J’ai lu: Une journée d’automne de Wallace Stegner

Hello tout le monde !

Je vous retrouve aujourd’hui pour vous parler du roman Une journée d’automne de l’auteur Wallace Stegner. 

 ♥ = Bof bof, à éviter

♥♥ = Sympa, sans plus

♥♥♥ = Pas mal du tout , j’ai passé un bon moment !

♥♥♥♥ = A lire absolument !

♥♥♥♥♥ = Attention, gros coup de cœur !

Les (♥) représentent les demis 

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une journée d'automne

Nombre de pages: 149 pages

Maison d’édition: Gallmeister

Date de parution (dans cette édition): 6 septembre 2018

4ème de couverture:

Suspendue au bras de son mari Alec, Margaret guette avec impatience l’arrivée du train de sa sœur Elspeth, venue d’Écosse pour vivre avec eux dans l’Iowa. Vive et malicieuse, s’émerveillant d’un rien, Elspeth respire la joie de vivre et ne tarde pas à illuminer leur vie de riches fermiers bien installés. Mais alors que l’automne s’annonce, un triangle amoureux se forme peu à peu entre Alec et les deux sœurs. Lorsque survient l’irréparable, celui-ci ne tarde pas à se transformer en piège dramatique. Il faudra alors sauver ce qui peut l’être. Dans ce court roman demeuré inédit en France, Wallace Stegner révèle avec la virtuosité qu’on lui connaît les drames qui se jouent derrière les apparences d’une existence paisible.

Mon avis:

Une histoire plutôt tragique sur la fin programmée d’un mariage. Quand Margaret, mariée avec Alec, accueille sa petite soeur Elspeth dans leur foyer, elle est loin d’imaginer que celle-ci et son mari tomberont fous amoureux. 

Au fil des pages, on sent la tension sensuelle et sexuelle monter entre Alec et Elspeth, même si au début ils font semblant d’ignorer leurs sentiments en égard à Margaret qu’ils ne veulent pas faire souffrir. 

J’ai finalement eu pitié de Margaret qui n’arrive pas à quitter son mari car elle est malgré tout toujours amoureuse (ou du moins elle essaie de s’en persuader). Alec et Elspeth également, qui devront côtoyer la personne qu’ils aiment et qui les aime en retour sans pouvoir vivre leur amour au grand jour. Les trois sont malheureux alors qu’il aurait juste suffit de ne pas se soucier du regard des autres…. et de divorcer, mais à l’époque, cela ne se faisait pas, ce n’était pas socialement acceptable. De plus, malgré tout, Margaret aime profondément sa soeur ce qui rend la situation d’autant plus délicate.

C’est un roman qui se lit très vite, l’écriture est agréable et les ambiances bien décrites mais l’histoire est somme toute assez banale et téléphonée.

Ma note: ♥♥♥

J’ai lu: L’Enchanteur pourrissant de Guillaume Apollinaire

Hello tout le monde !

Je vous retrouve aujourd’hui pour vous parler du conte arthurien L’Enchanteur pourrissant de Guillaume Apollinaire

 ♥ = Bof bof, à éviter

♥♥ = Sympa, sans plus

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♥♥♥♥ = A lire absolument !

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l'enchateur pourrissant

Nombre de pages: 96 pages

Maison d’édition: Libretto

Date de parution (dans cette édition): janvier 2018, première parution en 1909

4ème de couverture:

Première oeuvre achevée qu’Apollinaire destinait à la publication, L’Enchanteur pourrissant – dont la première version date de 1898, mais qui sera publié en 1909 – sera aussi sa seule incursion dans le monde arthurien. Issu des lectures désordonnées du poète qui découvrait à cette époque les romans médiévaux bretons et empreint de sa fascination pour le thème de l’enfant sans père, L’Enchanteur pourrissant est un texte fort et révélateur du talent baroque d’Apollinaire. C’est la rencontre entre Merlin et ce grand poète qui allait faire de L’Enchanteur pourrissant une des pierres les plus atypiques de l’édifice arthurien du XXe siècle.

Mon avis:

Ce livre est un ovni à la croisée entre la pièce de théâtre, le roman historique et un recueil de poèmes. L’auteur y aborde le mythe arthurien avec un humour mordant et beaucoup de sarcasme. 

J’ai eu parfois je l’avoue un peu de peine à le suivre dans ses délires mais j’ai aimé ce texte que j’ai trouvé poétique et touchant d’une certaine manière, avec cet enchanteur qui est mort et qui voit toutes les personnes ou créatures fantastiques qu’il a pu côtoyer durant sa longue vie venir se lamenter sur leur propre sort sur sa tombe.

On y comprend que finalement on vit et on meurt seuls, quelque soit notre degré de « célébrité ». 

J’ai aimé cette incursion de Guillaume Apollinaire dans le monde arthurien et je dois dire que j’aime vraiment sa plume, il faut vraiment que je me plonge dans ses poèmes!

Son écriture – bien que dans ce livre il emploie des termes médiévaux pour coller à la période – est plutôt moderne et fluide. On  sent que l’auteur est très ouvert d’esprit ce qui est une bonne surprise sachant l’époque à laquelle il a vécu.

Bref, un petit livre que je relirai avec plaisir dans quelques années!!

Ma note: ♥♥♥♥(♥)

J’ai lu: Storia – collectif

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Je vous retrouve aujourd’hui pour vous parler du recueil de nouvelles Storia de 17 auteurs de thrillers. Les droits de ce livre sont reversés à l’association ELA pour le soutien aux enfants malades.

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storia

Nombre de pages: 409 pages

Maison d’édition: Hugo Poche

Date de parution (dans cette édition): 15 octobre 2020

4ème de couverture:

Blanche-Neige à Amsterdam, Pinocchio à Los Angeles, le Petit Chaperon rouge à Paris, Boucles d’Or qui tombe en panne là où elle aurait mieux fait de ne jamais s’arrêter, le Petit Bonhomme de pain d’épices en proie à un serial killer trop gourmand mais aussi Peau d’Âne, saint Nicolas, Poucet, Cendrillon et beaucoup d’autres : dix-sept auteurs de thrillers détournent les contes de fées, les légendes et les mythes de notre enfance au profit de l’association ELA.

Mon avis:

Moi qui ne suis pas particulièrement friande de nouvelles, je dois avouer que pour le coup j’ai trouvé la lecture de ce recueil vraiment agréable. En effet, même si certaines nouvelles sont clairement au-dessous (celle de Nicolas Beuglet ou de Christophe Dubourg par exemple), d’autres sortent vraiment du lot, comme la nouvelle « le joyeux Noël d’Otto » de Thomas Enger , « Dur à cuire » de Victor Guilbert ou encore « l’arbre de glace » de Mo Malo que j’ai vraiment trouvées bien menées. 

Globalement j’ai vraiment apprécié les plumes variées des auteurs et le changement de rythme entre chaque histoire. Le thème du recueil étant les contes, on retrouve parfois les mêmes histoires mais abordées différemment ce qui fait tout le sel de ces nouvelles.

J’ai aimé découvrir la plume d’auteurs dont je connaissais le nom mais pas le style. Je pense du coup me plonger (entre autres) dans les romans de Mo Malo prochainement 🙂 

Mon mari m’a offert l’opus 2022 donc je pense qu’il ne traînera pas trop longtemps dans ma pile à lire s’il est à la hauteur de son prédécesseur!! 

Ma note: ♥♥♥♥

J’ai lu: Impunité d’Hélène Devynck

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Je vous retrouve aujourd’hui pour vous parler du témoignage Impunité de l’autrice, scénariste et journaliste Hélène Devynck.

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impunité

Nombre de pages: 272 pages

Maison d’édition: Seuil

Date de parution (dans cette édition):23 septembre 2022

4ème de couverture:

Comme moi, plusieurs dizaines de femmes ont cru que l’époque rendait caduque notre condamnation au silence et possible celle de notre agresseur, l’un des hommes les plus connus de France.

Ça n’est pas ce qui s’est passé. On a été classées sans suite. Mais nos bulles de solitude ont éclaté. On s’est rencontrées, racontées, soutenues. On s’est fait la courte échelle pour surmonter les murs de découragement.

On a parlé plus haut, plus nombreuses.

H. D.

Mon avis:

Ce livre a été une claque pour moi. Je savais bien évidemment le sujet de ce livre avant de l’acheter mais j’en ignorais l’ampleur. J’ignorais que tant de femmes avaient été victimes de Patrick Poivre d’Arvor. Que la chaîne TF1 était forcément au courant mais couvrait son présentateur chouchou. 

Ce récit est centré sur Hélène Devynck bien entendu, car elle y raconte son histoire, son ressenti, sa honte, alors qu’elle est l’une des victimes et que ce n’est pas elle qui devrait se sentir honteuse ni coupable. Cependant, la société tend encore et toujours à être du côté de l’agresseur (présomption d’innocence) jusqu’à preuve formelle du contraire. Pas facile cependant de prouver quoi que ce soit quand on a enduré des attouchements et des viols sur son lieu de travail, qu’on s’est tu de peur de perdre son emploi peut-être ou simplement par honte, et que des années se sont écoulées avant que la vérité puisse enfin franchir la frontière de nos lèvres. Parfois il y a déjà même prescription. 

Hélène Devynck donne également la parole à de nombreuses autres femmes victimes elles aussi du présentateur vedette.

Le même schéma se répétait toujours et encore. Abus de pouvoir. 

Face à n’importe quel autre crime, c’est le criminel que la société exclut. Dès qu’il s’agit de crimes sexuels, c’est la victime qu’on condamne. Ici, à déserter ses ambitions professionnelles, sans penser une seconde que le responsable devrait partir. C’est dit avec bienveillance. C’est pire. 

Impunité, d’Hélène Devynck, page 55

Les mots de l’autrice sont forts, puissants. On ressent son assurance à travers ses paroles. Elle a su se reconstruire, donner un sens à sa vie, non sans mal. Elle a vaincu sa honte et le prouve en portant son témoignage et celui de nombreuses autres femmes à bout de bras.

Ce livre est un cri du cœur, une perche lancée à toutes les victimes de crimes sexuels. N’ayez plus peur. Vous n’êtes pas les coupables, mais les victimes. Parlez. Nous vous croyons.

A lire de toute urgence.

Ma note: ♥♥♥♥♥

J’ai lu: Les sacrifiés de Sylvie Le Bihan

Hello tout le monde !

Je vous retrouve aujourd’hui pour vous parler du roman Les sacrifiés de l’autrice Sylvie Le Bihan. J’ai lu ce livre dans le cadre du prix du Festival du LÀC 2023 duquel je fais partie du jury. Le thème commun aux romans sélectionnés est la passion, sous toutes ses formes.

 ♥ = Bof bof, à éviter

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les sacrifiés

 

Nombre de pages:  384 pages

Maison d’édition: Denoël

Date de parution (dans cette édition): 24 août 2022

4ème de couverture:

« Dans les mots que la vieille femme déposa au creux de son oreille, Encarnación perçut le murmure d’un oracle lointain : “Éloigne de toi ceux que tu aimes, car la nuit les engloutira et tu porteras leur corps…” »À l’âge de quinze ans, alors que la famine sévit dans son Andalousie natale, Juan Ortega quitte sa famille pour devenir le cuisinier d’Ignacio, un célèbre torero. Dans son sillage, à Madrid, New York et Paris, Juan se laisse happer par l’effervescence des années folles. Il croise la route du poète solaire Federico García Lorca et se consume d’amour pour Encarnación, danseuse de flamenco, muse de toute une génération d’artistes et amante d’Ignacio. Mais déjà la guerre gronde et apporte son cortège de tragédies. Hommage passionné à une Espagne légendaire, Les Sacrifiés est un roman d’apprentissage chatoyant qui dépeint la fabrique d’un héros et le prix de la gloire.

Mon avis:

Un roman qui nous fait voyager en Espagne, avant, pendant et après la seconde guerre mondiale. On y suit Juan, jeune cuisinier prometteur issu d’une famille qui s’est distinguée dans l’art de la tauromachie. Juan, lui, ne s’intéresse pas à la corrida et essaie de s’éloigner de ce monde qui est pour lui synonyme de deuil. Il va cependant accepter de devenir le cuistot attitré d’un célèbre torero, Ignacio, amant de la belle Encarnacion.

Tombé sous le charme de cette dernière, Juan va les suivre dans la capitale, à New-York ou encore Paris. Peu à peu, il va s’effacer pour être toujours présent pour Encarnacion, qu’il a promis de servir et de protéger. Dans les soirées mondaines auxquelles il va devoir assister, il va faire la connaissance du célèbre poète Federico Garcia Lorca. 

En une seule image, il parvenait à brosser un la violence et l’absence de beauté du monde moderne. En une strophe, il symbolisait l’audace et la nécessité de la poésie face à ce fracas.

Les sacrifiés, de Sylvie Le Bihan, page 108

J’ai aimé les passages avec le poète car cela donnait vraiment un sentiment de réalité au roman et j’ai aimé en connaître plus sur sa vie trépidante et dramatique à la fois. Cependant, j’ai trouvé que certaines scènes n’apportaient rien au roman, même si elles étaient très bien documentées. On sent que l’autrice est passionnée par son sujet.

Par contre, je dois avouer que le personnage d’Encarnacion m’a passablement agacée, j’ai eu l’impression qu’elle s’apitoyait un peu trop sur son sort, en piétinant les sentiments de Juan, se servant de lui quand ça l’arrange et en ne le traitant pas à sa juste valeur.

Par ailleurs, j’ai trouvé le personnage de Juan un peu trop insipide, un peu trop « chien fidèle ». Il manquait de caractère et s’oublie au profit des autres.

De plus, même si ce roman est une très belle fresque historique et j’ai aimé en savoir plus sur la tauromachie, Federico Garcia Lorca et la situation en Espagne durant cette période, j’ai trouvé certaines scènes un peu longues et la fin m’a un peu déçue. En effet, je me suis dit: « tout ça pour ça » ?

J’ai toutefois été heureuse de découvrir la plume fluide de Sylvie Le Bihan qui a fait un travail de recherche fabuleux et qui a su rendre l’Histoire passionnante malgré tout.

Ma note: ♥♥♥(♥)

J’ai lu: La boîte à magie de Camilla Läckberg et Henrik Fexeus

Hello tout le monde !

Je vous retrouve aujourd’hui pour vous parler du thriller la boîte à magie du duo d’auteurs Camilla Läckberg (que l’on ne présente plus) et Henrik Fexeus, mentaliste.

 ♥ = Bof bof, à éviter

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la boîte à magie

Nombre de pages: 672 pages

Maison d’édition: Actes Sud, Actes noirs (France Loisirs pour mon édition)

Date de parution (dans cette édition):1er juin 2022

4ème de couverture:

Gröna Lund, parc d’attraction incontournable de Stockholm. Entre manèges à l’arrêt et obscurité angoissante, une boîte transpercée d’épées contenant un corps de femme est retrouvée. Pour la nouvelle enquêtrice Mina Dahbiri, l’affaire dépasse les compétences de la police. Vincent Walder, expert en mentalisme et en communication non verbale, accepte de lui prêter main-forte.
S’agit-il d’un tour de magie qui a mal tourné ou d’un tueur machiavélique ? En complément de leurs talents, une visite dans les archives policières devrait aider le duo à trouver des réponses…

Mon avis:

Quelle claque que ce roman! Je l’ai adoré du début à la fin, et pourtant il s’agit d’une sacrée petite brique.

On y suit une inspectrice, Mina, qui enquête sur une série de meurtres que tout rattache à la magie. Cette jeune femme, pleine de TOC, va demander l’aide d’un célèbre mentaliste, Vincent Walder, afin de l’aider à faire le jour sur ces affaires.

Vincent Walder, très doué dans son métier, est pourtant complètement nul dans tout ce qui est de ses propres relations humaines.

Les chapitres s’enchainent à toute vitesse, ils sont courts et vraiment bien rythmés. 

Le duo Mina-Vincent fonctionne vraiment bien et les auteurs nous épargne une amourette qui aurait été vraiment téléphonée et pour le moins déplacée. 

J’ai trouvé les deux héros plutôt intéressants, ils sont pleins de défauts mais vraiment attachants. Ils sont humains, ont des failles. Leurs qualités sont cependant complémentaires et Vincent insuffle à Mina la confiance qui lui fait parfois défaut et elle fait de même avec lui.

Avis toutefois aux âmes les plus sensibles, certaines descriptions sont vraiment gores et j’étais déjà en larme à la fin du premier chapitre… Ce thriller prend aux tripes et joue avec nos émotions!

L’enquête est vraiment passionnante et même si je me suis doutée de la fin avant de la lire, j’ai aimé la façon dont les auteurs sont parvenus à cette conclusion, il n’y a aucune zone d’ombres, tout est expliqué à la fin. J’ai toujours adoré la plume de Camilla Läckberg pour cette raison, et ce roman, bien qu’il soit écrit à 4 mains, ne fait pas exception à la règle. On sent également l’expertise dans tout ce qui est du monde du spectacle d’Henrik Fexeus, qui apporte une originalité et une touche particulière au roman.

Bref, vous l’aurez compris, je n’ai pas pu lâcher ce thriller et me réjouis d’ores et déjà de lire la suite des aventures de nos deux anti-héros 🙂  (enfin, je prie pour retrouver un jour ce duo improbable mais essentiel)

Ma note: ♥♥♥♥♥

J’ai lu: Vivre vite de Brigitte Giraud

Hello tout le monde !

Je vous retrouve aujourd’hui pour vous parler du récit Vivre vite de l’autrice Brigitte Giraud. Elle a gagné le prix Goncourt avec cette autofiction.

 ♥ = Bof bof, à éviter

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vivre vite

Nombre de pages:  208 pages

Maison d’édition: Flammarion

Date de parution (dans cette édition): 24 août 2022

4ème de couverture:

« J’ai été aimantée par cette double mission impossible. Acheter la maison et retrouver les armes cachées. C’était inespéré et je n’ai pas flairé l’engrenage qui allait faire basculer notre existence. Parce que la maison est au coeur de ce qui a provoqué l’accident. « En un récit tendu qui agit comme un véritable compte à rebours, Brigitte Giraud tente de comprendre ce qui a conduit à l’accident de moto qui a coûté la vie à son mari le 22 juin 1999. Vingt ans après, elle fait pour ainsi dire le tour du propriétaire et sonde une dernière fois les questions restées sans réponse. Hasard, destin, coïncidences ? Elle revient sur ces journées qui s’étaient emballées en une suite de dérèglements imprévisibles jusqu’à produire l’inéluctable. À ce point électrisé par la perspective du déménagement, à ce point pressé de commencer les travaux de rénovation, le couple en avait oublié que vivre était dangereux. Brigitte Giraud mène l’enquête et met en scène la vie de Claude, et la leur, miraculeusement ranimées.

Mon avis:

Dans ce livre, l’autrice revient sur les petites choses qui, mises bout à bout, ont peut-être entrainées la mort tragique à moto de son mari, vingt ans auparavant. 

En égrainant une litanie de « et si », elle raconte les faits qui ont précédé le décès de son mari et se demande si elle aurait pu éviter ce drame en prenant d’autres décisions.

J’ai trouvé la plume très belle, précise, presque chirurgicale. Cependant, j’ai trouvé ce récit un peu froid, et un peu trop autocentré. 

A aucun moment elle ne parle des sentiments de son enfant à la perte de son père. De plus, elle se donne trop d’importance, comme si elle aurait pu éviter une chose qui apparemment était écrite ainsi. Après, je comprends bien qu’à sa place, les « et si » tourneraient aussi dans ma tête. A rendre folle.

J’ai eu l’impression qu’elle ne faisait qu’énumérer les choses qui auraient dû/pu se passer autrement et qui auraient pu sauver son mari, laissant un peu de côté finalement les sentiments qui sont pourtant au cœur de tout. 

Je pense que c’est pour ces raisons que je suis un peu passée à côté de ce récit pourtant très bien écrit qui nous fait prendre conscience de la précarité de nos vies. Dommage 😦

Ma note: ♥♥♥

J’ai lu: Votez Charlotte Walsh de Jo Piazza

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Je vous retrouve aujourd’hui pour vous parler du roman Votez Charlotte Walsh de l’autrice américaine Jo Piazza.

 ♥ = Bof bof, à éviter

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♥♥♥ = Pas mal du tout , j’ai passé un bon moment !

♥♥♥♥ = A lire absolument !

♥♥♥♥♥ = Attention, gros coup de cœur !

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votez Charlotte Walsh

Nombre de pages: 384 pages

Maison d’édition: Hauteville

Date de parution (dans cette édition): 2 mars 2022

4ème de couverture:

Je suis une hypocrite. Je suis pétée de thunes et je fais semblant d’appartenir à la classe moyenne. J’ai peur de perdre mon couple et ma famille mais je fais comme si tout allait pour le mieux dans le meilleur des mondes. Je ne fais pas confiance au gouvernement mais je demande aux gens de me faire confiance et de m’élire au gouvernement. Moi-même, je ne me fais pas toujours confiance.

Charlotte Walsh est candidate au Sénat lors d’élections de mi-mandat décisives pour l’avenir des États-Unis. Ébranlée par l’investiture d’un président qui divise et déterminée à changer les choses, elle quitte son poste prestigieux au sein de la Silicon Valley pour retourner, avec son mari et leurs filles, dans sa ville natale de Pennsylvanie et y faire campagne. Une fois la course lancée, Charlotte est sur tous les fronts : son adversaire est capable des manoeuvres les plus fourbes, la presse se montre féroce, et surtout, son mariage bat de l’aile. Lorsque le camp de l’opposition découvre un secret qui menace non seulement sa carrière politique, mais aussi tout ce qui lui est cher, Charlotte doit décider : jusqu’où est-elle prête à aller pour gagner ?

Mon avis:

Ce roman décrypte parfaitement ce que peut être la vie d’une femme qui se lance en politique. 

On la juge sur tout; son habillement, son physique, sa famille, son mari. Tout sauf sur ce qui compte vraiment pour le poste de sénatrice auquel elle aspire, ses idées politiques. 

Ce roman est révélateur de notre société somme toute encore beaucoup trop centrée autour des hommes et du pouvoir qu’ils peuvent avoir et ont de la peine à donner aux femmes.

Une femme puissante fait peur, hé ouais. 

L’écriture de Jo Piazza est incisive, j’ai souvent ri des situations cocasses dans lesquelles se met notre héroïne, qui n’en a rien d’une d’ailleurs. Elle peine à tout concilier, sa vie de famille, sa vie de femme et sa vie professionnelle et publique. elle est tout simplement humaine et vit la même vie que tout le monde, chose qui va lui attirer la sympathie des votants mais également lui valoir des critiques car quand on est une femme, on n’a doublement pas droit à l’erreur dans le monde de la politique. 

Heureusement, Charlotte peut compter sur le soutien de son mari qui va s’occuper des enfants et mettre sa carrière professionnelle (qui était cependant moins importante que celle de sa femme) entre parenthèse, s’érigeant malgré lui en héros qui se sacrifie pour les caprices de gloire de sa femme, alors qu’il est tout simplement heureux qu’elle aille jusqu’au bout de ses idées car il croit en elle. Cependant, on n’est jamais à l’abri des rancœurs quand tous les projecteurs sont tournés vers Charlotte et pas vers le père resté au foyer…

J’ai trouvé que ce roman cassait le mythe de la femme qui se doit de rester en retrait dans le couple et en société et abordait également le thème du couple (avec enfants), qui doit faire face à la routine, la fatigue et aux petites mesquineries. Un couple mis à mal par tous les chamboulements que cette campagne électorale induit.

L’amour, c’était la totalité des moments qui n’avaient rien de merveilleux, les crises surmontées ensemble, et le couple que vous deveniez ensuite.

Votez charlotte Walsh, de Jo Piazza, page 368-369

C’est un roman que j’ai vraiment dévoré et je me suis souvent reconnue dans le personnage de Charlotte qui est vraiment attachant. Elle doute de tout, tout le temps. C’est compliqué pour elle de se « vendre » aux yeux des votants car elle souvent déstabilisée par les critiques acerbes de son concurrent direct, le sénateur sortant qui se présente à chaque fois et qui l’attaque sur sa vie privée et son apparence ou la façon dont elle s’occupe (ou pas) de ses enfants.

Bref, coups bas seront de mise et heureusement que Charlotte saura s’entourer d’une équipe de campagne compétente et impitoyable. 

Un roman vraiment original et passionnant, qui nous en dit pas mal sur l’ambiance aux USA en ce moment.

A lire si le sujet vous intéresse et si vous aimez tout simplement les romans avec des héroïnes un peu badass. 

Ma note: ♥♥♥♥(♥)

J’ai lu: H. de Franck Bouysse

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Je vous retrouve aujourd’hui pour vous parler du roman H. de l’auteur Franck Bouysse.

 ♥ = Bof bof, à éviter

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H.

Nombre de pages: 486 pages

Maison d’édition: Le Livre de Poche

Date de parution (dans cette édition): 4 novembre 2020

4ème de couverture:

« Qui est H. ? D’où vient-il ? Comment a-t-il surgi dans ma vie déjà bien entamée ?
Ce qui ne m’avait jamais effleuré jusqu’alors commence à m’obséder. »
Ainsi débute le journal de John W., embarqué avec l’énigmatique H. dans une expédition sur les traces de l’explorateur Sir John Lucas parti vers l’île de Pâques. Un périple tumultueux comme le seront les errements de Walter Croft, un médecin aliéniste de l’asile de Bedlam et de son étrange patient Jonas… Des bas-fonds de l’East End où rode l’ombre de Jack l’Eventreur aux confins de l’Atlantique et de la forêt amazonienne, Franck Bouysse propose ici un véritable voyage initiatique ciselé comme une intrigue policière.

Paru initialement en trois volumes indépendants, H. est aussi un magnifique hommage aux univers de J. Verne, R. L. Stevenson, C. Doyle ou encore H. Melville.

Mon avis:

Il s’agit là de 3 courts romans regroupés pour ne former qu’un volume. J’ai adoré le premier volume, « Journal de John W.  » qui retranscrit l’expédition de John W. avec le fameux H., homme mystérieux dont on ne sait rien à part qu’il est un grand explorateur doublé d’un anthropologue passionné et acharné. 

On sent de suite que John est fasciné par H., il le suit partout et retranscrit toutes ses pensées dans son journal de bord. Il délaisse d’ailleurs sa femme pour le suivre, au grand désespoir de celle-ci, Mary. J’ai aimé la narration par journal, cela donne un rythme particulier au récit. De plus, j’ai trouvé que ce premier volume avait vraiment une touche de Lovecraft car on sent l’angoisse que ressent John et la folie dans laquelle il verse peu à peu. 

Les deux volumes d’après, « les ruelles sans étoiles » et « la huitième lettre » ont un style un peu différent même s’ils sont très bien écrits eux aussi. S’ils sont dans la continuité direct du premier volume, le narrateur a changé. L’histoire initiée dans le premier volume s’entrecroise avec les crimes commis par Jack l’Eventreur, ce qui rend le tout encore plus angoissant.

Franck Bouysse prouve avec ce roman qu’il est capable de changer complètement de style d’écriture et de type de roman. Sa plume est riche, profonde. Les phrases toujours bien formulées, les ambiances retranscrites avec brio.

Ce recueil est un grand roman d’aventure, avec une touche de science-fiction. Un roman qui se dévore tant on a envie de connaître la finalité de l’histoire. D’ailleurs, ce scénario serait génial en série télévisée, tant le découpage de Franck Bouysse s’y prête parfaitement.

J’ai juste trouvé à des moments qu’on ne comprenait plus trop qui était qui, c’est pourquoi on rate juste la case « coup de coeur », mais vraiment de pas grand chose.

J’ai hâte de lire « l’homme peuplé » du même auteur qui est sorti cet été (pour la rentrée littéraire) car j’ai vraiment envie de me replonger dans sa plume qui sait nous embarquer de la première à la dernière page. Je crois qu’on a tous besoin de s’échapper un peu en cette fin d’année!

Ma note: ♥♥♥♥

J’ai lu: Bass Rock d’Evie Wyld

Hello tout le monde !

Je vous retrouve aujourd’hui pour vous parler du roman Bass Rock de l’autrice Evie Wyld.

 ♥ = Bof bof, à éviter

♥♥ = Sympa, sans plus

♥♥♥ = Pas mal du tout , j’ai passé un bon moment !

♥♥♥♥ = A lire absolument !

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bass rock

Nombre de pages: 336 pages

Maison d’édition: Actes Sud

Date de parution (dans cette édition): 5 janvier 2022

4ème de couverture:

Dans l’Écosse superstitieuse du XVIIIe siècle, Sarah, une jeune fille de quatorze ans traquée pour sorcellerie, est secourue par le pasteur du village. Ils prennent la fuite à travers la forêt mais sont rapidement pris en chasse.
Après avoir épousé un vétéran de la Seconde Guerre mon­diale père de deux enfants, Ruth part s’installer sur la côte écossaise, au bord de la mer du Nord. Dans sa grande demeure, face à l’îlot de Bass Rock et à ses colonies de fous de Bassan, le bonheur semble à portée de main, et pourtant… Les voyages d’affaires de son mari se font de plus en plus fréquents, et l’étrange présence qu’elle perçoit dans la maison ne fait qu’accen­tuer son malaise.
Six décennies plus tard, Viviane, une quadra londonienne un peu paumée, retourne dans la maison de vacances de son enfance. Tandis qu’elle y dresse l’inventaire des biens de son aïeule Ruth, des fragments du passé refont surface, éclairant d’un jour nouveau la légende familiale.
Sarah, Ruth, Viviane, un même destin, à travers les années : une vie circonscrite par les désirs des hommes.
Evie Wyld signe ici une saga ensorcelante, peuplée d’esprits et de fantômes, sur la masculinité toxique et la solidarité des femmes.

Mon avis:

J’ai été très clairement attirée par la couverture de ce roman que je trouve splendide. Et puis, la quatrième de couv’ était alléchante, avec des histoires de femmes à travers les âges qui finissent par se recouper de par leurs ressemblances. De la sorcellerie? Un roman féministe ? Tous les ingrédients étaient présents à priori pour que ce roman me plaise. Et pourtant…

J’ai trouvé ce roman un peu embrouillé. On suit 3 femmes dans 3 époques différentes, on change donc d’époque à chaque chapitre, mais il n’y a pas de titre nous rappelant quand se passe l’action (enfin oui il y a I, II et III qui se réfèrent aux différentes époques mais c’est loin d’être super clair) et je dois avouer avoir eu parfois de la peine à comprendre de qui on parlait, s’il s’agissait encore d’une autre personne ou de la continuité d’un personnage déjà présenté précédemment, surtout dans les chapitres se passant au XVIIIème siècle. 

Je n’ai pas réussi à m’attacher aux personnages, j’ai trouvé le tout très fouillis et c’est bien dommage car le thème du roman était prometteur mais l’autrice m’a égarée en chemin. Les parties que j’ai appréciées sont celles où l’on suit Ruth, une jeune femme timide marié à un homme plutôt aisé et qui doit prendre sa place en tant que belle-mère (son mari a deux fils) et comme femme de la maison, dans un village plutôt fermé avec un prêtre aux manières vraiment insistantes et louches. J’aurais voulu qu’on suive surtout Ruth car c’est le personnage le plus intéressant du roman.

La plume de l’autrice est fluide et poétique, pour moi c’est surtout la manière de présenter les choses qui ne m’a pas vraiment convenu.  Pas un flop total car certains chapitres m’ont vraiment captivée, mais le tout n’était pas assez cohérent à mon goût. Dommage 😦

Ma note: ♥♥(♥)