J’ai lu: Là où chantent les écrevisses de Delia Owens

Hello tout le monde !

Je vous retrouve aujourd’hui pour vous parler du livre Là où chantent les écrevisses de Delia Owens.

 ♥ = Bof bof, à éviter

♥♥ = Sympa, sans plus

♥♥♥ = Pas mal du tout , j’ai passé un bon moment !

♥♥♥♥ = A lire absolument !

♥♥♥♥♥ = Attention, gros coup de cœur !

Les (♥) représentent les demis 

L’image provient de mon instagram.

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Nombre de pages: 480 pages

Maison d’édition: Seuil

Date de parution (dans cette édition): 2 janvier 2020

4ème de couverture:

Pendant des années, les rumeurs les plus folles ont couru sur  » la Fille des marais  » de Barkley Cove, une petite ville de Caroline du Nord. Pourtant, Kya n’est pas cette fille sauvage et analphabète que tous imaginent et craignent.

A l’âge de dix ans, abandonnée par sa famille, elle doit apprendre à survivre seule dans le marais, devenu pour elle un refuge naturel et une protection. Sa rencontre avec Tate, un jeune homme doux et cultivé qui lui apprend à lire et à écrire, lui fait découvrir la science et la poésie, transforme la jeune fille à jamais. Mais Tate, appelé par ses études, l’abandonne à son tour.

La solitude devient si pesante que Kya ne se méfie pas assez de celui qui va bientôt croiser son chemin et lui promettre une autre vie.

Lorsque l’irréparable se produit, elle ne peut plus compter que sur elle-même…

Mon avis:

Ouvrir ce livre c’est être prêt à voyager dans les marais de Caroline du Nord, s’imprégner de son ambiance, en sentir les odeurs et entendre les bruissements de la nature.

C’est observer, un peu à la manière d’un voyeur, la petite Kya grandir, évoluer, apprendre et grandir seule (ou presque). C’est s’attacher à tous les personnages. Jumping, le gérant de la station service qui lui achète ses moules afin qu’elle puisse s’acheter de quoi manger alors qu’il n’a pas vraiment besoin de sa marchandise. Tate, bien entendu, le magnifique Tate, jeune homme intelligent et rêveur, le chevalier servant qui un jour, part et laisse Kya dans les griffes d’un autre beaucoup moins bienveillant.

Kya croit aux douces paroles de cet autre homme, d’autant plus qu’elle s’est sentie abandonnée par Tate auquel elle tenait tant. Elle qui rêve d’être acceptée pour elle-même se rend compte que son mode de vie sauvage et solitaire ne sera jamais compatible avec celui des autres malgré le fait qu’on essaie de lui faire croire le contraire. Elle reste la fille avec laquelle on sort en secret.

Kya est courageuse, débrouillarde et incroyablement douée en dessin. Sa passion, observer les oiseaux, les insectes et la flore des marais. J’ai aimé son caractère frondeur.

J’ai trouvé ce livre super bien écrit, on a vraiment l’impression d’y être et l’intrigue est passionnante.

L’autrice aborde les thèmes de l’intolérance, de la différence et des préjugés sans pour autant verser dans le pathos. J’attends avec impatience son prochain roman!

Une pépite à découvrir de toute urgence!

Ma note: ♥♥♥♥♥

J’ai lu: Mille femmes blanches de Jim Fergus

Hello tout le monde !

Je vous retrouve aujourd’hui pour vous parler du livre Mille femmes blanches de l’écrivain Jim Fergus.

 ♥ = Bof bof, à éviter

♥♥ = Sympa, sans plus

♥♥♥ = Pas mal du tout , j’ai passé un bon moment !

♥♥♥♥ = A lire absolument !

♥♥♥♥♥ = Attention, gros coup de cœur !

Les (♥) représentent les demis 

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Nombre de pages: 512 pages

Maison d’édition: Pocket

Date de parution (dans cette édition): 5 mai 2011

4ème de couverture:

En 1874, à Washington, le président Grant accepte la proposition incroyable du chef indien Little Wolf : troquer mille femmes blanches contre chevaux et bisons pour favoriser l’intégration du peuple indien. Si quelques femmes se portent volontaires, la plupart viennent en réalité des pénitenciers et des asiles… L’une d’elles, May Dodd, apprend sa nouvelle vie de squaw et les rites des Indiens. Mariée à un puissant guerrier, elle découvre les combats violents entre tribus et les ravages provoqués par l’alcool. Aux côtés de femmes de toutes origines, elle assiste à l’agonie de son peuple d’adoption…

Mon avis:

Quel roman, mais quel roman !!

Jim Fergus réussit le tour de force de nous faire croire à son histoire, comme s’il s’agissait de faits réels!

J’ai adoré le personnage de May Dodd, une femme forte, enfermée dans un asile car elle a osé aimer un homme sans être mariée à lui… quand on lui parle du programme d’intégration de 1000 femmes blanches dans le peuple indien en échange de chevaux, elle saisit cette opportunité pour s’enfuir de cette vie entre 4 murs. En route, elle fera la connaissance de femmes de tous âges et de tous horizons qui deviendront peu à peu ses amies.

Elle apprend peu à peu à connaître et apprécier les rites et coutumes des Indiens, tout en chamboulant un peu leurs habitudes aussi. Elle tombe également sous le charme de son nouveau mari Little Wolf, homme séduisant (à sa façon), droit et fier, désireux de faire survivre son peuple malgré les difficultés.

Détachée des carcans de la bonne société dont elle provient, elle se découvre libre et adore être au contact de la nature. Elle se découvre forte et pleine de ressources. Elle se rend également  compte du racisme dont sont victimes son nouveau peuple et des préjugés négatifs qui les entourent. De son côté, elle adhère de plus en plus à leur mode de pensée, même si elle n’approuve pas du tout leur côté guerrier et se détache jour après jour de sa vie d’avant. Les Indiens sont tolérants et ouverts au changement ce qui est une grande surprise pour elle et ses amies.

« Franchement, vu la façon dont j’ai été traitée par les gens dits « civilisés », il me tarde finalement d’aller vivre chez les sauvages. »

(Extrait des journaux intimes de May Dodd.)

Bref, un roman que j’ai dévoré tant il est passionnant, j’adore l’écriture de Jim Fergus qui se glisse si bien dans la peau et les pensées des femmes.

Un bijou à offrir ou s’offrir sans attendre !

Et pour ma part, je vais lire les deux suites (la vengeances des mères et les amazones) très rapidement !

Ma note: ♥♥♥♥♥

J’ai lu: Une farouche liberté – Gisèle Halimi avec Annick Cojean

Hello tout le monde !

Je vous retrouve aujourd’hui pour vous parler du livre une farouche liberté de Gisèle Halimi avec Annick Cojean.

 ♥ = Bof bof, à éviter

♥♥ = Sympa, sans plus

♥♥♥ = Pas mal du tout , j’ai passé un bon moment !

♥♥♥♥ = A lire absolument !

♥♥♥♥♥ = Attention, gros coup de cœur !

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Nombre de pages: 160 pages

Maison d’édition: Grasset

Date de parution (dans cette édition): 19 août 2020

4ème de couverture:

Soixante-dix ans de combats. Soixante-dix ans de passion et d’engagement au service de la justice et de la cause des femmes. Et toujours, la volonté de transmettre aux nouvelles générations le flambeau de la révolte. Parce que l’égalité entre hommes et femmes est loin d’être acquise. Et parce que naître femme reste une malédiction dans la plupart des pays du monde.

Avec son amie Annick Cojean, l’avocate la plus célèbre de France revient sur les épisodes marquants de son parcours rebelle. Son enfance en Tunisie dans une famille juive modeste; son refus d’un destin assigné par son genre et son rêve ardent de devenir avocate; sa défense indéfectible des militants des indépendances tunisienne et algérienne soumis à la torture; son association, « choisir la cause des femmes »; et bien sûr ses grands combats pour l’avortement, la répression du viol, la parité.

la dernière grande héroïne féministe aura vécu une vie de pionnière, insoumise et passionnée. D’une farouche liberté.

Mon avis:

Comment ne pas adorer le récit de Gisèle Halimi, interviewée par Annick Cojean, dans ce (trop court!) recueil où pour ma part j’ai pris connaissance de tout ce que cette grande dame avait accompli pour la cause des femmes.

Indignée depuis l’enfance par la différence de traitement que l’on réserve aux filles par rapport aux garçons, elle a très vite à cœur d’essayer – de toutes ses forces – de rétablir un peu l’équilibre en se battant sans relâche dans le cadre de son métier d’avocate.

Comment se fait-il que cette injustice majeure qui touche un être sur deux sur la planète ne soulève pas une vague de protestation? Un peu partout dans le monde, les peuples opprimés finissent par se révolter de leurs oppresseurs; et les esclaves par se libérer. Alors? Pourquoi la cause des femmes ne mobilise-t-elle pas davantage? Qu’attendent les femmes pour se lever et pour crier « assez! »?

Elle a beaucoup œuvré pour le droit à l’avortement et a créé une association « choisir la cause des femmes ». En bref, c’est une femme qui n’avait pas peur de dire ce qu’elle pensait et d’aller au bout de ses idées. Mère de 3 enfants, elle a réussi l’exploit de concilier sa vie de famille avec la vie professionnelle dont elle avait rêvé, sans compromis. Un exemple à suivre!

J’ai trouvé les mots de Gisèle Halimi retranscrits par Annick Cojean d’une justesse incroyable et d’une lucidité folle. Nous pouvons toutes, à notre échelle, donner un coup de pouce à la cause des femmes. En se soutenant, en ne nous critiquant par entre nous. En encourageant les femmes qui arrivent à atteindre leurs objectifs. Et en éduquant nos enfants (si on en a) dans l’égalité la plus totale et surtout dans le respect l’un de l’autre. Cela paraît utopique je sais mais j’espère qu’on y arrivera un jour!

Gisèle Halimi était une très grande Dame, malheureusement décédée le 28 juillet 2020, juste avant la parution du livre. Un livre à mettre entre toutes les mains (masculines et féminines), afin que l’on n’oublie pas que les droits des femmes ont les premiers à être remis en question un peu partout dans le monde et ce encore plus en temps de crise.

Et je tiens également à ajouter qu’être féministe ne veut pas dire que nous faisons preuve de misandrie mais juste que nous défendons nos droits!  Le jour où les femmes seront traitées à l’égale de l’homme, nous aurons fait un grand pas dans l’évolution!

Ma note: ♥♥♥♥♥

J’ai lu: Fille de Camille Laurens

Hello tout le monde !

Je vous retrouve aujourd’hui pour vous parler de Fille de Camille Laurens.

 ♥ = Bof bof, à éviter

♥♥ = Sympa, sans plus

♥♥♥ = Pas mal du tout , j’ai passé un bon moment !

♥♥♥♥ = A lire absolument !

♥♥♥♥♥ = Attention, gros coup de cœur !

Les (♥) représentent les demis 

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Nombre de pages: 225 pages

Maison d’édition: Gallimard

Date de parution (dans cette édition): 20 août 2020

4ème de couverture:

FILLE, nom féminin
1. Personne de sexe féminin considérée par rapport à son père, à sa mère.
2. Enfant de sexe féminin.
3. (Vieilli.) Femme non mariée.
4. Prostituée.
Laurence Barraqué grandit avec sa sœur dans les années 1960 à Rouen. « Vous avez des enfants ? demande-t-on à son père. – Non, j’ai deux filles », répond-il. Naître garçon aurait sans doute facilité les choses. Un garçon, c’est toujours mieux qu’une garce. Puis Laurence devient mère dans les années 1990. Être une fille, avoir une fille : comment faire ? Que transmettre ?
L’écriture de Camille Laurens atteint ici une maîtrise exceptionnelle qui restitue les mouvements intimes au sein des mutations sociales et met en lumière l’importance des mots dans la construction d’une vie.

Mon avis:

Quel roman! Je n’avais il me semble jamais rien lu de cette autrice et je dois avouer qu’après n’avoir lu que du bien de ce roman un peu partout j’ai eu envie de me faire ma propre idée. Il est d’ailleurs assez rare que j’achète un livre et que je le lise directement (même si ça m’arrive de plus en plus) mais là je n’ai pas pu résister.

On suit donc la jeune Laurence Barraqué, jeune fille née dans une famille où le masculin est glorifié et dont la naissance (en tant que « fille ») déçoit un peu quand même.

Evidemment, le sujet me parlait, étant moi-même une femme bien entendu mais également car je suis maman de deux adorables petites filles. – Et non je n’ai pas envie d’avoir un 3ème enfant pour « essayer d’avoir un garçon » car je m’en moque, j’adore le fait d’avoir deux filles –  Apparemment le sujet « d’avoir un garçon » est encore bien d’actualité car on m’a déjà posé 20x la question depuis la naissance de ma seconde fille en juin dernier 😉

« C’est une fille (…) « 

C’est une nouvelle aussi parce que n’es pas la première. Ce n’est pas seulement une fille qu’on leur annonce. Une seconde fille – on préfère ne pas dire « une deuxième » car on n’envisage pas une suite (on a tort). Tu n’es pas seulement une fille. Ta sœur (tu vas bientôt le comprendre), ta sœur est née avant toi – c’est toi qui, en naissant, lui donnes ce nom de sœur, c’est toi qui vous baptises toutes deux de cet autre nom que fille, de ce nom commun de sœurs (elle n’en veut pas, ni toi ni personne). Ta sœur aînée à la grâce de Dieu, on l’a laissée venir sans trop barguigner. On l’a nommée Claude, quand même, pour dire à Dieu (on n’y croit pas) que bon, on attendait, on imaginait, on avait espéré… Toi, la deuxième, tu déroutes. « C’est encore une fille »: tu es une nouvelle décevante. On ne t’attendait pas. Ta sœur n’inaugurait pas le choix du roi, mais toi tu n’es même pas le choix de la reine. Tu n’es pas une princesse.

On y suit son mal-être d’être née malgré elle « dans le mauvais corps », ce « deuxième sexe » comme l’écrivait de Beauvoir. Depuis sa naissance à l’âge adulte, elle cherche sa place et essaie d’exister malgré tout, malgré son père qui, bien qu’aimant, l’a beaucoup blessée avec des propos maladroits et sexistes, tout comme les autres hommes qu’elle va rencontrer au cours de sa vie.

Il s’agit là d’un livre féministe qui donne un gros coup de poing sur la table du patriarcat.

Certaines scènes sont choquantes (par exemple, l’oncle qui abuse d’elle au vu et au su de toute la famille ou encore la doctoresse dont on détruit la réputation juste parce que c’est une femme) et surtout la condescendance avec laquelle les hommes traitent les femmes depuis des millénaires. Comme si une femme qui pense c’est rigolo un moment mais bon à un moment il faut redevenir sérieux et laisser parler ceux qui savent vraiment (sous-entendu les hommes bien sûr).

Un roman qui ne laissera personne indifférent (surtout pas les femmes) et à faire lire aux jeunes hommes d’aujourd’hui afin que la prochaine génération soit plus respectueuse et que les hommes et les femmes puissent (un jour enfin) vivre en parfaite harmonie sans rapports de force destructeurs.

Malgré le sujet grave et bouleversant, j’ai adoré la plume vive et drôle de l’auteure, je lirai ses autres livres avec grand plaisir.

Un excellent roman !

Ma note: ♥♥♥♥♥