[SP]J’ai lu: Passeport pour l’oubli de Geoffroy de Clavière

Hello tout le monde !

Je vous retrouve aujourd’hui pour vous parler du roman Passeport pour l’oubli de l’auteur suisse Geoffroy de Clavière que j’ai eu la chance de recevoir de la part des éditions Slatkine.

 ♥ = Bof bof, à éviter

♥♥ = Sympa, sans plus

♥♥♥ = Pas mal du tout , j’ai passé un bon moment !

♥♥♥♥ = A lire absolument !

♥♥♥♥♥ = Attention, gros coup de cœur !

Les (♥) représentent les demis 

L’image provient de mon Instagram.

Nombre de pages: 320 pages

Maison d’édition: Slatkine 

Date de parution (dans cette édition): 16 mai 2024

4ème de couverture:

Paris, février 2014. Simon La Brosse est un homme heureux jusqu’au jour où il aperçoit son épouse, Roxane, embrasser un inconnu, place de l’Alma. C’est le point de départ d’une machination machiavélique, avec l’assassinat sauvage de certains de ses proches. Mise en scène brutale ? Conspiration savamment organisée ? L’étau diabolique se resserre autour de sa famille. En parallèle de l’enquête policière qui peine à démarrer, Simon tente de trouver des réponses avec l’aide d’une amie journaliste. Dans ce thriller haletant entre Paris, Londres, Rome et Los Angeles, et qui débute par le tsunami de 2004 (plus de 200 000 victimes), les secrets du passé ressurgissent dans une vie pourtant banale avec des effets dévastateurs. Mensonges, culpabilité et rédemption emmènent les lecteurs dans un suspense insoutenable, un étourdissant jeu de pistes finement ciselé.

Mon avis:

Simon La Brosse est un homme qui a réussi. Il a tout pour être heureux: Une galerie d’art florissante, une charmante épouse, Roxanne, et une belle fille avec laquelle il a tissé une saine relation.

Il tombe donc des nues lorsqu’il surprend sa femme enlacée avec un autre homme dans la rue. Après les avoir suivis jusqu’au studio photo de Roxanne où il a dans l’idée de les confronter, il va se faire assommer, ainsi que sa femme. Simon se réveillera, mais son épouse est plongée dans le coma.

Quand des personnes qui lui sont proches commencent à être assassinées, Simon comprend que son passé le rattrape. Un passé qu’il avait cherché à tout prix à oublier.

Un roman entraînant qui nous fait voyager de Paris à Los Angeles en passant par l’Italie afin de remettre en place toutes les pièces du puzzle.

L’enquête est menée par le commissaire Bosch et son équipe qui se montrent assez incompétents quant à la résolution de cette enquête. Heureusement, Simon pourra compter sur Rana, une amie journaliste de sa femme, pour l’épauler dans ses investigations et sa soif de vérité, sur les traces de son passé.

Un thriller haletant qui parle de vengeance, de rédemption et de regrets et qui m’a fait passer un très bon moment de lecture.

Ma note: ♥♥♥(♥)

Un grand merci aux éditions Slatkine pour l’envoi de ce SP!

J’ai lu: Une belle vie de Virginie Grimaldi

Hello tout le monde !

Je vous retrouve aujourd’hui pour vous parler du roman Une belle vie de l’autrice Virginie Grimaldi.

 ♥ = Bof bof, à éviter

♥♥ = Sympa, sans plus

♥♥♥ = Pas mal du tout , j’ai passé un bon moment !

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♥♥♥♥♥ = Attention, gros coup de cœur !

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Nombre de pages: 384 pages

Maison d’édition:  Le livre de poche

Date de parution (dans cette édition): 2 mai 2024

4ème de couverture:

Emma et Agathe Delorme ont grandi l’une contre l’autre, mais sont pourtant très différentes. La plus jeune, bordélique et ardente, a toujours pris toute la place dans le bain, dans la chambre et dans le cœur de sa grande sœur. Après cinq ans d’un silence inexpliqué, Emma donne rendez-vous à sa cadette dans la maison de vacances : Mima, leur grand-mère adorée, n’est plus. Il faut vider les lieux et faire le tri dans les souvenirs. Elles ont une semaine pour tout se dire et rattraper le temps perdu. Les sœurs Delorme parviendront-elles à réparer le passé ? Dans la beauté de cet été au Pays basque, où leur enfance cogne à la porte, résonne la force de leur histoire.

Mon avis:

Deux sœurs, Emma et Agathe, qui ont 5 ans de différence , vont se retrouver après de nombreuses années sans se voir pour des dernières vacances dans la maison de feue leur chère grand-maman, avant la vente de ladite maison, emplie de leurs souvenirs d’enfance.

Au fil des jours, elles vont se confier l’une à l’autre et se rapprocher malgré leurs différents. Des secrets ressurgissent et leur lien qui s’était distendu avec les années se resserre à nouveau.

Les chapitres alternent les points de vue d’Emma et Agathe, dans le présent mais également dans le passé pour nous aider à comprendre leur relation et leur vécu.

Ce roman m’a touchée car il aborde la force du lien entre sœurs (ou dans une fratrie en général). L’autrice dénonce également le mal que certains parents peuvent faire à leurs enfants en les maltraitant, leur laissant à vie des séquelles.

Emma a souffert d’être la grande car elle devait montrer l’exemple et s’était donné comme mission inconsciente de toujours prendre soin et protéger sa petite sœur, faisant toujours passer ses rêves et désirs au second plan.

Agathe, de son côté, en a assez d’être la petite qui n’arrive jamais à être à la hauteur de sa grande sœur qu’elle admire tant.

Petite sœur. C’est ce que je suis. Je suis née petite sœur, je mourrai petite sœur. Je suis intimement persuadée que la position dans la fratrie empreint, voire détermine, l’adulte que l’on devient. Je serais sans doute autre si j’avais été l’aînée. Le premier trace le sillage, remplit tout l’espace, aspire toute l’attention. Les parents penchés sur son existence, les inquiétudes qui l’entourent, la puissance des premières fois. Pour beaucoup, la famille naît au premier enfant. Les suivants l’agrandissent, lui la fonde. Il endosse une importance et une responsabilité que ne peuvent connaître ceux qui suivent. Eux débarquent dans un espace occupé. L’attention est déjà partagée, les inquiétudes allégées, les premières fois déjà éprouvées. Ils ont un modèle pour se construire, en fonction de ou en opposition à. Leur caractère se définit en réaction, en comparaison: ils font plus de bruit ou moins de vagues, sont plus ceci ou moins cela. J’ignore quelle place est la plus enviable. Chacune a ses avantages et ses inconvénients. je sais juste que je suis la seconde, la dernière, la petite, celle d’après, et que je l’ai profondément, viscéralement, ressenti toute ma vie.

Une belle vie, de Virginie Grimaldi, pages 55-56.

Virginie Grimaldi arrive à chaque fois à inventer des personnages plus vrais que nature et leurs dialogues qui fusent font mouche à chaque fois. Un vrai bonheur de lecture!


De plus, j’ai aimé retrouver des clins d’œil aux autres romans de l’autrice.

Un livre qui a su bouleverser mon petit cœur de maman de deux filles qui ont elles aussi 5 ans d’écart. 

Ma note: ♥♥♥♥♥


J’ai lu: Nos silences ne sont pas des chansons d’amour de Tom Noti

Hello tout le monde !

Je vous retrouve aujourd’hui pour vous parler du roman Nos silences ne sont pas des chansons d’amour de l’auteur Tom Noti. 

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Nombre de pages: 243 pages

Maison d’édition: La Trace…

Date de parution (dans cette édition): septembre 2020

4ème de couverture:

Si vous n’aviez qu’un ami, mais qu’il était fan de karaoké… Si vous n’aviez qu’un frère, mais qu’il était parti vivre sa passion loin de vous… Si vous n’aviez qu’une passion, mais que la vie l’avait mise en sourdine… Et si vous receviez des textos de votre mère, mais qu’elle était pourtant morte depuis des années…

Mon avis: 

Le narrateur, Aldino, 35 ans, est issu d’une famille d’immigrés italiens et a grandi à l’ombre de son frère prodigue de 10 ans son aîné, Primo. Ce frère à qui tout réussi, à commencer par sa brillante carrière de footballeur, alors qu’Aldino a toujours rêvé de faire de la musique, sans jamais avoir le courage de l’avouer à sa famille pour qui le foot est sacré.

Peut-être que nos parents sont notre premier miroir, celui qui détermine notre narcissisme ou nos névroses.

Nos silences ne sont pas des chansons d’amour, de Tom Noti, page 145.

Aldino se cherche et cumule les échecs. De plus, il est incapable de faire durer une relation amoureuse, finissant toujours par faire fuir les femmes qu’il fréquente.

Cet antihéros est touchant dans ses maladresses et sa façon de ne se sentir à sa place nulle part, que ce soit au travail ou dans sa famille. Même adulte, il reste un petit garçon qui a l’impression qu’on ne lui a pas donné l’amour et l’attention qu’il méritait.

Lorsque des sms semblant avoir été écrits par sa défunte maman lui parviennent, sa vie prend un tournant plutôt inattendu.

Ce roman questionne notre rapport au bonheur et ce qu’il faut avoir pour le trouver. Apprendre à s’écouter et s’affranchir du regard des autres pour être simplement et entièrement soi.

Un livre doux et tendre qui se savoure comme un bonbon. L’émotion est présente tout au long des pages de cette merveilleuse histoire.

Un coup de cœur qui confirme que j’adore la plume de Tom Noti!

Ma note: ♥♥♥♥♥

J’ai lu: TransPlanté de Joseph Gorgoni

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Je vous retrouve aujourd’hui pour vous parler du livre TransPlanté de l’auteur et humoriste Joseph Gorgoni. 

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Nombre de pages: 208 pages

Maison d’édition: Favre

Date de parution (dans cette édition): novembre 2023

4ème de couverture:

« Je crois que c’est Camus qui a dit: « Le seul problème philosophique sérieux, c’est le suicide ». C’est joyeux! Soit on accepte que la vie est absurde, soit on choisit de la quitter. Et absurde, la vie, pour moi elle l’a été!

En l’espace de six mois, j’ai failli mourir trois fois. Au risque de vous gâcher la fin du livre, il finit relativement bien. Enfin, en tout cas, le personnage principal ne meurt pas! Malgré ça, vous verrez que, comme moi, vous aurez de la peine à croire tout ce qui m’est arrivé.

On passe tous ces périodes où on se bat avec soi-même, où on arrive plus à supporter la personne que l’on est et où on se dit que Camus avait peut-être un peu trop raison. Moi, en tout cas, ça m’est arrivé. Mais je me suis battu pour pouvoir vous livrer cette histoire. Et puis, tant qu’à faire, après trente ans passés ensemble, je me suis dit que c’était l’occasion de me poser pour vous raconter un peu ma vie.

Mon producteur, Sébastien, insiste pour vous dire que ce récit n’a pas le même contenu que mon spectacle, TransPlanté. Il les trouve particulièrement complémentaires et estime qu’acheter les deux, c’est beaucoup mieux! Le message est passé. Bonne lecture à tous et ravi d’être encore parmi vous. »

Mon avis: 

Ce récit de vie raconte la maladie de l’auteur (dont on ne présente plus son fameux personnage de Marie-Thérèse Porchet) et sa greffe des poumons mais retrace également toute sa carrière artistique.

Agrémenté par de nombreuses photos emplies de nostalgie, cet ouvrage se lit très facilement tant la plume de l’auteur est fluide.

Joseph Gorgoni ne verse jamais dans le pathos (alors qu’il aurait très bien pu étant donné sa santé précaire) et décrit les faits avec la verve comique qu’on lui connaît, nous faisant passer du rire aux larmes dans le même paragraphe.

C’est un artiste que j’apprécie énormément et dont les spectacles ont bercé mon enfance. Des expressions comme “c’est dommage… une si bonne viande!” Font partie de mon vocabulaire (😂)et savoir que les plus fameuses punchlines de ses shows lui ont été inspirées par sa famille ou ses proches était très touchant.

J’ai également appris que Marie-Thérèse avait eu beaucoup de succès en France, chose que j’ignorais. De plus, Joseph Gorgoni, qui est danseur et chanteur, a participé à de nombreuses revues parisiennes et a même eu un rôle dans Cats!! (!)

Si Marie-Thérèse Porchet était déjà une star, Joseph Gorgoni confirme avec ce récit (et le spectacle éponyme) qu’en son nom propre, il brille encore plus.

Ma note: ♥♥♥♥♥

J’ai lu: Le petit lynx de Nathalie Bianco

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Je vous retrouve aujourd’hui pour vous parler du roman le petit lynx de l’autrice Nathalie Bianco. 

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Nombre de pages: 318 pages

Maison d’édition: Sixième(s)

Date de parution (dans cette édition): 26 octobre 2023

4ème de couverture:

Faycal, petit garçon sensible, grandit tant bien que mal auprès d’un père malade et d’une mère désespérément hostile. Il trouve refuge aux côtés du jeune Booba, hyperactif et fan du Real Madrid, de Monsieur Zacharie, un mécanicienphilosophe qui démonte les voitures et les âmes sur le parking de la résidence, et surtout auprès des Grosset, les voisins « vieux fachos » détestés de tous. Un jour, Fayçal reçoit une lettre contenant une terrible révélation. Une de celles qui bouleversent une vie…

Mon avis: 

France, de nos jours.

Fayçal est un petit garçon de 10 ans qui vit dans une cité où toutes les nationalités se côtoient.

Curieux et assoiffé de connaissances, il se sent en décalage avec sa famille et surtout avec sa mère, qu’il suspecte de moins l’aimer que ses frères aînés, les jumeaux, à qui leur mère passe tout. De son côté, Fayçal n’a droit qu’à des réprimandes et est constamment considéré comme « pénible », car il pose trop de questions et a un QI plus élevé que la moyenne.

Un jour, il va faire la connaissance d’une bibliothécaire qui s’avère être sa voisine du dessus. Sa mère ne voulant pas lui payer l’abonnement à la bibliothèque, il va commencer à aller prendre le goûter et lire chez sa voisine et son mari.

Ceux-ci sont au départ pleins de préjugés mais s’attachent très rapidement à ce petit bonhomme réfléchi et très mature pour son jeune âge. Chacun apprend quelque chose de l’autre et cette amitié va les transformer.

J’ai adoré la narration drôle et tendre de ce roman écrit sous le point de vue terriblement touchant de Fayçal.

Je me suis fortement attachée aux personnages et j’ai adoré chaque ligne (les dialogues sont savoureux!) de cette très belle histoire qui se passe entre la France et l’Algérie.

Un hymne à la tolérance, à la différence et à la résilience.

Magnifique!

Ma note: ♥♥♥♥♥

J’ai lu: Le courage des lâches de Wendall Utroi

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Je vous retrouve aujourd’hui pour vous parler du roman Le courage des lâches de l’auteur Wendall Utroi. 

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Nombre de pages: 352 pages

Maison d’édition: La Trace…

Date de parution (dans cette édition): 3 avril 2024

4ème de couverture:

Années 30, cinq adolescents des corons du Nord grandissent dans l’insouciance de l’enfance, pourtant le destin les conduira à traverser les années sombres d’occupation allemande et, bien malgré eux, à vivre loin de chez eux. Une histoire d’amitiés, d’amour, de dons et de sacrifices, de courage et de lâcheté…
Un récit déroutant d’enfants devenus trop vite adultes et confrontés à des choix déchirants qui marqueront à jamais leurs vies.

Mon avis: 

Pierre, Gontrand (dit Bouboule), les jumeaux Auguste et Eugenie et Radek, un immigré polonais, sont amis d’enfance.

Ils ont grandi dans le nord de la France où la vie est rythmée par le travail dans les mines et leur horizon professionnel se retrouve grandement limité.

Cependant, quand la seconde guerre mondiale éclate, les 5 amis vont décider de partir retrouver la tante des jumeaux qui habite près de Grenoble, afin de se retrouver plus près de l’action et de rendre éventuellement utiles dans les forces de résistance…

Malheureusement, il en faut du courage pour supporter la violence et tortures de la guerre…

Pierre, le narrateur, est un garçon qui donnerait tout pour rester avec ses amis et qui a souffert de ne jamais être considéré à sa juste valeur par son père. Il se définit lui-même comme « lâche » mais aimerait trouver le courage de changer.

Gontrand est courageux et frondeur et possède une aura naturelle de meneur.

Radek, quant à lui, souffre d’être séparé de sa famille retournée au pays et tient par-dessus tout à ses amis qu’il considère comme sa nouvelle famille. Il est débrouillard et mature.

Quant aux jumeaux Auguste et Eugénie, ils sont travailleurs et ont l’habitude de faire leur part à la ferme familiale, gérée d’une main experte par leur mère qui a dû apprendre à se débrouiller seule après le départ de son mari qui la trompait allègrement.

L’auteur a le don pour créer des personnages auxquels nous pouvons nous attacher et nous identifier.

Une très belle histoire , plutôt triste et mélancolique, dont je me souviendrai longtemps et qui m’a émue plus d’une fois aux larmes.

Un magnifique roman d’amitié et d’entraide qui parle également du brutal passage à l’âge adulte de jeunes personnes qui auraient dû garder encore leur innocence mais qui ont été confrontées trop tôt aux horreurs de la guerre. Poignant.

Ma note: ♥♥♥♥(♥)

[SP]J’ai lu: L’île pommelée de moutons blancs de Serge Bimpage

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Je vous retrouve aujourd’hui pour vous parler du roman L’île pommelée de moutons blancs de l’auteur suisse Serge Bimpage que j’ai eu la chance de recevoir de la part des éditions Slatkine.

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Nombre de pages: 151 pages

Maison d’édition: Slatkine 

Date de parution (dans cette édition): 21 mai 2024

4ème de couverture:

Au mitan de son existence, un homme cherche un « point de fuite » sur une île chaude et belle, au large de la Sicile. Il décide d’y restaurer une ruine et de s’y installer.

Ode à l’île de Lipari, ce livre en explore tout autant la part d’ombre que celle du narrateur lui-même, avec humour et talent.

Mon avis:

Lipari, île sicilienne, Italie.

Le narrateur (qui n’est autre que l’auteur) et sa femme tombent amoureux d’une ruine lors de leur voyage en Italie et décident de l’acheter et de la remettre en état afin d’en faire une maison de vacances.

L’écriture de l’auteur est poétique avec un brin d’humour. Nous avons l’impression de voyager avec le narrateur, de sentir le soleil sur notre peau.

Le volcan Stromboli, jouxtant l’île, est comme une menace muette mais néanmoins bien présente qui plane sur Lipari et ses habitants.

Fasciné par l’île et son passé, l’auteur effectue des recherches historiques sur les habitants de l’île et cherche à apprendre plus sur leurs us et coutumes.

Un récit de vie qui donne envie à nous aussi de trouver un point de fugue, où nous échapper de notre quotidien trop stressant pour investir un lieu vierge où une page de l’histoire reste encore à écrire.

Un roman plutôt contemplatif qui nous invite à l’évasion

Ma note: ♥♥♥

Un grand merci aux éditions Slatkine pour l’envoi de ce SP!

J’ai lu: Huit mille de Francisco Arenas Farauste

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Je vous retrouve aujourd’hui pour vous parler du recueil de nouvelles Huit mille de l’auteur Francisco Arenas Farauste

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Nombre de pages: 64 pages

Maison d’édition:  5 sens éditions

Date de parution (dans cette édition): 9 mars 2023

4ème de couverture:

Pourquoi huit mille ? Un cœur au repos bat en moyenne soixante-deux fois par minute. Huit mille battements de cœur, c’est environ deux heures de lecture. Le temps qu’il vous faudra pour parcourir ce court recueil. Huit mille mots, c’est le nombre exact que comporte cet ouvrage (en format broché), quatrième de couverture et titres compris. Huit mille caractères, c’est la longueur précise de chacune des cinq nou­velles contenues dans ce livre. Car, nous ne retenons que dix pour cent de ce que nous lisons, alors n’ex­primons que l’essentiel, ce qui marquera les esprits. « Huit mille » est né de cette ambition. Un recueil nécessairement bref, illustré pour sublimer toutes les émotions. Parler d’un thème complexe, la mémoire. Comprendre et res­sentir, à l’aide de très peu de phrases, qui n’en seront que plus percutantes. Mais le jeu sur la forme et la contrainte ne doit pas pour autant masquer le fond. « Huit mille » ne saurait être réduit à un vain exercice de style. Ce recueil engage une réflexion profonde sur la mémoire.
 

Mon avis:

Des nouvelles sombres et très brèves où la noirceur de l’âme humaine est à son zénith.

Pourtant, dans chacune d’entre elles, l’auteur arrive à insuffler un moment de grâce pour nous faire comprendre que l’espoir subsiste malgré tout.

Ces nouvelles parlent de la mémoire, mais également de la culpabilité et de la mort.

La plume de Francisco Arenas Farauste n’a pas besoin de s’embarrasser de fioritures pour être belle et puissante, prenant plutôt le parti d’une économie de mots qui fait sens.

Huit mille, c’est un recueil de nouvelles qui m’a embarquée sur des montagnes russes émotionnelles.

De plus, les belles illustrations d’Elyn qui les accompagnent donnent une aura particulière à l’ensemble.

Un bijou qui prouve encore une fois que l’auteur est un vrai magicien des mots.

Ma note: ♥♥♥♥♥


J’ai lu: Avec toi je ne crains rien d’Alexandre Duyck

Hello tout le monde !

Je vous retrouve aujourd’hui pour vous parler du roman Avec toi je ne crains rien de l’auteur Alexandre Duyck.

 ♥ = Bof bof, à éviter

♥♥ = Sympa, sans plus

♥♥♥ = Pas mal du tout , j’ai passé un bon moment !

♥♥♥♥ = A lire absolument !

♥♥♥♥♥ = Attention, gros coup de cœur !

Les (♥) représentent les demis 

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Nombre de pages: 208 pages

Maison d’édition:  Actes Sud

Date de parution (dans cette édition): 3 avril 2024

4ème de couverture:

15 août 1942, deux silhouettes s’éloignent dans les couleurs de l’été. Il est un peu tard, cet après-midi, pour aborder l’ascension : 2 500 mètres de dénivelé – et la femme qui suit son époux n’a jamais pratiqué la montagne.

D’habitude, Joseph monte seul à l’alpage. Cette fois, des voisins garderont les quatre enfants. Louise en a eu assez : envie d’aventure, ou peut-être inquiétude ? Traverser le glacier des Diablerets, en cette saison des orages, n’est jamais sans danger.

Le lendemain soir, le couple n’est pas de retour. Trois quarts de siècle plus tard, l’auteur de ce livre, grand reporter, rencontre l’aînée de cette fratrie. Elle a quatre-vingt-sept ans, en avait douze à l’époque du drame. Et elle ne sait toujours pas ce qui s’est passé. Les rumeurs, la dureté de ceux qui les ont recueillis, rien n’a abîmé le souvenir de Louise et Joseph, ce couple qui s’aimait tant, dans les yeux de la vieille dame. Elle raconte, comme si c’était hier. Sur certains points elle se tait.

De cette histoire vécue, l’écrivain comble les silences, avec une justesse de ton, une écoute, un respect à la hauteur de l’émotion partagée.
 

Mon avis:

Ce roman raconte un fait divers réel et l’auteur a rencontré la famille des disparus, ce qui donne encore plus d’émotion à cette histoire.

Suisse, 1942.

Joseph et Louise sont mariés depuis 13 ans, ont 4 enfants et une vie communautaire bien remplie.

Il est cordonnier et procureur d’alpage, elle est institutrice.

Ils vivent au pied des montagnes que Joseph gravit plusieurs fois chaque été pour aller au mayen d’alpage vérifier que les bêtes du village ne manquent de rien.

Cette expédition est son seul moment rien qu’à lui, en solitaire, où il se retrouve et peut être entièrement lui-même, sans crainte d’être jugé par ses pairs.

De ce fait, lorsque Louise lui réclame comme cadeau d’anniversaire de mariage de pouvoir monter à l’alpage avec lui, il est plus que réticent mais finit par accepter, par amour, malgré la pénibilité et la dangerosité de cette randonnée.

Comment masquer sa déception quand l’autre est tellement heureuse de l’annonce? Quoi de plus difficile à accomplir? Joseph s’y voyait déjà, ni femme ni enfants, seul à l’ombre des sapins, à écouter les chocards, à gagner ce temps sur l’en-bas, ce moment qu’elle est en train de ruiner, sans qu’il comprenne pourquoi. Quand elle agit ainsi, Louise est la maîtresse d’école du village: personne ne conteste, on baisse la tête, on répond d’un mouvement de tête et tout se passe bien, en douceur finalement. Et après tout, peut-être feront-ils l’amour, comme ceux qui partent en vacances, enfin seuls au monde sans les enfants, à deux le temps d’une nuit, une dans l’année, une sur trois cent soixante-cinq.

Avec toi je ne crains rien, d’Alexandre Duyck, pages 79-80

Laissant leurs enfants à la bonne garde d’une parente, ils partent donc tous les deux. Le long du chemin, alors qu’ils doivent passer par un glacier à 3000 mètres d’altitude, ils sont surpris par un orage dévastateur…

L’auteur imagine alors avec des mots soigneusement choisis les derniers instants de ce couple tant apprécié.

Marguerite, leur fille aînée de 12 ans, devra prendre en charge sa sœur de 6 ans et ses frères jumeaux de 4 ans, perdant d’un seul coup son innocence d’enfant en devenant la figure d’autorité de la maison.

Comment se relever d’une telle perte, d’un tel chagrin? Comment faire son deuil quand aucun corps n’est retrouvé ? Leurs parents se sont-ils enfuis, comme le suggèrent certaines mauvaises langues?

Leurs corps – bien conservés par la glace – ne seront retrouvés qu’en 2017 alors que leurs enfants sont déjà âgés, leur permettant enfin de pouvoir dire adieu à leurs parents adorés.

En Suisse comme à Chamonix, dans les Dolomites comme au fin fond du Tyrol autrichien, la montagne a vite fait de combler les espaces encore vides des cimetières.

Avec toi je ne crains rien, d’Alexandre Duyck, page 93

Un roman magnifiquement conté qui m’a beaucoup touchée et qui m’a fait découvrir la très jolie plume de l’auteur.

Ma note: ♥♥♥♥♥


J’ai lu: Spectacle de Julien Dufresne-Lamy

Hello tout le monde !

Je vous retrouve aujourd’hui pour vous parler du roman Spectacle de l’auteur Julien Dufresne-Lamy. 

 ♥ = Bof bof, à éviter

♥♥ = Sympa, sans plus

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♥♥♥♥ = A lire absolument !

♥♥♥♥♥ = Attention, gros coup de cœur !

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Nombre de pages: 400 pages

Maison d’édition: JC Lattès

Date de parution (dans cette édition): 2 mai 2024

4ème de couverture:

À Bangkok, Lalisa, passionnée de K-pop, rêve de devenir une idol. À la suite d’une audition, elle quitte pays et famille pour rejoindre à Séoul les rangs d’un label coréen. Cinq ans de sacrifice puis elle devient Lisa du groupe Blackpink, l’artiste la plus suivie au monde. Dans cette industrie unique et secrète, la vie entière de Lisa se transforme en spectacle.
Quelque part en Corée, une autre femme est scrutée par webcam, sept jours sur sept. Cloîtrée dans sa chambre, Chip Chan s’ennuie, dort, écrit d’étranges pancartes à propos d’un mystérieux ravisseur. Devant leur écran, une poignée puis desmilliers d’internautes se passionnent pour Chip Chan durant des années.

Spectacle est une plongée vertigineuse dans le grand théâtre de nos comportements. Julien Dufresne-Lamy y révèle la beauté et la tyrannie de nos curiosités comme de nos obsessions.

Mon avis: 

Dans ce roman, nous allons suivre le destin de Lalisa, de son vrai prénom Pranpriya, jeune thaïlandaise dont le rêve est de devenir une « idol », une vedette de la pop coréenne. Retenue lors d’un casting dans son pays, elle va intégrer une école coréenne où elle apprendra la danse, le chant et l’art de l’éloquence, dans l’espoir d’être sélectionnée pour faire partie d’un nouveau groupe. Cependant, dans ce pays dont elle ne connaît ni la langue ni les codes, Lisa se sent perdue et isolée mais va peu à peu réussir à se lier d’amitié avec les autres filles, et malgré les rivalités, elle se soutiendront et s’encourageront mutuellement. Les conditions de vie et les entraînements sont très durs mais Lisa ne lâche rien, malgré les humiliations quotidiennes.

Dans cette compétition, il faut pouvoir donner son maximum, elles qui ont tout risqué, quitté leur famille, leurs amis, leurs études et qui ne pourront plus mais prétendre aux prestigieuses universités et aux grandes carrières, puisqu’elles ont choisi celle-là, idol ou l’indifférence, l’art ou la mort. 

Spectacle, de Julien Dufresne-Lamy, page 146.

Après des années de dur labeur dans cette école, Lisa sera sélectionnée pour former le groupe BlackPink aux côtés de Jennie, Jisoo et Rosé, avec le succès qu’on leur connaît.


En parallèle, nous allons suivre Chip Chan, une coréenne qui se filme en direct h24 et qui se dit persécutée par un certain P. Qui lui aurait implanté une puce. Suivie par des milliers de personnes sur internet, elle passionne et intrigue. Complexe de persécution ou vraie captivité? La toile s’enflamme…
Un roman qui nous montre que la vie des stars de la kpop est loin d’être idyllique car elles sont en représentation h24, un peu comme Chip Chan dans son appartement. On comprend ainsi pourquoi il y a si souvent des suicides dans ce pays où la perfection fait loi. J’ai trouvé cependant tout ce pan de l’histoire moins intéressante que la partie sur Lisa.

En Corée, la célébrité a un prix, celui d’une assiduité et d’un sacrifice de soi à toute épreuve, faisant fi de la santé mentale et physique des rares élu.e.s et donnant à leur fans le spectacle de leurs vies orchestrées au mm près par leur agence, en bonnes petites marionnettes jolies et obéissantes. Autant vous dire que cela m’a fait de la peine pour ces stars qui s’épuisent à rester « au top ».

L’auteur m’a appris beaucoup de choses sur l’industrie musicale coréenne et on le sent passionné par son sujet.


Un roman à découvrir de toute urgence!

Ma note: ♥♥♥♥(♥)