[SP]J’ai lu: Ubac to Hell (Gore des Alpes No 26) de Thomas Lécuyer

Hello tout le monde !

Je vous retrouve aujourd’hui pour vous parler du roman Ubac to Hell de l’auteur suisse Thomas Lécuyer que j’ai eu la chance de recevoir de la part de celui-ci. Ce roman fait partie de la collection « Gore des Alpes » qui met à l’honneur des courts romans d’horreur politiquement incorrects écrits par des écrivains suisses.

 ♥ = Bof bof, à éviter

♥♥ = Sympa, sans plus

♥♥♥ = Pas mal du tout , j’ai passé un bon moment !

♥♥♥♥ = A lire absolument !

♥♥♥♥♥ = Attention, gros coup de cœur !

Les (♥) représentent les demis 

L’image provient de mon Instagram.

Nombre de pages: 107 pages

Maison d’édition: Gore des Alpes

Date de parution (dans cette édition): janvier 2024

4ème de couverture:

Pas facile d’accéder au panthéon du rock quand on habite entre Aigle et Ollon. Pourtant, c’était bien l’objectif des jumeaux Hervé et Thierry, en montant leur groupe cinq ans plus tôt, avec Jasonne, une bassiste virtuose au look de garçonne, et Steven, un batteur valaisan un peu trop porté sur la Suze-Coca. Ils s’appelaient Ubac. Pourquoi Ubac ? Franchement, vous croyez qu’on demandait à John et Paul pourquoi les Beatles? Ou à Mick et Keith pourquoi les Stones? Non. Mais voici quand même la réponse : comme ce versant de la montagne, le groupe n’était que très rarement exposé à la lumière. Mais Hervé allait remédier à cela en passant un pacte avec le diable. Après tout, ça avait bien fonctionné pour Robert Johnson…

«Un craquement de cou plus tard, la bête était morte et paisible. L’Indien sortit son Victorinox pour l’égorger et laisser couler le sang dans une petite écuelle dorée, avant d’arracher quelques plumes du gosier de l’animal, qu’il fourra dans sa bouche, dans un geste aussi inattendu que déstabilisant. »

Mon avis:

Les jumeaux Hervé et Thierry accompagnés de Steve et Jasonne forment le groupe de rock amateur Ubac. Le succès tardant à venir, Hervé propose à ses amis de conclure un pacte avec le Diable afin de lancer pour de bon leur carrière.

Entre cauchemars et réalité, Hervé va peu à peu perdre pied…

Jusqu’où êtes vous prêts à aller pour devenir célèbres?

J’ai été ravie de découvrir la plume fluide à l’humour omniprésent de Thomas Lécuyer. En plus d’être une sorte d’hommage aux films de série Z (ce qui est un peu la marque de fabrique de la série Gore des Alpes), le texte est truffé de références musicales et à la culture geek, en plus de plusieurs clins d’œil au roman « le dragon du Muveran » de Marc Voltenauer ☺️

Bien que le ton du livre soit résolument caustique, l’auteur prend le temps de dénoncer le sexisme et les violences faites aux femmes et à parler d’une maladie souvent sous-estimée, la dépression.

Quand on arrive à quarante ans, on fait souvent deux erreurs. On jette un coup d’oeil en arrière en se disant que c’est passé trop vite et un autre en avant en se disant que c’est déjà trop tard. Les coups d’oeil dans le rétro de l’existence devraient être interdits. 

Ubac to Hell, de Thomas Lécuyer, page 73.

Un court roman impossible à lâcher que je ne peux que vous conseiller si vous avez l’estomac bien accroché!! 

Je vais sortir au plus vite le roman Moonlake (paru aux éditions Plaisir de Lire) qui traîne dans ma pile à lire depuis bien trop longtemps!

Ma note: ♥♥♥♥♥


Un grand merci à Thomas Lécuyer pour l’envoi de ce SP! (que j’ai adoré!)

J’ai lu: La neuvième maison de Leigh Bardugo

Hello tout le monde !

Je vous retrouve aujourd’hui pour vous parler du roman La neuvième maison de l’autrice Leigh Bardugo.

 ♥ = Bof bof, à éviter

♥♥ = Sympa, sans plus

♥♥♥ = Pas mal du tout , j’ai passé un bon moment !

♥♥♥♥ = A lire absolument !

♥♥♥♥♥ = Attention, gros coup de cœur !

Les (♥) représentent les demis 

L’image provient de mon instagram.

la neuvième maison

Nombre de pages:  524 pages

Maison d’édition: De Saxus

Date de parution (dans cette édition): 27 août 2020

4ème de couverture:

L’incursion envoûtante de Leigh Bardugo dans le fantastique adulte. Une histoire de pouvoir, de privilèges, de magie noire et de meurtre au coeur des sociétés secrètes de l’université Yale.

Alex  » Galaxy  » Stern a vécu une adolescence chaotique. Élevée à Los Angeles par une mère hippie, elle a abandonné l’école très jeune pour se retrouver dans un monde sombre, violent et sans avenir.

À 20 ans, elle est la seule survivante d’un horrible massacre inexpliqué, et c’est sur son lit d’hôpital qu’elle se voit offrir une seconde chance : rejoindre la prestigieuse université Yale en intégrant la maison Léthé. Cette entité, appelée La Neuvième Maison, surveille les huit sociétés secrètes de Yale ; ces dernières forment les futurs décideurs ainsi que les personnes influentes et pratiquent la magie sous différentes formes, bien souvent sinistres et dangereuses.

Alex a été choisie, car elle possède un pouvoir rare et mystérieux : elle peut voir les fantômes. Alors que son mentor a disparu, elle va devoir enquêter sur le meurtre d’une jeune fille. Ce qu’elle va découvrir va bien au-delà de l’horreur…

Mon avis:

J’avais je l’avoue un peu peur d’entamer ce livre car même si j’avais déjà beaucoup entendu parler de cette autrice, je n’avais jamais sauté le pas et lu quelque chose d’elle. J’ai d’ailleurs également dans ma pile à lire la trilogie Grisha que j’ai hâte de commencer du coup 😉

J’ai enfin sorti ce gros roman de ma pile à lire le mois passé et j’ai eu raison car je me suis fait complètement emporter par l’univers original de Leigh Bardugo. 

Dans une université de Yale un peu différente de celle qu’on connait, où la magie est utilisée par les grandes sociétés secrètes qui régissent les lieux, une neuvième maison est là pour chapeauter le tout et vérifier qu’aucun abus n’est perpétré et que les esprits maléfiques restent bien à leur place. Cette neuvième maison, c’est Le Léthé.

Alex est une jeune femme marginale issue d’un milieu plutôt pauvre et qui n’aurait jamais eu aucune chance d’accéder à cette prestigieuse université si elle n’avait pas été douée d’un pouvoir hors du commun : Elle peut voir les fantômes. Immédiatement affiliée au Léthé, elle est en formation avec le brillant Darlington, jeune Dandy séduisant, cultivé et horripilant par bien des aspects. 

Lorsque qu’une jeune femme est retrouvée morte et que Darlington disparaît mystérieusement, c’est à Alex de résoudre l’enquête, aidée par un flic aux manières peu conventionnelles, Turner, et l’assistante du Léthé, Dawes, une jeune femme geek et taciturne aux ressources infinies. 

J’ai adoré ce roman car il amène la juste dose d’horreur, de mystère et de magie pour qu’on ait toujours envie d’en savoir plus. Je me suis attachée énormément à Alex, jeune femme qu’on sent ravagée de l’intérieur par tout ce qu’elle a vécu plus jeune, une jeune femme dévorée de l’intérieur par ce don maudit qu’elle préférerait n’avoir jamais eu. En effet, comment vivre normalement quand on voit sans cesse des fantômes autour de nous?

On suit des pistes pour finalement les abandonner, on alterne les passages relatant le passé et le présent pour mieux nous aider à appréhender toute l’histoire et comprendre le passé et le passif d’Alex. 

Et puis, Darlington… Darlington quoi ! Mon Dieu que j’ai aimé ce jeune homme passionné par la magie, fasciné par les pouvoirs naturels d’Alex alors que lui a tout appris dans les livres. Bien entendu, j’aurais adoré une histoire d’amour entre Alex et lui .. mais l’autrice a évité cette évidence et j’avoue que je lui en ai été reconnaissante finalement car cela n’aurait rien apporté au roman (mais ça aurait été chouette quand même si ça avait été le cas tant j’aime ces deux personnages). Darlington a un charme naturel et séduit les autres sans même y penser, je ne suis même pas sûre qu’il soit au courant de l’attrait qu’il peut avoir aux yeux des autres.

Dawes, quant à elle, m’a beaucoup amusée car au début elle voit d’un mauvais oeil l’arrivée d’Alex, on ne sait pas si elle est jalouse (veut-elle lui piquer son Darlington chéri?) mais quand Alex a besoin d’elle, elle répond présente et met toutes ses connaissances à sa disposition. 

Je pense que j’en ai déjà beaucoup trop dit mais je suis super enthousiaste car j’ai vraiment adoré toute l’ambiance sombre et brumeuse de ce livre, la magie qui est assez effrayante, les sociétés secrètes mystérieuses où la corruption fait loi. 

Un roman atypique, avec une héroïne qui en est une bien malgré elle, hantée par ses actes passés.  

Du fantastique, du suspense, de l’amitié et beaucoup d’action … j’ai dévoré cette brique de plus de 500 pages en moins d’une semaine, c’est dire!

Bref, lisez la neuvième maison, c’est un bijou !

Ma note: ♥♥♥♥♥


J’ai lu: L’Outsider de Stephen King

Hello tout le monde !

Je vous retrouve aujourd’hui pour vous parler du roman L’Outsider de l’auteur Stephen King. Ce roman prend chronologiquement place après la trilogie « Mr Mercedes » et on y retrouve le personnage (que j’avais adoré) de Holly Gibney.

 ♥ = Bof bof, à éviter

♥♥ = Sympa, sans plus

♥♥♥ = Pas mal du tout , j’ai passé un bon moment !

♥♥♥♥ = A lire absolument !

♥♥♥♥♥ = Attention, gros coup de cœur !

Les (♥) représentent les demis 

L’image provient de mon instagram.

l'outsider

Nombre de pages: 576 pages

Maison d’édition: Albin Michel

Date de parution (dans cette édition): 30 janvier 2019

4ème de couverture:

Le corps martyrisé d’un garçon de onze ans est retrouvé dans le parc de Flint City. Témoins et empreintes digitales désignent aussitôt le coupable : Terry Maitland, l’un des habitants les plus respectés de la ville, entraîneur de l’équipe locale de baseball, professeur d’anglais, marié et père de deux fillettes. Et les résultats des analyses d’ADN ne laissent aucun doute. Dossier classé. À un détail près : Terry Maitland a un alibi en béton. Et des preuves tout aussi irréfutables que les preuves qui l’accusent.
Qui se cache derrière ce citoyen au-dessus de tout soupçon ?

Mon avis:

Si vous me suivez depuis un moment, vous savez sans doute que j’avais beaucoup aimé la trilogie « Mr Mercedes » que j’avais trouvé intéressante, intelligente et flippante en même temps. Ici, on retrouve ces trois ingrédients, avec une pointe de plus de paranormal. 

J’ai vraiment aimé l’ambiance de ce roman. Nauséabonde et angoissante comme tout bon livre de Stephen King qui se se respecte. 

Au tout début de l’histoire, on retrouve le cadavre mutilé d’un jeune garçon et tout incrimine Terry Maitland, l’entraîneur de l’équipe de baseball locale, homme respecté et aimé de tout. Cependant, même s’il a un bon alibi, plusieurs témoins l’ont vus de leur propres yeux dans la région où a été retrouvé le cadavre, les habits couverts de sang. 

Peu à peu, ceux qui mènent l’enquête vont se confronter à un cas de conscience. Alors que la culpabilité de Terry est évidente et qu’ils se sont empressés de l’arrêter (devant toute la ville qui plus est) et de le jeter en prison, son alibi l’est tout autant. De ce fait, les enquêteurs vont commencer à se poser des questions et vont devoir se rendre à l’évidence : peut-être qu’il y a un peu de paranormal là-derrière.

J’ai bien aimé  l’inspecteur Ralph Anderson que j’ai trouvé plutôt intéressant. En effet, même s’il était assez sûr de lui à la base, il se remet aussi en question (même s’il lui faut un peu de temps). Sa femme n’hésite pas à lui remettre les idées en place et elle fait preuve d’un grande courage tout au long de l’histoire.

Quand l’avocat de Terry Maitland, Howie Gold, s’en mêle et que même le détective privé qu’il a engagé, Alec Pelley, revient bredouille et que toutes les pistes possibles ont été exploitées, décidés à faire la lumière sur cette affaire et de ne négliger aucune piste pouvant les mener vers la vérité, ils font appel à Holly Gibney (qu’on avait rencontrée dans la trilogie Mr Mercedes comme je l’ai déjà écrit au début de cet article).  Holly est une femme angoissée, pleine de manies et phobies en tous genres mais elle est hyper attachante et surtout super intelligente. Elle est une sorte de détective privée et même si elle s’est plus ou moins spécialisée dans la recherche d’animaux de compagnie disparus, elle a une certaine affinité pour les cas sortant de l’ordinaire. 

J’ai vraiment aimé toute la brochette de personnages que nous a inventé Stephen King dans ce roman. On se surprend à tous bien les aimer et à souhaiter qu’il ne leur arrive rien (ce qui ne sera pas le cas pour tous comme vous pouvez bien vous en douter, on est chez Stephen King pas dans un roman d’amour).  

J’ai apprécié le clin d’œil que fait Stephen King à Harlan Coben, Terry Maitland assistant à l’une de ses conférences (c’est même son alibi 😉 ).

Par ailleurs, j’ai vraiment été passionnée par l’intrigue fouillée et tangible de ce roman. Il s’agit bien entendu d’un thriller horrifique, mais j’ai également trouvé que d’autres thèmes sont abordés qui ne sont pas moins importants: La différence, les remords, le deuil.

Même si l’auteur nous laisse avec quelques questions sans réponse à la fin du roman, je n’ai pas trouvé cela dérangeant. De plus, vous pouvez retrouver Holly Gibney dans une nouvelle du recueil qui vient de sortir « Si ça saigne » qui est apparemment une suite à l’Outsider. Je l’ai commencée donc je vous en reparlerai bientôt 😉

Mais pour en revenir à l’Outsider….

Un roman qui a su autant me faire frissonner que rire et essuyer une petite larme. J’ai aimé chaque chapitre et je ne me suis pas ennuyée un seul instant. Un pavé que j’ai dévoré!

Chapeau Mr King !

Ma note: ♥♥♥♥♥