J’ai lu: Au temps de l’innocence d’Edith Wharton

Hello tout le monde !

Je vous retrouve aujourd’hui pour vous parler du roman Au temps de l’innocence de l’autrice américaine Edith Wharton, qui a écrit beaucoup de romans au début du XXème siècle. Ce roman-ci est paru en 1920. Edith Wharton est décédée en France en 1937.

 ♥ = Bof bof, à éviter 

♥♥ = Sympa, sans plus

♥♥♥ = Pas mal du tout , j’ai passé un bon moment !

♥♥♥♥ = A lire absolument !

♥♥♥♥♥ = Attention, gros coup de cœur !

Les (♥) représentent les demis 

L’image provient de mon instagram.

au temps de l'innocence

Nombre de pages: 302 pages

Maison d’édition: Archipoche

Date de parution (dans cette édition): 30 août 2017

4ème de couverture:

Héritier élégant et cultivé, Newland Archer est l’un des meilleurs partis de New York. Chacun attend de connaître la date de son union avec la prude et ravissante May Welland, issue du même monde. La seule difficulté, pour lui, consiste à annoncer ses fiançailles dans le respect des convenances et du  » bon ton « .Tout est déjà réglé quand, un soir à l’opéra, le jeune homme reconnaît dans la loge des Welland la comtesse Ellen Olenska, de retour dans sa famille après l’échec de son mariage en Europe. Dans la haute société new- yorkaise, hantée par la peur du scandale, les mœurs et les idées d’Ellen suscitent une muette réprobation. Mais elles exercent sur Newland un attrait irrésistible…Couronné par le prix Pulitzer, Au temps de l’innocence (1920) fait revivre avec une grande variété de touches un univers disparu : celui du  » vieux New York « , avec son chic et ses préjugés. Edith Wharton y met à nu les sentiments. Son art, tout de tendre ironie, y est à son sommet.

Mon avis:

J’ai lu ce roman dans le cadre d’une lecture commune organisée par la bookstagrameuse Jessica du compte « le maître mot » dont j’aime beaucoup le contenu.

Ce roman me donnait moyennement envie vu la période de l’année car le thème m’évoquait un peu plus l’hiver que l’été mais finalement, passé les 100 premières pages que j’ai trouvées un peu laborieuses (beaucoup de présentations de personnages finalement pas si importants que ça…), j’ai vraiment accroché par la suite et ce jusqu’à la fin. 

J’ai trouvé le style et l’écriture d’Edith Wharton très modernes (du moins c’est le cas de cette traduction chez Archipoche!) et j’ai trouvé l’histoire intéressante. 

On y suit donc Newland Archer, jeune homme venant d’une famille aisée, qui est fiancé à la jeune et jolie May Welland, elle aussi issue d’une grande famille new-yorkaise. 

Cependant, l’équilibre parfait des tourtereaux est dérangé par le retour à New-York de la cousine de May, Ellen, qui a quitté son mari en Europe et décidé de retrouver sa famille. 

Les familles voient d’un mauvais oeil le retour de la jeune femme et n’ont pas trop envie d’être vues en sa compagnie car cela ne se fait pas de quitter son mari comme ça, voyons!

« C’était ainsi dans ce vieux New York, où l’on donnait la mort sans effusion de sang; le scandale y était plus à craindre que la maladie, la décence était la forme surprême du courage, tout éclat dénotait un manque d’éducation. »

Au temps de l’innocence d’Edith Wharton, page 286

Newland sera lui aussi de cet avis jusqu’au moment où il apprend à connaître Ellen, un esprit libre aux moeurs beaucoup plus libérées que sa chère fiancée May.

Il se sent donc très vite attirée par cette femme qu’il admire énormément pour son courage de s’afficher aux yeux du monde malgré sa « disgrâce » et fera tout pour qu’elle soit bien accueillie partout. Il la trouve également bien plus intéressante que May qui est tellement dévouée à sa famille.

J’ai aimé voir l’évolution de Newland tout au long du roman. Au début  il s’offusque du manque de manières d’Ellen (elle ne connait pas les codes new-yorkais) mais ensuite il la comprend et la soutient du mieux qu’il le peut. Au début il trouve que les femmes doivent rester à leur place et ensuite il comprend qu’une femme qui a une opinion lui plait davantage qu’une femme toujours d’accord avec lui.

Bref, on passe d’une jeune homme un peu imbus de lui-même à un homme qui sait se remettre en question. 

J’ai passé un très chouette moment en compagnie de ces personnages donc je vous recommande ce roman si vous aimez les histoires qui se passent au début du siècle dernier!

Ma note: ♥♥♥♥


J’ai lu: L’horizon à l’envers de Marc Levy

Hello tout le monde !

Je vous retrouve aujourd’hui pour vous parler du roman l’horizon à l’envers de l’auteur Marc Levy, auteur que l’on ne présente plus!

 ♥ = Bof bof, à éviter 

♥♥ = Sympa, sans plus

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l'horizon à l'envers

Nombre de pages: 416 pages

Maison d’édition: Pocket

Date de parution (dans cette édition): février 2017

4ème de couverture:

Sera-t-il un jour possible que notre mémoire, nos sentiments, notre conscience, soient enregistrés sur un ordinateur et transférés dans un autre corps ? Hope, Josh et Luke, trois étudiants en neurosciences, travaillent au projet Neurolink. Quand la tragédie vient frapper ce trio d’apprentis sorciers, ils n’hésitent pas longtemps à vouloir mettre leur théorie en pratique. Des laboratoires secrets de l’université de Boston jusqu’à un phare perdu au bout d’une île, s’engage une course effrénée pour défier la mort.
Il n’est pas d’horizon qu’un grand amour ne puisse repousser…

Émouvant, mystérieux, plein d’humour et d’amour, un roman sur la vie et la mort, au dénouement inoubliable.

Mon avis:

J’ai parfois été déçue par les romans de Marc Levy (même si dernièrement, je trouve qu’il se réinvente vraiment!) et du coup je ne savais pas tellement à quoi m’attendre avec ce roman qui de prime abord devait me plaire. Bizarrement, c’est un livre dont je n’avais jamais entendu parler. 

On y suit donc 3 jeunes chercheurs en neurosciences, Hope, Josh et Luke. 

Je ne vous spoile rien en vous disant que tout de suite, Josh et Hope vont tomber amoureux. 

Quand ils apprennent que Hope est atteinte d’un mal incurable, ils vont essayer de mettre en pratique la théorie selon laquelle ils pourraient enregistrer leurs souvenirs et conscience sur un clé USB pour la transmettre à une tierce personne. 

Une façon d’être éternel, en quelque sorte. 

Je dois avouer que le thème assez complexe abordé m’a pas mal passionnée mais surtout j’ai adoré les dialogues entre les personnages et chacun d’eux est super attachant. 

Hope, pleine de vie et très amoureuse de Josh, qui doit essayer d’accepter le fait que son père ait refait sa vie après le décès de sa maman.  Hope dont l’avenir se teinte en noir quand elle apprend qu’elle est condamnée par une tumeur au cerveau mais qui va essayer de vivre les derniers jours de sa vie sans penser trop au lendemain.

Josh, son amoureux, essaie de donner le change et de rester fort pour elle. Il veut rendre les derniers mois de sa bien aimée les plus magiques possibles. Josh n’est pas un élève très discipliné mais il est cependant la tête pensante du groupe. 

Luke, de son côté, essaie d’étouffer ses sentiments pour Hope car il ne veut pas perdre son meilleur ami. Il est également super intelligent mais bien plus posé et responsable que Josh. Il les voit tellement heureux ensemble qu’il n’est pas vraiment jaloux au fond mais il aimerait trouver lui aussi la perle rare.

J’ai vraiment aimé la construction de ce roman que j’ai trouvée vraiment bien pensée. 

Marc Levy prouve encore une fois qu’il est passé maître dans les romans qui nous font sortir de notre quotidien pour nous offrir des histoires qui font rêver. L’horizon à l’envers fait partie des livres intemporels, une magnifique histoire d’amour que je classe au niveau de « love story » d’Erich Segal ou encore « un jour » de David Nicholls.

Magique!

Ma note: ♥♥♥♥♥


J’ai lu: Celle qu’il attendait de Baptiste Beaulieu

Hello tout le monde !

Je vous retrouve aujourd’hui pour vous parler du roman Celle qu’il attendait de l’auteur  et médecin Baptiste Beaulieu, auteur que j’avais découvert avec le roman toutes les histoires d’amour du monde qui m’avait beaucoup plu.

 ♥ = Bof bof, à éviter 

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celle qu'il attendait

Nombre de pages: 342 pages

Maison d’édition: Fayard

Date de parution (dans cette édition): 5 mai 2021

4ème de couverture:

Eugénie D déborde d’imagination et  de projets farfelus pour s’isoler d’un monde qui l’effraie. Elle sait les hommes prompts à arracher les ailes des femmes.
Joséphin, chauffeur de taxi mutique, est né dans un pays en guerre. Il charrie sa maigreur et sa méfiance des hommes. Pour oublier sa mélancolie, il tourne la terre sous ses mains à l’infini.
Leurs vies basculent quand ces deux empotés magnifiques se croisent sur un quai de gare.
Une rencontre improbable, une histoire d’amour hors du temps. 
Avec beaucoup de poésie et d’originalité,
Baptiste Beaulieu tisse le destin fantastique de ces deux êtres dont les fêlures se répondent comme par magie.

Mon avis:

Ce livre m’a fait vraiment du bien car il s’agit d’un roman d’amour mais totalement atypique. On en ressort comme vidé, mais heureux (mais un peu triste de quitter les personnages quand même).

On y suit donc Eugénie, jeune femme fantasque, qui créé des objets totalement farfelus. Elle vit au milieu de ses inventions originales et s’est refermée sur elle-même par peur des hommes et compense sa gêne et sa timidité par une exubérance à toute épreuve. 

Joséphin, quant à lui, est un jeune homme timide, taiseux. Il n’arrive à s’exprimer et à s’ouvrir aux autres que quand il fait tourner la terre pour créer des vases ou autres contenants. Cette activité le libère, le désinhibe. 

On alterne les chapitres suivant les deux protagonistes et on sent un narrateur plutôt présent, est-ce l’auteur ou une tierce personne ? On ne le saura pas !

Très vite, on comprend que ce roman va bien plus loin qu’une simple histoire d’amour. Il aborde des thèmes très durs mais de manière presque poétique, aérienne. On ne tombe jamais dans le pathos. 

Cette histoire est un hymne à la tolérance et à l’amour de soi et des autres. Elle a été écrite avec une sensibilité à fleur de peau propre à Baptiste Beaulieu qui sait tellement bien nous transmettre des émotions à travers ses mots, qu’il choisit toujours soigneusement. 

Ce roman vous fera voyager, alors que finalement, les personnages ne bougent pas beaucoup. Il vous fera rire, et pleurer aussi. 

J’ai refermé ce livre avec regret mais bizarrement avec une énergie folle et un sentiment d’urgence.

L’urgence de dire aux gens que j’aime que je les aime. 

Merci Baptiste Beaulieu pour cette histoire si touchante.

Un petit bijou!

Ma note: ♥♥♥♥♥


J’ai lu: Le mystère de la main rouge d’Henri Loevenbruck

Hello tout le monde !

Je vous retrouve aujourd’hui pour vous parler du roman Le mystère de la main rouge de l’auteur Henri Loevenbruck, qui est la suite directe de son roman précédent, le loup des Cordeliers dont je vous avais parlé l’été passé.

 ♥ = Bof bof, à éviter 

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♥♥♥♥ = A lire absolument !

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le mystère de la main rouge

Nombre de pages: 473 pages

Maison d’édition: XO Editions

Date de parution (dans cette édition): 22 octobre 2020

4ème de couverture:

Juillet 1789.

La Bastille vient de tomber. Danton, Desmoulins et Robespierre entrent dans l’Histoire. Au milieu du tumulte, le jeune et brillant journaliste Gabriel Joly a découvert l’identité du Loup des Cordeliers, ce mystérieux justicier qui hante, la nuit, les rues de Paris. Mais alors qu’il est sur le point de le confondre, voilà que celui-ci disparaît !

La course-poursuite s’engage, menant Gabriel jusque dans les maquis de l’île de Corse, sur les traces de la Main rouge, étrange société secrète dont les membres tentent d’influer sur la Révolution en cours.

Accompagné du pirate Récif et de l’intrépide Théroigne de Méricourt, Gabriel parviendra-t-il à retrouver le Loup des Cordeliers et à découvrir ses plus noirs secrets ? Entre complots et trahisons, il devra faire usage de sa plus grande sagacité pour résoudre l’énigme de la Main rouge.

Mon avis:

J’avais beaucoup aimé le loup des Cordeliers donc j’avais très hâte de connaître la suite des aventures du jeune Gabriel Joly, de la jeune Laurette, du pirate Récif et de Théroigne de Méricourt. 

Alors je dois dire que niveau aventure j’ai été bien servie !! Ce roman ne nous laisse pas un instant de répit, on est pris en sandwich entre les moments narrant les événements et émeutes qui ont suivi la prise de la Bastille et l’enquête de Gabriel et ses acolytes à propos du fameux justicier encapuchonné et d’une mystérieuse confrérie de la main rouge. 

Etant donné que j’adore les romans historiques avec une pincée de romance, j’ai bien entendu adoré cette suite que j’ai trouvée plus abouti encore que le premier tome qui m’avait un peu perdue lors de certains chapitres historiques. 

Dans ce tome-là, Gabriel Joly prend beaucoup de risques pour découvrir la vérité et doit pas mal se reposer sur Récif et son réseau de pirates. J’ai également beaucoup apprécié en savoir plus sur la vie de ce pirate à qui on ne la fait pas.

Théroigne de Méricourt, quand à elle, montre encore une fois qu’elle est une femme forte à qui rien ne fait peur.  Elle arrive encore une fois à s’extirper des situations les plus délicates d’une agile et élégante pirouette. 

L’intrigue s’épaissit encore et même si la fin de ce 2ème tome m’a un peu attristée, j’ai vraiment hâte de lire le 3ème et dernier tome, L’Assassin de la Rue Voltaire, qui paraîtra en octobre 2021 aux éditions XO. Je pense qu’on y retrouvera un Gabriel Joly plus sombre que jamais et des méchants encore plus déterminés à nuire à nos héros. Inutile donc de préciser que je trépigne d’impatience!

Si vous aimez les romans épiques sur fond historique, foncez, cette série est pour vous!

Ma note: ♥♥♥♥♥


J’ai lu: Mamma Maria de Serena Giuliano

Hello tout le monde !

Je vous retrouve aujourd’hui pour vous parler du roman Mamma Maria de l’autrice Serena Giuliano. Il s’agit de son second roman, j’ai son premier livre, Ciao Bella, dans ma pile à lire 😉

 ♥ = Bof bof, à éviter 

♥♥ = Sympa, sans plus

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mamma maria

Nombre de pages: 240 pages

Maison d’édition: Cherche-Midi

Date de parution (dans cette édition): 5 mars 2020

4ème de couverture:

Un ristretto d’Italie.

 » Ciao, Sofia, qu’est-ce que je te sers ? Comme d’habitude ? Et j’ajoute un cornetto, parce qu’il faut manger, ma fille !
– Oui, merci, Maria. « 
Je m’installe en terrasse, face à la mer, comme chaque matin depuis que je suis de retour en Italie. J’aime bien travailler au son des tasses qui s’entrechoquent. Et, au Mamma Maria, j’ai toujours de la compagnie. Il y a ceux qui viennent tuer le temps. Il y a les enfants qui rêvent devant le comptoir à glaces. Il y a les ados qui sirotent un soda, monsieur le curé, et, surtout, mes partenaires de scopa.
Ici, on vient échanger quelques mots, partager un apéro, esquiver la solitude ou écouter Celentano. Moi, je viens pour me persuader que j’ai bien fait de quitter Paris… et l’autre abruti.
Il fait quand même meilleur ici.
Et puis, on cherche aussi à profiter de la bonne humeur (ou non) de Maria, qui mène, comme une mamma, tout ce petit monde à la baguette.
Bref, j’ai enfin retrouvé mon village paisible.
Enfin, paisible jusqu’au jour où…

Mon avis:

J’étais vraiment curieuse de découvrir la plume de Serena Giuliano dans un autre registre que le comique car j’avais déjà lu son livre « wonder mum en a ras la cape » que j’avais vraiment adoré. Si vous ne le connaissez pas, il est super drôle 🙂 Je l’avais d’ailleurs suivie au début via Hellocoton il me semble et son blog mode. 

Bref. Je m’égare.

J’ai vraiment bien aimé l’ambiance de ce roman, j’avais presque l’impression de sentir l’odeur du café et des brioches fourrées de Mamma Maria. Sofia quitte la France pour revenir dans son village natal d’Italie suite à un chagrin d’amour et j’ai suivi avec beaucoup de tendresse sa vie dans ce petit village italien où tous les habitants se connaissent et s’épaulent. 

Serena Giuliano a l’art de décrire les paysages, les odeurs et les caractères de ses protagonistes d’une telle façon qu’on a presque l’impression qu’ils vont sortir du livre pour venir discuter avec nous. C’est vraiment dépaysant!

Tous les personnages sont finement ciselés, en particulier Maria, qui change beaucoup au fil du roman car on la découvre plus tolérante et plus ouverte à la différence au fil du roman. Ce roman nous apprend que rien n’est figé et que les gens peuvent changer et souvent pour le mieux…. et qu’être entouré de gens bienveillants n’a pas de prix!

Le seul défaut de ce roman est que je l’ai trouvé bien trop court !

J’ai lu ce roman comme on déguste un limoncello bien frais après un bon repas… une histoire tendre et douce, qui fait du bien à l’âme. 

Ma note: ♥♥♥♥(♥)


J’ai lu: Autant en emporte le vent (volume 2) de Margaret Mitchell

Hello tout le monde !

Je vous retrouve aujourd’hui pour vous parler du volume 2 du roman Autant en emporte le vent de l’autrice Margaret Mitchell. 

 ♥ = Bof bof, à éviter

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autant en emporte le vent volume 2

Nombre de pages: 720 pages

Maison d’édition: Gallmeister

Date de parution (dans cette édition): 11 juin 2020

4ème de couverture:

1866. De retour à Tara, ravagée par la guerre, Scarlett O’Hara n’a que peu de moyens pour subvenir aux besoins de ses proches, y compris Ashley dont elle reste secrètement amoureuse. Acculée, elle retourne à Atlanta où elle recroise Rhett Butler, toujours persuadé qu’ils sont faits l’un pour l’autre. La laissera-t-il lui échapper cette fois ? Comment regarder vers l’avant quand la vie n’est que décombres ? Et que peut la morale d’autrefois face à l’argent d’aujourd’hui ? Scarlett devra faire des choix, et chacun de ses pas, aussi risqué soit-il, la mènera vers l’indépendance.

Mon avis:

J’avais lu le volume 1 de ce roman l’été passé et j’avoue que j’ai laissé passer un peu trop de temps pour finir enfin le volume 2 😉 J’ai tellement aimé l’univers que je n’avais pas envie de le terminer.

Ce roman m’a transportée, j’ai vraiment quitté son univers et ses personnages à regret. 

Dans le premier tome, on suit donc Scarlett O’Hara, jeune fille venant d’une famille aisée propriétaire d’une grande plantation de coton, Tara. Courtisée par de nombreux hommes, elle n’a cependant d’yeux que pour Ashley, plus âgé qu’elle et déjà promis à Mélanie, une jeune femme que Scarlett juge idiote et ennuyeuse au possible.

Par déception, Scarlett va épouser le frère de Mélanie et partir s’installer à Atlanta avec son nouveau mari. Mais la guerre de sécession éclate et les Yankees attaquent les sudistes, les hommes de Scarlett et de Mélanie vont devoir partir à la guerre, comme tous les hommes en âge de se battre. Scarlett va se retrouver veuve, avec un petit garçon à charge. Fuyant Atlanta, avec son petit garçon et Mélanie (qui entretemps a accouché – elle aussi – d’un petit garçon) elle va rejoindre Tara pour se mettre à l’abris et retrouver sa famille. Ashley rentre de la guerre et retrouve sa femme et son fils, ils restent tous trois à Tara. Pour ma part, j’ai trouvé que Scarlett passait vraiment de jeune fille à femme à la fin de ce premier tome car elle prend ses responsabilités et son destin à pleines mains pour s’en sortir. 

Le tome 2 commence donc au moment où Scarlett essaie de remettre à flots la plantation. Elle va cependant vite se rendre compte que l’argent manque et même si Ashley fait de son mieux, il est un piètre ouvrier de plantation et n’a aucun goût pour les chiffres, contrairement à Scarlett qui compte mieux que personne, chose qui  n’est pas vraiment bien vu pour une femme. 

Scarlett montre encore une fois qu’elle prend son destin à bras-le-corps et va tout faire pour arriver à ses fins. C’est une jeune femme courageuse et forte, mais également fourbe et égoïste. Au fond d’elle-même, elle aimerait pouvoir se reposer sur un homme mais n’en trouve aucun à sa hauteur. A part peut-être le capitaine Rhett Butler, si elle ne le détestait pas autant ? Et pourtant … il est le seul qui la comprend, le seul qui pourrait l’aimer pour ce qu’elle est, pour son intelligence et ses manières pas toujours très féminines. 

Rhett Butler, parlons-en ! Un homme qui se fiche des conventions, en avance sur son temps lui aussi, qui pense que les femmes sont beaucoup plus intéressantes quand elles ont une opinion 🙂 J’ai adoré ce personnage sarcastique et malin. Il fait dès le début de la saga une cour (plus ou moins) discrète à Scarlett mais celle-ci fait semblant de ne rien voir, pour son plus grand plaisir. Car on désire toujours ce qu’on ne peut pas avoir!

Mélanie, quant à elle, est la gentillesse et l’honnêteté même. Elle donnerait tout pour Scarlett car elle lui est redevable de lui avoir sauvé la vie en l’aidant à partir d’Atlanta avec son bébé. Elle ne voit que le positif de Scarlett, ce qui a le don d’agacer au plus haut point cette dernière. 

Ashley est le personnage que j’ai trouvé le plus fade de l’histoire, je l’ai trouvé mou et mélancolique d’une époque révolue. Il ne sait pas de débrouiller, n’a aucun sens pratique ni des affaires et n’arrive pas à assumer ses sentiments à l’égard de Scarlett car il ne veut pas blesser Mélanie. Bref, je l’ai trouvé sans saveur comparé à Rhett Butler 😉

J’ai vraiment adoré suivre Scarlett, la voir changer au fil du roman. Je l’ai trouvée très moderne et en avance sur son temps niveau droits de la femme 🙂 Quand elle voit que les choses ne sont pas faites à sa façon elle n’hésite pas à mettre la main à la pâte ni à manipuler ses proches pour obtenir ce qu’elle veut. 

Il y a vraiment un grand changement entre le début du volume 1 où les amis de la famille de Scarlett, des familles aisées, vivent un peu dans l’oisiveté des fêtes et des pique-niques et l’après-guerre où la plupart des jeunes hommes ont trouvé la mort, laissant leur famille dans la précarité la plus totale. Les deux volumes ont vraiment deux ambiances différentes. Le second tome est beaucoup plus grave et sombre que le premier (en tout cas que le début du premier).

C’était presque comme si les jours radieux d’il y avait cinq ans étaient revenus. Si elle fermait les yeux et ne voyait pas les robes usées et transformées et les bottes grossièrement réparées et les mules rapiécées, si les visages des garçons qui manquaient dans ce quadrille ne lui apparaissaient pas à l’esprit, elle pouvait presque se dire que rien n’avait changé. (…)

Tout ce qui appartenait à leur ancien monde avait changé sauf les anciennes formes. Les anciens usages perduraient, devaient perdurer, car les formes étaient tout ce qui leur restait. ils se cramponnaient de toutes leurs forces aux choses du passé qu’ils connaissaient le mieux et aimaient le mieux, les manières des classes oisives, la courtoisie, l’agréable désinvolture dans les contacts humains et, surtout, l’attitude protectrice des hommes à l’égard des femmes. Fidèles à la tradition dans laquelle ils avaient été élevés, les hommes étaient courtois et tendres et ils arrivaient presque à créer une atmosphère qui protégeait leurs femmes de tout ce qui était cruel et inconvenant à leurs yeux. Scarlett estimait que c’était là le summum de l’absurdité, car il y avait peu de choses, désormais, que même les femmes les plus cloîtrées n’eussent vu ou subi au cours des cinq dernières années. Elles avaient soigné les blessés, fermé les yeux des mourants, enduré la guerre et le feu et la dévastation, connu la terreur et la fuite et la faim. 

Autant en emporte le vent, volume 2, page 134-135

Bref, j’ai adoré l’écriture de Margaret Mitchell que j’ai trouvé plutôt moderne malgré qu’elle date de 1939 et je trouve très bonne cette nouvelle traduction par Josette Chicheportiche parue chez Gallmeister l’année passée. Les couvertures sont sublimes en plus 😉 

Un roman magnifique qui restera longtemps dans ma mémoire. Un classique inégalé et indétrônable.

 

Ma note: ♥♥♥♥♥


J’ai lu: Le choeur des femmes de Martin Winckler

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Je vous retrouve aujourd’hui pour vous parler du roman le choeur des femmes de l’auteur et médecin Martin Winckler. 

 ♥ = Bof bof, à éviter

♥♥ = Sympa, sans plus

♥♥♥ = Pas mal du tout , j’ai passé un bon moment !

♥♥♥♥ = A lire absolument !

♥♥♥♥♥ = Attention, gros coup de cœur !

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le choeur des femmes

Nombre de pages: 688 pages

Maison d’édition: folio

Date de parution (dans cette édition): 9 mars 2017

4ème de couverture:

Je m’appelle Jean Atwood. Je suis interne des hôpitaux et major de ma promo. Je me destine à la chirurgie gynécologique. Je vise un poste de chef de clinique dans le meilleur service de France. Mais on m’oblige, au préalable, à passer six mois dans une minuscule unité de « Médecine de La Femme », dirigée par un barbu mal dégrossi qui n’est même pas gynécologue, mais généraliste ! S’il s’imagine que je vais passer six mois à son service, il se trompe lourdement. Qu’est-ce qu’il croit ? Qu’il va m’enseigner mon métier ? J’ai reçu une formation hors pair, je sais tout ce que doit savoir un gynécologue chirurgien pour opérer, réparer et reconstruire le corps féminin. Alors, je ne peux pas – et je ne veux pas – perdre mon temps à écouter des bonnes femmes épancher leur coeur et raconter leur vie. Je ne vois vraiment pas ce qu’elles pourraient m’apprendre.

Mon avis:

Je pense que pour moi il y a un avant ce livre et un après. Ce livre est à mettre entre toutes les mains, tant féminines que masculines. 

Personnellement, j’ai trouvé ce roman d’une grande richesse tant émotionnelle que par son côté documentaire.. Ce roman m’a permis de comprendre que certaines choses qui m’étaient arrivées lors de mon premier accouchement (mais qui ne se sont pas reproduites lors du second bien heureusement, et je n’entrerai pas dans les détails ici car ce n’est pas le propos de cet article) n’étaient pas « normales ».  J’ai aimé également les explications des poses de stérilets ou d’implants contraceptifs. On sent tout le savoir médical de l’auteur Martin Winckler à travers ces passages. 

J’ai aimé suivre l’interne Jean Atwood, jeune femme sûre d’elle qui pense qu’elle va perdre son temps dans le service du Docteur Franz Karma. Elle qui pense tout savoir va devoir mettre sa fierté de côté et admettre que la théorie c’est bien beau mais ça ne vaut pas la pratique, et surtout l’écoute des patientes, chose qu’elle trouve ennuyante au possible. 

J’ai adoré tous les témoignages de femmes (fictifs bien entendu) insérés au fil du roman, on en apprend plus sur les patientes du Dr Karma et j’ai trouvé ces interludes très intéressants. 

Jean évolue énormément au fil du roman. Elle qui est pleine de préjugés va vite devoir les mettre dans sa poche pour être au plus proche de ses patientes auxquelles elle va très vite s’attacher. Moi-même qui ne lui trouvait rien d’attachant au début me suis surprise à apprécier de plus en plus ce personnage plutôt froid aux premiers abords.

Le Dr Franz Karma est quant à lui un sacré personnage, drôle, humble, tellement humain. Son seul désir est que ses patientes soient en confiance et se sentent écoutées et comprises. Un gros coup de cœur pour cet homme atypique.

Toute la galerie de personnages est savoureuse, comme les autres infirmières ou Aline, l’assistante du Dr Karma. 

Ce roman m’a vraiment bouleversée et malgré ses 688 pages je l’ai dévoré en moins d’une semaine. J’ai quitté ce roman et ses personnages à regret et j’avoue avoir dû faire une pause avant de commencer un autre livre tant celui-ci m’a exaltée. J’avais l’impression que rien ne serait à la hauteur après ce livre magnifique.

Je l’ai d’ailleurs tellement aimé que je me suis acheté son adaptation en bande dessinée et j’ai hâte de me replonger dans cette chouette histoire et pourquoi pas de la faire découvrir à mon mari 🙂

Le choeur des femmes est un roman qui fait du bien, vraiment.

Une pépite. Merci Dr Winckler !

Ma note: ♥♥♥♥♥


[SP]J’ai lu: Le Stradivarius de Goebbels de Yoann Iacono

Hello tout le monde !

Je vous retrouve aujourd’hui pour vous parler du roman Le Stradivarius de Goebbels de l’auteur Yoann Iacono que j’ai eu la chance de recevoir de la part des éditions Slatkine & Cie. 

 ♥ = Bof bof, à éviter

♥♥ = Sympa, sans plus

♥♥♥ = Pas mal du tout , j’ai passé un bon moment !

♥♥♥♥ = A lire absolument !

♥♥♥♥♥ = Attention, gros coup de cœur !

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le stradivarius de goebells

Nombre de pages: 268 pages

Maison d’édition: Slatkine & Cie

Date de parution (dans cette édition): 7 janvier 2021

4ème de couverture:

Ce récit est le roman vrai de Nejiko Suwa, jeune virtuose japonaise à qui, en 1943, Joseph Goebbels offre un Stradivarius pour célébrer l’Axe Berlin-Tokyo.
Nejiko l’ignore alors, le violon appartient à un Français, Lazare Braun, musicien juif spolié et assassiné par les nazis. Elle ne parvient pas à jouer de l’instrument. Tous les violons ont une âme. L’histoire du Stradivarius la hante.
Après-guerre, Félix Sitterlin, le narrateur, est chargé par les autorités de la France Libre de retrouver le violon volé. Il rencontre Nejiko. Elle finit par lui confier son journal.

Mon avis:

Dans ce roman, on suit donc la jeune japonaise Nejiko Suwa, prodige du violon en représentation en Allemagne à qui Goebbels offre un Stradivarius.

Tout de suite, Nejiko a de la peine à « se lier » à l’instrument, elle ressent qu’elle doit en comprendre l’histoire pour pouvoir le dompter. Cependant, personne ne peut ou ne veut répondre à ses questions. 

Personnellement, j’ai eu de la peine à m’attacher à Nejiko car l’auteur nous parle d’elle de manière assez froide, presque chirurgicale. C’est pourtant une jeune femme qui doit se soumettre aux autorités de son pays et de celui qui l’accueille et qui est malgré elle liée à la politique internationale. 

J’ai cependant bien aimé en apprendre plus sur cette période de la Seconde Guerre Mondiale car j’ignorais (ou je ne me souvenais plus du moins) les liens ténus entre l’Allemagne et le Japon. De plus, je ne m’étais pas imaginée certains aspects de la guerre comme le réquisitionnement des instruments de musique juifs par les Allemands et le fait que les tournées musicales ont continué malgré la guerre. J’ai trouvé cela effarant!

Nejiko est rapatriée au Japon quand la guerre se termine (et aucun mal ne lui est fait) et elle peut garder son violon qui reste pour elle sa seule richesse (en plus de son talent).

Le narrateur, quant à lui, est une personne dont on sait finalement peu de chose sauf qu’il est chargé de retrouver ce fameux violon. 

J’ai trouvé l’écriture de ce roman agréable même si j’avoue que j’aurais préféré suivre un peu plus le narrateur de l’histoire. Je pense que ce livre aurait gagné à être un peu plus long et de laisser plus de place au narrateur afin que tout soit un peu plus fluide ou alors j’aurais adoré en apprendre plus sur le propriétaire du violon et son attachement à celui-ci.

J’ai passé toutefois un beau moment de lecture et ce livre m’a appris pleins de choses sur cette période dramatique mais passionnante historiquement parlant qu’est la Seconde Guerre Mondiale.

Ma note: ♥♥♥


Un grand merci aux éditions Slatkine & Cie pour l’envoi de ce SP!

J’ai lu: Chavirer de Lola Lafon

Hello tout le monde !

Je vous retrouve aujourd’hui pour vous parler du roman Chavirer de l’autrice Lola Lafon dont j’avais lu il y a quelques années La Petite Communiste qui ne souriait jamais que j’avais vraiment apprécié.

 ♥ = Bof bof, à éviter 

♥♥ = Sympa, sans plus

♥♥♥ = Pas mal du tout , j’ai passé un bon moment !

♥♥♥♥ = A lire absolument !

♥♥♥♥♥ = Attention, gros coup de cœur !

Les (♥) représentent les demis 

L’image provient de mon instagram.

chavirer

Nombre de pages: 344 pages

Maison d’édition: Actes Sud

Date de parution (dans cette édition): 19 août 2020

4ème de couverture:

1984. Cléo, treize ans, qui vit entre ses parents une existence modeste en banlieue parisienne, se voit un jour proposer d’obtenir une bourse, délivrée par une mystérieuse Fondation, pour réaliser son rêve : devenir danseuse de modern jazz. Mais c’est un piège, sexuel, monnayable, qui se referme sur elle et dans lequel elle va entraîner d’autres collégiennes.

2019. Un fichier de photos est retrouvé sur le net, la police lance un appel à témoins à celles qui ont été victimes de la Fondation.

Devenue danseuse, notamment sur les plateaux de Drucker dans les années 1990, Cléo comprend qu’un passé qui ne passe pas est revenu la chercher, et qu’il est temps d’affronter son double fardeau de victime et de coupable.

Chavirer suit les diverses étapes du destin de Cléo à travers le regard de ceux qui l’ont connue tandis que son personnage se diffracte et se recompose à l’envi, à l’image de nos identités mutantes et des mystères qui les gouvernent.

Revisitant les systèmes de prédation à l’aune de la fracture sociale et raciale, Lola Lafon propose ici une ardente méditation sur les impasses du pardon, tout en rendant hommage au monde de la variété populaire où le sourire est contractuel et les faux cils obligatoires, entre corps érotisé et corps souffrant, magie de la scène et coulisses des douleurs.

Mon avis:

Ce livre raconte le destin tragique d’une ado – puis jeune femme –  bourrée de talent, Cléo, dont les rêves sont piétinés par une pseudo fondation lui faisant miroiter une bourse pour réaliser son rêve, devenir danseuse professionnelle. 

Cependant, Cléo va vite déchanter quand elle va se rendre compte que les gens qu’elles pensaient bienveillants veulent en réalité se nourrir de son innocence en abusant d’elle. 

Comme elle refuse de jouer le jeu elle-même mais veut toujours être bien vue par la fondation (qu’elle croit réelle) elle va commencer à recruter des jeunes filles dans son cercle d’amies et dans son école. Autant de destins brisés qui vont peser sur sa conscience. 

J’ai aimé la plume incisive de l’autrice qui arrive bien à nous retranscrire la sensation d’étouffement que peut ressentir Cléo. Finalement, elle est plus à plaindre qu’à blâmer, même s’il ne faut bien sûr pas nier sa part de responsabilité, elle a clairement été manipulée du début à la fin. Elle essaie de s’en sortir malgré tout, de se reconstruire malgré l’image médiocre qu’elle a d’elle-même après cette expérience traumatisante. 

Dans d’autres parties du livres on suit d’autre personnages, tous liés d’une manière ou d’une autre à Cléo. J’avoue avoir moins apprécié ces passages même si je comprends qu’ils sont essentiels pour appréhender l’entier de l’histoire.

Ce livre met en exergue les déviances existantes dans le monde du show-business ainsi que les nombreux pièges qui peuvent se refermer sur des jeunes personnes innocentes et naïves si elles ne sont pas suffisamment entourées.

J’ai beaucoup aimé ce livre que j’ai trouvé très touchant et j’ai déjà hâte de découvrir quel sera le sujet du nouveau roman de l’autrice car elle a l’art de choisir des sujets délicats mais de les aborder à la manière d’une journaliste mais pas d’une manière impersonnelle. Une très belle découverte.

Ma note: ♥♥♥♥


[SP] J’ai lu: Seule la haine de David Ruiz Martin

Hello à tous !

Je vous retrouve aujourd’hui pour vous parler du dernier roman de l’auteur neuchâtelois David Ruiz Martin, Seule la haine, réédité le mois passé aux éditions TAURNADA. (je vous avais déjà posté mon avis sur ce roman lors de sa première sortie chez une autre maison d’édition l’année passée)

J’avais adoré « je suis un des leurs » et son recueil de nouvelles « la face cachée de l’arc-en-ciel« (cliquez sur les titres pour lire ma chronique). J’avais donc très hâte de découvrir David dans un autre registre, le thriller, même s’il n’en est pas à son coup d’essai, vu qu’il avait déjà écrit « le syndrome du morveux » ainsi que « que les murs nous gardent » qu’il avait autopubliés (je les ai achetés mais ils sont encore dans ma pile à lire malheureusement, je vais essayer de les en sortir dans les prochains mois, promis!).

seule la haine

Nombre de pages: 252 pages

Editeur: TAURNADA

Date de parution (dans cette édition): juin 2021

Résumé:

Elliot, jeune homme de 15 ans, hypersensible et surdoué, dévasté par le suicide de son grand frère, séquestre le psychiatre de celui-ci dans son propre cabinet qu’il pense responsable de n’avoir pas su sauver son frère.  Le menaçant d’un pistolet chargé, il va lui raconter – au fil d’un après-midi puis d’une nuit qui semblent sans fin – ce qui a mené son frère au suicide et pourquoi il pense que le psychiatre, Larry Barney, doit payer.

Mon avis :

Vous n’aurez pas le temps de vous mettre gentiment dans le bain de l’histoire, vous serez violemment plongés dedans de force pour n’en ressortir qu’après 240 pages, essorés et exténués. Un huis-clos haletant, des chapitres courts, nerveux, une sorte de course contre la montre pour connaître la vérité sur le suicide de Simon, le frère d’Elliot. Larry Barney, le psychiatre, est pris en otage par ce gamin surdoué qui lui retourne le cerveau en quelques heures et le mène au point de rupture. J’ai trouvé ce roman fascinant car il montre comment nous pouvons manipuler les autres et qu’il faut se méfier de ce que l’ont voit sur les réseaux sociaux, les médias ou internet tout simplement.

Larry veut aider Elliot mais le jeune homme ne semble pas vouloir être aidé, il veut juste répandre son venin afin de plonger Larry toujours plus loin dans la folie et qu’il sombre dans une abîme sans espoir d’en ressortir.

Il est difficile de trop vous en dire sans vous dévoiler le dénouement et j’aurais trop peur de vous gâcher votre plaisir.

Sachez juste que ce roman va vous prendre à la gorge pour ne plus vous lâcher avant la dernière page. Vous allez tourner les pages à une vitesse folle, angoissés par la suite de cette histoire dramatique. Vous allez vous indigner avec Larry et trembler avec lui pour ses proches. Ce roman m’a prise aux tripes et fait ressentir un sentiment de mal-être comme celui qu’à dû ressentir Larry lors de sa séquestration. Une spirale folle dont on ne ressort pas indemne.

Tout le long du roman j’étais plutôt du côté du psychiatre mais sur la fin je n’en étais plus si sûre. Qui sont vraiment les méchants, après tout ? Ce roman va vous faire perdre vos repères…

Bref, vous l’aurez compris (du moins je l’espère!), j’ai adoré ce nouveau roman qui nous tient en haleine de bout en bout.

Je peux dire haut et fort que David Ruiz Martin mérite largement sa place dans cette grande famille qu’est le polar suisse et j’espère qu’il nous enchantera encore longtemps avec ses écrits.

Un auteur super talentueux dans tous les styles de romans que je vous invite à découvrir de toute urgence!

Ma note : ♥♥♥♥♥

Encore un grand merci à David Ruiz Martin pour sa confiance

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