J’ai lu: Les Exploits d’un jeune don Juan de Guillaume Apollinaire

Hello tout le monde !

Je vous retrouve aujourd’hui pour vous parler du roman Les Exploits d’un jeune don Juan du poète Guillaume Apollinaire (né en 1880 et décédé en 1918).

 ♥ = Bof bof, à éviter

♥♥ = Sympa, sans plus

♥♥♥ = Pas mal du tout , j’ai passé un bon moment !

♥♥♥♥ = A lire absolument !

♥♥♥♥♥ = Attention, gros coup de cœur !

Les (♥) représentent les demis 

L’image provient de mon instagram.

les exploits d'un jeune don juan

Nombre de pages: 109 pages

Maison d’édition: folio

Date de parution (dans cette édition): septembre 2002, écrit aux alentours de 1915

4ème de couverture:

 Le jeune Roger ne rêve que de filles et de femmes, de séduction, d’abandons et d’étreintes, d’odeurs et de formes abondantes… Rapidement déniaisé, l’adolescent embrasse, caresse et séduit tout ce qui porte jupon, ne reculant devant aucun fantasme ni aucune perversion pour assouvir ses désirs et parfaire son apprentissage amoureux.

Mon avis:

Dans ce court récit érotique, on suit le jeune Roger, qui ne pense qu’au sexe toute la journée. Il est obsédée par les femmes qu’il admire et respecte profondément (c’est le cas de le dire haha). 

J’ai trouvé ce roman très bien écrit et plutôt émoustillant, surtout quand on pense l’époque à laquelle il a été écrit. J’ai été étonnée de la mention du clitoris et du plaisir que celui-ci suscite chez les femmes, j’avais l’impression que les hommes de cette période historique étaient plus ignorants sur ce sujet, j’avais tort!

L’écriture est moderne, bien rythmée, jamais ennuyante.

Roger est un amant plutôt attentif, même s’il va toujours droit au but et sans s’encombrer de complexes d’aucune sorte. Toutes les femmes y passent, que ce soit ses sœurs ou sa tante, ce qui donne un gros goût de scandale à ce roman. Cependant, même si j’ai levé les yeux au ciel plus d’une fois, j’ai trouvé ce roman plutôt amusant et très divertissant. Je l’ai lu d’une traite.

Ce court roman m’a donné envie d’en lire plus de la plume de Guillaume Apollinaire et j’ai donc acheté l’enchanteur pourrissant que j’espère lire très prochainement. 

Ma note: ♥♥♥♥(♥)


[SP]J’ai lu: Galel de Fanny Desarzens

Hello tout le monde !

Je vous retrouve aujourd’hui pour vous parler du roman Galel de l’autrice suisse Fanny Desarzens que j’ai eu la chance de recevoir de la part des éditions Slatkine. 

 ♥ = Bof bof, à éviter

♥♥ = Sympa, sans plus

♥♥♥ = Pas mal du tout , j’ai passé un bon moment !

♥♥♥♥ = A lire absolument !

♥♥♥♥♥ = Attention, gros coup de cœur !

Les (♥) représentent les demis 

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galel

Nombre de pages:  136 pages

Maison d’édition: Slatkine

Date de parution (dans cette édition): 24 janvier 2022

4ème de couverture:

Paul, Jonas et Galel aiment la montagne. L’hiver, chacun mène sa vie en plaine; l’été, Jonas et Galel exercent comme guides. ils se retrouvent une fois par an à la Baïta, le refuge tenu par Paul. Un endroit de passage où ils vivent des moments aussi attendus que précieux. Où leur amitié est née. 
 
Dans un monde de rocaille et de silence, Galel déploie le talent brut de son auteure, étoile montante de la littérature romande.

Mon avis:

Il ne se passe finalement pas grand chose dans ce roman, qui est du plutôt de type contemplatif. Mais pas de la contemplation ennuyante ou gnan-gnan. Quand Fanny Desarzens nous décrit les montagnes et la nature, on a l’impression d’y être. On sent l’air frais et vivifiant sur notre visage, on respire l’odeur des fleurs, l’humidité de la rosée du matin. Même les silences entre les différents protagonistes ont un écho dans la montagne.

Dans cette histoire, on suit donc trois hommes plutôt taiseux, perdus dans leur quotidien toute l’année mais qui se retrouvent chaque été, car deux d’entre eux, Galel et Jonas, sont guides de montagne et le dernier, Paul, tient un refuge, la Baïta, où les marcheurs peuvent s’arrêter pour manger et/ou dormir. 

Dans ce roman, tout en finesse et délicatesse, on ressent les émotions des personnages et leur attachement mutuel sans que les mots n’aient besoin de franchir la frontière de leurs lèvres. 

On sent qu’ils sont les repères du temps qui passe pour les autres, de la fuite du temps, qui abîme les corps et les âmes. Ils ont ce besoin de se retrouver chaque été mais ne se voient pas le reste de l’année. 

Galel est en quelque sorte la mascotte du trio. Rêveur, toujours un peu dans la lune et de bonne humeur, c’est un peu le ciment du groupe. Comme les deux autres, il ne se livre pas facilement et n’aime pas montrer ses faiblesses.

Et puis il y a Galel. Au début quand ils parlaient de lui, Jonas et Paul le surnommaient jeune Galel. Mais en fait il a presque le même âge qu’eux. Il est plus petit, c’est vrai, mais il pèse plus lourd. Il est trapu et il est plus solide qu’eux. Mais c’est lui qui a l’air doux. A côté de lui on voudrait décrire Paul en disant qu’il est costaud et on voudrait parler de Jonas en disant qu’il est sec. Galel est plus robuste que Paul et marche mieux que Jonas. Mais quand on pense à lui on pense: il est doux. Et en fait, le bon mot, celui qu’il faudrait utiliser pour parler de Galel, c’est réconfortant. 

Galel de Fanny Desarzens, page 36

J’ai trouvé leur amitié un peu maladroite mais tellement touchante. On sent que malgré tout, ils sont très solidaires et dépendent un peu des uns et des autres.

Vers le milieu du livre, on sent qu’il y a un basculement qui pourrait mener à un drame. Jusqu’au bout, on ne sait pas ce que l’autrice réserve à ses personnages. 

J’ai trouvé ce roman très bien écrit, les tournures de phrases sont poétiques et j’ai apprécié la plume de l’autrice. Le roman est écrit comme un seul et grand chapitre de 135 pages. Cela donne une impression d’urgence au roman, comme si on n’avait pas le temps de faire une pause entre les chapitres.

Son cours nombre de page fait qu’on le dévore d’une traite, complètement immergés dans l’histoire. 

Bref, vous l’aurez compris, j’ai adoré ce roman! A découvrir si vous aimez les histoires d’amitié et de montagne 🙂

Ma note: ♥♥♥♥♥


Un grand merci aux éditions Slatkine l’envoi de ce SP!

[SP]J’ai lu: Brume rouge de Nicolas Feuz

Hello tout le monde !

Je vous retrouve aujourd’hui pour vous parler du roman Brume rouge de l’auteur Nicolas Feuz que j’ai eu la chance de recevoir de la part des éditions Slatkine & Cie. On ne présente plus le procureur du canton de Neuchâtel!

 ♥ = Bof bof, à éviter

♥♥ = Sympa, sans plus

♥♥♥ = Pas mal du tout , j’ai passé un bon moment !

♥♥♥♥ = A lire absolument !

♥♥♥♥♥ = Attention, gros coup de cœur !

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brume rouge

Nombre de pages:  236 pages

Maison d’édition: Slatkine & Cie

Date de parution (dans cette édition): 24 février 2021

4ème de couverture:

Qui veut tuer Greta Thunberg ? Un tueur en série sévit entre Paris et Genève. Ses victimes ont toutes un point commun, elles se prénomment Greta.

Chargé de l’enquête, le procureur Jemsen est empêtré dans une procédure disciplinaire : il a fait libérer une de ses proches, activiste écologiste. Très vite, le meurtrier est identifié. Mais son nom correspond à celui d’un petit garçon décédé de longue date. Un assassin fantôme. 
 
Une fable écologique aussi violente qu’efficace. Nicolas Feuz au sommet de son art.

Mon avis:

Le roman commence très fort avec une scène choc. Tout de suite, on comprend que les années d’écriture n’ont pas assagi le procureur Nicolas Feuz, bien au contraire 🙂

J’ai retrouvé avec beaucoup de plaisir le procureur Norbert Jemsen, que j’avais trouvé un peu absent dans le tome précédent. Dans cet opus, on est de nouveau centrés sur le duo Flavie (sa greffière)-Norbert et j’avoue que cela m’a beaucoup réjouis. De plus, j’ai adoré retrouver l’enquêteur Daniel Garcia déjà présent dans les premiers romans de l’auteur. Cet entrelacement entre les différents romans de l’auteur forment une grande fresque qui se complète au fur et à mesure et je trouve cela très intéressant. J’aime la cohérence entre ses différents romans, comme si les personnages continuaient à vivre entre chaque ouvrage. J’aime retrouver son univers, c’est un peu comme retrouver des amis

J’ai aimé comme d’habitude l’alternance passé-présent entre les différents chapitres. Ceux-ci sont d’ailleurs plutôt courts, comme d’habitude chez Nicolas Feuz. 

L’écriture est rythmée, nerveuse. Impossible de le lâcher avant la fin, je l’ai dévoré en deux sessions de lecture!

A chaque page on retient notre souffle en se disant … « non mais il ne va tout de même pas oser! » Ah mais si, il ose, et comment !! L’auteur va toujours plus loin dans le dérangeant et le « spooky ». De plus, il sème par ci par là de fausses pistes qui nous font partir dans tous les sens et jamais je ne me serais doutée de la fin!

La seule critique que je pourrais avoir est qu’il y a beaucoup de descriptions des lieux, ce n’était pas dérangeant pour moi qui connaît bien Neuchâtel et ses environs mais pour les lecteurs qui ne sont pas de la région, je pense que cela peut parasiter un brin le récit.

On découvre une autre facette de Norbert Jemsen car dans ce roman il a (enfin!) une compagne. Il se livre enfin un peu, laisse entrer quelqu’un dans son intimité, lui qui a du s’inventer une vie après avoir pris la place de son frère (qui était mort dans un attentat à Neuchâtel dans le premier tome de la saga, pour ceux du fond qui n’ont pas suivi). On sent qu’il commence à trouver à trouver un certains équilibre dans son travail (heureusement que Flavie est là pour compenser et corriger ses gaffes) et dans sa vie privée.  

De son côté, Flavie essaie de se remettre de tous les drames qui ont jalonné sa vie et de se reconstruire. Elle est comme d’habitude d’une aide précieuse à Jemsen pour l’aider dans son enquête sur le tueur qui massacre à l’arme lourde toutes les filles se prénommant Greta.

Bien entendu, impossible de nier le message écologique mais celui-ci n’est pas du tout moralisateur. Comme dans tout, les extrêmes ne sont jamais bénéfiques. 

Ce roman est un vrai page-turner qui nous happe dans une spirale infernale. Le final est à couper le souffle! Vivement la suite!

Ma note: ♥♥♥♥(♥)


Un grand merci aux éditions Slatkine & Cie pour l’envoi de ce SP!

J’ai lu: S’adapter de Clara Dupont-Monod

Hello tout le monde !

Je vous retrouve aujourd’hui pour vous parler du roman S’adapter de l’autrice Clara Dupont-Monod. 

 ♥ = Bof bof, à éviter

♥♥ = Sympa, sans plus

♥♥♥ = Pas mal du tout , j’ai passé un bon moment !

♥♥♥♥ = A lire absolument !

♥♥♥♥♥ = Attention, gros coup de cœur !

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s'adapter

Nombre de pages:  171 pages

Maison d’édition: Stock

Date de parution (dans cette édition): 25 août 2021

4ème de couverture:

C’est l’histoire d’un enfant aux yeux noirs qui flottent, et s’échappent dans le vague, un enfant toujours allongé, aux joues douces et rebondies, aux jambes translucides et veinées de bleu, au filet de voix haut, aux pieds recourbés et au palais creux, un bébé éternel, un enfant inadapté qui trace une frontière invisible entre sa famille et les autres. C’est l’histoire de sa place dans la maison cévenole où il naît, au milieu de la nature puissante et des montagnes protectrices ; de sa place dans la fratrie et dans les enfances bouleversées. Celle de l’aîné qui fusionne avec l’enfant, qui, joue contre joue, attentionné et presque siamois, s’y attache, s’y abandonne et s’y perd. Celle de la cadette, en qui s’implante le dégoût et la colère, le rejet de l’enfant qui aspire la joie de ses parents et l’énergie de l’aîné. Celle du petit dernier qui vit dans l’ombre des fantômes familiaux tout en portant la renaissance d’un présent hors de la mémoire. Comme dans un conte, les pierres de la cour témoignent. Comme dans les contes, la force vient des enfants, de l’amour fou de l’aîné qui protège, de la cadette révoltée qui rejettera le chagrin pour sauver la famille à la dérive. Du dernier qui saura réconcilier les histoires. La naissance d’un enfant handicapé racontée par sa fratrie. Un livre magnifique et lumineux.

Mon avis:

Un roman OVNI où se sont les pierres des murs entourant une maison qui prennent la parole et qui nous racontent la vie d’une famille dont le 3ème enfant est né lourdement handicapé. 

A partir du pronostic des médecins, on va suivre alternativement l’aîné et la cadette, qui  ne vivent pas du tout la présence de leur petit frère de la même façon. Puis, dans un dernier temps, on va suivre le petit dernier de la famille, né bien des années plus tard. 

Le fils aîné va tout d’abord avoir de la répulsion vis-à-vis de son petit frère puis il va ressentir le besoin viscéral de prendre soin de lui, comme pour s’excuser de toutes les mauvaises pensées qu’il a pu avoir à son égard. Il va presque s’oublier et ne pas avoir de vie sociale pour être le plus possible auprès de son petit frère et lui rendre la vie plus douce.

La fille cadette, quant à elle, ne veut rien savoir de ce frère diminué qui selon elle gâche tout, et qui a cassé la dynamique parfaite de leur famille. Elle regrette de ne plus pouvoir jouer autant avec son frère ainé – qu’elle adule – car celui-ci est accaparé de manière presque obsessionnelle par leur petit frère. Elle passe le moins de temps possible à ses côtés et essaie de s’échapper en voyant des amis dès qu’elle en a l’occasion.

Le petit dernier, qui n’a pas connu ce frère bien qu’il soit toujours présent par bien des manières, vit un peu mal le fait d’être celui qui est là pour réparer, pour remplacer le membre manquant de la famille. Choyé par ses parents, il a de la peine à trouver sa place dans la famille, il a l’impression d’usurper la place de son frère disparu. 

Parfois son père ébouriffait ses cheveux avec une tendresse alarmée, une brusquerie qui révélait une crainte, celle de le voir partir, comme s’il fallait le retenir, lui, le dernier, parce que avant lui il y avait eu la souffrance et après lui il n’y aurait rien. Il se tenait dans un entre-deux. Il était à la fois un nouveau départ et une continuité, une fracture et une promesse.

S’adapter de Clara Dupont-Monod, page 127

J’ai trouvé ces trois témoignages touchants à leur manière. On n’arrive très facilement à se mettre à leur place et à comprendre le pourquoi du comment de leurs sentiments, même les plus ambivalents, car ils sont si humains finalement. J’aurais aimé avoir également l’avis des parents mais je comprends que l’autrice voulait se concentrer sur le ressenti des enfants avant tout. 

Le fait que les narratrices soient des pierres ne m’a pas dérangée, j’ai trouvé que cela donnait une certaine distance au récit tout en lui insufflant une certaine aura magique. La plume de l’autrice est atypique et très poétique. J’ai aimé sa sensibilité. 

Un récit lumineux qui vous arrachera certainement quelques larmes et qui aborde des thèmes très forts comme l’handicap, le deuil et la résilience sans jamais tomber dans le pathos. 

Ma note: ♥♥♥♥(♥)


[SP]J’ai lu: Mamma Roma de Luca Di Fulvio

Hello tout le monde !

Je vous retrouve aujourd’hui pour vous parler du roman Mamma Roma de l’auteur Luca Di Fulvio que j’ai eu la chance de recevoir de la part des éditions Slatkine & Cie. 

 ♥ = Bof bof, à éviter

♥♥ = Sympa, sans plus

♥♥♥ = Pas mal du tout , j’ai passé un bon moment !

♥♥♥♥ = A lire absolument !

♥♥♥♥♥ = Attention, gros coup de cœur !

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mamma roma

Nombre de pages:  685 pages

Maison d’édition: Slatkine & Cie

Date de parution (dans cette édition): 9 septembre 2021

4ème de couverture:

Après New York, Venise ou Buenos Aires, Luca Di Fulvio a choisi Rome pour décor, sa ville natale, l’endroit où il écrit tous ses livres. L’action se passe en 1870, l’année où est née l’Italie. Dans cette ville-monde encore occupée par les troupes françaises, où s’affrontent monarchistes et républicains, trois personnages se croisent, se perdent et se retrouvent. Il y a Pietro, qui veut changer la vie avec un appareil photo, Marta, l’enfant de la balle, et Nella, l’improbable comtesse républicaine. Pietro et Nella sont orphelins. Rome va les adopter.

Mon avis:

J’ai adoré chaque page de cette petite brique où on ne s’ennuie pas une seule seconde tant chaque détail est important. On y suit principalement 4 personnages: Nella, une comtesse qui a adopté un orphelin, Pietro. Marta, une jeune femme qui vit la vie d’un cirque itinérant et qui a été prise sous son aile par le vieux Melo, un taiseux qui étrangement sait parler aux chevaux comme personne.

Le roman prend place en Italie et plus précisément à Rome où gronde la guerre civile entre les partisans de l’Italie libre et les états pontificaux. J’ai aimé en savoir plus sur cette période historique de l’Italie dont j’ignorais tout.

C’est au milieu de toute cette agitation que nos 4 protagonistes vont se retrouver à Rome, ville de toutes les promesses et de tous les nouveaux départs. 

Comme dans tous ses romans, Luca Di Fulvio sait insuffler un supplément d’âme à ses personnages, il arrive à leur faire prendre vie et on a vraiment l’impression de retrouver des amis à chaque fois qu’on se replonge dans le livre. On tremble pour ses héros, on se fait du souci pour eux. Je trouve sa faculté à nous intéresser à ses personnages tout-à-fait étonnante.

Je suis passée par toutes les émotions avec ce roman. Il est poignant et passionnant. 

Pietro est un jeune homme très intelligent avec une sensibilité particulière. Il est très doué en photographie et sait capter l’essence même de chaque situation. Sa plus grande peur est de décevoir Nella, sa mère adoptive, qu’il admire plus que quiconque au monde. 

Marta, quant à elle, est une jeune femme indépendante et un peu sauvage, qui rêve de grandes causes et d’égalité pour toutes et tous. Elle a envie de compter, d’apporter sa pierre à l’édifice dans la « libération » de Rome. Elle adore celui qu’elle considère comme son père, Melo, qui l’a accueillie comme une fille au sein du cirque itinérant dont il fait partie. Elle est prête à prendre tous les risques pour ses idéaux.

Ses deux solitudes vont se rencontrer et s’apprivoiser peu à peu. 

Dans ce roman, on retrouve des thèmes qui sont chers à l’auteur comme la lutte contre les violences faites aux femmes et la volonté de trouver toujours une certaine grâce dans tous ses personnages, même les plus retors. (enfin certains sont vraiment irrécupérables quand même) Rien n’est jamais tout noir ou tout blanc, tout est nuancé.

Un roman que je vous recommande chaudement si vous aimez les romans d’aventure, d’amour et d’amitié avec en bonus l’Histoire italienne en toile de fond. Brillant!

Ma note: ♥♥♥♥♥


Un grand merci aux éditions Slatkine & Cie pour l’envoi de ce SP!

J’ai lu: Le bureau des affaires occultes d’Eric Fouassier

Hello tout le monde !

Je vous retrouve aujourd’hui pour vous parler du roman Le bureau des affaires occultes de l’auteur Eric Fouassier. D’après ce que j’ai compris, il s’agit du premier tome d’une série 🙂

 ♥ = Bof bof, à éviter

♥♥ = Sympa, sans plus

♥♥♥ = Pas mal du tout , j’ai passé un bon moment !

♥♥♥♥ = A lire absolument !

♥♥♥♥♥ = Attention, gros coup de cœur !

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le bureau des affaires occultes

Nombre de pages: 368 pages

Maison d’édition: Albin Michel

Date de parution (dans cette édition): 28 avril 2021

4ème de couverture:

Automne 1830, dans un Paris fiévreux encore sous le choc des Journées révolutionnaires de juillet, le gouvernement de Louis-Philippe, nouveau roi des Français, tente de juguler une opposition divisée mais virulente.
Valentin Verne, jeune inspecteur du service des mœurs, est muté à la brigade de Sûreté fondée quelques années plus tôt par le fameux Vidocq. Il doit élucider une série de morts étranges susceptible de déstabiliser le régime.
Car la science qui progresse, mêlée à l’ésotérisme alors en vogue, inspire un nouveau type de criminalité. Féru de chimie et de médecine, cultivant un goût pour le mystérieux et l’irrationnel, Valentin Verne sait en décrypter les codes. Nommé par le préfet à la tête du « bureau des affaires occultes », un service spécial chargé de traquer ces malfaiteurs modernes, il va donner la preuve de ses extraordinaires compétences.
Mais qui est vraiment ce policier solitaire, obsédé par la traque d’un criminel insaisissable connu sous le seul surnom du Vicaire ?
Qui se cache derrière ce visage angélique où perce parfois une férocité déroutante ?
Qui est le chasseur, qui est le gibier ?

Dans la lignée des grands détectives de l’Histoire, de Vidocq à Lecoq en passant par Nicolas le Floch, un nouveau héros est né.

Mon avis:

J’ai acheté ce roman à sa sortie, un peu par hasard. C’est surtout sa couverture qui m’avait attirée ainsi que son titre un peu mystérieux. Mais finalement, le hasard fait vraiment bien les choses car j’ai adoré ce livre.

On y suit un jeune inspecteur de police, Valentin Verne, aussi perspicace que cultivé et doté d’un visage d’ange pour ne rien gâcher. Cependant, j’ai aimé que l’auteur nous ait épargné un héros à 100 % parfait car Valentin est un personnage très secret et rongé par son passé dont on en apprend un peu plus au fil du roman.

Le roman prend place à Paris, en 1830 et j’adore toute l’ambiance brumeuse et nauséabonde que décrit l’auteur. On s’y croirait. Quand Valentin se promène le soir à Paris, on a le pressentiment qu’il va lui arriver des bricoles, car à l’époque c’était malheureusement souvent le cas. Les jolis garçons élégants qui se promènent seuls sont des cibles faciles. Enfin, dans le cas de Valentin ses agresseurs s’en mordent les doigts ensuite (s’ils leur en reste haha). 

J’ai aimé l’enquête que mène Valentin Verne et j’ai trouvé que c’était un personnage très attachant, il partage ses doutes et ses peurs. C’est un jeune homme brillant et qui pourrait aspirer à une grande carrière en temps qu’apothicaire ou pharmacien mais qui préfère travailler dans la police pour enquêter sur des morts mystérieuses, des gens qui se suicident sans raison apparente. En sous-marin, il enquête également sur des disparitions d’enfants, prenant la relève de son papa qui lui aussi enquêtait sur un certain Vicaire avant qu’un accident lui ôte brutalement la vie.

Valentin est malin, inventif et courageux. Il prend des risques énormes pour arriver à ses fins. C’est également un homme qui se méfie de tout et de tout le monde et qui a de la peine à laisser entrer des personnes dans son cercle intime. On a parfois un peu de peine à le cerner mais je pense que c’est volontaire de la part de l’auteur étant donné qu’il y aura une suite aux aventures de l’inspecteur Verne. Il ne faut pas tout dévoiler de suite ! Par bien des aspects il m’a fait penser à Sherlock Holmes.

J’ai également beaucoup apprécié le personnage de l’actrice Aglaé Marceau, jeune femme intelligente et rusée, moderne et en avance sur son temps. J’espère la retrouver dans un prochain tome.

Les dialogues sont bien menés, savoureux, pleins d’humour. L’écriture d’Eric Fouassier est riche en descriptions mais celles ne sont jamais ennuyantes. Tous les détails qu’il donne sont utiles, il n’y a aucun « remplissage ». 

J’ai aimé le savant mélange entre les faits historiques (l’après Révolution française) et l’enquête sordide de Valentin. J’ai facilement visualisé les décors, l’ambiance et l’habillement des personnages, rendant le tout vraiment immersif.

Bref, vous l’aurez compris, j’ai passé un excellent moment de lecture et j’ai vraiment adoré ce roman. J’ai vraiment hâte de retrouver Valentin Verne dans de nouvelles aventures!

Ma note: ♥♥♥♥♥


Bilan de mes lectures des mois de septembre à décembre 2021

Coucou tout le monde !

Je reviens aujourd’hui pour vous présenter (enfin!) le bilan de mes lectures des mois de septembre à décembre 2021. Comme j’ai beaucoup de retard dans ces bilans-ci et que j’ai déjà parlé de (presque) tous les romans lus, je voulais juste vous faire un petit point sur les bds/mangas lus durant les 4 derniers mois de l’année 2021!

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Septembre 2021

Romans lus durant le mois: 10

Mangas lus durant le mois : 5

Bandes dessinées lues durant le mois: 2

Bilan lecture septembre 2021

Vous pouvez déjà retrouver sur le blog tous les articles consacrés aux romans lus durant le mois de septembre 2021. 

J’ai eu un gros coup de coeur pour le roman graphique Le choeur des femmes, adapté par Aude Mermilliod du roman magnifique de Martin Winckler. Ce roman m’a beaucoup marquée et donc j’ai été ravie de le découvrir sous cette forme illustrée, la dessinatrice a vraiment su retranscrire l’émotion des personnages. Si vous n’avez pas envie de lire (même si je vous le recommande vivement) le roman, lancez-vous sans hésiter cette bande dessinée incroyable qui saura j’en suis sûre vous toucher au coeur. 

J’ai également eu le plaisir de lire la suite des aventures de Riad Sattouf dans l’arabe du futur 5. Même si le sujet de fond est grave et nullement drôle, l’auteur sait rebondir et dresser un portrait savoureux de l’adolescence tout en dédramatisant la situation. Riad Sattouf prouve une fois encore qu’il est très doué pour nous faire rire tout en nous faisant passer des messages.

J’ai découvert la duologie Wandering Souls de Zelihan dont j’avais beaucoup entendu parler à sa sortie et j’avoue avoir été un peu déçue, même si le thème de départ est sympa – une fille rejetée de tous car elle peut parler aux morts – j’ai trouvé que certains points n’étaient pas assez développés et l’intrigue est un peu précipitée. Dommage mais je suis un peu passée à côté.

J’ai également lu le tome VI de la petite faiseuse de livres de Miya Kazuki et Suzuka et j’aime toujours autant l’univers de cette passionnée de livre décédée car une bibliothèque lui est tombé dessus et réincarnée dans le corps d’une petite fille malade dans un monde plus proche du moyen-âge que de notre temps. Elle fait des pieds et des mains pour réussir à fabriquer du papier dans le but de pouvoir faire des livres ensuite. Dans ce tome 6 j’ai trouvé que l’intrigue s’accélérait et j’ai vraiment aimé que les auteurs passent la deuxième 🙂 J’ai encore un tome pour finir ce premier cycle et je crois que la suite devrait bientôt paraître 🙂 

De plus, j’ai continué ma série chérie les carnets de l’apothicaire de Natsu Hyuuga et Itsuki Nanao en lisant le tome 4, j’aime toujours autant les intrigues à la cour de l’empereur, les personnages sont attachants et les dessins vraiment très beaux. Un bijou!

Pour finir, j’ai lu le tome 8 de Reine d’Egypte de Chie Inudoh et Fedoua Lamodiere, où on voit que la reine commence à vieillir… qui saura prendre la relève de cette femme forte qui a tout donné pour le bien de son pays, quitte à s’oublier elle-même? Une jolie série si comme moi vous aimez les histoires se passant dans une Egypte ancienne prise en étau entre modernité et traditions.

Octobre 2021

Romans lus durant le mois: 8

Mangas lus durant le mois: 0

Bandes dessinées lues durant le mois: 0

bilan lectures octobre 2021

Vous pouvez déjà retrouver sur le blog tous les articles consacrés aux romans lus durant le mois d’octobre 2021. 

Etonnamment, je n’ai lu aucun manga ni aucune bande dessinée durant le mois d’octobre 2021 !!

Novembre 2021

Romans lus durant le mois: 8

Mangas lus durant le mois : 0

Bandes dessinées lues durant le mois: 1

bilan novembre 2021

Vous pouvez déjà retrouver sur le blog tous les articles consacrés aux romans lus durant le mois de novembre 2021. 

Là encore, je n’ai lu qu’une seule bande dessinée durant le mois de novembre 2021, mais quelle bande dessinée!! J’ai en effet lu les strates de Pénélope Bagieu, paru chez Gallimard. Cette bande dessinée, sous forme de journal intime, nous en apprend plus sur la jeunesse de Pénélope Bagieu et certains passages sont vraiment douloureux à lire. On sent la tendresse avec laquelle la Pénélope Bagieu d’ajourd’hui regarde la Pénélope Bagieu d’hier et j’ai vraiment trouvée cette bande dessinée super touchante.

Décembre 2021

Romans lus durant le mois: 11 (dont un roman jeunesse, un essai historique et un recueil de poèmes)

Mangas lus durant le mois : 2

Bandes dessinées lues durant le mois: 0

bilan lectures décembre 2021gore des alpes

Presque tous mes avis romans sont déjà en ligne concernant mes lectures du mois de décembre 2021 et les derniers arriveront très prochainement ;-). 

Niveau mangas, j’ai lu le tome 1 de the Cave King de Takao Demise, que j’ai trouvé assez sympa même si plutôt simple dans sa construction. On suit un jeune prince, exilé sur une île déserte, qui a comme talent une force incroyable qui lui permet de creuser des tunnels et des galeries afin de trouver des trésors. Son niveau monte à la manière d’un jeu vidéo dès qu’il a atteint un certain cap. Quand un bateau s’échoue sur son île il est partagé entre l’envie de garder tout pour lui et l’envie de partager son quotidien et ses richesses avec ses nouveaux amis…. Il y a pas mal d’humour et je lirai le tome 2 (qui est déjà sorti) avec plaisir même si ce n’est pas LA nouvelle série manga du moment. 

Dans un tout autre registre, j’ai lu le tome 13 de Bride Stories de Kaoru Mori, toujours aussi magnifique de par ses dessins soignés. Les paysages sont magnifiques et font vraiment voyager le temps d’un manga. Dans ce tome on suit M. Smith qui va retrouver toutes les familles qu’il avait rencontré et j’ai aimé retrouver tous les personnages de la série. 

J’ai découvert les poèmes de Baptiste Beaulieu avec son recueil paru chez l’iconoclaste collection l’iconopop la joie et le reste et j’ai vraiment apprécié la plupart d’entre eux que j’ai trouvé bien ancrés dans la réalité de notre monde/société. Ce sont des poèmes dans l’air du temps, qui parlent d’amour, de pauvreté, de solitude. Je pense les relire quelques fois encore!

Au mois de décembre j’ai également lu avec ma fille aînée (enfin c’est surtout elle qui l’a lu) le roman de l’avent le renne mystérieux, écrit par Natacha Godeau et paru chez Auzou. Nous avons beaucoup aimé le concept d’ouvrir un chapitre par jour et d’avancer dans l’histoire petit à petit. L’intrigue est assez simple (deux enfants rencontrent un renne qui fait des étincelles, un barbu mystérieux – tiens tiens –  et un lutin plutôt menaçant) mais totalement au niveau d’une enfant de 6 ans et nous avons eu beaucoup de plaisir à partager ce petit moment de lecture durant les 24 soirs de l’avent. Je le recommande donc 🙂

Et vous, qu’avez-vous lu dernièrement ?

A tout bientôt 🙂

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[SP]J’ai lu: Le paradis des vauriens de Wendall Utroi

Hello tout le monde !

Je vous retrouve aujourd’hui pour vous parler du roman le paradis des vauriens de l’auteur Wendall Utroi que j’ai eu la chance de recevoir de la part des éditions Slatkine & Cie. J’avais beaucoup aimé son roman précédent, la loi des hommes.

 ♥ = Bof bof, à éviter

♥♥ = Sympa, sans plus

♥♥♥ = Pas mal du tout , j’ai passé un bon moment !

♥♥♥♥ = A lire absolument !

♥♥♥♥♥ = Attention, gros coup de cœur !

Les (♥) représentent les demis 

L’image provient de mon Instagram.

le paradis des vauriens

Nombre de pages:  476 pages

Maison d’édition: Slatkine & Cie

Date de parution (dans cette édition): 7 octobre 2021

4ème de couverture:

« Dans ce nouveau roman, j’ai voulu donner vie à deux enfants blessés : Kalya, d’origine tsigane que recueille un ferrailleur, et Sans-Nom, un gamin un peu chétif, fils d’une prostituée. L’histoire prend sa source dans les plaines du Nord au milieu des années 30 et vient mourir dans le Sud-Est de la France beaucoup plus tard. Deux lieux, deux époques et deux terribles destins. Aimer le destin, c’est le forcer à vous écouter pour que, un jour, à son tour, il vous aime un peu. J’ai une affection particulière pour ces deux personnages. Ils m’habitent depuis toujours. Je voudrais tellement qu’ils entrent dans vos vies. »

Mon avis:

Comme écrit en début d’article, j’avais beaucoup aimé la loi des hommes et du coup j’avais un peu peur que ce roman ne soit pas à la hauteur du précédent.

Et bien, je n’ai pas été déçue une seule seconde!

Dans ce roman, on suit donc deux enfants provenant d’un milieu pauvre, Kalya et Sans-Nom, qui vont s’aimer follement avec à la fois la rage et la peur au ventre mais également l’espoir d’une vie meilleure. Le roman prend place au début dans les années 30, au début de la seconde guerre mondiale et l’occupation de la France par l’armée allemande, une époque qui m’intéresse particulièrement tant elle est riche historiquement parlant.

On suit en particulier Sans-Nom, jeune homme blessé par la vie, qui, alors qu’il pourrait être plutôt en quête de rédemption, choisit le chemin des délits et des petits ou gros larcins. 

J’avoue que j’ai eu un peu de peine au début avec ce personnage, car je ne comprenais pas certaines de ses réactions. Cependant, au fil des pages, j’ai commencé à m’attacher à lui et à comprendre que c’est pour cacher ses failles qu’il a souvent recours à la violence. 

Kalya, quant à elle, est une jeune fille hyper touchante et pour laquelle j’ai immédiatement ressenti de l’empathie. Certaines scènes la concernant m’ont fait monter les larmes aux yeux. Tout comme Sans-Nom, Kalya est très courageuse et possède une résilience à toute épreuve.

Wendall Utroi n’épargne une fois encore pas ses personnages en mettant sans cesse des obstacles sur leur chemin. On pense que les choses vont s’arranger et paf!, on nous en remet en couche dans le malheur. 

Certaines scènes ont été plutôt éprouvantes à lire, en particulier celles touchant des enfants, je ne peux vous en dire plus mais vous comprendrez en les lisant.

J’ai néanmoins beaucoup apprécié la construction de ce roman, avec ses alternances entre le passé et le présent, ce qui nous permet de reconstituer le puzzle du vécu des protagonistes. 

Comme dans la loi des hommes, on parle ici – entre autres –  de violences (physiques et psychiques) faites aux femmes et d’abus sexuels mais nous ne sommes jamais dans le voyeurisme.

J’ai adoré retrouver la plume si belle de Wendall Utroi qui sait donner un supplément d’âme à tous ses personnages. Une perle à découvrir d’urgence!

Ma note: ♥♥♥♥♥


Un grand merci aux éditions Slatkine & Cie pour l’envoi de ce SP!

J’ai lu: Restez chez vous de Nicolas Feuz

Hello tout le monde !

Je vous retrouve aujourd’hui pour vous parler du roman Restez chez vous de l’auteur suisse Nicolas Feuz. Ce roman a été écrit au début de la pandémie du Covid-19 et avait été offert (au rythme d’un chapitre par jour) sur le Facebook de l’auteur. J’avais commencé à le lire d’ailleurs sur cette plateforme mais quand je l’ai trouvé en librairie je l’ai tout de même acheté pour pouvoir le terminer et surtout afin de pouvoir le ranger ensuite dans ma bibliothèque à côté de tous les autres livres de l’auteur 😉

 ♥ = Bof bof, à éviter

♥♥ = Sympa, sans plus

♥♥♥ = Pas mal du tout , j’ai passé un bon moment !

♥♥♥♥ = A lire absolument !

♥♥♥♥♥ = Attention, gros coup de cœur !

Les (♥) représentent les demis 

L’image provient de mon instagram.

restez chez vous

Nombre de pages:  277 pages

Maison d’édition: Slatkine & Cie

Date de parution (dans cette édition): 27 mai 2020

4ème de couverture:

« Restez chez vous ! Pendant des semaines, je suis resté confiné, comme vous. Passée ma gestion par télétravail des affaires courantes au Ministère public de Neuchâtel, j’ai voulu imaginer ce que pourrait être un polar écrit sous confinement. J’ai décidé de vous l’offrir. »
Nicolas Feuz

Aux premiers jours de l’épidémie de Coronavirus, le procureur Feuz a relevé le défi d’écrire un polar en temps réel, sous forme de feuilleton quotidien. Deux ou trois chapitres chaque jour, dans la pure veine du roman de genre.
Voici enfin le livre de cette expérience inédite.

Une maladie mystérieuse paralyse l’Europe. La survie du monde dépend de l’enquête d’un journaliste têtu, à la recherche du patient zéro, et de l’investigation d’une inspectrice de police obsédée par des disparitions d’enfants. Et si les deux se rejoignaient ?
Une histoire effroyable où la Suisse est l’épicentre d’une contamination planétaire.
Aussi effrayant qu’irréel. Tellement vrai. Du Feuz à l’état brut. Le livre événement de 2020.

Mon avis:

Ce roman, dont les chapitres sont très courts, nous entraîne dans une ronde étourdissante dont on ne peut pas ressortir indemnes. 

Un virus dont le patient zéro est en Suisse, commence à décimer la population mondiale. Un virus qui se répand hyper rapidement et qui est mortel.

On suit d’un côté Arnaud Fournier, qui est un journaliste et qui veut mener sa petite enquête pour comprendre d’où vient ce virus et ce qui l’a causé. Il cherche l’article qui fera sensation. 

De l’autre côté, on suit l’inspectrice Laure Granello, complètement obsédée par une affaire de bébés disparus, dont l’enquête va la lancer sur la piste de trafiquants en tous genres. 

J’ai trouvé ces deux personnages intéressants et bien construits, on les sent vraiment passionnés par leur métier et aussi un brin névrosés, ils vont trop loin, dépassent les limites, sont borderline (comme souvent chez Nicolas Feuz). 

L’intrigue est bien menée, les chapitres sont comme dit plus haut très courts et se terminent souvent par une phrase d’accroche qui donne envie d’en lire encore un et encore un et… bref vous avez compris. 

L’ambiance est pesante, anxiogène. D’autant plus que nous sommes réellement en plein dans une pandémie mondiale (même si ca commence enfin à se calmer gentiment), ce roman joue avec nos peurs les plus profondes. Toute la partie sur les disparitions de bébés m’ont particulièrement touchée et j’avais vraiment envie de connaître le fin mot de l’histoire!!

Bref, un très bon roman qui va très certainement vous tenir éveillés tard la nuit ou tôt le matin, c’est selon 😉

Nicolas Feuz nous prouve encore une fois qu’il est passé maître en thrillers stressants et vraiment bien ficelés. J’ai trouvé incroyable qu’il arrive à écrire un roman si rapidement sur le sujet de la pandémie.

Une suite est déjà parue, « le calendrier de l’après », que je pense lire dans les prochains mois.. ça promet d’envoyer du lourd! J’ai hâte!

Ma note: ♥♥♥♥(♥)


J’ai lu: La laveuse de mort de Sara Omar

Hello tout le monde !

Je vous retrouve aujourd’hui pour vous parler du roman La laveuse de mort de l’autrice Sara Omar. D’après ce que j’ai compris, il s’agit du premier tome d’une trilogie, le second tome devrait paraître en 2022.

 ♥ = Bof bof, à éviter

♥♥ = Sympa, sans plus

♥♥♥ = Pas mal du tout , j’ai passé un bon moment !

♥♥♥♥ = A lire absolument !

♥♥♥♥♥ = Attention, gros coup de cœur !

Les (♥) représentent les demis 

L’image provient de mon instagram.

la laveuse de mort

Nombre de pages: 310 pages

Maison d’édition: Actes Sud

Date de parution (dans cette édition): 14 octobre 2020

4ème de couverture:

Kurdistan, 1986. Lorsque la frêle Frmesk vient au monde, elle n’est pas la bienvenue aux yeux de son père. Ce n’est qu’une fille. De plus, son crâne chauve de nourrisson porte une petite tache de cheveux blancs. Est-ce un signe d’Allah ? Est-elle bénie ou maudite ? La mère de Frmesk craint pour la vie de sa fille. Quand son mari menace de l’enterrer vivante, elle ne voit d’autre solution que de la confier à ses propres parents.

Gawhar, la grand-mère maternelle de Frmesk, est laveuse de mort. Elle s’occupe du corps des femmes que personne ne réclame, ne veut toucher ni enterrer : des femmes assassinées dans le déshonneur et la honte. Son grand-père est un colonel à la retraite qui, contrairement à sa femme, ne lit pas uniquement le Coran mais possède une riche bibliothèque. Ce foyer bienveillant ne parviendra qu’un temps à protéger Frmesk des inexorables menaces physiques et psychologiques qui se resserrent sur elle, dans un pays frappé par la guerre, le génocide et la haine.

La Laveuse de mort est un roman violent sur la vie d’une enfant – puis d’une jeune femme – exposée à l’extrême.

Mon avis:

Ce roman a été ma dernière lecture de 2021 et je pense qu’elle se place facilement dans le top 10 (d’ailleurs, souhaiteriez-vous que je fasse un top 10?) tant ce livre m’a bouleversée.

Il m’a appris des éléments du passé du Kurdistan dont j’ignorais tout et j’avoue que j’étais loin d’imaginer l’horreur que les femmes vivent chaque jour dans ce pays. 

Aucun droit, tout tourne autour de l’honneur de leur mari et elles n’ont pas voix au chapitre. Juste le droit de se taire et de se soumettre.

Une vie de labeur, de douleur et de d’oubli de soi. 

On suit la jeune Frmesk, alternant entre le récit de son enfance au Kurdistan(depuis sa naissance même) à aujourd’hui, où elle est hospitalisée au Danemark. Comment est-elle arrivée là ? A l’hôpital, elle pense se lier d’amitié avec une infirmière musulmane, Darya, mais celle-ci, fliquée par son propre père, risque plutôt de la mettre en danger…

Donc on suit Frmesk, sa naissance pour le moins compliquée, son accueil plus que mitigé par son père, déçu d’avoir une fille (alors qu’il a déjà eu un garçon pourtant). En effet, c’est un bébé faible et qui est né avec une mèche de cheveux blancs, présage bienheureux ou malheureux selon les personnes.

Son père vient d’une famille peu cultivée, violente et cupide. Sa mère, par contre, est une jeune femme provenant d’une famille où règne la douceur et le respect. Son grand-père est un homme intelligent, ouvert au monde. Sa grand-mère, plus traditionnelle, est toutefois une femme débrouillarde, courageuse et très pieuse, qui récupère les corps des femmes tuée « par honneur » les lave, chante et prie pour elles puis les prépare pour l’inhumation. C’est elle, la grand-mère, la laveuse de mort du titre. Une femme en tout point admirable. Un sacré caractère aussi qui n’hésite jamais à donner son avis ce qui est très mal vu par les hommes, sauf par son mari, avec lequel elle peut parler en toute liberté et sans filtre.

J’ai trouvé les scènes de lavage à la limite de l’insoutenable, en particulier celle d’une jeune femme enceinte, tuée car soupçonnée par la famille de son mari d’avoir été infidèle. La cruauté des hommes (et de certaines femmes aussi hein, certaines ne valent bien évidemment pas mieux) est sans limite.

Frmesk est donc très vite confiée à ses grands-parents maternels (sa mère craignant pour sa vie), prétextant des problèmes de santé qui nécessitent des soins coûteux. Son père ne fait pas trop d’histoires car il n’a en aucun cas envie de payer des soins pour un enfant, et surtout pas pour une fille. Gawhar, sa grand-mère, et Darwésh, son grand-père, vont donc se faire passer pour ses parents et ils décident de s’en occuper comme de leur propre enfant.

Elle a donc la chance de grandir dans un foyer aimant, entourée de personnes qui lui veulent du bien. (Enfin presque toutes, mais ça serait vous spoiler de vous en dire plus). J’ai trouvé fabuleux la façon donc son grand-père essaie de la préserver des horreurs du monde en lui racontant des histoires et en lui dévoilant des passages de la Bible et non seulement du Coran. C’est un homme qui a vécu la guerre et qui sait que tout ça est vain, il ne croit pas vraiment en Allah car il se demande comment celui-ci peut laisser faire toutes ces horreurs en son nom. Tout comme sa femme, il est assez mal vu – bien que respecté – par ses voisins car il n’est pas croyant et encore moins pratiquant. Toutes ses paroles sont pleines de sens, comme le prouve ce dialogue qu’il peut avoir avec un imam (son fils adoptif) et Frmesk:

– (…) Allez donc faire un tour dans le reste du monde et vous verrez s’il y a des prêtres qui menacent de mort ceux qui critiquent la Bible. 

– L’Islam est la religion de la paix , papa, tu le sais, et il est écrit dans le saint Coran qu’on n’a pas le droit de tuer des êtres humains. 

– Dans ce cas, ça tombe bien que le Coran ne considère pas les mécréants comme des êtres humains et que, par conséquent, il invite sa populace terrestre à châtier et à trucider quiconque ne croit pas en Allah et en Son prophète.

(…)

– Allah est puissant et clément. Tu es apparemment le seul à l’ignorer, papa.

– Clément? C’est une drôle de clémence qui remplit les mains de ta mère de femmes assassinées, semaine après semaine. 

La laveuse de mort de Sara Omar, pages 351-352

C’est un roman très sombre et plutôt pessimiste sur le Kurdistan et la politique du pays, les guerres civiles incessantes, les droits écrasants des hommes sur les femmes, les crimes « d’honneur » qui restent impunis par la loi car rien ne vaut plus que l’honneur. 

Les femmes sont instrumentalisées, humiliées, battues, tuées pour des broutilles ou pour des colportages mensongers. Les hommes se permettent de tuer même sur un simple soupçon d’infidélité, sans aucune preuve tangible. 

Puis, on suit Frmesk de nos jours, elle est hospitalisée au Danemark, dans l’anonymat le plus total et fait partie des patients qui sont protégés. On ne sait pas pourquoi elle est à l’hôpital ni comment elle a fait pour se retrouver au Danemark. 

J’ai terminé l’année 2021 avec ce roman qui m’a émue plus d’une fois aux larmes, il m’a fait voyager dans un pays lointain si différent du mien. J’ai adoré la plume si juste et belle de Sara Omar et n’ai qu’une hâte, connaître la suite de la vie Frmesk, même si je redoute qu’il arrive des choses aux gens qu’elle aime le plus au monde, ses grands-parents (qu’elle pense être ses parents).

Un roman dur mais néanmoins très beau porté cependant par un joli message d’espoir. Les choses peuvent changer. Les femmes (aidées par quelques hommes éclairés) seront ce changement. Magnifique.

Ma note: ♥♥♥♥♥