[SP]J’ai lu: Le train des brumes d’Yves Paudex

Hello tout le monde !

Je vous retrouve aujourd’hui pour vous parler du roman Le train des brumes de l’auteur suisse Yves Paudex que j’ai eu la chance de recevoir de la part des Editions Plaisir de lire

 ♥ = Bof bof, à éviter

♥♥ = Sympa, sans plus

♥♥♥ = Pas mal du tout , j’ai passé un bon moment !

♥♥♥♥ = A lire absolument !

♥♥♥♥♥ = Attention, gros coup de cœur !

Les (♥) représentent les demis 

L’image provient de mon Instagram.

le train des brumes

Nombre de pages:  300 pages

Maison d’édition: Plaisir de lire, collection frisson

Date de parution (dans cette édition): 6 mai 2021

4ème de couverture:

Il fait nuit noire quand, le 23 décembre 1998, l’Intercity 744 se fait braquer par une bande de malfrats à Grandvaux. Le butin ? Des sacs postaux contenant de l’argent liquide et des papiers-valeurs. Les enquêteurs Valentin Rosset et Samuel Rochat sont chargés de l’affaire. L’un est sensible et expérimenté avec un sens de la justice prononcé, l’autre taciturne et parfois antipathique tout en étant discipliné. Malgré leur tempérament opposé, les deux inspecteurs vont unir leur force pour démasquer les coupables. Tout en apprenant à se connaître et à avancer, tant dans leur quête des malfaiteurs que dans leur propre humanité, ils vont devoir faire face à de multiples revers. Meurtres, suicide, violence jalonneront leur voyage. Mais, au bout du tunnel, parviendront-ils à arrêter les criminels ? Basé sur des faits réels, ce roman réinvente l’histoire en évoquant l’une des enquêtes les plus mystérieuses du canton de Vaud.

Mon avis:

J’ai découvert la plume du romancier suisse Yves Paudex avec ce roman et j’avoue y avoir pris beaucoup de plaisir !

Le fait que l’histoire, tirée d’un fait divers réel, se passe en Suisse, dans des endroits que je connais, m’a bien sur de suite interpelée et passionnée. 

Un train et en particulier un wagon postal est attaqué à la veille des fêtes de Noël. Résultat, un mort et des milliers de Francs Suisses et de papiers-valeurs ont été volés.

Deux inspecteurs vont être chargés de l’enquête, deux personnages que tout oppose et pourtant le binôme fonctionne à la perfection. 

Valentin Rosset, plus âgé, posé, père de famille, un peu rêveur, est vraiment le cerveau du duo. Samuel Rochat, quant à lui, jeune trentenaire célibataire, un peu rustre – avec de gros penchants racistes  –  mais plein de bonne volonté, est plus tourné vers l’action. 

J’ai aimé le fait que les deux inspecteurs sachent se remettre en question et connaissent les forces et les faiblesses de leur binôme. Corruption, mensonges.. les deux policiers vont vite découvrir que leur affaire prend une ampleur à laquelle ils ne s’attendaient pas. 

Dans le roman, on alterne les chapitres où on suit l’enquête et des autres où on suit les malfrats. 

J’ai bien aimé en savoir plus sur ces derniers car personne n’est jamais tout blanc ou tout noir. Les personnages d’Yves Paudex sont assez nuancés et ont de la profondeur, chose que j’ai appréciée. J’ai également apprécié le fait que ce roman ne soit pas dans la surenchère de violence (même s’il y en a quand même). 

L’ambiance baigne vraiment dans le brouillard, on a l’impression de sentir la brume qui nous pénètre et nous glace les os!

Bref, j’ai vraiment passé un chouette moment de lecture en compagnie de nos deux inspecteurs et me réjouis de lire le prochain roman de cet auteur 🙂

Ma note: ♥♥♥(♥)


Un grand merci aux éditions Plaisir de lire pour l’envoi de ce SP!

[SP]J’ai lu: La mort du hibou d’Ann-Kathrin Graf

Hello tout le monde !

Je vous retrouve aujourd’hui pour vous parler du roman La mort du hibou d’Ann-Kathrin Graf que j’ai eu la chance de recevoir de la part des Editions Plaisir de lire

 ♥ = Bof bof, à éviter

♥♥ = Sympa, sans plus

♥♥♥ = Pas mal du tout , j’ai passé un bon moment !

♥♥♥♥ = A lire absolument !

♥♥♥♥♥ = Attention, gros coup de cœur !

Les (♥) représentent les demis 

L’image provient de mon Instagram.

la mort du hibou

Nombre de pages:  148 pages

Maison d’édition: Plaisir de lire, collection d’aujourd’hui

Date de parution (dans cette édition): 6 mai 2021

4ème de couverture:

Pour Sarah, le hibou représente sa mère : un personnage haut en couleur, tout en contrastes, entre drames et joie de vivre. Alors qu’elle patiente dans la salle d’attente de son médecin, inquiète pour l’enfant qu’elle porte, un flot de souvenirs la plonge dans son passé, son enfance, sa relation avec sa mère et son lent déclin. S’ouvre pour Sarah une parenthèse hors du temps, une chance à saisir, un mystère à comprendre, comme si ce parcours intérieur était la clef non seulement de la naissance de son enfant, mais de sa propre renaissance.

Mon avis:

Sarah, la narratrice, est une jeune femme enceinte pour la première fois. Alors qu’elle est en train d’attendre dans la salle d’attente de son gynécologue, elle se remémore sa maman, qui vient de mourir. 

Elle nous raconte le lent déclin de sa maman. Elle si forte auparavant, redevient une enfant avec le fait qu’elle perd peu à peu la vue. Sarah le vit très mal.

Sarah, qui bientôt va devenir elle-même maman, va devoir faire le deuil de cette mère parfois tyrannique mais toujours aimante. Une mère dont elle n’a pas reconnu le caractère durant les dernières années de sa vie car les rôles s’étaient un peu inversés, c’est elle qui devait prendre soin de sa maman.

Sarah narre son enfance, la perte de son papa, le deuil impossible à faire pour sa maman qui l’aimait tant. L’amour dévorant que lui voue sa maman. Tellement aimante mais étouffante également.

Ma mère ne savait que faire de sa vie après le feu de joie qu’était pour elle sa rencontre avec mon père et mon arrivée inespérée sur terre. (page 67)

La plume de l’autrice est fluide et agréable, on ressent bien toute l’ambivalence de Sarah à l’égard de sa maman. D’un côté, elle aimerait avancer dans sa vie et d’un autre elle est coincée, perdue comme une petite fille sans sa maman à qui elle n’a pas pu dire tout ce qu’elle avait sur le cœur.

Un joli roman sous forme de monologue intérieur, une jolie réflexion sur notre place dans la famille et les liens filiaux. 

Ma note: ♥♥♥


Un grand merci aux éditions Plaisir de lire pour l’envoi de ce SP!

[SP] J’ai lu: Les roses sauvages de Marie Javet

Hello tout le monde!

Je vous retrouve aujourd’hui pour vous parler du tout dernier roman de l’auteure Marie Javet, Les Roses sauvages, paru aux éditions Plaisir de Lire. Cette année est prolifique pour l’auteure car il s’agit de son second roman édité cette année (après « Toute la mer dans un coquillage dont je vous ai parlé juste ici) et j’ai entendu dire qu’un petit troisième sera édité par les éditions Auzou dans la collection Frissons suisses à la fin de l’année. Cet éclectisme n’est pas pour me déplaire, je dois l’avouer, tant j’aime la façon d’écrire de Marie Javet !

Nombre de pages: 301 pages

Editeur: Plaisir de lire, collection Frisson

Date de parution: le 21 août 2020

Résumé:

Sarah, jeune suissesse de 18 ans, part une année à Londres pour parfaire son anglais. Là-bas, elle va vite tomber sous le charme d’un dénommé Ian, qui lui promet monts et merveilles. Mais le vernis parfait se craquelle très rapidement… Des années plus tard, on suit John, la trentaine bien entamée, professeur à l’université de Lausanne et hanté par de vieux démons. Sa rencontre avec une certaine Elisa Day va changer son quotidien et son avenir…

Mon avis:

Vous le savez, j’avais adoré l’avant-dernier roman de Marie Javet, « toute la mer dans un coquillage », paru en juin de cette année. J’avais donc très hâte de retrouver la plume de l’auteure, d’autant plus que je trouve que celle-ci s’est vraiment affirmée avec le temps et l’expérience.

Comme dans tous ses romans, Marie Javet a le chic pour nous mettre dans la peau de ses personnages, même les plus sombres d’entre eux. Je dois avouer que l’expérience a été cette fois-ci pour le moins déstabilisante. En effet, si la première partie du roman est consacrée à Sarah – jeune femme lumineuse et idéaliste – et sa relation plus que toxique avec le ténébreux Ian, la seconde partie nous plonge dans la jeunesse et le présent tourmentés de John, professeur à l’université de Lausanne. On est comme pris en otage par l’auteure car nous n’avons pas forcément envie d’être dans la tête d’une personne déséquilibrée mais en même temps on a envie de comprendre les mécanismes de son esprit malade.

Dans la partie narrée par Sarah, j’ai aimé l’alternance entre les passages écrits dans son journal qui évoquent son mal-être grandissant et ses désillusions par rapport à Ian et les chapitres et les chapitres plus factuels. Sarah se rend compte que Ian toxique pour elle et veut s’en défaire mais elle n’arrive pas à s’arracher à son emprise. On a envie de lui dire d’ouvrir les yeux et de réagir pendant qu’il en est encore temps mais nous ne sommes que des spectateurs impuissants de ce drame couru d’avance. C’est assez rageant car on s’attache très vite à Sarah et on a envie qu’elle s’en sorte.

Je trouve très intéressant que Marie Javet ait abordé les thèmes des relations toxiques et des pervers narcissiques (bon là en plus il n’est pas que violent verbalement, il l’est également physiquement), de nombreuses personnes vivent avec ce genre de personne qui les réduisent peu à peu à néant et je trouve important de montrer jusqu’où cela peut mener. Sarah n’écoute pas les gens qui essaient de la mettre en garde, elle pense qu’ils sont jaloux de son bonheur et de sa merveilleuse histoire d’amour. Cependant, elle déchante vite quand elle se rend compte que le comportement d’Ian n’est plus aussi charmant qu’au tout début de leur relation et qu’il l’humilie et la rabaisse sans arrêt.

Comme d’habitude dans les thrillers, difficile de trop vous en dire sous peine de dévoiler des éléments importants de l’histoire qui pourraient vous mettre sur la piste du dénouement.

Sachez juste que si je m’étais plus ou moins doutée de qui est la mystérieuse Elisa Day qui rend fou John, j’étais loin d’imaginer la fin du roman et je dois dire que ce twist final m’a beaucoup plu.

Ce roman m’a transportée, je l’ai dévoré et adoré de bout en bout, un grand bravo à Marie Javet qui arrive à nous surprendre de livre en livre!

Vivement le prochain!

Ma note: ♥♥♥♥♥

Un grand merci aux Editions Plaisir de Lire pour l’envoi de ce SP!