[SP]J’ai lu: Galel de Fanny Desarzens

Hello tout le monde !

Je vous retrouve aujourd’hui pour vous parler du roman Galel de l’autrice suisse Fanny Desarzens que j’ai eu la chance de recevoir de la part des éditions Slatkine. 

 ♥ = Bof bof, à éviter

♥♥ = Sympa, sans plus

♥♥♥ = Pas mal du tout , j’ai passé un bon moment !

♥♥♥♥ = A lire absolument !

♥♥♥♥♥ = Attention, gros coup de cœur !

Les (♥) représentent les demis 

L’image provient de mon Instagram.

galel

Nombre de pages:  136 pages

Maison d’édition: Slatkine

Date de parution (dans cette édition): 24 janvier 2022

4ème de couverture:

Paul, Jonas et Galel aiment la montagne. L’hiver, chacun mène sa vie en plaine; l’été, Jonas et Galel exercent comme guides. ils se retrouvent une fois par an à la Baïta, le refuge tenu par Paul. Un endroit de passage où ils vivent des moments aussi attendus que précieux. Où leur amitié est née. 
 
Dans un monde de rocaille et de silence, Galel déploie le talent brut de son auteure, étoile montante de la littérature romande.

Mon avis:

Il ne se passe finalement pas grand chose dans ce roman, qui est du plutôt de type contemplatif. Mais pas de la contemplation ennuyante ou gnan-gnan. Quand Fanny Desarzens nous décrit les montagnes et la nature, on a l’impression d’y être. On sent l’air frais et vivifiant sur notre visage, on respire l’odeur des fleurs, l’humidité de la rosée du matin. Même les silences entre les différents protagonistes ont un écho dans la montagne.

Dans cette histoire, on suit donc trois hommes plutôt taiseux, perdus dans leur quotidien toute l’année mais qui se retrouvent chaque été, car deux d’entre eux, Galel et Jonas, sont guides de montagne et le dernier, Paul, tient un refuge, la Baïta, où les marcheurs peuvent s’arrêter pour manger et/ou dormir. 

Dans ce roman, tout en finesse et délicatesse, on ressent les émotions des personnages et leur attachement mutuel sans que les mots n’aient besoin de franchir la frontière de leurs lèvres. 

On sent qu’ils sont les repères du temps qui passe pour les autres, de la fuite du temps, qui abîme les corps et les âmes. Ils ont ce besoin de se retrouver chaque été mais ne se voient pas le reste de l’année. 

Galel est en quelque sorte la mascotte du trio. Rêveur, toujours un peu dans la lune et de bonne humeur, c’est un peu le ciment du groupe. Comme les deux autres, il ne se livre pas facilement et n’aime pas montrer ses faiblesses.

Et puis il y a Galel. Au début quand ils parlaient de lui, Jonas et Paul le surnommaient jeune Galel. Mais en fait il a presque le même âge qu’eux. Il est plus petit, c’est vrai, mais il pèse plus lourd. Il est trapu et il est plus solide qu’eux. Mais c’est lui qui a l’air doux. A côté de lui on voudrait décrire Paul en disant qu’il est costaud et on voudrait parler de Jonas en disant qu’il est sec. Galel est plus robuste que Paul et marche mieux que Jonas. Mais quand on pense à lui on pense: il est doux. Et en fait, le bon mot, celui qu’il faudrait utiliser pour parler de Galel, c’est réconfortant. 

Galel de Fanny Desarzens, page 36

J’ai trouvé leur amitié un peu maladroite mais tellement touchante. On sent que malgré tout, ils sont très solidaires et dépendent un peu des uns et des autres.

Vers le milieu du livre, on sent qu’il y a un basculement qui pourrait mener à un drame. Jusqu’au bout, on ne sait pas ce que l’autrice réserve à ses personnages. 

J’ai trouvé ce roman très bien écrit, les tournures de phrases sont poétiques et j’ai apprécié la plume de l’autrice. Le roman est écrit comme un seul et grand chapitre de 135 pages. Cela donne une impression d’urgence au roman, comme si on n’avait pas le temps de faire une pause entre les chapitres.

Son cours nombre de page fait qu’on le dévore d’une traite, complètement immergés dans l’histoire. 

Bref, vous l’aurez compris, j’ai adoré ce roman! A découvrir si vous aimez les histoires d’amitié et de montagne 🙂

Ma note: ♥♥♥♥♥


Un grand merci aux éditions Slatkine l’envoi de ce SP!

[SP]J’ai lu: Brume rouge de Nicolas Feuz

Hello tout le monde !

Je vous retrouve aujourd’hui pour vous parler du roman Brume rouge de l’auteur Nicolas Feuz que j’ai eu la chance de recevoir de la part des éditions Slatkine & Cie. On ne présente plus le procureur du canton de Neuchâtel!

 ♥ = Bof bof, à éviter

♥♥ = Sympa, sans plus

♥♥♥ = Pas mal du tout , j’ai passé un bon moment !

♥♥♥♥ = A lire absolument !

♥♥♥♥♥ = Attention, gros coup de cœur !

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brume rouge

Nombre de pages:  236 pages

Maison d’édition: Slatkine & Cie

Date de parution (dans cette édition): 24 février 2021

4ème de couverture:

Qui veut tuer Greta Thunberg ? Un tueur en série sévit entre Paris et Genève. Ses victimes ont toutes un point commun, elles se prénomment Greta.

Chargé de l’enquête, le procureur Jemsen est empêtré dans une procédure disciplinaire : il a fait libérer une de ses proches, activiste écologiste. Très vite, le meurtrier est identifié. Mais son nom correspond à celui d’un petit garçon décédé de longue date. Un assassin fantôme. 
 
Une fable écologique aussi violente qu’efficace. Nicolas Feuz au sommet de son art.

Mon avis:

Le roman commence très fort avec une scène choc. Tout de suite, on comprend que les années d’écriture n’ont pas assagi le procureur Nicolas Feuz, bien au contraire 🙂

J’ai retrouvé avec beaucoup de plaisir le procureur Norbert Jemsen, que j’avais trouvé un peu absent dans le tome précédent. Dans cet opus, on est de nouveau centrés sur le duo Flavie (sa greffière)-Norbert et j’avoue que cela m’a beaucoup réjouis. De plus, j’ai adoré retrouver l’enquêteur Daniel Garcia déjà présent dans les premiers romans de l’auteur. Cet entrelacement entre les différents romans de l’auteur forment une grande fresque qui se complète au fur et à mesure et je trouve cela très intéressant. J’aime la cohérence entre ses différents romans, comme si les personnages continuaient à vivre entre chaque ouvrage. J’aime retrouver son univers, c’est un peu comme retrouver des amis

J’ai aimé comme d’habitude l’alternance passé-présent entre les différents chapitres. Ceux-ci sont d’ailleurs plutôt courts, comme d’habitude chez Nicolas Feuz. 

L’écriture est rythmée, nerveuse. Impossible de le lâcher avant la fin, je l’ai dévoré en deux sessions de lecture!

A chaque page on retient notre souffle en se disant … « non mais il ne va tout de même pas oser! » Ah mais si, il ose, et comment !! L’auteur va toujours plus loin dans le dérangeant et le « spooky ». De plus, il sème par ci par là de fausses pistes qui nous font partir dans tous les sens et jamais je ne me serais doutée de la fin!

La seule critique que je pourrais avoir est qu’il y a beaucoup de descriptions des lieux, ce n’était pas dérangeant pour moi qui connaît bien Neuchâtel et ses environs mais pour les lecteurs qui ne sont pas de la région, je pense que cela peut parasiter un brin le récit.

On découvre une autre facette de Norbert Jemsen car dans ce roman il a (enfin!) une compagne. Il se livre enfin un peu, laisse entrer quelqu’un dans son intimité, lui qui a du s’inventer une vie après avoir pris la place de son frère (qui était mort dans un attentat à Neuchâtel dans le premier tome de la saga, pour ceux du fond qui n’ont pas suivi). On sent qu’il commence à trouver à trouver un certains équilibre dans son travail (heureusement que Flavie est là pour compenser et corriger ses gaffes) et dans sa vie privée.  

De son côté, Flavie essaie de se remettre de tous les drames qui ont jalonné sa vie et de se reconstruire. Elle est comme d’habitude d’une aide précieuse à Jemsen pour l’aider dans son enquête sur le tueur qui massacre à l’arme lourde toutes les filles se prénommant Greta.

Bien entendu, impossible de nier le message écologique mais celui-ci n’est pas du tout moralisateur. Comme dans tout, les extrêmes ne sont jamais bénéfiques. 

Ce roman est un vrai page-turner qui nous happe dans une spirale infernale. Le final est à couper le souffle! Vivement la suite!

Ma note: ♥♥♥♥(♥)


Un grand merci aux éditions Slatkine & Cie pour l’envoi de ce SP!

[SP]J’ai lu: Mamma Roma de Luca Di Fulvio

Hello tout le monde !

Je vous retrouve aujourd’hui pour vous parler du roman Mamma Roma de l’auteur Luca Di Fulvio que j’ai eu la chance de recevoir de la part des éditions Slatkine & Cie. 

 ♥ = Bof bof, à éviter

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♥♥♥ = Pas mal du tout , j’ai passé un bon moment !

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mamma roma

Nombre de pages:  685 pages

Maison d’édition: Slatkine & Cie

Date de parution (dans cette édition): 9 septembre 2021

4ème de couverture:

Après New York, Venise ou Buenos Aires, Luca Di Fulvio a choisi Rome pour décor, sa ville natale, l’endroit où il écrit tous ses livres. L’action se passe en 1870, l’année où est née l’Italie. Dans cette ville-monde encore occupée par les troupes françaises, où s’affrontent monarchistes et républicains, trois personnages se croisent, se perdent et se retrouvent. Il y a Pietro, qui veut changer la vie avec un appareil photo, Marta, l’enfant de la balle, et Nella, l’improbable comtesse républicaine. Pietro et Nella sont orphelins. Rome va les adopter.

Mon avis:

J’ai adoré chaque page de cette petite brique où on ne s’ennuie pas une seule seconde tant chaque détail est important. On y suit principalement 4 personnages: Nella, une comtesse qui a adopté un orphelin, Pietro. Marta, une jeune femme qui vit la vie d’un cirque itinérant et qui a été prise sous son aile par le vieux Melo, un taiseux qui étrangement sait parler aux chevaux comme personne.

Le roman prend place en Italie et plus précisément à Rome où gronde la guerre civile entre les partisans de l’Italie libre et les états pontificaux. J’ai aimé en savoir plus sur cette période historique de l’Italie dont j’ignorais tout.

C’est au milieu de toute cette agitation que nos 4 protagonistes vont se retrouver à Rome, ville de toutes les promesses et de tous les nouveaux départs. 

Comme dans tous ses romans, Luca Di Fulvio sait insuffler un supplément d’âme à ses personnages, il arrive à leur faire prendre vie et on a vraiment l’impression de retrouver des amis à chaque fois qu’on se replonge dans le livre. On tremble pour ses héros, on se fait du souci pour eux. Je trouve sa faculté à nous intéresser à ses personnages tout-à-fait étonnante.

Je suis passée par toutes les émotions avec ce roman. Il est poignant et passionnant. 

Pietro est un jeune homme très intelligent avec une sensibilité particulière. Il est très doué en photographie et sait capter l’essence même de chaque situation. Sa plus grande peur est de décevoir Nella, sa mère adoptive, qu’il admire plus que quiconque au monde. 

Marta, quant à elle, est une jeune femme indépendante et un peu sauvage, qui rêve de grandes causes et d’égalité pour toutes et tous. Elle a envie de compter, d’apporter sa pierre à l’édifice dans la « libération » de Rome. Elle adore celui qu’elle considère comme son père, Melo, qui l’a accueillie comme une fille au sein du cirque itinérant dont il fait partie. Elle est prête à prendre tous les risques pour ses idéaux.

Ses deux solitudes vont se rencontrer et s’apprivoiser peu à peu. 

Dans ce roman, on retrouve des thèmes qui sont chers à l’auteur comme la lutte contre les violences faites aux femmes et la volonté de trouver toujours une certaine grâce dans tous ses personnages, même les plus retors. (enfin certains sont vraiment irrécupérables quand même) Rien n’est jamais tout noir ou tout blanc, tout est nuancé.

Un roman que je vous recommande chaudement si vous aimez les romans d’aventure, d’amour et d’amitié avec en bonus l’Histoire italienne en toile de fond. Brillant!

Ma note: ♥♥♥♥♥


Un grand merci aux éditions Slatkine & Cie pour l’envoi de ce SP!

J’ai lu: Seule en sa demeure de Cécile Coulon

Hello tout le monde !

Je vous retrouve aujourd’hui pour vous parler du roman Seule en sa demeure de l’autrice Cécile Coulon. 

 ♥ = Bof bof, à éviter

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seule en sa demeure

Nombre de pages:  333 pages

Maison d’édition: L’Iconoclaste

Date de parution (dans cette édition): 19 août 2021

4ème de couverture:

« Le domaine Marchère lui apparaîtrait comme un paysage après la brume. Jamais elle n’aurait vu un lieu pareil, jamais elle n’aurait pensé y vivre.  » C’est un mariage arrangé comme il en existait tant au XIXe siècle. À dix-huit ans, Aimée se plie au charme froid d’un riche propriétaire du Jura. Mais très vite, elle se heurte à ses silences et découvre avec effroi que sa première épouse est morte peu de temps après les noces. Tout devient menaçant, les murs hantés, les cris d’oiseaux la nuit, l’emprise d’Henria la servante. Jusqu’au jour où apparaît Émeline. Le domaine se transforme alors en un théâtre de non-dits, de désirs et de secrets enchâssés,  » car ici les âmes enterrent leurs fautes sous les feuilles et les branches, dans la terre et les ronces, et cela pour des siècles « .

Mon avis:

J’ai tout de suite été attirée par ce roman quand j’en ai entendu parler dans l’émission La Grande Librairie au moment de sa sortie. L’ambiance un peu glauque et angoissante était vraiment prometteuse. 

J’ai aimé la façon dont l’autrice décrit les lieux, on se croirait dans un roman d’horreur, et pourtant ça n’en est pas un. 

On sent la tension et le mal-être d’Aimée, notre héroïne, croître de jour en jour en même temps que la suspicion à l’égard de son mari et la crainte qu’il ne soit pas celui qu’elle pensait.

Son mari, Candre, riche et plutôt séduisant, est aux petits soins pour elle. Elle sait que sa précédente femme est morte peu de temps après leur mariage et Aimée commence à voir le mal partout. C’est vrai que Candre est parfois un peu mystérieux et distant à des moments. Cependant, j’ai trouvé qu’il était très prévenant avec Aimée et a une attitude plutôt moderne avec elle en lui servant son petit déjeuner. 

J’ai aimé les références évidentes au livre Rebecca de Daphné du Maurier (d’ailleurs Cécile Coulon en a parlé lors de son passage à La Grande Librairie). Un domaine qui a presque une âme, une ambiance pesante qui nous prend à la gorge. Aimée se sent très vite étouffée entre les murs du domaine et aspire à voir d’autres personnes que les domestiques de la maison et son mari. Elle est également en quête de vérité sur la première femme de Candre. Est-ce une mort naturelle ou un assassinat ?

Ici, il lui semblait que les hommes se ratatinaient sous les branches, que les arbres effleuraient la maison comme des animaux sauvages flairent une proie. Le sentiment de liberté qu’elle avait ressenti sur la route s’estompa, et le désir profond, impérieux, de se soumette à ce lieu la submergea.

Seule en sa demeure de Cécile Coulon, page 102

Emeline, une jeune professeur de musique va donc – suite à la demande faite à son mari – venir lui donner des cours de flûte et lui changer les idées. Elle sera la lumière dans son morne et monotone quotidien. Une amitié rétribuée mais salutaire pour Aimée.

J’ai aimé le personnage d’Aimée car je pense que comme elle j’aurais eu très vite des doutes sur l’honnêteté de mon mari. Elle se sent prisonnière et pense qu’on lui veut du mal. Cependant, elle a également des réactions de petite fille qui ne connaît finalement pas grand chose à la vie, tant ses parents l’ont toujours protégée. Son mari d’ailleurs est très respectueux dans leur intimité et lui donne le temps qu’il faut pour être prête, ce n’est pas un rustre, on sent qu’il a eu une très bonne éducation.

Et puis il y a Henria, la servante en chef, qui est présente au domaine depuis que Candre est tout petit. Elle l’a quasiment élevé, en même temps que son propre fils, Angelin. Celui-ci, muet, est très mystérieux. Il erre comme une ombre dans le domaine, ce qui inquiète encore plus Aimée. Je ris régit tout au domaine Marchèrent et entend bien que l’ordre et la discipline soit respectés. Elle est plutôt accueillante avec Aimée mais elle ne l’a laisse pas souvent seule, elle la surveille.  Ce huis-clos est vraiment étouffant.

Toute la construction des personnages est particulièrement ingénieuse. On n’arrive plus à distinguer les bons des méchants, l’autrice souffle le chaud et le froid pour nous perdre dans nos pronostics.

Le choix des prénoms est également plutôt  équivoque, je pense que l’autrice a bien dû s’amuser en nommant ses personnages, car ceux-ci ont tous une sorte de signification cachée sur la personnalité des différents protagonistes.

L’écriture est fluide mais très poétique, très détaillée aussi. Les descriptions ne sont jamais ennuyantes et servent le récit. La plume de Cécile Coulon, très à l’aise dans les histoires rurales, était déjà très belle dans une bête au paradis, mais dans celui-ci je trouve qu’elle est encore montée d’un cran.

Un roman qui a échappé de peu au coup de cœur car j’avais deviné la fin (même si elle est très bonne) mais qui a tout de même été une excellente lecture et que je garderai précieusement dans ma bibliothèque 🙂

Ma note: ♥♥♥♥(♥)


J’ai lu: Le bureau des affaires occultes d’Eric Fouassier

Hello tout le monde !

Je vous retrouve aujourd’hui pour vous parler du roman Le bureau des affaires occultes de l’auteur Eric Fouassier. D’après ce que j’ai compris, il s’agit du premier tome d’une série 🙂

 ♥ = Bof bof, à éviter

♥♥ = Sympa, sans plus

♥♥♥ = Pas mal du tout , j’ai passé un bon moment !

♥♥♥♥ = A lire absolument !

♥♥♥♥♥ = Attention, gros coup de cœur !

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le bureau des affaires occultes

Nombre de pages: 368 pages

Maison d’édition: Albin Michel

Date de parution (dans cette édition): 28 avril 2021

4ème de couverture:

Automne 1830, dans un Paris fiévreux encore sous le choc des Journées révolutionnaires de juillet, le gouvernement de Louis-Philippe, nouveau roi des Français, tente de juguler une opposition divisée mais virulente.
Valentin Verne, jeune inspecteur du service des mœurs, est muté à la brigade de Sûreté fondée quelques années plus tôt par le fameux Vidocq. Il doit élucider une série de morts étranges susceptible de déstabiliser le régime.
Car la science qui progresse, mêlée à l’ésotérisme alors en vogue, inspire un nouveau type de criminalité. Féru de chimie et de médecine, cultivant un goût pour le mystérieux et l’irrationnel, Valentin Verne sait en décrypter les codes. Nommé par le préfet à la tête du « bureau des affaires occultes », un service spécial chargé de traquer ces malfaiteurs modernes, il va donner la preuve de ses extraordinaires compétences.
Mais qui est vraiment ce policier solitaire, obsédé par la traque d’un criminel insaisissable connu sous le seul surnom du Vicaire ?
Qui se cache derrière ce visage angélique où perce parfois une férocité déroutante ?
Qui est le chasseur, qui est le gibier ?

Dans la lignée des grands détectives de l’Histoire, de Vidocq à Lecoq en passant par Nicolas le Floch, un nouveau héros est né.

Mon avis:

J’ai acheté ce roman à sa sortie, un peu par hasard. C’est surtout sa couverture qui m’avait attirée ainsi que son titre un peu mystérieux. Mais finalement, le hasard fait vraiment bien les choses car j’ai adoré ce livre.

On y suit un jeune inspecteur de police, Valentin Verne, aussi perspicace que cultivé et doté d’un visage d’ange pour ne rien gâcher. Cependant, j’ai aimé que l’auteur nous ait épargné un héros à 100 % parfait car Valentin est un personnage très secret et rongé par son passé dont on en apprend un peu plus au fil du roman.

Le roman prend place à Paris, en 1830 et j’adore toute l’ambiance brumeuse et nauséabonde que décrit l’auteur. On s’y croirait. Quand Valentin se promène le soir à Paris, on a le pressentiment qu’il va lui arriver des bricoles, car à l’époque c’était malheureusement souvent le cas. Les jolis garçons élégants qui se promènent seuls sont des cibles faciles. Enfin, dans le cas de Valentin ses agresseurs s’en mordent les doigts ensuite (s’ils leur en reste haha). 

J’ai aimé l’enquête que mène Valentin Verne et j’ai trouvé que c’était un personnage très attachant, il partage ses doutes et ses peurs. C’est un jeune homme brillant et qui pourrait aspirer à une grande carrière en temps qu’apothicaire ou pharmacien mais qui préfère travailler dans la police pour enquêter sur des morts mystérieuses, des gens qui se suicident sans raison apparente. En sous-marin, il enquête également sur des disparitions d’enfants, prenant la relève de son papa qui lui aussi enquêtait sur un certain Vicaire avant qu’un accident lui ôte brutalement la vie.

Valentin est malin, inventif et courageux. Il prend des risques énormes pour arriver à ses fins. C’est également un homme qui se méfie de tout et de tout le monde et qui a de la peine à laisser entrer des personnes dans son cercle intime. On a parfois un peu de peine à le cerner mais je pense que c’est volontaire de la part de l’auteur étant donné qu’il y aura une suite aux aventures de l’inspecteur Verne. Il ne faut pas tout dévoiler de suite ! Par bien des aspects il m’a fait penser à Sherlock Holmes.

J’ai également beaucoup apprécié le personnage de l’actrice Aglaé Marceau, jeune femme intelligente et rusée, moderne et en avance sur son temps. J’espère la retrouver dans un prochain tome.

Les dialogues sont bien menés, savoureux, pleins d’humour. L’écriture d’Eric Fouassier est riche en descriptions mais celles ne sont jamais ennuyantes. Tous les détails qu’il donne sont utiles, il n’y a aucun « remplissage ». 

J’ai aimé le savant mélange entre les faits historiques (l’après Révolution française) et l’enquête sordide de Valentin. J’ai facilement visualisé les décors, l’ambiance et l’habillement des personnages, rendant le tout vraiment immersif.

Bref, vous l’aurez compris, j’ai passé un excellent moment de lecture et j’ai vraiment adoré ce roman. J’ai vraiment hâte de retrouver Valentin Verne dans de nouvelles aventures!

Ma note: ♥♥♥♥♥


[SP]J’ai lu: Le paradis des vauriens de Wendall Utroi

Hello tout le monde !

Je vous retrouve aujourd’hui pour vous parler du roman le paradis des vauriens de l’auteur Wendall Utroi que j’ai eu la chance de recevoir de la part des éditions Slatkine & Cie. J’avais beaucoup aimé son roman précédent, la loi des hommes.

 ♥ = Bof bof, à éviter

♥♥ = Sympa, sans plus

♥♥♥ = Pas mal du tout , j’ai passé un bon moment !

♥♥♥♥ = A lire absolument !

♥♥♥♥♥ = Attention, gros coup de cœur !

Les (♥) représentent les demis 

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le paradis des vauriens

Nombre de pages:  476 pages

Maison d’édition: Slatkine & Cie

Date de parution (dans cette édition): 7 octobre 2021

4ème de couverture:

« Dans ce nouveau roman, j’ai voulu donner vie à deux enfants blessés : Kalya, d’origine tsigane que recueille un ferrailleur, et Sans-Nom, un gamin un peu chétif, fils d’une prostituée. L’histoire prend sa source dans les plaines du Nord au milieu des années 30 et vient mourir dans le Sud-Est de la France beaucoup plus tard. Deux lieux, deux époques et deux terribles destins. Aimer le destin, c’est le forcer à vous écouter pour que, un jour, à son tour, il vous aime un peu. J’ai une affection particulière pour ces deux personnages. Ils m’habitent depuis toujours. Je voudrais tellement qu’ils entrent dans vos vies. »

Mon avis:

Comme écrit en début d’article, j’avais beaucoup aimé la loi des hommes et du coup j’avais un peu peur que ce roman ne soit pas à la hauteur du précédent.

Et bien, je n’ai pas été déçue une seule seconde!

Dans ce roman, on suit donc deux enfants provenant d’un milieu pauvre, Kalya et Sans-Nom, qui vont s’aimer follement avec à la fois la rage et la peur au ventre mais également l’espoir d’une vie meilleure. Le roman prend place au début dans les années 30, au début de la seconde guerre mondiale et l’occupation de la France par l’armée allemande, une époque qui m’intéresse particulièrement tant elle est riche historiquement parlant.

On suit en particulier Sans-Nom, jeune homme blessé par la vie, qui, alors qu’il pourrait être plutôt en quête de rédemption, choisit le chemin des délits et des petits ou gros larcins. 

J’avoue que j’ai eu un peu de peine au début avec ce personnage, car je ne comprenais pas certaines de ses réactions. Cependant, au fil des pages, j’ai commencé à m’attacher à lui et à comprendre que c’est pour cacher ses failles qu’il a souvent recours à la violence. 

Kalya, quant à elle, est une jeune fille hyper touchante et pour laquelle j’ai immédiatement ressenti de l’empathie. Certaines scènes la concernant m’ont fait monter les larmes aux yeux. Tout comme Sans-Nom, Kalya est très courageuse et possède une résilience à toute épreuve.

Wendall Utroi n’épargne une fois encore pas ses personnages en mettant sans cesse des obstacles sur leur chemin. On pense que les choses vont s’arranger et paf!, on nous en remet en couche dans le malheur. 

Certaines scènes ont été plutôt éprouvantes à lire, en particulier celles touchant des enfants, je ne peux vous en dire plus mais vous comprendrez en les lisant.

J’ai néanmoins beaucoup apprécié la construction de ce roman, avec ses alternances entre le passé et le présent, ce qui nous permet de reconstituer le puzzle du vécu des protagonistes. 

Comme dans la loi des hommes, on parle ici – entre autres –  de violences (physiques et psychiques) faites aux femmes et d’abus sexuels mais nous ne sommes jamais dans le voyeurisme.

J’ai adoré retrouver la plume si belle de Wendall Utroi qui sait donner un supplément d’âme à tous ses personnages. Une perle à découvrir d’urgence!

Ma note: ♥♥♥♥♥


Un grand merci aux éditions Slatkine & Cie pour l’envoi de ce SP!

J’ai lu: Le passager sans visage de Nicolas Beuglet

Hello tout le monde !

Je vous retrouve aujourd’hui pour vous parler du roman le passager sans visage de l’auteur Nicolas Beuglet. C’est la suite directe du roman Le dernier message, lu l’année dernière et que j’avais beaucoup aimé.

 ♥ = Bof bof, à éviter

♥♥ = Sympa, sans plus

♥♥♥ = Pas mal du tout , j’ai passé un bon moment !

♥♥♥♥ = A lire absolument !

♥♥♥♥♥ = Attention, gros coup de cœur !

Les (♥) représentent les demis 

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le passager sans visage

Nombre de pages:  366 pages

Maison d’édition: XO

Date de parution (dans cette édition): 16 septembre 2021

4ème de couverture:

 » Tu n’es pas seule à chercher « …
Ce mot anonyme laissé sur son paillasson est plus qu’un appel : un électrochoc. Cette fois, l’inspectrice Grace Campbell le sait, elle n’a pas le choix. Elle doit ouvrir la porte blindée du cabinet situé au fond de son appartement. Et accepter de se confronter au secret qui la hante depuis tant d’années…

Des confins de la campagne écossaise aux profondeurs de la Forêt-noire où prend vie le conte le plus glaçant de notre enfance, jamais Grace n’aurait pu imaginer monter dans ce train surgi de nulle part et affronter le Passager sans visage…

Avec ce thriller au suspense angoissant, Nicolas Beuglet nous plonge dans les perversions les plus terribles de nos sociétés. Et, au passage, nous interroge : et si parmi les puissants qui régissent le monde se cachaient aussi des monstres sans visage ?

Un train, un passager sans visage, une organisation terrifiante

Mon avis:

J’ai retrouvé avec beaucoup de plaisir le personnage de Grace Campbell et j’ai été ravie d’en savoir plus sur elle et sur son passé. En effet, j’avais été un peu frustrée de tout le mystère que l’auteur avait fait planer autour d’elle dans « le dernier message », même si c’était voulu.

Là on apprend vite ce qu’elle avait caché dans le premier tome et j’ai trouvé cela appréciable, j’aurais été vraiment frustrée que l’auteur nous laisse encore plus longtemps mariner!

On est très vite plongé dans l’action et l’auteur a l’art de terminer ses chapitres par un suspens insoutenable qui nous donne à chaque fois envie de lire un chapitre supplémentaire. 

J’avoue que parfois cela m’a fait lever les yeux au ciel mais cela donne également un rythme plutôt frénétique au récit donc cela ne m’a pas dérangée plus que cela non plus.

Dans ce tome-ci on va pas mal voyager à nouveau entre l’Ecosse, la France et l’Allemagne et surtout, on va à nouveau voyager dans les méandres de la malfaisance humaine. De plus, comme elle nous livre enfin ses secrets, j’ai trouvé Grace bien plus attachante que dans le premier tome. J’ai enfin compris certaines de ses réactions que je trouvais un peu extrêmes dans le premier tome. C’est une jeune femme résiliente avec une telle volonté de découvrir la vérité qu’elle passe outre tous les obstacles.

En essayant de résoudre le mystère de son enfance, Grace va mettre le pied dans une affaire bien plus grande et elle sera irrémédiablement entraînée dans une enquête assez incroyable et très dangereuse. 

J’ai trouvé ce tome-ci, tout comme tous les précédents de l’auteur, très visuel. En effet, on imagine vraiment bien les scènes et je pense que ces romans seraient parfaits adaptés au cinéma ou en série télé.

Comme d’habitude dans les romans de Nicolas Beuglet, il y a toujours un sujet assez grave qui est abordé et qui nous fait réfléchir. Ici le fond est assez flippant je dois dire, surtout quand on voit vers quoi tend la société actuelle (mais je ne vous en dirai pas plus, de peur de vous spoiler). 

Bref, j’ai dévoré ce roman vraiment prenant tant par le fond que la forme. Et même si parfois les ficelles sont un peu grosses (l’héroïne qui s’en sort toujours même si en vrai elle n’avait aucune chance de s’en sortir indemne, les méchants un peu caricaturés, etc.) j’ai passé un vrai bon moment de lecture.

La dernière phrase du roman présage une suite riche en rebondissements et j’avoue avoir super hâte de lire le troisième tome des aventures de Grace. 

Ma note: ♥♥♥♥(♥)


[SP]J’ai lu: La fille aux cerfs-volants d’Olivier Rigot

Hello tout le monde !

Je vous retrouve aujourd’hui pour vous parler du roman la fille aux cerfs-volants de l’auteur Olivier Rigot que j’ai eu la chance de recevoir de la part des éditions Slatkine (en version épreuves brochées non corrigées). Il s’agit de son troisième roman.

 ♥ = Bof bof, à éviter

♥♥ = Sympa, sans plus

♥♥♥ = Pas mal du tout , j’ai passé un bon moment !

♥♥♥♥ = A lire absolument !

♥♥♥♥♥ = Attention, gros coup de cœur !

Les (♥) représentent les demis 

L’image provient de mon Instagram.

la fille aux cerfs-volants

Nombre de pages: 264 pages

Maison d’édition: Slatkine 

Date de parution (dans cette édition): 3 septembre 2021

4ème de couverture:

Sébastien, photographe de mer, embarque sur un trimaran pour une course autour du monde. Un départ synonyme de fuite éperdue ? Qui est véritablement Sylvia, prodige du windsurf et biologiste marine avec laquelle il entretient une histoire d’amour passionnelle ? Quel lourd secret dissimule-t-elle ? Traque, poursuite, trahisons, La fille aux cerfs-volants happe le lecteur dès la première page. De la Corse à la Normandie, en passant par Paris et la Sardaigne, la cavale de Sébastien nous emmène dans des lieux et des paysages maritimes à couper le souffle.

Mon avis:

Un roman que j’ai dévoré en deux jours à peine car l’intrigue a su me happer et me tenir en haleine du début à la fin. On y suit tout d’abord Sébastien, qui embarque sur un bateau pour une course autour du monde et il se remémore son histoire d’amour avec Sylvia, une jeune femme très belle et très talentueuse, tant dans son sport de prédilection que dans son travail de biologiste marine. On alterne donc les chapitres suivant Sébastien dans le présent et les chapitres où il raconte son histoire avec Sylvia.

Cependant, j’ai trouvé que certains événements étaient un peu occultés, l’action se passe tellement vite qu’on ne comprend pas tout et la fin un peu précipitée m’a laissé un petit goût d’inachevé même si elle m’a convenue tout de même. Certaines questions que je pouvais me poser quant aux personnes qui traquent Sylvia sont cependant restées sans réponse. 

Au delà de ceci, la chose qui m’a le plus dérangée sont les scènes de sexe à répétition. Presque une par chapitre, même si l’auteur n’entre pas non plus dans les détails, j’ai trouvé cela un peu dérangeant et cela ne servait en rien l’histoire.  Je me suis même surprise à lever les yeux au ciel  » quoi?, encore??!! ».

Il y a également du très bon dans ce roman comme le mystère entourant Sylvia, les courses poursuites et tout le thème maritime que j’aime beaucoup. Ce roman a su me dépayser et ça fait du bien!

Sébastien et Sylvia sont des personnages dont on sait finalement peu de choses donc il est difficile de s’identifier à eux et même de les trouver réellement attachants.

La plume d’Olivier Rigot est très agréable à lire et très fluide (il y a beaucoup de dialogues), on sent qu’il aime la nature et sait très bien décrire les paysages.

De plus, j’ai aimé le fait que l’auteur glisse un glossaire en début de roman afin que nous ne soyons pas perdus avec tous les termes liés au monde nautique.

Un roman qui vous plaira si vous aimez les histoires d’amour mâtinées d’aventure et de mystère.

Ma note: ♥♥♥


Un grand merci aux éditions Slatkine pour l’envoi de ce SP!

J’ai lu: Les possibles de Virginie Grimaldi

Hello tout le monde !

Je vous retrouve aujourd’hui pour vous parler du roman Les possibles, de l’autrice Virginie Grimaldi.

 ♥ = Bof bof, à éviter

♥♥ = Sympa, sans plus

♥♥♥ = Pas mal du tout , j’ai passé un bon moment !

♥♥♥♥ = A lire absolument !

♥♥♥♥♥ = Attention, gros coup de cœur !

Les (♥) représentent les demis 

L’image provient de mon instagram.

les possibles

Nombre de pages: 378 pages

Maison d’édition: Fayard

Date de parution (dans cette édition): 12 mai 2021

4ème de couverture:

Juliane n’aime pas les surprises. Quand son père fantasque vient s’installer chez elle, à la suite de l’incendie de sa maison, son quotidien parfaitement huilé  connaît quelques turbulences.
Jean dépense sa retraite au téléachat, écoute  du hard rock à fond, tapisse les murs de posters d’Indiens, égare ses affaires, cherche son chemin.
Juliane veut croire que l’originalité de son père s’est épanouie avec l’âge, mais elle doit se rendre à l’évidence  : il déraille.
Face aux lendemains qui s’évaporent, elle va apprendre à découvrir l’homme sous le costume de père, ses valeurs, ses failles, et surtout ses rêves.
Tant que la partie n’est pas finie, il est encore l’heure de tous les possibles.

Mon avis:

J’avais adoré l’avant dernier roman de cette autrice (et que ne durent que les moments doux) donc j’avais grand espoir de réitérer le coup de cœur avec celui-ci. 

Alors j’avoue que même si les personnages sont touchants, drôles et attachants, j’ai trouvé que l’autrice en faisait un poil trop dans les blagues, ce qui rendait le roman un peu moins émouvant qu’il aurait dû l’être. Je pense que c’était sûrement une façon de dédramatiser les situations parfois vraiment tristes.

J’ai cependant vraiment aimé suivre l’histoire de Juliane qui doit accueillir chez elle son papa qui commence gentiment à perdre la boule. Elle devra mettre ses principes et sa maniaquerie dans sa poche pour que son père se sente bien chez elle.  De plus, le fils de Juliane est très heureux d’avoir son papy à la maison pour faire les 400 coups, au grand désespoir de Juliane et son mari. Grâce à son grand-papa très attentif à lui, le petit garçon introverti va enfin prendre confiance en lui et s’affirmer à l’école.

Juliane est une jeune femme qui a besoin d’un cadre dans sa vie, pour se rassurer. Elle n’est pas sûre d’elle et surtout pas de son physique, elle pense qu’elle n’est jamais « assez ». Le regard des autres est super important pour elle et elle a besoin de « sauver les apparences ». Finalement le fait de s’occuper de son papa va la soustraire à ses propres problèmes pour se focaliser sur lui. Le fait de lâcher prise sur plein de choses à la maison va finalement la libérer.

Ce roman explore les relations père-fille et également le rapport à la maladie et particulièrement la démence sénile. Ce sujet me tient particulièrement à cœur et j’ai apprécié que l’autrice se penche sur ce sujet peu abordé dans les romans. La scène avec le cerisier m’a vraiment touchée.

Le papa est très attachant même s’il est un peu caricatural à certains moments. J’ai vraiment aimé le personnage de cet homme qui ne comprend pas qu’il ne pourra plus jamais vivre seul et être indépendant à cause de sa maladie. Juliane et sa famille auront la délicatesse et la tendresse nécessaires pour l’accompagner dans ses moments d’errement. 

Ce roman m’a beaucoup plu et si ce n’est pas un coup de cœur cela reste néanmoins une excellente lecture pour moi ! Vivement le prochain roman de Virginie Grimaldi!

Ma note: ♥♥♥♥


J’ai lu: La fabrique des pervers de Sophie Chauveau

Hello tout le monde !

Je vous retrouve aujourd’hui pour vous parler du livre la fabrique des pervers de l’autrice Sophie Chauveau.

 ♥ = Bof bof, à éviter

♥♥ = Sympa, sans plus

♥♥♥ = Pas mal du tout , j’ai passé un bon moment !

♥♥♥♥ = A lire absolument !

♥♥♥♥♥ = Attention, gros coup de cœur !

Les (♥) représentent les demis 

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la fabrique des pervers

Nombre de pages:  320 pages

Maison d’édition: folio

Date de parution (dans cette édition): 6 mai 2021

4ème de couverture:

« En 68, ils avaient trente-cinq ans, aucune conscience politique, et surtout aucune conscience. Ils pataugeaient dans l’innocence. Aimer ses enfants n’est pas un crime, non ? Si, comme ça, si. Aller ensuite expliquer que ces gestes, ces actes, ces mains, ces langues, ces caresses en passant, cet exhibitionnisme forcené constituent le climat le plus fécond de l’inceste ? Impensable. À quoi bon le leur dire ? Ils ne m’auraient pas crue. Ils ne m’ont pas crue. Mère pourtant l’a compris… à la toute fin de sa vie. »Unique par l’ampleur de ce qu’il dévoile, ce témoignage sur l’inceste dresse le portrait glaçant d’une lignée de bourreaux.

Mon avis:

Ce livre m’a retourné l’estomac tant les faits reportés sont durs et complètement inimaginables. L’autrice raconte sa famille, les abus sexuels de la part de son père et des autres hommes de sa famille. Elle remonte dans le temps et parcourt tout l’arbre généalogique de cette famille déviante, où les hommes (mais pas que) pensent que les femmes et les enfants leur appartiennent et qu’ils peuvent en disposer comme bon leur semble pour assouvir leurs désirs pervers. 

La narration de Sophie Chauveau ne nous met pas dans la position de voyeurs et pour cela j’ai apprécié ce document car elle retranscrit des faits mais sans s’y attarder pour autant. 

Elle pose aussi la question de la culpabilité des mères de la famille et leur rôle dans celle-ci. N’auraient-elles pas pu protéger leurs enfants? Pourquoi ont-elles été complices des crimes de leur mari? 

« Dire que ma soeur s’est déclarée jalouse que Père m’aime tant. Comment a-t-elle pu appeler cela de l’amour? » (page 53)

« Comment considérer tous ces mâles incestueux et violents, qui jouissent d’une totale impunité? Immunité? Comment  cette sexualité transgressive et criminelle est-elle devenue la norme pour eux, de sorte qu’à l’intérieur du clan, tout leur semblait licite? Au point d’ignorer peut-être l’illicite de leurs pratiques?  » (pages 58)

« Mais les mères? Qui sont ces mères qui donnetn à leurs enfants des pères abuseurs, et ne les font pas saisier par la police, par la justice, ni ne changent les serrures de leur maison dès l’instant qu’elles savent… Car bien sûr qu’elles savent, même si elles n’imaginent pas les conséquences sur le pychisme de leurs enfants. Le risque de tout perdre les empêche de s’enfuir, alors elles font celles qui n’ont jamais rien vu, rien su. Complices, forcément complices? » (page 195)

J’ai trouvé ce livre intelligemment écrit, l’autrice ne se victimise pas, elle expose les faits, d’une manière presque chirurgicale. Sa plume est fluide et très agréable, elle se permet même quelques traits d’humour. 

J’ai lu avec grand intérêt cette analyse de l’être humain et de ses déviances et le garderai précieusement dans ma bibliothèque.  A mettre entre toutes les mains.

Ma note: ♥♥♥♥♥ 

(En principe je ne note pas les témoignages mais celui-ci mérite vraiment la mention de coup de cœur tant la plume de l’autrice est belle et juste.)