J’ai lu: Quelque part avant l’enfer de Niko Tackian

Hello tout le monde !

Je vous retrouve aujourd’hui pour vous parler du livre Quelque part avant l’enfer de l’auteur Niko Tackian.

 ♥ = Bof bof, à éviter

♥♥ = Sympa, sans plus

♥♥♥ = Pas mal du tout , j’ai passé un bon moment !

♥♥♥♥ = A lire absolument !

♥♥♥♥♥ = Attention, gros coup de cœur !

Les (♥) représentent les demis 

L’image provient de mon instagram.

quelque part avant l'enfer

Nombre de pages:  352 pages

Maison d’édition: Pocket

Date de parution (dans cette édition): 8 mars 2018

4ème de couverture:

Une matinée comme les autres. Après avoir déposé son fils à l’école, Anna s’engage sur le boulevard sans remarquer le semi-remorque lancé à pleine vitesse. C’est le choc. Le tunnel. La musique des sphères. Mais, au seuil de la lumière, une silhouette s’interpose. Un homme, petit et barbu, la prévient :  » Je vais te tuer. « 
Miraculeusement revenue d’entre les morts, Anna reprend ses marques, peu à peu. Or une présence semble partout suivre ses pas, semant dans Paris des cadavres de femmes. Il l’a prévenue : elle sera la dernière…

Mon avis:

Un thriller mêlant action et psychologie qui m’a tenue en haleine du début à la fin!

J’ai découvert pour la première fois la plume de Niko Tackian et j’avoue avoir été séduite par sa façon de nous mettre directement dans l’ambiance. 

C’est angoissant, poisseux, on sent qu’il va arriver des bricoles à l’héroïne… 

J’ai aimé le personnage de Anna, perdue entre cauchemars et réalité. Elle est partagée entre le besoin de comprendre ce qui lui arrive et l’envie de continuer sa petite vie comme avant, tout en étant irrésistiblement attirée par la noirceur qui l’entoure depuis son accident.

J’ai aimé les interactions avec les autres personnages, sa relation avec son mari qui se détériore au fil des jours, même s’ils essaient de préserver les apparences pour leur fils. Le doute ensuite, qui s’insinue dans la tête d’Anna. Si elle n’était pas folle ? Si tout cela était vrai? Si elle et sa famille étaient vraiment en danger ? Elle va essayer de mener sa propre enquête pour comprendre ce qui lui arrive et pourquoi on lui en veut ainsi.

Son mari, quant à lui, est un personnage assez énigmatique, j’ai eu beaucoup de peine à le cerner même si je pense que ses sentiments pour Anna sont sincères et qu’il a vraiment envie qu’elle aille mieux. L’auteur souffle le chaud et le froid pour nous embrouiller et qu’on n’arrive pas à comprendre qui sont les « gentils » est qui sont les « méchants » de l’histoire. 

Le personnage du flic, Zed, est également très intéressant psychologiquement parlant. Il ne se démonte jamais, fait preuve d’un sang froid et d’une maîtrise parfaite de son corps et de ses émotions, bien que cette enquête dépasse largement tout ce dont il a déjà eu à traiter dans sa carrière.

Un roman qui a su me surprendre avec une fin pas du tout téléphonée. 

Un rythme effréné et un final à couper le souffle. J’ai déjà hâte de lire les autres livres de cet auteur!

Ma note: ♥♥♥♥(♥)


J’ai lu: Si ça saigne de Stephen King

Hello tout le monde !

Je vous retrouve aujourd’hui pour vous parler du recueil de nouvelles Si ça saigne de l’auteur américain que l’on ne présente plus, Stephen King. Ce livre comprend 4 nouvelles totalement inédites dont une suite au roman l’outsider marquant le retour de ma chère enquêtrice Holly Gibney 🙂

 ♥ = Bof bof, à éviter

♥♥ = Sympa, sans plus

♥♥♥ = Pas mal du tout , j’ai passé un bon moment !

♥♥♥♥ = A lire absolument !

♥♥♥♥♥ = Attention, gros coup de cœur !

Les (♥) représentent les demis 

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si ça saigne

Nombre de pages:  464 pages

Maison d’édition: Albin Michel

Date de parution (dans cette édition): 10 février 2021

4ème de couverture:

Les journalistes le savent : si ça saigne, l’info se vend. Et l’explosion d’une bombe au collège Albert Macready est du pain béni dans le monde des news en continu. Holly Gibney de l’agence de détectives Finders Keepers, travaille sur sa dernière enquête lorsqu’elle apprend l’effroyable nouvelle en allumant la télévision. Elle ne sait pas pourquoi, le journaliste qui couvre les événements attire son attention…
Quatre nouvelles magistrales, dont cette suite inédite au thriller L’Outsider, qui illustrent, une fois de plus, l’étendue du talent de Stephen King.

Mon avis:

Je dois avouer que si ce recueil de nouvelles n’avait pas contenu la suite inédite de l’Outsider (que j’avais adoré), je serais peut-être passé à côté de ces histoires savoureuses. En effet, le format « nouvelle » ce n’est pas vraiment ma tasse de thé, je préfère largement quand une histoire prend le temps de bien se développer. Avec Stephen King, heureusement, je n’ai pas du tout eu le sentiment que les choses allaient trop vite. Bon, il faut dire aussi que ses nouvelles sont assez longues donc les récits peuvent prendre leur place sans que l’on ait l’impression d’être oppressés par le format trop court. Cela m’a donné envie de lire d’autres nouvelles de l’auteur!

Pour en revenir à nos moutons, comme je l’ai dit en début d’article, il y a 4 nouvelles dans ce recueil. L’une d’elle, « Si ça saigne » (la plus longue des 4 d’ailleurs) met en scène Holly Gibney, (que l’ont avait déjà rencontrée dans la trilogie Mr Mercedes puis dans l’Outsider, on dirait bien que le King en pince pour elle!) enquêtrice pleine de TOC mais tellement attachante de par ses peurs mais aussi pour son courage à toute épreuve. Holly fait toujours ce qui doit être fait, quel qu’en soit le prix. Quand il s’agit de rendre justice, elle oublie tout et fonce tête baissée. J’ai vraiment adoré cette nouvelle où un attentat est perpétré dans un collège et Holly suspecte une créature non humaine d’être là-derrière… glaçant!

J’ai vraiment adoré retrouver Holly et ses amis Jérôme et Barbara. J’espère que Stephen King leur écrira d’autres aventures !

Dans la première nouvelle, « le téléphone de M. Harrigan », on suit une jeune garçon qui gagne de l’argent de poche en faisant la lecture à un vieil homme riche de son village. Ils commencent à se lier d’amitié malgré la différence d’âge et le garçon, Craig, décide d’économiser pour offrir une iphone à M. Harrigan. 

Celui se pique vite au jeu et devient assez vite accro. Quand celui-ci décède, Craig pense faire une bonne action en lui glissant dans la veste son iphone afin qu’il soit enterré avec. Le jeune garçon va ensuite prendre l’habitude de faire régulièrement le numéro de son vieil ami pour entendre le son de sa voix sur le répondeur… et lui laisser des messages sur celui-ci…

J’ai vraiment trouvé cette nouvelles touchante et très intéressante également. On y voit l’attrait irrépressible qu’on peut avoir pour nos téléphones portables. Tout l’aspect paranormal est également très bien maîtrisé. 

Dans la seconde nouvelle, « la vie de Chuck », on commence l’histoire par la fin et on finit par le commencement. Sur un fond de fin du monde, on suit la vie de Chuck, un jeune homme qui, tout comme son grand-père avant lui, a des flash lui dévoilant le futur et surtout des images de sa propre mort. 

C’est la nouvelle que j’ai le moins aimée car je l’ai trouvé un peu décousue de par sa narration assez particulière. C’est tout de même bien entendu une très bonne histoire mais je l’ai trouvée un poil en dessous des 3 autres, même si sa construction est plus complexe. Je n’ai cependant pas pu m’empêcher de m’attacher à Chuck, prisonnier si on veut bien de son propre destin. 

Pour terminer, la 4ème nouvelle (oui la nouvelle No 3 étant « si ça saigne » dont je vous ai déjà parlé!), « Rat », est celle que j’ai préféré après la nouvelle donnant le titre au recueil. 

On y suit un prof, Drew, écrivain un peu raté qui n’a jamais réussi à percer dans le milieu littéraire, en quête d’inspiration, qui part s’isoler dans un chalet pour écrire son roman de la dernière chance. Dans ce chalet, il va faire la rencontre d’un rat (mais est-il bien réel?) qui va lui proposer un pacte: la vie d’un de ses proches contre la parution de son roman. 

J’ai trouvé l’ambiance de cette nouvelle glaçante à souhait c’est celle qui m’a fait le plus frissonner. Après être rentré de son séjour dans le chalet, Drew commence à avoir des hallucinations et des acouphènes, il entend à tout moment le mot « RAT » dans la bouche de son entourage, bref, il pète peu à peu les plombs. J’ai trouvé cette nouvelle angoissante et en même temps plutôt tragi-comique. Jusqu’où est-on prêts à aller pour réaliser nos rêves? Un régal!

Bref, 4 nouvelles qui valent le détour et qui confirment (comme s’il avait encore besoin de confirmer quoi que ce soit) le génie du King. Génialissime! 

Ma note: ♥♥♥♥♥


J’ai lu: Le passager sans visage de Nicolas Beuglet

Hello tout le monde !

Je vous retrouve aujourd’hui pour vous parler du roman le passager sans visage de l’auteur Nicolas Beuglet. C’est la suite directe du roman Le dernier message, lu l’année dernière et que j’avais beaucoup aimé.

 ♥ = Bof bof, à éviter

♥♥ = Sympa, sans plus

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♥♥♥♥ = A lire absolument !

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le passager sans visage

Nombre de pages:  366 pages

Maison d’édition: XO

Date de parution (dans cette édition): 16 septembre 2021

4ème de couverture:

 » Tu n’es pas seule à chercher « …
Ce mot anonyme laissé sur son paillasson est plus qu’un appel : un électrochoc. Cette fois, l’inspectrice Grace Campbell le sait, elle n’a pas le choix. Elle doit ouvrir la porte blindée du cabinet situé au fond de son appartement. Et accepter de se confronter au secret qui la hante depuis tant d’années…

Des confins de la campagne écossaise aux profondeurs de la Forêt-noire où prend vie le conte le plus glaçant de notre enfance, jamais Grace n’aurait pu imaginer monter dans ce train surgi de nulle part et affronter le Passager sans visage…

Avec ce thriller au suspense angoissant, Nicolas Beuglet nous plonge dans les perversions les plus terribles de nos sociétés. Et, au passage, nous interroge : et si parmi les puissants qui régissent le monde se cachaient aussi des monstres sans visage ?

Un train, un passager sans visage, une organisation terrifiante

Mon avis:

J’ai retrouvé avec beaucoup de plaisir le personnage de Grace Campbell et j’ai été ravie d’en savoir plus sur elle et sur son passé. En effet, j’avais été un peu frustrée de tout le mystère que l’auteur avait fait planer autour d’elle dans « le dernier message », même si c’était voulu.

Là on apprend vite ce qu’elle avait caché dans le premier tome et j’ai trouvé cela appréciable, j’aurais été vraiment frustrée que l’auteur nous laisse encore plus longtemps mariner!

On est très vite plongé dans l’action et l’auteur a l’art de terminer ses chapitres par un suspens insoutenable qui nous donne à chaque fois envie de lire un chapitre supplémentaire. 

J’avoue que parfois cela m’a fait lever les yeux au ciel mais cela donne également un rythme plutôt frénétique au récit donc cela ne m’a pas dérangée plus que cela non plus.

Dans ce tome-ci on va pas mal voyager à nouveau entre l’Ecosse, la France et l’Allemagne et surtout, on va à nouveau voyager dans les méandres de la malfaisance humaine. De plus, comme elle nous livre enfin ses secrets, j’ai trouvé Grace bien plus attachante que dans le premier tome. J’ai enfin compris certaines de ses réactions que je trouvais un peu extrêmes dans le premier tome. C’est une jeune femme résiliente avec une telle volonté de découvrir la vérité qu’elle passe outre tous les obstacles.

En essayant de résoudre le mystère de son enfance, Grace va mettre le pied dans une affaire bien plus grande et elle sera irrémédiablement entraînée dans une enquête assez incroyable et très dangereuse. 

J’ai trouvé ce tome-ci, tout comme tous les précédents de l’auteur, très visuel. En effet, on imagine vraiment bien les scènes et je pense que ces romans seraient parfaits adaptés au cinéma ou en série télé.

Comme d’habitude dans les romans de Nicolas Beuglet, il y a toujours un sujet assez grave qui est abordé et qui nous fait réfléchir. Ici le fond est assez flippant je dois dire, surtout quand on voit vers quoi tend la société actuelle (mais je ne vous en dirai pas plus, de peur de vous spoiler). 

Bref, j’ai dévoré ce roman vraiment prenant tant par le fond que la forme. Et même si parfois les ficelles sont un peu grosses (l’héroïne qui s’en sort toujours même si en vrai elle n’avait aucune chance de s’en sortir indemne, les méchants un peu caricaturés, etc.) j’ai passé un vrai bon moment de lecture.

La dernière phrase du roman présage une suite riche en rebondissements et j’avoue avoir super hâte de lire le troisième tome des aventures de Grace. 

Ma note: ♥♥♥♥(♥)


J’ai lu: Une famille presque normale de M. T. Edvardsson

Hello tout le monde !

Je vous retrouve aujourd’hui pour vous parler du roman Une famille presque normale de l’auteur M. T.  Edvarsson que j’ai eu la chance de recevoir de la part des éditions Pocket dans le cadre du prix des nouvelles voix du polar Pocket 2021, concours pour lequel j’ai eu la chance d’être choisie pour faire partie du jury :-). C’est d’ailleurs ce roman qui a gagné le prix dans la catégorie roman étranger. Bravo !

 ♥ = Bof bof, à éviter

♥♥ = Sympa, sans plus

♥♥♥ = Pas mal du tout , j’ai passé un bon moment !

♥♥♥♥ = A lire absolument !

♥♥♥♥♥ = Attention, gros coup de cœur !

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une famille presque normale

Nombre de pages: 624 pages

Maison d’édition: Pocket

Date de parution (dans cette édition): 15 octobre 2020

4ème de couverture:

Une famille suédoise tout ce qu’il y a de normal, ces Sandell…
Le père, pasteur. La mère, avocate. Une fille de 19 ans, bosseuse, qui rêve de voyages au long cours.
Le samedi, on file au cinéma. Le dimanche, en forêt. Ils trient leurs déchets, n’oublient jamais leur clignotant, rendent toujours à temps leurs livres à la bibliothèque.
Normale en apparence, du moins, comme toutes les familles qu’un meurtre sordide s’apprête à faire basculer dans l’horreur…

Mon avis:

Ce roman est scindé en trois parties contées à tour de rôle par le père, la mère et la fille de la famille Sandell. 

Tous trois racontent la même histoire, mais de leur point de vue, avec à chaque fois des éléments en plus qui font à la fin que le puzzle de l’intrigue est complété. 

Un homme est retrouvé mort et très vite, Stella, la fille, est suspectée du meurtre. Commence alors un chassé-croisé pour comprendre ce qu’il s’est passé. 

Ses parents, Adam et Ulrika, ne peuvent pas croire qu’elle soit coupable, il y a forcément un malentendu, un complot.

Cette famille qui donnait l’apparence d’être presque parfaite, le père pasteur, la mère avocate… Et pourtant ce n’était pas la réalité car on découvre très vite que Stella n’est pas vraiment la fille parfaite dont ses parents avaient rêvé. Elle est colérique, violente parfois et sujette à des crises difficiles à gérer. Leur quotidien est souvent pénible et la famille manque globalement de communication, chacun s’enferme un peu dans sa bulle. 

J’ai aimé avoir les différents avis des protagonistes, connaître le pourquoi du comment de leurs actes, le père qui va tout mettre en œuvre pour désigner un(e) autre coupable en agissant de manière inconsidérée et la mère qui va plutôt tout faire pour innocenter sa fille, quitte à être hors-la-loi.

Ce roman met en exergue le fait qu’on ne sait jamais vraiment ce qu’il se passe chez les autres, malgré une apparence parfaite. Les gens qui n’ont jamais un mot plus haut que l’autre en société cachent souvent des tempéraments bien plus agités dans la sphère privée.

Le père et la mère vont également découvrir un aspect de leur moitié dont ils ignoraient tout. Adam est bien moins mesuré qu’il n’en a l’air et se maîtrise difficilement dès que sa famille est mise en cause. Ulrika, quant à elle, se réfugie dans le travail et se met en mode « maman-louve » pour protéger sa fille, que celle-ci soit coupable ou non. Elle est d’ailleurs la seule qui ne serait pas vraiment étonnée si Stella était coupable mais elle ne la laisse pas tomber pour autant. Elle se sent d’ailleurs coupable de n’avoir pas su voir la détresse de sa fille, de n’avoir pas assez parlé avec elle. Elle a l’impression d’avoir raté son éducation. Encore la fameuse culpabilité des mères 😉

Adam, lui, perd plus facilement les pédales, il n’a rien vu arriver, rien compris. Dans sa tête, sa fille est passée de petite fille à jeune femme accusée de meurtre et lui vit toujours dans le monde des Bisounours. Il tombe des nues.

C’est également la descente aux enfers de toute la famille, car Stella est très vite incarcérée et malgré le fait que ses parents clament son innocence, ils sont très vite pointés du doigt et évités, même par leurs amis. 

Bref, j’ai vraiment aimé le fait qu’on se focalise vraiment sur les réactions des membres de la famille et leurs interactions. L’enquête en devient même un peu secondaire.

Ce roman est une petite brique de plus de 600 pages mais je l’ai dévoré en deux jours à peine. 

Inutile donc de vous dire que c’est sur ce roman que mon choix s’était porté pour le prix des nouvelles voix du polar pour la catégorie roman étranger et j’avoue avoir été ravie d’apprendre qu’il avait gagné le prix 🙂 

C’est vraiment mérité car l’intrigue est menée d’une main de maître de bout en bout et tout est clair comme de l’eau de roche à la fin du roman, fin que je n’avais pas vue arriver. 

Chapeau!

 

Ma note: ♥♥♥♥♥


J’ai lu: Pour seul refuge de Vincent Ortis

Hello tout le monde !

Je vous retrouve aujourd’hui pour vous parler du roman Pour seul refuge de l’auteur Vincent Ortis que j’ai eu la chance de recevoir de la part des éditions Pocket dans le cadre du prix des nouvelles voix du polar Pocket 2021, concours pour lequel j’ai eu la chance d’être choisie pour faire partie du jury 🙂 

 ♥ = Bof bof, à éviter

♥♥ = Sympa, sans plus

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♥♥♥♥ = A lire absolument !

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pour seul refuge

Nombre de pages: 368 pages

Maison d’édition: Pocket

Date de parution (dans cette édition): 15 octobre 2020

4ème de couverture:

De la neige à perte de vue, une ourse affamée, pas une habitation à des kilomètres à la ronde. Seuls, perdus dans les immensités sauvages du Montana, à plus de deux mille mètres d’altitude, deux hommes se font face : un jeune Indien, accusé de viol avec tortures, et le juge qui l’a condamné. Chacun possède la moitié des informations qui pourraient les sauver. Ensemble, ils s’entretueront. Séparés, ils mourront.

Mon avis:

J’ai trouvé ce roman très machiavélique, bien pensé et original. 

J’avoue qu’il n’est pas dans mes habitudes de lire des romans qui se passent en hiver en plein été mais on va dire que cela m’a rafraîchit 🙂 

La première partie du roman se passe en huis-clos dans une cabane de montagne, éloignée de tout et coupée du monde par de grosses tombées de neige où un homme séquestre un juge. Ensuite, celui-ci est mis avec un jeune homme d’origine indienne, accusé de viol sur des jeunes filles. Le mec qui les séquestre les lâche ensuite dans la nature, à la merci du froid et d’une ourse qui n’attend qu’une chose, faire bombance avec deux petits humains bien appétissants. Là, ils devront s’entraider… ou mourir de froid (ou de faim). Ils feront connaissance et devront apprendre à se faire confiance (ou pas haha).

J’ai trouvé la construction du roman ingénieuse, difficile de trop vous en dire sans vous spoiler l’intrigue et j’ai été surprise par la fin que j’ai trouvée plutôt étonnante et atypique. Toutes les réponses à nos questions sont données, j’aime quand c’est le cas. A la fin il n’y plus de zones d’ombres dans le récit et j’avoue apprécier quand l’auteur prend la peine de tout nous expliquer. 

Une histoire de vengeance, de folie, de rédemption, d’une certaine idée de la justice, aussi. 

Un roman qui interroge sur les chances que chacun d’entre nous a dès le départ dans la vie.  Quelles sont les chances pour des enfants maltraités, de ne pas répéter les erreurs de leurs parents ? De devenir meilleurs ? 

Une approche intéressante des préjugés qu’on peut avoir sur les personnes venant d’un milieu défavorisé. 

Le seul défaut est que j’ai trouvé la partie « rencontre » du juge et du jeune Indien finalement un peu courte. On suit donc beaucoup plus le juge quand il est séquestré dans la cabane et je pense que ces passages auraient pu être écourtés même s’ils étaient très fluides et utiles pour l’histoire. 

J’avoue que j’avais voté pour ce roman pour le prix des nouvelles voix du polar car j’ai trouvé que les thèmes abordés étaient vraiment bien amenés et m’ont fait réfléchir. L’ambiance est glaçante à souhait et j’ai retenu mon souffle une bonne partie du roman, tant le dérapage était proche à chaque page. La folie guette à chaque paragraphe et n’est jamais bien loin. Vincent Ortis souffle le chaud et le froid au fil des chapitres et je serais curieuse de découvrir son nouveau roman (« patiente ») car j’ai vraiment apprécié sa plume.

Un excellent thriller et un auteur prometteur!

Ma note: ♥♥♥♥(♥)


J’ai lu: Le pensionnat des innocentes d’Angela Marsons

Hello tout le monde !

Je vous retrouve aujourd’hui pour vous parler du roman Le pensionnat des innocentes de l’autrice Angela Marsons que j’ai eu la chance de recevoir de la part des éditions Pocket dans le cadre du prix des nouvelles voix du polar Pocket 2021, concours pour lequel j’ai eu la chance d’être choisie pour faire partie du jury 🙂 

 ♥ = Bof bof, à éviter

♥♥ = Sympa, sans plus

♥♥♥ = Pas mal du tout , j’ai passé un bon moment !

♥♥♥♥ = A lire absolument !

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le pensionnat des innocentes

Nombre de pages: 464 pages

Maison d’édition: Pocket

Date de parution (dans cette édition): 12 novembre 2020

4ème de couverture:

Avant de mourir, Teresa Wyatt a juste eu le temps de croiser le regard de son agresseur et de le reconnaître. Mais aussi de comprendre qu’il était trop tard… Pour elle, mais aussi pour ses amis, les cinq du pacte de Crestwood, liés par un secret. Un sombre secret que l’inspectrice Kim Stone va devoir déterrer pour rendre justice aux innocentes oubliées. Bienvenue au Pays noir, dans une région engloutie par la désindustrialisation, le chômage et le charbon, là où tout n’est que poussière…

Mon avis:

C’est drôle (ou pas d’ailleurs) car j’avais déjà ce roman dans ma pile à lire, mais en grand format « avant-première » de chez France Loisirs et ce depuis au moins 3-4 ans je pense. Ce roman a fait long pour sortir au format poche !

J’étais néanmoins contente de devoir le sortir enfin de ma pile à lire et de devoir le lire rapidement pour le prix des nouvelles voix du polar. 

J’ai aimé l’ambiance très sombre et plutôt austère de ce roman. On sent tout de suite qu’il s’est passé des trucs pas très clairs dans ce fameux pensionnat de Crestwood. 

Le personnage de Kim Stone m’a beaucoup plu également, que j’ai trouvée plutôt badass, hors des sentiers battus. On sent qu’elle est toujours à deux doigts d’outrepasser les règles et la loi. J’ai aimé son côté bourru mais également son grand cœur. De plus, j’ai apprécié les conversations parfois farfelues avec son coéquipier (cœur avec les doigts sur lui d’ailleurs). J’ai trouvé leur relation plutôt touchante.

Cependant, j’ai trouvé que ce roman était un peu linéaire et manquait de rebondissements. En effet, on suit des fouilles où des squelettes sont mis au jour et des meurtres liés à Crestwood sont commis en même temps. Mais globalement, j’ai trouvé que le roman manquait peut-être un peu de rythme, même s’il se lisait super bien. 

Certaines de mes interrogations concernant certains meurtres sont restées sans réponse et j’avoue avoir toujours un peu de peine avec ça !

J’ai trouvé néanmoins que c’était un bon roman, avec des personnages attachants pour lesquels on tremble à plusieurs reprise et des thèmes plutôt atypiques et intéressants (on y aborde différents types de maladies, entre autres). Je serais contente de lire d’autres intrigues avec l’inspectrice Kim Stone, je pense que son personnage mériterait d’être encore plus développé! 🙂

Bref, un polar plutôt efficace auquel il manquait un poil d’action et de cohérence afin qu’il soit parfait. (Ce n’est que mon humble avis!)

Ma note: ♥♥♥(♥)


J’ai lu: Et avec votre esprit… d’Alexis Laipsker

Hello tout le monde !

Je vous retrouve aujourd’hui pour vous parler du roman Et avec votre esprit… de l’auteur Alexis Laipsker que j’ai eu la chance de recevoir de la part des éditions Pocket dans le cadre du prix des nouvelles voix du polar Pocket 2021, concours pour lequel j’ai eu la chance d’être choisie pour faire partie du jury 🙂 Edit du 09.09.2021: Ce roman a d’ailleurs gagné le prix *Nouvelles voix du Polar* pour la catégorie roman francophone 🙂 Bravo à Alexis Laipsker!

 ♥ = Bof bof, à éviter

♥♥ = Sympa, sans plus

♥♥♥ = Pas mal du tout , j’ai passé un bon moment !

♥♥♥♥ = A lire absolument !

♥♥♥♥♥ = Attention, gros coup de cœur !

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et avec votre esprit

Nombre de pages: 464 pages

Maison d’édition: Pocket

Date de parution (dans cette édition): 4 mars 2021

4ème de couverture:

Appelée d’urgence à l’Institut des sciences de Strasbourg à la suite de la découverte du cadavre atrocement mutilé du prix Nobel de chimie, la commissaire Pourson se retrouve confrontée à une scène de crime aussi sanglante qu’énigmatique…
Au même moment, dans la région lyonnaise, le lieutenant Vairne, connu pour ses méthodes peu orthodoxes et son obsession des probabilités mathématiques, doit enquêter sur la disparition d’un éminent physicien. Mais chaque nouvel indice épaissit le mystère autour de cette affaire et le convainc peu à peu d’une conspiration sans précédent.
Quelle probabilité pour que ces deux affaires soient liées ? Une certitude, Pourson et Vairne vont devoir s’allier pour le découvrir.

Mon avis:

Une fois n’est pas coutume, j’ai lu les livres d’un auteur dans le désordre (même s’il s’agit de deux one shot) car j’avais lu il y a quelques mois le mangeur d’âmes que j’avais beaucoup aimé donc j’étais ravie de recevoir son premier roman dans le cadre du prix des nouvelles voix du polar Pocket 2021.

Cela commençait super bien, avec un scientifique qui se fait arracher le cerveau et une enquête sur d’autres scientifiques qui disparaissent tour à tour. Je dois dire que le synopsis envoyait du lourd!

J’ai beaucoup aimé le personnage du lieutenant Vairne, que j’ai trouvé amusant avec sa manie de toujours calculer les probabilités, comme un joueur de poker. Il est également d’une grande intelligence et fait preuve de beaucoup d’humour.

J’ai cependant regretté que fatalement il se passe quelque chose avec sa collègue féminine. J’avoue que j’aurais préféré éviter ce petit cliché des collègues qui tombent amoureux. En plus, l’auteur insiste un peu lourdement sur le fait qu’elle est vraiment très belle. Physiquement on en sait par contre très peu sur le protagoniste masculin il me semble (ou alors ça ne m’a pas marquée). J’ai cependant apprécié que plusieurs femmes soient haut-placées dans la Police dans ce roman 🙂

L’intrigue est plaisante, les chapitres se lisent tous seuls, j’aime vraiment beaucoup l’écriture super fluide d’Alexis Laispker. 

Quant à la résolution de l’enquête (que je ne vous révèlerai pas bien entendu), je l’ai trouvée un peu « facile » et certaines interrogations que j’avais n’ont pas eu une réponse vraiment satisfaisante. De plus, certains passages sont restés un peu flous pour moi. Mais c’est aussi peut-être parce que je lis beaucoup de polars et de ce fait suis peut-être un peu moins facile à surprendre.

J’avoue être un peu dure dans ma critique mais  j’attendais un final en apothéose et ça n’a malheureusement pas été le cas, même si j’ai vraiment adoré ma lecture. J’ai dévoré ce roman en deux jours. Pas un coup de cœur, mais ça n’est pas passé loin 🙂 

D’ailleurs, l’auteur s’est nettement amélioré dans son second roman, que j’ai trouvé en tous points plus cohérent, même si j’espère revoir le lieutenant Vairne dans l’un de ses prochains romans ! Une plume à suivre!

 

Ma note: ♥♥♥♥


[SP] J’ai lu: Seule la haine de David Ruiz Martin

Hello à tous !

Je vous retrouve aujourd’hui pour vous parler du dernier roman de l’auteur neuchâtelois David Ruiz Martin, Seule la haine, réédité le mois passé aux éditions TAURNADA. (je vous avais déjà posté mon avis sur ce roman lors de sa première sortie chez une autre maison d’édition l’année passée)

J’avais adoré « je suis un des leurs » et son recueil de nouvelles « la face cachée de l’arc-en-ciel« (cliquez sur les titres pour lire ma chronique). J’avais donc très hâte de découvrir David dans un autre registre, le thriller, même s’il n’en est pas à son coup d’essai, vu qu’il avait déjà écrit « le syndrome du morveux » ainsi que « que les murs nous gardent » qu’il avait autopubliés (je les ai achetés mais ils sont encore dans ma pile à lire malheureusement, je vais essayer de les en sortir dans les prochains mois, promis!).

seule la haine

Nombre de pages: 252 pages

Editeur: TAURNADA

Date de parution (dans cette édition): juin 2021

Résumé:

Elliot, jeune homme de 15 ans, hypersensible et surdoué, dévasté par le suicide de son grand frère, séquestre le psychiatre de celui-ci dans son propre cabinet qu’il pense responsable de n’avoir pas su sauver son frère.  Le menaçant d’un pistolet chargé, il va lui raconter – au fil d’un après-midi puis d’une nuit qui semblent sans fin – ce qui a mené son frère au suicide et pourquoi il pense que le psychiatre, Larry Barney, doit payer.

Mon avis :

Vous n’aurez pas le temps de vous mettre gentiment dans le bain de l’histoire, vous serez violemment plongés dedans de force pour n’en ressortir qu’après 240 pages, essorés et exténués. Un huis-clos haletant, des chapitres courts, nerveux, une sorte de course contre la montre pour connaître la vérité sur le suicide de Simon, le frère d’Elliot. Larry Barney, le psychiatre, est pris en otage par ce gamin surdoué qui lui retourne le cerveau en quelques heures et le mène au point de rupture. J’ai trouvé ce roman fascinant car il montre comment nous pouvons manipuler les autres et qu’il faut se méfier de ce que l’ont voit sur les réseaux sociaux, les médias ou internet tout simplement.

Larry veut aider Elliot mais le jeune homme ne semble pas vouloir être aidé, il veut juste répandre son venin afin de plonger Larry toujours plus loin dans la folie et qu’il sombre dans une abîme sans espoir d’en ressortir.

Il est difficile de trop vous en dire sans vous dévoiler le dénouement et j’aurais trop peur de vous gâcher votre plaisir.

Sachez juste que ce roman va vous prendre à la gorge pour ne plus vous lâcher avant la dernière page. Vous allez tourner les pages à une vitesse folle, angoissés par la suite de cette histoire dramatique. Vous allez vous indigner avec Larry et trembler avec lui pour ses proches. Ce roman m’a prise aux tripes et fait ressentir un sentiment de mal-être comme celui qu’à dû ressentir Larry lors de sa séquestration. Une spirale folle dont on ne ressort pas indemne.

Tout le long du roman j’étais plutôt du côté du psychiatre mais sur la fin je n’en étais plus si sûre. Qui sont vraiment les méchants, après tout ? Ce roman va vous faire perdre vos repères…

Bref, vous l’aurez compris (du moins je l’espère!), j’ai adoré ce nouveau roman qui nous tient en haleine de bout en bout.

Je peux dire haut et fort que David Ruiz Martin mérite largement sa place dans cette grande famille qu’est le polar suisse et j’espère qu’il nous enchantera encore longtemps avec ses écrits.

Un auteur super talentueux dans tous les styles de romans que je vous invite à découvrir de toute urgence!

Ma note : ♥♥♥♥♥

Encore un grand merci à David Ruiz Martin pour sa confiance

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[SP]J’ai lu: les voisins de Fiona Cummins

Hello tout le monde !

Je vous retrouve aujourd’hui pour vous parler du roman Les voisins de l’autrice Fiona Cummins que j’ai eu la chance de recevoir de la part des éditions Slatkine & Cie. Il s’agit de son 3ème roman après le collectionneur et l’ossuaire dont je vous avais parlé il y a quelques mois.

 ♥ = Bof bof, à éviter

♥♥ = Sympa, sans plus

♥♥♥ = Pas mal du tout , j’ai passé un bon moment !

♥♥♥♥ = A lire absolument !

♥♥♥♥♥ = Attention, gros coup de cœur !

Les (♥) représentent les demis 

L’image provient de mon Instagram.

les voisins

Nombre de pages: 509 pages

Maison d’édition: Slatkine & Cie

Date de parution (dans cette édition): 15 avril 2021

4ème de couverture:

Une nouvelle maison. Un nouveau départ. De nouveaux voisins: le rêve des Lockwood. 
L’Avenue, un coin de verdure dans une charmante petite station balnéaire de l’Essex, semble être le lieu parfait pour commencer une nouvelle vie.
Le jour de leur emménagement, ils tombent en pleine frénésie médiatique: un tueur en série vient de frapper dans les bois derrière l’Avenue. 
La police commence son enquête.
Et les voisins semblent cacher de lourds secrets.
Le rêve des Lockwood va rapidement virer au cauchemar.
Ils se mettent à surveiller tout le monde. 
Mais qui les surveille ?

Mon avis:

Encore une fois, Fiona Cummins a su créer une ambiance bien particulière dans son dernier roman.

On sent dès le départ que ce n’est pas une super idée de venir habiter dans ce quartier pour les Lockwood. 

Un tueur rôde et transforme ses victimes en poupées… Bien entendu, le vieux monsieur tenant le magasin de jouet et spécialiste en poupées personnalisées est de suite soupçonné mais vous vous doutez bien que cela serait bien trop simple et logique pour que ce soit lui le coupable… quoi que! 😉

C’est l’enquêtrice Wildeve Stanton qui va faire partie du groupe d’enquête même si ses collègues préféreraient qu’elle fasse une pause, la dernière victime en date étant son propre mari, policier lui-aussi. 

J’ai trouvé le personnage de Wildeve très attachant, elle se plonge dans l’enquête pour oublier que son mari est mort de la plus atroce des façons.  

L’ambiance est sombre, on sent que la famille Lockwood aurait mieux fait de rester où elle était et que cela va mal tourner. 

J’ai bien aimé les personnages des enfants Lockwood qui, nouveaux dans cette ville, font contre mauvaise fortune bon coeur et essaient de s’intégrer, même si (du moins pour l’adolescente de la famille) ils en veulent à leur mère de les avoir forcé à déménager et quitter leurs repères. 

L’autrice fait planer une ambiance malsaine sur la ville, on est sûrs qu’une chose affreuse va survenir à tout moment et on soupçonne tous les habitants du quartier de l’Avenue. D’ailleurs, ils ont tous des secrets et pourraient potentiellement tous êtes coupables. J’avoue qu’au début j’ai eu de la peine à me souvenir de tous les noms des voisins mais finalement j’ai bien réussi à situer tout ce petit monde. 

J’ai vraiment aimé la construction de ce roman. La tension qui monte de plus en plus. Certaines scènes m’ont fait un peu penser à des films d’horreur genre scream où tu penses « mais cours bordel! » et que les protagonistes font le contraire de ce qui serait bon pour eux. Les chapitres sont courts et on passe d’un voisin à l’autre à chaque chapitre. Petit à petit, la trame complète de l’histoire se dessine au fur et à mesure.

Bref, je me suis régalée, j’ai vraiment aimé ce roman qui avait un supplément d’âme avec cette nouvelle enquêtrice à fleur de peau et plus déterminée que jamais à trouver le tueur. Finalement c’est le fait d’avoir le cerveau occupé qui la « distrait » de son chagrin.

J’ai trouvé chouette que Fiona Cummins fasse un clin d’œil à un personnage de son roman précédent, « l’ossuaire ». On sent que l’autrice a créé tout un univers et je pense (et j’espère) que par la suite d’autres connexions se feront entre ses différents personnages. Dans tous les cas, j’espère retrouver Wildeve dans d’autres aventures.

Un excellent thriller avec des personnages attachants malgré leurs défauts, qui m’a tenue en haleine du début à la fin!

Ma note: ♥♥♥♥♥


Un grand merci aux éditions Slatkine & Cie pour l’envoi de ce SP!

[SP]J’ai lu: Heresix de Nicolas Feuz

Hello tout le monde !

Je vous retrouve aujourd’hui pour vous parler du roman Heresix de Nicolas Feuz que j’ai eu la chance de recevoir de la part des éditions Slatkine & Cie.

 ♥ = Bof bof, à éviter

♥♥ = Sympa, sans plus

♥♥♥ = Pas mal du tout , j’ai passé un bon moment !

♥♥♥♥ = A lire absolument !

♥♥♥♥♥ = Attention, gros coup de cœur !

Les (♥) représentent les demis 

L’image provient de mon Instagram.

heresix

Nombre de pages: 284 pages

Maison d’édition: Slatkine & Cie

Date de parution (dans cette édition): 20 mai 2021

4ème de couverture:

La nef de l’église de Saint-Thibéry n’a jamais été aussi pleine. Les policiers de l’Hérault enterrent l’une des leurs. La cérémonie est interrompue par une étrange procession. À la file indienne, six hommes énucléés cheminent avec un mot gravé sur le torse en lettres de sang : HERESIX…
Au Cap-d’Agde, la petite Maeva Tolzan disparaît…
Dans un train fantôme filant dans la nuit entre Béziers et Narbonne, Alexia fête ses 18 ans en compagnie du garçon qu’elle aime, mais les choses ne vont pas se passer comme elle le rêvait…
Sur fond de vengeance noire et de crime mafieux, les personnages du procureur Feuz s’épanouissent au soleil du Midi. Ils y trouvent une épaisseur nouvelle, une impunité différente.
Nicolas Feuz joue avec eux, se promène dans le temps – des cathares à nos jours –, enchaîne les retournements, perd le lecteur dans des culs-de-sac et livre, sur fond de brutalité sourde, un plaidoyer magistral contre les violences faites aux femmes.

Mon avis:

Le roman commence fort, avec une scène d’horreur, 6 hommes les yeux crevés qui entrent dans une église où la messe d’enterrement d’une gendarme a lieu. 

Il est vrai que Nicolas Feuz nous a habitué à des scènes assez sanglantes au fil de ses (maintenant) nombreux romans donc cela ne m’a pas trop choquée mais gardez à l’esprit si vous n’avez pas encore lu un livre du procureur Feuz (honte à vous d’ailleurs :P) que certaines scènes sont susceptibles d’heurter votre sensibilité. 

Cette fois-ci, il ne s’agit pas d’un roman mettant en scène l’un de ses personnages récurrents mais d’un roman à part, et d’ailleurs qui ne se passe pas du tout en Suisse, contrairement à la plupart de ses romans dont les intrigues se passent du moins en partie dans notre chère Helvétie. Cette fois-ci, le roman se passe en France et plus particulièrement au Cap d’Agde et Béziers. 

Des hommes sont enlevés et un cadavre est retrouvé, catapulté à la manière des Cathares. En même temps, une petite fille de 3 ans disparaît et les forces de l’ordre de différents services vont devoir travailler main dans la main; Dominique Roustan, un policier, ainsi que deux gendarmes, Amélie Gasquet et Solange Darieussecq, qui ne voient pas d’un très bon oeil ce flic qui vient empiéter sur leur territoire.  J’ai bien aimé ce duo d’enquêtrice peu habituée à de telles violences. Elles sont complètement différentes mais à la fois complémentaires. 

Le style est fluide, nerveux. Les chapitres sont très courts et nous font passer d’un personnage à un autre et d’une époque à une autre dans un tourbillon étourdissant. Quand on pense avoir compris le truc, l’auteur fait un petit pas chassé et nous en remet une couche dans la complexité de son intrigue. 

D’ailleurs, le fait de passer d’une époque à l’autre est récurrent dans les romans de Nicolas Feuz car il jouait déjà avec l’histoire dans « les bouches » ou encore dans « l’ombre du renard » (entre autres). 

J’ai pour ma part beaucoup aimé les passages décrivant des faits se passant à l’époque des Cathares. Comme toujours, on ne comprend pas toujours tout de suite où l’auteur veut en venir mais pas de panique, toutes les pièces se mettent très rapidement en place. 

Comme à son habitude, l’auteur ne ménage pas ses personnages et leur fait passer vraiment des sales (voire mortels) moments.

Ce roman aborde des thèmes graves comme le consentement et le viol…Un roman qui redonne le pouvoir aux femmes à qui on a fait du mal d’une manière ou d’une autre. (même si ce roman n’épargne personne)Je trouve bien que les thrillers d’aujourd’hui osent se positionner un peu par rapport aux événements dont on parle tous les jours dans les journaux. Cela donne un supplément d’âme au roman.

J’ai dévoré ce roman en 2 jours, j’aurais adoré qu’il soit plus long… mais le fait qu’il soit relativement court contribue aussi à ce sentiment d’urgence qui nous mène à un final qui m’a laissée sans voix. Même si j’ai vraiment apprécié tous les romans de l’auteur (je dois encore lire « Rentrez chez vous » et « le calendrier de l’après »), je pense que celui-ci est le plus abouti que j’ai lu jusqu’à présent.

Percutant et machiavélique, vivement le prochain!

Ma note: ♥♥♥♥♥


Un grand merci aux éditions Slatkine & Cie pour l’envoi de ce SP!