J’ai lu: Les corps conjugaux de Sophie de Baere

Hello tout le monde !

Je vous retrouve aujourd’hui pour vous parler du roman Les corps conjugaux de l’autrice Sophie de Baere dont j’avais adoré le roman Les ailes collées.

 ♥ = Bof bof, à éviter

♥♥ = Sympa, sans plus

♥♥♥ = Pas mal du tout , j’ai passé un bon moment !

♥♥♥♥ = A lire absolument !

♥♥♥♥♥ = Attention, gros coup de cœur !

Les (♥) représentent les demis 

L’image provient de mon instagram.

les corps conjugaux

Nombre de pages: 320 pages

Maison d’édition: Le Livre de Poche

Date de parution (dans cette édition): 16 février 2022

4ème de couverture:

Fille d’immigrés italiens, Alice Callandri consacre son enfance et son adolescence à prendre la pose pour des catalogues publicitaires et à défiler lors de concours de beauté. Mais, à dix-huit ans, elle part étudier à Paris. Elle y rencontre Jean. Ils s’aiment intensément, fondent une famille, se marient. Pourtant, quelques jours après la cérémonie, Alice disparaît. Les années passent mais pas les questions. Qu’est-elle devenue ? Pourquoi Alice a-t-elle abandonné son bonheur parfait, son immense amour, sa fille de dix ans ?
Portrait de femme saisissant, histoire d’un amour fou, secrets de famille, Les Corps conjugaux, inspiré d’une histoire vraie, explore avec force et poésie l’un des plus grands tabous et notre part d’humanité.

Mon avis: 

Les corps conjugaux, cela parle d’un amour si fort et si évident qu’il devient impossible pour Alice de rester avec son mari Jean et leur fille Charlotte dès lors qu’elle fait LA découverte qui va bouleverser sa vie à tout jamais.

Nous allons donc suivre alternativement Alice (qui est la narratrice), depuis son départ, et sa fille, Charlotte, qui doit apprendre à grandir et à devenir une femme à son tour, sans le regard bienveillant de sa maman. Comment être vraiment épanouie quand on a l’impression de n’avoir pas été assez bien pour que notre mère reste auprès de nous ? 

Le personnage d’Alice est complexe, repoussant et attirant à la fois. A certains moments je la plaignais et à d’autres je l’accablais… mais comment en vouloir à une femme qui ne souhaite qu’une chose: Etre libre d’aimer l’homme de sa vie? Alice est rongée par les regrets et les remords, qui font de sa vie un enfer.

Charlotte m’a donné l’impression d’être une petite fille abandonnée même une fois adulte. Certaines blessures ne peuvent se refermer sans heurts, malgré un père présent et aux petits soins pour elle. Elle vit dans l’ombre d’une mère qu’elle idéalise et haït en même temps. Cherchant elle-même à devenir maman, elle ne comprend pas comment on peut abandonner ainsi son enfant.

J’ai trouvé que cet ouvrage proposait des sujets vraiment intéressants et il bouscule également énormément les codes en abordant un sujet tabou (mais je vous laisserai découvrir de quoi il s’agit).

Sophie de Baere décrit des scènes d’amour et de sexe sans aucune vulgarité, de sa plume fine et délicate, sans tomber dans la mièvrerie pour autant.

Les personnages de Jean, le mari d’Alice, et d’Alexandre, celui de Charlotte, sont en retrait, comme pour laisser la lumière briller sur leur femme. On sent que Jean est désemparé et malheureux mais on ne s’appesantit par sur lui.

Un très beau roman qui pose des questions importantes sur nos aspirations et pulsions ainsi que le sens du sacrifice que nous pouvons avoir pour protéger les gens que nous aimons.

Si j’ai préféré le livre Les ailes collées qui m’avait bouleversée, ce roman-ci est tout de même une excellente surprise!

Dramatique et marquant, à découvrir!

Ma note: ♥♥♥♥

J’ai lu: Tant que le café est encore chaud de Toshikazi Kawaguchi

Hello tout le monde !

Je vous retrouve aujourd’hui pour vous parler du roman Tant que le café est encore chaud de l’auteur Toshikazu Kawaguchi

 ♥ = Bof bof, à éviter

♥♥ = Sympa, sans plus

♥♥♥ = Pas mal du tout , j’ai passé un bon moment !

♥♥♥♥ = A lire absolument !

♥♥♥♥♥ = Attention, gros coup de cœur !

Les (♥) représentent les demis 

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tant que le café est encore chaud

Nombre de pages:  240 pages

Maison d’édition: Le livre de poche

Date de parution (dans cette édition): 14 septembre 2022

4ème de couverture:

Dans une petite ruelle de Tokyo se trouve Funiculi Funicula, un petit établissement au sujet duquel circulent mille légendes. On raconte notamment qu’en y dégustant un délicieux café, on peut retourner dans le passé. Mais ce voyage comporte des règles : il ne changera pas le présent et dure tant que le café est encore chaud. Quatre femmes vont vivre cette singulière expérience.

Vendu à plus d’un million d’exemplaires au Japon, traduit dans plus de trente pays, le roman de Toshikazu Kawaguchi a touché les lecteurs du monde entier.

Mon avis: 

Il s’agit d’un roman qui a fait beaucoup de bruit à sa sortie, le « feel good » japonais étant un style assez à la mode en ce moment (avec un chat sur la couverture s’il vous plaît^^).

L’histoire est plaisante et se lit facilement. Il s’agit d’un huis-clos car nous ne changeons jamais de décor ce que j’ai trouvé un peu dommage car le Japon est un pays qui me fait rêver et là nous ne bougeons jamais du café 😉

En effet, on suit dans ce roman un cercle de personnes qui va se retrouver dans un café de Tokyo, le Funiculi Funicula, dont l’une des chaises est spéciale. En effet, en s’asseyant à cette place, vous pouvez retourner dans le passé ou voir le futur (mais toujours en étant assis dans le café – pas possible de se lever)  et seulement le temps que votre café soit encore chaud. Bien évidemment, il y a pléthores d’autres conditions à ce bref voyage dans le temps mais je ne vais pas tout vous dévoiler ici! Les gens se servent de ce « pouvoir » pour revoir un être cher disparu et avoir une dernière discussion avec ou faire passer un message à quelqu’un, en sachant qu’on ne peut changer le passé car cela impacterait le présent.

Si l’idée de base est séduisante et originale, j’ai cependant trouvé certains passages un peu incohérents scénaristiquement parlant et j’ai eu de la peine à comprendre qui était qui dans le café car l’auteur change plusieurs fois d’époque et il est parfois compliqué de s’y retrouver entre tous les prénoms/noms des personnages, l’auteur les appelant alternativement par l’un ou l’autre ce qui avait tendance à m’embrouiller un peu.

De plus, je n’ai pas vraiment réussi à m’attacher aux personnages qui je trouve sont un peu trop survolés.

Certains passages ont cependant su me toucher, comme ce couple dont le mari est atteint d’Alzheimer et qui ne reconnait plus sa femme. Celle-ci se fait passer pour son infirmière pour pouvoir rester auprès de lui…

Bref, j’ai passé tout de même un bon moment de lecture, le style est fluide et l’histoire assez mystérieuse pour nous tenir en haleine. Peut-être que la suite (qui vient de paraître) fera la lumière sur certains aspects de l’histoire que j’ai trouvé trop peu développés. (qui a découvert cette fameuse chaise et ses mystérieux effets, et dans quelles circonstances ? le café qu’il faut boire est-il magique ? est-ce la fille qui prépare le café qui a des pouvoirs?? Vous voyez, trop de questions restent ouvertes 😉 )

Un roman qui remplit parfaitement son office de roman feel good, idéal à emporter en vacances!

Ma note:  ♥♥♥(♥)

J’ai lu: Le magasin des jouets cassés de Julien Rampin

Hello tout le monde !

Je vous retrouve aujourd’hui pour vous parler du roman Le magasin des jouets cassés de l’auteur Julien Rampin

 ♥ = Bof bof, à éviter

♥♥ = Sympa, sans plus

♥♥♥ = Pas mal du tout , j’ai passé un bon moment !

♥♥♥♥ = A lire absolument !

♥♥♥♥♥ = Attention, gros coup de cœur !

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le magasin des jouets cassés

Nombre de pages:  264 pages

Maison d’édition: Le livre de poche

Date de parution (dans cette édition): 29 mars 2023

4ème de couverture:

Paris, XVe arrondissement, un immeuble comme beaucoup d’autres, avec son ascenseur étroit, ses balcons minuscules et sa cour. Après son divorce, Lola a choisi cet endroit pour prendre un nouveau départ avec son fils de six ans, Léon. Ici vivent Martine, dont l’appartement en rez-de-chaussée lui permet d’assouvir sa curiosité en épiant les habitants, et aussi Paul-Henry, un vieux monsieur à l’éternel nœud papillon, qui partage sa passion pour la littérature avec ses voisins et ses abonnés sur les réseaux sociaux. En apprenant à les connaître, Lola fait malgré elle voler en éclats des décennies de secrets et de mensonges, qui pourraient bien changer sa propre vie…

Mon avis: 

Un roman plaisant à lire, la plume de l’auteur étant très fluide. 

Cependant, j’ai trouvé que finalement les personnages de Lola et de son fils étaient pas mal en retrait, comme effacés, par rapport aux personnages de Martine et Paul-Henry, qui étaient les vrais héros de l’histoire, mais ce n’est pas vraiment comme ça qu’on nous « vend » le roman sur la 4ème de couv’. 

Si j’ai aimé l’histoire en règle générale, elle n’a pas su me toucher comme je pensais qu’elle allait le faire, surtout que j’avais lu (entre autres) de très bon articles de la part des lectrices Charleston, maison dans laquelle le roman est paru en grand format.

J’aurais apprécié en savoir plus sur Lola, que l’auteur creuse plus son personnage, comme il l’a fait pour Martine et Paul-Henry. 

Ces deux-là sont parfois un peu clichés mais quand même attachants, en tout cas j’ai passé un chouette moment en leur compagnie, même si j’ai parfois levé les yeux au ciel…

Les personnages sont néanmoins attachants et j’ai aimé le dénouement de l’histoire même si j’avais en grande partie découvert le secret qui liait tous les personnages. Il s’agit tout de même d’une jolie histoire.

Ce roman reste cependant une lecture qui m’a fait passer un bon moment et c’est finalement tout ce qu’on attend d’un livre, non ?

Ma note:  ♥♥♥

J’ai lu: Sous le soleil de tes cheveux blonds d’Agathe Ruga

Hello tout le monde !

Je vous retrouve aujourd’hui pour vous parler du roman Sous le soleil de tes cheveux blonds de l’autrice Agathe Ruga.

 ♥ = Bof bof, à éviter

♥♥ = Sympa, sans plus

♥♥♥ = Pas mal du tout , j’ai passé un bon moment !

♥♥♥♥ = A lire absolument !

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sous le soleil de tes cheveux blonds

Nombre de pages: 312 pages

Maison d’édition: Le Livre de Poche

Date de parution (dans cette édition): 10 juin 2020

4ème de couverture:

L’une est blonde, secrète et bourgeoise. Au lycée, on la surnomme Brigitte. L’autre, extravertie et instable, répond au nom de Brune. Toutes deux sont encore des jeunes filles pleines d’avenir. Traversant les années folles de la jeunesse, elles découvrent ensemble la joie d’aimer, de danser, de rire et de boire jusqu’au petit matin en rêvant à leurs destins de femmes. Mais un étrange jour d’été, tout s’arrête brusquement. Sans donner aucune explication, Brigitte rompt leur amitié et disparaît.
Les années passent mais n’effacent pas la douleur de l’absence. Lorsque Brune tombe enceinte, elle ressent le besoin de comprendre.

Avec brio, Agathe Ruga explore une tranche de vie aussi enivrante que violente, celle des premières fois, de l’éveil de la féminité, du passage à l’âge adulte et des désillusions, jusqu’à la délivrance.

Mon avis: 

Un roman sur une amitié entre deux jeunes femmes, Brune et Brigitte, qui n’ont finalement pas grand chose en commun. 

Après un différend, Brigitte va s’éloigner de Brune et sortir complètement de sa vie. Pourquoi ?  L’autrice va disséquer ce qui fait qu’une amitié se termine à un moment donné, que les chemins de deux amies pourtant inséparables se séparent. 

J’avais imaginé que Brigitte serait « la méchante » ou je ne sais quoi mais c’est finalement Brune dont je n’ai pas aimé les réactions et la façon d’être, alors que c’est elle la narratrice. 

En effet, Brune veut tout et tout de suite, elle a sans cesse besoin d’être rassurée, surtout par le regard des hommes. Brigitte, quant à elle, est une jeune femme plutôt droite dans ses bottes et elle n’approuve pas les choix de vie de Brune. Elle est cependant toujours là pour elle quand même, jusqu’au jour où elle n’en peut plus du gâchis qu’est devenu la vie de son amie.

J’avoue que – même si le personnage m’a agacé – j’ai aimé le fait que la narratrice, Brune, soit moins « fréquentable » que son amie Brigitte. C’est assez atypique pour être souligné. Souvent dans les livres, la narratrice ou le narrateur est (presque) irréprochable, ce qui n’est pas le cas du tout ici (même si elle n’est pas horrible non plus).

Les choix que l’on fait au cours de notre vie et leurs conséquences sont au coeur de ce roman.

Si le roman est éclairé par quelques fulgurances plutôt poétiques et un style agréable à lire (j’ai noté plusieurs phrases qui ont résonné en moi), je l’ai trouvé un peu décousu à certains moments. Il y a sans cesse des sauts entre le passé et le présent et cette façon de procéder avait tendance à me dérouter; J’avais parfois un peu de peine à m’y retrouver.

La déception chez une femme ne s’efface jamais. Elle se superpose seulement à d’autres. L ‘amour d’une femme se mesure à la quantité de déceptions que son ventre peut supporter. Une fois que celle-ci a pénétré l’âme, le mépris qui l’accompagne ne peut s’en déloger. 

Sous le soleil de tes cheveux blonds, d’Agathe Ruga, page 69.

Un joli premier roman entaché par quelques bémols (à mon goût bien entendu) mais qui démontre que la plume d’Agathe Ruga est plutôt prometteuse!

Ma note: ♥♥♥(♥)

J’ai lu: Les victorieuses de Laetitia Colombani

Hello tout le monde !

Je vous retrouve aujourd’hui pour vous parler du roman Les victorieuses de l’autrice Laetitia Colombani. 

 ♥ = Bof bof, à éviter

♥♥ = Sympa, sans plus

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♥♥♥♥ = A lire absolument !

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les victorieuses

Nombre de pages: 240 pages

Maison d’édition: Le Livre de Poche

Date de parution (dans cette édition): 3 juin 2020

4ème de couverture:

Brillante avocate, Solène tente de se reconstruire après un burn out. Acceptant une mission bénévole d’écrivain public, elle est envoyée au Palais de la Femme, un foyer au cœur de Paris. Les résidentes s’appellent Binta, Sumeya, Cvetana, Salma ou la Renée et viennent du monde entier. Lorsqu’elles voient arriver Solène, elles se montrent méfiantes. Mais Solène est bien décidée à trouver sa place auprès de ces femmes aux destins tourmentés…
Un siècle plus tôt, Blanche Peyron œuvre en faveur des démunis. Elle a voué sa vie à l’Armée du Salut et rêve d’offrir un refuge à toutes les exclues de la société. Le chemin est ardu, mais elle ne renonce jamais.

Laetitia Colombani donne vie à ces victorieuses anonymes, à Blanche l’oubliée, à toutes celles qui refusent de se résigner.

Mon avis: 

Dans ce roman, on suit deux personnages sur deux temporalités, tous les deux à Paris: D’un part, Solène, de nos jours, qui décide, suite à un burn-out et sur le conseil de son médecin, de se lancer dans le bénévolat et plus particulièrement d’œuvrer comme écrivain public au Palais de la Femme, établissement qui offre un toit aux femmes dans le besoin.

D’autre part, Blanche, en 1925, qui dédie sa vie à faire évoluer l’Armée du Salut en France. Elle trimera jusqu’à sa mort pour que  les projets pour lesquelles elle se bat au nom de cette association aboutissent.

Le plus gros défaut de ce roman est que j’ai eu de la peine à m’attacher aux personnages, j’ai trouvé que l’autrice survolait un peu trop ses deux héroïnes, sans vraiment se mettre dans la peau de celles-ci.

Si j’ai trouvé l’histoire belle, j’ai trouvé dommage également qu’on suive principalement Solène et que les chapitres suivant Blanche soient beaucoup plus rares. J’aurais aimé en savoir plus sur Blanche!

Cependant, j’ai appris des choses sur l’Armée du Salut et pour cela, j’ai trouvé le roman très intéressant et bien documenté. De plus, ce livre aborde le thème du burn-out, de la dépression, du suicide également. Des thèmes très forts et dramatiques qui sont décrits avec beaucoup de tact et de délicatesse.

La plume de l’autrice est fluide et les chapitres s’enchainent sans mal, j’ai passé un bon moment de lecture.

Un chouette roman qui se lit facilement mais auquel il m’a manqué un petit rien pour que l’histoire me touche vraiment. 

Ma note: ♥♥♥(♥)

J’ai lu: Amok de Stefan Zweig

Hello tout le monde !

Je vous retrouve aujourd’hui pour vous parler du recueil de nouvelles Amok de l’auteur autrichien Stefan Zweig. 

 ♥ = Bof bof, à éviter

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Amok

Nombre de pages: 183 pages

Maison d’édition: Le Livre de Poche

Date de parution (dans cette édition): 1966 sortie initiale en 1922

4ème de couverture:

Sur le pont du transatlantique qui doit le ramener de Calcutta en Europe, le narrateur est brusquement arraché à sa rêverie par la présence quasi fantomatique d’un autre passager, qui se décide, lors d’une seconde rencontre, à lui confier le secret qui le torture… « Amok […] est l’enfer de la passion au fond duquel se tord, brûlé, mais éclairé par les flammes de l’abîme, l’être essentiel, la vie cachée.»

Mon avis:

J’ai été totalement happée par la plume résolument moderne de Stefan Zweig dont je n’avais encore jamais rien lu. Quelle erreur!

Cet écrivain, décédé en 1942, a passé sa vie à écrire des livres sur des thèmes souvent boudés de la littérature de l’époque à savoir les femmes, les personnes porteuses de handicap, les maladies mentales, l’avortement, les violences conjugales… 

J’ai aimé ce recueil de nouvelles qui regroupe Amok (l’histoire d’un médecin obsédé jusqu’à la folie d’une femme mariée), lettre d’une inconnue (où un écrivain célèbre reçoit le courrier d’une femme complètement folle de lui et qui a vécu toute sa vie dans son ombre, sans qu’il ne s’en rende compte) et la ruelle au clair de lune (où un homme se confie à un autre à la faveur de la nuit lors d’une croisière).

Si l’amour et la folie sont les thèmes récurrents de ces trois courtes histoires, chacune à sa petite ambiance particulière.

La plume est fluide et comme dit plus haut, j’ai été estomaquée par les problématiques abordées dans ces histoires. Je pense que Stefan Zweig avait à cœur de disséquer les sentiments amoureux et savait pointer du doigt avec intelligence les faiblesses du genre humain. On sent néanmoins derrière ses mots une sorte de bienveillance, même si les nouvelles de cet ouvrage sont plutôt pessimistes.

Je ne peux que vous conseiller de vous plonger dans les livres de cet auteur talentueux, c’est en tout cas ce que personnellement je vais faire prochainement car j’ai fait l’acquisition de plusieurs de ses ouvrages. D’ailleurs, j’ai encore de longues heures de lecture devant moi car heureusement il a été très prolifique et tous ses livres me tentent énormément!

Et vous, avez-vous déjà lu Stefan Zweig ? Si oui, quel est votre livre préféré ?

Ma note: ♥♥♥♥♥

J’ai lu: L’année de la pensée magique de Joan Didion

Hello tout le monde !

Je vous retrouve aujourd’hui pour vous parler du récit L’année de la pensée magique de l’autrice Joan Didion. 

 ♥ = Bof bof, à éviter

♥♥ = Sympa, sans plus

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♥♥♥♥ = A lire absolument !

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l'année de la pensée magique

Nombre de pages: 288 pages

Maison d’édition: Le Livre de Poche

Date de parution (dans cette édition): 18 novembre 2009

4ème de couverture:

Une soirée ordinaire, fin décembre à new York. Joan didion s’apprête à dîner avec son mari, l’écrivain John gregory dunne – quand ce dernier s’écroule, victime d’une crise cardiaque foudroyante. Pendant une année entière, elle essaie de se résigner à la mort de son compagnon et de s’occuper de leur fille, gravement malade. dans un récit sobre et sans complaisance, l’auteur raconte la folie du deuil et dissèque, entre sécheresse clinique et monologue intérieur, une expérience indicible – et sa rédemption par la littérature. Best-seller encensé par la critique aux États-unis, L’Année de la pensée magique, déjà considéré comme un classique, a été couronné par le national Book Award.

Mon avis:

Un livre fort et terrible sur le deuil auquel doit faire face Joan Didion à la mort par crise cardiaque de son mari, lors d’une soirée banale de décembre.

Après le choc ressenti et le ballet des « et si? », elle se force à donner le change, fonçant tête baissée dans les milles activités qui rythment son quotidien. 

De plus, Joan Didion enchaîne les malheurs car au même moment sa fille est hospitalisée dans un état plus qu’incertain. Elle se doit donc d’être doublement forte. Pour elle d’abord, pour sortir la tête de l’eau, mais également pour sa fille (qui est adulte et mariée), qui a besoin de tout son soutien et sa présence auprès d’elle.

Joan Didion va nous raconter ses journées entre les visites à l’hôpital et les moments où elle se repasse le film de sa vie conjugale, repensant à toutes les discussions qu’elle a pu avoir avec son mari avant sa mort, cherchant des signes annonciateurs du malheur.

Un récit poignant, parfois un peu dérangeant car Joan Didion voit les choses d’une manière très clinique, presque impersonnelle, je pense pour se protéger même si on ressent sa douleur dans les mots qu’elle choisit. Elle analyse et décortique toutes les phases du deuil (le déni, la colère, le chagrin, l’acceptation) pour mettre des mots sur ce qu’elle ressent.

Le chagrin du deuil, en fin de compte, est un état qu’aucun de nous ne connaît avant de l’avoir atteint. Nous envisageons (nous savons) qu’un de nos proches pourrait mourir, mais nous ne voyons pas au-delà des quelques jours ou semaines qui suivent immédiatement cette mort imaginée. Même de ces quelques jours ou semaines, nous nous faisons une idée erronée. Nous nous attendons peut-être, si la mort est soudaine, à ressentir un choc. Nous ne nous attendons pas à ce que le choc oblitère tout, disloque le corps comme l’esprit. Nous nous attendons peut-être à être prostrés, inconsolables, fous de chagrin. Nous ne nous attendons pas à être littéralement fous, à être la client pas difficile qui croit que son mari va bientôt revenir et avoir besoin de ses chaussures. 

L’année de la pensée  magique, de Joan Didion, page 231

Un livre qui fait réfléchir à la chance que nous avons d’avoir les gens que nous aimons à nos côtés. Il faut profiter de la vie car on ne sait pas ce qu’elle nous réserve.

Ma note: ♥♥♥♥(♥)

J’ai lu: Vers le soleil de Julien Sandrel

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Je vous retrouve aujourd’hui pour vous parler du roman Vers le soleil de l’auteur Julien Sandrel. J’ai lu il y a quelques années la chambre des merveilles du même auteur que j’avais plutôt bien aimé.

 ♥ = Bof bof, à éviter

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♥♥♥♥♥ = Attention, gros coup de cœur !

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vers le soleil

Nombre de pages: 264 pages

Maison d’édition: Le Livre Poche

Date de parution (dans cette édition): 2 mars 2022

4ème de couverture:

Août 2018. Tess part vers la Toscane, où elle doit rejoindre pour les vacances sa fille, Sienna, et l’oncle  de la petite, Sacha. Mais, alors qu’elle fait étape chez une amie à Gênes, la maison s’écroule sur elle. 
Une portion du pont Morandi vient de s’effondrer, enfouissant la zone. Tess est portée disparue.  Lorsque Sacha apprend la catastrophe, c’est tout  leur univers commun qui vole en éclats. Tous leurs mensonges aussi. Car Sacha n’est pas vraiment l’oncle de cette fillette : il est un acteur, engagé pour jouer ce rôle particulier quelques jours par mois, depuis  trois ans. Un rôle qu’il n’a plus l’impression de jouer  tant il s’est attaché à Sienna et à sa mère. 
Alors que de dangereux secrets refont surface, Sacha sait qu’il n’a que quelques heures pour décider ce qu’il veut faire si Tess ne sort pas vivante des décombres : perdre pour toujours cette enfant avec laquelle  il n’a aucun lien légal… ou écouter son cœur et s’enfuir avec elle ? En attendant, il décide de cacher la vérité à Sienna et de la protéger coûte que coûte.

Mon avis:

Un roman qui a su me toucher, il est étiqueté « feel good » mais je ne le classerais pas forcément dans ce registre-là. En effet, même si certains éléments du roman feel good sont bien là (bons sentiments, etc), j’ai trouvé que les sujets abordés (drame, deuil, violences conjugales) rendent le tout plus profond qu’un « simple » roman qui fait du bien. 

Dans ce livre, on suit donc Sacha, une jeune acteur qui a été engagé par Tess (jeune mère célibataire) pour s’occuper de sa fille Sienna et se faire passer pour son oncle (le frère du père de Sienna) afin qu’elle puisse bénéficier d’une présence masculine. Très vite, il va cependant s’attacher à Sienna et développer en secret des sentiments pour sa maman (je ne spoile rien c’est dans les premières pages du roman qu’on l’apprend). 

Piégé malgré lui dans ce rôle d’oncle, Sacha va accepter de partir en vacances avec Tess et sa fille. Tess devant juste faire un détour par Gênes pour y retrouver une amie de longue date qui vit là-bas, Sacha va partir de son côté avec Sienna en attendant que la jeune femme les rejoignent. 

Cependant, un drame va arriver: l’effondrement d’un pont autoroutier au-dessus de la ville de Gêne, en plein sur la maison de l’amie de Tess…

Sacha va prendre connaissance du drame et va tout faire pour cacher la situation à Sienna avant d’être fixé sur le sort de sa maman – et accessoirement la femme qu’il aime. De plus, il sait que si Tess venait à disparaître, il ne pourrait certainement plus voir Sienna qui serait confiée à la famille de Tess et ça il ne peut pas l’imaginer tant il adore la fillette. Liens du coeur contre liens du sang, comment réussir à se faire entendre ?

J’ai adoré le personnage de Sacha qui met tout en œuvre pour cacher son désespoir et ses peurs à Sienna et donne le change tout au long du roman pour lui offrir de belles vacances. Il va réussir à s’entourer de belles personnes qui vont l’aider en prenant même des risques pour lui.

C’est un livre lumineux qui redonne foi en la solidarité et l’aide à son prochain. (ça fait très religieux mais rien à voir haha) En même temps, toute la partie sur l’effondrement du pont nous prend aux tripes et nous serre le coeur, tant on a envie que Tess s’en sorte.

Un roman où l’on ne s’ennuie pas une seconde, j’ai passé un excellent moment de lecture. Il faut que je lise d’autres livres de cet auteur!

Ma note: ♥♥♥♥(♥)

J’ai lu: H. de Franck Bouysse

Hello tout le monde !

Je vous retrouve aujourd’hui pour vous parler du roman H. de l’auteur Franck Bouysse.

 ♥ = Bof bof, à éviter

♥♥ = Sympa, sans plus

♥♥♥ = Pas mal du tout , j’ai passé un bon moment !

♥♥♥♥ = A lire absolument !

♥♥♥♥♥ = Attention, gros coup de cœur !

Les (♥) représentent les demis 

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H.

Nombre de pages: 486 pages

Maison d’édition: Le Livre de Poche

Date de parution (dans cette édition): 4 novembre 2020

4ème de couverture:

« Qui est H. ? D’où vient-il ? Comment a-t-il surgi dans ma vie déjà bien entamée ?
Ce qui ne m’avait jamais effleuré jusqu’alors commence à m’obséder. »
Ainsi débute le journal de John W., embarqué avec l’énigmatique H. dans une expédition sur les traces de l’explorateur Sir John Lucas parti vers l’île de Pâques. Un périple tumultueux comme le seront les errements de Walter Croft, un médecin aliéniste de l’asile de Bedlam et de son étrange patient Jonas… Des bas-fonds de l’East End où rode l’ombre de Jack l’Eventreur aux confins de l’Atlantique et de la forêt amazonienne, Franck Bouysse propose ici un véritable voyage initiatique ciselé comme une intrigue policière.

Paru initialement en trois volumes indépendants, H. est aussi un magnifique hommage aux univers de J. Verne, R. L. Stevenson, C. Doyle ou encore H. Melville.

Mon avis:

Il s’agit là de 3 courts romans regroupés pour ne former qu’un volume. J’ai adoré le premier volume, « Journal de John W.  » qui retranscrit l’expédition de John W. avec le fameux H., homme mystérieux dont on ne sait rien à part qu’il est un grand explorateur doublé d’un anthropologue passionné et acharné. 

On sent de suite que John est fasciné par H., il le suit partout et retranscrit toutes ses pensées dans son journal de bord. Il délaisse d’ailleurs sa femme pour le suivre, au grand désespoir de celle-ci, Mary. J’ai aimé la narration par journal, cela donne un rythme particulier au récit. De plus, j’ai trouvé que ce premier volume avait vraiment une touche de Lovecraft car on sent l’angoisse que ressent John et la folie dans laquelle il verse peu à peu. 

Les deux volumes d’après, « les ruelles sans étoiles » et « la huitième lettre » ont un style un peu différent même s’ils sont très bien écrits eux aussi. S’ils sont dans la continuité direct du premier volume, le narrateur a changé. L’histoire initiée dans le premier volume s’entrecroise avec les crimes commis par Jack l’Eventreur, ce qui rend le tout encore plus angoissant.

Franck Bouysse prouve avec ce roman qu’il est capable de changer complètement de style d’écriture et de type de roman. Sa plume est riche, profonde. Les phrases toujours bien formulées, les ambiances retranscrites avec brio.

Ce recueil est un grand roman d’aventure, avec une touche de science-fiction. Un roman qui se dévore tant on a envie de connaître la finalité de l’histoire. D’ailleurs, ce scénario serait génial en série télévisée, tant le découpage de Franck Bouysse s’y prête parfaitement.

J’ai juste trouvé à des moments qu’on ne comprenait plus trop qui était qui, c’est pourquoi on rate juste la case « coup de coeur », mais vraiment de pas grand chose.

J’ai hâte de lire « l’homme peuplé » du même auteur qui est sorti cet été (pour la rentrée littéraire) car j’ai vraiment envie de me replonger dans sa plume qui sait nous embarquer de la première à la dernière page. Je crois qu’on a tous besoin de s’échapper un peu en cette fin d’année!

Ma note: ♥♥♥♥

J’ai lu: Les âmes grises de Philippe Claudel

Hello tout le monde !

Je vous retrouve aujourd’hui pour vous parler du roman Les âmes grises de l’auteur Philippe Claudel.

 ♥ = Bof bof, à éviter

♥♥ = Sympa, sans plus

♥♥♥ = Pas mal du tout , j’ai passé un bon moment !

♥♥♥♥ = A lire absolument !

♥♥♥♥♥ = Attention, gros coup de cœur !

Les (♥) représentent les demis 

L’image provient de mon instagram.

les âmes grises

Nombre de pages: 286 pages

Maison d’édition: Le livre de poche

Date de parution (dans cette édition): 28 février 2006

4ème de couverture:

« Elle ressemblait ainsi à une très jeune princesse de conte, aux lèvres bleuies et aux paupières blanches. Ses cheveux se mêlaient aux herbes roussies par les matins de gel et ses petites mains s’étaient fermées sur du vide. Il faisait si froid ce jour-là que les moustaches de tous se couvraient de neige à mesure qu’ils soufflaient l’air comme des taureaux. On battait la semelle pour faire revenir le sang dans les pieds. Dans le ciel, des oies balourdes traçaient des cercles. Elles semblaient avoir perdu leur route. Le soleil se tassait dans son manteau de brouillard qui peinait à s’effilocher. On n’entendait rien. Même les canons semblaient avoir gelé.
« C’est peut-être enfin la paix… hasarda Grosspeil.
– La paix mon os !» lui lança son collègue qui rabattit la laine trempée sur le corps de la fillette. »

Mon avis:

Ce livre est plongé dans une ambiance brumeuse, humide et froide.

Son rythme est lent, le romancier prend tout son temps pour poser les bases de son intrigue, il insère insidieusement des éléments ou indices. L’écriture va droit au but, sans fioritures. L’auteur ne s’encombre pas non plus de dialogues inutiles, cela créé vraiment un rythme de lecture particulier. On savoure chaque phrase, chaque mot utilisé exactement à la bonne place.

Ce n’est pas un policier ni un thriller à proprement parlé, même si il y a un meurtre et une enquête. Au début, on sait très peu de choses du narrateur, on ne sait même pas qui il est, on le comprend peu à peu au fil des pages. C’est un procédé littéraire assez unique.

Ce roman est un miroir grossissant de toute la misère et la tristesse humaine. Finalement, personne n’est vraiment tout blanc ou tout noir, d’où le titre si bien trouvé et ce passage (entre autres) qui a résonné particulièrement en moi:

« Les salauds, les saints, j’en ai jamais vu. Rien n’est ni tout noir, ni tout blanc, c’est le gris qui gagne. Les hommes et leurs âmes, c’est pareil… T’es une âme grise, joliment grise, comme nous tous… »

Les âmes grises de Philippe Claudel, page 134

Bref, un roman qui laisse un arrière-goût doux-amer et qui comme vous l’aurez compris a su me toucher. Je le garderai précieusement dans ma bibliothèque pour une future relecture.

Ma note: ♥♥♥♥♥