J’ai lu: Du thé pour les fantômes de Chris Vuklisevic

Hello tout le monde !

Je vous retrouve aujourd’hui pour vous parler du roman Du thé pour les fantômes de l’autrice Chris Vuklisevic

 ♥ = Bof bof, à éviter

♥♥ = Sympa, sans plus

♥♥♥ = Pas mal du tout , j’ai passé un bon moment !

♥♥♥♥ = A lire absolument !

♥♥♥♥♥ = Attention, gros coup de cœur !

Les (♥) représentent les demis 

L’image provient de mon instagram.

Nombre de pages: 448 pages

Maison d’édition: Denoël, collection Lunes d’encre

Date de parution (dans cette édition): 3 mai 2023

4ème de couverture:

« Quand on est vivant, on occupe les places que les morts ont laissées. C’est la règle. » Agonie est sorcière. Félicité, passeuse de fantômes. Le silence dure depuis trente ans entre ces deux filles de berger, jusqu’au jour où la mort brutale de leur mère les réunit malgré elles. Pour recueillir ses derniers mots, elles doivent retrouver son spectre, retracer ensemble le passé de cette femme qui a aimé l’une et rejeté l’autre. Mais le fantôme de leur mère reste introuvable, et les témoins de sa vie, morts ou vivants, en dessinent un portrait étrange, voire contradictoire. Que voulait-elle révéler avant de mourir ? Qui était vraiment cette femme fragmentée, multiple ? Leur quête de vérité emmènera les soeurs des ruelles de Nice au désert d’Almería, de la vallée des Merveilles aux villages abandonnés de Provence, et dans les profondeurs des silences familiaux. Entrez dans le salon de thé. Prenez une tasse chaude à l’abri de la pluie. Écoutez leur histoire.

Mon avis:

Il s’agit d’un histoire hybride entre la chronique d’une famille dysfonctionnelle et un roman fantastique.

On y suit des sœurs jumelles, Félicité et Agonie, qui enquêtent sur leurs origines à la mort de leur mystérieuse mère. Félicité, qui a toujours été la préférée de sa mère, est passeuse de fantômes grâce à son art des infusions.

Agonie, quant à elle, a des papillons qui lui sortent de la bouche pour chaque mot qu’elle prononce, insectes qui sèment la destruction et la décrépitude sur leur passage. Cette dernière a d’ailleurs toujours été mise de côté par sa mère, malmenée et brimée.

Ces sœurs si différentes mais pourtant complémentaires vont devoir s’allier pour retrouver le fantôme de leur mère et le faire passer de l’autre côté. Entre jalousie, retenue et non-dits, j’ai apprécié la façon dont l’autrice a abordé le sujet des différences au sein d’une même fratrie. Il fait également réfléchir à notre rapport à la mort.

« (…) C’est un gêne étrange, celui de l’éternité. 

Dans notre famille il brille avec plus de vigueur, mais toute l’humanité le tient, ce point aveugle qui nous dit: toujours tu as existé et toujours tu existeras. Cet orgueil de ne pouvoir imaginer un monde en lequel on n’imagine plus. On dit les mots, évidemment. Pour paraître fort on dit: Je m’en irai, on dit: Je m’endormirai. Mais comme on dirait: Je m’en vais promener sur la lune. Qu’est-ce qu’ils en savent, ceux qui disent ces choses, ce que ça leur fera? Ils ont des théories, ils décident de croire dans le noir et dans le néant, et cette illusion-là leur sert de paix. Mais dans le fond, ils se sentent éternels. Ceux qui n’ont pas peur de mourir, ils manquent seulement d’imagination. « 

Du thé pour les fantômes, pages 350-351, de Chris Vuklisevic

J’ai adoré ce roman qui mêle magie et poésie. La narration nerveuse donne un sentiment d’urgence et rend la lecture de ce livre très addictive. De plus, je salue le fait que les héroïnes soient des femmes de plus de 40 ans, âge qui est assez peu représenté dans des romans fantastiques.

L’ambiance est particulière, le thème très original et inédit et j’avoue n’avoir jamais rien lu de tel. Un bijou à découvrir de toute urgence!

Ma note: ♥♥♥♥♥


J’ai lu: Veiller sur elle de Jean-Baptiste Andrea

Hello tout le monde !

Je vous retrouve aujourd’hui pour vous parler du roman Veiller sur elle de l’auteur Jean-Baptiste Andrea. Vous n’êtes sûrement pas sans savoir qu’il a gagné le prix Goncourt 2023. De plus, il s’agit du premier roman sélectionné pour le Prix du Festival du LÀC pour lequel je fais cette année encore partie du jury.

 ♥ = Bof bof, à éviter

♥♥ = Sympa, sans plus

♥♥♥ = Pas mal du tout , j’ai passé un bon moment !

♥♥♥♥ = A lire absolument !

♥♥♥♥♥ = Attention, gros coup de cœur !

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Nombre de pages: 580 pages

Maison d’édition: L’Iconoclaste

Date de parution (dans cette édition): 17 août 2023

4ème de couverture:

Au grand jeu du destin, Mimo a tiré les mauvaises cartes. Né pauvre, il est confié en apprentissage à un sculpteur de pierre sans envergure. Mais il a du génie entre les mains. Toutes les fées ou presque se sont penchées sur Viola Orsini. Héritière d’une famille prestigieuse, elle a passé son enfance à l’ombre d’un palais génois. Mais elle a trop d’ambition pour se résigner à la place qu’on lui assigne.
Ces deux-là n’auraient jamais dû se rencontrer. Au premier regard, ils se reconnaissent et se jurent de ne jamais se quitter. Viola et Mimo ne peuvent ni vivre ensemble, ni rester longtemps loin de l’autre. Liés par une attraction indéfectible, ils traversent des années de fureur quand l’Italie bascule dans le fascisme. Mimo prend sa revanche sur le sort, mais à quoi bon la gloire s’il doit perdre Viola ?
Un roman plein de fougue et d’éclats, habité par la grâce et la beauté.

Mon avis:

Ce roman commence en Italie, en 1916, où nous suivons Mimo, le narrateur, un jeune garçon de très petite taille confié par sa mère à son oncle, tailleur de pierres. Très vite, Mimo va montrer à son oncle – qui le maltraite – qu’il a un don certain pour la sculpture de statues.

Un jour, lors d’une balade au cimetière avec son meilleur ami Alinéa, il va faire la connaissance de Viola, une jeune fille de son âge, héritière de la famille la plus riche de la région, les Orsini.

Entre ces deux êtres que tout sépare c’est le coup de foudre amical immédiat. Au fil des années et malgré les séparations et les embûches qui parsèmeront leurs vies, ils trouveront toujours le moyen de se retrouver. Leurs conversations sont riches et variées et même s’ils ne sont pas d’accord sur tout, ils s’accordent toujours sur le fait que ce à quoi ils aspirent par dessus tout est la liberté. 

– C’est ridicule tout ça. 

– Qu’est-ce qui est ridicule Mimo?

– Toi, moi. Notre amitié. Un jour on s’aime, le lendemain on se déteste… Nous sommes deux aimants. plus nous nous rapprochons, plus nous nous repoussons.

– Nous ne sommes pas des aimants. Nous sommes une symphonie. Et même la musique a besoin de silences.

Veiller sur elle, de Jean-Baptiste Andrea, page 458

Un magnifique roman sur une amitié entre un jeune homme pauvre mais surdoué qui arrivera à sortir son épingle du jeu et une jeune femme intelligente et passionnée qui rêve de pouvoir s’extraire de sa cage dorée.

En effet, Mimo va tout faire pour réaliser son souhait le plus cher. Devenir un transfuge de classe qui pourra se permettre de dire « M… » aux personnes qui l’ont maltraité ou méprisé quand il était plus jeune.

Ce livre est un hymne à la liberté de pouvoir choisir notre voie et de pouvoir influer sur notre destin par nos actes. Je me souviendrai longtemps de ce roman et de ses deux héros. Je dois pourtant vous avouer j’ai eu un peu de mal à me mettre dedans au début mais passé les 50 premières pages je n’ai plus pu le lâcher.

J’ai été sous le charme de cette belle histoire d’amitié qui transcende les conditions sociales et les convenances. Un roman qui a su m’émouvoir et dont la puissance émotionnelle augmente au fil des pages.

Ma note: ♥♥♥♥(♥)


J’ai lu: La sentence de Louise Erdrich

Hello tout le monde !

Je vous retrouve aujourd’hui pour vous parler du roman La sentence de l’autrice Louise Erdrich. J’avais beaucoup aimé ses deux précédents romans (surtout Celui qui veille) et était donc très curieuse de découvrir ce nouvel ouvrage.

 ♥ = Bof bof, à éviter

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Nombre de pages: 421 pages

Maison d’édition: Albin Michel

Date de parution (dans cette édition): Septembre 2023

4ème de couverture:

« Quand j’étais en prison, j’ai reçu un dictionnaire. Accompagné d’un petit mot : Voici le livre que j’emporterais sur une île déserte. Des livres, mon ancienne professeure m’en ferait parvenir d’autres, mais elle savait que celui-là s’avérerait d’un recours inépuisable. C’est le terme « sentence » que j’y ai cherché en premier. J’avais reçu la mienne, une impossible condamnation à soixante ans d’emprisonnement, de la bouche d’un juge qui croyait en l’au-delà. »

Après avoir bénéficié d’une libération conditionnelle, Tookie, une quadragénaire d’origine amérindienne, est embauchée par une petite librairie de Minneapolis. Lectrice passionnée, elle s’épanouit dans ce travail. Jusqu’à ce que l’esprit de Flora, une fidèle cliente récemment décédée, ne vienne hanter les rayonnages, mettant Tookie face à ses propres démons, dans une ville bientôt à feu et à sang après la mort de George Floyd, alors qu’une pandémie a mis le monde à l’arrêt…

On retrouve l’immense talent de conteuse d’une des plus grandes romancières américaines, prix Pulitzer 2021, dans ce roman qui se confronte aux fantômes de l’Amérique: le racisme et l’intolérance.

Mon avis:

L’autrice raconte le quotidien d’une femme amérindienne, Tookie, passionnée de livres et ex détenue, employée dans une librairie, et qui doit faire face à la crise du Covid, à l’explosion des violences policières envers les personnes de couleur et aux visites impromptues du fantôme d’une cliente décédée.

Ce roman – qui peut sembler un peu fouillis aux premiers abords – est une ode à la lecture, une vraie déclaration d’amour aux livres, déclarés « essentiels » lors de la pandémie.

On sent que l’autrice (qui est libraire) a mis beaucoup d’elle-même (peut-être encore plus que dans ses précédents romans) dans ce livre. Nous avons même droit à toute la liste des romans présents sur les étagères de la librairie, ce qui nous donne beaucoup de pistes de lectures pour approfondir les sujets abordés dans la sentence.

Des faits réels côtoient des éléments touchants au surnaturel, comme dans la plupart des romans de Louise Erdrich. J’ai adoré suivre Tookie et ses collègues et n’avais à chaque fois qu’une seule hâte: revenir à ma lecture ! Tookie n’est pas une femme lisse et parfaite et c’est justement ses défauts et ses manquements qui la rendent particulièrement attachante. C’est une femme crédule à qui la vie n’a pas au début pas fait trop de cadeaux mais qui – heureusement – va faire la connaissance de personnes qui sauront lui donner une nouvelle chance. Le couple qu’elle forme avec Pollux est touchant à souhait, sans verser dans la mièvrerie. 

On trouve dans les livres tout ce qu’il faut savoir, sauf l’essentiel.

La sentence, de Louise Erdrich, page 14

Un roman fantastiquement foisonnant, qui fait réfléchir et qu’on referme avec le sourire. Si vous aimez les livres (et ça doit être le cas, sinon que faites-vous sur mon blog haha), lisez ce roman, il vous donnera envie de flâner en librairie ou en bibliothèque pour découvrir les autres titres recommandés par Louise Erdrich !

Ma note: ♥♥♥♥♥


J’ai lu: Hamnet de Maggie O’Farrell

Hello tout le monde !

Je vous retrouve aujourd’hui pour vous parler du roman Hamnet de l’autrice Maggie O’Farrell

 ♥ = Bof bof, à éviter

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Nombre de pages: 368 pages

Maison d’édition: Belfond

Date de parution (dans cette édition): 1er avril 2021

4ème de couverture:

Un jour d’été 1596, dans la campagne anglaise, une petite fille tombe gravement malade. Son frère jumeau, Hamnet, part chercher de l’aide car aucun de leurs parents n’est à la maison…

Agnes, leur mère, n’est pourtant pas loin, en train de cueillir des herbes médicinales dans les champs alentour ; leur père est à Londres pour son travail ; tous deux inconscients de cette maladie, de cette ombre qui plane sur leur famille et menace de tout engloutir.

Porté par une écriture d’une beauté inouïe, ce nouveau roman de Maggie O’Farrell est la bouleversante histoire d’un frère et d’une sœur unis par un lien indéfectible, celle d’un couple atypique marqué par un deuil impossible. C’est aussi l’histoire d’une maladie  » pestilentielle  » qui se diffuse sur tout le continent. Mais c’est avant tout une magnifique histoire d’amour et le tendre portrait d’un petit garçon oublié par l’Histoire, qui inspira pourtant à son père, William Shakespeare, sa pièce la plus célèbre.

Mon avis:

Ce roman nous conte le drame qu’a vécu la famille de William Shakespeare en perdant leur fils Hamnet, qui inspira ensuite au grand écrivain son célèbre Hamlet.

L’autrice déroule le fil des événements d’une manière particulière et plutôt addictive en revenant dans le passé et en nous racontant la rencontre des parents d’Hamnet, leur vie et leurs espoirs pour l’avenir et en alternant avec le présent où Hamnet essaie désespérément de trouver quelqu’un pour venir en aide à sa sœur jumelle qui est gravement malade, leurs proches vaquants à leurs tâches journalières loin de la maison. Son désespoir en est presque palpable à travers les pages.

Ce livre d’une beauté sans nom est écrit avec délicatesse et retenue et est un cri d’amour d’une mère à son enfant en plus d’être une très belle fresque historique.

Comment se peut-il qu’un parent ait un jour à clore les paupières de son enfant mort? Comment est-il possible d’aller chercher deux pièces pour les poser sur ces globes oculaires, afin de maintenir les paupières? Comme peut-on demander à quelqu’un de faire cela? Ce n’est pas dans l’ordre des choses. Ne peut pas l’être.

Hamnet, de Maggie O’Farrell, pages 259-260

J’ai aimé le fait que l’autrice mette l’accent sur les derniers jours de Hamnet et pas sur la célébrité naissante du père. D’ailleurs, jusqu’à la fin, on ne sait pas avec certitude qu’il s’agit du fameux dramaturge. Perdre l’un de ses enfants a-t-il été pour lui le prix à payer pour son succès ? En effet, s’il avait été aux côtés de sa femme et de ses enfants plutôt qu’à la capitale pour construire sa carrière, peut-être que les choses auraient été différentes?

Un livre bouleversant dont je me souviendrai longtemps tant la plume de l’autrice a su me toucher en plein cœur. Je lirai les autres livres de Maggie O’Farrell avec grand plaisir et vous invite à découvrir ce roman si le sujet vous parle!

Ma note: ♥♥♥♥♥


J’ai lu: Ce que je sais de toi d’Eric Chacour

Hello tout le monde !

Je vous retrouve aujourd’hui pour vous parler du roman Ce que je sais de toi de l’auteur Eric Chacour. Il s’agit de son premier roman. C’est le troisième roman sélectionné pour le Prix du Festival du LÀC pour lequel je fais cette année encore partie du jury.

 ♥ = Bof bof, à éviter

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Nombre de pages: 300 pages

Maison d’édition: Philippe Rey

Date de parution (dans cette édition): Septembre 2023

4ème de couverture:

Le Caire, années 1980. La vie bien rangée de Tarek est devenue un carcan. Jeune médecin ayant repris le cabinet médical de son père, il partage son existence entre un métier prenant et le quotidien familial où se côtoient une discrète femme aimante, une matriarche autoritaire follement éprise de la France, une sœur confidente et la domestique, gardienne des secrets familiaux. L’ouverture par Tarek d’un dispensaire dans le quartier défavorisé du Moqattam est une bouffée d’oxygène, une reconnexion nécessaire au sens de son travail. Jusqu’au jour où une surprenante amitié naît entre lui et un habitant du lieu, Ali, qu’il va prendre sous son aile. Comment celui qui n’a rien peut-il apporter autant à celui qui semble déjà tout avoir ? Un vent de liberté ne tarde pas à ébranler les certitudes de Tarek et bouleverse sa vie.
Premier roman servi par une écriture ciselée, empreint d’humour, de sensualité et de délicatesse, Ce que je sais de toi entraîne le lecteur dans la communauté levantine d’un Caire bouillonnant, depuis le règne de Nasser jusqu’aux années 2000. Au fil de dévoilements successifs distillés avec brio par une audacieuse narration, il décrit un clan déchiré, une société en pleine transformation, et le destin émouvant d’un homme en quête de sa vérité.

« Ali te fascinait. Il y avait chez lui une liberté absolue, une absence de calcul, une exaltation du présent. Il n’était lié par aucun passé et ne concevait pas l’avenir à travers les mêmes contraintes que toi. Il se contentait de vivre et tu te surprenais parfois à espérer que vivre serait contagieux. »

Mon avis:

Ce roman parle de Tarek, médecin en Égypte dans les années 80, dont la vie familiale et professionnelle va être bouleversée par une histoire d’amour qui va lui faire braver tous les interdits.

L’écriture précise d’Eric Chacour m’a fait voyager en Egypte et j’ai été passionnée par cette histoire d’amour mais surtout cette fresque familiale. Une famille déchirée par le poids des traditions. 

Tarek est un être généreux et altruiste, il voue son existence à son métier de médecin, mettant de côté le fait qu’il vient d’un milieu aisé. Lorsqu’il rencontre Ali, jeune homme pauvre, il va de suite le prendre sous son aile et lui donner du travail. Au fil de leurs conversations, Tarek va comprendre que malgré sa culture, il est ignorant de bien des choses. Quelle meilleure école que celle de la vie ?

Tarek est partagé entre l’envie de ne pas décevoir sa famille et son envie de modernité, de découvrir le monde, un monde où les personnes différentes sont mieux acceptées.

Comment s’épanouir vraiment si on ne peut vivre aux côtés de la personne qu’on aime?

Tu découvrais les limites de ton métier lorsque ces femmes au visage contusionné te racontaient avoir trébuché en descendant les marche de leur maison. Tu tâchais d’écouter, chez chacune, les paroles qu’elle prononçait autant que celles qu’elle taisait. Tu la raccompagnais ensuite, impuissant, vers le seuil de ton cabinet où son mari l’attendait. Un mari dont tu reverrais, à l’heure de t’endormir, les mains aux allures d’escalier.

Ce que je sais de toi, d’Eric Chacour, page 35

J’ai dévoré ce roman en un seul après-midi tant j’ai été captivée par la plume d’Eric Chacour.

Ce que je sais de toi est un livre lumineux mais dramatique, un premier roman merveilleusement bien écrit d’un jeune auteur très prometteur dont je suivrai l’actualité de très très près.

Ma note: ♥♥♥♥♥


J’ai lu: Une si belle image de Katherine Pancol

Hello tout le monde !

Je vous retrouve aujourd’hui pour vous parler du roman Une si belle image de l’autrice française Katherine Pancol.  

 ♥ = Bof bof, à éviter

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Nombre de pages: 245 pages

Maison d’édition: Points

Date de parution (dans cette édition): 1994

4ème de couverture:

Jackie, c’est l’histoire de toutes les femmes.

Elle nous ressemble terriblement, mais n’a jamais voulu qu’on le devine.

Elle était beaucoup trop fière.

Alors elle est devenue un personnage de roman. Pour mieux nous égarer, pour mieux nous épater. Elle a jeté de la poudre de perlimpinpin aux yeux du monde entier.

Elle a dissimulé ses fragilités, ses mystères, et a construit son propre mythe.

C’est ce roman d’une vie que Katherine Pancol nous raconte dans Une si belle image.

Mon avis:

Une si belle image est l’histoire de la vie de Jacqueline Bouvier Kennedy Onassis, de sa plus tendre enfance à sa vie de femme du monde. Attention toutefois: il ne s’agit pas d’une biographie au sens strict du terme mais bien d’une biographie romancée.

Toute petite déjà, Jacky (elle préfère qu’on l’appelle ainsi) est choyée et gâtée par son père qui est son héros. Malheureusement, elle va être séparée de celui-ci au divorce de ses parents, son père n’ayant pas les moyens de l’entretenir étant donné qu’il a toujours vécu au crochet de la famille de son ex-femme.

Ce père qui sera la cause de son plus gros sentiment d’abandon et de manque. Celui qui la traitait comme une princesse et lui passait tous ses caprices. Elle n’aura alors de cesse de rechercher « un père » dans les futurs hommes de sa vie. Elle les compare impitoyablement à son père et doit admirer pour pouvoir aimer. Y’a un complexe d’Œdipe sous roche me direz-vous, et vous auriez raison.

Jacky restera toute sa vie une petite fille gâtée, qui n’aura de cesse d’imposer ses envies à son entourage. Sauf avec JFK, et c’est peut-être également pour cela qu’il l’attire irrésistiblement. Elle représente un atout pour ce candidat à la présidence. En effet, elle parle plusieurs langues, a un très bon niveau de culture et sait se tenir en société. Elle est subjuguée par son mari et lui se permet de l’humilier publiquement en la trompant à tour de bras.

Jacky Kennedy est une femme qui va devoir vivre avec tous les drames qui jonchent sa vie, en se relevant à chaque fois, droite et fière dans ses tailleurs toujours impeccables. Elle aura toute sa vie à cœur de donner d’elle une image irréprochable.

Puisque la vie de John lui avait échappé, sa mort lui appartenait.

Une si belle image, de Katherine Pancol, page 12

J’ai été très touchée par ce portrait d’une femme qui se rêvait libre mais qui a toujours été dans une cage dorée. Une femme qui n’a pas su trouver un homme qui l’appréciait à sa juste valeur.

Je pense que j’ai rarement collé autant de post-it dans un livre, tant la plume de Katherine Pancol est juste et belle. On ressent à travers ses mots toute l’admiration et l’affection qu’elle a pour Jacky.

De plus, cette dernière est une femme pleine de nuances et de contradictions. En effet, elle est dotée d’une personnalité complexe et mystérieuse, une part d’elle restera jusqu’au bout « indomptable ». Cependant, quand le vernis de perfection se fend, on commence à percevoir les fêlures de cette femme incroyable. La vie de Jacky ne peut en aucun cas se résumer à « une si belle image » ce qui fait que ce titre – ironique – lui va comme un gant. 

Bref, un roman de Katherine Pancol dont on n’a vraiment pas entendu assez parler à mon goût et que je vous encourage à découvrir!

Ma note: ♥♥♥♥♥


J’ai lu: L’Hôtel de Oiseaux de Joyce Maynard

Hello tout le monde !

Je vous retrouve aujourd’hui pour vous parler du roman L’Hôtel des Oiseaux de l’autrice américaine Joyce Maynard que j’ai eu la chance de rencontrer cet été lors de son passage en Suisse au salon Le Livre sur les Quais à Morges ! C’est une femme si inspirante et si gentille (elle parle d’ailleurs très bien le Français!) et j’ai été très émue de pouvoir discuter un peu avec elle, elle est vraiment adorable et très humble. Bref, vous l’aurez compris, je suis très fan de son travail et me réjouissais de découvrir son nouveau roman que j’attendais avec impatience! 

 ♥ = Bof bof, à éviter

♥♥ = Sympa, sans plus

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♥♥♥♥ = A lire absolument !

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Nombre de pages: 526 pages

Maison d’édition: Philippe Rey

Date de parution (dans cette édition): 24 août 2023

4ème de couverture:

1970. Une explosion a lieu dans un sous-sol, à New York, causée par une bombe artisanale. Parmi les apprentis terroristes décédés : la mère de Joan, six ans. Dans l’espoir fou de mener une vie ordinaire, la grand-mère de la fillette précipite leur départ, loin du drame, et lui fait changer de prénom : Joan s’appellera désormais Amelia.
À l’âge adulte, devenue épouse, mère et artiste talentueuse, Amelia vit une seconde tragédie qui la pousse à fuir de nouveau. Elle trouve refuge à des centaines de kilomètres dans un pays d’Amérique centrale, entre les murs d’un hôtel délabré, accueillie par la chaleureuse propriétaire, Leila. Tout, ici, lui promet un lendemain meilleur : une nature luxuriante, un vaste lac au pied d’un volcan. Tandis qu’Amelia s’investit dans la rénovation de l’hôtel, elle croise la route d’hommes et de femmes marqués par la vie, venus comme elle se reconstruire dans ce lieu chargé de mystère. Mais la quiétude dépaysante et la chaleur amicale des habitants du village suffiront-elles à faire oublier à Amelia les gouffres du passé ? A-t-elle vraiment droit à une troisième chance ?
Dans ce roman foisonnant, Joyce Maynard, avec la virtuosité qu’on lui connaît, emporte les lecteurs sur quatre décennies. Riche en passions et en surprises, L’hôtel des Oiseaux explore le destin d’une femme attachante, dont la soif d’aimer n’a d’égale que celle, vibrante, de survivre.

Mon avis:

Dans ce roman, comme dans son roman précédent qui avait été un énorme coup de coeur, « Où vivaient les gens heureux », nous allons suivre une jeune femme nord-américaine, Amelia, dont la vie va s’effondrer du jour au lendemain. Comment survivre au pire, comment ne pas se laisser submerger par la douleur et réussir à remonter à la surface pour poursuivre sa vie ? 

En effet, ayant tout perdu, Amelia décide de tout quitter pour partir vivre en Amérique du Sud, où elle tombe par le fruit du hasard ou du destin sur un charmant Hôtel, au bord d’un lac et près d’un volcan, entouré d’un jardin enchanteur et tenu par la fantasque Leila. 

Choyée et requinquée par cette dernière, Amelia va peu à peu apprendre à respirer à nouveau, – sans cette douleur lancinante dans sa poitrine -, à rire et à sourire. Jour après jour, le chagrin, même s’il ne disparaît pas, s’atténue au profit d’autres sentiments. 

Comme dans tous les romans que j’ai lu de cette incroyable conteuse, on s’attache immédiatement aux personnages mais également aux paysages fabuleux de cette Amérique du Sud sauvage et mystique. C’est un aller simple pour le dépaysement que vous allez prendre, tout comme l’héroïne de ce roman!

Amelia va faire la connaissance des habitants du village qui vont l’aider à changer et à devenir une autre, une femme qui peut enfin envisager un avenir et ne plus vivre dans les souvenirs de son passé. Apprendre à connaître d’autres mœurs et une culture totalement différente de la sienne va contribuer à la remettre sur le chemin de la Vie. 

(…) »Je vais me concentrer sur ce jour où nous sommes ensemble. On ne sait jamais quand cela risque de disparaître. On ne peut qu’être reconnaissant de ce qu’on a, aussi longtemps que ça dure. »

L’Hôtel des Oiseaux, de Joyce Maynard, page 399

Ce roman est une ode à l’amitié, à la résilience, à l’amour et au bonheur de se réveiller chaque jour dans un lieu qui donne un sens à notre vie. J’adorerais séjourner à l’hôtel des oiseaux et rencontrer toutes cette galerie de personnages plus attachants les uns que les autres. 

Les lieux où se passent ce roman font clairement penser aux maisons construites par l’autrice au Guatemala où elle accueille des jeunes femmes qui veulent se ressourcer, que ce soit pour leur art (musique, écriture, dessin) ou pour d’autre raisons plus personnelles. Pour pouvoir éditer son roman aux USA, l’autrice n’a pas pu nommer expressément le pays où se passe le roman (à cause de l’appropriation culturelle) mais je pense que les indices donnés ici et là nous mettent facilement sur la piste du Guatemala, surtout connaissant l’attachement de l’autrice à ce pays aux paysages fantastiques et à ses habitants à la culture si inspirante.

Merci à Joyce Maynard d’avoir écrit ce bijou qui non seulement nous fait nous échapper de notre quotidien mais surtout qui fait un bien fou à l’âme.

Ma note: ♥♥♥♥♥


J’ai lu: Le pays du nuage blanc de Sarah Lark

Hello tout le monde !

Je vous retrouve aujourd’hui pour vous parler du roman Le pays du nuage blanc de l’autrice allemande Sarah Lark. Il s’agit du premier tome d’une trilogie.

 ♥ = Bof bof, à éviter

♥♥ = Sympa, sans plus

♥♥♥ = Pas mal du tout , j’ai passé un bon moment !

♥♥♥♥ = A lire absolument !

♥♥♥♥♥ = Attention, gros coup de cœur !

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le pays du nuage blanc

Nombre de pages:  754 pages

Maison d’édition: L’Archipel, collection archipoche

Date de parution (dans cette édition): 27 août 2014

4ème de couverture:

 » Église anglicane de Christchurch (Nouvelle-Zélande) recherche jeunes femmes honorables pour contracter mariage avec messieurs de notre paroisse bénéficiant tous d’une réputation irréprochable. « 

Londres, 1852. Hélène, préceptrice, décide de répondre à cette annonce et de tenter l’aventure. Sur le bateau qui la mène au Pays du nuage blanc, elle sympathise avec Gwyneira, une aristocrate désargentée promise à l’héritier d’un magnat de la laine. Ni l’une ni l’autre ne connaissent leur futur époux.

Une nouvelle vie, pleine d’imprévus, commence pour les deux jeunes femmes, qu’une amitié indéfectible lie désormais…

Cette saga portée par un puissant souffle romanesque révèle le talent d’une nouvelle auteure, dans la grande tradition de Colleen McCullough et de Tamara McKinley.

Mon avis:

J’ai lu ce roman dans le cadre d’une lecture commune organisée par Jessica du compte instagram « le maître mot » et cela tombait très bien car cela m’a permis de commencer enfin cette saga qui dort dans ma pile à lire depuis 2016 (!).

J’ai tout de suit accroché au style de l’autrice qui est résolument moderne, bien qu’elle respecte bien la façon de parler de l’époque. Les personnages de femmes sont riches et bien construits, j’ai vraiment adoré Gwyneira, jeune femme tempétueuse et aventureuse et Hélène, bien plus raisonnable et qui se résigne assez facilement à ne pas avoir une vie romanesque telle qu’elle l’avait rêvée.

Dans ce roman, on trouve tous les ingrédients pour obtenir un bon livre: des beaux paysages, une époque intéressante, des personnages hauts en couleur auxquels on s’attache immédiatement…. Une histoire d’amitié entre deux femmes que tout oppose de prime abord mais qui finalement vont se rencontrer pour ne plus jamais se perdre de vue. J’ai aimé la confiance que se portent Hélène et Gwyneira.

J’ai apprécié également en savoir plus sur cette période (1852) en Nouvelle-Zélande, quand les barons des moutons faisaient la loi et étaient les plus fortunés de l’île, faisant bientôt place aux chercheurs d’or et autres chasseurs de phoques. La façon plutôt cruelle avec laquelle ils ont évincé de leur propre île le peuple maori, ce qui n’est pas sans rappeler la façon dont les amérindiens ont été chassés de leurs propres terres.

Il y a des passages vraiment durs à lire, à la limite de l’insoutenable même. Mais nos héroïnes vont toujours se relever, plus fortes que jamais. 

J’avais peur que ce roman soit gnangnan et bien je peux vous assurer qu’il ne l’est pas du tout. 

Je pense que le prochain tome sera centré sur les enfants et petits-enfants de Gwyneira et Hélène et je dois dire que j’ai vraiment hâte de retrouver les décors désormais familiers de la Nouvelle-Zélande 🙂 

Le pays du nuage blanc est un roman magnifique et envoûtant qui vous comblera si vous aimez les romans historiques qui font voyager !

Ma note: ♥♥♥♥♥


J’ai lu: Où vivaient les gens heureux de Joyce Maynard

Hello tout le monde !

Je vous retrouve aujourd’hui pour vous parler du roman Où vivaient les gens heureux de l’autrice américaine Joyce Maynard dont j’ai déjà lu plusieurs livres qui m’ont tous beaucoup plu (baby love et les filles de l’ouragan notamment). J’ai vraiment envie de découvrir toute la bibliographie de cette autrice dont je chéris particulièrement la plume.

 ♥ = Bof bof, à éviter

♥♥ = Sympa, sans plus

♥♥♥ = Pas mal du tout , j’ai passé un bon moment !

♥♥♥♥ = A lire absolument !

♥♥♥♥♥ = Attention, gros coup de cœur !

Les (♥) représentent les demis 

L’image provient de mon instagram.

Où vivaient les gens heureux

Nombre de pages: 560 pages

Maison d’édition: Philippe Rey

Date de parution (dans cette édition): 19 août 2021

4ème de couverture:

Lorsque Eleanor, jeune artiste à succès, achète une maison dans la campagne du New Hampshire, elle cherche à oublier un passé difficile. Sa rencontre avec le séduisant Cam lui ouvre un nouvel univers, animé par la venue de trois enfants : la secrète Alison, l’optimiste Ursula et le doux Toby.
Comblée, Eleanor vit l’accomplissement d’un rêve. Très tôt laissée à elle-même par des parents indifférents, elle semble prête à tous les sacrifices pour ses enfants. Cette vie au cœur de la nature, tissée de fantaisie et d’imagination, lui offre des joies inespérées. Et si entre Cam et Eleanor la passion n’est plus aussi vibrante, ils possèdent quelque chose de plus important : leur famille. Jusqu’au jour où survient un terrible accident…
Dans ce roman bouleversant qui emporte le lecteur des années 1970 à nos jours, Joyce Maynard relie les évolutions de ses personnages à celles de la société américaine – libération sexuelle, avortement, émancipation des femmes jusqu’à l’émergence du mouvement MeToo… Chaque saison apporte ses moments de doute ou de colère, de pardon et de découverte de soi.
Joyce Maynard explore avec acuité ce lieu d’apprentissage sans pareil qu’est une famille, et interroge : jusqu’où une femme peut-elle aller par amour des siens ? Eleanor y répond par son élan de vie. Son inlassable recherche du bonheur en fait une héroïne inoubliable, avec ses maladresses, sa vérité et sa générosité.

Mon avis:

Ce roman est une merveille du début à la fin. Dès les premières pages, on est embarqués dans la vie d’ Eleanor, jeune femme indépendante mais ayant un grand besoin d’affection (en rapport avec une enfance pas vraiment rose), qui va ensuite tomber amoureuse d’un homme, Cam, (qui se révélera ne pas être aussi parfait que prévu) et avoir trois enfants.

Ce roman aborde des thèmes comme la séparation, le deuil, les abus sexuels ou encore la transsexualité. 

Mais ce n’est pas qu’une accumulation de malheurs, au contraire. Dans cette vie somme toute plutôt ordinaire d’une famille sans grands moyens, on y trouve surtout de l’amour et du respect, même si la vie n’épargne pas Eleanor, elle arrive toujours à reprendre le dessus, elle est pleine de ressources. Les drames jonchent pourtant son existence mais elle se relève toujours.

Parfois, il faut partir de chez soir pour devenir la personne qu’on doit être.

Où vivaient les gens heureux, de Joyce Maynard, page 29

J’ai vraiment su me mettre dans la peau de l’héroïne, Eleanor, qui se pose beaucoup de questions sur ses enfants, sa maternité, son couple et la vie en général. Ses questionnements ne la rendent que plus attachante et « réelle ».

J’ai trouvé que l’autrice avait le don pour trouver les mots justes pour exprimer des émotions universelles où le plus grand nombre pourrait se retrouver. 

Quelque part au cours du processus qui l’avait amenée à être mère, elle avait perdu une partie d’elle-même.

Où vivaient les gens heureux, de Joyce Maynard, page 113.

C’est un roman qui a vraiment résonné très fort en moi et Eleanor restera longtemps dans ma mémoire, c’est un personnage fort et inspirant que j’ai quitté avec beaucoup de regrets. La plume de Joyce Maynard est sublime.

Une perle qu’il vous faut lire de toute urgence!

Ma note: ♥♥♥♥♥


J’ai lu: Piranèse de Susanna Clarke

Hello tout le monde !

Je vous retrouve aujourd’hui pour vous parler du roman Piranèse de l’autrice anglaise Susanna Clarke dont on a beaucoup entendu parler dans la sphère booktube.

 ♥ = Bof bof, à éviter

♥♥ = Sympa, sans plus

♥♥♥ = Pas mal du tout , j’ai passé un bon moment !

♥♥♥♥ = A lire absolument !

♥♥♥♥♥ = Attention, gros coup de cœur !

Les (♥) représentent les demis 

L’image provient de mon instagram.

piranèse

Nombre de pages: 306 pages

Maison d’édition: Robert Laffont

Date de parution (dans cette édition): 7 octobre 2021

4ème de couverture:

La maison où vit Piranèse n’est pas un bâtiment ordinaire : ses pièces sont infinies, ses couloirs interminables et ses salles ornées de milliers de statues. Au coeur de cette architecture monumentale est emprisonné un océan, mais Piranèse n’a pas peur, il vit pour explorer ce labyrinthe. Dans son journal, il dresse de rigoureux rapports de ses errances.
L’Autre vit aussi dans cette cité enfouie. Piranèse lui rend visite deux fois par semaine et l’aide dans sa recherche du Grand Savoir. Mais, au cours de ses expéditions, Piranèse découvre un jour des preuves de l’existence d’un troisième habitant. Une terrible vérité commence à se dévoiler, révélant un monde totalement différent de celui qu’il connaît.
Envoûtant, Piranèse nous plonge dans un monde parallèle onirique, à la beauté irréelle, rempli d’images surprenantes, tourmenté par les flots et les nuages.

Mon avis:

Un roman pour le moins étrange et inclassable que j’ai dévoré en deux jours à peine. Un ovni littéraire sans précédent qui donne lieu à une expérience de lecture vraiment intéressante et… différente.

On y suit Piranèse, jeune homme un peu perché qui vit dans un énorme palais en proie aux marées. Un palais si grand que Piranèse n’en a pas encore visité toutes les pièces.

C’est Piranèse le narrateur de ce roman et c’est comme si l’on lisait son journal d’exploration. On sent qu’à des moments il ne se souvient plus de certaines choses, même si parfois des souvenirs lui reviennent comme des flash. J’ai trouvé cette espèce d’enquête vraiment passionnante, j’avais vraiment envie d’en savoir plus sur Piranèse, de comprendre comment il était arrivé là et de découvrir les autres habitants du palais.

J’ai aimé l’ambiance de ce roman qui nous embarque directement pour ne plus nous lâcher avant la fin. 

On y trouve du mystère, une pointe d’humour, de l’action et une bonne dose de drame.

Piranèse est un homme terriblement attachant, obsédé par ses habitudes et ses rituels immuables. On le sent très attaché au palais et aux statues qui s’y trouvent.

La plume de Susanna Clarke (ou du moins sa traduction) est vraiment originale et très belle. Sa façon de décrire les personnes et les endroits m’a beaucoup plu.

La fin m’a je dois dire laissée un peu pantoise car je m’attendais à connaître un peu plus le pourquoi du comment mais finalement j’ai apprécié le choix fait par l’autrice d’écrire une fin un peu « ouverte » qui laisse une place à notre propre interprétation.

Un livre atypique que je ne peux que vous recommander si vous avez envie de voyager dans un palais battu par le vent et les marées sans quitter votre canapé! 

Ma note: ♥♥♥♥♥