J’ai lu: Une amitié de Silva Avallone

Hello tout le monde !

Je vous retrouve aujourd’hui pour vous parler du livre Une amitié de l’autrice italienne Silva Avallone.

 ♥ = Bof bof, à éviter

♥♥ = Sympa, sans plus

♥♥♥ = Pas mal du tout , j’ai passé un bon moment !

♥♥♥♥ = A lire absolument !

♥♥♥♥♥ = Attention, gros coup de cœur !

Les (♥) représentent les demis 

L’image provient de mon instagram.

une amitié

Nombre de pages: 528 pages

Maison d’édition: Liana Levi

Date de parution (dans cette édition): 13 janvier 2022

4ème de couverture:

Les amitiés de l’adolescence sont les plus fortes. On échange expériences, secrets et vêtements, tout en se projetant dans un futur rempli d’espoirs. Elisa et Beatrice, les deux héroïnes de ce roman, n’y font pas exception. Bien que leurs histoires familiales diffèrent totalement – la première a été élevée par une mère aimante mais fantasque et indifférente aux apparences, la seconde par une mère qui surinvestit le paraître et transforme sa fille en poupée Barbie –, elles ont noué un lien fusionnel. Et cela jusqu’au jour où un changement planétaire, Internet, fait irruption dans leur vie. Elisa continuera à faire partie du «monde d’hier», celui qui valorise les livres et la culture, tandis que Beatrice se lancera tête baissée dans l’aventure du «monde nouveau», celui qui pousse sur le devant de la scène influenceurs et réseaux. Et ces courants contraires les entraîneront vers des destins opposés.

Mon avis:

Ce roman est une perle et d’ailleurs je dois dire que j’ai dernièrement enchainé les coups de coeur littéraires et cela fait du bien!! 

On y suit deux amies d’enfance, Elisa et Beatrice. Elisa, la narratrice, jeune fille studieuse, qui vit avec son père car ses parents sont séparés et sa mère qui a peu de moyens ne peut prendre en charge ses deux enfants toute seule. Béatrice, quant à elle, est issue d’une famille plutôt aisée. Sa  mère fait tout pour que sa fille devienne mannequin ou en tout cas célèbre et pour elle, seule l’apparence compte. 

Contre toute attente, dès leur rencontre et malgré leurs différences, une belle amitié va se tisser entre Elisa et Beatrice. A partir de ce moment va également commencer une relation en « je t’aime – moi non plus  » qui va tour à tour les rapprocher ou les séparer. Beatrice alterne les phases où elle ignore presque Elisa et celles où elle est tout le temps collée à elle. On comprend vite que cette situation est pesante et complexe pour Elisa qui ne sait plus sur quel pied danser. Et la jalousie, qui empoisonne Elisa et qui ravage tout. En effet, pourquoi la vie a-t-elle fait autant de cadeaux à Beatrice?

Ce n’est pas seulement absurde, malheureusement, c’est tragique que des femmes – et moi la première – s’affrontent et se déchirent pour un homme. Lequel, fatalement, reprend sa route, indemne, libre de vivre sa vie. Et nous restons là, couvertes de cicatrices, la main serrée sur une poignée de sable.

Une amitié de Silva Avallone, page 173

D’un côté on suit donc leur adolescence puis leur vie de jeunes adultes. De l’autre côté, on suit Elisa, à présent trentenaire, mère célibataire, qui décide d’écrire un livre sur Beatrice, devenue immensément célèbre partout dans le monde. Comme dans leur enfance, Elisa tire le diable par la queue tandis que Beatrice mène la grande vie. Mais est-elle heureuse pour autant, alors que tous ses faits et gestes sont scrutés sur les réseaux sociaux?

J’ai trouvé ces parallèles intéressants, et sont un reflets réalistes de notre société d’aujourd’hui. Etre célèbre coûte que coûte, même s’il faut pour ça piétiner les rêves des autres. 

Ce roman interroge sur le bonheur et la façon de se réaliser dans la vie, qu’on soit célèbre ou pas.

Un livre qu’on quitte à regrets tant on se sent bien avec les personnages créés par Silvia Avallone.

Sa plume est très belle et chaque phrase sonne juste, elle arrive à capter l’essence même de l’amitié entre filles, parfois ambivalente, et cette période difficile qu’est le passage à l’âge adulte. Une pépite!

Ma note: ♥♥♥♥♥


J’ai lu: L’été où Elodie de Kate Riordan

Hello tout le monde !

Je vous retrouve aujourd’hui pour vous parler du roman L’été où Elodie de l’autrice américaine Kate Riordan.

 ♥ = Bof bof, à éviter

♥♥ = Sympa, sans plus

♥♥♥ = Pas mal du tout , j’ai passé un bon moment !

♥♥♥♥ = A lire absolument !

♥♥♥♥♥ = Attention, gros coup de cœur !

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l'été où Elodie

Nombre de pages: 432 pages

Maison d’édition: Stock

Date de parution (dans cette édition): 25 mai 2022

4ème de couverture:

Lorsque Sylvie Durand reçoit une lettre lui intimant de se rendre de toute urgence à La Rêverie, sa maison en Provence, elle comprend qu’elle n’a plus le choix. Au cœur d’un été étouffant, marqué par des incendies d’une violence inhabituelle, Sylvie retourne donc à La Rêverie avec Emma, sa fille cadette, dans ses bagages. Alors que les souvenirs des événements qui ont brisé leur famille une décennie plus tôt menacent de remonter à la surface, Sylvie tente à tout prix de dépasser le profond sentiment d’effroi que lui inspire cet endroit. Et surtout de cacher à Emma la vérité sur ce qu’il s’est réellement passé cet été-là. Mais, du moindre recoin de la maison, surgit le spectre d’Élodie. Son aînée, venue au monde dans la tourmente de Mai 68. Sa jolie fille aux yeux vairons, que les villageois du coin comparaient volontiers à une « Manson Girl ». Élodie qui obtenait toujours ce qu’elle voulait. Élodie, disparue tragiquement à quatorze ans. À mesure que le mercure grimpe et que les feux se rapprochent, Sylvie sent poindre une menace bien plus effrayante. Qui pourrait tout changer.  Alternant brillamment entre passé et présent, Kate Riordan tisse un page-turner captivant qui renouvelle le genre du roman d’été et interroge l’évidence supposée du lien maternel.

Mon avis:

J’ai tout de suite été attirée par ce livre en librairie car le titre contient mon prénom donc forcément… j’étais presque obligée de l’acheter (logique non?).

Quand j’ai lu la 4ème de couv’ j’ai tout de suite pensé à « il faut qu’on parle de Kevin » de Lionel Shriver ou plus récemment à « entre toutes les mères » d’Ashley Audrain (l’un de mes gros coups de coeur de l’année passée). 

Comme dans les deux romans précités, il s’agit encore une fois de l’histoire d’une mère qui se sent coupable de n’avoir pas pu/su tisser un lien avec sa fille totalement insensible et manipulatrice.

A vrai dire, je pense que rien ne me met plus froid dans le dos que des histoires d’enfants machiavéliques. Surtout quand leur perfidie n’est pas perçue par la plupart des gens qui les entourent. 

Cependant, il est presque impossible de leurrer sa propre mère. Elodie n’échappe par à cette règle car sa mère, Sylvie, se rend très vite compte que quelque chose cloche chez sa fille aînée, même si son mari, lui, se fait très vite avoir par sa fille. Cette situation mène d’ailleurs à un désaccord dans le couple car Greg, son mari, prend toujours le parti de sa fille et trouve que sa femme devrait plus ou mieux d’en occuper. Et c’est là tout le machiavélisme de ce roman, cette mère qui voit sa fille devenir mauvaise mais qui n’est crue par personne… 

J’ai également aimé le personnage de la soeur cadette, Emma, que Sylvie tente de protéger de sa propre soeur. Emma, jeune fille aimante et douce, tout le contraire d’Elodie.

Je donnerais ma vie pour elle, sans l’ombre d’une hésitation; je suis sa mère. Mais, parfois, j’aimerais ne pas l’être. Il n’y a pas de paradoxes en moi dans ces affirmations. Elles coexistent dans ma tête, certitudes jumelles que je me surprends à chuchoter, comme un étrange mantra.

L’été où Elodie de Kate Riordan, page 96

C’est un livre qui se dévore, pour ma part je l’ai acheté et j’ai commencé de suite à le lire, ce qui est assez rare dans mon cas, vu l’état de ma pile à lire (ou plutôt de mes bibliothèques à lire). L’écriture de Kate Riordan est très fluide et le livre se lit tout seul.

Les chapitres sont courts et le suspense est intense. On sent qu’il va forcément arriver un truc mais on ne sait pas quand et c’est là tout le talent de l’autrice. L’ambiance devient de plus en plus pesante. Un roman qui mériterait qu’on parle davantage de lui, au même titre que les romans cités au début de cet avis!

Ma note: ♥♥♥♥♥


J’ai lu: Ernetti et le voyage interdit de Roland Portiche

Hello tout le monde !

Je vous retrouve aujourd’hui pour vous parler du roman Ernetti et le voyage interdit de l’auteur Roland Portiche. J’avais adoré le premier tome de sa saga (qui je pense s’achève avec ce tome-ci) et le second tome m’avait beaucoup plu également, même si je ne l’avais pas trouvé aussi bon que le premier. J’avais donc de grandes attentes pour ce tome 3!

 ♥ = Bof bof, à éviter

♥♥ = Sympa, sans plus

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Ernetti et le voyage interdit

Nombre de pages:  368 pages

Maison d’édition: Albin Michel – Versilio

Date de parution (dans cette édition): 30 mars 2022

4ème de couverture:

Un message menaçant le pape est capté par les radioastronomes. Inquiet, Jean-Paul II confie au père Ernetti, créateur d’une machine révolutionnaire qui permet de voir dans le passé, une mission presque impossible : revenir au commencement de l’univers, il y 13,8 milliards d’années !

Mais en plongeant dans la spirale du temps, Pellegrino Ernetti se confronte à des énigmes inquiétantes : si le Big Bang n’était qu’une porte ouverte sur d’autres mondes ? Si, à force de chercher Dieu, il finissait par le trouver là où jamais il ne l’aurait imaginé ? Et si le pape était menacé par la pire des conjurations ?

Avec l’aide du célèbre physicien Stephen Hawking, et accompagné par sa complice israélienne Natacha, agent du Mossad, le père Ernetti entreprend un fabuleux voyage qui va le mener de la préhistoire à la naissance de la Terre et de l’univers.

Mon avis:

J’ai adoré retrouver un peu l’ambiance du premier tome, avec le Père Ernetti et Natacha qui sont à nouveau au cœur du récit, alors que je les avais trouvés un peu relégués au second plan dans le tome 2.

L’écriture de Roland Portiche est vraiment fluide et il a l’art de nous donner envie de lire toujours un chapitre de plus à chaque fois, tant il sait bien ménager son suspense.

Cette fois-ci, le père Ernetti et Natacha vont devoir remonter à la création de l’univers à l’aide du chronoviseur. Mais est-ce possible? Et si oui, peuvent-ils voir ce qu’il s’est passé au tout début sans chambouler l’ordre actuel du monde?

Même si cette fois-ci, le retour en arrière est encore plus exagéré que pour les deux premiers tomes, on a envie d’y croire et de savoir le dénouement. 

Comme dans les premiers tomes, j’ai vraiment apprécié le personnage du Père Ernetti, que je trouve toujours aussi touchant de par son ambivalence. D’un côté, il est curieux, a envie de tout savoir du passé et de la création de la terre mais d’un autre côté, il sait que tout ça n’est pas très catholique et cela le tourmente beaucoup. Heureusement, Natacha est là pour le canaliser et le rassurer sur le bien-fondé de leurs recherches. Tous deux ont vieillis et ont gagné en maturité.

C’est un page-turner implacable et vraiment génial. Laissez-vous embarquer!

Ma note: ♥♥♥♥(♥)


J’ai lu: Le pays du nuage blanc de Sarah Lark

Hello tout le monde !

Je vous retrouve aujourd’hui pour vous parler du roman Le pays du nuage blanc de l’autrice allemande Sarah Lark. Il s’agit du premier tome d’une trilogie.

 ♥ = Bof bof, à éviter

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le pays du nuage blanc

Nombre de pages:  754 pages

Maison d’édition: L’Archipel, collection archipoche

Date de parution (dans cette édition): 27 août 2014

4ème de couverture:

 » Église anglicane de Christchurch (Nouvelle-Zélande) recherche jeunes femmes honorables pour contracter mariage avec messieurs de notre paroisse bénéficiant tous d’une réputation irréprochable. « 

Londres, 1852. Hélène, préceptrice, décide de répondre à cette annonce et de tenter l’aventure. Sur le bateau qui la mène au Pays du nuage blanc, elle sympathise avec Gwyneira, une aristocrate désargentée promise à l’héritier d’un magnat de la laine. Ni l’une ni l’autre ne connaissent leur futur époux.

Une nouvelle vie, pleine d’imprévus, commence pour les deux jeunes femmes, qu’une amitié indéfectible lie désormais…

Cette saga portée par un puissant souffle romanesque révèle le talent d’une nouvelle auteure, dans la grande tradition de Colleen McCullough et de Tamara McKinley.

Mon avis:

J’ai lu ce roman dans le cadre d’une lecture commune organisée par Jessica du compte instagram « le maître mot » et cela tombait très bien car cela m’a permis de commencer enfin cette saga qui dort dans ma pile à lire depuis 2016 (!).

J’ai tout de suit accroché au style de l’autrice qui est résolument moderne, bien qu’elle respecte bien la façon de parler de l’époque. Les personnages de femmes sont riches et bien construits, j’ai vraiment adoré Gwyneira, jeune femme tempétueuse et aventureuse et Hélène, bien plus raisonnable et qui se résigne assez facilement à ne pas avoir une vie romanesque telle qu’elle l’avait rêvée.

Dans ce roman, on trouve tous les ingrédients pour obtenir un bon livre: des beaux paysages, une époque intéressante, des personnages hauts en couleur auxquels on s’attache immédiatement…. Une histoire d’amitié entre deux femmes que tout oppose de prime abord mais qui finalement vont se rencontrer pour ne plus jamais se perdre de vue. J’ai aimé la confiance que se portent Hélène et Gwyneira.

J’ai apprécié également en savoir plus sur cette période (1852) en Nouvelle-Zélande, quand les barons des moutons faisaient la loi et étaient les plus fortunés de l’île, faisant bientôt place aux chercheurs d’or et autres chasseurs de phoques. La façon plutôt cruelle avec laquelle ils ont évincé de leur propre île le peuple maori, ce qui n’est pas sans rappeler la façon dont les amérindiens ont été chassés de leurs propres terres.

Il y a des passages vraiment durs à lire, à la limite de l’insoutenable même. Mais nos héroïnes vont toujours se relever, plus fortes que jamais. 

J’avais peur que ce roman soit gnangnan et bien je peux vous assurer qu’il ne l’est pas du tout. 

Je pense que le prochain tome sera centré sur les enfants et petits-enfants de Gwyneira et Hélène et je dois dire que j’ai vraiment hâte de retrouver les décors désormais familiers de la Nouvelle-Zélande 🙂 

Le pays du nuage blanc est un roman magnifique et envoûtant qui vous comblera si vous aimez les romans historiques qui font voyager !

Ma note: ♥♥♥♥♥


[SP]J’ai lu: Au coeur de la démocratie suisse de Marceau Schroeter

Hello tout le monde !

Je vous retrouve aujourd’hui pour vous parler du documentaire Au coeur de la démocratie suisse de l’auteur suisse Marceau Schroeter que j’ai eu la chance de recevoir de la part des éditions Slatkine. 

 ♥ = Bof bof, à éviter

♥♥ = Sympa, sans plus

♥♥♥ = Pas mal du tout , j’ai passé un bon moment !

♥♥♥♥ = A lire absolument !

♥♥♥♥♥ = Attention, gros coup de cœur !

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au coeur de la démocratie suisse

Nombre de pages: 176 pages

Maison d’édition: Slatkine 

Date de parution (dans cette édition): mars 2022

4ème de couverture:

Plusieurs fois par année, les rues de Suisse se parent d’affiches invitant le peuple à voter Oui ou Non sur des sujets divers et variés. Mais au fond, que savons-nous vraiment de ce système ? Pour le comprendre, l’auteur raconte le voyage d’un groupe de jeunes adultes au coeur d’une journée de votation. Immergés et guidés à travers les lieux et les acteurs qui font ce système, les participants décodent, étape par étape, les différentes caractéristiques du modèle suisse : ses instruments, ses effets, son histoire et ses enjeux. L’originalité du parcours consiste à faire dialoguer continuellement la théorie avec de nombreux exemples pratiques. Les personnages soulèvent questions, préoccupations et critiques qui permettent d’aborder le sujet en profondeur et sans tabou. Pour la première fois, la démocratie suisse n’est plus traitée de manière froide et académique mais prend littéralement vie dans un récit aussi enthousiasmant que didactique. Transmettre les connaissances clés et donner l’envie de participer : voilà les vertus de cet ouvrage délibérément accessible à toutes et tous. 

Mon avis:

J’ai vraiment apprécié en savoir plus sur les mécanismes de notre système politique suisse, même si étant suissesse j’aurais déjà dû tout connaître sur le bout des doigts… Mais que nenni! Marceau Schroeter a le don pour expliquer les choses d’une manière simple et ludique. Son dynamisme et l’enthousiasme que l’on perçoit à travers ses mots font de la lecture de ce documentaire un moment très agréable. 

Grâce à ce livre, qui décortique la manière de voter du peuple suisse, on apprend en détail ce qu’est une initiative ou encore un référendum, sans s’ennuyer une seule seconde. 

Je pense que ce documentaire devrait être distribué dans les écoles tant il permet de simplifier et fluidifier la compréhension de certains thèmes pouvant être barbants s’ils ne sont pas bien abordés. 

Je suis contente que de tels livres voient le jour car ils sont vraiment utiles à la société et ne peux que recommander ce documentaire si le sujet vous intéresse. Chapeau, Monsieur Schroeter!

Ma note: ♥♥♥♥


Un grand merci aux éditions Slatkine pour l’envoi de ce SP!

J’ai lu: Dans la mer vivante des rêves éveillés de Richard Flanagan

Hello tout le monde !

Je vous retrouve aujourd’hui pour vous parler du roman Dans la mer vivante des rêves éveillés (quel titre magnifique!) de l’auteur australien Richard Flanagan, dont j’avais beaucoup aimé l’un des romans précédents, la route étroite vers le nord lointain.

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dans la mer vivante des rêves éveillés

Nombre de pages: 288 pages

Maison d’édition: Actes Sud

Date de parution (dans cette édition): 2 février 2022

4ème de couverture:

Réunis dans une chambre d’hôpital, à Hobart, Tasmanie, Anna et ses deux frères veillent leur mère âgée, Francie, récemment victime d’une hémorragie cérébrale. Dehors, les incendies font rage, et tandis que le monde se meurt, la fratrie décide de maintenir la vieille femme
en vie – contre sa volonté et l’avis des médecins.
Alors que Francie s’engage dans un long calvaire ponctué d’opérations et de traitements, déjouant tous les pronostics, sa fille Anna est victime d’un mystérieux phénomène : des parties de son corps disparaissent. Un doigt, puis un genou… Aussi étrange que cela puisse paraître,
Anna ne ressent rien. Plus troublant encore, personne ne semble s’en rendre compte…

Mon avis:

J’avais tellement envie d’aimer ce roman, je suis vraiment déçue de ne pas l’avoir apprécié comme l’autre roman que j’avais lu de l’auteur, la route étroite vers le nord lointain. 

Là, l’auteur nous parle d’une fratrie, 2 frères et une sœur, qui doivent décider du sort de leur mère gravement malade. Celle-ci aimerait mourir mais eux ne sont pas prêts à lui dire adieu. 

Le postulat de départ était engageant, je me suis dit qu’il y a avait du potentiel pour que ce roman me plaise. Le fait que la fille, Anna, commence à voir certaines parties de son corps disparaître, comme un parallèle avec sa mère de plus en plus absente à elle-même était plutôt bien pensé. Cependant, j’ai eu le sentiment que le roman tournait vraiment en rond, même s’il n’était pas très long. 

J’ai trouvé l’un des frères hyper agaçant et d’un tel égoïsme ! Il ne veut pas s’occuper de sa mère, mais par contre il ne veut pas non plus la laisser mourir en paix. C’est un petit garçon gâté qui pense que l’argent peut tout acheter.

Je pense être un peu passée à côté de ce roman qui n’a pas réussi à me toucher outre-mesure. J’ai surtout été agacée tout au long du livre par cette fratrie qui ne cesse de se plaindre et de se lamenter sans chercher une seule seconde à se mettre à la place de leur mère mourante. Pour ma part, j’ai trouvé dommage que le fond n’ait pas été à la hauteur de la forme. Je retenterai cependant ma chance avec cet auteur car sa plume caustique me plait beaucoup, en espérant que son prochain roman sera plus à mon goût!

Ma note: ♥♥


J’ai lu: L’infini des possibles de Loris Nelson Spielman

Hello tout le monde !

Je vous retrouve aujourd’hui pour vous parler du roman L’infini des possibles de l’autrice américaine de Lori Nelson Spielman. J’ai aimé chacun des romans qu’elle a écrit jusqu’à présent, en particulier demain est un autre jour qui avait été un gros coup de coeur.

 ♥ = Bof bof, à éviter

♥♥ = Sympa, sans plus

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♥♥♥♥ = A lire absolument !

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l'infini des possibles

Nombre de pages: 528 pages

Maison d’édition: Cherche Midi

Date de parution (dans cette édition): 28 mai 2020

4ème de couverture:

Paulina Fontana, vieille dame pleine de fantaisie et de créativité en rupture de ban avec sa famille américaine, invite ses petites-nièces, Emilia et Lucy, à visiter son pays natal, l’Italie. Elle leur fait une déclaration fracassante : le jour de son quatre-vingtième anniversaire, elle rencontrera l’amour de sa vie et mettra fin une fois pour toutes à la  » malédiction de la deuxième fille de la famille Fontana « .
Cette  » malédiction  » n’est probablement rien d’autre qu’une coïncidence, un vieux mythe. Pourtant, personne ne peut nier que pendant des siècles, pas une seule deuxième née de la famille Fontana n’a trouvé l’amour.
Que se passerait-il si ce supposé sort était brisé ? Emilia, qui, à 29 ans, semble accepter cette malédiction, trouverait-elle à son tour le grand amour ?
Au cœur de la campagne Toscane, Paulina va finalement révéler des secrets de famille autrement plus troublants qu’une malédiction vieille de plusieurs siècles…

Après les succès de Demain est un autre jour, d’ Un doux pardon et de Tout ce qui nous répare, Lori Nelson Spielman revient avec cette histoire passionnante consacrée à la découverte de soi, au pardon et à l’amour. Mais surtout à ces liens familiaux qui peuvent tout autant être synonymes d’étreinte que d’emprisonnement.

Mon avis:

Que d’émotion dans ce roman!

On y suit Emilia Fontana, jeune femme célibataire plutôt renfermée et mal dans sa peau qui est invitée avec sa cousine Lucy à découvrir leur Italie natale avec leur tante Paulina, vieille dame originale et fortunée.

Je dois avouer qu’Emilia m’a fait un peu de peine car on sent qu’elle a de la peine à s’affirmer et à prendre réellement sa place dans sa famille. Elle se plie aux volontés de sa mère et s’écrase devant elle et les autres femmes de la famille qui croient en cette malédiction de la deuxième fille. En effet, depuis des années, la deuxième fille de chaque descendante de la famille d’Emilia finit vieille fille alors que la première fille trouve l’amour et fonde une famille.

Emilia et Lucy, toutes deux « secondes » filles, vont donc décider de partir à l’aventure avec leur vieille tante (elle même une seconde fille) qui leur promet de « briser la malédiction » en leur prouvant qu’elles peuvent très bien trouver l’amour mais surtout profiter de la vie et ne pas baisser les bras.

Comme à son habitude, la plume de Lori Nelson Spielman est très fluide et les chapitres défilent à une vitesse folle. 

Les thèmes abordés sont intéressants, l’histoire prenante et pas gnangnan. Le roman est long mais je ne me suis pas ennuyée une seule seconde. 

Bref, j’ai passé vraiment un joli moment de lecture en compagnie d’Emilia et Paulina, que j’ai trouvées très touchantes. Lucy, quant à elle, est également un sacré numéro, jeune femme au cœur d’artichaud qui s’attache un peu au premier venu pour conjurer le sort. 

J’aime le fait que l’autrice nous fasse réfléchir sur le sens de la vie mais sans être moralisatrice comme certains romans « feel good ». Un roman à savourer sur un transat cet été 🙂

Ma note: ♥♥♥♥(♥)


J’ai lu: Où vivaient les gens heureux de Joyce Maynard

Hello tout le monde !

Je vous retrouve aujourd’hui pour vous parler du roman Où vivaient les gens heureux de l’autrice américaine Joyce Maynard dont j’ai déjà lu plusieurs livres qui m’ont tous beaucoup plu (baby love et les filles de l’ouragan notamment). J’ai vraiment envie de découvrir toute la bibliographie de cette autrice dont je chéris particulièrement la plume.

 ♥ = Bof bof, à éviter

♥♥ = Sympa, sans plus

♥♥♥ = Pas mal du tout , j’ai passé un bon moment !

♥♥♥♥ = A lire absolument !

♥♥♥♥♥ = Attention, gros coup de cœur !

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Où vivaient les gens heureux

Nombre de pages: 560 pages

Maison d’édition: Philippe Rey

Date de parution (dans cette édition): 19 août 2021

4ème de couverture:

Lorsque Eleanor, jeune artiste à succès, achète une maison dans la campagne du New Hampshire, elle cherche à oublier un passé difficile. Sa rencontre avec le séduisant Cam lui ouvre un nouvel univers, animé par la venue de trois enfants : la secrète Alison, l’optimiste Ursula et le doux Toby.
Comblée, Eleanor vit l’accomplissement d’un rêve. Très tôt laissée à elle-même par des parents indifférents, elle semble prête à tous les sacrifices pour ses enfants. Cette vie au cœur de la nature, tissée de fantaisie et d’imagination, lui offre des joies inespérées. Et si entre Cam et Eleanor la passion n’est plus aussi vibrante, ils possèdent quelque chose de plus important : leur famille. Jusqu’au jour où survient un terrible accident…
Dans ce roman bouleversant qui emporte le lecteur des années 1970 à nos jours, Joyce Maynard relie les évolutions de ses personnages à celles de la société américaine – libération sexuelle, avortement, émancipation des femmes jusqu’à l’émergence du mouvement MeToo… Chaque saison apporte ses moments de doute ou de colère, de pardon et de découverte de soi.
Joyce Maynard explore avec acuité ce lieu d’apprentissage sans pareil qu’est une famille, et interroge : jusqu’où une femme peut-elle aller par amour des siens ? Eleanor y répond par son élan de vie. Son inlassable recherche du bonheur en fait une héroïne inoubliable, avec ses maladresses, sa vérité et sa générosité.

Mon avis:

Ce roman est une merveille du début à la fin. Dès les premières pages, on est embarqués dans la vie d’ Eleanor, jeune femme indépendante mais ayant un grand besoin d’affection (en rapport avec une enfance pas vraiment rose), qui va ensuite tomber amoureuse d’un homme, Cam, (qui se révélera ne pas être aussi parfait que prévu) et avoir trois enfants.

Ce roman aborde des thèmes comme la séparation, le deuil, les abus sexuels ou encore la transsexualité. 

Mais ce n’est pas qu’une accumulation de malheurs, au contraire. Dans cette vie somme toute plutôt ordinaire d’une famille sans grands moyens, on y trouve surtout de l’amour et du respect, même si la vie n’épargne pas Eleanor, elle arrive toujours à reprendre le dessus, elle est pleine de ressources. Les drames jonchent pourtant son existence mais elle se relève toujours.

Parfois, il faut partir de chez soir pour devenir la personne qu’on doit être.

Où vivaient les gens heureux, de Joyce Maynard, page 29

J’ai vraiment su me mettre dans la peau de l’héroïne, Eleanor, qui se pose beaucoup de questions sur ses enfants, sa maternité, son couple et la vie en général. Ses questionnements ne la rendent que plus attachante et « réelle ».

J’ai trouvé que l’autrice avait le don pour trouver les mots justes pour exprimer des émotions universelles où le plus grand nombre pourrait se retrouver. 

Quelque part au cours du processus qui l’avait amenée à être mère, elle avait perdu une partie d’elle-même.

Où vivaient les gens heureux, de Joyce Maynard, page 113.

C’est un roman qui a vraiment résonné très fort en moi et Eleanor restera longtemps dans ma mémoire, c’est un personnage fort et inspirant que j’ai quitté avec beaucoup de regrets. La plume de Joyce Maynard est sublime.

Une perle qu’il vous faut lire de toute urgence!

Ma note: ♥♥♥♥♥


[SP]J’ai lu: Au plus profond du moins profond de Christian Vellas

Hello tout le monde !

Je vous retrouve aujourd’hui pour vous parler du recueil de nouvelles Au plus profond du moins profond de l’auteur suisse Christian Vellas que j’ai eu la chance de recevoir de la part des éditions Slatkine.

 ♥ = Bof bof, à éviter

♥♥ = Sympa, sans plus

♥♥♥ = Pas mal du tout , j’ai passé un bon moment !

♥♥♥♥ = A lire absolument !

♥♥♥♥♥ = Attention, gros coup de cœur !

Les (♥) représentent les demis 

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au plus profond du moins profond

Nombre de pages: 134 pages

Maison d’édition: Slatkine 

Date de parution (dans cette édition): mai 2022

4ème de couverture:

Sept nouvelles inspirées de vécus familiaux. Fictions bien sûr, mais la réalité n’est pas loin. Histoires qui effleurent la surface des choses, puis se prolongent vers la complexité des relations humaines ordinaires. Du moins profond au plus profond. Comment a-t-on réussi à partager un héritage entre dix enfants sans léser personne ? Comment accepter qu’à la suite d’une recherche généalogique, on découvre qu’un intrus porteur d’une maladie génétique rare avait pris la place d’un grand-père jusqu’ici reconnu ? Pourquoi une coupure de presse, relatant les méfaits d’un maniaque tondeur de fillettes, a-t-elle été conservée dans un dossier familial ? Sans oublier de rappeler l’exploit de cet aïeul qui tua un sanglier légendaire pour venger la pauvre chienne Diane…

Mon avis:

Ces 7 nouvelles (comme les 7 pêchés capitaux d’ailleurs) parlent surtout des vices humains.

On y aborde des thèmes variés comme l’argent, la famille, le deuil… même si finalement c’est surtout le rapport aux autres qui est évoqué. 

Au début les sujets mentionnés dans la 4ème de couverture me semblaient prometteurs et ces nouvelles pour le moins satiriques avaient tout pour me plaire. Je les ai appréciées et d’ailleurs j’ai lu le recueil (qui est très court c’est vrai) en une seule soirée mais j’ai trouvé que si certaines étaient bien équilibrées au niveau du rythme, d’autres étaient un peu longues (le partage, le sanglier des Noirettes) et m’ont laissée un peu sur ma faim.

Ma nouvelle préférée est sans aucun doute la toute première, qui donne son nom au recueil « au plus profond du moins profond ». 4 petites pages qui résument une vie et la fin tragique de celle-ci. Je l’ai vraiment trouvée percutante et plutôt drôle finalement. D’ailleurs les 7 nouvelles jouent sur le registre du tragi-comique. 

Bref, si vous aimez les nouvelles et les histoires « du terroir », ce livre est fait pour vous 😉 Pour ma part, je préfère tout de même le format « roman » et j’espère lire bientôt un texte plus long de cet auteur car j’ai trouvé sa plume fine et acérée vraiment intéressante.

Ma note: ♥♥♥


Un grand merci aux éditions Slatkine pour l’envoi de ce SP!

J’ai lu: Le pain perdu d’Edith Bruck

Hello tout le monde !

Je vous retrouve aujourd’hui pour vous parler du livre le pain perdu de l’autrice Edith Bruck.

 ♥ = Bof bof, à éviter

♥♥ = Sympa, sans plus

♥♥♥ = Pas mal du tout , j’ai passé un bon moment !

♥♥♥♥ = A lire absolument !

♥♥♥♥♥ = Attention, gros coup de cœur !

Les (♥) représentent les demis 

L’image provient de mon instagram.

le pain perdu

Nombre de pages: 176 pages

Maison d’édition: Editions du sous-sol

Date de parution (dans cette édition): 7 janvier 2022

4ème de couverture:

“Il faudrait des mots nouveaux, y compris pour raconter Auschwitz, une langue nouvelle, une langue qui blesse moins que la mienne, maternelle.”

En moins de deux cents pages vibrantes de vie, de lucidité implacable et d’amour, Edith Bruck revient sur son destin : de son enfance hongroise à son crépuscule. Tout commence dans un petit village où la communauté juive à laquelle sa famille nombreuse appartient est persécutée avant d’être fauchée par la déportation nazie. L’auteur raconte sa miraculeuse survie dans plusieurs camps de concentration et son difficile retour à la vie en Hongrie, en Tchécoslovaquie, puis en Israël. Elle n’a que seize ans quand elle retrouve le monde des vivants. Elle commence une existence aventureuse, traversée d’espoirs, de désillusions, d’éclairs sentimentaux, de débuts artistiques dans des cabarets à travers l’Europe et l’Orient, et enfin, à vingt-trois ans, trouve refuge en Italie, se sentant chargée du devoir de mémoire, à l’image de son ami Primo Levi.

Mon avis

Il s’agit du récit d’un destin tragique mais néanmoins extraordinaire de résilience.

Cependant, je dois avouer avoir trouvé le début un peu long (et raconté à la 3ème personne du singulier, comme si son enfance était racontée par quelqu’un d’extérieur) et la suite beaucoup trop rapide (mais narrée à la première personne du singulier), on saute d’une époque à l’autre sans avoir le temps de comprendre vraiment ce qui se passe. Alors bien sûr, ce n’était pas un récit sur son passage dans les camps comme ça avait été le cas de l’illustre « si c’est un homme » de Primo Levi (que l’autrice a côtoyé d’ailleurs) mais un récit global de sa vie. J’aurais quand même voulu en savoir un peu plus sur comment les choses se sont passées pour elle durant cette horrible période, le titre « le pain perdu » laissait entendre qu’elle en parlerait plus en détail.

– Tout cela, c’est la faute de l’homme, décrétait ma mère. Partout où il pose le pied, l’herbe ne repousse plus!

– L’homme est donc plus fort que Dieu?

lui demandais-je.

-Chacun paiera pour ses propres agissements, me rassurait-elle.

Comment aurait-on pu ne pas croire à sa mère?

Le pain perdu, d’Edith Bruck, page 62

La vie n’a pas épargné Edith Bruck et j’admire également sa capacité à rebondir et à aller toujours de l’avant. Son envie de vivre et de réussir dans la vie. Elle semble si forte et pourtant ce n’est qu’une toute jeune fille qui ne connait encore rien à la vie et qui doit tout reconstruire.  Elle a réussi à s’imposer en temps que femme et écrivain. 

Un récit d’une force incroyable d’une femme courageuse malgré les épreuves et qui a su trouver sa voie.

Ma note: ♥♥♥♥