J’ai lu: Où vont les larmes quand elles sèchent de Baptiste Beaulieu

Hello tout le monde !

Je vous retrouve aujourd’hui pour vous parler du roman Où vont les larmes quand elles sèchent de l’auteur et médecin Baptiste Beaulieu, auteur que j’avais découvert avec les romans Celle qu’il attendait et toutes les histoires d’amour du monde que j’avais beaucoup aimés.

 ♥ = Bof bof, à éviter 

♥♥ = Sympa, sans plus

♥♥♥ = Pas mal du tout , j’ai passé un bon moment !

♥♥♥♥ = A lire absolument !

♥♥♥♥♥ = Attention, gros coup de cœur !

Les (♥) représentent les demis 

L’image provient de mon instagram.

Nombre de pages: 272 pages

Maison d’édition: L’Iconoclaste

Date de parution (dans cette édition): octobre 2023

4ème de couverture:

 » Médecin le jour, écrivain la nuit, Baptiste Beaulieu mêle comme personne le drame et la drôlerie.  » Le Point

Jean a trente-six ans. Il fume trop, mâche des chewing-gums à la menthe et fait ses visites de médecin de famille à vélo. Il a supprimé son numéro de portable sur ses ordonnances. Son cabinet médical n’a plus de site Internet. Il a trop de patients : jusqu’au soir, ils débordent de la salle d’attente, dans le couloir, sur le patio.
Tous les jours, Jean entend des histoires. Parfois il les lit directement sur le corps des malades. Il lui arrive de se mettre en colère. Mais il ne pleure jamais. Ses larmes sont coincées dans sa gorge. Il ne sait plus comment pleurer depuis cette nuit où il lui a manqué six minutes.

Mon avis:

Dès les premières pages, on comprend qu’il s’agit plus d’un témoignage du médecin qu’est Baptiste Beaulieu qu’un pur roman. 

En effet, le narrateur, Jean, est médecin généraliste et nous raconte son quotidien, ses peurs, ses peines. 

Son désespoir de ne pas avoir réussi à sauver un petit garçon quand il était encore urgentiste. 

Toutes les personnes qu’il a soignées ou qu’il a perdues au fil des années forment un chœur qui ne se tait jamais, qui l’accompagne chaque jour et chaque nuit de sa vie. Comment avoir encore des larmes quand tant de drames jonchent votre quotidien ? Comment trouver encore le courage de se lever tous les matins alors que le monde est empli d’injustice ?

Sans doute qu’on ne devrait jamais remettre à plus tard, parce qu’il est toujours plus tard qu’on ne le pense dans la vie.

Où vont les larmes quand elles sèchent, de Baptiste Beaulieu, page 233

J’ai reconnu certaines anecdotes que l’auteur avait déjà raconté sur Instagram, et j’ai trouvé que ce mélange de petites histoires plutôt drôles, racontées avec la gouaille habituelle de l’auteur, contrebalançaient plutôt bien les moments plus mélancoliques de ce récit.

Comme d’habitude, j’ai été sous le charme de la plume de l’auteur qui est un homme admirable de par ses prises de positions fermes et affirmées pour la cause féminine et les personnes les plus démunies. Il aborde des thèmes comme le patriarcat, la solitude, la maladie… avec une lucidité sans pareille.

Si je comprends que ce livre tenait à cœur de l’auteur car il parle de son dur et beau métier,  je me réjouis toutefois de le retrouver dans un roman plus « imaginaire » comme « celle qu’il attendait » que j’avais adoré et qui possédait une vraie trame narrative.

Ce livre-ci, complètement terre-à-terre, nous bouscule totalement car il met en évidence les défaillances des services de santé. Tout en nous sapant un peu le moral, il nous redonne également  confiance dans le genre humain.

Un roman-témoignage criant de vérité qui m’a beaucoup touchée – j’ai eu plusieurs fois les larmes aux yeux – que je garderai précieusement dans ma bibliothèque. Merci Dr Beaulieu pour ce bel ouvrage.

Ma note: ♥♥♥♥♥


[SP]J’ai lu: Une ascension de Pauline Desnuelles

Hello tout le monde !

Je vous retrouve aujourd’hui pour vous parler du roman Une ascension de l’autrice suisse Pauline Desnuelles que j’ai eu la chance de recevoir de la part des éditions Slatkine. Ce livre a été retenu dans le sélection des livres pressentis pour le prix du Festival du LÀC.

 ♥ = Bof bof, à éviter

♥♥ = Sympa, sans plus

♥♥♥ = Pas mal du tout , j’ai passé un bon moment !

♥♥♥♥ = A lire absolument !

♥♥♥♥♥ = Attention, gros coup de cœur !

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Nombre de pages:  186 pages

Maison d’édition: Slatkine

Date de parution (dans cette édition): 25 août 2023

4ème de couverture:

« Encore quelques centaines de mètres et nous y voici, nous y sommes. Le sommet du Mont-Blanc. Tout en haut. On ne peut pas aller plus haut à moins de marcher dans l’ozone.  » Marguette Bouvier a été la première femme à descendre le Mont-Blanc à ski. Présence spectrale, elle raconte sa vie à Aurore, une journaliste qui mène des recherches sur elle et traverse un deuil blanc, après la disparition de son mari dans une avalanche. Entre tristesse et colère, Aurore se frotte à d’autres corps, ouvre les yeux sur son mariage bancal et découvre ses propres forces en affrontant la montagne. Une ascension intérieure. Ce roman polyphonique dépeint avec délicatesse le cheminement d’une femme vers sa liberté.

Mon avis:

Un roman très touchant sur une femme, Aurore, qui vit seule avec sa fille adolescente, Laure, après la disparition de son mari en montagne. Comment faire le deuil d’un amour que l’on a toujours mis sur un piédestal et continuer à vivre ?

Cependant, quand la personne aimée vient à manquer, le vernis de perfection commence à se craqueler et elle se rend compte que cet amour n’était pas égalitaire, que l’être adulé prenait beaucoup mais ne donnait rien ou des miettes. Le ressentiment prend peu à peu le pas sur la tristesse.

En effet, Aurore se rend compte qu’elle a sacrifié beaucoup en devenant mère, sa carrière montante de journaliste et sa liberté, alors que son mari lui, n’a rien modifié dans ses petites habitudes et continue à s’éclipser pour aller en montagne, seul ou avec des amis. De plus, son mari ne lui parlait pas toujours bien et la rabaissait assez souvent en bon pervers narcissique qu’il était. Elle vivait dans le déni de cette réalité mais son décès soudain met tous ces éléments en exergue. 

Tout dans ses mots, son attitude, m’accusait de ne pas être plus débrouillarde, plus bricoleuse, plus sportive, de ne pas être championne de ski. Pourtant il n’aurait pas support de vivre avec une femme puissante qui affronte la montagne, grimpe et skie aussi bien que lui, elle eût été sa rivale. Il voulait que je sois sage, sexy et sage, et que je l’admire surtout. Que je prenne peu de place mais qu’il soit fier de moi. Sois asservie, mais forte et autonome. Son double discours.

Une ascension, de Pauline Desnuelles, pages 137-138

Un magnifique roman sur le deuil – sous toutes ses formes – et la résilience. L’écriture de Pauline Desnuelles est vraiment très belle et j’ai surligné de nombreux passages qui ont résonnés en moi.

La narration s’alterne entre Aurore et sa fille Laure et j’ai aimé ces croisements de point de vue. 

En parallèle, nous suivons également Marguette Bouvier, en 1929, jeune femme déterminée et persévérante qui veut être la première femme à descendre le Mont-Blanc à ski. Faisant fi des des médisants, elle va aller au bout de son idée et tout donner pour arriver à ses fins. Aurore va s’intéresser à son destin extraordinaire pour un article qu’elle doit écrire.

La plume de Pauline Desnuelles va droit au but et sait nous toucher en plein cœur. Ses phrases sont plutôt courtes et ses mots toujours soigneusement sélectionnés. 

Les personnages sont attachants et tout sonne parfaitement juste et vrai.

Ce livre est une ode à la liberté et la volonté d’exister pour soi-même et pas seulement par ou pour les autres. Il dénonce également les relations malsaines et met en avant des héroïnes fortes et inspirantes.

Une plume à suivre de très très près !

Ma note: ♥♥♥♥♥


Un grand merci aux éditions Slatkine l’envoi de ce SP!

J’ai lu: Dans la forêt des larmes de Glendy Vanderah

Hello tout le monde !

Je vous retrouve aujourd’hui pour vous parler du roman Dans la forêt des larmes de l’autrice américaine Glendy Vanderah. Il s’agit de son second roman après Là où les arbres rencontrent les étoiles qui avaient été un gros coup de coeur pour moi.

 ♥ = Bof bof, à éviter

♥♥ = Sympa, sans plus

♥♥♥ = Pas mal du tout , j’ai passé un bon moment !

♥♥♥♥ = A lire absolument !

♥♥♥♥♥ = Attention, gros coup de cœur !

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Nombre de pages: 592 pages

Maison d’édition: Charleston

Date de parution (dans cette édition): 29 août 2023

4ème de couverture:

Du plus loin qu’elle s’en souvienne, Ellis a toujours trouvé refuge dans la Forêt Sauvage : un lieu magique caché derrière le massif de mûres qui borde le terrain des mobil-homes où elle a grandi. Dans cet îlot de verdure, le bruissement des feuillages et le murmure apaisant du ruisseau devenaient ses confidents les jours où sa mère buvait trop.

Aussi est-ce tout naturellement qu’elle se réfugie au milieu des arbres quinze ans plus tard, accompagnée de ses jumeaux de quatre ans et de son bébé, Viola, le jour où elle découvre l’infidélité de son mari. Mais le croassement des corbeaux, l’agitation de ses garçons et son tumulte intérieur lui font commettre l’irréparable. Au moment du départ, elle oublie sur le parking la nacelle où dort sa fille. À son retour, Viola a disparu, comme avalée par la forêt.

Rongée par la culpabilité, Ellis entame un long exil au coeur du bois pour se reconstruire. Car même si elle lui a enlevé son enfant, la nature est le seul remède qu’elle ait jamais connu…

Dans la grande tradition du nature writing, un roman envoûtant et magnétique traversé par les thèmes universels de la résilience et du pardon.

Mon avis:

Comme pour le roman précédent de l’autrice, j’ai été de suite entraînée par sa plume et son univers très riche.

Les personnages sont attachants au possible, ils sont complexes et vraiment bien pensés. 

Dans ce roman, nous allons suivre Ellis, une jeune maman de jumeaux de 4 ans et d’une petite fille de quelques mois, qui, après une ballade en forêt avec ses enfants (pour le moins éprouvante psychologiquement avec leurs disputes incessantes) va oublier – au moment d’installer les enfants dans la voiture – le landau de son bébé sur le parking. Se rendant compte de l’absence de sa fille, elle va de suite faire demi tour. Mais le landau contenant le bébé a disparu et la vie d’Ellis va s’effondrer… Suite à ce drame, elle ne se sentira plus capable ni légitime de s’occuper de ses jumeaux de 4 ans et quitte tout (son mari, ses enfants et sa maison bien entendu) pour vivre dans le plus grand dénuement, dans la nature, qui a toujours été un refuge pour elle et source d’apaisement. Ellis est une femme qui n’a pas eue une enfance facile et n’a pas bénéficié de l’amour de sa mère, qui était alcoolique et qui ne se souciait pas d’elle. De ce fait, quand elle se retrouve à son tour dans la situation de « l’abandonnatrice » (même si c’était involontaire) Ellis ne supporte pas de voir le reflet de sa mère en elle et ne veut pas répéter le même schéma.

Entre culpabilité et désespoir, elle va prendre mauvaises décisions sur mauvaises décisions, prise dans une spirale d‘autodestruction, comme pour se punir d’une faute dont elle n’est pas réellement la coupable. Dans la forêt, elle va tomber sur Keith, un garde forestier au grand cœur mais va également faire de mauvaises rencontres qui vont lui faire frôler la mort.

En parallèle, nous suivons la vie d’une enfant, Raven, élevée par sa mère au beau milieu de la forêt. Isolée, n’ayant aucun contact avec l’extérieur, sa vie va être bouleversée le jour où 3 garçons vont venir se baigner dans la rivière qui jouxte leur propriété. Raven va alors sentir le poids de la solitude peser sur ses épaules et va formuler l’envie d’être scolarisée comme tous les enfants de son âge afin de voir tous les jours ses nouveaux amis.

J’ai adoré suivre ces deux axes narratifs qui donnaient un bon rythme à l’histoire.

Ce roman parle de pardon, de rédemption. Il aborde également les thèmes plutôt délicats de la dépression et des addictions aux médicaments et à l’alcool. On y parle également des familles dysfonctionnelles (avec la jeunesse d’Ellis) et des liens familiaux, qu’ils soient de sang ou non. Ce livre est un hymne à la nature et à la liberté, mais aussi et surtout un grand roman d’amour, l’amour d’une mère pour ses enfants.

Comme dans « Là où les arbres rencontrent les étoiles », j’ai trouvé l’écriture de Glendy Vanderah très belle, ses descriptions de la nature et des émotions humaines sont toujours parfaitement décrites, elle utilise à chaque fois les bons mots aux bons endroits, pour nous tenir en haleine mais également pour nous prendre aux tripes. 

Dans la forêt de larmes est une petite brique de presque 600 pages que j’ai dévorée en quelques sessions de lecture tant j’ai été happée par cette histoire si émouvante, qui m’a fait penser bien des fois à la plume de Joyce Maynard (et vous savez comme je tiens cette dernière en très haute estime!) de par la capacité de l’autrice à imaginer des personnages auxquels nous pouvons nous identifier et pour lesquels on se fait du souci durant tout le livre ou encore aux romans de Pete Fromm de par sa facilité à personnifier la nature pour en faire une protagoniste clé de l’histoire, rendant le tout poignant au possible.

Un roman éblouissant qui restera longtemps dans ma mémoire!

Ma note: ♥♥♥♥♥


J’ai lu: Une si belle image de Katherine Pancol

Hello tout le monde !

Je vous retrouve aujourd’hui pour vous parler du roman Une si belle image de l’autrice française Katherine Pancol.  

 ♥ = Bof bof, à éviter

♥♥ = Sympa, sans plus

♥♥♥ = Pas mal du tout , j’ai passé un bon moment !

♥♥♥♥ = A lire absolument !

♥♥♥♥♥ = Attention, gros coup de cœur !

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Nombre de pages: 245 pages

Maison d’édition: Points

Date de parution (dans cette édition): 1994

4ème de couverture:

Jackie, c’est l’histoire de toutes les femmes.

Elle nous ressemble terriblement, mais n’a jamais voulu qu’on le devine.

Elle était beaucoup trop fière.

Alors elle est devenue un personnage de roman. Pour mieux nous égarer, pour mieux nous épater. Elle a jeté de la poudre de perlimpinpin aux yeux du monde entier.

Elle a dissimulé ses fragilités, ses mystères, et a construit son propre mythe.

C’est ce roman d’une vie que Katherine Pancol nous raconte dans Une si belle image.

Mon avis:

Une si belle image est l’histoire de la vie de Jacqueline Bouvier Kennedy Onassis, de sa plus tendre enfance à sa vie de femme du monde. Attention toutefois: il ne s’agit pas d’une biographie au sens strict du terme mais bien d’une biographie romancée.

Toute petite déjà, Jacky (elle préfère qu’on l’appelle ainsi) est choyée et gâtée par son père qui est son héros. Malheureusement, elle va être séparée de celui-ci au divorce de ses parents, son père n’ayant pas les moyens de l’entretenir étant donné qu’il a toujours vécu au crochet de la famille de son ex-femme.

Ce père qui sera la cause de son plus gros sentiment d’abandon et de manque. Celui qui la traitait comme une princesse et lui passait tous ses caprices. Elle n’aura alors de cesse de rechercher « un père » dans les futurs hommes de sa vie. Elle les compare impitoyablement à son père et doit admirer pour pouvoir aimer. Y’a un complexe d’Œdipe sous roche me direz-vous, et vous auriez raison.

Jacky restera toute sa vie une petite fille gâtée, qui n’aura de cesse d’imposer ses envies à son entourage. Sauf avec JFK, et c’est peut-être également pour cela qu’il l’attire irrésistiblement. Elle représente un atout pour ce candidat à la présidence. En effet, elle parle plusieurs langues, a un très bon niveau de culture et sait se tenir en société. Elle est subjuguée par son mari et lui se permet de l’humilier publiquement en la trompant à tour de bras.

Jacky Kennedy est une femme qui va devoir vivre avec tous les drames qui jonchent sa vie, en se relevant à chaque fois, droite et fière dans ses tailleurs toujours impeccables. Elle aura toute sa vie à cœur de donner d’elle une image irréprochable.

Puisque la vie de John lui avait échappé, sa mort lui appartenait.

Une si belle image, de Katherine Pancol, page 12

J’ai été très touchée par ce portrait d’une femme qui se rêvait libre mais qui a toujours été dans une cage dorée. Une femme qui n’a pas su trouver un homme qui l’appréciait à sa juste valeur.

Je pense que j’ai rarement collé autant de post-it dans un livre, tant la plume de Katherine Pancol est juste et belle. On ressent à travers ses mots toute l’admiration et l’affection qu’elle a pour Jacky.

De plus, cette dernière est une femme pleine de nuances et de contradictions. En effet, elle est dotée d’une personnalité complexe et mystérieuse, une part d’elle restera jusqu’au bout « indomptable ». Cependant, quand le vernis de perfection se fend, on commence à percevoir les fêlures de cette femme incroyable. La vie de Jacky ne peut en aucun cas se résumer à « une si belle image » ce qui fait que ce titre – ironique – lui va comme un gant. 

Bref, un roman de Katherine Pancol dont on n’a vraiment pas entendu assez parler à mon goût et que je vous encourage à découvrir!

Ma note: ♥♥♥♥♥


J’ai lu: L’Hôtel de Oiseaux de Joyce Maynard

Hello tout le monde !

Je vous retrouve aujourd’hui pour vous parler du roman L’Hôtel des Oiseaux de l’autrice américaine Joyce Maynard que j’ai eu la chance de rencontrer cet été lors de son passage en Suisse au salon Le Livre sur les Quais à Morges ! C’est une femme si inspirante et si gentille (elle parle d’ailleurs très bien le Français!) et j’ai été très émue de pouvoir discuter un peu avec elle, elle est vraiment adorable et très humble. Bref, vous l’aurez compris, je suis très fan de son travail et me réjouissais de découvrir son nouveau roman que j’attendais avec impatience! 

 ♥ = Bof bof, à éviter

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Nombre de pages: 526 pages

Maison d’édition: Philippe Rey

Date de parution (dans cette édition): 24 août 2023

4ème de couverture:

1970. Une explosion a lieu dans un sous-sol, à New York, causée par une bombe artisanale. Parmi les apprentis terroristes décédés : la mère de Joan, six ans. Dans l’espoir fou de mener une vie ordinaire, la grand-mère de la fillette précipite leur départ, loin du drame, et lui fait changer de prénom : Joan s’appellera désormais Amelia.
À l’âge adulte, devenue épouse, mère et artiste talentueuse, Amelia vit une seconde tragédie qui la pousse à fuir de nouveau. Elle trouve refuge à des centaines de kilomètres dans un pays d’Amérique centrale, entre les murs d’un hôtel délabré, accueillie par la chaleureuse propriétaire, Leila. Tout, ici, lui promet un lendemain meilleur : une nature luxuriante, un vaste lac au pied d’un volcan. Tandis qu’Amelia s’investit dans la rénovation de l’hôtel, elle croise la route d’hommes et de femmes marqués par la vie, venus comme elle se reconstruire dans ce lieu chargé de mystère. Mais la quiétude dépaysante et la chaleur amicale des habitants du village suffiront-elles à faire oublier à Amelia les gouffres du passé ? A-t-elle vraiment droit à une troisième chance ?
Dans ce roman foisonnant, Joyce Maynard, avec la virtuosité qu’on lui connaît, emporte les lecteurs sur quatre décennies. Riche en passions et en surprises, L’hôtel des Oiseaux explore le destin d’une femme attachante, dont la soif d’aimer n’a d’égale que celle, vibrante, de survivre.

Mon avis:

Dans ce roman, comme dans son roman précédent qui avait été un énorme coup de coeur, « Où vivaient les gens heureux », nous allons suivre une jeune femme nord-américaine, Amelia, dont la vie va s’effondrer du jour au lendemain. Comment survivre au pire, comment ne pas se laisser submerger par la douleur et réussir à remonter à la surface pour poursuivre sa vie ? 

En effet, ayant tout perdu, Amelia décide de tout quitter pour partir vivre en Amérique du Sud, où elle tombe par le fruit du hasard ou du destin sur un charmant Hôtel, au bord d’un lac et près d’un volcan, entouré d’un jardin enchanteur et tenu par la fantasque Leila. 

Choyée et requinquée par cette dernière, Amelia va peu à peu apprendre à respirer à nouveau, – sans cette douleur lancinante dans sa poitrine -, à rire et à sourire. Jour après jour, le chagrin, même s’il ne disparaît pas, s’atténue au profit d’autres sentiments. 

Comme dans tous les romans que j’ai lu de cette incroyable conteuse, on s’attache immédiatement aux personnages mais également aux paysages fabuleux de cette Amérique du Sud sauvage et mystique. C’est un aller simple pour le dépaysement que vous allez prendre, tout comme l’héroïne de ce roman!

Amelia va faire la connaissance des habitants du village qui vont l’aider à changer et à devenir une autre, une femme qui peut enfin envisager un avenir et ne plus vivre dans les souvenirs de son passé. Apprendre à connaître d’autres mœurs et une culture totalement différente de la sienne va contribuer à la remettre sur le chemin de la Vie. 

(…) »Je vais me concentrer sur ce jour où nous sommes ensemble. On ne sait jamais quand cela risque de disparaître. On ne peut qu’être reconnaissant de ce qu’on a, aussi longtemps que ça dure. »

L’Hôtel des Oiseaux, de Joyce Maynard, page 399

Ce roman est une ode à l’amitié, à la résilience, à l’amour et au bonheur de se réveiller chaque jour dans un lieu qui donne un sens à notre vie. J’adorerais séjourner à l’hôtel des oiseaux et rencontrer toutes cette galerie de personnages plus attachants les uns que les autres. 

Les lieux où se passent ce roman font clairement penser aux maisons construites par l’autrice au Guatemala où elle accueille des jeunes femmes qui veulent se ressourcer, que ce soit pour leur art (musique, écriture, dessin) ou pour d’autre raisons plus personnelles. Pour pouvoir éditer son roman aux USA, l’autrice n’a pas pu nommer expressément le pays où se passe le roman (à cause de l’appropriation culturelle) mais je pense que les indices donnés ici et là nous mettent facilement sur la piste du Guatemala, surtout connaissant l’attachement de l’autrice à ce pays aux paysages fantastiques et à ses habitants à la culture si inspirante.

Merci à Joyce Maynard d’avoir écrit ce bijou qui non seulement nous fait nous échapper de notre quotidien mais surtout qui fait un bien fou à l’âme.

Ma note: ♥♥♥♥♥


J’ai lu: Emma Paddington tome 4: Le défaiseur de temps de Catherine Rolland

Hello tout le monde !

Je vous retrouve aujourd’hui pour vous parler du roman Emma Paddington tome 4: Le défaiseur de temps de l’autrice Catherine Rolland. Le 5ème et dernier tome sortira le 31 octobre 2023 mais vous pouvez d’ores et déjà le précommander sur le site de l’autrice! Vous trouverez juste ici mon article sur le tome 1, ici celui du tome 2 et juste ici celui du tome 3 ;-). De plus, vous pouvez également acheter le coffret complet avec les 5 tomes ou alors juste le coffret vide si vous possédez déjà les tomes (initiative que je trouve vraiment chouette car j’adore les coffrets).

 ♥ = Bof bof, à éviter

♥♥ = Sympa, sans plus

♥♥♥ = Pas mal du tout , j’ai passé un bon moment !

♥♥♥♥ = A lire absolument !

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Nombre de pages: 233 pages

Maison d’édition: Books on demand

Date de parution (dans cette édition): avril 2023

4ème de couverture:

C’est fait. L’Apocalypse a eu lieu. Malgré tous les efforts d’Emma Paddington, son manoir, la ville de Bridgeport et le reste de la planète ne sont plus qu’un champ de ruines. Quant aux habitants de Dark Road End, ils ont payé le prix fort et pleurent leurs disparus. … La fin du monde, hein ?! Nom de nom, ce fourbe d’Abaddon n’aurait jamais dû s’attaquer à une fille de San Francisco ! S’il faut affronter les forces maléfiques du Dessous pour remettre l’univers d’aplomb, Emma les affrontera, par Charybde ! On est Gardienne ou on ne l’est pas ! C’est pourtant à un adversaire plus retors qu’une armée entière de démons que la psychologue la plus atypique de toute la Californie va avoir affaire : Balthazar, le Défaiseur de Temps.

Mon avis: 

Dans ce 4ème et avant-dernier tome, nous allons à nouveau être pris dans un tourbillon d’événements qui vont emmener Emma Paddington dans des situations pour le moins rocambolesques. 

Pour contrer la catastrophe qui est arrivée à la fin du tome 3, Emma va faire un pacte avec le défaiseur de temps, mais celui-ci est un coquin et se joue d’elle, la plongeant tour à tour dans plusieurs réalités alternatives. 

Emma revivra donc certaines situations de son passé mais en ayant déjà l’expérience et les souvenirs de ce qu’il va se passer, ce qui donne lieu à des scènes plutôt drôles (surtout avec son ex petit ami).

Si j’ai toujours autant aimé les personnages, les dialogues et le fait qu’il n’y ait pas de temps mort, j’avoue que j’ai trouvé qu’il se passait un poil moins de choses que dans le tome précédent, mais je pense que c’est parce qu’il s’agit d’un tome transitionnel,  qui nous guide jusqu’au tome 5, qui sera l’apothéose de cette géniale histoire.

Dans ce tome 4, nous explorons un peu plus les sentiments des personnages et leur attachement l’un à l’autre. En effet, Emma se rend compte qu’elle a besoin des autres pour exister et ne pourrait pas vivre dans une dimensions dans laquelle ils ne seraient pas. Elle a découvert un monde fantastique qui a bouleversé sa vie mais surtout une famille pour laquelle elle se battra, quoi qu’il lui en coûte. 

Le défaiseur de temps n’a qu’à bien se tenir !

Je vais de ce pas me commander le tome 5 😉

Ma note: ♥♥♥♥(♥)

[SP]J’ai lu: Nani de Mélanie Richoz

Hello tout le monde !

Je vous retrouve aujourd’hui pour vous parler du roman Nani de l’autrice suisse Mélanie Richoz que j’ai eu la chance de recevoir de la part des éditions Slatkine. 

 ♥ = Bof bof, à éviter

♥♥ = Sympa, sans plus

♥♥♥ = Pas mal du tout , j’ai passé un bon moment !

♥♥♥♥ = A lire absolument !

♥♥♥♥♥ = Attention, gros coup de cœur !

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Nombre de pages:  168 pages

Maison d’édition: Slatkine

Date de parution (dans cette édition): 22 août 2023

4ème de couverture:

« Comme si chaque détail exige d’être évoqué, revécu, pour se désagréger dans la vase avec les cellules meurtries de ce corps.
Son corps.
Épuisé, souillé, appartenant plus à sa progéniture et à son mari qu’à elle-même, ce corps nourricier. Objet. Torture. Étranger.
Ce corps déjà mort. »

Mon avis:

Un roman court mais percutant sur le thème des violences conjugales.

Ce roman relate le quotidien d’une famille albanaise venue s’installer en Suisse. Nous suivons plus particulièrement Albina, la mère de famille, battue, humiliée et abusée par son mari de manière quotidienne et qui essaie coûte que coûte de garder la tête hors de l’eau, pour ses 5 enfants. Elle doit également supporter la méchanceté de ses beaux-parents, en particulier de sa belle-mère qui ne cesse de la rabrouer et de la rabaisser pour des broutilles.

Elle ne travaille pas, ses papiers sont tenus sous clé par son mari. Elle n’a rien à elle, est surveillée jour et nuit. A part ses enfants – qui eux se sont bien intégrés en Suisse – qu’elle adore et qui sont sa raison de vivre et de se lever chaque jour, elle n’a droit à aucun plaisir dans la vie et se sent très seule et isolée.

Tout de suite, on est pris d’affection pour cette femme courageuse, qui ne sait pas comment se défaire de la situation dans laquelle elle est prise au piège. Ne parlant pas le Français, elle peine à se confier à des personnes qu’elle pourrait croiser à la laverie.

Un jour pourtant, et en cachette de son mari et de ses beaux-parents, elle va trouver un emploi de femme de ménage chez une dame cultivée et qui prend à coeur de sortir Albina de cette inextricable situation. 

La plume de Mélanie Richoz est belle, juste, les phrases sont courtes mais sont toujours porteuses de beaucoup de poids, d’un sens profond. 

Comme dans Mouches, son précédent roman, qui a avait été un énorme coup de coeur, on ne peut pas ressortir indemne de cette lecture, impossible de ne pas être chamboulés par cette histoire.

Sa parole aurait-elle autant de valeur et de poids que celle d’un homme?

Nani, page 49, de Mélanie Richoz

Nani est un roman qui gagne en puissance au fil des pages et même dans ses silences.

Ce livre traite d’un sujet dont on entend pas encore assez parler et pour lequel il faudrait que beaucoup de choses soient mises en place afin de protéger les victimes de leurs bourreaux.

Un roman qui redonne une voix à celles qui n’arrivent pas à se faire entendre.

Un ouvrage essentiel et marquant, qu’on lit comme en apnée.

Ma note: ♥♥♥♥♥


Un grand merci aux éditions Slatkine l’envoi de ce SP!

J’ai lu: Le silence de Dennis Lehane

Hello tout le monde !

Je vous retrouve aujourd’hui pour vous parler du roman Le silence de l’auteur Dennis Lehane. Il est – entre autres – l’auteur des romans (qui ont été adaptés en films) Mystic River, Gone baby Gone ou encore le fameux Shutter Island, qui est le seul que j’ai lu de sa plume avant celui que je vous présente aujourd’hui.

 ♥ = Bof bof, à éviter

♥♥ = Sympa, sans plus

♥♥♥ = Pas mal du tout , j’ai passé un bon moment !

♥♥♥♥ = A lire absolument !

♥♥♥♥♥ = Attention, gros coup de cœur !

Les (♥) représentent les demis 

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Nombre de pages: 444 pages

Maison d’édition: Gallmeister

Date de parution (dans cette édition): avril 2023

4ème de couverture:

En cet été de 1974, à South Boston, quartier irlandais de Boston, Mary Pat Fennessy mène une existence routinière. Un soir, Jules, sa fille de dix-sept ans, ne rentre pas à la maison, et sa trace disparaît dans la chaleur moite de la ville. La même nuit, un jeune Noir se fait mortellement percuter par un train dans des circonstances suspectes. Ces deux événements sans lien apparent plongent les habitants de Southie dans le trouble. D’autant que la récente politique de déségrégation mise en œuvre par la ville provoque des tensions raciales et qu’une grande manifestation se prépare. Dans sa recherche effrénée de sa fille, Mary Pat, qui croyait appartenir à une communauté unie, voit les portes se fermer devant elle. Face à ce mur de silence, cette femme en colère devra lutter seule pour faire éclater la vérité, si dévastatrice soit-elle.

Mon avis: 

Le silence, c’est l’histoire d’une femme de 42 ans, Mary-Pat, mère de deux enfants dont un garçon décédé d’une overdose à son retour de la guerre, qui doit faire face à la disparition soudaine de sa fille adolescente, Jules. 

Alors que des hommes politiques ont décidé de mélanger les élèves afro-américains et blancs dans les mêmes écoles, utilisant les bus scolaires pour les transferts des élèves dans d’autres quartiers que les leurs, le mécontentement de la population monte en flèche et le climat est très tendu. 

De ce fait, lorsqu’un jeune homme noir est retrouvé mort et que Jules disparaît ce même soir, Mary-Pat va essayer de remonter le fil de l’histoire afin de comprendre ce qu’il s’est passé. Pour se faire elle-même justice. Pour sa fille d’abord, mais également pour ce jeune homme noir dont personne dans son quartier – dont les habitants sont majoritairement racistes –  ne se soucie. 

Sa fille étant tout ce qui lui reste au monde, elle va littéralement entrer en guerre contre le groupuscule mafieux qui fait la loi dans son quartier et duquel elle retirait du soutien car son mari disparu en faisait partie.

Ce roman explore la part sombre qu’il y a dans chaque être humain. Mary-Pat, héroïne malgré elle, femme forte et indépendante, est pleine de nuances. Elle aime être seule mais rêverait d’avoir un homme à ses côtés pour l’aimer et la soutenir. Elle ne se considère pas comme raciste mais a tout de même de gros préjugés sur les personnes qui n’ont pas la même couleur de peau ou la même religion qu’elle. Bref, elle n’est pas exempte de défauts mais c’est également pour cela qu’on se prend à l’apprécier de plus en plus au fil des pages.

L’auteur pointe du doigt les personnes qui n’incitent pas à la haine mais qui ne font rien non plus pour l’arrêter, les gens qui laissent s’envenimer les choses par désintérêt ou égoïsme. Détourner les yeux au lieu de réagir est tellement plus facile.

Bref, vous l’aurez compris, j’ai adoré ce roman qui parle d’amour mais également de vengeance et qui aborde également le thème de la précarité financière de beaucoup de familles (surtout monoparentales) aux USA. 

Un très beau roman qui restera longtemps dans ma mémoire.

Ma note: ♥♥♥♥♥

J’ai lu: La société protectrice des Kaijus de John Scalzi

Hello tout le monde !

Je vous retrouve aujourd’hui pour vous parler du roman La société protectrice des Kaijus de l’auteur John Scalzi. Il est – entre autres – l’auteur de la série le vieil homme et la guerre que j’adore!

 ♥ = Bof bof, à éviter

♥♥ = Sympa, sans plus

♥♥♥ = Pas mal du tout , j’ai passé un bon moment !

♥♥♥♥ = A lire absolument !

♥♥♥♥♥ = Attention, gros coup de cœur !

Les (♥) représentent les demis 

L’image provient de mon instagram.

Nombre de pages: 324 pages

Maison d’édition: L’Atalante

Date de parution (dans cette édition): avril 2023

4ème de couverture:

Ils sont GROS

Ils sont MECHANTS

Ils sont MENACES D’EXTINCTION

Jamie accepte immédiatement le job que Tom, une ancienne connaissance, lui offre. Travailler pour une société protectrice d’animaux plutôt que livrer des repas est une veine. Seul problème, les animaux concernés sont des kaijus. Or, si ces monstres sont les êtres les plus gros et les plus dangereux de cet univers, ils ont besoin d’aide pour survivre, car des entreprises peu scrupuleuses voudraient les exploiter. Tous ceux qui ont vu Jurassic Park savent que c’est une mauvaise idée…

Mon avis: 

Si comme moi, vous aimez les romans truffés de références geeks et remplis d’humour, je pense que ce livre est fait pour vous!

Cette fois-ci, John Scalzi délaisse l’espace tout en restant dans le domaine de la Science-Fiction. Pas d’aliens ici, mais des Kaijus qui vivent dans une dimensions parallèle à la nôtre, n’attendant qu’un accident nucléaire pour pouvoir traverser le voile entre nos deux mondes. 

Mais qu’est-ce qu’un Kaiju me direz-vous ? Et bien il peut avoir différentes formes mais leur représentant le plus connu est bien entendu Gozilla. Donc des monstres énormes (certaines ressemblent à des montagnes) et pas gentils. Certains sont dotés d’ailes et d’autres non. 

Lorsque Jamie, un jeune trentenaire nourri à la culture geek, se voit offrir un nouvel emploi dans l’ONG « SPK » par un copain d’études, Tom, sans même savoir de quoi il s’agit, il ne sait pas dans quoi il va mettre les pieds.

Il va découvrir ce monde fantastique où vivent des monstres que doit protéger et aider à se reproduire à coup de phéromones projetés dans l’air cette fameuse Société Protectrice des Kaijus. Il va également rencontrer une équipe drôle et hétéroclite, des scientifiques brillants dans leur domaine mais qui n’hésitent pas à se remonter les manches pour mettre les mains dans le caca (au propre comme au figuré d’ailleurs 😉 )

Bien évidemment, des méchantes personnes vont vouloir s’emparer des Kaijus pour produire de l’énergie  nucléaire et la SPK devra tout mettre en œuvre pour contrecarrer leurs plans afin de sauver ces bestioles pas sympas, certes, mais qui méritent tout de même d’être protégées.

– (…) Les Kaijus représentent un risque pour les êtres humains, c’est évident. Mais c’est réciproque.

– Ils pourraient nous marcher dessus sans même s’en rendre compte, a fait remarquer Kahurangi.

– Les moustiques tuent plus de gens chaque année que tous les animaux réunis, lui a rappelé Tom. Et ce en comptant l’homme. A l’inverse, l’homme a fait disparaître de notre version de la Terre la plupart des bêtes beaucoup plus grosses que lui. Nous les massacrons et nous occupons ensuite leur environnement. La taille n’a pas d’importance. Elle n’en a jamais eu. 

– Nous sommes aussi la police des monstres alors? ai-je lancé à Tom.

– Eh oui! La seule question est de savoir qui sont les monstres. 

– C’est celle qui se pose dans tous les films du genre, tu sais. C’en est devenu un cliché.

– Je sais. Que faut-il en conclure quant à notre espèce si cette question reste aussi pertinente chaque fois qu’on la pose?

La société protectrice des Kaijus, de John Scalzi, page 62

Sous couvert d’une histoire pour le moins abracadabrante mais qu’il arrive à rendre crédible de par les détails scientifiques qu’il insuffle tout au long du roman, John Scalzi dépeint surtout le portrait d’une société toujours plus avide de pouvoir et de puissance. 

La cupidité des hommes est encore une fois mise en exergue et j’ai trouvé que l’auteur a réussit à rendre le tout très digeste et pas du tout moralisateur. 

J’ai adoré tous les personnages et j’espère que l’auteur prévoit une suite car ce roman est un gros coup de cœur!

Ma note: ♥♥♥♥♥

J’ai lu: Emma Paddington tome 3: Le talisman écarlate de Catherine Rolland

Hello tout le monde !

Je vous retrouve aujourd’hui pour vous parler du roman Emma Paddington tome 3: Le talisman écarlate de l’autrice Catherine Rolland. C’est une série qui compte à ce jour 4 tomes (le 4ème est sorti ce printemps!). Vous trouverez juste ici mon article sur le tome 1 et ici celui du tome 2 😉

 ♥ = Bof bof, à éviter

♥♥ = Sympa, sans plus

♥♥♥ = Pas mal du tout , j’ai passé un bon moment !

♥♥♥♥ = A lire absolument !

♥♥♥♥♥ = Attention, gros coup de cœur !

Les (♥) représentent les demis 

L’image provient de mon instagram.

Nombre de pages: 239 pages

Maison d’édition: Books on demand

Date de parution (dans cette édition): septembre 2022

4ème de couverture:

La tension monte à Dark Road End.

Entre les attaques démoniaques qui se multiplient, les créatures du domaine de plus en plus incontrôlables et son cabinet de psychologue à faire tourner, Emma Paddington ne sait plus où donner de la tête.

Comme si elle n’avait pas assez à faire pour éviter l’Apocalypse, voilà que sa sœur et sa nièce débarquent au manoir pour un séjour-surprise ! Vu le tempérament volcanique de Lisa Paddington, Jamie et Emma vont devoir trouver très vite un moyen de la renvoyer à Chicago, avant qu’elle ne découvre l’existence du monde magique… et avant, surtout, que les Djinns et elle ne s’entretuent.

Nom de nom, ce fichu manoir la rendra folle !

Mon avis: 

Quel plaisir de se replonger dans l’univers de l’adorable Emma Paddington! 

Les tomes se dévorent sans même s’en rendre compte tant la lecture de cette saga est agréable et nous fait nous évader dans ce monde fantasque ou tout (ou presque) est possible.

Dans ce tome-ci, Emma va accueillir sa sœur, Lisa et sa nièce, Tess, au manoir, et, bien entendu, les choses ne vont pas se passer comme prévu car le jeune Addy –  qui souffre de la solitude forcée dans laquelle son statut de Djinn le plonge –  aura envie d’impressionner Tess… malheureusement, au manoir de Dark Road End, le danger rôde et n’attend qu’une infime faille pour en faire voir à Emma.

Comme dans les tomes précédents, les éléments s’enchaînent sans nous laisser un instant de répit et on tremble plus d’une fois pour nos héros. 

Catherine Rolland – pardonnez-moi si je l’ai déjà dit dans mes articles sur les tomes précédents – a le chic pour écrire des dialogues qui tiennent la route et qui sont toujours très drôles et bien léchés. 

Comme dans le tome 2, Emma prend le pouvoir de sa vie et assume pleinement son statut de gardienne du manoir de Dark Road End. On sent qu’elle tient vraiment à tous ses habitants et fera tout pour les protéger du pire qui les guette. Elle assume ses faiblesses qu’elle arrive à transformer en force. Elle est rusée et réussit toujours à tirer parti des situations les plus désastreuses.

Ce tome confirme donc que cette série est un vrai coup de cœur pour moi et je pense lire le tome 4 durant le mois de septembre car l’autrice nous laisse sur un cliffhanger insupportable à la fin de ce tome 3 et je ne veux pas attendre plus pour connaître la suite!!

Ma note: ♥♥♥♥♥