J’ai lu: Madame Hayat d’Ahmet Altan

Hello tout le monde !

Je vous retrouve aujourd’hui pour vous parler du roman Madame Hayat de l’auteur Ahmet Altan.

 ♥ = Bof bof, à éviter

♥♥ = Sympa, sans plus

♥♥♥ = Pas mal du tout , j’ai passé un bon moment !

♥♥♥♥ = A lire absolument !

♥♥♥♥♥ = Attention, gros coup de cœur !

Les (♥) représentent les demis 

L’image provient de mon instagram.

Madame hayat

Nombre de pages: 272 pages

Maison d’édition: Actes Sud

Date de parution (dans cette édition): 1er septembre 2021

4ème de couverture:

Fazil, le jeune narrateur de ce livre, part faire des études de lettres loin de chez lui. Devenu boursier après le décès de son père, il loue une chambre dans une modeste pension, un lieu fané où se côtoient des êtres inoubliables à la gravité poétique, qui tentent de passer entre les mailles du filet d’une ville habitée de présences menaçantes.
Au quotidien, Fazil gagne sa vie en tant que figurant dans une émission de télévision, et c’est en ces lieux de fictions qu’il remarque une femme voluptueuse, vif-argent, qui pourrait être sa mère. Parenthèse exaltante, Fazil tombe éperdument amoureux de cette Madame Hayat qui l’entraîne comme au-delà de lui-même. Quelques jours plus tard, il fait la connaissance de la jeune Sila. Double bonheur, double initiation, double regard sur la magie d’une vie.
L’analyse tout en finesse du sentiment amoureux trouve en ce livre de singuliers échos. Le personnage de Madame Hayat, solaire, et celui de Fazil, plus littéraire, plus engagé, convoquent les subtiles métaphores d’une aspiration à la liberté absolue dans un pays qui se referme autour d’eux sans jamais les atteindre.
Pour celui qui se souvient que ce livre a été écrit en prison, l’émotion est profonde.

Mon avis:

Ce roman est un hymne à l’amour et à la sensualité. 

On y suit Fazil, le narrateur, jeune homme qui se cherche un peu et qui pour se faire des sous à côté de ses études décide de faire le figurant pour des émissions de télévision. Là-bas, il y rencontre la belle Madame Hayat, une femme plus âgée que lui qui l’envoûte immédiatement.

Elle est belle, sûre d’elle, sensuelle à souhait. Il ne connait pas bien les femmes et elle va tout lui apprendre. C’est une femme finalement assez simple, qui aime la nature et les documentaires à la télévision. elle est cultivée et le passionne par ses histoires. Cependant, elle reste évasive et mystérieuse à propos de son passé, ce qui intrigue Fazil. Elle sait au fond d’elle que cette histoire ne peut pas durer car Fazil est un jeune chien fou et qu’il ira tôt ou tard voir ailleurs. Elle ne se fait aucune illusion à ce sujet. 

J’ai adoré les dialogues entre Fazil et Madame Hayat, toujours très philosophiques.

Fazil rencontre peu de temps après la jeune Sila, étudiante studieuse qu’il commence à fréquenter. Il commence donc une double vie où aucune des deux femmes ne se doute pas qu’elle est trompée avec l’autre. 

Sila lui apporte la jeunesse, la franchise, c’est une jeune femme raisonnable et sérieuse. Madame Hayat, quant à elle, met un grain de folie et de fantaisie dans sa petite vie bien rangée d’étudiant. Sila représente le choix de la raison, Madame Hayat le choix du coeur. Saura-t-il faire un choix quand le moment se présentera?

Puis en arrière-fond nous avons tous les problèmes politiques, on sent la tension monter au fur et à mesure du récit. Personnellement, j’ai été totalement subjuguée par le personnage de Madame Hayat, que j’ai trouvé très intéressant de par sa complexité.

Elle était absorbée dans cette solitude qui n’appartenait qu’à elle, qui la divertissait, qui la rendait heureuse, et elle m’avait oublié. Combien de fois, par la suite, je devais la voir se retirer dans cette solitude-là, un sourire satisfait au coin des lèvres. Et quand je lui parlais, elle en sortait aussitôt avec la même sérénité, le même naturel qu’elle y était entrée. La solitude était comme son nid. Elle s’en évadait avec la même grâce qu’un oiseau qui s’envole hors de son nid, ses grandes ailes ouvertes sans le moindre effort. Cette extraordinaire aptitude à la solitude était une autre de ses qualités pour moi inédites, et sa solitude m’enchantait, elle me donnait envie d’y entrer à mon tour. J’aurais voulu que nous ne fussions plus qu’une seule solitude.

Madame Hayat, d’Ahmet Altan, page 66

J’ai aimé la plume de l’auteur, que j’ai trouvée très poétique et fluide. J’ai dévoré ce livre en deux soirées. 

C’est un roman sur les désillusions, l’amour et la beauté de chaque instant dont il faut profiter sans se poser trop de questions. 

Une ode à la vie et à la passion. 

Un très beau roman!

Ma note: ♥♥♥♥(♥)


J’ai lu: Solitudes de Niko Tackian

Hello tout le monde !

Je vous retrouve aujourd’hui pour vous parler du thriller Solitudes de l’auteur Niko Tackian.

 ♥ = Bof bof, à éviter

♥♥ = Sympa, sans plus

♥♥♥ = Pas mal du tout , j’ai passé un bon moment !

♥♥♥♥ = A lire absolument !

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solitudes

Nombre de pages: 252 pages

Maison d’édition: Calmann Lévy 

Date de parution (dans cette édition): 6 janvier 2021

4ème de couverture:

AUSSI ÉPAISSES SOIENT LES BRUMES QUI LES PROTÈGENT,
CERTAINES VÉRITÉS NE PEUVENT ÊTRE OUBLIÉES.
  Élie Martins est garde nature dans le massif du Vercors. Il y a douze ans, une blessure par balle l’a laissé totalement amnésique. Depuis, il s’est reconstruit une vie dans cette région aux hivers impitoyables, aux brumes si opaques qu’elles vous égarent en deux pas.

Alors qu’une tempête de neige s’abat sur le Vercors, des traces étranges mènent Élie jusqu’à l’« arbre taillé », un pin gigantesque dressé comme un phare au milieu de l’immensité blanche. Une femme nue est pendue à ses branches. Cette macabre découverte anime quelque chose sur la toile vierge des souvenirs d’Élie.  LA VICTIME EST UN MESSAGE À SON INTENTION,
IL EN EST CERTAIN. ET IL EST TERRIFIÉ.

Mon avis:

On est de suite plongés dans l’ambiance glaçante de ce roman, ce qui m’a rappelé le roman « quelque part avant l’enfer » du même auteur, que j’avais lu il y a quelques mois.

On suit l’inspectrice Nina Mellinsky qui doit enquêter sur le meurtre d’une femme retrouvée pendue à un arbre au sommet d’une montagne. Elle est épaulée par son coéquipier Charlie (dont je ne me souviens plus le nom de famille). 

J’avoue avoir lu ce roman il y a moins de deux mois et si j’ai passé un chouette moment de lecture sur le moment, je n’en ai plus un grand souvenir, j’ai un peu honte mais c’est un fait. 

Les chapitres sont courts et on alterne entre les moments où l’on suit Nina et ceux où l’on suit Elie Martins, un jeune homme garde nature dans le Vercors, qui a trouvé le corps pendu à un arbre. La victime et la mise en scène lui rappelle des choses de son passé sans qu’il arrive à mettre le doigt dessus. 

J’ai eu beaucoup de mal à m’attacher aux personnages, peut-être de par la brièveté des chapitres et du roman en général. On passe très rapidement d’un sujet à l’autre, d’une manière très cinématographique, ce qui d’un côté accélère le rythme du roman mais fait perdre de l’étoffe aux protagonistes car on passe très peu de temps avec eux, on ne les connait finalement pas vraiment. Même si c’était voulu de la part de l’auteur, j’ai trouvé cela dommage.

L’intrigue est prenante et haletante et j’ai dévoré ce livre en un rien de temps. Cependant, comme je l’ai dit plus haut, je n’arrive plus à me rappeler de l’histoire ni de sa résolution après même pas deux mois, ce que je trouve plutôt alarmant. En effet, pour « quelque part avant l’enfer » j’ai encore bien en tête certains éléments de l’intrigue, ce qui n’est pas du tout le cas pour Solitudes.

Je pense que cette fois-ci, la magie n’a pas opérée sur moi. Je lirai toutefois d’autres livres de cet auteur avec plaisir, tant sa plume est fluide et addictive. Ce n’est pas un flop car j’ai aimé ma lecture sur le moment mais impossible de lui donner une meilleure note vu le peu de souvenirs qu’il m’en reste.

Ma note: ♥♥♥


J’ai lu: Une sortie honorable d’Eric Vuillard

Hello tout le monde !

Je vous retrouve aujourd’hui pour vous parler du roman Une sortie honorable de l’auteur Eric Vuillard, dont j’avais adoré l’ordre du jour (qui avait d’ailleurs reçu le prix Goncourt). Ca rime en plus!

 ♥ = Bof bof, à éviter

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une sortie honorable

Nombre de pages: 208 pages

Maison d’édition: Actes Sud

Date de parution (dans cette édition): 5 janvier 2022

4ème de couverture:

 « Et si je vous en donnais deux? lui lança-t-il.

– Deux quoi? », répondit le ministre français, interloqué, incapable de faire le lien entre la conversation diplomatique, somme toute assez classique qu’il menait à propos de Diên Biên Phu, et cette question à la tournure tout à fait saugrenue.

« Deux bombes atomiques… », précisa le secrétaire d’Etat américain.

Mon avis:

Eric Vuillard aborde cette fois-ci la guerre d’Indochine et comment celle-ci s’est terminée, sur un échec des forces françaises et américaines, et la sortie honorable que celles-ci essaient de trouver. Pour minimiser les pertes et éviter de se ridiculiser encore plus.

C’est une période historique dont je ne savais pas grand chose et dont les manuels scolaires parlent peu il me semble. 

L’écriture est caustique, toujours un brin sarcastique. 

L’auteur détaille point par point le déroulement de la guerre, les mauvaises décisions (déjà la guerre en elle-même pour commencer) et l’embourbement des forces françaises et américaines jour après jour dans leur pétrin. 

Ils étaient trop sûrs d’eux, sûrs de vaincre et de s’imposer à ce peuple de paysans, ils avaient tort.

Eric Vuillard a l’art d’aborder des thèmes politiques avec une sorte de légèreté, je ne dis pas ça du tout d’une manière péjorative, mais il passe par mille chemins en nous racontant des anecdotes saugrenues sur les têtes « pensantes » de cette guerre, qui les renvoient à leur condition humaine, leur enlevant cette aura de puissance. On se demande parfois où veut en venir l’auteur mais tout fait ensuite sens, aucune information n’est superflue.

Lire un livre d’Eric Vuillard, c’est comme ouvrir un livre d’histoire mais en ayant l’assurance de ne pas s’ennuyer. C’est comme avoir droit à aller dans les coulisses, tant on sent le travail faramineux de recherches qu’a dû faire l’auteur.

Le roman est rythmé, les chapitres courts. On n’a pas le temps de s’ennuyer tant les événements s’enchaînent. J’ai appris beaucoup de choses et vous recommande vivement ce livre si cette période historique vous intéresse.

Brillant, encore une fois!

Ma note: ♥♥♥♥(♥)


J’ai lu: Les Exploits d’un jeune don Juan de Guillaume Apollinaire

Hello tout le monde !

Je vous retrouve aujourd’hui pour vous parler du roman Les Exploits d’un jeune don Juan du poète Guillaume Apollinaire (né en 1880 et décédé en 1918).

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les exploits d'un jeune don juan

Nombre de pages: 109 pages

Maison d’édition: folio

Date de parution (dans cette édition): septembre 2002, écrit aux alentours de 1915

4ème de couverture:

 Le jeune Roger ne rêve que de filles et de femmes, de séduction, d’abandons et d’étreintes, d’odeurs et de formes abondantes… Rapidement déniaisé, l’adolescent embrasse, caresse et séduit tout ce qui porte jupon, ne reculant devant aucun fantasme ni aucune perversion pour assouvir ses désirs et parfaire son apprentissage amoureux.

Mon avis:

Dans ce court récit érotique, on suit le jeune Roger, qui ne pense qu’au sexe toute la journée. Il est obsédée par les femmes qu’il admire et respecte profondément (c’est le cas de le dire haha). 

J’ai trouvé ce roman très bien écrit et plutôt émoustillant, surtout quand on pense l’époque à laquelle il a été écrit. J’ai été étonnée de la mention du clitoris et du plaisir que celui-ci suscite chez les femmes, j’avais l’impression que les hommes de cette période historique étaient plus ignorants sur ce sujet, j’avais tort!

L’écriture est moderne, bien rythmée, jamais ennuyante.

Roger est un amant plutôt attentif, même s’il va toujours droit au but et sans s’encombrer de complexes d’aucune sorte. Toutes les femmes y passent, que ce soit ses sœurs ou sa tante, ce qui donne un gros goût de scandale à ce roman. Cependant, même si j’ai levé les yeux au ciel plus d’une fois, j’ai trouvé ce roman plutôt amusant et très divertissant. Je l’ai lu d’une traite.

Ce court roman m’a donné envie d’en lire plus de la plume de Guillaume Apollinaire et j’ai donc acheté l’enchanteur pourrissant que j’espère lire très prochainement. 

Ma note: ♥♥♥♥(♥)


[SP]J’ai lu: Galel de Fanny Desarzens

Hello tout le monde !

Je vous retrouve aujourd’hui pour vous parler du roman Galel de l’autrice suisse Fanny Desarzens que j’ai eu la chance de recevoir de la part des éditions Slatkine. 

 ♥ = Bof bof, à éviter

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♥♥♥ = Pas mal du tout , j’ai passé un bon moment !

♥♥♥♥ = A lire absolument !

♥♥♥♥♥ = Attention, gros coup de cœur !

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galel

Nombre de pages:  136 pages

Maison d’édition: Slatkine

Date de parution (dans cette édition): 24 janvier 2022

4ème de couverture:

Paul, Jonas et Galel aiment la montagne. L’hiver, chacun mène sa vie en plaine; l’été, Jonas et Galel exercent comme guides. ils se retrouvent une fois par an à la Baïta, le refuge tenu par Paul. Un endroit de passage où ils vivent des moments aussi attendus que précieux. Où leur amitié est née. 
 
Dans un monde de rocaille et de silence, Galel déploie le talent brut de son auteure, étoile montante de la littérature romande.

Mon avis:

Il ne se passe finalement pas grand chose dans ce roman, qui est du plutôt de type contemplatif. Mais pas de la contemplation ennuyante ou gnan-gnan. Quand Fanny Desarzens nous décrit les montagnes et la nature, on a l’impression d’y être. On sent l’air frais et vivifiant sur notre visage, on respire l’odeur des fleurs, l’humidité de la rosée du matin. Même les silences entre les différents protagonistes ont un écho dans la montagne.

Dans cette histoire, on suit donc trois hommes plutôt taiseux, perdus dans leur quotidien toute l’année mais qui se retrouvent chaque été, car deux d’entre eux, Galel et Jonas, sont guides de montagne et le dernier, Paul, tient un refuge, la Baïta, où les marcheurs peuvent s’arrêter pour manger et/ou dormir. 

Dans ce roman, tout en finesse et délicatesse, on ressent les émotions des personnages et leur attachement mutuel sans que les mots n’aient besoin de franchir la frontière de leurs lèvres. 

On sent qu’ils sont les repères du temps qui passe pour les autres, de la fuite du temps, qui abîme les corps et les âmes. Ils ont ce besoin de se retrouver chaque été mais ne se voient pas le reste de l’année. 

Galel est en quelque sorte la mascotte du trio. Rêveur, toujours un peu dans la lune et de bonne humeur, c’est un peu le ciment du groupe. Comme les deux autres, il ne se livre pas facilement et n’aime pas montrer ses faiblesses.

Et puis il y a Galel. Au début quand ils parlaient de lui, Jonas et Paul le surnommaient jeune Galel. Mais en fait il a presque le même âge qu’eux. Il est plus petit, c’est vrai, mais il pèse plus lourd. Il est trapu et il est plus solide qu’eux. Mais c’est lui qui a l’air doux. A côté de lui on voudrait décrire Paul en disant qu’il est costaud et on voudrait parler de Jonas en disant qu’il est sec. Galel est plus robuste que Paul et marche mieux que Jonas. Mais quand on pense à lui on pense: il est doux. Et en fait, le bon mot, celui qu’il faudrait utiliser pour parler de Galel, c’est réconfortant. 

Galel de Fanny Desarzens, page 36

J’ai trouvé leur amitié un peu maladroite mais tellement touchante. On sent que malgré tout, ils sont très solidaires et dépendent un peu des uns et des autres.

Vers le milieu du livre, on sent qu’il y a un basculement qui pourrait mener à un drame. Jusqu’au bout, on ne sait pas ce que l’autrice réserve à ses personnages. 

J’ai trouvé ce roman très bien écrit, les tournures de phrases sont poétiques et j’ai apprécié la plume de l’autrice. Le roman est écrit comme un seul et grand chapitre de 135 pages. Cela donne une impression d’urgence au roman, comme si on n’avait pas le temps de faire une pause entre les chapitres.

Son cours nombre de page fait qu’on le dévore d’une traite, complètement immergés dans l’histoire. 

Bref, vous l’aurez compris, j’ai adoré ce roman! A découvrir si vous aimez les histoires d’amitié et de montagne 🙂

Ma note: ♥♥♥♥♥


Un grand merci aux éditions Slatkine l’envoi de ce SP!

[SP]J’ai lu: Brume rouge de Nicolas Feuz

Hello tout le monde !

Je vous retrouve aujourd’hui pour vous parler du roman Brume rouge de l’auteur Nicolas Feuz que j’ai eu la chance de recevoir de la part des éditions Slatkine & Cie. On ne présente plus le procureur du canton de Neuchâtel!

 ♥ = Bof bof, à éviter

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brume rouge

Nombre de pages:  236 pages

Maison d’édition: Slatkine & Cie

Date de parution (dans cette édition): 24 février 2021

4ème de couverture:

Qui veut tuer Greta Thunberg ? Un tueur en série sévit entre Paris et Genève. Ses victimes ont toutes un point commun, elles se prénomment Greta.

Chargé de l’enquête, le procureur Jemsen est empêtré dans une procédure disciplinaire : il a fait libérer une de ses proches, activiste écologiste. Très vite, le meurtrier est identifié. Mais son nom correspond à celui d’un petit garçon décédé de longue date. Un assassin fantôme. 
 
Une fable écologique aussi violente qu’efficace. Nicolas Feuz au sommet de son art.

Mon avis:

Le roman commence très fort avec une scène choc. Tout de suite, on comprend que les années d’écriture n’ont pas assagi le procureur Nicolas Feuz, bien au contraire 🙂

J’ai retrouvé avec beaucoup de plaisir le procureur Norbert Jemsen, que j’avais trouvé un peu absent dans le tome précédent. Dans cet opus, on est de nouveau centrés sur le duo Flavie (sa greffière)-Norbert et j’avoue que cela m’a beaucoup réjouis. De plus, j’ai adoré retrouver l’enquêteur Daniel Garcia déjà présent dans les premiers romans de l’auteur. Cet entrelacement entre les différents romans de l’auteur forment une grande fresque qui se complète au fur et à mesure et je trouve cela très intéressant. J’aime la cohérence entre ses différents romans, comme si les personnages continuaient à vivre entre chaque ouvrage. J’aime retrouver son univers, c’est un peu comme retrouver des amis

J’ai aimé comme d’habitude l’alternance passé-présent entre les différents chapitres. Ceux-ci sont d’ailleurs plutôt courts, comme d’habitude chez Nicolas Feuz. 

L’écriture est rythmée, nerveuse. Impossible de le lâcher avant la fin, je l’ai dévoré en deux sessions de lecture!

A chaque page on retient notre souffle en se disant … « non mais il ne va tout de même pas oser! » Ah mais si, il ose, et comment !! L’auteur va toujours plus loin dans le dérangeant et le « spooky ». De plus, il sème par ci par là de fausses pistes qui nous font partir dans tous les sens et jamais je ne me serais doutée de la fin!

La seule critique que je pourrais avoir est qu’il y a beaucoup de descriptions des lieux, ce n’était pas dérangeant pour moi qui connaît bien Neuchâtel et ses environs mais pour les lecteurs qui ne sont pas de la région, je pense que cela peut parasiter un brin le récit.

On découvre une autre facette de Norbert Jemsen car dans ce roman il a (enfin!) une compagne. Il se livre enfin un peu, laisse entrer quelqu’un dans son intimité, lui qui a du s’inventer une vie après avoir pris la place de son frère (qui était mort dans un attentat à Neuchâtel dans le premier tome de la saga, pour ceux du fond qui n’ont pas suivi). On sent qu’il commence à trouver à trouver un certains équilibre dans son travail (heureusement que Flavie est là pour compenser et corriger ses gaffes) et dans sa vie privée.  

De son côté, Flavie essaie de se remettre de tous les drames qui ont jalonné sa vie et de se reconstruire. Elle est comme d’habitude d’une aide précieuse à Jemsen pour l’aider dans son enquête sur le tueur qui massacre à l’arme lourde toutes les filles se prénommant Greta.

Bien entendu, impossible de nier le message écologique mais celui-ci n’est pas du tout moralisateur. Comme dans tout, les extrêmes ne sont jamais bénéfiques. 

Ce roman est un vrai page-turner qui nous happe dans une spirale infernale. Le final est à couper le souffle! Vivement la suite!

Ma note: ♥♥♥♥(♥)


Un grand merci aux éditions Slatkine & Cie pour l’envoi de ce SP!

J’ai lu: La papeterie Tsubaki + La République du bonheur d’Ogawa Ito

Hello tout le monde !

Je vous retrouve aujourd’hui pour vous parler des romans La papeterie Tsubaki et sa suite La République du bonheur de l’autrice japonaise Ogawa Ito que j’ai empruntés à la bibliothèque où travaille ma maman. 

 ♥ = Bof bof, à éviter

♥♥ = Sympa, sans plus

♥♥♥ = Pas mal du tout , j’ai passé un bon moment !

♥♥♥♥ = A lire absolument !

♥♥♥♥♥ = Attention, gros coup de cœur !

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la papterie Tsubaki et la république du bonheur

Nombre de pages:  402 pages /  282 pages

Maison d’édition: Philippe Picquier

Date de parution (dans cette édition): 15 avril 2019 /  20 août 2020

4ème de couverture de La papeterie Tsubaki:

Hatoko a vingt-cinq ans et la voici de retour à Kamakura, dans la petite papeterie que lui a léguée sa grand-mère. Le moment est venu pour elle de faire ses premiers pas comme écrivain public, car cette grand-mère, une femme exigeante et sévère, lui a enseigné l’art difficile d’écrire pour les autres.
Le choix des mots, mais aussi la calligraphie, le papier, l’encre, l’enveloppe, le timbre, tout est important dans une lettre. Hatoko répond aux souhaits même les plus surprenants de ceux qui viennent la voir: elle calligraphie des cartes de vœux, rédige un mot de condoléances pour le décès d’un singe, des lettres d’adieu aussi bien que d’amour. A toutes les exigences elle se plie avec bonheur, pour résoudre un conflit, apaiser un chagrin.
Et c’est ainsi que, grâce à son talent, la papeterie Tsubaki devient bientôt un lieu de partage avec les autres et le théâtre de réconciliations inattendues. »

Mon avis:

Ces deux romans m’ont vraiment dépaysée et m’ont fait voyager au Japon, pays que je rêve de visiter. J’ai décidé de ne vous faire qu’une revue pour les deux romans car comme il s’agit d’une duologie (du moins pour le moment) j’ai eu peur de vous spoiler en vous faisant deux revues distinctes et de plus, les deux romans suivent la même trame donc je n’ai pas trouvé utile de vous faire deux critiques.

On y suit donc Hatoko, une jeune femme célibataire qui a repris la boutique de calligraphie familiale après le décès de sa grand-mère, dite « l’aînée ». C’est cette grand-mère plutôt stricte et à la discipline de fer (même pour elle-même) qui l’a élevée suite à l’abandon de sa génitrice. On déroule au fil des romans le fil des souvenirs d’Hatoko avec sa grand-mère et on sent que malgré quelques ressentiments à son égard, elle a surtout des regrets de n’avoir pas su lui dire tout son amour et son admiration. 

Le métier de cette jeune femme est donc d’écrire des lettres pour le compte d’autres personnes, sur commande. J’ai aimé le fait qu’à chaque fois on trouve les lettres retranscrites telles quelles en Japonais, on peut y voir les différentes calligraphies qu’elles peut adapter selon les personnes à qui elle écrit et suivant l’émotion qu’elle veut transmettre à travers ses écrits. Tout est important: le papier employé, la plume ou le stylo utilisés, la façon d’écrire. Elle arrive à transformer son écriture pour que celle-ci colle au mieux avec la personnalité de la personne pour le compte de laquelle elle écrit. 

J’ai aimé le fait qu’elle fasse des parallèles entre les courriers qu’elle doit écrire pour des tiers et ses propres expériences de vie. Hatoko met tout son coeur dans son métier et est très méticuleuse. 

J’ai trouvé ces anecdotes de sa vie d’écrivaine publique très intéressante et un peu désuètes. J’ignorais totalement qu’il existait ce genre de métier à vrai dire! 

J’ai aimé voir l’évolution de l’héroïne au fil de ces deux romans, même si j’avoue avoir préféré le tome 1 qui était plus centré sur son métier tandis que le second était plus axé sur sa vie et son entourage. Les deux tomes se complètent plutôt bien finalement! Tous les personnages de ces romans sont plutôt attachants, en particulier la voisine d’Hatoko, une femme d’un certain âge, pleine de vie et à la vie amoureuse plutôt mouvementée. 

J’ai aimé la plume de l’autrice qui est plutôt poétique mais jamais ennuyante. Les descriptions des paysages et des lieux sont précises et on arrive très bien à se les représenter. Bon et puis inutile de vous dire que les protagonistes passent leur temps à manger des plats qui ont tous l’air plus succulents les uns des autres donc cela m’a fait monter plus d’une fois l’eau à la bouche!! Le rituel du thé est également très présent, un thé spécial et différent pour chaque occasion ou chaque état d’âme. J’ai trouvé ce parallèle entre la nourriture et les émotions très intéressant.

Dans ces deux romans on trouve de l’humour, de l’amitié, de l’amour mais également des moments plus mélancoliques mais sans jamais verser dans le pathos. C’est une lecture qui met plutôt de bonne humeur et donne du punch. 

Et bien entendu, je vais tout de même signaler que j’ai adoré les couvertures de ces deux romans et je trouve qu’en règle générale les éditions Picquier ont vraiment des visuels attirants et font un super travail éditorial. 

Si un troisième tome venait à sortir je pense que je le lirais également volontiers tant la plume de l’autrice a su m’emporter et me faire voyager sans quitter mon fauteuil.

Ma note: ♥♥♥♥


J’ai lu: Bye Bye Blondie de Virginie Despentes

Hello tout le monde !

Je vous retrouve aujourd’hui pour vous parler du roman Bye Bye Blondie de l’autrice Virginie Despentes qui trainait depuis bien trop longtemps dans ma pile à lire 😉 

 ♥ = Bof bof, à éviter

♥♥ = Sympa, sans plus

♥♥♥ = Pas mal du tout , j’ai passé un bon moment !

♥♥♥♥ = A lire absolument !

♥♥♥♥♥ = Attention, gros coup de cœur !

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bye bye blondie

Nombre de pages:  342 pages

Maison d’édition: Grasset

Date de parution (dans cette édition): 18 août 2004

4ème de couverture:

« Une fille qu’on rencontre en HP n’est pas une fille qui rend heureux. Il voulait jouer contre le reste du monde, avoir raison contre toutes les évidences,
il pensait que c’était ça l’amour. Il voulait prendre ce risque, avec elle, et qu’ils arrivent sur l’autre rive, sains et saufs. Mais ils réussissent juste à s’entraîner au fond. Il est temps de renoncer… »
Gloria a été internée en hôpital psychiatrique. Contre toute attente, la punkette « prolo » y a rencontré Éric, un fils de bourgeois aussi infréquentable qu’elle ; ils se sont aimés comme on s’aime à seize ans. Puis la vie, autant que les contraintes sociales, les a séparés. Vingt ans après, à nouveau, leurs chemins se croisent.
Portrait d’une femme blessée aux prises avec ses démons, traversée des années punk, chronique d’un amour naufragé, Bye Bye Blondie est sans doute le livre le plus émouvant de Virginie Despentes.

Mon avis:

J’ai été de suite embarquée dans cette histoire, moi qui craignait un peu la plume de cette autrice dont j’avais beaucoup entendu parler mais sans jamais oser me lancer. 

Et bien j’ai été très agréablement surprise par cette histoire où l’on suit Gloria, jeune femme perdue, extrême dans toutes ses réactions, alcoolique et psychotique, qui retrouve des années après son premier amour Eric, qui entretemps, a fait fortune en devenant une star de la télévision. 

J’ai été touchée par la détresse de Gloria. On sent qu’elle a envie d’y croire encore malgré tout. De croire au prince charmant. De se sentir spéciale pour quelqu’un. Que quelqu’un croie en elle et ne la voit pas juste comme une looseuse alcolo qui n’a rien su faire de sa vie. 

C’est une jeune femme à fleur de peau, qui a tendance à laisser sa colère dicter toute sa vie. Il s’agit pourtant d’une personne intelligente mais qui se retrouve malgré elle victime d’un cercle vicieux d’autodestruction. Quand elle retrouve sa lucidité elle se dégoûte et recommence à boire… et à agir de manière impulsive et inconsidérée. C’est plus fort qu’elle.

Eric, de son côté, est une homme qui a réussi sa vie même si finalement la célébrité l’a laissé plutôt esseulé. Il n’a pas vraiment d’amis et sait que la plupart de ses connaissances ne seraient plus là s’il ne devait plus être célèbre. Il est plutôt secret. Retrouver Gloria des années après leur séparation est comme un bol d’air frais pour lui, même si Gloria n’est pas facile à vivre. Il veut prendre soin d’elle et qu’elle sorte de sa spirale infernale de violences en tous genres. 

J’ai aimé les personnages de ce roman que j’ai trouvés très attachants, leur rugosité les rends vrais. La plume est fluide, les mots bien choisis. C’est un roman dans lequel on plonge et qu’on ne peut refermer qu’après l’avoir terminé. Un hymne au passage à l’âge adulte et aux choix de vie que l’on peut faire durant ses années déterminantes…. ce roman nous apprend qu’il n’est – en principe – jamais trop tard pour changer son destin.

Une histoire triste et touchante qui m’a donné envie de lire d’autres livres de cette autrice!

Ma note: ♥♥♥♥


J’ai lu: S’adapter de Clara Dupont-Monod

Hello tout le monde !

Je vous retrouve aujourd’hui pour vous parler du roman S’adapter de l’autrice Clara Dupont-Monod. 

 ♥ = Bof bof, à éviter

♥♥ = Sympa, sans plus

♥♥♥ = Pas mal du tout , j’ai passé un bon moment !

♥♥♥♥ = A lire absolument !

♥♥♥♥♥ = Attention, gros coup de cœur !

Les (♥) représentent les demis 

L’image provient de mon instagram.

s'adapter

Nombre de pages:  171 pages

Maison d’édition: Stock

Date de parution (dans cette édition): 25 août 2021

4ème de couverture:

C’est l’histoire d’un enfant aux yeux noirs qui flottent, et s’échappent dans le vague, un enfant toujours allongé, aux joues douces et rebondies, aux jambes translucides et veinées de bleu, au filet de voix haut, aux pieds recourbés et au palais creux, un bébé éternel, un enfant inadapté qui trace une frontière invisible entre sa famille et les autres. C’est l’histoire de sa place dans la maison cévenole où il naît, au milieu de la nature puissante et des montagnes protectrices ; de sa place dans la fratrie et dans les enfances bouleversées. Celle de l’aîné qui fusionne avec l’enfant, qui, joue contre joue, attentionné et presque siamois, s’y attache, s’y abandonne et s’y perd. Celle de la cadette, en qui s’implante le dégoût et la colère, le rejet de l’enfant qui aspire la joie de ses parents et l’énergie de l’aîné. Celle du petit dernier qui vit dans l’ombre des fantômes familiaux tout en portant la renaissance d’un présent hors de la mémoire. Comme dans un conte, les pierres de la cour témoignent. Comme dans les contes, la force vient des enfants, de l’amour fou de l’aîné qui protège, de la cadette révoltée qui rejettera le chagrin pour sauver la famille à la dérive. Du dernier qui saura réconcilier les histoires. La naissance d’un enfant handicapé racontée par sa fratrie. Un livre magnifique et lumineux.

Mon avis:

Un roman OVNI où se sont les pierres des murs entourant une maison qui prennent la parole et qui nous racontent la vie d’une famille dont le 3ème enfant est né lourdement handicapé. 

A partir du pronostic des médecins, on va suivre alternativement l’aîné et la cadette, qui  ne vivent pas du tout la présence de leur petit frère de la même façon. Puis, dans un dernier temps, on va suivre le petit dernier de la famille, né bien des années plus tard. 

Le fils aîné va tout d’abord avoir de la répulsion vis-à-vis de son petit frère puis il va ressentir le besoin viscéral de prendre soin de lui, comme pour s’excuser de toutes les mauvaises pensées qu’il a pu avoir à son égard. Il va presque s’oublier et ne pas avoir de vie sociale pour être le plus possible auprès de son petit frère et lui rendre la vie plus douce.

La fille cadette, quant à elle, ne veut rien savoir de ce frère diminué qui selon elle gâche tout, et qui a cassé la dynamique parfaite de leur famille. Elle regrette de ne plus pouvoir jouer autant avec son frère ainé – qu’elle adule – car celui-ci est accaparé de manière presque obsessionnelle par leur petit frère. Elle passe le moins de temps possible à ses côtés et essaie de s’échapper en voyant des amis dès qu’elle en a l’occasion.

Le petit dernier, qui n’a pas connu ce frère bien qu’il soit toujours présent par bien des manières, vit un peu mal le fait d’être celui qui est là pour réparer, pour remplacer le membre manquant de la famille. Choyé par ses parents, il a de la peine à trouver sa place dans la famille, il a l’impression d’usurper la place de son frère disparu. 

Parfois son père ébouriffait ses cheveux avec une tendresse alarmée, une brusquerie qui révélait une crainte, celle de le voir partir, comme s’il fallait le retenir, lui, le dernier, parce que avant lui il y avait eu la souffrance et après lui il n’y aurait rien. Il se tenait dans un entre-deux. Il était à la fois un nouveau départ et une continuité, une fracture et une promesse.

S’adapter de Clara Dupont-Monod, page 127

J’ai trouvé ces trois témoignages touchants à leur manière. On n’arrive très facilement à se mettre à leur place et à comprendre le pourquoi du comment de leurs sentiments, même les plus ambivalents, car ils sont si humains finalement. J’aurais aimé avoir également l’avis des parents mais je comprends que l’autrice voulait se concentrer sur le ressenti des enfants avant tout. 

Le fait que les narratrices soient des pierres ne m’a pas dérangée, j’ai trouvé que cela donnait une certaine distance au récit tout en lui insufflant une certaine aura magique. La plume de l’autrice est atypique et très poétique. J’ai aimé sa sensibilité. 

Un récit lumineux qui vous arrachera certainement quelques larmes et qui aborde des thèmes très forts comme l’handicap, le deuil et la résilience sans jamais tomber dans le pathos. 

Ma note: ♥♥♥♥(♥)


[SP]J’ai lu: Mamma Roma de Luca Di Fulvio

Hello tout le monde !

Je vous retrouve aujourd’hui pour vous parler du roman Mamma Roma de l’auteur Luca Di Fulvio que j’ai eu la chance de recevoir de la part des éditions Slatkine & Cie. 

 ♥ = Bof bof, à éviter

♥♥ = Sympa, sans plus

♥♥♥ = Pas mal du tout , j’ai passé un bon moment !

♥♥♥♥ = A lire absolument !

♥♥♥♥♥ = Attention, gros coup de cœur !

Les (♥) représentent les demis 

L’image provient de mon Instagram.

mamma roma

Nombre de pages:  685 pages

Maison d’édition: Slatkine & Cie

Date de parution (dans cette édition): 9 septembre 2021

4ème de couverture:

Après New York, Venise ou Buenos Aires, Luca Di Fulvio a choisi Rome pour décor, sa ville natale, l’endroit où il écrit tous ses livres. L’action se passe en 1870, l’année où est née l’Italie. Dans cette ville-monde encore occupée par les troupes françaises, où s’affrontent monarchistes et républicains, trois personnages se croisent, se perdent et se retrouvent. Il y a Pietro, qui veut changer la vie avec un appareil photo, Marta, l’enfant de la balle, et Nella, l’improbable comtesse républicaine. Pietro et Nella sont orphelins. Rome va les adopter.

Mon avis:

J’ai adoré chaque page de cette petite brique où on ne s’ennuie pas une seule seconde tant chaque détail est important. On y suit principalement 4 personnages: Nella, une comtesse qui a adopté un orphelin, Pietro. Marta, une jeune femme qui vit la vie d’un cirque itinérant et qui a été prise sous son aile par le vieux Melo, un taiseux qui étrangement sait parler aux chevaux comme personne.

Le roman prend place en Italie et plus précisément à Rome où gronde la guerre civile entre les partisans de l’Italie libre et les états pontificaux. J’ai aimé en savoir plus sur cette période historique de l’Italie dont j’ignorais tout.

C’est au milieu de toute cette agitation que nos 4 protagonistes vont se retrouver à Rome, ville de toutes les promesses et de tous les nouveaux départs. 

Comme dans tous ses romans, Luca Di Fulvio sait insuffler un supplément d’âme à ses personnages, il arrive à leur faire prendre vie et on a vraiment l’impression de retrouver des amis à chaque fois qu’on se replonge dans le livre. On tremble pour ses héros, on se fait du souci pour eux. Je trouve sa faculté à nous intéresser à ses personnages tout-à-fait étonnante.

Je suis passée par toutes les émotions avec ce roman. Il est poignant et passionnant. 

Pietro est un jeune homme très intelligent avec une sensibilité particulière. Il est très doué en photographie et sait capter l’essence même de chaque situation. Sa plus grande peur est de décevoir Nella, sa mère adoptive, qu’il admire plus que quiconque au monde. 

Marta, quant à elle, est une jeune femme indépendante et un peu sauvage, qui rêve de grandes causes et d’égalité pour toutes et tous. Elle a envie de compter, d’apporter sa pierre à l’édifice dans la « libération » de Rome. Elle adore celui qu’elle considère comme son père, Melo, qui l’a accueillie comme une fille au sein du cirque itinérant dont il fait partie. Elle est prête à prendre tous les risques pour ses idéaux.

Ses deux solitudes vont se rencontrer et s’apprivoiser peu à peu. 

Dans ce roman, on retrouve des thèmes qui sont chers à l’auteur comme la lutte contre les violences faites aux femmes et la volonté de trouver toujours une certaine grâce dans tous ses personnages, même les plus retors. (enfin certains sont vraiment irrécupérables quand même) Rien n’est jamais tout noir ou tout blanc, tout est nuancé.

Un roman que je vous recommande chaudement si vous aimez les romans d’aventure, d’amour et d’amitié avec en bonus l’Histoire italienne en toile de fond. Brillant!

Ma note: ♥♥♥♥♥


Un grand merci aux éditions Slatkine & Cie pour l’envoi de ce SP!