrées de suspense, vous ne pourrez qu’adorer ce roman !

Ma note: ♥♥♥♥♥


J’ai lu: Le pacte d’Emma de Nine Gorman

Hello tout le monde !

Je vous retrouve aujourd’hui pour vous parler du roman Le pacte d’Emma de l’autrice et booktubeuse (du moins il fut un temps) Nine Gorman. Il s’agit de son premier roman mais elle en a écrit d’autres depuis. 

 ♥ = Bof bof, à éviter 

♥♥ = Sympa, sans plus

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♥♥♥♥ = A lire absolument !

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le pacte d'emma

Nombre de pages:  400 pages

Maison d’édition: Albin Michel

Date de parution (dans cette édition): 2 novembre 2017

4ème de couverture:

Je pensais qu’en me lançant dans ce pacte je risquais seulement ma vie, mais c’est ma raison qui est en train de s’envoler.

Je l’ai embrassé, mais ce n’est pas ce qui est le plus déraisonnable.

Ce qui l’est, c’est que j’ai aimé ça.

Mon avis:

J’avoue que j’ai acheté ce roman à sa sortie, par curiosité, car j’aimais beaucoup les vidéos booktube de Nine Gorman. J’avais donc envie de la soutenir surtout que le roman avait l’air sympa. 

Bon et bien je n’ai vraiment pas été transcendée par ce roman. Il se lit facilement, les pages s’enchaînent bien mais finalement j’ai trouvé un peu terne le personnage d’Emma, atteinte d’une maladie rare. Même si comprends ses raisons, je trouve qu’elle se victimise beaucoup et se laisse maltraiter par Andrew alors que le frère de celui-ci, Matthew, semble beaucoup plus intéressant (cultivé, délicat, etc.) et tient réellement à elle. Le triangle amoureux est un peu téléphoné dans les romans young adult et je pense que cela aurait pu être évité. Là aussi beaucoup de clichés avec le gentil garçon et le mauvais garçon et bien évidemment que la gentille fille s’attache au « méchant » qui en fait est très certainement comme cela à cause de son enfance ou d’une précédente relation. (violons svp)

J’ai donc trouvé Emma très crédule et naïve. Un peu suicidaire aussi. En même temps, elle n’a rien à perdre vu qu’elle est gravement malade et que son espérance de vie est fortement réduite de par sa maladie dégénérative. Je n’ai pas aimé le fait qu’elle ne prenne pas vraiment les choses en main. Elle est passive et cela m’a dérangée tout au long du roman.

Je n’ai vraiment pas réussi à m’intéresser au personnage d’Andrew que j’ai trouvé insipide. Il fait le bad boy mais j’ai trouvé qu’il n’avait aucun relief et je n’ai pas compris ce qu’Emma lui trouvait. 

J’aurais apprécié avoir plus de précisions sur Andrew et Matthew, comment cela se fait-il qu’ils sont des vampires, pourquoi? comment? enfin bref avoir un peu plus d’explications. Il y en a-t-il d’autres comme eux ou sont-ils les seuls de la ville/du pays/de la terre ? J’ai trouvé que l’autrice n’avait pas assez approfondi son sujet et je pense que cela aurait donné plus d’étoffe à ses personnages et aurait été plus intéressant, plus que les pensées coquines d’Emma à propos d’Andrew. (mais le roman reste plutôt sage, il ne faut pas oublier que c’est un livre destiné à un public adolescent – après n’importe qui peut le lire on est d’accord) Finalement, j’ai trouvé que le thème vampire était un peu un prétexte pour servir l’histoire mais que cela n’apportait pas grand chose au roman. (Andrew aurait très bien pu travailler pour un groupe de pharmaceutique et détenir la solution miracle à la maladie d’Emma, cela aurait fonctionné également)

Le twist final m’a un peu surprise – je l’ai trouvée un peu moins téléphoné que le reste du roman – mais je n’ai pas trop aimé la conclusion de l’histoire même si elle laisse la possibilité (ou pas) à une suite (je crois en fait que Nine Gorman a d’ailleurs écrit une suite qui s’appelle – sauf erreur – le serment d’Andrew mais je ne sais pas si elle est sortie (peut-être en version numérique seulement?) et même si elle sortira un jour au format papier.

Bon vous l’aurez compris, j’ai trouvé ce roman sympa à lire mais sans plus, je pense que j’en attendais beaucoup car j’en avais entendu tellement de bien mais la sauce n’a pas prise avec moi 😦 Dommage!

Je me laisserai toutefois peut-être tenter par un prochain roman de l’autrice car j’ai bien aimé son style d’écriture. 

Ma note: ♥♥(♥)


J’ai lu: L’Outsider de Stephen King

Hello tout le monde !

Je vous retrouve aujourd’hui pour vous parler du roman L’Outsider de l’auteur Stephen King. Ce roman prend chronologiquement place après la trilogie « Mr Mercedes » et on y retrouve le personnage (que j’avais adoré) de Holly Gibney.

 ♥ = Bof bof, à éviter

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l'outsider

Nombre de pages: 576 pages

Maison d’édition: Albin Michel

Date de parution (dans cette édition): 30 janvier 2019

4ème de couverture:

Le corps martyrisé d’un garçon de onze ans est retrouvé dans le parc de Flint City. Témoins et empreintes digitales désignent aussitôt le coupable : Terry Maitland, l’un des habitants les plus respectés de la ville, entraîneur de l’équipe locale de baseball, professeur d’anglais, marié et père de deux fillettes. Et les résultats des analyses d’ADN ne laissent aucun doute. Dossier classé. À un détail près : Terry Maitland a un alibi en béton. Et des preuves tout aussi irréfutables que les preuves qui l’accusent.
Qui se cache derrière ce citoyen au-dessus de tout soupçon ?

Mon avis:

Si vous me suivez depuis un moment, vous savez sans doute que j’avais beaucoup aimé la trilogie « Mr Mercedes » que j’avais trouvé intéressante, intelligente et flippante en même temps. Ici, on retrouve ces trois ingrédients, avec une pointe de plus de paranormal. 

J’ai vraiment aimé l’ambiance de ce roman. Nauséabonde et angoissante comme tout bon livre de Stephen King qui se se respecte. 

Au tout début de l’histoire, on retrouve le cadavre mutilé d’un jeune garçon et tout incrimine Terry Maitland, l’entraîneur de l’équipe de baseball locale, homme respecté et aimé de tout. Cependant, même s’il a un bon alibi, plusieurs témoins l’ont vus de leur propres yeux dans la région où a été retrouvé le cadavre, les habits couverts de sang. 

Peu à peu, ceux qui mènent l’enquête vont se confronter à un cas de conscience. Alors que la culpabilité de Terry est évidente et qu’ils se sont empressés de l’arrêter (devant toute la ville qui plus est) et de le jeter en prison, son alibi l’est tout autant. De ce fait, les enquêteurs vont commencer à se poser des questions et vont devoir se rendre à l’évidence : peut-être qu’il y a un peu de paranormal là-derrière.

J’ai bien aimé  l’inspecteur Ralph Anderson que j’ai trouvé plutôt intéressant. En effet, même s’il était assez sûr de lui à la base, il se remet aussi en question (même s’il lui faut un peu de temps). Sa femme n’hésite pas à lui remettre les idées en place et elle fait preuve d’un grande courage tout au long de l’histoire.

Quand l’avocat de Terry Maitland, Howie Gold, s’en mêle et que même le détective privé qu’il a engagé, Alec Pelley, revient bredouille et que toutes les pistes possibles ont été exploitées, décidés à faire la lumière sur cette affaire et de ne négliger aucune piste pouvant les mener vers la vérité, ils font appel à Holly Gibney (qu’on avait rencontrée dans la trilogie Mr Mercedes comme je l’ai déjà écrit au début de cet article).  Holly est une femme angoissée, pleine de manies et phobies en tous genres mais elle est hyper attachante et surtout super intelligente. Elle est une sorte de détective privée et même si elle s’est plus ou moins spécialisée dans la recherche d’animaux de compagnie disparus, elle a une certaine affinité pour les cas sortant de l’ordinaire. 

J’ai vraiment aimé toute la brochette de personnages que nous a inventé Stephen King dans ce roman. On se surprend à tous bien les aimer et à souhaiter qu’il ne leur arrive rien (ce qui ne sera pas le cas pour tous comme vous pouvez bien vous en douter, on est chez Stephen King pas dans un roman d’amour).  

J’ai apprécié le clin d’œil que fait Stephen King à Harlan Coben, Terry Maitland assistant à l’une de ses conférences (c’est même son alibi 😉 ).

Par ailleurs, j’ai vraiment été passionnée par l’intrigue fouillée et tangible de ce roman. Il s’agit bien entendu d’un thriller horrifique, mais j’ai également trouvé que d’autres thèmes sont abordés qui ne sont pas moins importants: La différence, les remords, le deuil.

Même si l’auteur nous laisse avec quelques questions sans réponse à la fin du roman, je n’ai pas trouvé cela dérangeant. De plus, vous pouvez retrouver Holly Gibney dans une nouvelle du recueil qui vient de sortir « Si ça saigne » qui est apparemment une suite à l’Outsider. Je l’ai commencée donc je vous en reparlerai bientôt 😉

Mais pour en revenir à l’Outsider….

Un roman qui a su autant me faire frissonner que rire et essuyer une petite larme. J’ai aimé chaque chapitre et je ne me suis pas ennuyée un seul instant. Un pavé que j’ai dévoré!

Chapeau Mr King !

Ma note: ♥♥♥♥♥


J’ai lu: La machine Ernetti de Roland Portiche

Hello tout le monde !

Je vous retrouve aujourd’hui pour vous parler du roman La machine Ernetti de l’auteur Roland Portiche, acheté un peu par hasard lors d’une virée à la Fnac, et quel heureux hasard !

 ♥ = Bof bof, à éviter

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♥♥♥♥ = A lire absolument !

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Nombre de pages: 448 pages

Maison d’édition: Albin Michel/Versilio 

Date de parution (dans cette édition): 3 juin 2020

4ème de couverture:

L’incroyable histoire vraie d’une machine à explorer le temps, cachée dans les archives secrètes du Vatican !

Mars 1938. Le physicien italien Ettore Majorana disparaît au large de la Sicile.
Avec lui, le projet secret sur lequel il travaillait depuis des années.

Automne 1955. On retrouve par miracle les notes du physicien disparu.
Elles inspirent au père Ernetti une idée folle : construire une machine à voir dans le temps. Un chronoviseur.

Sur ordre de Pie XII, le prêtre plonge deux mille ans en arrière. L’objectif est simple : prouver l’existence du Christ.

Commence alors une course folle entre le Vatican, la CIA, le KGB et le Mossad. Car ce que le père Ernetti va découvrir, en pleine Guerre froide, pourrait changer l’ordre du monde. 

Ce roman est fondé sur une histoire vraie.

Mon avis:

Je ne vais pas y aller par quatre chemins, j’ai adoré ce roman!  Voilà, merci d’être passé, aurevoir 🙂 

Non, sans plaisanter, ce roman était vraiment passionnant. Déjà, le thème: Le Vatican et ses secrets, je dois avouer que tout ce qui touche aux mystères entourant l’église catholique m’intéresse et m’intrigue énormément!

Il faut savoir que le fond de l’histoire est vrai étant donné que le père Ernetti a bel et bien construit une machine du genre qui serait dans les caves du Vatican …. 

Du coup, j’ai adoré me plonger dans cette intrigue digne d’un roman de Dan Brown. D’après les notes retrouvées d’un autre prêtre, le père Pellegrino Ernetti va devoir – sur la demande du pape en place à ce moment-là – construire une machine à voir dans le temps. Le but ? Prouver au monde qui devient de plus en plus agnostique que Jésus a bel et bien existé, et par la même occasion rallumer la flamme des croyants. 

De là, on suit donc la construction de ladite machine. Tout de suite, je me suis attachée à la personnalité naïve et enthousiaste du jeune père Ernetti. A côté de sa passion pour les sciences, il est tout d’abord (en plus d’être prêtre) musicologue et exorciste(!). Il se fait manipuler par tout le monde mais garde tout de même la tête haute. Il est toujours partagé entre sa curiosité naturelle de découvrir et voir le passé et émets tout de même une réserve. Au fond de lui, il sait que ce n’est pas vraiment « bien » ce qu’il est en train de faire. 

Bien entendu, les ennemis du pape ont des yeux et des oreilles qui trainent et très vite, d’autres personnes convoitent cette machine pour servir leurs propres intérêts. S’engage alors une sorte de course contre la montre pour s’approprier la machine avant que des révélations soient faites.

On suit alternativement le père Ernetti, bien sûr, et Natacha, une jeune doctorante en archéologie, qui va se faire engager par le Mossad grâce à ses connaissances des langues et devra également enquêter sur la machine. J’ai beaucoup aimé la passion que mets la jeune femme dans son travail, elle refuse d’abandonner même quand son supérieur le lui demande. Une femme forte (dans tous les ses du termes, vu qu’elle sait très bien se battre aussi!). 

L’écriture est moderne et fluide et tous les éléments s’enchaînent parfaitement. 

Personnellement, j’ai tremblé plus d’une fois pour le père Ernetti car j’avais peur qu’il ne lui arrive des bricoles. 

J’avais peur que le livre soit un peu trop technique mais pas du tout, l’auteur a su expliquer les choses avec des mots simples sans nous assommer avec des pages et des pages d’explications. 

Un roman sur la force de nos convictions, mais également sur la cupidité des hommes et leur envie de toujours tout maîtriser, bien que cela ne soit pas toujours possible. D’ailleurs, n’est-il pas parfois mieux de ne pas savoir toute la vérité et de garder intacts certains mystères de notre monde?

Un régal et un énorme coup de cœur pour ma part, je me souviendrai longtemps de la machine Ernetti !

Et d’ailleurs, alors que j’allais cliquer sur le bouton « publier », je viens de voir la sortie imminente (le 1er avril, et ce n’est pas un poisson) de la « suite » de ce roman dont le titre est « Ernetti et l’énigme de Jérusalem ». J’ai hâte d’y être !

Ma note: ♥♥♥♥♥


J’ai lu: Buveurs de vent de Franck Bouysse

Hello tout le monde !

Je vous retrouve aujourd’hui pour vous parler du roman Buveurs de vent de l’auteur Franck Bouysse, que j’ai découvert grâce à l’émission La Grande Librairie.

 ♥ = Bof bof, à éviter

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♥♥♥ = Pas mal du tout , j’ai passé un bon moment !

♥♥♥♥ = A lire absolument !

♥♥♥♥♥ = Attention, gros coup de cœur !

Les (♥) représentent les demis 

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Nombre de pages: 400 pages

Maison d’édition: Albin Michel

Date de parution (dans cette édition): 19 août 2020

4ème de couverture:

Ils sont quatre, nés au Gour Noir, cette vallée coupée du monde, perdue au milieu des montagnes. Ils sont quatre, frères et soeur, soudés par un indéfectible lien.

Marc d’abord, qui ne cesse de lire en cachette.

Matthieu, qui entend penser les arbres.

Puis Mabel, à la beauté sauvage.

Et Luc, l’enfant tragique, qui sait parler aux grenouilles, aux cerfs et aux oiseaux, et caresse le rêve d’être un jour l’un des leurs.

Tous travaillent, comme leur père, leur grand-père avant eux et la ville entière, pour le propriétaire de la centrale, des carrières et du barrage, Joyce le tyran, l’animal à sang froid…

Dans une langue somptueuse et magnétique, Franck Bouysse, l’auteur de Né d’aucune femme, nous emporte au coeur de la légende du Gour Noir, et signe un roman aux allures de parabole sur la puissance de la nature et la promesse de  l’insoumission.

Mon avis:

Je pense pouvoir dire que ce roman est un chef-d’œuvre. L’écriture très poétique de Franck Bouysse nous berce tout au long du roman.

Le décor est dès le début planté. Le Gour Noir, un endroit sauvage, inhostile, où se trouve la ville à la périphérie de laquelle habite la famille de Marc, Matthieu, Mabel et Luc. 

J’ai adoré les liens très forts entre cette fratrie de 4 et leur manière de rester soudés quoi qu’il arrive. 

Marc, qui adore lire et se perd dans ses lectures malgré le fait qu’ils se fasse battre par son père pour cela. Matthieu, le justicier, qui protège la nature. Luc, à l’âme innocente, qui pense être l’un des héros du roman l’île au trésor. Mabel enfin, jeune femme éblouissante de beauté et d’intelligence, qui aimerait s’extraire de ce quotidien de misère. Tous aspirent à une autre vie que la leur.

La ville est régit par Joyce, un homme arrivé là des années plus tôt et qui a mis la main sur toutes les richesses de la région (la gestion de la centrale électrique et tout les commerces, bars, etc. que la ville peut avoir). Il devient donc le propriétaire de la ville et fait la pluie et le beau temps, aidé par ses espions qu’il a positionné un peu partout en ville. Les gens qui s’opposent à lui disparaissent étrangement. C’est à ce moment-là qu’on comprend que le roman de Franck Bouysse se trouve dans une sorte de réalité alternative car les agissements de Joyce ne pourraient (je le pense en tout cas) pas arriver dans la France d’aujourd’hui. 

L’ambiance est donc plutôt étouffante, entre la pauvreté dans laquelle vit la plupart des habitants et le dur travail qu’ils doivent fournir pour Joyce. Joyce au contraire, habite dans un immeuble-hôtel rien que pour lui, dans lequel il change d’appartement selon les jours, pour éviter de faciliter la tâche d’un éventuel tueur. 

Joyce est un personnage intéressant car malgré tout son pouvoir, il sait que celui-ci est éphémère et qu’il suffirait d’une étincelle pour que la révolution monte et l’écrase. Il vit d’ailleurs dans une sorte de psychose et est toujours entourés de sbires qui sont chargés de le protéger.

Les chapitres sont courts ce qui fait qu’on les enchaîne à une vitesse folle et que malgré ses 400 pages, ce roman se dévore en quelques jours.

Buveurs de vent est un roman qui m’a subjuguée par la puissance de ses mots. Vivement le prochain roman de cet auteur ♥

Ma note: ♥♥♥♥♥


J’ai lu: L’illusion de Maxime Chattam (cold winter challenge)

Hello tout le monde !

Je vous retrouve aujourd’hui pour vous parler du roman L’illusion de Maxime Chattam.

 ♥ = Bof bof, à éviter

♥♥ = Sympa, sans plus

♥♥♥ = Pas mal du tout , j’ai passé un bon moment !

♥♥♥♥ = A lire absolument !

♥♥♥♥♥ = Attention, gros coup de cœur !

Les (♥) représentent les demis 

L’image provient de mon instagram.

Nombre de pages: 464 pages

Maison d’édition: Albin Michel

Date de parution (dans cette édition): 28 octobre 2020

4ème de couverture:

Bienvenue à Val Quarios, petite station de ski familiale qui ferme ses portes l’été.

Ne reste alors qu’une douzaine de saisonniers au milieu de bâtiments déserts. Hugo vient à peine d’arriver, mais, déjà, quelque chose l’inquiète. Ce sentiment d’être épié, ces «visions» qui le hantent et cette disparition soudaine…

Quels secrets terrifiants se cachent derrière ces murs ? Hugo va devoir affronter ses peurs et ses cauchemars jusqu’à douter de sa raison…

Bienvenue à Val Quarios, une «jolie petite station familiale» où la mort rôde avec la gourmandise d’une tempête d’été. 

Mon avis:

Je dois avouer que si je n’avais pas su que ce roman était de Maxime Chattam je ne l’aurais peut-être pas deviné. 

En effet, j’ai trouvé que le rythme du roman, les tournures de phrases et toute la construction du roman étaient totalement inédits.

Je me suis tout de suite attachée à Hugo, ce jeune écrivain en devenir, qui, pour oublier sa rupture amoureuse, part s’isoler à Val Quarios, station de ski perdue en montagne,  à plus ou moins 3h de route de toute civilisation et intègre l’équipe d’été qui doit entretenir les installations durant la basse saison. (5 mois environ) On sent qu’il est blessé mais quand même très respectueux des femmes et aime leur compagnie (l’auteur fait même mention de « me too »).

J’ai aimé le fait que le roman soit narré à la première personne, cela donne un côté plus intime au récit. 

Dès son arrivée à Val Quarios, Hugo commence à se sentir mal, il entend des voix et commence à avoir des hallucinations. Lui qui a déjà une imagination très fertile commence gentiment à tourner la boule.

L’ambiance au début est plutôt bon enfant et se dégrade au fur et à mesure du récit, on ressent un malaise, comme si un danger guettait les occupants de la station.

J’ai adoré toute la mise en place des lieux par l’auteur et les descriptions détaillées nous permettent de bien visualiser les endroits (la carte au début du roman aide aussi). 

J’ai trouvé la prose de Maxime Chattam plus poétique et son vocabulaire plus riche qu’à l’accoutumée, bien que tous ses romans soient super bien écrits (ne me faites pas dire ce que je n’ai pas dit) mais on ressent dans celui-ci un petit « quelque chose » en plus, un supplément d’âme au roman. Apparemment la montagne est ses paysages l’ont bien inspiré !

J’ai adoré l’ambiance, je m’y croyais vraiment 🙂

La station est un personnage à elle toute seule. Elle craque dans les tempêtes, comme si elle se plaignait de rhumatismes 😉 Bien entendu, certaines scènes m’ont fait penser à Shining de Stephen King et d’ailleurs même l’auteur y fait référence. 

Là-bas, Hugo va se lier d’amitié avec Jina et Lily, deux jolies jeunes femmes qui vont l’aider à s’intégrer à l’équipe d’été. 

Quand Hugo apprend que la station appartient à un célèbre magicien (à la réputation trouble) qui vit dans le manoir près de la station, sa curiosité est piquée au vif et il pense que les étranges phénomènes qui se passent dans la station ne sont pas fortuits mais sont le fait de ce fameux Lucien Strafa. 

Comme dit Jina, il n’en faut pas plus à Hugo pour se monter le bourrichon 😉 Il entraîne alors ses amies dans son enquête… alors que les autres saisonniers lui conseillent de ne pas déranger le maître des lieux.

Tous les personnages sont intéressants (il y en a trop pour tous les détailler ici) mais chacun à son petit caractère (le geek – Axel , le beau gosse mystérieux – JC, le bourru – Max , le taiseux -Merlin…)

Si vous n’avez jamais lu Maxime Chattam et que vous aimez les thrillers pas trop sanglants, je ne peux que vous conseiller ce roman qui joue beaucoup sur le psychisme. Cela change de certains romans de l’auteurs vraiment gores (le signal par exemple ou ses premières trilogies). Celui-ci est beaucoup plus soft mais je l’ai néanmoins adoré. Impossible de le lâcher une fois commencé et en même temps, j’avais envie de le faire durer !! 

Un excellent thriller qui vous tiendra en haleine jusqu’au bout!

Ma note: ♥♥♥♥♥


J’ai lu: Sous le parapluie d’Adélaïde de Romain Puértolas

Hello tout le monde !

Je vous retrouve aujourd’hui pour vous parler du roman Sous le parapluie d’Adélaïde de Romain Puértolas.

 ♥ = Bof bof, à éviter

♥♥ = Sympa, sans plus

♥♥♥ = Pas mal du tout , j’ai passé un bon moment !

♥♥♥♥ = A lire absolument !

♥♥♥♥♥ = Attention, gros coup de cœur !

Les (♥) représentent les demis 

L’image provient de mon instagram.

Nombre de pages: 336 pages

Maison d’édition: Albin Michel

Date de parution (dans cette édition): 30 septembre 2020

4ème de couverture:

Le matin du 25 décembre, alors que le spectacle de Noël bat son plein sur la place de la ville de M, Rose Rivières, une jeune femme, est assassinée au beau milieu de la foule. Le comble est que sur les cinq cents personnes présentes, aucune n’a vu ni entendu quoi que ce soit. Sauf peut-être, cet insolite témoin, abrité sous le parapluie d’Adélaïde…

Mon avis:

L’histoire se passe en France … mais on ne sait pas en quelle année.

On suit une jeune avocate qui a envie de faire ses preuves en prenant comme client Michel, un homme de couleur accusé d’avoir tué Rose Rivières lors du Spectacle de Noël de la ville de M. Persuadée qu’il est innocent, elle n’aura de cesse de trouver d’autres pistes afin de faire sortir de prison son client. Par exemple cette fameuse Adélaïde, allemande dont personne ne sait rien et qui (comme par hasard) à quitté la France juste après les faits. 

L’avocate et son client ont beaucoup de points en commun. Elle est une femme dans un métier « d’hommes » et lui est le seul noir de la ville et essaie tant bien que mal de s’y faire une place malgré les regards parfois malveillants. Cette particularité d’être « à part » va les rapprocher.

 J’avais beaucoup aimé le roman précédent de l’auteur et du coup je me suis un peu méfiée de certaines choses dans ce roman et j’avoue qu’il a usé un peu des mêmes ficelles pour nous abuser.

Malgré le fait que j’avais deviné le twist final, j’ai été surprise en bien par toute l’histoire et sa construction. J’ai trouvé ce livre très agréable à lire et pas téléphoné. Il aborde des thèmes graves comme le racisme ou encore les violences conjugales sans tomber dans le pathos.

J’ai beaucoup aimé le personnage de la jeune avocate un peu gaffeuse mais tellement attachante.

L’écriture de Romain Puértolas est fluide et les dialogues sont savoureux, tout s’enchaîne merveilleusement bien et comme les chapitres sont plutôt courts on a toujours envie d’en lire « encore un » pour connaître la suite de l’histoire 🙂

Un joli roman qui fait réfléchir sur la justice et un auteur qui est définitivement entré dans ma liste d’auteurs « à suivre » 🙂

Ma note: ♥♥♥♥(♥)


J’ai lu: Les aérostats d’Amélie Nothomb

Hello tout le monde !

Je vous retrouve aujourd’hui pour vous parler du livre Les aérostats d’Amélie Nothomb.

 ♥ = Bof bof, à éviter

♥♥ = Sympa, sans plus

♥♥♥ = Pas mal du tout , j’ai passé un bon moment !

♥♥♥♥ = A lire absolument !

♥♥♥♥♥ = Attention, gros coup de cœur !

Les (♥) représentent les demis 

L’image provient de mon instagram.

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Nombre de pages: 180 pages

Maison d’édition: Albin Michel

Date de parution (dans cette édition): 19 août 2020

4ème de couverture:

« La jeunesse est un talent, il faut des années pour l’acquérir. »

Mon avis:

J’ai eu envie de lire ce livre après le passage de l’autrice à l’émission La Grande Librairie (que j’adore!). Un livre sur la passion des livres ne pouvait que m’attirer c’est pourquoi je l’ai acheté et je tiens à préciser que c’est la première fois que j’achetais un livre d’Amélie Nothomb, en principe je les emprunte à la bibliothèque où ma maman travaille. Je n’avais jamais eu vraiment de coup de cœur pour ses livres. Cette fois-ci cependant, j’ai eu l’impression que cela pourrait être différent.

Le roman commence un peu bizarrement, avec la présentation d’Ange, la narratrice, jeune femme en collocation avec une névrosée avec laquelle elle a des discussions sans queue ni tête qui n’apportent rien au roman.

Ange trouve un petit travail bien payé dans une famille riche où elle doit aider dans ses études un jeune homme dyslexique, Pie.

Elle arrive à l’intéresser à la littérature en l’obligeant à lire des classiques. Pie se plie bien au jeu et commente intelligemment les ouvrages, ce qui donne lieu à des dialogues savoureux entre les deux protagonistes. J’ai vraiment bien aimé ces passages-là où on comprend tout l’amour qu’Amélie Nothomb porte aux livres.

Cela aurait pu être un excellent roman mais l’autrice a choisi une fin pour le moins expéditive et décevante. Evidemment, je n’en dirai pas plus mais j’ai vraiment été déçue car j’ai eu l’impression qu’Amélie Nothomb ne savait pas comment terminer son roman. Une lecture en demi-teinte pour moi, même si ce n’est pas vraiment un flop non plus.

Ma note: ♥♥(♥)