J’ai lu: TransPlanté de Joseph Gorgoni

Hello tout le monde !

Je vous retrouve aujourd’hui pour vous parler du livre TransPlanté de l’auteur et humoriste Joseph Gorgoni. 

 ♥ = Bof bof, à éviter

♥♥ = Sympa, sans plus

♥♥♥ = Pas mal du tout , j’ai passé un bon moment !

♥♥♥♥ = A lire absolument !

♥♥♥♥♥ = Attention, gros coup de cœur !

Les (♥) représentent les demis 

L’image provient de mon instagram.

Nombre de pages: 208 pages

Maison d’édition: Favre

Date de parution (dans cette édition): novembre 2023

4ème de couverture:

« Je crois que c’est Camus qui a dit: « Le seul problème philosophique sérieux, c’est le suicide ». C’est joyeux! Soit on accepte que la vie est absurde, soit on choisit de la quitter. Et absurde, la vie, pour moi elle l’a été!

En l’espace de six mois, j’ai failli mourir trois fois. Au risque de vous gâcher la fin du livre, il finit relativement bien. Enfin, en tout cas, le personnage principal ne meurt pas! Malgré ça, vous verrez que, comme moi, vous aurez de la peine à croire tout ce qui m’est arrivé.

On passe tous ces périodes où on se bat avec soi-même, où on arrive plus à supporter la personne que l’on est et où on se dit que Camus avait peut-être un peu trop raison. Moi, en tout cas, ça m’est arrivé. Mais je me suis battu pour pouvoir vous livrer cette histoire. Et puis, tant qu’à faire, après trente ans passés ensemble, je me suis dit que c’était l’occasion de me poser pour vous raconter un peu ma vie.

Mon producteur, Sébastien, insiste pour vous dire que ce récit n’a pas le même contenu que mon spectacle, TransPlanté. Il les trouve particulièrement complémentaires et estime qu’acheter les deux, c’est beaucoup mieux! Le message est passé. Bonne lecture à tous et ravi d’être encore parmi vous. »

Mon avis: 

Ce récit de vie raconte la maladie de l’auteur (dont on ne présente plus son fameux personnage de Marie-Thérèse Porchet) et sa greffe des poumons mais retrace également toute sa carrière artistique.

Agrémenté par de nombreuses photos emplies de nostalgie, cet ouvrage se lit très facilement tant la plume de l’auteur est fluide.

Joseph Gorgoni ne verse jamais dans le pathos (alors qu’il aurait très bien pu étant donné sa santé précaire) et décrit les faits avec la verve comique qu’on lui connaît, nous faisant passer du rire aux larmes dans le même paragraphe.

C’est un artiste que j’apprécie énormément et dont les spectacles ont bercé mon enfance. Des expressions comme “c’est dommage… une si bonne viande!” Font partie de mon vocabulaire (😂)et savoir que les plus fameuses punchlines de ses shows lui ont été inspirées par sa famille ou ses proches était très touchant.

J’ai également appris que Marie-Thérèse avait eu beaucoup de succès en France, chose que j’ignorais. De plus, Joseph Gorgoni, qui est danseur et chanteur, a participé à de nombreuses revues parisiennes et a même eu un rôle dans Cats!! (!)

Si Marie-Thérèse Porchet était déjà une star, Joseph Gorgoni confirme avec ce récit (et le spectacle éponyme) qu’en son nom propre, il brille encore plus.

Ma note: ♥♥♥♥♥

J’ai lu: Le petit lynx de Nathalie Bianco

Hello tout le monde !

Je vous retrouve aujourd’hui pour vous parler du roman le petit lynx de l’autrice Nathalie Bianco. 

 ♥ = Bof bof, à éviter

♥♥ = Sympa, sans plus

♥♥♥ = Pas mal du tout , j’ai passé un bon moment !

♥♥♥♥ = A lire absolument !

♥♥♥♥♥ = Attention, gros coup de cœur !

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Nombre de pages: 318 pages

Maison d’édition: Sixième(s)

Date de parution (dans cette édition): 26 octobre 2023

4ème de couverture:

Faycal, petit garçon sensible, grandit tant bien que mal auprès d’un père malade et d’une mère désespérément hostile. Il trouve refuge aux côtés du jeune Booba, hyperactif et fan du Real Madrid, de Monsieur Zacharie, un mécanicienphilosophe qui démonte les voitures et les âmes sur le parking de la résidence, et surtout auprès des Grosset, les voisins « vieux fachos » détestés de tous. Un jour, Fayçal reçoit une lettre contenant une terrible révélation. Une de celles qui bouleversent une vie…

Mon avis: 

France, de nos jours.

Fayçal est un petit garçon de 10 ans qui vit dans une cité où toutes les nationalités se côtoient.

Curieux et assoiffé de connaissances, il se sent en décalage avec sa famille et surtout avec sa mère, qu’il suspecte de moins l’aimer que ses frères aînés, les jumeaux, à qui leur mère passe tout. De son côté, Fayçal n’a droit qu’à des réprimandes et est constamment considéré comme « pénible », car il pose trop de questions et a un QI plus élevé que la moyenne.

Un jour, il va faire la connaissance d’une bibliothécaire qui s’avère être sa voisine du dessus. Sa mère ne voulant pas lui payer l’abonnement à la bibliothèque, il va commencer à aller prendre le goûter et lire chez sa voisine et son mari.

Ceux-ci sont au départ pleins de préjugés mais s’attachent très rapidement à ce petit bonhomme réfléchi et très mature pour son jeune âge. Chacun apprend quelque chose de l’autre et cette amitié va les transformer.

J’ai adoré la narration drôle et tendre de ce roman écrit sous le point de vue terriblement touchant de Fayçal.

Je me suis fortement attachée aux personnages et j’ai adoré chaque ligne (les dialogues sont savoureux!) de cette très belle histoire qui se passe entre la France et l’Algérie.

Un hymne à la tolérance, à la différence et à la résilience.

Magnifique!

Ma note: ♥♥♥♥♥

J’ai lu: Le courage des lâches de Wendall Utroi

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Je vous retrouve aujourd’hui pour vous parler du roman Le courage des lâches de l’auteur Wendall Utroi. 

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Nombre de pages: 352 pages

Maison d’édition: La Trace…

Date de parution (dans cette édition): 3 avril 2024

4ème de couverture:

Années 30, cinq adolescents des corons du Nord grandissent dans l’insouciance de l’enfance, pourtant le destin les conduira à traverser les années sombres d’occupation allemande et, bien malgré eux, à vivre loin de chez eux. Une histoire d’amitiés, d’amour, de dons et de sacrifices, de courage et de lâcheté…
Un récit déroutant d’enfants devenus trop vite adultes et confrontés à des choix déchirants qui marqueront à jamais leurs vies.

Mon avis: 

Pierre, Gontrand (dit Bouboule), les jumeaux Auguste et Eugenie et Radek, un immigré polonais, sont amis d’enfance.

Ils ont grandi dans le nord de la France où la vie est rythmée par le travail dans les mines et leur horizon professionnel se retrouve grandement limité.

Cependant, quand la seconde guerre mondiale éclate, les 5 amis vont décider de partir retrouver la tante des jumeaux qui habite près de Grenoble, afin de se retrouver plus près de l’action et de rendre éventuellement utiles dans les forces de résistance…

Malheureusement, il en faut du courage pour supporter la violence et tortures de la guerre…

Pierre, le narrateur, est un garçon qui donnerait tout pour rester avec ses amis et qui a souffert de ne jamais être considéré à sa juste valeur par son père. Il se définit lui-même comme « lâche » mais aimerait trouver le courage de changer.

Gontrand est courageux et frondeur et possède une aura naturelle de meneur.

Radek, quant à lui, souffre d’être séparé de sa famille retournée au pays et tient par-dessus tout à ses amis qu’il considère comme sa nouvelle famille. Il est débrouillard et mature.

Quant aux jumeaux Auguste et Eugénie, ils sont travailleurs et ont l’habitude de faire leur part à la ferme familiale, gérée d’une main experte par leur mère qui a dû apprendre à se débrouiller seule après le départ de son mari qui la trompait allègrement.

L’auteur a le don pour créer des personnages auxquels nous pouvons nous attacher et nous identifier.

Une très belle histoire , plutôt triste et mélancolique, dont je me souviendrai longtemps et qui m’a émue plus d’une fois aux larmes.

Un magnifique roman d’amitié et d’entraide qui parle également du brutal passage à l’âge adulte de jeunes personnes qui auraient dû garder encore leur innocence mais qui ont été confrontées trop tôt aux horreurs de la guerre. Poignant.

Ma note: ♥♥♥♥(♥)

J’ai lu: Huit mille de Francisco Arenas Farauste

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Je vous retrouve aujourd’hui pour vous parler du recueil de nouvelles Huit mille de l’auteur Francisco Arenas Farauste

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Nombre de pages: 64 pages

Maison d’édition:  5 sens éditions

Date de parution (dans cette édition): 9 mars 2023

4ème de couverture:

Pourquoi huit mille ? Un cœur au repos bat en moyenne soixante-deux fois par minute. Huit mille battements de cœur, c’est environ deux heures de lecture. Le temps qu’il vous faudra pour parcourir ce court recueil. Huit mille mots, c’est le nombre exact que comporte cet ouvrage (en format broché), quatrième de couverture et titres compris. Huit mille caractères, c’est la longueur précise de chacune des cinq nou­velles contenues dans ce livre. Car, nous ne retenons que dix pour cent de ce que nous lisons, alors n’ex­primons que l’essentiel, ce qui marquera les esprits. « Huit mille » est né de cette ambition. Un recueil nécessairement bref, illustré pour sublimer toutes les émotions. Parler d’un thème complexe, la mémoire. Comprendre et res­sentir, à l’aide de très peu de phrases, qui n’en seront que plus percutantes. Mais le jeu sur la forme et la contrainte ne doit pas pour autant masquer le fond. « Huit mille » ne saurait être réduit à un vain exercice de style. Ce recueil engage une réflexion profonde sur la mémoire.
 

Mon avis:

Des nouvelles sombres et très brèves où la noirceur de l’âme humaine est à son zénith.

Pourtant, dans chacune d’entre elles, l’auteur arrive à insuffler un moment de grâce pour nous faire comprendre que l’espoir subsiste malgré tout.

Ces nouvelles parlent de la mémoire, mais également de la culpabilité et de la mort.

La plume de Francisco Arenas Farauste n’a pas besoin de s’embarrasser de fioritures pour être belle et puissante, prenant plutôt le parti d’une économie de mots qui fait sens.

Huit mille, c’est un recueil de nouvelles qui m’a embarquée sur des montagnes russes émotionnelles.

De plus, les belles illustrations d’Elyn qui les accompagnent donnent une aura particulière à l’ensemble.

Un bijou qui prouve encore une fois que l’auteur est un vrai magicien des mots.

Ma note: ♥♥♥♥♥


J’ai lu: Avec toi je ne crains rien d’Alexandre Duyck

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Je vous retrouve aujourd’hui pour vous parler du roman Avec toi je ne crains rien de l’auteur Alexandre Duyck.

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Nombre de pages: 208 pages

Maison d’édition:  Actes Sud

Date de parution (dans cette édition): 3 avril 2024

4ème de couverture:

15 août 1942, deux silhouettes s’éloignent dans les couleurs de l’été. Il est un peu tard, cet après-midi, pour aborder l’ascension : 2 500 mètres de dénivelé – et la femme qui suit son époux n’a jamais pratiqué la montagne.

D’habitude, Joseph monte seul à l’alpage. Cette fois, des voisins garderont les quatre enfants. Louise en a eu assez : envie d’aventure, ou peut-être inquiétude ? Traverser le glacier des Diablerets, en cette saison des orages, n’est jamais sans danger.

Le lendemain soir, le couple n’est pas de retour. Trois quarts de siècle plus tard, l’auteur de ce livre, grand reporter, rencontre l’aînée de cette fratrie. Elle a quatre-vingt-sept ans, en avait douze à l’époque du drame. Et elle ne sait toujours pas ce qui s’est passé. Les rumeurs, la dureté de ceux qui les ont recueillis, rien n’a abîmé le souvenir de Louise et Joseph, ce couple qui s’aimait tant, dans les yeux de la vieille dame. Elle raconte, comme si c’était hier. Sur certains points elle se tait.

De cette histoire vécue, l’écrivain comble les silences, avec une justesse de ton, une écoute, un respect à la hauteur de l’émotion partagée.
 

Mon avis:

Ce roman raconte un fait divers réel et l’auteur a rencontré la famille des disparus, ce qui donne encore plus d’émotion à cette histoire.

Suisse, 1942.

Joseph et Louise sont mariés depuis 13 ans, ont 4 enfants et une vie communautaire bien remplie.

Il est cordonnier et procureur d’alpage, elle est institutrice.

Ils vivent au pied des montagnes que Joseph gravit plusieurs fois chaque été pour aller au mayen d’alpage vérifier que les bêtes du village ne manquent de rien.

Cette expédition est son seul moment rien qu’à lui, en solitaire, où il se retrouve et peut être entièrement lui-même, sans crainte d’être jugé par ses pairs.

De ce fait, lorsque Louise lui réclame comme cadeau d’anniversaire de mariage de pouvoir monter à l’alpage avec lui, il est plus que réticent mais finit par accepter, par amour, malgré la pénibilité et la dangerosité de cette randonnée.

Comment masquer sa déception quand l’autre est tellement heureuse de l’annonce? Quoi de plus difficile à accomplir? Joseph s’y voyait déjà, ni femme ni enfants, seul à l’ombre des sapins, à écouter les chocards, à gagner ce temps sur l’en-bas, ce moment qu’elle est en train de ruiner, sans qu’il comprenne pourquoi. Quand elle agit ainsi, Louise est la maîtresse d’école du village: personne ne conteste, on baisse la tête, on répond d’un mouvement de tête et tout se passe bien, en douceur finalement. Et après tout, peut-être feront-ils l’amour, comme ceux qui partent en vacances, enfin seuls au monde sans les enfants, à deux le temps d’une nuit, une dans l’année, une sur trois cent soixante-cinq.

Avec toi je ne crains rien, d’Alexandre Duyck, pages 79-80

Laissant leurs enfants à la bonne garde d’une parente, ils partent donc tous les deux. Le long du chemin, alors qu’ils doivent passer par un glacier à 3000 mètres d’altitude, ils sont surpris par un orage dévastateur…

L’auteur imagine alors avec des mots soigneusement choisis les derniers instants de ce couple tant apprécié.

Marguerite, leur fille aînée de 12 ans, devra prendre en charge sa sœur de 6 ans et ses frères jumeaux de 4 ans, perdant d’un seul coup son innocence d’enfant en devenant la figure d’autorité de la maison.

Comment se relever d’une telle perte, d’un tel chagrin? Comment faire son deuil quand aucun corps n’est retrouvé ? Leurs parents se sont-ils enfuis, comme le suggèrent certaines mauvaises langues?

Leurs corps – bien conservés par la glace – ne seront retrouvés qu’en 2017 alors que leurs enfants sont déjà âgés, leur permettant enfin de pouvoir dire adieu à leurs parents adorés.

En Suisse comme à Chamonix, dans les Dolomites comme au fin fond du Tyrol autrichien, la montagne a vite fait de combler les espaces encore vides des cimetières.

Avec toi je ne crains rien, d’Alexandre Duyck, page 93

Un roman magnifiquement conté qui m’a beaucoup touchée et qui m’a fait découvrir la très jolie plume de l’auteur.

Ma note: ♥♥♥♥♥


J’ai lu: Spectacle de Julien Dufresne-Lamy

Hello tout le monde !

Je vous retrouve aujourd’hui pour vous parler du roman Spectacle de l’auteur Julien Dufresne-Lamy. 

 ♥ = Bof bof, à éviter

♥♥ = Sympa, sans plus

♥♥♥ = Pas mal du tout , j’ai passé un bon moment !

♥♥♥♥ = A lire absolument !

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Les (♥) représentent les demis 

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Nombre de pages: 400 pages

Maison d’édition: JC Lattès

Date de parution (dans cette édition): 2 mai 2024

4ème de couverture:

À Bangkok, Lalisa, passionnée de K-pop, rêve de devenir une idol. À la suite d’une audition, elle quitte pays et famille pour rejoindre à Séoul les rangs d’un label coréen. Cinq ans de sacrifice puis elle devient Lisa du groupe Blackpink, l’artiste la plus suivie au monde. Dans cette industrie unique et secrète, la vie entière de Lisa se transforme en spectacle.
Quelque part en Corée, une autre femme est scrutée par webcam, sept jours sur sept. Cloîtrée dans sa chambre, Chip Chan s’ennuie, dort, écrit d’étranges pancartes à propos d’un mystérieux ravisseur. Devant leur écran, une poignée puis desmilliers d’internautes se passionnent pour Chip Chan durant des années.

Spectacle est une plongée vertigineuse dans le grand théâtre de nos comportements. Julien Dufresne-Lamy y révèle la beauté et la tyrannie de nos curiosités comme de nos obsessions.

Mon avis: 

Dans ce roman, nous allons suivre le destin de Lalisa, de son vrai prénom Pranpriya, jeune thaïlandaise dont le rêve est de devenir une « idol », une vedette de la pop coréenne. Retenue lors d’un casting dans son pays, elle va intégrer une école coréenne où elle apprendra la danse, le chant et l’art de l’éloquence, dans l’espoir d’être sélectionnée pour faire partie d’un nouveau groupe. Cependant, dans ce pays dont elle ne connaît ni la langue ni les codes, Lisa se sent perdue et isolée mais va peu à peu réussir à se lier d’amitié avec les autres filles, et malgré les rivalités, elle se soutiendront et s’encourageront mutuellement. Les conditions de vie et les entraînements sont très durs mais Lisa ne lâche rien, malgré les humiliations quotidiennes.

Dans cette compétition, il faut pouvoir donner son maximum, elles qui ont tout risqué, quitté leur famille, leurs amis, leurs études et qui ne pourront plus mais prétendre aux prestigieuses universités et aux grandes carrières, puisqu’elles ont choisi celle-là, idol ou l’indifférence, l’art ou la mort. 

Spectacle, de Julien Dufresne-Lamy, page 146.

Après des années de dur labeur dans cette école, Lisa sera sélectionnée pour former le groupe BlackPink aux côtés de Jennie, Jisoo et Rosé, avec le succès qu’on leur connaît.


En parallèle, nous allons suivre Chip Chan, une coréenne qui se filme en direct h24 et qui se dit persécutée par un certain P. Qui lui aurait implanté une puce. Suivie par des milliers de personnes sur internet, elle passionne et intrigue. Complexe de persécution ou vraie captivité? La toile s’enflamme…
Un roman qui nous montre que la vie des stars de la kpop est loin d’être idyllique car elles sont en représentation h24, un peu comme Chip Chan dans son appartement. On comprend ainsi pourquoi il y a si souvent des suicides dans ce pays où la perfection fait loi. J’ai trouvé cependant tout ce pan de l’histoire moins intéressante que la partie sur Lisa.

En Corée, la célébrité a un prix, celui d’une assiduité et d’un sacrifice de soi à toute épreuve, faisant fi de la santé mentale et physique des rares élu.e.s et donnant à leur fans le spectacle de leurs vies orchestrées au mm près par leur agence, en bonnes petites marionnettes jolies et obéissantes. Autant vous dire que cela m’a fait de la peine pour ces stars qui s’épuisent à rester « au top ».

L’auteur m’a appris beaucoup de choses sur l’industrie musicale coréenne et on le sent passionné par son sujet.


Un roman à découvrir de toute urgence!

Ma note: ♥♥♥♥(♥)

J’ai lu: L’envol d’Aurélie Valognes

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Je vous retrouve aujourd’hui pour vous parler du roman L’envol de l’autrice Aurélie Valognes.

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Nombre de pages: 380 pages

Maison d’édition:  Fayard

Date de parution (dans cette édition): 1er mars 2023

4ème de couverture:

Entre une mère et sa fille, l’amour reste toujours fragile. Entre bienveillance et malentendus, envie d’être ensemble et désir d’émancipation, portraits croisés d’une mère célibataire et de sa fille unique. D’abord fusionnelle, leur relation se distend quand l’école puis l’ascension sociale de la fille viennent heurter les rêves plus modestes de la mère.

Un roman touchant, beau et émouvant sur l’amour filial, qui interroge les différences de classes, les notions de réussite et de bonheur, et qui pose surtout la question que nous avons tous dû affronter : peut-on grandir sans trahir ?

Mon avis:

Gabrielle élève seule sa fille Lili et lui sacrifie tout car elle ne souhaite que son bonheur.

Ma vie ne valait plus rien sans elle. J’étais prête à la lui sacrifier. Mais je sus, à cet instant, que je ne pourrais jamais rien faire pour l’empêcher de souffrir ou de mourir. J’avais eu un pouvoir qui m’avait dépassé: je lui avais donné la vie et la mort. En même temps. 

L’envol, d’Aurélie Valognes, page 18.

Cependant, très vite, elle va se rendre compte que sa fille est différente des autres. Très intelligente, elle cherche à s’extraire de leur classe sociale.

J’ai trouvé la force de partir dans les livres mais c’est en dehors des livres que l’on trouve la force de rester. 

L’envol, d’Aurélie Valognes, page 274.

En grandissant, Lili juge sa mère assez sévèrement, lui reprochant son manque de culture et sa façon de toujours s’écraser devant les autres.


Lorsque l’adolescence pointe son nez, Lili se renferme sur elle-même, n’assumant plus ce corps qui change et le regard des autres.

Elles devront apprendre l’une de l’autre afin de s’enrichir mutuellement mais surtout, Lili devra essayer de faire preuve de bienveillance envers sa maman qui a toujours tout fait pour elle, ce qu’elle a peut-être tendance parfois à oublier.

Une très beau roman sur les relations mère-fille. On sent tout l’amour qu’elles ont l’une pour l’autre mais également le poids des non-dits et l’incompréhension qui les gagne.

Un livre écrit presque sous forme de journal intime, passant de Gabrielle à Lili et qui se dévore tant la plume d’Aurélie Valognes est fluide et authentique.

Une histoire qui m’a touchée en plein cœur.

Ma note: ♥♥♥♥♥


J’ai lu: Promis Juré d’Isabelle Lagarrigue

Hello tout le monde !

Je vous retrouve aujourd’hui pour vous parler du roman Promis Juré de l’autrice Isabelle Lagarrigue.

 ♥ = Bof bof, à éviter

♥♥ = Sympa, sans plus

♥♥♥ = Pas mal du tout , j’ai passé un bon moment !

♥♥♥♥ = A lire absolument !

♥♥♥♥♥ = Attention, gros coup de cœur !

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Nombre de pages: 292 pages

Maison d’édition:  Charleston

Date de parution (dans cette édition): 2 mai 2024

4ème de couverture:

« Jurés d’assises. » La convocation est arrivée par courrier, un jour comme un autre, chez Norma, Dylan et Martine. Trois mots qui ont le pouvoir de faire basculer une vie dans l’inconnu…

Avec sa carrière d’architecte d’intérieur, son mari et ses deux enfants, Norma est l’incarnation même de la réussite sociale, en tout cas en apparence.

À 32 ans, Dylan s’efforce de rendre le monde meilleur, peut-être parce que la vie n’a pas toujours été tendre avec lui. Martine, quant à elle, sillonne les routes en écoutant Johnny Hallyday, pour ne pas rester seule chez elle. Leurs chemins n’auraient jamais dû se croiser. Pourtant, convoqués ensemble dans cette salle de tribunal, ils vont nouer un lien inattendu et unique. Et se faire la promesse de se dire toute la vérité, rien que la vérité. Promis, juré.

Un roman choral percutant, dans lequel Isabelle Lagarrigue confirme son talent pour créer des personnages bouleversants de justesse et d’humanité.

Mon avis:

Norma, architecte, Martine, conductrice de taxis et Dylan, livreur, n’ont à priori rien en commun. Pourtant, ils sont tous trois sélectionnés pour faire partie des jurés dans un procès d’assises.

Au fil de la semaine que dure le procès, ils vont se retrouver chaque soir au bar de leur hôtel afin de se confier l’un à l’autre. Leur enfance, leurs rêves, leurs regrets, leurs peurs… tous ont des comptes à régler avec leur enfance.

Norma, qui s’est extraite de sa classe sociale, mais a parfois l’impression d’être en permanente représentation, sans oser être elle-même.

Martine, qui a choisi le métier de conductrice de taxi alors que dans sa famille tous ont fait des études de médecine et la toisent avec dédain.

Dylan, dont l’enfance a été détruite par la violence d’un père et qui à présent, à côté de son travail alimentaire de livreur, distribue des câlins gratuits dans la rue.

Contre toute attente, tous les trois se retrouvent un peu dans l’accusée, Camille, jeune femme ambitieuse qui a tué son chef en lui jetant un objet à la tête, parce qu’il lui avait refusé la promotion qu’il lui faisait miroiter depuis des mois. L’histoire de Camille les renvoie à leurs propres échecs et à leur propre vécu.

Les gens ne mesurent pas le poids de leurs mots. Les conseils non sollicités sont souvent ceux qui appuient là où ça fait le plus mal. 

Promis Juré, d’Isabelle Lagarrigue, page 120.

Cette histoire m’a touchée car elle met en exergue ce culte de la performance qui domine tant sur le plan professionnel que personnel.

– (…) J’ai reçu des compliments mais je ne m’en souviens pas alors que je me souviens précisément du contexte de chaque pique. 

– C’est le propre de la nature humaine j’imagine. On reste bloqué sur ce qui nous a heurtés plutôt que sur ce qui nous a fait avancer.

Promis Juré, d’Isabelle Lagarrigue, page 289.

La plume d’Isabelle Lagarrigue est fluide et je me suis fortement attachée aux personnages auxquels je me suis facilement identifiée. Ils sont tous parfaitement imparfaits mais c’est ça qui les rend si touchants.


Un roman drôle parfois, grave souvent mais surtout très émouvant qui m’a mis du baume au cœur et m’a fait passer un excellent moment de lecture.

Ma note: ♥♥♥♥♥


[SP]J’ai lu: En mal de mère de Sylvie Cohen

Hello tout le monde !

Je vous retrouve aujourd’hui pour vous parler du roman En mal de mère de l’autrice suisse Sylvie Cohen que j’ai eu la chance de recevoir de la part des éditions Slatkine.

 ♥ = Bof bof, à éviter

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♥♥♥♥ = A lire absolument !

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Nombre de pages: 184 pages

Maison d’édition: Slatkine 

Date de parution (dans cette édition): 31 mai 2024

4ème de couverture:

Kaïto vit avec son père, Jack, sur un petit voilier dans une marina d’Okinawa. Forcé de déserter la terre ferme à chaque fois que Jack part convoyer des bateaux, l’adolescent n’aime pas la mer. Il n’a qu’un rêve, retrouver sa mère, grande absente de son existence. Elle est jeune, elle est belle, elle est, paraît-il, danseuse, et elle est japonaise. Tout le contraire de son père, un Yankee colérique et plutôt brut de décoffrage. Quand Kaïto embarque à contrecœur sur Missing Link, ce qui devait être un convoyage de routine en Alaska se transforme en cauchemar. Jack n’a pas vu arriver la tempête, et Kaïto se retrouve seul au milieu de l’océan. Parviendra-t-il à survivre ? Pourra-t-il enfin rejoindre sa mère, lui qui a toujours vécu entre deux rivages, entre deux parents naufragés, entre deux cultures antagonistes ?

Mon avis:

Dans ce roman qui prend place au Japon, nous allons ouvre Kaïto, adolescent de près de 15 ans, qui a grandi sur un voilier auprès de son père Jack, un américain, dans une marina d’Okinawa.

Son père est convoyeur de bateaux et doit donc régulièrement prendre la mer pour mener à bien ses contrats, emmenant Kaïto avec lui car il na pas d’autre solution de garde. À cause de cela, le jeune garçon rate souvent l’école et peine à s’intégrer en classe et à se faire des amis, d’autant plus qu’il n’est qu’à moitié japonais (du côté de sa mère) et fait l’objet de moqueries.

Pas tout à fait japonais, pas davantage américain, toujours entre deux. Entre deux cultures, entre deux parents, entre deux mondes, entre deux rivages. Jamais à sa juste place.

En mal de mère, de Sylvie Cohen, page 92.

Après avoir essuyé une tempête en pleine mer avec son père, Kaïto se retrouve livré à lui-même et décide de partir à la recherche de sa mère. Une mère absente, qui l’a eu très jeune et qui l’a laissé à la garde exclusive de son père.


Sur ce bateau en perdition, au milieu de nulle part, Kaïto se remémore ses souvenirs avec son père, qui, bien que loin d’être parfait, a quand même fait son possible pour prendre soin de lui.

Pourtant, Kaïto a du composer toute sa vie avec ce sentiment d’avoir été abandonné par sa mère et cette impression de ne pas valoir la peine qu’on s’occupe de lui. Malgré cela, Kaïto est sûr et certain que son enfance aurait été plus belle avec sa maman, il idéalise la vie qu’il aurait pu avoir à ses côtés.

La mer est le reflet des états d’âmes de Kaïto, agitée ou en furie lorsque Kaïto est tourmenté et calme lorsque celui-ci est apaisé.

Il s’imagine au fond de la mer, enserré dans ses eaux, comme un foetus sans vie dans le ventre de la mer. 

En mal de mère, de Sylvie Cohen, page 42.

Le jeune garçon devra apprendre à se débrouiller seul, malgré les obstacles qui lui barrent la route, et faire face a une vérité qui fait mal.

Un roman sur la perte de l’innocence et la recherche de nos racines qui m’a dépaysée et touchée.

Un livre dont le phrasé assez brut m’a séduite et emportée. Une réussite.

Ma note: ♥♥♥♥(♥)

Un grand merci aux éditions Slatkine pour l’envoi de ce SP!

J’ai lu: La carte des confins – tome 3 de Marie Reppelin

Hello tout le monde !

Je vous retrouve aujourd’hui pour vous parler du tome 3 de La carte des confins de l’autrice française Marie Reppelin. 

 ♥ = Bof bof, à éviter

♥♥ = Sympa, sans plus

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♥♥♥♥ = A lire absolument !

♥♥♥♥♥ = Attention, gros coup de cœur !

Les (♥) représentent les demis 

L’image provient de mon instagram.

Nombre de pages: 448 pages

Maison d’édition: Pocket Jeunesse

Date de parution (dans cette édition): 28 mars 2024

4ème de couverture:

Retrouvez les pirates de L’Avalon des années après leurs dernières aventures …

La relève est assurée à bord de L’Avalon ! Les jumeaux Jackson sont prêts à se faire une place dans le monde de la piraterie, dans le sillage de leurs parents Callie et Blake.
Pendant quatre années, Aleksander s’est formé auprès de son père, tandis que Scarlet apprenait à maîtriser la magie sur l’envoûtant Archipel. La fin de son instruction aurait dû sonner l’heure des retrouvailles. Mais la cérémonie tourne au cauchemar et les jumeaux n’ont d’autre choix que de partir à l’aventure. Accompagnés par Eren, leur ami de toujours, ils vont à leur tour être confrontés à la menace de la mauvaise magie, des ombres et des trahisons. Heureusement, les Jackson n’ont jamais reculé face au danger !

Mon avis:

Nous allons retrouver nos deux héros, Callie et Jake, quelques années après la fin du tome 2, devenus parents de jumeaux, Scarlett et Aleksander. 14 ans plus tard, leurs enfants sont adolescents et font les 400 coups à bord de L’Avalon – le fameux navire pirate qui est aussi leur maison – ,en compagnie d’Eren, un garçon de leur âge recueilli par leurs parents (et qu’ils ont élevé comme un fils). Scarlett décide de partir 4 ans en formation pour parfaire sa magie et doit retrouver sa famille à ses 18 ans. Mais leurs retrouvailles sont entachées par un drame. En effet, une épaisse brume avale tout sur son passage et aucune magie n’arrive à la stopper.

Rescapés de ce triste événement, Scarlett, Aleksander et Eren, aidés par des sorciers qui ont eux aussi réussi à fuir ce brouillard, décident de partir à bord de L’Avalon pour trouver un contresort afin de sauver les gens qu’ils aiment (dont leurs parents).

J’ai retrouvé avec plaisir la plume de Marie Reppelin dont les dialogues savoureux font mouche à chaque fois. C’est drôle, prenant et on ne s’ennuie pas une seule seconde.

L’autrice aborde dans ce roman le thème de la place dans la famille mais également des relations amoureuses toxiques.

J’ai adoré tous les nouveaux personnages (Eren❤️) et ai tremblé pour eux à chaque page.

Je ne le dirai jamais assez, si vous aimez les romans de piraterie intelligents avec des personnages attachants et bien construits, des rebondissements à gogo, un univers riche qui tient la route et qui véhicule des messages positifs, sautez sur cette saga qui est certes étiquetée Young Adult mais qui ravira également les plus âgé.e.s. (Comme moi 😉 )

Ma note: ♥♥♥♥♥