[SP]J’ai lu: Elisabeth H. « Une femme comme les autres » de Martine Ruchat

Hello tout le monde !

Je vous retrouve aujourd’hui pour vous parler du livre Elisabeth H. « Une femme comme les autres » de Martine Ruchat que j’ai eu la chance de recevoir de la part des Editions Slatkine.

 ♥ = Bof bof, à éviter

♥♥ = Sympa, sans plus

♥♥♥ = Pas mal du tout , j’ai passé un bon moment !

♥♥♥♥ = A lire absolument !

♥♥♥♥♥ = Attention, gros coup de cœur !

Les (♥) représentent les demis 

L’image provient de mon Instagram.

Nombre de pages: 240 pages

Maison d’édition: Slatkine

Date de parution (dans cette édition): 23 février 2021

4ème de couverture:

Récit biographique et roman de formation tout àa la fois, ce livre dresse le portrait d’une femme, pédagogue et féministe, engagée socialement dès la fin du XIXe siècle. Née dans le canton protestant de Neuchâtel, elle ne peut se résoudre au mariage et a être mère. Son destin sera autre : elle choisit une profession au service des enfants et de l’écriture. Elle se frotte aux idées étroites sur l’éducation, elle s’enthousiasme pour des pensées libertaires, elle pratique l’éducation nouvelle en France, en Allemagne, en Suisse et se voue a l’éducation des jeunes filles. Dès 1906, le mot « émancipation » est entré dans son vocabulaire. Qui est Elisabeth H. ? Une vie de femme exemplaire qui résonne au-delà de la Suisse et de son temps.

Mon avis:

Ce documentaire un peu romancé a tout de suite retenu mon attention car il relate le parcours d’Elisabeth Huguenin, féministe avant l’heure en suisse à la fin du XIXème siècle. Cette jeune femme d’origine neuchâteloise faisait partie d’une famille où les enfants mourraient jeunes. Les soins n’étaient pas ce qu’ils sont maintenant… Elle a soif de vivre, d’apprendre et surtout soif d’être indépendante. Devenue maîtresse d’école dans un petit village, elle se morfond très vite et rêve de pouvoir enseigner dans de plus grandes écoles. 

Elle va rencontrer plusieurs personnes qui vont lui apprendre des méthodes révolutionnaires d’enseignement en Allemagne et en France. Mais la guerre gronde et après avoir pas mal bourlingué d’écoles en écoles, elle va revenir en Suisse où la situation est plus calme.

Elle a envie d’être libérée tant du point de vue professionnel que personnel mais influencée par ses croyances bibliques et son éducation puritaine, elle n’arrive pas à profiter des plaisirs que la vie lui offre. Elle ne vit donc pas vraiment de relation amoureuse car sans être mariée elle n’arrive pas à se lâcher complètement. 

Elle va donc consacrer sa vie à ses élèves et à l’écriture, vu qu’elle transpose ses envies et désirs dans des romans à la fois dramatiques et romantiques. 

J’ai aimé découvrir le personnage d’Elisabeth H., même si j’ai trouvé la plume de l’autrice parfois un peu redondante. En effet, les fins de chapitres se ressemblent énormément et elle utilise souvent « Elisabeth H. » alors qu’elle aurait juste pu écrire Elisabeth pour un effet un peu moins solennel. (même si je pense que c’était voulu, pour montrer son respect pour cette grande dame)

J’ai été heureuse de lire ce livre car il m’a montré qu’il y a des années des femmes se battaient déjà pour nos droits et le fait que nous soyons instruites au même titre que les hommes. 

On ressent tout de même tout au long du livre que ce sont les hommes qui mènent la danse et qu’Elisabeth dépend toujours d’eux même si financièrement elle s’en sort seule.  Elle sait très bien qu’il suffirait d’un grain de sable pour que toute sa méthode d’enseignement soit remise en cause. 

J’ai aimé également le fait qu’elle trouve si facilement des places de travail à gauche à droite et que pleins de propositions de travail lui soient faites même hors frontières suisses.  J’avoue que de nos jours cela ne serait certainement pas aussi facile !

En tout cas, j’ai trouvé ce roman très intéressant et instructif et ai trouvé son héroïne très inspirante même si un peu trop austère! 

Ma note: ♥♥♥(♥)


Un grand merci aux éditions Slatkine pour l’envoi de ce SP!

[SP] J’ai lu: Suicide Caustique d’Anne Carecchio

Hello tout le monde!

J’ai reçu au début du mois de mai le témoignage d’Anne Carecchio, « Suicide Caustique » de la part des Editions Slatkine et je les en remercie 🙂

Anne Carecchio est chirurgien digestif et il s’agit là de son premier livre.

Nombre de pages: 153 pages

Editeur: Editions Slatkine

Date de parution: le 11 mai 2020

Résumé:

Je ne peux pas vraiment faire un résumé à proprement parler étant donné qu’il s’agit d’un document et non d’un roman mais en bref, Anne Carecchio nous fait partager sa plongée en enfer dans le monde des troubles du comportement alimentaire et nous raconte comment elle s’en est sortie.

Mon avis:

Ce livre a particulièrement résonné en moi car j’ai moi-même, vers mes 17-18 ans, été touchée par un TCA (Trouble du Comportement Alimentaire), l’anorexie. Il a été d’autant plus facile pour moi d’imaginer la souffrance endurée par Anne Carecchio. Il ne faut pas oublier que les TCA sont des maladies ravageuses qui peuvent parfois conduire à la mort. Chaque personne qui s’en sort est un miracle et elle touche autant les femmes que les hommes, même si pour ces derniers nous en parlons moins (ce qui n’est pas juste).

Pour Anne Carecchio, sa boulimie a commencé car elle ne se trouvait jamais « assez ». Trop exigeante avec elle-même, elle n’accepte pas la demi-mesure et ne tolère que l’excellence (sauf avec ses fréquentations). Cette quête de la perfection la fait entrer dans une spirale infernale de mensonges et de faux semblants pour montrer l’apparence de la normalité, pour toujours donner l’impression que tout va bien, malgré la maladie, surtout à ses proches.

Cet ouvrage se lit d’une traite, sans faire de pause, sans presque reprendre son souffle. On ressent l’urgence de l’auteure de se raconter, de partager son expérience pour que celle-ci puisse aider d’autres personnes à s’en sortir. Elle « vomit » son histoire comme elle vomissait toute cette nourriture qu’elle engloutissait.

Dans son cas, c’est la maternité qui la sauvera de ses TCA ainsi que l’amour de son conjoint.

A noter que la préface à été rédigée par Patrick Poivre d’Arvor que le sujet touche particulièrement car sa fille Solenn était atteinte de TCA.

Un petit détail, mais je trouve l’image choisie comme couverture vraiment splendide, elle reproduit bien cette sensation d’étouffement, cette impression de se noyer dans les mensonges.

Un livre à mettre entre toutes les mains et qui peut permettre d’ouvrir le dialogue avec une personne que vous soupçonnez souffrir d’un TCA afin de pouvoir l’aider à aller mieux.

Ma note: ♥♥♥

 

Un grand merci aux Editions Slatkine pour l’envoi de ce SP !