J’ai lu: Le vallon des lucioles d’Isla Morley

Hello tout le monde !

Je vous retrouve aujourd’hui pour vous parler du roman Le vallon des lucioles de l’autrice Isla Morley. Le vallon des lucioles est son troisième roman mais le premier traduit en Français.

 ♥ = Bof bof, à éviter

♥♥ = Sympa, sans plus

♥♥♥ = Pas mal du tout , j’ai passé un bon moment !

♥♥♥♥ = A lire absolument !

♥♥♥♥♥ = Attention, gros coup de cœur !

Les (♥) représentent les demis 

L’image provient de mon Instagram.

le vallon des lucioles

Nombre de pages:  480 pages

Maison d’édition: Seuil

Date de parution (dans cette édition): 4 mars 2021

4ème de couverture:

1937, Kentucky. Clay Havens et Ulys Massey, deux jeunes photographe et journaliste, sont envoyés dans le cadre du New Deal réaliser un reportage sur un coin reculé des Appalaches.

Dès leur arrivée, les habitants du village les mettent en garde sur une étrange famille qui vit au cœur de la forêt. Il n’en faut pas plus pour qu’ils partent à leur rencontre, dans l’espoir de trouver un sujet passionnant. Ce qu’ils découvrent va transformer à jamais la vie de Clay et stupéfier le pays entier. À travers l’objectif de son appareil, se dévoile une jeune femme splendide, Jubilee Buford, dont la peau teintée d’un bleu prononcé le fascine et le bouleverse.

Leur histoire sera émaillée de passion, de violence, de discorde dans une société américaine en proie au racisme et aux préjugés.

Inspiré par un fait réel, ce roman est une bouleversante histoire d’amour et un hymne à la différence.

Mon avis:

Ce roman m’a vraiment fait voyager, même si finalement on ne bouge pas énormément car le roman se passe presque entièrement dans une petite ville des Appalaches. 

Havens et Massey sont respectivement photographe et journaliste et doivent montrer de quoi est faite la vie des autochtones. 

Tout de suite, ils apprennent l’existence de personnes différentes, qui vivent en retrait de la ville. Effectivement, la famille Buford est un peu spéciale car deux de leurs enfants sont nés avec la peau bleue, tout comme certains de leurs ancêtres. Havens est très vite subjuguée par Jubilee, (la fille donc) qu’il trouve magnifique et mystérieuse. Par respect pour elle et aussi pour la protéger (car des gens mal intentionnés veulent tuer les « ratons bleus » comme ils les appellent), il se refuse de la prendre en photo (en tout cas pas en couleur). 

Les deux partagent la passion de la nature, des animaux, des oiseaux. Jubilee se méfie beaucoup de lui au départ, même s’il l’attire irrésistiblement. Elle a simplement appris à se méfier et à craindre ceux « de la bonne couleur ». Quand on a connu que les menaces et les brimades au quotidien, difficile d’accorder sa confiance ensuite.

J’ai aimé le fait que Havens soit un homme délicat et hyper respectueux envers Jubilee. Il ne la force à rien, jamais. C’est un homme rêveur, introverti et la célébrité ne l’attire pas du tout. Il n’hésite d’ailleurs pas une seconde à mettre en péril sa carrière de photographe (pourtant florissante) pour sauver la famille Buford.

Massey, de son côté, est beaucoup plus opportuniste et a flairé de loin le super scoop qui va lui faire gagner des prix de journalisme… Cela va être la cause d’une violente discorde entre les deux amis.

Ce récit aborde le thème du racisme mais d’une manière différente car les personnes à la peau bleue sont extrêmement rares et ne sont presque pas considérées comme des êtres humains. Ils sont condiérés comme des monstres de foire et ne peuvent prétendre à une vie normale car porteurs de ce maudit gène de la peau bleue. 

La bêtise et l’ignorance des gens est sans limite et ce roman le prouve encore une fois. Il a également eu une résonnance particulière en moi car il est inspiré par un fait divers réel. 

J’ai passé un très beau moment de lecture avec ce roman très visuel. J’ai eu l’impression de marcher dans la forêt avec Jubilee et Havens, de guetter avec eux le terrier des renards… Bref, un roman comme je les aime, qui m’a fait rêver, frémir et voyager. Une belle histoire servie par une écriture précise et sensible.

Une très jolie plume à découvrir!

Ma note: ♥♥♥♥♥


J’ai lu: Mon mari de Maud Ventura

Hello tout le monde !

Je vous retrouve aujourd’hui pour vous parler du roman Mon mari de l’autrice Maud Ventura. Il s’agit de son premier roman.

 ♥ = Bof bof, à éviter

♥♥ = Sympa, sans plus

♥♥♥ = Pas mal du tout , j’ai passé un bon moment !

♥♥♥♥ = A lire absolument !

♥♥♥♥♥ = Attention, gros coup de cœur !

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mon mari

Nombre de pages: 355 pages

Maison d’édition: L’Iconoclaste

Date de parution (dans cette édition): 19 août 2021

4ème de couverture:

« Excepté mes démangeaisons inexpliquées et ma passion dévorante pour mon mari, ma vie est parfaitement normale. Rien ne déborde. Aucune incohérence. Aucune manie. « 
Elle a une vie parfaite. Une belle maison, deux enfants et l’homme idéal. Après quinze ans de vie commune, elle ne se lasse pas de dire  » mon mari « . Et pourtant elle veut plus encore : il faut qu’ils s’aiment comme au premier jour. Alors elle note méthodiquement ses  » fautes « , les peines à lui infliger, les pièges à lui tendre. Elle se veut irréprochable et prépare minutieusement chacun de leur tête-à-tête. Elle est follement amoureuse de son mari. Du lundi au dimanche, la tension monte, on rit,
on s’effraie, on flirte avec le point de rupture, on se projette dans ce théâtre amoureux.

Mon avis:

Ce livre! Mais ce livre! J’ai adoré chaque mot de ce roman. Tout s’imbrique super bien et le récit monte en puissance au fil des pages.

On sent la narratrice (dont on ignore le nom, d’ailleurs, on ignore également le nom de son mari vu qu’elle l’appelle simplement « mon mari ») toujours un peu borderline, prête à péter un plomb. 

Elle est tellement folle de son mari qu’elle ne comprend pas qu’il soit parfois si froid avec elle. Elle qui (selon elle toujours) fait tout pour lui. Alors elle commence à le punir s’il n’a pas les réactions qu’elle aimerait qu’il ait. En allant voir ailleurs. En cachant ses affaires pour lui faire croire qu’il devient fou. 

Elle donne de gros coups de canifs dans le contrat de mariage et fait preuve de beaucoup de mesquinerie à l’encontre de son mari, ce qui laisse à croire qu’elle aime surtout l’idée de l’amour et d’être amoureuse plus que son mari. Elle a des enfants mais ne fait pas grand cas d’eux, elle n’en parle jamais tant toute sa vie tourne autour de son obsession pour son mari. Elle les voit plutôt comme des obstacles entre elle et son mari. Des intrus qui se sont incrustés dans leur parfaite vie de couple.

D’ailleurs, j’ai trouvé le fameux mari plutôt zen avec elle durant tout le roman, je me demandais comment il faisait pour la supporter… mais certaines de ses réactions m’ont également semblées peu sympathiques, comme le fait de l’ignorer ou de la critiquer lors de soirées entre amis, etc. Jamais je ne resterais avec un type pareil !

J’ai développé pendant tout le roman des sentiments ambivalents envers la narratrice qui m’énervait d’un côté mais m’amusait follement également. De plus, on sent qu’elle est au bord de l’implosion durant tout le roman. Elle n’est au final pas vraiment satisfaite de sa vie, malgré ce qu’elle veut nous faire croire. 

Un roman qui sous ses abords satyriques est aussi un parallèle entre la vie des femmes d’aujourd’hui, dévouées à leur homme et leur famille et qui doivent tout gérer en même temps, travail, tâches ménagères, etc., qui ont peur de ne jamais en faire assez – de ne pas être assez – quitte à s’oublier.

Bref, j’ai trouvé ce premier roman parfaitement maîtrisé et la fin m’a surprise mais en bien! La plume de Maud Ventura a su me garder en haleine tout au long de son histoire que j’ai dévorée en à peine deux jours. 

Brillant!

Ma note: ♥♥♥♥♥


J’ai lu: L’intimité d’Alice Ferney

Hello tout le monde !

Je vous retrouve aujourd’hui pour vous parler du roman L’intimité de l’autrice Alice Ferney dont j’avais lu il y a quelques années les bourgeois, que j’avais bien aimé. Quand j’ai lu la 4ème de couverture de celui-ci, j’ai tout de suite eu envie de l’acheter, tant le thème me parlait.

 ♥ = Bof bof, à éviter

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l'intimité

Nombre de pages: 368 pages

Maison d’édition: Actes Sud

Date de parution (dans cette édition): 19 août 2020

4ème de couverture:

Alexandre et Ada forment un couple heureux et s’apprêtent à accueillir un enfant. À l’heure de partir à la maternité, Ada confie son premier-né à leur voisine Sandra, une célibataire qui a décidé de longue date qu’elle ne serait pas mère. Après cette soirée décisive, la libraire féministe garde un attachement indéfectible au jeune garçon et à sa famille. Quelques années plus tard, sur un site de rencontres, Alexandre fait la connaissance d’Alba, enseignante qui l’impressionne par sa beauté lisse et sa volonté de fer…

Sandra, Alexandre, Alba – sur ces trois piliers, Alice Ferney construit son roman : en révélant les aspirations, les craintes, les opinions, les hésitations, les choix de ces personnages, elle orchestre une polyphonie où s’illustrent les différentes manières de former un couple, d’être un parent, de donner (ou non) la vie. S’amusant à glisser des dialogues philosophiques dans une comédie de mœurs, alternant les points de vue pour déplier toutes les réalités d’un projet ou d’une certitude, elle ausculte magistralement une société qui sans cesse repousse les limites de la nature et interroge celles de l’éthique pour satisfaire au bonheur individuel et familial.

Mon avis:

Un livre qui m’a passionnée car il questionne la relation que peuvent avoir une femme et un homme, dans une société très influencée par le patriarcat. 

Alexandre et Ada s’aiment et vont avoir un enfant. Lorsque vient le moment d’accoucher, ils confient leur fils aîné à Sandra, leur voisine. 

Sandra est une jeune femme libre, cultivée, féministe et moderne. Elle a décidé de ne pas se lier durablement avec un homme et de ne pas avoir d’enfants pour ne pas sacrifier sa liberté si durement acquise. 

(…) Elle éduquait trois adolescents. Et pendant ce temps, papa bien peinard s’installait chez sa maîtresse, car il était comme les autres, incapable de vivre seul. Il donnait une bonne pension, nous ne manquions de rien, mais maman n’avait pas le temps pour une seconde vie sentimentale, elle n’avait pas envie de cela, d’ailleurs. J’en ai retenu que les hommes s’octroient une liberté que les femmes ne prennent pas. 

(…) L’amour maternel est leur prison, le jeu dans lequel elles misent tout, un gouffre où se réfugier et se perdre. Pardon de te dire ça, tu connais mes idées, je refuse de m’apercevoir un jour  que ma vie se ramène à celle de mes enfants.

L’intimité, page 75, d’Alice Ferney

Quand Ada meurt en couches (je ne vous spoile pas grand chose, ça arrive dans les 10 premières pages du roman), Alexandre se retrouve avec deux enfants et se lie d’amitié avec Sandra qui lui est d’un grand secours. Leurs discussions sur les relations amoureuses et amicales hommes-femmes sont très enrichissantes pour les deux. J’ai aimé cette amitié qui s’est créée dans l’adversité. 

Pour Sandra, il est clair qu’il ne se passera rien avec Alexandre. Il est bel homme pas du tout son genre. Elle préfère garder son amitié qu’elle chérit. De son côté, Alexandre a des sentiments plus ambigus à son égard.

Alexandre se sent coupable d’avoir insisté auprès d’Ada pour avoir cet enfant. Il a son enfant tant désiré mais a perdu l’amour de sa vie. Il trouve beaucoup de réconfort auprès de Sandra et leurs soirées à refaire le monde sont très précieuses pour lui. 

Quelques années plus tard, Alexandre fait la connaissance d’Alba, maîtresse d’école assez stricte et très ancrée dans ses principes de vie. 

Celle-ci va en faire voir de toutes les couleurs à Alexandre (je ne peux pas vous dire pourquoi sans vous révéler des événements clés du roman) et m’a plus d’une fois agacée. Je me suis souvent demandée que faisait un homme gentil, intelligent et respectueux (et beau mec en plus) avec une nana si coincée qui, bien qu’adorable avec les enfants d’Alexandre, n’est pas toujours tendre (et pas du tout démonstrative) avec son chéri et ne fait pas ou très peu de concessions. 

Bref, j’ai adoré Sandra et Alexandre mais pas tellement Alba mais je pense que c’était la volonté de l’autrice de mettre un personnage un peu moins « normé » dans son roman afin de nous faire réagir et ouvrir des débats.

J’ai ri, je me suis insurgée, j’ai vraiment adoré ce roman qui questionne sur la place des femmes dans la société et leur désir de devenir maman ou pas. (le désir d’enfant des hommes aussi!) Ces enfants qui leur sont parfois imposés au détriment de leur envie profonde, leur intégrité physique ou encore leur santé mentale. De plus, ce roman pose la question de savoir si c’est avoir des enfants qui est important pour les gens ou plutôt avoir des enfants « à eux », une forme d’égoïsme donc.

L’écriture est fluide, sensible, le rythme super bien maîtrisé. Je ne me suis pas ennuyée une seule seconde.

Un roman intelligent qui m’a réfléchir et vibrer. Vivement le prochain!

Ma note: ♥♥♥♥♥


J’ai lu: Tout ce que dit Manon est vrai de Manon Fargetton

Hello tout le monde !

Je vous retrouve aujourd’hui pour vous parler du roman Tout ce que dit Manon est vrai de l’autrice Manon Fargetton dont j’ai récemment adoré le roman « à quoi rêvent les étoiles ». 

 ♥ = Bof bof, à éviter

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tout ce qui dit manon est vrai

Nombre de pages:  416 pages

Maison d’édition: Editions Héloïse d’Ormesson

Date de parution (dans cette édition): 19 août 2021

4ème de couverture:

Au centre, Manon.
Autour, une ronde de personnages, qui projettent sur elle leurs peurs, leurs insécurités et leurs fantasmes.
Ils croient la connaître mieux que personne. Ce sont ses parents, ses frères, son amie au lycée, l’homme qu’elle aime. Et ce sont eux qui vont raconter cette année où tout bascule parce que Manon, seize ans, entame une relation avec un éditeur de bande-dessinée de trente ans son aîné. Elle a du talent. Il va la publier. Ils s’aiment. La femme de l’éditeur aussi l’aime. Les lignes se brouillent, tout se mélange : l’histoire qu’ils vivent et l’écriture de la bande-dessinée, l’admiration, l’amour. Et le passé ressurgit soudain dans le présent.
Rapidement, la mère de Manon refuse ce prétendu amour, cherche à protéger sa fille par tous les moyens, s’expose à la colère adolescente de celle-ci. Deux visions du monde s’affrontent. Deux visions de l’amour. Deux visions de ce que signifie être adulte. Et entre elles, d’autres voix, qui chacune renferme un morceau de la vérité.
Et au centre, Manon.

Mon avis:

J’ai aimé la narration particulière de ce roman, car l’histoire est racontée de tous les points de vue, sauf celui de Manon (à de rares exceptions). A chaque début de chapitre on doit deviner qui est en train de parler (heureusement, l’autrice nous met tout de suite sur la piste). Cela donne une rythme atypique au livre et on voit à quel point tout le monde est sous le charme et adore Manon. J’ai beaucoup aimé en particulier les passages narrés par ses grands frères. On sent vraiment leur attachement au travers de leurs anecdotes. 

Une histoire passionnante sur une relation malsaine entre un adulte (un éditeur de bande dessinées d’une cinquantaine d’année) et Manon, jeune fille de 16-17 ans passionnée par le dessin justement, qui commence à échanger des e-mails et des appels pour le moins évocateurs (du moins pour sa part à lui). 

Gérald, l’éditeur, est un personnage qui m’a vraiment dégoutée. Il est marié mais sa femme (plus jeune que lui) est malade et le laisse aller voir ailleurs pourvu qu’il reste avec elle.  Il agit avec Manon comme un gamin, en la culpabilisant sans cesse et en essayant de l’éloigner de sa famille. C’est un pervers narcissique, un manipulateur. Il est tour à tour tyran ou enjôleur. 

La plus mature des deux est sans aucun doute Manon, qui temporise sans cesse la situation et essaie de ménager ses parents et Gérald. On ne comprend pas trop si elle est vraiment attirée par Gérald ou si c’est juste dans l’espoir de voir sa bande dessinée publiée. 

Les parents de Manon sont fous d’inquiétude et voient d’un très mauvais œil ce cinquantenaire libidineux qui tourne autour de leur fille chérie. (à raison!) 

Bref, au fur et à mesure du récit, on appréhende de mieux en mieux toute l’histoire et la personnalité de Manon dans le prisme du regard de ses proches. Cette dernière a une personnalité très complexe et très intéressante. Elle séduit les hommes (et les femmes) sans même s’en rendre compte, elle a une beauté pure et innocente, même si elle sait aussi très bien jouer de ses charmes. Manon a envie qu’on la comprenne, qu’on l’écoute. C’est pour ces raisons qu’elle tombe dans les filets de Gérald. 

Bref, j’ai aimé le fait que l’autrice souffle le chaud et le froid sur son récit, nous faisant douter, on ne sait plus qui croire à la fin. Manon dit-elle vraiment la vérité ? Et pourquoi remet-on constamment en question la parole des victimes d’abus ? 

Ce roman aborde des thèmes inédits dans la bibliographie de l’autrice (consentement, abus sexuels, harcèlement) et je me demande s’il a une part autobiographique, son héroïne portant le même prénom qu’elle (ou est-ce pour mieux nous embrouiller?), certains détails collants également avec la réalité. 

On sent en tout cas que ce roman a été écrit avec ses tripes et tout son cœur, ce qui lui donne vraiment une aura particulière. 

Edit au 19.10.2021: après avoir lu quelques interviews de l’autrice effectivement il s’agit d’un roman autobiographique bien que romancé. 

Ma note: ♥♥♥♥♥


[SP]J’ai lu: La Chienne-Mère de Simona Brunel-Ferrarelli

Hello tout le monde !

Je vous retrouve aujourd’hui pour vous parler du roman La Chienne-Mère de l’autrice Simona Brunel-Ferrarelli que j’ai eu la chance de recevoir de la part des éditions Slatkine.

 ♥ = Bof bof, à éviter

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la chienne-mère

Nombre de pages: 184 pages

Maison d’édition: Slatkine 

Date de parution (dans cette édition): 6 septembre 2021

4ème de couverture:

Allegra Felice et Sahi sont encore enfants lorsqu’ils adoptent chacun un chiot né dans la ferme familiale. Ce sera Mère, pour elle ; Bandit, pour lui. En grandissant, les jeunes revendiquent leur place dans une société à la violence intrinsèque. Allegra Felice pourra-t-elle y échapper ? Deuxième roman de l’auteure genevoise Simona Brunel-Ferrarelli, La Chienne-mère explore les rapports manqués entre mère et fille, les violences familiales et sociales et l’adoption d’une chienne, dont le sentiment maternel sera un exemple de dignité.

Mon avis:

Un roman très atypique sur la relation entre une mère et sa fille (mais pas que).

Allegra Felice naît dans une famille de rustres, petite dernière attendue mais crainte en même temps par sa mère (elle était sûre de mourir en couches). Ses parents ne sont pas très démonstratifs avec leurs enfants mais s’aiment d’un amour pour le moins violent (dans tous les sens du terme).

Seule l’arrivée de Maryam, avec son fils Sahi qui vont être hébergés contre paiement par la famille d’Allegra Felice va mettre un peu de soleil dans ses journées. Ce petit garçon et elle vont adopter chacun un chien qui vont les suivre comme des ombres. 

Malgré ce que pourrait faire penser son prénom, Allegra Felice est une petite fille plutôt taciturne, qui préfère la compagnie de sa chienne (qu’elle a appelée Mère) à celle de ses semblables. Elle grandit et peu à peu, développe de meilleurs rapports avec sa chienne qu’avec sa propre mère. La chienne Mère est très protectrice envers Allegra Felice. Avec elle à ses côtés, elle se sent pousser des ailes.

Allegra Felice ressent beaucoup de colère à l’égard de sa famille – qui la répulse et l’attire en même temps – et en particulier de ses frères qui sont pour le moins méprisants envers elle. Devenue jeune adulte, elle ne sait toujours pas où est vraiment sa place mais va essayer de s’imposer, de taper du poing sur la table.

J’ai trouvé l’histoire un peu particulière même si certains aspects étaient intéressants (le parallèle entre le comportement du chien et le comportement de la vraie maman). Le chien apparaît plutôt vers le dernier tiers du roman, ce que j’ai trouvé dommage. De plus, la fin m’a parue assez précipitée et certains éléments du récit assez flous. 

J’ai eu de la peine à m’attacher à Allegra Felice et à sa famille encore moins. Une lecture en demie teinte pour moi donc mais peut-être suis-je passée à côté du message que l’autrice voulait nous faire passer.

Ma note: ♥♥


Un grand merci aux éditions Slatkine pour l’envoi de ce SP!

Bilan de mes lectures des mois de mai à août 2021

Coucou tout le monde !

Je reviens aujourd’hui pour vous présenter (enfin!) le bilan de mes lectures des mois de mai à août 2021. Comme j’ai beaucoup de retard dans ces bilans-ci et que j’ai déjà parlé de tous les romans lus, je voulais juste vous faire un petit point sur les bds/mangas lus ces 4 derniers mois!

Toutes les images proviennent de mon instagram.

Mai 2021

Romans lus durant le mois: 10

Mangas lus durant le mois : 2

Bandes dessinées lues durant le mois: 3

bilan lectures du mois de mai 2021

Vous pouvez déjà retrouver sur le blog tous les articles consacrés aux romans lus durant le mois de mai 2021. 

Côté mangas, j’ai continué la jolie série l’atelier des sorciers de Kamome Shirahama que j’apprécie vraiment tant par l’univers que par le trait de crayon. D’ailleurs l’intrigues s’assombrit au fur et à mesure des tomes et ce n’est pas pour me déplaire qu’il y ait un peu plus d’action! 

J’ai également lu le tome 2 des carnets de l’apothicaire de Nekokurage (dessin) et Natsu Hyuuga (auteur) qui est vraiment une belle découverte. Les dessins sont magnifiques et j’adore en apprendre plus sur les poisons, etc. L’héroïne est super attachante!

Niveau bandes dessinées, j’ai terminé la série Dans les yeux de Lya de Cunha et Carbone avec ce 3ème et dernier tome que j’ai vraiment apprécié. L’histoire, le dessin, les personnages, tout est parfait dans cette série que j’ai vraiment adoré. 

J’ai également lu le roman graphique Ta deuxième vie commence quand tu comprends que tu n’en as qu’une de S. Raffieux et Lylian, adapté du roman du même nom écrit par Raphaëlle Giordano. Je n’avais pas lu le roman au préalable donc j’ai vraiment apprécié découvrir cette histoire sous ce format-là. Celle-ci fait beaucoup réfléchir sur le sens que l’on veut donner à nos vies, et la chance qu’on doit savoir se donner et saisir au vol aussi parfois. 

Et pour terminer, et non des moindres, j’ai lu Malgré tout de Jordi Lafebre, une magnifique histoire d’amour entre deux êtres que tout sépare. Elle, très impliquée dans sa fonction de maire de la ville où ils habitent et lui, marin au long cours puis libraire, se laissant vivre et aimant flâner. Elle est mariée et mère de famille, lui est un éternel célibataire (très convoité pourtant car très bel homme). Ils s’aiment depuis très longtemps mais attendrons la retraite pour se l’avouer enfin. Ce roman graphique m’a donné les larmes aux yeux à plusieurs reprises. Les dessins sont sublimes et véhiculent beaucoup d’émotion. J’ai également beaucoup aimé le choix de l’auteur de narrer son histoire en partant de la fin pour arriver au début. Brillant.

Juin 2021

Romans lus durant le mois: 8

Mangas lus durant le mois: 7

Bandes dessinées lues durant le mois: 1

bilan lectures du mois de juin 20221

Vous pouvez déjà retrouver sur le blog tous les articles consacrés aux romans lus durant le mois de juin 2021. 

Un mois riche en lecture de mangas car j’en ai lu 7! J’ai terminé de me mettre à jour dans ma lecture de la série l’atelier des sorciers de Kamone Shirahama en lisant les tomes 6, 7 et 8. Tout s’accélère et j’aime de plus en plus cette saga ! Les personnages se révèlent être de plus en plus attachants de par leurs fragilités (qui sont aussi leurs forces) Vivement la suite!

J’ai lu le tome 39 de Fairy Tail de Hiro Mashima, toujours un plaisir de retrouver cette guilde un peu loufoque aux membres si adorables et complémentaires. 

J’ai également continué la série de la petite faiseuse de livres, par Mia que je trouve toujours aussi chouette. Connaître les différentes manières de fabriquer du papier est toujours super intéressant et l’héroïne commence également à faire du commerce avec d’autres choses comme ses jolies barrettes à fleurs ou son shampoing brillance. Là aussi, tout s’enchaîne de plus en rapidement et j’ai hâte de connaître la suite (qui est dans ma pal d’ailleurs!).

Le tome 7 de it’s my life de Narita Imomushi m’a également beaucoup plu comme d’habitude pour cette série. On en apprend également plus sur la petite sorcière et ses origines. Une série dont on n’entend pas beaucoup parler mais qui mériterait d’avoir plus de succès ! Humour, action et amitié sont au rendez-vous et en plus les dessins sont vraiment soignés. 

J’ai terminé la série The promised Neverland de Kaiu Shirai avec le tome 20 qui clôture cette saga que j’ai A – DO – RE! L’auteur est vraiment arrivé à terminer sa série comme il se doit, ça ne plaira peut-être pas à tout le monde mais pour ma part j’ai trouvé cette fin très satisfaisante. Cette série, plutôt cruelle où des jeunes enfants d’un orphelinat comprennent très vite qu’ils sont en fait du bétail pour des monstres et vont chercher à s’enfuir et à se rebeller est vraiment géniale et je ne peux que vous la recommander. J’ai également lu deux romans tirés de la série et une 3ème dort encore dans ma pile à lire (mais je pense le lire assez rapidement pendant que j’ai encore les personnages en tête).

Niveau bande dessinée, j’ai juste lu Ligne de Flottaison, Carnets de bord de ma croisière Senior de Lucy Knisley qui raconte la croisière que fait l’autrice avec ses grands-parents. Impossible de ne pas être peinée quand on voit son grand-papa perdu et incontinent et sa grand-mère apathique. J’ai trouvé qu’il fallait beaucoup d’amour et de dévotion à sa famille pour partir ainsi avec des seniors pas en grande forme, juste pour leur faire plaisir. Pas un coup de cœur (je n’ai pas trop aimé le dessin) mais une lecture émouvante malgré tout.

Juillet 2021

Romans lus durant le mois: 8

Mangas lus durant le mois : 8

Bandes dessinées lues durant le mois: 0

bilan juillet 2021

Vous pouvez déjà retrouver sur le blog tous les articles consacrés aux romans lus durant le mois de juillet 2021. 

Encore plus de mangas lus en ce mois de juillet ! J’avais déjà fait fort en juin avec 7 mangas lus, j’ai battu mon record en juillet avec 8 mangas lus durant le mois. 

J’ai continué la série It’s my life de Narita Imomushi avec les tomes 8 et 9, qui est également un tome important de la série car on n’y voit quasiment pas le héros! Les autres protagonistes évoluent et font leur possible pour le faire revenir du monde dans lequel il a été envoyé! Vivement la suite!

J’ai également continué le manga Made in Abyss de Akihito Tsukushi avec le tome 9 qui m’a un peu réconciliée avec la série car j’avais trouvé très trouble et un peu confus les deux tomes précédents. Je me demande quand même où veut en venir l’auteur car l’ambiance est de plus en plus sombre et je ne vois pas trop d’issue à l’histoire!

J’ai enfin pu lire le tome 4 de Beyond the Clouds de Nicke dont j’ai du relire le tome 3 car je n’avais plus du tout l’histoire en tête ! J’ai aimé retrouver le dessins si joli et précis de Nicke même si j’ai trouvé que l’histoire n’avançait pas énormément! Je me réjouis toutefois de voir comment va évoluer l’histoire.

Je me suis également remise à jour avec le manga les enfants de la baleine d’Abi Umeda en lisant les tomes 15 et 16 qui m’ont également beaucoup éclairée sur certains points de l’histoire que je trouvais un peu vagues ou pas clairs. Cette série est vraiment spéciale et elle me plaît toujours autant. Une île qui flotte sur la mer de sable et qui utilise la force vitale de ses habitants (tout en leur donnant des pouvoirs incroyables en contrepartie) pour se mouvoir, tout est vraiment original et passionnant. Si jamais, il existe également la série sur Netflix!

J’ai également continué les carnets de l’apothicaire avec le tome 3, cette série est bien partie pour faire partie de mes chouchou de cette année! Les intrigues sont à chaque fois intéressantes et cohérentes et j’aime beaucoup l’ambiance vénéneuse qui règne au sein du « harem » de l’empereur. 

Bon et puis j’ai lu le tome 40 de Fairy Tail 😉 qui il me semble clôture un cycle avec le tournoi des guildes de sorciers 😉 Je me réjouis déjà de découvrir quelle sera la nouvelle mission de la guilde !

Août 2021

Romans lus durant le mois: 7

Mangas lus durant le mois : 1

Bandes dessinées lues durant le mois: 0

Bilan août 2021

Vous pouvez déjà retrouver sur le blog tous les articles consacrés aux romans lus durant le mois d’août 2021. 

Je n’ai lu qu’un manga au mois d’août, mais quel manga!! Il s’agit du tome 1 d’Aria The Masterpiece, de Kozue Amano l’histoire d’une jeune femme qui vit dans un monde futuriste et qui est envoyée sur une planète où est reconstitué la ville de Venise qui s’appelle désormais néo-Venise. Cette jeune femme va vouloir devenir gondolière et va donc suivre des cours pour arriver à ses fins. C’est drôle, poétique, les dessins sont sublimes, ce manga est une invitation au farniente et à la rêverie dont je me réjouis de lire tous les tomes. Une pépite!

Et vous, qu’avez-vous lu dernièrement niveau mangas et BDs ?

A tout bientôt 🙂

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[SP]J’ai lu: Le rituel des fleurs de Danielle Cudré-Mauroux

Hello tout le monde !

Je vous retrouve aujourd’hui pour vous parler du roman Le rituel des fleurs (une enquête de Max Avelar) que j’ai eu la chance de recevoir de la part de son autrice Danielle Cudré-Mauroux.

 ♥ = Bof bof, à éviter

♥♥ = Sympa, sans plus

♥♥♥ = Pas mal du tout , j’ai passé un bon moment !

♥♥♥♥ = A lire absolument !

♥♥♥♥♥ = Attention, gros coup de cœur !

Les (♥) représentent les demis 

L’image provient de mon Instagram.

le rituel des fleurs

Nombre de pages: 161 pages

Maison d’édition: éditions Montsalvens

Date de parution (dans cette édition): juin 2021

4ème de couverture:

Sur la Riviera vaudoise, Marie Leconte disparaît soudainement. Alice, sa petite fille, est élevée par son père Claude Leconte, un riche et célèbre architecte, et sa grand-mère Paulette. Elle grandit entre un père aimant et protecteur et une grand-mère peu affectueuse, au caractère revêche. 
 
Que s’est-il passé pour qu’une femme sans histoire se volatilise sans laisser de trace? S’agit-il d’un accident, d’un crime ou d’une disparition volontaire?
 
Vingt ans plus tard, le mystère de la disparition de Marie Leconte prend une tournure inattendue. 
 
L’inspecteur Max Avelar insiste pour rouvrir le dossier et investiguer avec ses méthodes originales. Grâce à la ténacité de ce policier, par ailleurs grand sentimental et faux dur, à qui on ne peut pas rester insensible, le passé va émerger par petites touches, entraînant le lecteur au cœur d’un drame familial effrayant de non-dits et de rancœurs. 

Mon avis:

J’ai été contactée via un mailing de l’autrice qui me demandais si je souhaitais recevoir son roman afin d’en faire une revue. Bien entendu, j’ai accepté, car j’aime découvrir de nouveaux auteurs suisses!

Ce roman se dit policier mais j’avoue avoir eu de la peine à comprendre où était vraiment l’enquête là-dedans. On suit de loin en loin l’inspecteur Max Avelar (je ne peux pas m’empêcher de penser à la fameuse fondation Max Havelaar quand je lis ce nom) qui est un peu hanté par l’affaire qui nous préoccupe dans ce roman, à savoir la disparition de Marie, jeune femme et maman mariée à un homme aisé, qui disparaît du jour au lendemain sans plus donner de nouvelles, laissant sa fille aux bons soins de sa belle-mère et de son mari.

La belle-mère, parlons-en ! Une vieille (en fait pas si vieille?) acariâtre et jalouse, qui aimerait garder sa petite-fille et son fils rien que pour elle. Toutes ses paroles à l’égard de sa belle-fille sont emplies de venin. 

A part le fait que l’inspecteur a un problème avec la boisson et qu’il sort d’une histoire d’amour malheureuse, on ne sait pas grand chose de lui, et c’est un peu le souci que j’ai eu avec tous les personnages de ce roman. Je n’ai pas réussi à m’attacher à eux. On reste un peu en surface (il faut dire que le roman est assez court également).

Alice, la fille de la disparue, est transparente, elle n’a pas vraiment de caractère et je l’ai trouvée inintéressante, elle manque de nuances. Elle est toujours dans une sorte de victimisation ce qui est un peu agaçant. 

L’intrigue est bien pensée mais j’ai eu de la peine avec certains dialogues qui à mon sens sonnaient un peu faux (qui parle vraiment comme ça dans la vraie vie?). De plus, il n’y pas vraiment d’enquête à proprement parler ce qui m’a un peu étonnée. L’usage d’une grosse ellipse temporelle et le fait que certains actes des personnages restent inexpliqués m’ont un peu laissée sur ma faim.

Je trouve également que l’autrice aurait pu nous éviter une histoire d’amour entre Max Avelar (qui doit quand même frôler les 50 ans vu qu’il doit avoir la trentaine lors de la disparition de Marie) et une jeune femme d’à peine 20 ans, à la recherche de réconfort et d’une figure paternelle. 

Bref, un roman qui se lit facilement et avec plaisir – malgré quelques maladresses tant dans le fond que la forme – et qui donne envie de connaître le fin mot de l’histoire. Je lirai néanmoins volontiers les prochains romans de cette autrice (fort sympathique qui plus est).

Ma note: ♥♥(♥)


Un grand merci à Danielle Cudré-Mauroux pour l’envoi de son livre!

J’ai lu: Belle Greene d’Alexandra Lapierre

Hello tout le monde !

Je vous retrouve aujourd’hui pour vous parler du roman Belle Greene de l’autrice Alexandra Lapierre connue pour ses romans historiques (bien que romancés) toujours bien documentés et passionnants.

 ♥ = Bof bof, à éviter

♥♥ = Sympa, sans plus

♥♥♥ = Pas mal du tout , j’ai passé un bon moment !

♥♥♥♥ = A lire absolument !

♥♥♥♥♥ = Attention, gros coup de cœur !

Les (♥) représentent les demis 

L’image provient de mon Instagram.

belle greene

Nombre de pages: 544 pages

Maison d’édition: Flammarion

Date de parution (dans cette édition): 20 janvier 2021

4ème de couverture:

New York, dans les années 1900. Une jeune fille, que passionnent les livres rares, se joue du destin et gravit tous les échelons. Elle devient la directrice de la fabuleuse bibliothèque du magnat J.P. Morgan et la coqueluche de l’aristocratie internationale, sous le faux nom de Belle da Costa Greene. Belle Greene pour les intimes. En vérité, elle triche sur tout. Car la flamboyante collectionneuse qui fait tourner les têtes et règne sur le monde des bibliophiles cache un terrible secret, dans une Amérique violemment raciste. Bien qu’elle paraisse blanche, elle est en réalité afro-américaine. Et, de surcroît, fille d’un célèbre activiste noir qui voit sa volonté de cacher ses origines comme une trahison. C’est ce drame d’un être écartelé entre son histoire et son choix d’appartenir à la société qui opprime son peuple que raconte Alexandra Lapierre. Fruit de trois années d’enquête, ce roman retrace les victoires et les déchirements d’une femme pleine de vie, aussi libre que déterminée, dont les stupéfiantes audaces font écho aux combats d’aujourd’hui.

Mon avis:

Le personnage de Belle Da Costa Greene m’a vraiment fascinée car elle place sa passion pour les livres et les beaux objets au-dessus de tout. C’est une jeune femme à la personnalité complexe et foisonnante. 

Une femme d’origine afro-américaine mais qui arrive (ainsi que sa mère et ses frères et soeurs) à se faire passer pour blanche (elle s’invente une famille aux origines portugaises – la branche « Da Costa » pour justifier la relative matité de sa peau) en falsifiant ses documents d’identité. 

J’ai trouvé incroyable ou plus exactement vraiment terrible qu’il y ait pu avoir une loi qui disait que si vous aviez un ancêtre noir (une seule goutte de sang noir) vous étiez considéré comme noir aux yeux du monde. Dans une société très raciste et ancrée dans ses traditions pro-blancs, j’ai trouvé très courageux de la part de Belle Greene d’évoluer et de grimper tous les échelons de l’échelle sociale, en temps que femme blanche. 

J’ai adoré la suivre devenir bibliothécaire puis devoir s’occuper grâce à son franc parlé et son culot de la prestigieuse collection de livres (et autres objets d’art) du riche J.P. Morgan qui va la prendre sous son aile. Il va lui laisser les coudées franches pour acheter les livres qu’elle veut aux plus célèbres mises aux enchères, faisant d’elles la femme la plus puissante dans ce domaine d’activité. Elle sait ce qu’elle veut – et surtout ce qu’elle ne veut pas – et ne se laisse jamais marcher sur les pieds. Elle veut le meilleur pour son patron – qu’elle chérit plus que tout au monde (à égalité avec les livres bien sûr) – et se donne les moyens pour l’obtenir – au meilleur prix qui plus est.

Cependant, le poids de ce mensonge sur ses origines lui pèse chaque jour un peu plus, surtout quand elle se rend compte que son père pourrait révéler à tout moment la vérité. Et pour elle, tout s’écroulerait comme un château de cartes. Elle perdrait tout.  Tous ses partenaires commerciaux refuseraient de travailler avec une femme étiquetée comme noire, sans parler de son patron, sa plus grosse peur étant de le décevoir car elle le tient en très haute estime (même si elle pense qu’il se doute peut-être de quelque chose au fond de lui). 

Belle est une femme libre, aux multiples amants, sans jamais se fixer (car elle ne veut pas risquer d’avoir un enfant noir) mais qui vit néanmoins de grandes passions, en particulier avec des hommes mariés. (ainsi elle est sûre que des deux côtés rien de « sérieux » ne se construira).

J’ai adoré ce livre qui m’a emportée dans une ronde folle et qui m’a vraiment passionnée. Tout ce qui touche aux livres m’intéresse particulièrement évidemment mais ce livre traite également de racisme et de féminisme. Bref, c’est un roman riche et palpitant – tiré d’une histoire vraie qui plus est – dont je n’ai pas vu passer les 544 pages!

J’ai adoré voir les photos de Belle Da Costa Greene en fin de roman, ce qui m’a permit de vraiment me l’imaginer. 

Alexandra Lapierre a fourni un travail colossal et brillant pour faire revivre cette héroïne des temps (pas si) modernes. A lire absolument!

 

Ma note: ♥♥♥♥♥


J’ai lu: Ressac de Diglee (Maureen Wingrove)

Hello tout le monde !

Je vous retrouve aujourd’hui pour vous parler du récit Ressac de l’autrice Diglee (de son vrai nom Maureen Wingrove) qui est principalement connue pour ses bandes dessinées et ses romans jeunesse. Inutile donc de vous dire que j’avais vraiment hâte de la découvrir dans un autre registre !

 ♥ = Bof bof, à éviter

♥♥ = Sympa, sans plus

♥♥♥ = Pas mal du tout , j’ai passé un bon moment !

♥♥♥♥ = A lire absolument !

♥♥♥♥♥ = Attention, gros coup de cœur !

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Ressac

Nombre de pages: 163 pages

Maison d’édition: La ville brûle

Date de parution (dans cette édition): 28 mai 2021

4ème de couverture:

Ode à la solitude et à la lenteur, Ressac est le récit d’une fuite. Une fuite géographique d’abord, depuis mon petit appartement lyonnais vers les murs centenaires d’une abbaye bretonne pour une retraite de cinq jours, seule face à la mer. Un départ vers le minéral, les embruns, les nées d’or et de rose. 
Une fuite affective ensuite, puisque ce texte a été écrit après l’accident de voiture qui brisa le corps d’un être cher, clôturant dans le sang deux années d’angoisse passées à le voir progressivement défiguré par sa bipolarité. Cinq jours d’errance iodée, de contemplation béate et de rencontres féminines magiques qui m’ont raccroche au réel, au silence t à la beauté, me rappelant leur importance fondamentale.

Mon avis:

Ce  livre est un hymne à la lenteur et à l’introspection. J’ai beaucoup aimé suivre l’autrice dans sa retraite bretonne et toutes les pensées qui lui ont traversé l’esprit. 

L’autrice part s’isoler dans une abbaye en Bretagne afin de prendre du recul suite à l’accident de voiture dont on a été victime son beau-père. Beau-père qu’elle ne reconnaît plus depuis des années car il souffre de bipolarité. 

Elle conte donc la tristesse qui l’envahit quand elle pense à cet être qu’elle aime si fort mais qui n’existe plus vraiment, tant sa maladie a pris le pas sur sa personnalité originelle. 

En Bretagne, elle va tomber sur d’autres femmes qui elles aussi ont ressenti le besoin de s’isoler et qui vont l’aider à y voir plus clair dans sa vie et à reprendre confiance. En elle et en l’avenir. Cette retraite est pour elle comme une grande respiration dans une vie qui était devenue un peu étouffante.

J’ai beaucoup aimé cette expérience de sororité qu’elle va vivre et les pensées féministes qu’elle met sur papier. 

Ce livre nous fait nous poser des questions sur la place des femmes dans la société, la pression qu’elles ont sur leurs épaules avec le choix d’être mère ou pas, le choix d’aimer qui on veut. 

J’ai trouvé les mots de Diglee choisis avec soin et le vocabulaire utilisé très poétique. 

Un livre qui m’a vraiment fait passer un beau moment de lecture, hors du temps. J’ai eu l’impression le temps de ce texte d’être moi aussi en Bretagne, de sentir le vent sur mon visage et le goût du sel au bout de la langue…. d’entendre le bruit des vagues. 

J’ai également découvert grâce à ce roman que Diglee aime la poésie et elle va d’ailleurs bientôt publier un recueil de poèmes d’autrices exclusivement féminines. Je trouve l’idée brillante, d’autant plus que d’après ses dires (ce qu’elle a écrit sur instagram), certaines poétesses n’ont pas encore été traduites en Français. 

Bref, un très beau récit qui invite à la rêverie et nous fait ralentir dans un monde qui va de plus en plus vite.

Ma note: ♥♥♥♥(♥)


J’ai lu: Vigile de Hyam Zaytoun

Hello tout le monde !

Je vous retrouve aujourd’hui pour vous parler du récit Vigile de l’autrice Hyam Zaytoun. Il s’agit de son premier livre.

 ♥ = Bof bof, à éviter

♥♥ = Sympa, sans plus

♥♥♥ = Pas mal du tout , j’ai passé un bon moment !

♥♥♥♥ = A lire absolument !

♥♥♥♥♥ = Attention, gros coup de cœur !

Les (♥) représentent les demis 

L’image provient de mon Instagram.

vigile

Nombre de pages: 101 pages

Maison d’édition: Le Tripode

Date de parution (dans cette édition): 11 juin 2020

4ème de couverture:

Un bruit étrange, comme un vrombissement, réveille une jeune femme dans la nuit. Elle pense que son compagnon la taquine. La fatigue, l’inquiétude, elle a tellement besoin de dormir… Il se moque sans doute de ses ronflements. Mais le silence revenu dans la chambre l’inquiète. Lorsqu’elle allume la lampe, elle découvre que l’homme qu’elle aime est en arrêt cardiaque.


Avec une intensité rare, Hyam Zaytoun confie son expérience d’une nuit traumatique et des quelques jours consécutifs où son compagnon, placé en coma artificiel, se retrouve dans l’antichambre de la mort

Mon avis:

Savoir qu’il s’agit d’un récit et non d’un roman vous prend dès les premières pages dans un étau d’émotions.

On suit donc Hyam Zaytoun, qui suite à un arrêt cardiaque de son mari, a la présence d’esprit et le tact nécessaire pour lui faire un massage cardiaque en attendant l’arrivée des secours. Elle nous raconte les jours qui suivent, l’attente interminable à l’hôpital, où elle doit gérer ses émotions et celles de ses proches, avec des mots tellement bien choisis. Essayer de ménager au mieux ses enfants.

Impossible de ne pas être touché en plein coeur avec ce récit écrit à fleur de peau, alors que l’homme qu’elle aime est entre la vie et la mort. Un récit court mais terriblement percutant.

On se sent un peu voyeurs mais en même temps on se sent proches de la narratrice. Elle nous raconte sa tristesse, ses regrets de ne pas avoir assez profité de son mari si celui-ci venait à ne pas s’en sortir. Elle s’en veut d’avoir été parfois dure avec lui, de ne pas l’avoir épargné entre les travaux de la maison, les enfants et tout le reste.

Ceux qui te connaissent savent. On ne peut qu’être stupéfait. Tu sembles si solide. Le temps n’a pas de prise sur toi. Tu fais si jeune et les seize ans qui nous séparent l’un de l’autre ne se devinent pas. (…) 

Oui je me sens soudain si coupable. De ne pas t’avoir protégé, pas assez aimé, pas assez regardé. Si j’avais su, est-ce que j’aurais pu? (…)

Vigile de Hyam Zaytoun, pages 28-29

Ce livre nous fait nous rendre compte qu’on a tendance à prendre comme acquise la présence des gens qui comptent pour nous. Ce témoignage est là pour nous rappeler que tout peut basculer d’un moment à l’autre et qu’il faut profiter de chaque instant que la vie nous offre. J’ai lu ce livre dans un état second, il m’a bouleversée.

Un récit magnifique dont je me souviendrai longtemps. 

Ma note: ♥♥♥♥♥