[SP]J’ai lu: L’égérie rebelle de Franz Liszt d’Ann Bandle

Hello tout le monde !

Je vous retrouve aujourd’hui pour vous parler de la biographie romancée L’égérie rebelle de Franz Liszt de l’autrice Ann Bandle que j’ai eu la chance de recevoir de la part des éditions Slatkine. 

 ♥ = Bof bof, à éviter

♥♥ = Sympa, sans plus

♥♥♥ = Pas mal du tout , j’ai passé un bon moment !

♥♥♥♥ = A lire absolument !

♥♥♥♥♥ = Attention, gros coup de cœur !

Les (♥) représentent les demis 

L’image provient de mon Instagram.

Nombre de pages:  264 pages

Maison d’édition: Slatkine

Date de parution (dans cette édition): 31 octobre 2023

4ème de couverture:

Sublime, intelligente et cultivée, Marie d’Agoult figure parmi les femmes les plus admirées du Tout-Paris. La fine fleur de l’aristocratie se presse dans son salon où le bel esprit du romantisme brille sous l’éclat de la verve de Sainte-Beuve, d’Eugène Sue, d’Alfred de Vigny… Mariée au comte d’Agoult, mère de deux fillettes, elle a tout, sauf le bonheur absolu… Un jeune pianiste de génie, Franz Liszt, va exaucer son rêve d’ »amour inconditionnel » longtemps caressé. Très ardent, très exalté, très pieux, il illumine la morosité de ses jours, lui insuffle sa passion : « Vous n’êtes pas la femme qu’il me faut, vous êtes la femme que je veux. » Elle sera sa muse, son égérie, la mère de ses enfants, mais aussi l’incomprise. Lors de leurs pérégrinations, ils sillonnent les sommets des Alpes suisses avant de s’installer, confiants, à Genève. Ce couple peu conventionnel et décrié fuira les regards hostiles pour les terres chaudes et fécondes de l’Italie, tout en fréquentant abondamment écrivains et artistes. Chopin, George Sand, Lamartine, Victor Hugo, Rossini, Hortense Allart, Ingres, Sainte-Beuve, Bartolini parmi d’autres croisent leur chemin. Mais au-delà de l’effervescence passionnelle et des nombreux chassés-croisés, Marie d’Agoult parviendra-t-elle à donner un sens à sa vie ?

Mon avis:

Les événements se passent à partir de décembre 1832 et nous font voyager sans temps mort entre la France, la Suisse, l’Italie et l’Autriche. L’autrice va nous raconter l’histoire d’amour passionnelle et pour le moins inconvenante entre le talentueux et prometteur jeune pianiste Franz Liszt et la comtesse Marie d’Agoult, femme de la haute bourgeoisie française, mariée et mère de deux enfants. C’est elle la narratrice de cette biographie romancée.

Après avoir eu un coup de foudre réciproque, Marie d’Agoult et Franz Liszt vont décider de s’enfuir ensemble et de vivre de la musique de Franz, malgré les qu’en-dira-t-on. Mais plus qu’une histoire d’amour et d’adultère, c’est surtout l’histoire d’un homme et une femme qui ne peuvent vivre longtemps ensemble sans se déchirer mais ne peuvent se résoudre à vivre l’un sans l’autre.

Marie est subjuguée par son jeune amant et devient très vite jalouse à l’excès, elle qui a tout quitté pour lui ne comprend pas que lui ne change pas plus pour elle. De plus, elle a beaucoup plus à perdre que lui dans cette histoire. En effet, elle perd sa réputation, sa richesse et son titre de noblesse.

De son côté, Franz est pour le moins grisé par son succès et aspire à profiter un peu des plaisirs que la vie lui offre, même s’il revient toujours auprès de sa bien aimée. Peu à peu, le ressentiment de Marie prend le pas sur son amour et elle reproche de plus en plus souvent ses absences à Franz.

Il ne subissait aucune des contrariétés auxquelles je faisais face. Il n’avait aucun passé à regretter, aucune famille délaissée, aucun privilège perdu, alors que mon esprit était hanté par mes abandons, lourds sacrifices dont je ne parvenais pas à me défaire. 

L’égérie rebelle de Franz Liszt, d’Anne Bandle, page 112

J’ai adoré ce roman historique qui m’en a appris beaucoup sur ce pianiste que je ne connaissais que de nom, mais j’ignorais qu’il avait côtoyé des grands noms comme George Sand, Chopin ou encore Berlioz et Dumas. 

Un livre passionnant et merveilleusement documenté, écrit comme un récit d’aventure et porté par la très belle plume d’une autrice que je découvre avec ce titre et dont je suivrai de très près les prochaines parutions!

Ma note: ♥♥♥♥♥

 

 


Un grand merci aux éditions Slatkine l’envoi de ce SP!

[SP]J’ai lu: Ces gens-là de Béatrice Riand

Hello tout le monde !

Je vous retrouve aujourd’hui pour vous parler du livre Ces gens-là de l’autrice Béatrice Riand que j’ai eu la chance de recevoir de la part des éditions Slatkine. 

 ♥ = Bof bof, à éviter

♥♥ = Sympa, sans plus

♥♥♥ = Pas mal du tout , j’ai passé un bon moment !

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Nombre de pages:  146 pages

Maison d’édition: Slatkine

Date de parution (dans cette édition): 13 octobre 2023

4ème de couverture:

« Elle ne sourit pas, non, elle a le regard obscur de ceux qui en ont trop vu, elle s’évade pour fuir les souffrances qui ricanent au loin. Le petit frère ne se tient pas à ses côtés, il a dû s’échapper, on doit le chercher, elle ne sait pas encore que le petit frère aime le vent plus que la terre. Qu’il ne faut jamais quitter sa main. Elle ne sourit pas, voyez, elle est ailleurs et sa menotte se ferme au monde. Elle est petite, si petite, elle est le temps des jeux et des rires, le temps de la balançoire et de la peur de tomber. Juste cela, pas plus, la peur de tomber d’une balançoire qui s’envole. » L’inceste est un tueur en série, qui sévit dans la plus grande impunité parce que ses victimes ne le dénoncent pas dans le délai légal imparti. C’est bien de cela dont il est ici question. Du temps qu’il faut à « ces gens-là » pour s’éloigner du cri et renouer avec la parole. La plume compatissante de Béatrice Riand livre ici leur récit comme autant de courts romans. Elle rend ainsi lisible l’innommable, parce que la diffusion de témoignages sur l’inceste est une cruelle nécessité. Il est plus que temps en effet d’empoigner par les cornes ce diable qui assassine nos enfants.

Mon avis:

Ce livre aborde le thème ô combien tabou mais qu’il ne faut plus taire (car il est nécessaire que les victimes puissent en parler pour se reconstruire): l’inceste.

Dans chaque chapitre, l’autrice va nous raconter tour à tour l’histoire de plusieurs victimes mais également d’un agresseur ou encore d’une personne accusée à tort.

J’ai apprécié que l’autrice raconte ces histoires sous différents prismes. Certains passages sont vraiment durs à lire et j’ai souvent eu le cœur serré à la lecture de ce livre. En tant que maman, il a été difficile pour moi de lire ces histoires d’enfances fracassées.

Il ne sait quelle est sa véritable identité sexuelle. Parce que se construire dans l’abus vous l’interdit. Parce que ce gamin n’a pas connu de modèle auquel s’identifier positivement, entre une mère qui s’absente et un père qui le viole. La femme n’existe pas et l’homme est brutal. En lequel de ces adultes dès lors se reconnaître, sur lequel s’appuyer, il ne sait pas. Et choisit le silence, encore. Il choisit toujours le silence, souvenez-vous. Même lorsqu’il s’agit de dialoguer avec soi-même. 

Ces gens-là, de Béatrice Riand, page 29

Avec des mots toujours choisis soigneusement et sans détailler les sévices subits ce qui aurait été du voyeurisme, Béatrice Riand nous livre là un ouvrage essentiel pour que les enfants victimes d’abus sexuels dans le cadre familial soient enfin entendus. 

Ma note: n/a


Un grand merci aux éditions Slatkine l’envoi de ce SP!

[SP]J’ai lu: Le roi des villes de Jeremy Niels Circus

Hello tout le monde !

Je vous retrouve aujourd’hui pour vous parler du roman Le roi des villes de l’auteur français Jeremy Niels Circus que j’ai eu la chance de recevoir directement de sa part. 

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Nombre de pages:  77 pages

Maison d’édition: L’Harmattan – Miroirs du réels, Science Fiction

Date de parution (dans cette édition):  2 novembre 2023

4ème de couverture:

Quand les hommes en fureur répandent leurs poubelles sur la ville et que toute la cité devient une montagne puante, les souverains du monde souterrain y voient un signe de dévotion. Après les avoir chassés pendant des siècles, les hommes dressent désormais des montagnes d’offrandes divinement infectes à leur seule gloire. Les rats maintenant le savent, ils ont été choisis, ils sont le peuple élu. Et l’un d’entre eux est sacré roi. Il est temps pour ces deux peuples de se réunir et de vivre en fin ensemble.

Mon avis:

Dans ce très court roman, nous nous mettons à hauteur de rat étant donné que nous suivons celui d’entre eux qui se considère comme leur souverain.

Ce livre a sans aucun doute plusieurs niveaux de lecture (ce que j’ai trouvé très intéressant) et pour ma part je pense qu’il s’agit d’une critique de la société actuelle où nous consommons à outrance et produisons beaucoup de déchets (qui régalent les rats).

Ces rats qui peuvent également être une parabole pour représenter les personnes sans abris qui vivent de manière anonyme dans le plus grand dénuement dans les grandes villes.

Un roman qui fait réfléchir à notre surconsommation chronique mais aussi au rapport de forces entre ceux qui ont tout et ceux qui sont tributaires de ces derniers pour survivre.

La plume de Jeremy Niels Circus est plutôt poétique. Ses phrases sont plutôt courtes et sans trop de fioritures inutiles. Il va droit au but et cela se prêtait très bien aux propos du livre. Il insère également entre les différents chapitres des citations bibliques qui se rapportent aux situations vécues par les rats.

Un ouvrage qui pourra être interprété de mille façons et dont j’ai apprécié le style. Je pense qu’il me faudra le lire plusieurs fois pour en saisir et en apprécier toutes les nuances! 

Ma note: ♥♥♥♥


Un grand merci à Jeremy Niels Circus pour l’envoi de ce SP!

[SP]J’ai lu: La Dame des tours (tome 1) d’Olivier May

Hello tout le monde !

Je vous retrouve aujourd’hui pour vous parler du roman La Dame des tours (tome 1) de l’auteur suisse Olivier May que j’ai eu la chance de recevoir de la part des éditions Okama. 

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Nombre de pages:  175 pages

Maison d’édition: Okama – collection HeYoKa

Date de parution (dans cette édition): Septembre 2023

4ème de couverture:

Au XIVe siècle, en Vénétie, Condotierra, fille du gonfalonier de Trevigliano, affronte la guerre entre son clan et celui d’une grande famille rivale. Lors de la prise de la tour familiale au terme d’une bataille épique, son père est tué. Elle est miraculeusement enlevée par une renarde volante, incarnation animale de Masako, une kitsune japonaise, compagne d’un moine suisse de retour d’orient. Réfugiée dans son château montagnard, elle fait le serment de délivrer les survivants de sa famille et de reconquérir sa tour et son droit.
Sa place forte résistera-t-elle à l’assaut qui se prépare ?

Mon avis:

C’est le premier livre de l’auteur que je découvre et j’avoue que c’est une excellente surprise!

L’intrigue se passe au XIV ème siècle, en Vénétie, et nous y suivons Condotierra, jeune femme téméraire attirée – malgré son rang – par les arts du combat, issue d’une grande famille puissante, qui, suite à la trahison d’une famille naguère amie et l’assassinat de son père, devra fuir ses terres.

Aidée par deux personnages mystérieux doués de pouvoirs polymorphiques, elle va fomenter sa vengeance. Condotierra est une jeune femme qui fait fi des convenances et qui ne veut en faire qu’à sa tête, même si elle a un plan bien précis pour arriver à ses fins. Son courage et sa détermination la sauveront plus d’une fois d’ailleurs!

J’ai passé un excellent moment de lecture (les 175 pages se dévorent!) mais le seul petit regret que je peux avoir est que les personnages sont (pour le moment du moins) assez peu développés. J’espère que nous ferons mieux connaissance avec eux dans le second tome. Cependant, il ne faut pas non plus oublier qu’il s’agit d’un roman jeunesse, ce qui peut expliquer que nous restions un peu plus en surface. En effet, les descriptions ayant tendance à ralentir le rythme d’un récit, l’auteur a peut-être privilégié l’action à dessein. 

Un roman entraînant et sans temps mort dans un univers riche et très original. J’ai adoré ce mélange entre roman historique moyenâgeux et légendes japonaises et attends la suite avec impatience!

Ma note: ♥♥♥♥


Un grand merci aux éditions OKAMA pour l’envoi de ce SP!

J’ai lu: La sentence de Louise Erdrich

Hello tout le monde !

Je vous retrouve aujourd’hui pour vous parler du roman La sentence de l’autrice Louise Erdrich. J’avais beaucoup aimé ses deux précédents romans (surtout Celui qui veille) et était donc très curieuse de découvrir ce nouvel ouvrage.

 ♥ = Bof bof, à éviter

♥♥ = Sympa, sans plus

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Nombre de pages: 421 pages

Maison d’édition: Albin Michel

Date de parution (dans cette édition): Septembre 2023

4ème de couverture:

« Quand j’étais en prison, j’ai reçu un dictionnaire. Accompagné d’un petit mot : Voici le livre que j’emporterais sur une île déserte. Des livres, mon ancienne professeure m’en ferait parvenir d’autres, mais elle savait que celui-là s’avérerait d’un recours inépuisable. C’est le terme « sentence » que j’y ai cherché en premier. J’avais reçu la mienne, une impossible condamnation à soixante ans d’emprisonnement, de la bouche d’un juge qui croyait en l’au-delà. »

Après avoir bénéficié d’une libération conditionnelle, Tookie, une quadragénaire d’origine amérindienne, est embauchée par une petite librairie de Minneapolis. Lectrice passionnée, elle s’épanouit dans ce travail. Jusqu’à ce que l’esprit de Flora, une fidèle cliente récemment décédée, ne vienne hanter les rayonnages, mettant Tookie face à ses propres démons, dans une ville bientôt à feu et à sang après la mort de George Floyd, alors qu’une pandémie a mis le monde à l’arrêt…

On retrouve l’immense talent de conteuse d’une des plus grandes romancières américaines, prix Pulitzer 2021, dans ce roman qui se confronte aux fantômes de l’Amérique: le racisme et l’intolérance.

Mon avis:

L’autrice raconte le quotidien d’une femme amérindienne, Tookie, passionnée de livres et ex détenue, employée dans une librairie, et qui doit faire face à la crise du Covid, à l’explosion des violences policières envers les personnes de couleur et aux visites impromptues du fantôme d’une cliente décédée.

Ce roman – qui peut sembler un peu fouillis aux premiers abords – est une ode à la lecture, une vraie déclaration d’amour aux livres, déclarés « essentiels » lors de la pandémie.

On sent que l’autrice (qui est libraire) a mis beaucoup d’elle-même (peut-être encore plus que dans ses précédents romans) dans ce livre. Nous avons même droit à toute la liste des romans présents sur les étagères de la librairie, ce qui nous donne beaucoup de pistes de lectures pour approfondir les sujets abordés dans la sentence.

Des faits réels côtoient des éléments touchants au surnaturel, comme dans la plupart des romans de Louise Erdrich. J’ai adoré suivre Tookie et ses collègues et n’avais à chaque fois qu’une seule hâte: revenir à ma lecture ! Tookie n’est pas une femme lisse et parfaite et c’est justement ses défauts et ses manquements qui la rendent particulièrement attachante. C’est une femme crédule à qui la vie n’a pas au début pas fait trop de cadeaux mais qui – heureusement – va faire la connaissance de personnes qui sauront lui donner une nouvelle chance. Le couple qu’elle forme avec Pollux est touchant à souhait, sans verser dans la mièvrerie. 

On trouve dans les livres tout ce qu’il faut savoir, sauf l’essentiel.

La sentence, de Louise Erdrich, page 14

Un roman fantastiquement foisonnant, qui fait réfléchir et qu’on referme avec le sourire. Si vous aimez les livres (et ça doit être le cas, sinon que faites-vous sur mon blog haha), lisez ce roman, il vous donnera envie de flâner en librairie ou en bibliothèque pour découvrir les autres titres recommandés par Louise Erdrich !

Ma note: ♥♥♥♥♥


J’ai lu: Hamnet de Maggie O’Farrell

Hello tout le monde !

Je vous retrouve aujourd’hui pour vous parler du roman Hamnet de l’autrice Maggie O’Farrell

 ♥ = Bof bof, à éviter

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Nombre de pages: 368 pages

Maison d’édition: Belfond

Date de parution (dans cette édition): 1er avril 2021

4ème de couverture:

Un jour d’été 1596, dans la campagne anglaise, une petite fille tombe gravement malade. Son frère jumeau, Hamnet, part chercher de l’aide car aucun de leurs parents n’est à la maison…

Agnes, leur mère, n’est pourtant pas loin, en train de cueillir des herbes médicinales dans les champs alentour ; leur père est à Londres pour son travail ; tous deux inconscients de cette maladie, de cette ombre qui plane sur leur famille et menace de tout engloutir.

Porté par une écriture d’une beauté inouïe, ce nouveau roman de Maggie O’Farrell est la bouleversante histoire d’un frère et d’une sœur unis par un lien indéfectible, celle d’un couple atypique marqué par un deuil impossible. C’est aussi l’histoire d’une maladie  » pestilentielle  » qui se diffuse sur tout le continent. Mais c’est avant tout une magnifique histoire d’amour et le tendre portrait d’un petit garçon oublié par l’Histoire, qui inspira pourtant à son père, William Shakespeare, sa pièce la plus célèbre.

Mon avis:

Ce roman nous conte le drame qu’a vécu la famille de William Shakespeare en perdant leur fils Hamnet, qui inspira ensuite au grand écrivain son célèbre Hamlet.

L’autrice déroule le fil des événements d’une manière particulière et plutôt addictive en revenant dans le passé et en nous racontant la rencontre des parents d’Hamnet, leur vie et leurs espoirs pour l’avenir et en alternant avec le présent où Hamnet essaie désespérément de trouver quelqu’un pour venir en aide à sa sœur jumelle qui est gravement malade, leurs proches vaquants à leurs tâches journalières loin de la maison. Son désespoir en est presque palpable à travers les pages.

Ce livre d’une beauté sans nom est écrit avec délicatesse et retenue et est un cri d’amour d’une mère à son enfant en plus d’être une très belle fresque historique.

Comment se peut-il qu’un parent ait un jour à clore les paupières de son enfant mort? Comment est-il possible d’aller chercher deux pièces pour les poser sur ces globes oculaires, afin de maintenir les paupières? Comme peut-on demander à quelqu’un de faire cela? Ce n’est pas dans l’ordre des choses. Ne peut pas l’être.

Hamnet, de Maggie O’Farrell, pages 259-260

J’ai aimé le fait que l’autrice mette l’accent sur les derniers jours de Hamnet et pas sur la célébrité naissante du père. D’ailleurs, jusqu’à la fin, on ne sait pas avec certitude qu’il s’agit du fameux dramaturge. Perdre l’un de ses enfants a-t-il été pour lui le prix à payer pour son succès ? En effet, s’il avait été aux côtés de sa femme et de ses enfants plutôt qu’à la capitale pour construire sa carrière, peut-être que les choses auraient été différentes?

Un livre bouleversant dont je me souviendrai longtemps tant la plume de l’autrice a su me toucher en plein cœur. Je lirai les autres livres de Maggie O’Farrell avec grand plaisir et vous invite à découvrir ce roman si le sujet vous parle!

Ma note: ♥♥♥♥♥


[SP]J’ai lu: Autoédition de Cédric Comtesse

Hello tout le monde !

Je vous retrouve aujourd’hui pour vous parler du roman Autoédition de l’auteur suisse Cédric Comtesse que j’ai eu la chance de recevoir de la part des éditions Slatkine. 

 ♥ = Bof bof, à éviter

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Nombre de pages:  123 pages

Maison d’édition: Slatkine

Date de parution (dans cette édition): 17 novembre 2023

4ème de couverture:

Monsieur K. est ce qu’on pourrait appeler un écrivain du dimanche. Bibliothécaire dans une petite université de province, il consacre son temps libre à la lecture et à l’écriture de romans qui lui permettent de s’évader de son quotidien aliénant et de la vacuité de son existence. Collectionnant les tentatives et cumulant les refus d’édition, il s’apprête à déclarer forfait. Or un tragique concours de circonstances lui donne l’occasion inespérée de réaliser son rêve le plus fou : devenir un romancier célèbre. Alors prêt à tout pour assouvir son désir de notoriété et se faire une place dans un microcosme littéraire sans pitié, monsieur K. révèle une noirceur insoupçonnée. Jusqu’où ira-t-il pour la gloire littéraire ? Autoédition est une plongée inquiétante dans la psyché d’un écrivain raté au sein d’un monde littéraire et académique en proie aux mutations idéologiques de notre temps.

Mon avis:

Dans ce court roman, nous allons suivre un bibliothécaire qui se rêve écrivain et qui commettra le pire pour se voir enfin publié … un roman tragi-comique où on ne s’ennuie pas une seconde et qui nous pose la question suivante: Jusqu’où êtes-vous prêts à aller pour assouvir votre désir le plus profond ?

La plume de Cédric Comtesse est fluide et j’ai dévoré ce livre en une session de lecture. J’ai aimé entrer dans la tête de ce bibliothécaire un peu frapadingue qui pense être talentueux alors qu’il est plutôt médiocre. Le voir s’enfoncer dans ses délires est très drôle et en même temps un peu inquiétant. On comprend vite qu’il pourrait aller très loin – beaucoup trop loin – pour arriver à ses fins.

Ce roman aborde également le thème des livres à succès, ces livres écrits par des romanciers connus et qui se vendent comme des petits pains, quelle que soit leur qualité, porté simplement par la notoriété de leur auteur. On y parle également des phénomènes de mode dans la littérature et des auteurs qui essaient de plagier les idées des romans à succès en déclinant la même histoire à l’infini, en changeant simplement le contexte.

Un roman caustique à souhait et parfaitement jubilatoire.

Ma note: ♥♥♥♥(♥)


Un grand merci aux éditions Slatkine l’envoi de ce SP!

[SP]J’ai lu: Sans raison de Marie-Christine Horn

Hello tout le monde !

Je vous retrouve aujourd’hui pour vous parler du roman Sans raison de l’autrice suisse Marie-Christine Horn que j’ai eu la chance de recevoir de la part des éditions BSN Press – Okama. 

 ♥ = Bof bof, à éviter

♥♥ = Sympa, sans plus

♥♥♥ = Pas mal du tout , j’ai passé un bon moment !

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Nombre de pages:  130 pages

Maison d’édition: BSN Press/Okama – collection Tenebris

Date de parution (dans cette édition): Septembre 2023

4ème de couverture:

Salvatore a été arrêté et jugé pour meurtre après avoir ouvert le feu sur une place de jeux, sans raison apparente. Ayant commis l’irréparable, il va être suivi et épaulé par le même système à la source de son acte désespéré. En parallèle, Margot, mère d’un enfant aujourd’hui adulte, doit quitter son logement pour défaut de paiement et trouve refuge dans un camping de résidents à l’année. Refusant de se plier aux règles, elle choisit de contourner ce système défectueux.
Les deux protagonistes se confronteront à leur réalité chaotique : l’un en prison, l’autre dans un camping. Arriveront-ils à trouver l’apaisement ? Les actes sans raison le sont-ils vraiment ?

Mon avis:

Dans ce roman, nous allons suivre principalement deux personnages: Salvatore, un homme qui, un jour, a pris son fusil FASS 90 (celui que les hommes peuvent garder chez eux après avoir fait l’armée en Suisse) et a tiré depuis sa fenêtre sur des enfants et leurs accompagnants sur une place de jeux. Il sera arrêté et mis en prison. 

D’un autre côté, nous allons rencontrer Margot, qui après avoir tout perdu trouve à se loger dans une caravane parquée dans un camping. La misère dans lequel elle doit vivre pourrait la faire vriller mais elle reste droite dans ses bottes, fière et combative. Elle va faire preuve d’une force de résilience sans pareille et va même être d’un grand soutien pour les autres habitants du camping. 

J’ai apprécié cette critique acerbe, lucide et sans fards du système social suisse qui plutôt que d’aider les gens dans le besoin les enfoncent encore plus dans la précarité. Il s’agit donc du récit de la descente aux enfers d’un homme que rien ne prédestinait à finir sa vie en prison et l’histoire d’une femme en quête d’une vie meilleure. Les deux ont eu de graves ennuis dans leur vie mais n’y réagissent pas de la même façon.

La prison à perpétuité n’existant pas en Suisse, il était nécessaire de penser à leur réinsertion, grâce à un programme d’upgrade en toutes matières susceptibles d’intéresser le bénéficiaire. Cours de langues, informatique, maths, quelle que soit la formation disponible en ligne, une personne en exécution de peine avait l’opportunité de la suivre et d’être salariée à cet effet selon le nombre d’heures qu’elle y consacrait. Morel regrettait souvent que ces services n’aient pas été fournis avant le délit. Peut-être ainsi les prisons ne seraient-elles pas autant surchargées. 

Sans raison, de Marie-Christine Horn, pages 80-81

J’ai été ravie de découvrir la plume de Marie-Christine Horn qui a su me toucher. L’autrice a le talent fou de rendre intéressantes les vies de tous les protagonistes, même les plus secondaires.

Le vrai danger, pourtant, naît au moment où les gens n’ont plus rien à perdre, et surtout par leur vie. 

Sans raison, de Marie-Christine Horn, page 114

Certaines personnes peuvent commettre des actes qui peuvent être considérés comme « sans raison » mais qui sont simplement le reflet de leur désespoir. Un livre qui pose des questions qui dérangent et j’avoue que cela m’a plu.

Un très beau roman qui a su me surprendre grâce à son sujet atypique et si bien traité et que j’ai quitté avec – étonnamment – le cœur empli d’espoir. 

Ma note: ♥♥♥♥(♥)


Un grand merci aux éditions BSN Press/OKAMA pour l’envoi de ce SP!

J’ai lu: Ce que je sais de toi d’Eric Chacour

Hello tout le monde !

Je vous retrouve aujourd’hui pour vous parler du roman Ce que je sais de toi de l’auteur Eric Chacour. Il s’agit de son premier roman. C’est le troisième roman sélectionné pour le Prix du Festival du LÀC pour lequel je fais cette année encore partie du jury.

 ♥ = Bof bof, à éviter

♥♥ = Sympa, sans plus

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♥♥♥♥ = A lire absolument !

♥♥♥♥♥ = Attention, gros coup de cœur !

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Nombre de pages: 300 pages

Maison d’édition: Philippe Rey

Date de parution (dans cette édition): Septembre 2023

4ème de couverture:

Le Caire, années 1980. La vie bien rangée de Tarek est devenue un carcan. Jeune médecin ayant repris le cabinet médical de son père, il partage son existence entre un métier prenant et le quotidien familial où se côtoient une discrète femme aimante, une matriarche autoritaire follement éprise de la France, une sœur confidente et la domestique, gardienne des secrets familiaux. L’ouverture par Tarek d’un dispensaire dans le quartier défavorisé du Moqattam est une bouffée d’oxygène, une reconnexion nécessaire au sens de son travail. Jusqu’au jour où une surprenante amitié naît entre lui et un habitant du lieu, Ali, qu’il va prendre sous son aile. Comment celui qui n’a rien peut-il apporter autant à celui qui semble déjà tout avoir ? Un vent de liberté ne tarde pas à ébranler les certitudes de Tarek et bouleverse sa vie.
Premier roman servi par une écriture ciselée, empreint d’humour, de sensualité et de délicatesse, Ce que je sais de toi entraîne le lecteur dans la communauté levantine d’un Caire bouillonnant, depuis le règne de Nasser jusqu’aux années 2000. Au fil de dévoilements successifs distillés avec brio par une audacieuse narration, il décrit un clan déchiré, une société en pleine transformation, et le destin émouvant d’un homme en quête de sa vérité.

« Ali te fascinait. Il y avait chez lui une liberté absolue, une absence de calcul, une exaltation du présent. Il n’était lié par aucun passé et ne concevait pas l’avenir à travers les mêmes contraintes que toi. Il se contentait de vivre et tu te surprenais parfois à espérer que vivre serait contagieux. »

Mon avis:

Ce roman parle de Tarek, médecin en Égypte dans les années 80, dont la vie familiale et professionnelle va être bouleversée par une histoire d’amour qui va lui faire braver tous les interdits.

L’écriture précise d’Eric Chacour m’a fait voyager en Egypte et j’ai été passionnée par cette histoire d’amour mais surtout cette fresque familiale. Une famille déchirée par le poids des traditions. 

Tarek est un être généreux et altruiste, il voue son existence à son métier de médecin, mettant de côté le fait qu’il vient d’un milieu aisé. Lorsqu’il rencontre Ali, jeune homme pauvre, il va de suite le prendre sous son aile et lui donner du travail. Au fil de leurs conversations, Tarek va comprendre que malgré sa culture, il est ignorant de bien des choses. Quelle meilleure école que celle de la vie ?

Tarek est partagé entre l’envie de ne pas décevoir sa famille et son envie de modernité, de découvrir le monde, un monde où les personnes différentes sont mieux acceptées.

Comment s’épanouir vraiment si on ne peut vivre aux côtés de la personne qu’on aime?

Tu découvrais les limites de ton métier lorsque ces femmes au visage contusionné te racontaient avoir trébuché en descendant les marche de leur maison. Tu tâchais d’écouter, chez chacune, les paroles qu’elle prononçait autant que celles qu’elle taisait. Tu la raccompagnais ensuite, impuissant, vers le seuil de ton cabinet où son mari l’attendait. Un mari dont tu reverrais, à l’heure de t’endormir, les mains aux allures d’escalier.

Ce que je sais de toi, d’Eric Chacour, page 35

J’ai dévoré ce roman en un seul après-midi tant j’ai été captivée par la plume d’Eric Chacour.

Ce que je sais de toi est un livre lumineux mais dramatique, un premier roman merveilleusement bien écrit d’un jeune auteur très prometteur dont je suivrai l’actualité de très très près.

Ma note: ♥♥♥♥♥


[SP]J’ai lu: Le retour du bourdon d’Hélène Dormond

Hello tout le monde !

Je vous retrouve aujourd’hui pour vous parler du roman Le retour du bourdon de l’autrice suisse Hélène Dormond que j’ai eu la chance de recevoir de la part des éditions Presses Inverses. 

 ♥ = Bof bof, à éviter

♥♥ = Sympa, sans plus

♥♥♥ = Pas mal du tout , j’ai passé un bon moment !

♥♥♥♥ = A lire absolument !

♥♥♥♥♥ = Attention, gros coup de cœur !

Les (♥) représentent les demis 

L’image provient de mon Instagram.

Nombre de pages:  398 pages

Maison d’édition: Presses Inverses

Date de parution (dans cette édition): juillet 2023

4ème de couverture:

Marcel Tribolet le bourdon est de retour, et il est désormais aux commandes du département comptabilité d’Effitaf. De team building en séances de cadres, le bourdon est aux prises avec la perversité infernale du new management. Et, pour ne rien arranger, voilà qu’il doit gérer l’héritage de son oncle Amédée, sans parler du cat de sa voisine octogénaire et du rat domestique d’Amandine, son amour secret. 
 
Deuxième volet de la saga Marcel Tribolet, après L’Envol du Bourdon (Hélice Hélas, 2017), Le Retour du Bourdon est une satire tout helvétique et désopilante du monde professionnel contemporain. 

Mon avis:

J’avais particulièrement apprécié de la même autrice le recueil de nouvelles « Sous les pavés, la rage », paru chez Plaisir de Lire donc c’est avec plaisir que j’ai accepté la proposition de l’autrice de recevoir son tout nouveau livre, le retour du Bourdon!

Dans ce roman, nous allons suivre Marcel Tribolet – quadragénaire célibataire, fan de pétanque et d’eau pétillante, comptable de métier – qui nous narre ses mésaventures entre un chef de bureau insupportablement fan d’anglicismes et une amie dont il est fou amoureux.

Comment être compétent et respecté au travail quand on est trop gentil? Comment réussir à séduire cette jeune femme qui le considère comme son confident ? 

La narration est menée par Marcel lui-même et j’avoue que ses péripéties et sa manière de raconter étaient vraiment savoureuses. L’autrice détaille avec humour et lucidité le monde actuel du travail, où le rendement prime sur le bien-être des employés. Marcel n’a pas les dents assez longues pour ce monde de requins et en paiera les frais. J’avoue m’être parfois reconnue en lui 😉

Pour information, il s’agit du second tome mettant en scène le personnage de Marcel Tribolet aka « le bourdon »  mais la lecture du premier opus n’est pas du tout essentiel pour comprendre ce roman-là! Cependant, j’ai bien envie de lire le premier tome, « l’envol du bourdon », (paru chez @helicehelasediteur )afin de mieux connaître les protagonistes et de retrouver la plume caustique de l’autrice.

Une très belle surprise qui confirme que j’apprécie énormément les écrits d’Hélène Dormond et me réjouis déjà de son prochain ouvrage!

Ma note: ♥♥♥♥(♥)


Un grand merci aux éditions Presses Inverses pour l’envoi de ce SP!