J’ai lu: Un sandwich à Ginza d’Hiramatsu Yôko

Hello tout le monde !

Je vous retrouve aujourd’hui pour vous parler du récit Un sandwich à Ginza de l’autrice Hiramatsu Yôko qui est une fine gastronome et journaliste culinaire. Ce livre est illustré par Taniguchi Jirô.

 ♥ = Bof bof, à éviter

♥♥ = Sympa, sans plus

♥♥♥ = Pas mal du tout , j’ai passé un bon moment !

♥♥♥♥ = A lire absolument !

♥♥♥♥♥ = Attention, gros coup de cœur !

Les (♥) représentent les demis 

L’image provient de mon instagram.

Nombre de pages: 249 pages

Maison d’édition: Picquier poche

Date de parution (dans cette édition): 3 mars 2022

4ème de couverture:

Ces histoires délicieuses qui nous font venir l’eau à la bouche, l’écrivaine gastronome les a composées en compagnie de son ami Taniguchi. Elle nous donne le goût du Japon avec une volupté, une euphorie contagieuses. Cuisine bouddhique à Kamakura, pot-au-feu de fugu à Osaka ou fête de l’anguille à Narita, gyôza croustillants à Jimbôchô, tempuras de crosses de fougères et de pousses de lis à Ginza… Autant de restaurants que de petits quartiers, leurs spécialités et les personnages qui les animent. Car ce livre est aussi un document vivant qui nous fait comprendre le rapport des Japonais à la nourriture : mets de saison et plats de fête, recettes jalousement gardées, destins d’établissements centenaires.
Un livre alléchant, d’une merveilleuse sensualité, qui assouvit aussi bien les rêveries gustatives que la soif de connaissances sur le Japon.

Mon avis: 

Si l’idée d’avoir l’eau à la bouche durant la lecture d’un livre vous tente et si la cuisine japonaise vous intéresse, ce livre est fait pour vous. 

Ecrit comme un hommage aux plats les plus traditionnels japonais, chaque chapitre décrit une recette et raconte des anecdotes sur les différents restaurants où nous pouvons (ou pouvions du moins) manger les meilleures assiettes de la spécialité en question. 

J’ai découvert une facette du Japon que je ne connaissais pas. En effet, je pensais les japonais plus réservés, plus taciturnes, alors qu’en fait ils aiment se retrouver après le travail autour d’une bière et de bons petits plats qu’ils se plaisent à partager.

On sent que l’autrice est passionnée par son sujet et qu’elle voue un vrai culte à la cuisine de son pays. Certains plats méritent presque un rituel avant de les manger et invitent à une sorte de méditation. 

Les premières fèves de la saison, frites. Pourquoi la joie de renouer avec un produit grandit-elle avec l’âge? Peut-être parce que tout en savourant leur chaude chair tendre, l’idée qu’une année déjà s’est écoulée nous pousse à faire le bilan de notre vie, passée et future. 

Un sandwich à Ginza, d’Hiramatsu Yôko, page 23.

Chaque plat est détaillé, brillamment décrit et titille nos papilles, faisant de ce livre un vrai guide culinaire du Japon. Ne vous attendez donc pas à avoir une vraie histoire dans ce livre, il s’agit plutôt de « tranches de vie ».

De plus, les illustrations de Taniguchi Jirô donnent un petit côté bucolique au récit et nous permettent de mieux nous représenter certaines assiettes.

Un livre qui nous donne envie de prendre le temps de manger comme il faut et de partager de bons petits plats avec les gens que nous aimons!

Ma note:  ♥♥♥(♥)

J’ai lu: Vers vos vingt ans de Laurence Voïta

Hello tout le monde !

Je vous retrouve aujourd’hui pour vous parler du roman Vers vos vingt ans de l’autrice Laurence Voïta.

 ♥ = Bof bof, à éviter

♥♥ = Sympa, sans plus

♥♥♥ = Pas mal du tout , j’ai passé un bon moment !

♥♥♥♥ = A lire absolument !

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Les (♥) représentent les demis 

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vers vos vingt ans

Nombre de pages: 289 pages

Maison d’édition: Les Editions Romann, collecte Romannesque

Date de parution (dans cette édition): avril 2019

4ème de couverture:

De retour chez sa mère suite à une rupture amoureuse, Myriam, pour se consoler de la mort de ses grands-parents bien aimés, part en quête de leurs vingt ans et découvre ceux de sa mère, et son incompréhensible secret.

« Anne n’aime pas les souvenirs, ces représentations d’un temps passé qu’on réinvente. Encore moins les photos quand elles sont affectives et racontent nos vies dans des fictions banales, qui se ressemblent toutes. Cette manie d’épier des jours anciens. Cette preuve du temps qui passe, qu’on peut prendre dans ses mains, et regarder en face. Il n’empêche, ces albums, elle les avait gardés. Elle ne pensait pas les montrer à sa fille, mais on ne protège jamais personne contre son gré, alors, aujourd’hui, elle lui a donné les lettres et les albums. Mais elle ne dévoilera rien d’elle. Non, pas de souvenirs, juste aller de l’avant. »

Mon avis: 

Un roman qui aborde le sujet de la passation, de l’héritage que nous recevons de nos parents, de l’histoire que nous portons en nous et des erreurs que nous reproduisons génération après génération. 

On y parle des rapports assez tendus entre une mère et sa fille adoptive qui n’arrivent pas à se parler.  La fille, Myriam, aimerait apprendre à connaître mieux sa mère qui est très secrète et très refermée sur elle-même. Elle sent qu’elle lui cache des choses sur son passé. 

La mère, Anne, quant à elle, essaie de tout maîtriser dans sa vie et surtout ses émotions. Elle fait tout pour ne pas être indispensable à la vie de sa fille et la laisse le plus clair du temps en pension chez ses parents qui sont fous de leur petite-fille. 

Entre jalousie, secrets et incompréhension, l’autrice va tisser une histoire touchante sur une famille d’apparence parfaite mais qui, quand on commence à creuser, révèle bien des drames enfouis.

La plume de l’autrice est très belle et décrit parfaitement les sentiments qu’une mère peut éprouver pour ses enfants. Les personnages sont plus vrais que nature.

Elle a perçu que pour savoir aimer sa fille, il aurait fallu oser s’aimer soi.

Vers vos vingt ans, de Laurence Voïta, page 277

Voyageant entre passé et présent, ce roman poignant est impossible à lâcher avant d’avoir le fin mot de l’histoire!

Ma note:  ♥♥♥♥

[SP]J’ai lu: La pêche mystérieuse d’Anne Noschis

Hello tout le monde !

Je vous retrouve aujourd’hui pour vous parler du roman La pêche mystérieuse de l’autrice Anne Noschis que j’ai eu la chance de recevoir de la part des éditions Slatkine. 

 ♥ = Bof bof, à éviter

♥♥ = Sympa, sans plus

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♥♥♥♥ = A lire absolument !

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la pêche mystérieuse

Nombre de pages: 266 pages

Maison d’édition: Slatkine

Date de parution (dans cette édition): 5 mai 2023

4ème de couverture:

En 1477, Genève est un noeud financier grâce à ses foires et ses banques. Gouvernée par un prince-évêque, l’opulente cité aiguise les appétits des Suisses, vainqueurs des Guerres de Bourgogne et puissance militaire du temps. Non contents d’occuper le Pays de Vaud, les Confédérés menacent d’attaquer et de piller la ville. Pour garantir son intégrité, l’évêque promet d’acquitter une énorme rançon ; la population renâcle, tarde à payer l’impôt. Sur fond de crise intérieure, les pêcheurs de Saint- Gervais font une curieuse découverte dans leurs filets. Antoinaz de Blonay, fille bâtarde et cavalière intrépide, mène l’enquête, hautement périlleuse, au vu des parties en présence. Basée sur des documents d’archives, La Pêche mystérieuse fait la part belle au célèbre tableau de Conrad Witz, La Pêche miraculeuse. Elle mêle traque policière, intrigue à rebondissements et histoire d’une âme. Fresque inédite et inattendue de Genève et des cantons suisses à la fin du XVe siècle dans un Moyen Age crépusculaire, jubilatoire et sulfureux.

Mon avis: 

Un meurtre à élucider et des joyaux qui ont disparu, l’intrigue de base avait déjà tout pour me plaire!

Je n’avais jamais lu de romans d’Anne Noschis et je dois dire que sa plume est étonnamment fluide pour dire qu’elle mêle histoire et enquête dans un même livre.

J’ai trouvé l’histoire vraiment intéressante et j’ai aimé retrouver dans le roman des lieux que je connais bien et qui font partie de l’histoire de la Suisse. Ce roman m’a également appris certains faits d’armes qui s’étaient passés en Suisse et dont j’ignorais tout. C’est ce qui fait le sel de la littérature, entretenir notre culture, tout en passant un moment de pur divertissement!

Antoinaz, l’héroïne, est une jeune femme qui se joue des codes et veut être libre de vivre comme elle l’entend, comme un homme. Son caractère effronté m’a beaucoup plu.

On trouve quelques scènes un peu osées dans ce roman mais abordées de manière très respectueuse pour les femmes (ainsi que pour les hommes), chose que j’ai appréciée. J’ai trouvé ces petits moments coquins plutôt rafraîchissants!

J’avais peur que le langage et les tournures de phrases « de l’époque » soient un frein à ma lecture mais pas du tout, je me suis très vite habituée à la façon de parler des protagonistes.

Un roman policier et historique captivant et envoûtant qui pourrait bien vous surprendre!

Ma note: ♥♥♥♥

Un grand merci aux éditions Slatkine pour l’envoi de ce SP!

J’ai lu: L’été où je suis devenue vieille d’Isabelle de Courtivron

Hello tout le monde !

Je vous retrouve aujourd’hui pour vous parler du récit L’été où je suis devenue vieille de l’autrice Isabelle de Courtivron.

 ♥ = Bof bof, à éviter

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♥♥♥♥ = A lire absolument !

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l'été oÙ je suis devenue vieille

Nombre de pages: 165 pages

Maison d’édition: L’Iconoclaste, collection proche

Date de parution (dans cette édition): 11 mai 2023

4ème de couverture:

Cet été-là, Isabelle de Courtivron s’aperçoit qu’elle a perdu en souplesse et qu’elle s’essouffle plus vite. Elle a du mal à apprivoiser Instagram. Elle se surprend à voir partout, tout le temps, des plus jeunes qu’elle. Qu’est-ce qui lui arrive ? Elle est devenue vieille. Indépendante, voyageuse, féministe, Isabelle de Courtivron était professeure de lettres aux États-Unis. Pourquoi est-elle soudain devenue inaudible, invisible pour les autres ?
Sans fard, elle raconte ce basculement qu’elle n’a pas anticipé. Elle revisite son passé, ses amitiés et ses amours. Un livre émouvant et plein d’autodérision sur le vieillissement au féminin.

Mon avis: 

Une très belle réflexion sur le vieillissement chez les femmes et comment il est perçu par la société. 

L’autrice raconte comment, insidieusement, elle voit le regard des gens sur elle changer, passant de « Madame » à « Ma petite Dame ».

Nul ne doute que les hommes fragilisés par le mythe néfaste de la virilité souffrent eux aussi du basculement dans la vieillesse, dont l’impuissance est l’un des premiers signes concrets, et qui peut les mener au désespoir. Mais les femmes qui ont écrit à ce sujet comparent rarement leur déclin personnel à un déclin plus vaste de la société. Peut-être parce qu’elles n’éprouvent pas la même peur de perdre ne puissance qu’elles n’ont jamais eue.

L’été où je suis devenue vieille, d’Isabelle de Courtivron, pages 122-123

Avec humour et clairvoyance, l’autrice nous raconte ses anecdotes et ses réflexions sur le sujet. Il est vrai qu’en temps que femme, on peut très vite devenir obsédée par le culte de l’image, un certain jeunisme véhiculé par les réseaux sociaux et les magazines.

Isabelle de Courtivron est une femme passionnante et passionnée et j’ai adoré en savoir plus sur sa vie, voir qu’en fin de compte nous ne sommes jamais content(e)s de ce que nous avons, nous ne sommes jamais « assez » mais comprenons, souvent trop tard malheureusement, que nous étions déjà parfaits comme nous étions. 

Ce livre donne envie de croquer la vie à pleine dents et de nous accepter tel(le)s que nous sommes, et ne pas perdre du temps à se scruter dans les miroirs (souvent déformants).

Une belle leçon de vie.

Ma note:  ♥♥♥♥(♥)

J’ai lu: La comtesse de sang de Maurice Périsset

Hello tout le monde !

Je vous retrouve aujourd’hui pour vous parler du roman historique La comtesse de sang de l’auteur Maurice Périsset.

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♥♥♥♥ = A lire absolument !

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la comtesse de sang

Nombre de pages: 258 pages

Maison d’édition: Pygmalion

Date de parution (dans cette édition): 18 avril 2001

4ème de couverture:

Dans le décor somptueux et sombre d’un château isolé, plus de six cents jeunes filles périssent, entraînées tour à tour dans des souterrains immenses et glacés ou innocemment conviées à de fastueuses agapes se terminant par d’affreux carnages. Suppliciées avec la dernière férocité, elles succombent pour le seul et monstrueux plaisir d’un être d’une étrange beauté, au teint de lis, dévoré par des besoins sexuels innommables et un penchant immodéré pour les femmes. Mais pourquoi ? Pourquoi cette folle sanguinaire, cet acharnement à trouver toujours des tortures plus raffinées ? Pourquoi ces chevauchées solitaires et éperdues à travers les forêts pour hurler avec les loups ? Pourquoi cette course désespérée pour tenter d’abolir le temps et retenir éternellement la jeunesse ? On ne connaît guère à travers les âges d’exemples plus horrifiants et plus extraordinaires. Voici, telle qu’elle se déroula véritablement, l’histoire d’Erzébeth Bathory, la comtesse goule de sinistre mémoire, l’effroyable vampire femelle dont la vie et les exactions atroces dépassèrent en cruauté les plus noirs forfaits jamais perpétrés, et qui frappa d’épouvante la lointaine Hongrie du XVIe siècle.

Mon avis:

Ames sensibles s’abstenir!

Dans ce document historique romancé, Maurice Périsset nous raconte l’histoire d’Erzébeth Bathory, jeune femme cruelle et sans cœur qui est obsédée par la peur de vieillir et de voir sa beauté se faner. Une femme qui comprend très vite que la valeur d’une femme à cette époque (1500-1600) est bien plus haute tant qu’elle est jeune et belle. 

Après avoir consulté une sorcière qui lui dit de se baigner dans le sang de jeunes femmes, elle va commencer à faire enlever, torturer et saigner des centaines de jeunes femmes de Hongrie.

Etrangement, elle est partagée entre ses moments de folies meurtrières et l’affection qu’elle porte à ses enfants auxquels elle ne fera jamais le moindre mal.

Ce roman nous offre une immersion totale dans l’horreur et les descriptions des tortures infligées sont parfois à la limite de l’insoutenable. 

On voit comment les personnes du « bas » peuple ne valaient rien à cette époque et que les riches se sentent au-dessus des lois. Comment autant de jeunes femmes ont-elles pu disparaître sans que personne n’intervienne plus rapidement ?

La plume de l’auteur est agréable et fluide, on voit qu’il maîtrise parfaitement son sujet et qu’il s’est énormément documenté (c’est mieux vous me direz) afin de coller au plus près à la réalité. 

J’ai trouvé ce roman très intéressant car j’avais déjà entendu parler des légendes entourant cette femme et j’avais vraiment envie d’en savoir plus. 

Si vous avez le cœur bien accroché et que cette période historique vous intéresse, je ne peux que vous recommander ce livre.

Ma note: ♥♥♥♥

J’ai lu: Au temps des requins et des sauveurs de Kawai Strong Washburn

Hello tout le monde !

Je vous retrouve aujourd’hui pour vous parler du roman Au temps des requins et des sauveurs de l’auteur Kawai Strong Washburn. Il s’agit de son premier roman.

 ♥ = Bof bof, à éviter

♥♥ = Sympa, sans plus

♥♥♥ = Pas mal du tout , j’ai passé un bon moment !

♥♥♥♥ = A lire absolument !

♥♥♥♥♥ = Attention, gros coup de cœur !

Les (♥) représentent les demis 

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au temps des requins et des sauveurs

Nombre de pages:  432 pages

Maison d’édition: Gallimard

Date de parution (dans cette édition): 26 août 2021

4ème de couverture:

En 1995 à Hawaii, au cours d’une balade familiale en bateau, le petit Nainoa Flores tombe par-dessus bord en plein océan Pacifique. Lorsqu’un banc de requins commence à encercler l’enfant, tous craignent le pire. Contre toute attente, Nainoa est délicatement ramené à sa mère par un requin qui le transporte entre ses mâchoires, scellant cette histoire extraordinaire du sceau de la légende. Sur près de quinze ans, nous suivons l’histoire de cette famille qui peine à rebondir après l’effondrement de la culture de la canne à sucre à Hawaii. Pour Malia et Augie, le sauvetage de leur fils est un signe de la faveur des anciens dieux – une croyance renforcée par les nouvelles capacités déroutantes de guérisseur de Nainoa. Mais au fil du temps, cette supposée faveur divine commence à briser les liens qui unissaient la famille. Chacun devra alors tenter de trouver un équilibre entre une farouche volonté d’indépendance et l’importance de réparer la famille, les cœurs, les corps, et pourquoi pas l’archipel lui-même. Avec cet éblouissant premier roman, Kawai Strong Washburn lève le voile sur l’envers du décor hawaiien, à rebours des clichés et du tourisme de luxe. Il offre de ces îles une vision plurielle et bouleversante, servie par un choeur de voix puissant, et livre une histoire familiale unique et inoubliable.

Mon avis: 

Dès le début du roman, nous sommes immergés dans la culture et les croyances hawaïennes et j’ai trouvé cela très dépaysant et vraiment intéressant.

On suit une famille, les parents, Malia et Augie et leurs 3 enfants, Dean, Kaui et Nainoa, qui vivent donc à Hawaii. Ils n’ont pas beaucoup d’argent mais sont heureux quand même car ils croient à leur bonne étoile. 

Le jour où leur fils cadet, Nainoa, tombe à l’eau lors d’une balade en bateau et est ramené sain et sauf par des requins, Malia et Augie pensent qu’il est touché par la grâce et qu’il est destiné à accomplir de grandes choses.

Si Nainoa commence à développer un don certain qui lui permet d’entrer en résonnance avec les autres pour les soulager de leurs maux, il a l’impression que ses parents et tout son entourage en général en attendent trop de lui, il aimerait juste qu’on lui fiche la paix. Au fond de lui, il est persuadé de ne pas mériter toute cette attention et préfèrerait pouvoir vivre tranquillement sa petite vie sans être sans arrêt sollicité. Il souffre du syndrome de l’imposteur même s’il a réellement un certain don mystique.

De son côté, sa sœur Kaui brille dans les études mais ce succès est toujours éclipsé par les « miracles » de Nainoa, entretenant une sorte de rancœur tenace, même si elle adore son frère. Elle n’aspire qu’à quitter Hawaii et à vivre pour elle, sur le continent, sans être « la soeur de ».

Quant au frère aîné, Dean, il est doué au basket mais se perd dans les affres de la drogue et de l’argent facile. Il souffre d’une complexe d’infériorité par rapport à sa soeur qui est si intelligente et studieuse et son frère pour qui tout est si facile car il a été béni par un don.

Les personnages des parents sont également très touchants. Ils aiment bien évidemment leurs trois enfants pareillement mais ne savent pas trop leur montrer, toute leur vie tourne un peu autour de Nainoa.

Malgré toutes les nuits d’insomnie où vous nous assommiez avec vos braillements affamés, malgré tous les trajets en voiture où vous n’arrêtiez pas de hurler, malgré les écorchures, les coupures et les après-midi de larmes au centre commercial, les nuits de fièvre pendant lesquelles je vous serrais contre ma poitrine et sentais les ailes de papillon de vos poumons qui luttaient contre la maladie, les taches de merde sur les draps à Noël et le poignet cassé le soir où nous avions réservé au restaurant pour notre anniversaire de mariage… malgré tout ça, il y avait toujours sous la surface une forme de perfection inouïe. 

Au temps des requins et des sauveurs de Kawai Strong Washburn, page 276

Au temps des requins et des sauveurs est une magnifique ode à la famille et brosse un portrait lucide de l’Etat d’Hawaii pris en tenaille entre modernité et rites anciens. 

L’auteur a une plume magnifique et puissante et je me réjouis de découvrir ses prochains romans.

Un gros coup de cœur!

Ma note: ♥♥♥♥♥

J’ai lu: Les corps conjugaux de Sophie de Baere

Hello tout le monde !

Je vous retrouve aujourd’hui pour vous parler du roman Les corps conjugaux de l’autrice Sophie de Baere dont j’avais adoré le roman Les ailes collées.

 ♥ = Bof bof, à éviter

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les corps conjugaux

Nombre de pages: 320 pages

Maison d’édition: Le Livre de Poche

Date de parution (dans cette édition): 16 février 2022

4ème de couverture:

Fille d’immigrés italiens, Alice Callandri consacre son enfance et son adolescence à prendre la pose pour des catalogues publicitaires et à défiler lors de concours de beauté. Mais, à dix-huit ans, elle part étudier à Paris. Elle y rencontre Jean. Ils s’aiment intensément, fondent une famille, se marient. Pourtant, quelques jours après la cérémonie, Alice disparaît. Les années passent mais pas les questions. Qu’est-elle devenue ? Pourquoi Alice a-t-elle abandonné son bonheur parfait, son immense amour, sa fille de dix ans ?
Portrait de femme saisissant, histoire d’un amour fou, secrets de famille, Les Corps conjugaux, inspiré d’une histoire vraie, explore avec force et poésie l’un des plus grands tabous et notre part d’humanité.

Mon avis: 

Les corps conjugaux, cela parle d’un amour si fort et si évident qu’il devient impossible pour Alice de rester avec son mari Jean et leur fille Charlotte dès lors qu’elle fait LA découverte qui va bouleverser sa vie à tout jamais.

Nous allons donc suivre alternativement Alice (qui est la narratrice), depuis son départ, et sa fille, Charlotte, qui doit apprendre à grandir et à devenir une femme à son tour, sans le regard bienveillant de sa maman. Comment être vraiment épanouie quand on a l’impression de n’avoir pas été assez bien pour que notre mère reste auprès de nous ? 

Le personnage d’Alice est complexe, repoussant et attirant à la fois. A certains moments je la plaignais et à d’autres je l’accablais… mais comment en vouloir à une femme qui ne souhaite qu’une chose: Etre libre d’aimer l’homme de sa vie? Alice est rongée par les regrets et les remords, qui font de sa vie un enfer.

Charlotte m’a donné l’impression d’être une petite fille abandonnée même une fois adulte. Certaines blessures ne peuvent se refermer sans heurts, malgré un père présent et aux petits soins pour elle. Elle vit dans l’ombre d’une mère qu’elle idéalise et haït en même temps. Cherchant elle-même à devenir maman, elle ne comprend pas comment on peut abandonner ainsi son enfant.

J’ai trouvé que cet ouvrage proposait des sujets vraiment intéressants et il bouscule également énormément les codes en abordant un sujet tabou (mais je vous laisserai découvrir de quoi il s’agit).

Sophie de Baere décrit des scènes d’amour et de sexe sans aucune vulgarité, de sa plume fine et délicate, sans tomber dans la mièvrerie pour autant.

Les personnages de Jean, le mari d’Alice, et d’Alexandre, celui de Charlotte, sont en retrait, comme pour laisser la lumière briller sur leur femme. On sent que Jean est désemparé et malheureux mais on ne s’appesantit par sur lui.

Un très beau roman qui pose des questions importantes sur nos aspirations et pulsions ainsi que le sens du sacrifice que nous pouvons avoir pour protéger les gens que nous aimons.

Si j’ai préféré le livre Les ailes collées qui m’avait bouleversée, ce roman-ci est tout de même une excellente surprise!

Dramatique et marquant, à découvrir!

Ma note: ♥♥♥♥

J’ai lu: La souterraine de Sophie Marceau

Hello tout le monde !

Je vous retrouve aujourd’hui pour vous parler du recueil de nouvelles et poèmes La souterraine de l’actrice et autrice Sophie Marceau

 ♥ = Bof bof, à éviter

♥♥ = Sympa, sans plus

♥♥♥ = Pas mal du tout , j’ai passé un bon moment !

♥♥♥♥ = A lire absolument !

♥♥♥♥♥ = Attention, gros coup de cœur !

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la souterraine

Nombre de pages:  160 pages

Maison d’édition: Editions Seghers

Date de parution (dans cette édition): 4 mai 2023

4ème de couverture:

Les treize histoires et sept poèmes qui composent ce livre se répondent et se complètent : d’un décor à l’autre (plateaux de cinéma, jardins d’enfance, hôtels de luxe ou terrains vagues), les héroïnes (filles, jeunes femmes, amantes ou amoureuses, mères ou grands-mères) incarnent chacune à leur manière le sort d’être femme, qu’il s’exprime par un corps, un rôle, un héritage.

Au fil des récits, des fables, des fragments de vie, des poésies, il s’agit toujours de dévoiler un mystère, un secret, la part souterraine… Les mots s’insinuent comme il faut pour toucher ce qu’il y a à toucher, et dire ce qu’il y a à en dire. Avec finesse et intensité. Et c’est un plaisir de plonger dans ces textes – débordants d’imagination, de fantaisie, basculant souvent de l’observation la plus juste à une imprévisible drôlerie.

Mon avis: 

J’avoue avoir été assez déroutée par les courtes nouvelles qui composent ce recueil. On y aborde majoritairement le rapport au corps, le nôtre tout d’abord puis celui des autres. 

Cependant, si le sujet est intéressant et mérite qu’on s’y attarde, j’ai trouvé certaines histoires un peu confuses. En effet, j’avais parfois un peu de la peine à suivre le cheminement de pensées de l’autrice. 

Peut-être que ce n’était pas le bon moment pour moi, je ne sais pas.

La plume de Sophie Marceau est toutefois très belle, on sent qu’elle a une vraie âme de poète. D’ailleurs, ses poèmes sont vraiment bien écrits et particulièrement touchants. Je les ai lus à haute voix et j’ai trouvé qu’ils sonnaient merveilleusement bien. 

On sent qu’elle a mis beaucoup d’elle dedans.

Je vous méprise sourires faux et manipulateurs

Vous êtes la griffe des lâches et des avares

Vous êtes flattés d’être les pires

Et vous bouche dessine un cœur

La souterraine, de Sophie Marceau, page 76

Bref, une plume à découvrir et qui ne laissera certainement personne indifférent même si personnellement j’aurais préféré n’avoir que des poèmes car c’est ce que j’ai préféré dans la prose de l’autrice.

Ma note:  ♥♥(♥)

J’ai lu: Bien sûr que les poissons ont froid de Fanny Ruwet

Hello tout le monde !

Je vous retrouve aujourd’hui pour vous parler du roman Bien sûr que les poissons ont froid de l’autrice Fanny Ruwet. Il s’agit de son premier roman.

 ♥ = Bof bof, à éviter

♥♥ = Sympa, sans plus

♥♥♥ = Pas mal du tout , j’ai passé un bon moment !

♥♥♥♥ = A lire absolument !

♥♥♥♥♥ = Attention, gros coup de cœur !

Les (♥) représentent les demis 

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bien sûr que les poissons ont froid

Nombre de pages: 266 pages

Maison d’édition: L’Iconoclaste

Date de parution (dans cette édition): 30 mars 2023

4ème de couverture:

Vous tenez entre les mains l’irrésistible roman de Fanny Ruwet… Il parle de dépression, de rencontres amoureuses sur les réseaux sociaux, de crise existentielle et d’alcoolisme mondain. Il nous embarque dans une intrigue à couper le souffle. Et évidemment, la fin va vous surprendre.
C’est un livre truffé de blagues, contrairement à cette présentation, son éditeur ayant moins d’humour que son autrice. Vous allez verser quelques larmes, mais surtout rire, beaucoup rire. Et ça, c’est rare en littérature

Mon avis: 

Un roman que j’ai dévoré en plus ou moins 2h, un après-midi, durant la sieste de ma seconde fille.

On y suit une jeune femme, Allie, un peu mélancolique, introvertie (enfin ça dépend des moments) et aux penchants dépressifs (elle a aussi un petit penchant pour l’alcool). Elle se remémore dès la première page du livre le bon temps des conversations MSN. (qui s’en souvient?? MSN ou Caramail avant lui où nous pouvions discuter avec des personnes du monde entier (ou de notre bled) et nous confier comme si nous nous connaissions depuis toujours. Vous noterez d’ailleurs que nous n’avions vraiment pas peur de tomber sur des gens malveillants.) Mais revenons à nous moutons, ou plutôt à Allie qui aimerait retrouver la trace de Nour, un garçon avec lequel elle avait beaucoup discuté online (et avait même fait des déclarations) lorsqu’elle était adolescente. Celui-ci avait disparu des radars du jour au lendemain, laissant Allie désemparée.

Va s’en suivre une enquête pour le moins palpitante en compagnie de son meilleur ami Maxime qui se prend très vite au jeu lui aussi, surtout si cela peut remonter le moral d’Allie.

Il y a pleins de choses comme ça qu’on fait pour la dernière fois, sans s’en rendre compte. On en sacralise beaucoup: le dernier jour au collège, le dernier jour au taf,, le dernier soir des vacances… On en manque beaucoup, aussi. En général, ce n’est qu’après coup qu’on réalise avoir embrassé un amoureux, vu un proche ou entendu une chanson pour la dernière fois. 

Il y a probablement des dernières fois qu’on aurait vécues différemment, si on avait su. On y aurait mis plus d’attente, plus d’intensité. On se serait concentrés le plus fort possible pour ne pas oublier ce moment.

Bien sûr que les poissons ont froid, de Fanny Ruwet, page 33.

Ce livre est truffé d’humour et on a vraiment l’impression d’entendre la narratrice dans notre tête. Sa façon de s’exprimer, son phrasé particulier et très « parlé », tout est fait pour que le roman soit addictif. Les notes de bas de page sont hilarantes, je me suis beaucoup retrouvée dans cet humour un peu sarcastique 😉

Bien que l’autrice soit plus jeune que moi, les références citées, qu’il s’agisse de musique, séries télé, jeux vidéos, etc. sont proches des miennes ce qui fait que j’ai eu l’impression de boire un café avec une copine qui me raconte ses malheurs et ses déboires amoureux.

A noter que ce roman est partiellement autobiographique ce qui le rend d’autant plus attachant.

Un roman qui aborde le thème des rencontres online et les désillusions qui les ont souvent accompagnées. Il parle également de cette génération qui n’a pas vraiment envie de grandir et qui préférerait rester dans son cocon plutôt que d’affronter le quotidien morose et angoissant. 

Un livre que je vais précieusement garder dans ma bibliothèque!

Ma note: ♥♥♥♥♥

J’ai lu: Tant que le café est encore chaud de Toshikazi Kawaguchi

Hello tout le monde !

Je vous retrouve aujourd’hui pour vous parler du roman Tant que le café est encore chaud de l’auteur Toshikazu Kawaguchi

 ♥ = Bof bof, à éviter

♥♥ = Sympa, sans plus

♥♥♥ = Pas mal du tout , j’ai passé un bon moment !

♥♥♥♥ = A lire absolument !

♥♥♥♥♥ = Attention, gros coup de cœur !

Les (♥) représentent les demis 

L’image provient de mon instagram.

tant que le café est encore chaud

Nombre de pages:  240 pages

Maison d’édition: Le livre de poche

Date de parution (dans cette édition): 14 septembre 2022

4ème de couverture:

Dans une petite ruelle de Tokyo se trouve Funiculi Funicula, un petit établissement au sujet duquel circulent mille légendes. On raconte notamment qu’en y dégustant un délicieux café, on peut retourner dans le passé. Mais ce voyage comporte des règles : il ne changera pas le présent et dure tant que le café est encore chaud. Quatre femmes vont vivre cette singulière expérience.

Vendu à plus d’un million d’exemplaires au Japon, traduit dans plus de trente pays, le roman de Toshikazu Kawaguchi a touché les lecteurs du monde entier.

Mon avis: 

Il s’agit d’un roman qui a fait beaucoup de bruit à sa sortie, le « feel good » japonais étant un style assez à la mode en ce moment (avec un chat sur la couverture s’il vous plaît^^).

L’histoire est plaisante et se lit facilement. Il s’agit d’un huis-clos car nous ne changeons jamais de décor ce que j’ai trouvé un peu dommage car le Japon est un pays qui me fait rêver et là nous ne bougeons jamais du café 😉

En effet, on suit dans ce roman un cercle de personnes qui va se retrouver dans un café de Tokyo, le Funiculi Funicula, dont l’une des chaises est spéciale. En effet, en s’asseyant à cette place, vous pouvez retourner dans le passé ou voir le futur (mais toujours en étant assis dans le café – pas possible de se lever)  et seulement le temps que votre café soit encore chaud. Bien évidemment, il y a pléthores d’autres conditions à ce bref voyage dans le temps mais je ne vais pas tout vous dévoiler ici! Les gens se servent de ce « pouvoir » pour revoir un être cher disparu et avoir une dernière discussion avec ou faire passer un message à quelqu’un, en sachant qu’on ne peut changer le passé car cela impacterait le présent.

Si l’idée de base est séduisante et originale, j’ai cependant trouvé certains passages un peu incohérents scénaristiquement parlant et j’ai eu de la peine à comprendre qui était qui dans le café car l’auteur change plusieurs fois d’époque et il est parfois compliqué de s’y retrouver entre tous les prénoms/noms des personnages, l’auteur les appelant alternativement par l’un ou l’autre ce qui avait tendance à m’embrouiller un peu.

De plus, je n’ai pas vraiment réussi à m’attacher aux personnages qui je trouve sont un peu trop survolés.

Certains passages ont cependant su me toucher, comme ce couple dont le mari est atteint d’Alzheimer et qui ne reconnait plus sa femme. Celle-ci se fait passer pour son infirmière pour pouvoir rester auprès de lui…

Bref, j’ai passé tout de même un bon moment de lecture, le style est fluide et l’histoire assez mystérieuse pour nous tenir en haleine. Peut-être que la suite (qui vient de paraître) fera la lumière sur certains aspects de l’histoire que j’ai trouvé trop peu développés. (qui a découvert cette fameuse chaise et ses mystérieux effets, et dans quelles circonstances ? le café qu’il faut boire est-il magique ? est-ce la fille qui prépare le café qui a des pouvoirs?? Vous voyez, trop de questions restent ouvertes 😉 )

Un roman qui remplit parfaitement son office de roman feel good, idéal à emporter en vacances!

Ma note:  ♥♥♥(♥)