J’ai lu: La sentence de Louise Erdrich

Hello tout le monde !

Je vous retrouve aujourd’hui pour vous parler du roman La sentence de l’autrice Louise Erdrich. J’avais beaucoup aimé ses deux précédents romans (surtout Celui qui veille) et était donc très curieuse de découvrir ce nouvel ouvrage.

 ♥ = Bof bof, à éviter

♥♥ = Sympa, sans plus

♥♥♥ = Pas mal du tout , j’ai passé un bon moment !

♥♥♥♥ = A lire absolument !

♥♥♥♥♥ = Attention, gros coup de cœur !

Les (♥) représentent les demis 

L’image provient de mon instagram.

Nombre de pages: 421 pages

Maison d’édition: Albin Michel

Date de parution (dans cette édition): Septembre 2023

4ème de couverture:

« Quand j’étais en prison, j’ai reçu un dictionnaire. Accompagné d’un petit mot : Voici le livre que j’emporterais sur une île déserte. Des livres, mon ancienne professeure m’en ferait parvenir d’autres, mais elle savait que celui-là s’avérerait d’un recours inépuisable. C’est le terme « sentence » que j’y ai cherché en premier. J’avais reçu la mienne, une impossible condamnation à soixante ans d’emprisonnement, de la bouche d’un juge qui croyait en l’au-delà. »

Après avoir bénéficié d’une libération conditionnelle, Tookie, une quadragénaire d’origine amérindienne, est embauchée par une petite librairie de Minneapolis. Lectrice passionnée, elle s’épanouit dans ce travail. Jusqu’à ce que l’esprit de Flora, une fidèle cliente récemment décédée, ne vienne hanter les rayonnages, mettant Tookie face à ses propres démons, dans une ville bientôt à feu et à sang après la mort de George Floyd, alors qu’une pandémie a mis le monde à l’arrêt…

On retrouve l’immense talent de conteuse d’une des plus grandes romancières américaines, prix Pulitzer 2021, dans ce roman qui se confronte aux fantômes de l’Amérique: le racisme et l’intolérance.

Mon avis:

L’autrice raconte le quotidien d’une femme amérindienne, Tookie, passionnée de livres et ex détenue, employée dans une librairie, et qui doit faire face à la crise du Covid, à l’explosion des violences policières envers les personnes de couleur et aux visites impromptues du fantôme d’une cliente décédée.

Ce roman – qui peut sembler un peu fouillis aux premiers abords – est une ode à la lecture, une vraie déclaration d’amour aux livres, déclarés « essentiels » lors de la pandémie.

On sent que l’autrice (qui est libraire) a mis beaucoup d’elle-même (peut-être encore plus que dans ses précédents romans) dans ce livre. Nous avons même droit à toute la liste des romans présents sur les étagères de la librairie, ce qui nous donne beaucoup de pistes de lectures pour approfondir les sujets abordés dans la sentence.

Des faits réels côtoient des éléments touchants au surnaturel, comme dans la plupart des romans de Louise Erdrich. J’ai adoré suivre Tookie et ses collègues et n’avais à chaque fois qu’une seule hâte: revenir à ma lecture ! Tookie n’est pas une femme lisse et parfaite et c’est justement ses défauts et ses manquements qui la rendent particulièrement attachante. C’est une femme crédule à qui la vie n’a pas au début pas fait trop de cadeaux mais qui – heureusement – va faire la connaissance de personnes qui sauront lui donner une nouvelle chance. Le couple qu’elle forme avec Pollux est touchant à souhait, sans verser dans la mièvrerie. 

On trouve dans les livres tout ce qu’il faut savoir, sauf l’essentiel.

La sentence, de Louise Erdrich, page 14

Un roman fantastiquement foisonnant, qui fait réfléchir et qu’on referme avec le sourire. Si vous aimez les livres (et ça doit être le cas, sinon que faites-vous sur mon blog haha), lisez ce roman, il vous donnera envie de flâner en librairie ou en bibliothèque pour découvrir les autres titres recommandés par Louise Erdrich !

Ma note: ♥♥♥♥♥


J’ai lu: Le choeur singulier de Milly Davis de S.A. Yarmond

Hello tout le monde !

Je vous retrouve aujourd’hui pour vous parler du roman Le choeur singulier de Milly Davis de l’autrice S. A. Yarmond. A noter que l’autrice est également youtubeuse mais est surtout la fondatrice de la maison d’édition Hurlevent, où est édité ce roman-ci. Il s’agit de son second roman.

 ♥ = Bof bof, à éviter

♥♥ = Sympa, sans plus

♥♥♥ = Pas mal du tout , j’ai passé un bon moment !

♥♥♥♥ = A lire absolument !

♥♥♥♥♥ = Attention, gros coup de cœur !

Les (♥) représentent les demis 

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Nombre de pages: 741 pages

Maison d’édition: Editions Hurlevent

Date de parution (dans cette édition): mai 2022

4ème de couverture:

Milly Davis est une écrivaine à la confiance fragile. Si le premier tome de sa saga historique, Les espérances des femmes Templeton, s’est retrouvé sur les étals de toutes les plus grandes librairies du monde, son syndrome de l’imposteur a refait surface à l’apparition de critiques dénonçant des anachronismes.

    Encouragée par Lyrah, avec qui elle entretient une amitié épistolaire depuis des années, Milly décide de braver troubles anxieux et timidité maladive en retrouvant les bancs de la fac d’histoire. Sous l’impulsion de son entourage et pour le bien de sa saga, elle sollicite l’aide d’Alphard Burton, professeur d’archivistique, qui accepte de lui prêter main-forte dans ses recherches.

    Fouilles dans les rayonnages poussiéreux d’une librairie mystérieuse et discussions passionnées autour d’une tasse de thé bouleversent alors son quotidien habituellement casanier, et à mesure que l’histoire d’Isadorah Templeton s’écrit, celle de Milly se tisse également.

Entre les réunions du club d’activistes véganes de sa grand-mère, la fantasque Maggie, les rendez-vous studieux avec son professeur et l’écriture de son second roman, le train de vie de Milly s’intensifie, tant et si bien qu’elle peine à voir les évidences qui se dressent sur son chemin.

    Des plaines écossaises battues par le vent aux allées sombres d’une librairie clandestine, Milly partira en quête de deux destins, celui de l’héroïne de son roman et le sien.

Mon avis:

Si j’ai bien aimé l’écriture et le style de S. A. Yarmond, je n’ai pas du tout adhéré à l’histoire d’amour (dont je ne veux pas dévoiler la teneur ici de peur de vous spoiler mais il s’agit d’un trope assez commun dans les histoires d’amour) et ai trouvé la plupart des personnages un peu cliché, même si l’autrice arrive à les rendre plutôt attachants.

Dans ce roman, nous allons suivre Milly, une jeune femme introvertie qui a écrit un roman féministe sur fond historique et qui retourne faire des études d’Histoire afin d’éviter des erreurs dans le second tome.

Nous suivons donc son quotidien rythmé entre ses études, les moments passés avec sa grand-mère adorée, l’écriture de son nouveau livre ou encore la correspondance avec une amie qu’elle n’a encore jamais rencontrée.

Le roman souffre à mon sens de longueurs (le livre fait environ 750 pages) et j’ai plus d’une fois failli le laisser tomber pour cette raison mais j’avais quand même envie de connaître le fin mot de l’histoire (Que j’avais partiellement deviné malheureusement ☹️).

De plus, j’ai trouvé qu’il y avait trop de descriptions inutiles des tenues de l’héroïne et j’avoue avoir trouvé cela un peu redondant (on a compris qu’elle s’habille BCBG). Par ailleurs, le fait qu’elle provienne d’une famille très aisée rend tout un peu trop facile à mon sens.

Toutefois, j’ai apprécié que l’autrice fasse passer de beaux messages comme l’affirmation de soi et la confiance en soi, sujets que je trouve très importants, surtout pour les personnes introverties  (dont je fais également personnellement partie).

Je noterai également en point positif le confort de lecture sans pareil (un livre relié qui tient ouvert sur une table, et qui est plutôt léger même si épais) des éditions Hurlevent et le très beau travail éditorial réalisé par S. A. Yarmond et son équipe.

Une lecture en demi teinte pour moi et j’avoue que j’en attendais beaucoup car le postulat de départ était vraiment prometteur. Finalement, le côté « roman d’amour » a pour moi pris le pas sur le reste et j’ai trouvé cela dommage. Cependant, si c’est le genre littéraire que vous aimez, je pense qu’il pourra vous plaire.

J’espère que l’autre roman de l’autrice qui est dans ma pile à lire « les fêlures de Wakefield Manor » me correspondra plus!

Ma note: ♥♥(♥)


J’ai lu: Hamnet de Maggie O’Farrell

Hello tout le monde !

Je vous retrouve aujourd’hui pour vous parler du roman Hamnet de l’autrice Maggie O’Farrell

 ♥ = Bof bof, à éviter

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Nombre de pages: 368 pages

Maison d’édition: Belfond

Date de parution (dans cette édition): 1er avril 2021

4ème de couverture:

Un jour d’été 1596, dans la campagne anglaise, une petite fille tombe gravement malade. Son frère jumeau, Hamnet, part chercher de l’aide car aucun de leurs parents n’est à la maison…

Agnes, leur mère, n’est pourtant pas loin, en train de cueillir des herbes médicinales dans les champs alentour ; leur père est à Londres pour son travail ; tous deux inconscients de cette maladie, de cette ombre qui plane sur leur famille et menace de tout engloutir.

Porté par une écriture d’une beauté inouïe, ce nouveau roman de Maggie O’Farrell est la bouleversante histoire d’un frère et d’une sœur unis par un lien indéfectible, celle d’un couple atypique marqué par un deuil impossible. C’est aussi l’histoire d’une maladie  » pestilentielle  » qui se diffuse sur tout le continent. Mais c’est avant tout une magnifique histoire d’amour et le tendre portrait d’un petit garçon oublié par l’Histoire, qui inspira pourtant à son père, William Shakespeare, sa pièce la plus célèbre.

Mon avis:

Ce roman nous conte le drame qu’a vécu la famille de William Shakespeare en perdant leur fils Hamnet, qui inspira ensuite au grand écrivain son célèbre Hamlet.

L’autrice déroule le fil des événements d’une manière particulière et plutôt addictive en revenant dans le passé et en nous racontant la rencontre des parents d’Hamnet, leur vie et leurs espoirs pour l’avenir et en alternant avec le présent où Hamnet essaie désespérément de trouver quelqu’un pour venir en aide à sa sœur jumelle qui est gravement malade, leurs proches vaquants à leurs tâches journalières loin de la maison. Son désespoir en est presque palpable à travers les pages.

Ce livre d’une beauté sans nom est écrit avec délicatesse et retenue et est un cri d’amour d’une mère à son enfant en plus d’être une très belle fresque historique.

Comment se peut-il qu’un parent ait un jour à clore les paupières de son enfant mort? Comment est-il possible d’aller chercher deux pièces pour les poser sur ces globes oculaires, afin de maintenir les paupières? Comme peut-on demander à quelqu’un de faire cela? Ce n’est pas dans l’ordre des choses. Ne peut pas l’être.

Hamnet, de Maggie O’Farrell, pages 259-260

J’ai aimé le fait que l’autrice mette l’accent sur les derniers jours de Hamnet et pas sur la célébrité naissante du père. D’ailleurs, jusqu’à la fin, on ne sait pas avec certitude qu’il s’agit du fameux dramaturge. Perdre l’un de ses enfants a-t-il été pour lui le prix à payer pour son succès ? En effet, s’il avait été aux côtés de sa femme et de ses enfants plutôt qu’à la capitale pour construire sa carrière, peut-être que les choses auraient été différentes?

Un livre bouleversant dont je me souviendrai longtemps tant la plume de l’autrice a su me toucher en plein cœur. Je lirai les autres livres de Maggie O’Farrell avec grand plaisir et vous invite à découvrir ce roman si le sujet vous parle!

Ma note: ♥♥♥♥♥


J’ai lu: L’orpheline de Foundling de Stacey Halls

Hello tout le monde !

Je vous retrouve aujourd’hui pour vous parler du roman L’orpheline de Foundling de l’autrice anglaise Stacey Halls.

 ♥ = Bof bof, à éviter

♥♥ = Sympa, sans plus

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♥♥♥♥ = A lire absolument !

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Nombre de pages: 400 pages

Maison d’édition: Michel Lafon

Date de parution (dans cette édition): 23 septembre 2021

4ème de couverture:

Londres, 1748. Bess Bright, vendeuse sur le marché aux poissons de Billingsgate, est contrainte de confier son bébé Clara à l’orphelinat de l’Hôpital de Foundling. Six ans plus tard, elle est prête à accueillir son enfant qu’elle n’a jamais oubliée. Mais quand elle se présente à l’orphelinat, on l’informe que sa fille a été récupérée par une femme se faisant passer pour Bess.
À moins d’un kilomètre de l’institution, une jeune veuve vit recluse depuis dix ans dans une sublime demeure. Quand un ami la persuade d’engager une nourrice pour sa fille, elle est d’abord réticente à l’idée d’héberger une étrangère. Mais alors que son passé menace de faire voler en éclats le monde qu’elle s’est minutieusement construit, elle se laisse apprivoiser par cette nourrice si prévenante à l’égard de sa fille…

Rien n’est plus dangereux qu’une mère en colère.

Mon avis:

Le roman se passe à Londres en 1754.

D’un côté, nous allons suivre Beth, une jeune femme sans le sou qui doit confier sa fille aux bons soins de l’orphelinat de l’hôpital de Foundling. 6 ans plus tard, ayant économisé afin de récupérer sa fille, elle va très vite déchanter en comprenant que quelqu’un s’était fait passer pour elle et avait adopté sa chère petite Clara. Elle va tout mettre en œuvre pour la retrouver.

Je l’avais connue l’espace de quelques heures seulement, et pourtant c’était comme si je l’avais connue toute ma vie.

L’orpheline de Foundling, de Stacey Halls, page 32.

D’un autre côté, nous suivons la riche Alexandra qui vit recluse dans son manoir avec sa fille Charlotte. Elle va engager une nourrice, Eliza, pour s’occuper de cette dernière.

Un roman agréable à lire mais cousu de fil blanc. Aucune surprise et des personnages un peu trop survolés auxquels je n’ai pas réussi à m’attacher. J’ai trouvé qu’Alexandra était insupportable et se comportait comme une enfant gâtée, au détriment de sa fille, ce qui m’a passablement agacée.

De la même autrice, j’avais largement préféré les sorcières de Pendle, même si j’ai eu du plaisir à retrouver sa plume, le roman se lit facilement et les pages se tournent toutes seules.

Nous retrouvons dans ce roman des thèmes qui semblent être récurrents chez Stacey Halls, soit la place de la femme dans le monde et le rapport à la maternité. 

Je lirai certainement les prochaines publications de l’autrice, mais j’attendrai patiemment leur sortie au format poche 😉

Ma note: ♥♥♥


[SP]J’ai lu: Autoédition de Cédric Comtesse

Hello tout le monde !

Je vous retrouve aujourd’hui pour vous parler du roman Autoédition de l’auteur suisse Cédric Comtesse que j’ai eu la chance de recevoir de la part des éditions Slatkine. 

 ♥ = Bof bof, à éviter

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♥♥♥ = Pas mal du tout , j’ai passé un bon moment !

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Nombre de pages:  123 pages

Maison d’édition: Slatkine

Date de parution (dans cette édition): 17 novembre 2023

4ème de couverture:

Monsieur K. est ce qu’on pourrait appeler un écrivain du dimanche. Bibliothécaire dans une petite université de province, il consacre son temps libre à la lecture et à l’écriture de romans qui lui permettent de s’évader de son quotidien aliénant et de la vacuité de son existence. Collectionnant les tentatives et cumulant les refus d’édition, il s’apprête à déclarer forfait. Or un tragique concours de circonstances lui donne l’occasion inespérée de réaliser son rêve le plus fou : devenir un romancier célèbre. Alors prêt à tout pour assouvir son désir de notoriété et se faire une place dans un microcosme littéraire sans pitié, monsieur K. révèle une noirceur insoupçonnée. Jusqu’où ira-t-il pour la gloire littéraire ? Autoédition est une plongée inquiétante dans la psyché d’un écrivain raté au sein d’un monde littéraire et académique en proie aux mutations idéologiques de notre temps.

Mon avis:

Dans ce court roman, nous allons suivre un bibliothécaire qui se rêve écrivain et qui commettra le pire pour se voir enfin publié … un roman tragi-comique où on ne s’ennuie pas une seconde et qui nous pose la question suivante: Jusqu’où êtes-vous prêts à aller pour assouvir votre désir le plus profond ?

La plume de Cédric Comtesse est fluide et j’ai dévoré ce livre en une session de lecture. J’ai aimé entrer dans la tête de ce bibliothécaire un peu frapadingue qui pense être talentueux alors qu’il est plutôt médiocre. Le voir s’enfoncer dans ses délires est très drôle et en même temps un peu inquiétant. On comprend vite qu’il pourrait aller très loin – beaucoup trop loin – pour arriver à ses fins.

Ce roman aborde également le thème des livres à succès, ces livres écrits par des romanciers connus et qui se vendent comme des petits pains, quelle que soit leur qualité, porté simplement par la notoriété de leur auteur. On y parle également des phénomènes de mode dans la littérature et des auteurs qui essaient de plagier les idées des romans à succès en déclinant la même histoire à l’infini, en changeant simplement le contexte.

Un roman caustique à souhait et parfaitement jubilatoire.

Ma note: ♥♥♥♥(♥)


Un grand merci aux éditions Slatkine l’envoi de ce SP!

J’ai lu: Une disparition de Daniel Bernard

Hello tout le monde !

Je vous retrouve aujourd’hui pour vous parler du roman Une disparition de l’auteur Daniel Bernard. Ce roman a gagné le prix du polar romand lors du salon Lausannoir en 2023 et j’étais donc très curieuse de le découvrir!

 ♥ = Bof bof, à éviter

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Nombre de pages: 287 pages

Maison d’édition: Favre

Date de parution (dans cette édition): 19 janvier 2023

4ème de couverture:

Au Japon, ils sont des milliers chaque année à s’évaporer, disparition volontaire pour faire table rase du passé. L’auteur vous propose de rentrer dans cet univers fascinant en suivant l’évaporation de Natsumi et la quête haletante d’un policier qui ne parvient pas à oublier cette affaire.

 » Il lui restait cette seule liberté : l’évaporation. « 

Au Japon, chaque année quelques milliers personnes s’évaporent dans la nature. Ce phénomène des johatsus (que l’on pourrait traduire par évaporés) est une alternative au suicide qui est planifiée bien à l’avance afin de faire table rase du passé et de débuter une nouvelle vie dans un quartier reculé. Souvent aidés par les yakuzas, la mafia japonaise, les évaporés demeurent la plupart du temps introuvables, surtout grâce aux lois très strictes sur la vie privée au Japon qui empêchent les familles de pouvoir enquêter.

Depuis longtemps, Natsumi n’a qu’une seule idée en tête : un jour, elle disparaîtra, laissant derrière elle toute son ancienne vie. Elle prépare ce moment-là depuis longtemps, afin que plus rien ne la retienne ; orpheline, elle se lie à un homme sans pour autant se laisser aller à un amour qui pourrait mettre à mal son projet. Elle va jusqu’à trouver une manière de continuer à vivre de sa passion, les trains, planifiant le moindre détail de sa disparition.

Il y avait cependant une chose qu’elle n’avait pas pris en compte. Akira, le chef du poste de police du quartier d’Asakusa à Tokyo, va se passionner pour cette affaire qui le poussera à aller bien au-delà de ce que son métier l’autorise à faire. Complètement fasciné par ce cas et par cette évaporée, il va poursuivre l’enquête de lui-même, déjouant les plans de liberté de Natsumi.

Mon avis:

Il faut déjà partir du postulat que ce n’est pas réellement un polar mais plutôt une sorte de drame domestique, l’enquête étant – à mon sens – un peu anecdotique. 

C’est l’histoire d’une femme qui décide de disparaître du jour au lendemain et de prendre une autre identité, laissant derrière elle son compagnon désemparé et son travail.

Si le pitch de départ était alléchant, je dois avouer avoir été plutôt déçue et désorientée par ce roman pour le moins confus dont les tournures de phrases m’ont laissée très souvent dubitative quant à leur sens.

J’ai également eu beaucoup de peine avec les changements fréquents dans la temporalité de l’histoire ce qui fait qu’on se sent un peu perdu car on ne sait pas si la scène se passe dans le passé ou le présent.

De plus, le récit souffre de longueurs et de redondances ce qui casse un peu le rythme de la narration et je n’ai pas réussi à m’attacher aux personnages que j’ai trouvés plutôt froids et sans densité. J’ai également relevés quelques incohérences, notamment temporelles (une grossesse très très longue entre autres). 

Cependant, j’ai aimé les descriptions du Japon et en apprendre plus sur les trains à grande vitesse nippons (le Shinkansen), des trains toujours parfaitement à l’heure et fiables, à l’image des habitants de ce beau pays.

Un roman qui, malheureusement, m’a laissée sur ma faim et c’est bien dommage! 

Ma note: ♥


[SP]J’ai lu: Sans raison de Marie-Christine Horn

Hello tout le monde !

Je vous retrouve aujourd’hui pour vous parler du roman Sans raison de l’autrice suisse Marie-Christine Horn que j’ai eu la chance de recevoir de la part des éditions BSN Press – Okama. 

 ♥ = Bof bof, à éviter

♥♥ = Sympa, sans plus

♥♥♥ = Pas mal du tout , j’ai passé un bon moment !

♥♥♥♥ = A lire absolument !

♥♥♥♥♥ = Attention, gros coup de cœur !

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Nombre de pages:  130 pages

Maison d’édition: BSN Press/Okama – collection Tenebris

Date de parution (dans cette édition): Septembre 2023

4ème de couverture:

Salvatore a été arrêté et jugé pour meurtre après avoir ouvert le feu sur une place de jeux, sans raison apparente. Ayant commis l’irréparable, il va être suivi et épaulé par le même système à la source de son acte désespéré. En parallèle, Margot, mère d’un enfant aujourd’hui adulte, doit quitter son logement pour défaut de paiement et trouve refuge dans un camping de résidents à l’année. Refusant de se plier aux règles, elle choisit de contourner ce système défectueux.
Les deux protagonistes se confronteront à leur réalité chaotique : l’un en prison, l’autre dans un camping. Arriveront-ils à trouver l’apaisement ? Les actes sans raison le sont-ils vraiment ?

Mon avis:

Dans ce roman, nous allons suivre principalement deux personnages: Salvatore, un homme qui, un jour, a pris son fusil FASS 90 (celui que les hommes peuvent garder chez eux après avoir fait l’armée en Suisse) et a tiré depuis sa fenêtre sur des enfants et leurs accompagnants sur une place de jeux. Il sera arrêté et mis en prison. 

D’un autre côté, nous allons rencontrer Margot, qui après avoir tout perdu trouve à se loger dans une caravane parquée dans un camping. La misère dans lequel elle doit vivre pourrait la faire vriller mais elle reste droite dans ses bottes, fière et combative. Elle va faire preuve d’une force de résilience sans pareille et va même être d’un grand soutien pour les autres habitants du camping. 

J’ai apprécié cette critique acerbe, lucide et sans fards du système social suisse qui plutôt que d’aider les gens dans le besoin les enfoncent encore plus dans la précarité. Il s’agit donc du récit de la descente aux enfers d’un homme que rien ne prédestinait à finir sa vie en prison et l’histoire d’une femme en quête d’une vie meilleure. Les deux ont eu de graves ennuis dans leur vie mais n’y réagissent pas de la même façon.

La prison à perpétuité n’existant pas en Suisse, il était nécessaire de penser à leur réinsertion, grâce à un programme d’upgrade en toutes matières susceptibles d’intéresser le bénéficiaire. Cours de langues, informatique, maths, quelle que soit la formation disponible en ligne, une personne en exécution de peine avait l’opportunité de la suivre et d’être salariée à cet effet selon le nombre d’heures qu’elle y consacrait. Morel regrettait souvent que ces services n’aient pas été fournis avant le délit. Peut-être ainsi les prisons ne seraient-elles pas autant surchargées. 

Sans raison, de Marie-Christine Horn, pages 80-81

J’ai été ravie de découvrir la plume de Marie-Christine Horn qui a su me toucher. L’autrice a le talent fou de rendre intéressantes les vies de tous les protagonistes, même les plus secondaires.

Le vrai danger, pourtant, naît au moment où les gens n’ont plus rien à perdre, et surtout par leur vie. 

Sans raison, de Marie-Christine Horn, page 114

Certaines personnes peuvent commettre des actes qui peuvent être considérés comme « sans raison » mais qui sont simplement le reflet de leur désespoir. Un livre qui pose des questions qui dérangent et j’avoue que cela m’a plu.

Un très beau roman qui a su me surprendre grâce à son sujet atypique et si bien traité et que j’ai quitté avec – étonnamment – le cœur empli d’espoir. 

Ma note: ♥♥♥♥(♥)


Un grand merci aux éditions BSN Press/OKAMA pour l’envoi de ce SP!

J’ai lu: Léa (collectif OKAMA)

Hello tout le monde !

Je vous retrouve aujourd’hui pour vous parler du roman Léa qui a été coécrit par 14 auteurs différents (à raison d’un chapitre chacun): Catherine Rolland, Marie-Christine Horn, Florence Herrlemann, Gilles Marchand, Carmen Arévalo, Juliette Nothomb, Mélanie Chappuis, Zelda Chauvet, Marilyn Stellini, Leïla Bahsaïn, Johann Guillaud-Bachet, Laurent Feuz, Nicolas Feuz et Cali Keys.

 ♥ = Bof bof, à éviter

♥♥ = Sympa, sans plus

♥♥♥ = Pas mal du tout , j’ai passé un bon moment !

♥♥♥♥ = A lire absolument !

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Nombre de pages: 184 pages

Maison d’édition: Okama

Date de parution (dans cette édition): mars 2020

4ème de couverture:

Au cours d’une tempête, la jeune Léa Jourdan et son équipage font naufrage au large des côtes de Bretagne. Elle se retrouve alors propulsée dans un monde parallèle, peuplé d’êtres extraordinaires qui la prennent pour l’Élue. Celle qui délivrera enfin leurs terres du joug de Wargok le Cruel. Dans cette aventure, elle rencontrera trois compagnons. Seth, un Patrouilleur, Azzam, un Maître de l’Air, et enfin Staëgus, une créature inquiétante avec laquelle elle découvre son don de télépathie. Ensemble, ils affron- teront de nombreuses épreuves avant d’atteindre la forteresse de Wargok. Un roman rempli de suspense, d’amour et de magie, destiné aux adolescents et aux adultes !

Mon avis:

Dans ce roman, écrit par 14 auteurs différents, nous suivons l’histoire de Léa, jeune fille bretonne qui se retrouve projetée dans un monde parallèle peuplé de créatures fantastiques qui lui certifient qu’elle est l’Elue qui les délivrera du joug de Wargok Le Cruel.

La spécificité de ce livre ? Chaque chapitre a été écrit par un auteur différent. J’ai trouvé ce concept super intéressant et l’histoire de Léa a su me séduire, même s’il s’agit d’un roman destiné à un public plutôt jeune, la trame narrative est dynamique et j’ai enchaîné les pages avec plaisir. Les personnages même s’ils sont parfois un peu cliché sont attachants et j’ai aimé leur courage et leur ténacité dans l’adversité.

Le bestiaire présenté dans le roman est original et plutôt inédit et j’ai aimé l’originalité de cet univers parallèle pour le moins inhospitalier. J’ai particulièrement apprécié Staëgus, cet hybride de créature plutôt effrayant aux premiers abords et qui se révèle être un compagnon fiable et fidèle pour Léa.

Un roman qui souffre peut-être de quelques facilités (qu’on lui pardonne) mais qui était tout de même très agréable à lire, j’ai passé un chouette moment de lecture.

Ma note: ♥♥♥♥


J’ai lu: Ce que je sais de toi d’Eric Chacour

Hello tout le monde !

Je vous retrouve aujourd’hui pour vous parler du roman Ce que je sais de toi de l’auteur Eric Chacour. Il s’agit de son premier roman. C’est le troisième roman sélectionné pour le Prix du Festival du LÀC pour lequel je fais cette année encore partie du jury.

 ♥ = Bof bof, à éviter

♥♥ = Sympa, sans plus

♥♥♥ = Pas mal du tout , j’ai passé un bon moment !

♥♥♥♥ = A lire absolument !

♥♥♥♥♥ = Attention, gros coup de cœur !

Les (♥) représentent les demis 

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Nombre de pages: 300 pages

Maison d’édition: Philippe Rey

Date de parution (dans cette édition): Septembre 2023

4ème de couverture:

Le Caire, années 1980. La vie bien rangée de Tarek est devenue un carcan. Jeune médecin ayant repris le cabinet médical de son père, il partage son existence entre un métier prenant et le quotidien familial où se côtoient une discrète femme aimante, une matriarche autoritaire follement éprise de la France, une sœur confidente et la domestique, gardienne des secrets familiaux. L’ouverture par Tarek d’un dispensaire dans le quartier défavorisé du Moqattam est une bouffée d’oxygène, une reconnexion nécessaire au sens de son travail. Jusqu’au jour où une surprenante amitié naît entre lui et un habitant du lieu, Ali, qu’il va prendre sous son aile. Comment celui qui n’a rien peut-il apporter autant à celui qui semble déjà tout avoir ? Un vent de liberté ne tarde pas à ébranler les certitudes de Tarek et bouleverse sa vie.
Premier roman servi par une écriture ciselée, empreint d’humour, de sensualité et de délicatesse, Ce que je sais de toi entraîne le lecteur dans la communauté levantine d’un Caire bouillonnant, depuis le règne de Nasser jusqu’aux années 2000. Au fil de dévoilements successifs distillés avec brio par une audacieuse narration, il décrit un clan déchiré, une société en pleine transformation, et le destin émouvant d’un homme en quête de sa vérité.

« Ali te fascinait. Il y avait chez lui une liberté absolue, une absence de calcul, une exaltation du présent. Il n’était lié par aucun passé et ne concevait pas l’avenir à travers les mêmes contraintes que toi. Il se contentait de vivre et tu te surprenais parfois à espérer que vivre serait contagieux. »

Mon avis:

Ce roman parle de Tarek, médecin en Égypte dans les années 80, dont la vie familiale et professionnelle va être bouleversée par une histoire d’amour qui va lui faire braver tous les interdits.

L’écriture précise d’Eric Chacour m’a fait voyager en Egypte et j’ai été passionnée par cette histoire d’amour mais surtout cette fresque familiale. Une famille déchirée par le poids des traditions. 

Tarek est un être généreux et altruiste, il voue son existence à son métier de médecin, mettant de côté le fait qu’il vient d’un milieu aisé. Lorsqu’il rencontre Ali, jeune homme pauvre, il va de suite le prendre sous son aile et lui donner du travail. Au fil de leurs conversations, Tarek va comprendre que malgré sa culture, il est ignorant de bien des choses. Quelle meilleure école que celle de la vie ?

Tarek est partagé entre l’envie de ne pas décevoir sa famille et son envie de modernité, de découvrir le monde, un monde où les personnes différentes sont mieux acceptées.

Comment s’épanouir vraiment si on ne peut vivre aux côtés de la personne qu’on aime?

Tu découvrais les limites de ton métier lorsque ces femmes au visage contusionné te racontaient avoir trébuché en descendant les marche de leur maison. Tu tâchais d’écouter, chez chacune, les paroles qu’elle prononçait autant que celles qu’elle taisait. Tu la raccompagnais ensuite, impuissant, vers le seuil de ton cabinet où son mari l’attendait. Un mari dont tu reverrais, à l’heure de t’endormir, les mains aux allures d’escalier.

Ce que je sais de toi, d’Eric Chacour, page 35

J’ai dévoré ce roman en un seul après-midi tant j’ai été captivée par la plume d’Eric Chacour.

Ce que je sais de toi est un livre lumineux mais dramatique, un premier roman merveilleusement bien écrit d’un jeune auteur très prometteur dont je suivrai l’actualité de très très près.

Ma note: ♥♥♥♥♥


[SP]J’ai lu: Le retour du bourdon d’Hélène Dormond

Hello tout le monde !

Je vous retrouve aujourd’hui pour vous parler du roman Le retour du bourdon de l’autrice suisse Hélène Dormond que j’ai eu la chance de recevoir de la part des éditions Presses Inverses. 

 ♥ = Bof bof, à éviter

♥♥ = Sympa, sans plus

♥♥♥ = Pas mal du tout , j’ai passé un bon moment !

♥♥♥♥ = A lire absolument !

♥♥♥♥♥ = Attention, gros coup de cœur !

Les (♥) représentent les demis 

L’image provient de mon Instagram.

Nombre de pages:  398 pages

Maison d’édition: Presses Inverses

Date de parution (dans cette édition): juillet 2023

4ème de couverture:

Marcel Tribolet le bourdon est de retour, et il est désormais aux commandes du département comptabilité d’Effitaf. De team building en séances de cadres, le bourdon est aux prises avec la perversité infernale du new management. Et, pour ne rien arranger, voilà qu’il doit gérer l’héritage de son oncle Amédée, sans parler du cat de sa voisine octogénaire et du rat domestique d’Amandine, son amour secret. 
 
Deuxième volet de la saga Marcel Tribolet, après L’Envol du Bourdon (Hélice Hélas, 2017), Le Retour du Bourdon est une satire tout helvétique et désopilante du monde professionnel contemporain. 

Mon avis:

J’avais particulièrement apprécié de la même autrice le recueil de nouvelles « Sous les pavés, la rage », paru chez Plaisir de Lire donc c’est avec plaisir que j’ai accepté la proposition de l’autrice de recevoir son tout nouveau livre, le retour du Bourdon!

Dans ce roman, nous allons suivre Marcel Tribolet – quadragénaire célibataire, fan de pétanque et d’eau pétillante, comptable de métier – qui nous narre ses mésaventures entre un chef de bureau insupportablement fan d’anglicismes et une amie dont il est fou amoureux.

Comment être compétent et respecté au travail quand on est trop gentil? Comment réussir à séduire cette jeune femme qui le considère comme son confident ? 

La narration est menée par Marcel lui-même et j’avoue que ses péripéties et sa manière de raconter étaient vraiment savoureuses. L’autrice détaille avec humour et lucidité le monde actuel du travail, où le rendement prime sur le bien-être des employés. Marcel n’a pas les dents assez longues pour ce monde de requins et en paiera les frais. J’avoue m’être parfois reconnue en lui 😉

Pour information, il s’agit du second tome mettant en scène le personnage de Marcel Tribolet aka « le bourdon »  mais la lecture du premier opus n’est pas du tout essentiel pour comprendre ce roman-là! Cependant, j’ai bien envie de lire le premier tome, « l’envol du bourdon », (paru chez @helicehelasediteur )afin de mieux connaître les protagonistes et de retrouver la plume caustique de l’autrice.

Une très belle surprise qui confirme que j’apprécie énormément les écrits d’Hélène Dormond et me réjouis déjà de son prochain ouvrage!

Ma note: ♥♥♥♥(♥)


Un grand merci aux éditions Presses Inverses pour l’envoi de ce SP!