J’ai lu: Où vivaient les gens heureux de Joyce Maynard

Hello tout le monde !

Je vous retrouve aujourd’hui pour vous parler du roman Où vivaient les gens heureux de l’autrice américaine Joyce Maynard dont j’ai déjà lu plusieurs livres qui m’ont tous beaucoup plu (baby love et les filles de l’ouragan notamment). J’ai vraiment envie de découvrir toute la bibliographie de cette autrice dont je chéris particulièrement la plume.

 ♥ = Bof bof, à éviter

♥♥ = Sympa, sans plus

♥♥♥ = Pas mal du tout , j’ai passé un bon moment !

♥♥♥♥ = A lire absolument !

♥♥♥♥♥ = Attention, gros coup de cœur !

Les (♥) représentent les demis 

L’image provient de mon instagram.

Où vivaient les gens heureux

Nombre de pages: 560 pages

Maison d’édition: Philippe Rey

Date de parution (dans cette édition): 19 août 2021

4ème de couverture:

Lorsque Eleanor, jeune artiste à succès, achète une maison dans la campagne du New Hampshire, elle cherche à oublier un passé difficile. Sa rencontre avec le séduisant Cam lui ouvre un nouvel univers, animé par la venue de trois enfants : la secrète Alison, l’optimiste Ursula et le doux Toby.
Comblée, Eleanor vit l’accomplissement d’un rêve. Très tôt laissée à elle-même par des parents indifférents, elle semble prête à tous les sacrifices pour ses enfants. Cette vie au cœur de la nature, tissée de fantaisie et d’imagination, lui offre des joies inespérées. Et si entre Cam et Eleanor la passion n’est plus aussi vibrante, ils possèdent quelque chose de plus important : leur famille. Jusqu’au jour où survient un terrible accident…
Dans ce roman bouleversant qui emporte le lecteur des années 1970 à nos jours, Joyce Maynard relie les évolutions de ses personnages à celles de la société américaine – libération sexuelle, avortement, émancipation des femmes jusqu’à l’émergence du mouvement MeToo… Chaque saison apporte ses moments de doute ou de colère, de pardon et de découverte de soi.
Joyce Maynard explore avec acuité ce lieu d’apprentissage sans pareil qu’est une famille, et interroge : jusqu’où une femme peut-elle aller par amour des siens ? Eleanor y répond par son élan de vie. Son inlassable recherche du bonheur en fait une héroïne inoubliable, avec ses maladresses, sa vérité et sa générosité.

Mon avis:

Ce roman est une merveille du début à la fin. Dès les premières pages, on est embarqués dans la vie d’ Eleanor, jeune femme indépendante mais ayant un grand besoin d’affection (en rapport avec une enfance pas vraiment rose), qui va ensuite tomber amoureuse d’un homme, Cam, (qui se révélera ne pas être aussi parfait que prévu) et avoir trois enfants.

Ce roman aborde des thèmes comme la séparation, le deuil, les abus sexuels ou encore la transsexualité. 

Mais ce n’est pas qu’une accumulation de malheurs, au contraire. Dans cette vie somme toute plutôt ordinaire d’une famille sans grands moyens, on y trouve surtout de l’amour et du respect, même si la vie n’épargne pas Eleanor, elle arrive toujours à reprendre le dessus, elle est pleine de ressources. Les drames jonchent pourtant son existence mais elle se relève toujours.

Parfois, il faut partir de chez soir pour devenir la personne qu’on doit être.

Où vivaient les gens heureux, de Joyce Maynard, page 29

J’ai vraiment su me mettre dans la peau de l’héroïne, Eleanor, qui se pose beaucoup de questions sur ses enfants, sa maternité, son couple et la vie en général. Ses questionnements ne la rendent que plus attachante et « réelle ».

J’ai trouvé que l’autrice avait le don pour trouver les mots justes pour exprimer des émotions universelles où le plus grand nombre pourrait se retrouver. 

Quelque part au cours du processus qui l’avait amenée à être mère, elle avait perdu une partie d’elle-même.

Où vivaient les gens heureux, de Joyce Maynard, page 113.

C’est un roman qui a vraiment résonné très fort en moi et Eleanor restera longtemps dans ma mémoire, c’est un personnage fort et inspirant que j’ai quitté avec beaucoup de regrets. La plume de Joyce Maynard est sublime.

Une perle qu’il vous faut lire de toute urgence!

Ma note: ♥♥♥♥♥


J’ai lu: Piranèse de Susanna Clarke

Hello tout le monde !

Je vous retrouve aujourd’hui pour vous parler du roman Piranèse de l’autrice anglaise Susanna Clarke dont on a beaucoup entendu parler dans la sphère booktube.

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piranèse

Nombre de pages: 306 pages

Maison d’édition: Robert Laffont

Date de parution (dans cette édition): 7 octobre 2021

4ème de couverture:

La maison où vit Piranèse n’est pas un bâtiment ordinaire : ses pièces sont infinies, ses couloirs interminables et ses salles ornées de milliers de statues. Au coeur de cette architecture monumentale est emprisonné un océan, mais Piranèse n’a pas peur, il vit pour explorer ce labyrinthe. Dans son journal, il dresse de rigoureux rapports de ses errances.
L’Autre vit aussi dans cette cité enfouie. Piranèse lui rend visite deux fois par semaine et l’aide dans sa recherche du Grand Savoir. Mais, au cours de ses expéditions, Piranèse découvre un jour des preuves de l’existence d’un troisième habitant. Une terrible vérité commence à se dévoiler, révélant un monde totalement différent de celui qu’il connaît.
Envoûtant, Piranèse nous plonge dans un monde parallèle onirique, à la beauté irréelle, rempli d’images surprenantes, tourmenté par les flots et les nuages.

Mon avis:

Un roman pour le moins étrange et inclassable que j’ai dévoré en deux jours à peine. Un ovni littéraire sans précédent qui donne lieu à une expérience de lecture vraiment intéressante et… différente.

On y suit Piranèse, jeune homme un peu perché qui vit dans un énorme palais en proie aux marées. Un palais si grand que Piranèse n’en a pas encore visité toutes les pièces.

C’est Piranèse le narrateur de ce roman et c’est comme si l’on lisait son journal d’exploration. On sent qu’à des moments il ne se souvient plus de certaines choses, même si parfois des souvenirs lui reviennent comme des flash. J’ai trouvé cette espèce d’enquête vraiment passionnante, j’avais vraiment envie d’en savoir plus sur Piranèse, de comprendre comment il était arrivé là et de découvrir les autres habitants du palais.

J’ai aimé l’ambiance de ce roman qui nous embarque directement pour ne plus nous lâcher avant la fin. 

On y trouve du mystère, une pointe d’humour, de l’action et une bonne dose de drame.

Piranèse est un homme terriblement attachant, obsédé par ses habitudes et ses rituels immuables. On le sent très attaché au palais et aux statues qui s’y trouvent.

La plume de Susanna Clarke (ou du moins sa traduction) est vraiment originale et très belle. Sa façon de décrire les personnes et les endroits m’a beaucoup plu.

La fin m’a je dois dire laissée un peu pantoise car je m’attendais à connaître un peu plus le pourquoi du comment mais finalement j’ai apprécié le choix fait par l’autrice d’écrire une fin un peu « ouverte » qui laisse une place à notre propre interprétation.

Un livre atypique que je ne peux que vous recommander si vous avez envie de voyager dans un palais battu par le vent et les marées sans quitter votre canapé! 

Ma note: ♥♥♥♥♥


J’ai lu: Avant l’été de Claudie Gallay

Hello tout le monde !

Je vous retrouve aujourd’hui pour vous parler du roman Avant l’été de l’autrice française Claudie Gallay. De sa plume, j’avais lu il y a longtemps les déferlantes que j’avais vraiment beaucoup aimé.

 ♥ = Bof bof, à éviter

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avant l'été

Nombre de pages: 560 pages

Maison d’édition: Actes Sud

Date de parution (dans cette édition): 5 mai 2021

4ème de couverture:

Jess a vingt-trois ans et quatre amies de toujours. Pour la fête du Printemps, les cinq filles décident de présenter un défilé de mode : elles vont chiner, coudre et créer des tenues, mais surtout elles vont oser monter sur scène, entrer dans la lumière. Envisager cette audace, c’est déjà changer, or Jess va changer bien plus encore, en quelques mois, notamment au contact de la vieille Madame Barnes – au risque de perdre une amie, au risque de se découvrir, au risque de s’envoler. Un roman de la métamorphose, frais, joyeux et enlevé, plein d’insouciance et de promesses d’avenir.

Mon avis:

J’ai adoré ce roman qui m’a vraiment replongée dans les années 1980, même si je ne les ai pas vraiment connues étant donné que je suis née en 1986 😉

Cela fait du bien de retrouver un monde sans réseaux sociaux, où les rapports humains étaient plus directs et on on voyait beaucoup plus nos amis finalement. 

On suit donc Jessica et ses 4 amies : Juliette (sa meilleure amie), Camille, Boucle d’Or et Broussaille. 

Même si le roman tourne  plus spécifiquement autour de Jessica (la narratrice) et de Juliette, j’ai aimé tous les personnages et l’amitié qui les lient. 

Jessica, une jeune femme qui se cherche, qui revient chez ses parents après une déception amoureuse mais qui ne rêve que de repartir car rester la condamnerait à reprendre l’hôtel familial et elle ne souhaite pas avoir la même vie étriquée que sa mère.

Juliette, la belle plante, qui rêve de devenir célèbre et qui finalement jalouse pas mal les autres. 

Camille, jeune femme volontaire qui aimerait avoir son propre salon de beauté dans un van qu’elle a réaménagé, ne quitte jamais des yeux ses objectifs. J’ai trouvé que c’était finalement la plus fiable des 5.

Boucle d’Or, la seule des 5 qui est mariée avec un enfant et qui travaille dans un bureau, continue à suivre ses copines, soucieuse de garder une part de liberté dans sa petite vie un peu trop rangée pour son âge.

Broussaille, finalement, la fille un peu facile du groupe, qui rêve de trouver le grand amour mais pense le croiser un peu trop souvent, travaille dans une boulangerie. 

On ne saura pas les vrais prénoms de Boucle d’Or et Broussaille et j’ai trouvé cela assez amusant.

Jessica remplace Juliette à son travail d’été chez une vieille italienne fortunée qui s’ennuie et qui a besoin d’aide pour mettre de l’ordre dans ses affaires. Très vite, elle va se lier d’amitié avec elle, malgré leurs différences d’âge et de condition sociale. J’ai beaucoup aimé leurs échanges que j’ai trouvés intelligents et plutôt philosophiques. 

« Nous, les femmes, quand on est amoureuses, on est faibles, on dit oui à tout ».

Avant l’été, de Claudie Gallay, page 212

Entre Juliette et Jessica c’est une amitié un peu vache parfois, chacune pense que l’une n’agit que dans le but de blesser l’autre alors que souvent ce ne sont que des concours de circonstances, même si personnellement Juliette m’a pas mal agacée tant elle joue à la peste à des moments.

Bref, une jolie histoire d’amitié entre ses 5 filles qui se serrent les coudes, dans un petit village français où il ne se passe pas grand chose mais où néanmoins il y a toujours quelque chose à raconter. Un roman qui se veut féministe avec ses jeunes femmes émancipées qui savent ce qu’elles veulent dans la vie (et surtout ce qu’elles ne veulent pas!). Un livre sur la difficulté de devenir de « vrais » adultes et quitter définitivement le monde l’enfance (mais le quitte-t-on vraiment un jour?). Faire des choix décisifs pour notre avenir n’est pas toujours chose aisée et l’autrice a su parfaitement saisir ces moments comme en suspension.

Une histoire qui se lit très vite, les chapitres sont courts et le rythme est soutenu. On a toujours envie de savoir la suite! La plume de l’autrice est très belle, j’aime beaucoup ses tournures de phrases et tout sonne vrai.  J’ai été très triste de quitter les personnages auxquels je m’étais très vite attachée. 

C’est une jolie petite brique se se dévore en un rien de temps donc ne vous laissez pas décourager par ses 560 pages, ce n’est que du bonheur!

Ma note: ♥♥♥♥♥


J’ai lu: Kim Jiyoung, née en 1982 de Cho Nam-joo

Hello tout le monde !

Je vous retrouve aujourd’hui pour vous parler du roman Kim Jiyoung, née en 1982 de l’autrice coréenne Cho Nam-joo. Il s’agit de son premier roman et il a fait grand bruit à sa sortie.

 ♥ = Bof bof, à éviter

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kim Jiyoung née en 1982

Nombre de pages: 168 pages

Maison d’édition: 10/18

Date de parution (dans cette édition): 4 février 2021

4ème de couverture:

A 35 ans, Kim Jiyoung, Coréenne ordinaire à la vie jusque-là des plus banales se met soudain à agir de manière étrange. Pourquoi ?

Kim Jiyoung est une femme ordinaire, affublée d’un prénom commun – le plus donné en Corée du Sud en 1982, l’année de sa naissance. Elle vit à Séoul avec son mari, et leur petite fille. Elle a un travail qu’elle aime mais qu’il lui faut quitter pour élever son enfant. Et puis, un jour, elle commence à parler avec la voix d’autres femmes. Que peut-il bien lui être arrivé ? En six parties, qui correspondent à autant de périodes de la vie de Kim, Cho Nam-joo livre une photographie de la femme coréenne piégée dans une société traditionaliste. Mais Kim Jiyoung est bien plus que le miroir de la condition féminine en Corée – elle est le miroir de la condition féminine tout court.

Mon avis:

Je pense que je n’ai jamais mis autant de post-it dans un roman que dans celui-ci, tant les thèmes abordés ont eu une résonnance particulière en moi.

L’autrice nous raconte l’histoire de Kim Ji-Young, jeune femme née en 1982 (comme le titre l’indique haha) et qui d’un jour à l’autre commence à « péter les plombs », son corps et son cerveau n’arrivant plus à accepter sa condition de femme en Corée du Sud, elle commence à parler avec la voix d’autres femmes de sa vie (une amie à elle décédée, etc.), comme si elle se dédoublait.

On se replonge ensuite dans la vie de Kim Ji-Young, depuis son enfance et sa relation avec sa famille à nos jours, où elle s’est mariée et est devenue à son tour maman. On suit ses déconvenues en tant que femme dans une Corée du Sud finalement assez traditionnelle et machiste. Elle se voyait faire de hautes études, avoir un travail valorisant et elle se retrouve femme au foyer, elle a un gros sentiment de gâchis, même si elle n’est pas vraiment malheureuse. 

Bien entendu, la partie qui m’a le plus touchée est la jeunesse de Kim Ji-Young, quand elle s’étonne que son frère ne doive pas faire de tâches ménagères et qu’à l’école, les garçons soient nommés en premier lors de l’appel matinal.

On sent tout le ressentiment qu’elle a en elle, toutes ces petites choses qui, mises bout à bout, font monter une colère sourde qui n’attend que le bon moment pour exploser.

J’ai trouvé très intéressant d’en savoir plus sur la condition des femmes en Corée, pays que je pensais beaucoup plus moderne par bien des aspects. Heureusement, le mari de Kim Ji-Young est plutôt féministe, même si certaines réactions un peu « désuètes » sur la place de la femme dans la société ressortent parfois de ses discours. 

Elle aurait voulu ne rien lui reprocher, mais elle ne pouvait s’empêcher de se sentir flouée quelque part.

Kim Ji-Young, née en 1982 de Cho Nam-joo, page 131

Le roman se lit très rapidement et l’écriture (du moins la traduction en Français) est vraiment fluide.

Si le début est un peu déroutant avec Kim Ji-Young qui commence à parler et agir avec d’autres personnalités que la sienne, tout revient très vite dans l’ordre vu qu’ensuite on se focalise sur Kim Ji-Young. Que cela soit dans la sphère privée/intime, à l’école ou dans la vie professionnelle, les femmes sont constamment reléguées aux seconds rôles, ce qui est révoltant mais malheureusement toujours vrai (à différents niveaux selon les pays) de nos jours.

Bref, un roman féministe à tiroirs que j’ai trouvé très inspirant. En espérant que les choses vont bouger pour les femmes, on ne lâche rien!

Ma note: ♥♥♥♥♥


J’ai lu: Le nouveau de Keigo Higashino

Hello tout le monde !

Je vous retrouve aujourd’hui pour vous parler du roman Le nouveau de l’auteur japonais Keigo Higashino. Il est l’auteur de dizaine de polars mais il s’agit du premier livre que je lis de sa plume.

 ♥ = Bof bof, à éviter

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le nouveau

Nombre de pages:  336 pages

Maison d’édition: Actes Sud – Actes noirs

Date de parution (dans cette édition): 3 juin 2021

4ème de couverture:

Muté depuis peu au commissariat de Nihonbashi, au cœur de Tokyo, Kaga Kyōichirō enquête sur le meurtre d’une femme retrouvée étranglée dans son appartement. Récemment divorcée, cette mère de quarante-cinq ans venait tout juste de s’installer dans le quartier. Au fil de ses investigations, qui le conduisent dans différents commerces et restaurants, Kaga se familiarise avec ce nouvel environnement, véritable microcosme traditionnel, où subsistent des pratiques et des rituels d’un autre temps. À son habitude, le limier insondable s’arrête sur des détails à première vue parfaitement anecdotiques. Comme cette gaufre fourrée au wasabi découverte chez la victime. Ou la deuxième paire de ciseaux de table qu’elle venait d’acheter. L’énigmatique Kaga, dont le profond humanisme n’a d’égal que son sens de l’observation, mène une quête de vérité absolue dans laquelle l’arrestation du criminel n’est qu’une étape. Et dans l’entourage de la victime, les mystères les plus inattendus s’éclaircissent. Le maître nippon est de retour avec un roman à tiroirs subtilement agencé dans lequel le plaisir envoûtant du voyage nous fait presque oublier notre destination.

Mon avis:

Keigo Higashino possède le talent rare de nous intéresser et de nous faire nous attacher à chacun de ses personnages. A partir du meurtre d’une femme dans un appartement, on suit l’enquête du « nouveau » policier muté à Tokyo, Kaga Kyōichirō, qui remonte le cours du temps en interrogeant les voisins et connaissances de la victime afin de comprendre l’enchaînement d’événements qui a mené à cet assassinat. 

Chaque chapitre est ainsi dédié à une pièce du puzzle, on y suit à chaque fois un groupe de personnage et leur rapport avec la victime. A chaque fin de chapitre, le policier en sait un peu plus sur son affaire. J’ai adoré ces petites histoires presque indépendantes les unes des autres mais inextricablement liées malgré tout par un fil conducteur. 

Peu à peu, on commence à entrevoir la vérité mais jamais je ne me serais doutée de la finalité de l’enquête, ce que j’ai vraiment apprécié. 

La plume de l’auteur est belle et fluide. Avec les descriptions faites de la nourriture au Japon, cela m’a donné plus d’une fois l’eau à la bouche et envie de découvrir ce pays qui a l’air fabuleux à tous points de vue.

Le personnage principal, Kaga Kyōichirō, est un policier avec des méthodes bien à lui, il prend le parti de se rapprocher de potentiels suspects pour avancer dans son enquête. C’est un homme qui réfléchit beaucoup et qui est très intelligent et observateur. A chaque fois j’étais soufflée par son sens de déduction. 

Bref, vous l’aurez compris, j’ai adoré ce roman policier atypique qui m’a fait voyage et avec lequel je me suis régalé. Un roman savoureux et intelligent. Encore plus qu’un polar, c’est une vraie comédie de mœurs que nous livre l’auteur.

Bon et bien il ne me reste plus qu’à lire tous les autres romans de l’auteur 🙂

Ma note: ♥♥♥♥♥


J’ai lu: Betty de Tiffany McDaniel

Hello tout le monde !

Je vous retrouve aujourd’hui pour vous parler du roman Betty de l’autrice américaine Tiffany McDaniel. Il s’agit de son premier roman.

 ♥ = Bof bof, à éviter

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betty

Nombre de pages: 720 pages

Maison d’édition: Gallmeister

Date de parution (dans cette édition): 20 août 2020

4ème de couverture:

Ce livre est à la fois une danse, un chant et un éclat de lune, mais par-dessus tout, l’histoire qu’il raconte est, et restera à jamais, celle de la Petite Indienne. La Petite Indienne, c’est Betty Carpenter, née dans une baignoire, sixième de huit enfants. Sa famille vit en marge de la société car, si sa mère est blanche, son père est cherokee. Lorsque les Carpenter s’installent dans la petite ville de Breathed, après des années d’errance, le paysage luxuriant de l’Ohio semble leur apporter la paix. Avec ses frères et soeurs, Betty grandit bercée par la magie immémoriale des histoires de son père. Mais les plus noirs secrets de la famille se dévoilent peu à peu. Pour affronter le monde des adultes, Betty puise son courage dans l’écriture : elle confie sa douleur à des pages qu’elle enfouit sous terre au fil des années. Pour qu’un jour, toutes ces histoires n’en forment plus qu’une, qu’elle pourra enfin révéler. Betty raconte les mystères de l’enfance et la perte de l’innocence. À travers la voix de sa jeune narratrice, Tiffany McDaniel chante le pouvoir réparateur des mots et donne naissance à une héroïne universelle.

Mon avis

Un roman aussi dur et âpre que poétique.

J’ai adoré suivre la vie de Betty, petite fille métisse née d’un père aux origines amérindiennes et d’une mère blanche. Ce métissage d’ailleurs, elle ne le vit d’ailleurs pas très bien, d’autant plus que c’est la seule fille de sa famille qui est vraiment typée « indienne », ce qui fait qu’elle est à la cible de racisme et de quolibets de la part des autres élèves de sa classe.

Petite fille solitaire et un peu sauvage, elle est très proche de la nature et de son papa qu’elle aime plus que tout au monde. Elle peine à trouver sa place et la légitimité dans sa fratrie nombreuse, ses frères et sœurs ont tous une personnalité bien marquée et une place bien définie dans la famille dont elle est un peu l’électron libre. Elle a également souvent l’impression que sa mère la déteste alors qu’en fait je pense que celle-ci est juste très maladroite dans la façon de montrer son amour à ses enfants. De plus, elle souffre de dépression, ce qui ne facilite bien évidemment pas les choses. Certaines phrases blessantes qu’elle peut dire à Betty sont vraiment dures à lire et certaines scènes sont assez angoissantes. La mère de Betty est une femme qui a du affronter les qu’en-dira-t-on quand elle a épousé un homme métissé, fuyant ainsi une famille violente et raciste. 

Landon Carpenter, (le papa de Betty donc) lui, est un homme doux, qui respecte énormément les femmes car dans la culture indienne elles sont très importantes. Il inculque à ses enfants le respect du prochain et l’amour de la nature. Il croit aux esprits et aux légendes, est malin, très calme et plein de ressources.  C’est un personnage très attachant et qui est au centre du roman car finalement tout gravite autour de lui.

« -Il y a des hommes qui connaissent le montant exact de leur compte en banque, a poursuivi Maman. Il y a ceux qui savent combien de kilomètres indique le compteur de leur voiture et combien elle pourra en parcourir. (…)

Les seuls nombres que Landon Carpenter a en tête, c’est le nombre d’étoiles qu’il y avait dans le ciel la nuit où ses enfants sont nés. Je ne sais pas ce que tu en penses, mais moi je dirais qu’un homme qui a dans la tête des cieux remplis des étoiles de ses enfants est un homme qui mérite leur amour. En particulier l’amour de celle qui avait le plus d’étoiles. »

Betty, page 515-516 de Tiffany McDaniel

Ce roman aborde des thèmes plutôt sombres comme le deuil, l’inceste, le racisme, la dépression…. Cependant,  l’autrice sait insuffler également de l’espoir et de la lumière dans son récit. 

On ne ressort pas indemnes de la lecture de ce roman riche et foisonnant. L’écriture de Tiffany McDaniel est fluide et accessible. On rentre immédiatement dans l’histoire. J’ai adoré le fait que la narratrice soit Betty, qui est d’ailleurs en vrai la maman de l’autrice. C’est une petite fille enjouée et intelligente, qui ressent très fort tous les sentiments des autres et devine très vite quand quelque chose cloche. Elle est le témoin silencieux de certaines horreurs qui se passent dans sa famille et se sent prisonnière de son silence qui la place en position de complice. Cela la mine et la dévore de l’intérieur. Elle aimerait sauver tout le monde, mais certaines personnes ne veulent tout simplement pas être sauvées.

J’ai un un gros coup de cœur pour ce roman atypique, cette fresque familiale incroyable et pour le moins dramatique. C’est un pavé de plus de 700 pages que j’ai dévoré en une semaine à peine tant il m’a passionnée.

Il y aurait encore tant à dire sur ce roman mais j’ai comme toujours peur d’en dévoiler trop.

Si vous n’avez pas peur qu’une histoire vous prenne aux tripes et vous fasse passer par toute la palette des émotions possibles, n’attendez pas une seconde de plus et laissez-vous tenter par Betty, je ne pense pas que vous le regretterez!

Ma note: ♥♥♥♥♥


[SP]J’ai lu: Voyages de non-retour de Matylda Hagmajer

Hello tout le monde !

Je vous retrouve aujourd’hui pour vous parler du roman Voyages de non-retour de l’autrice suisse Matylda Hagmajer que j’ai eu la chance de recevoir de la part des éditions Slatkine. 

 ♥ = Bof bof, à éviter

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voyages de non retour

Nombre de pages:  392 pages

Maison d’édition: Slatkine

Date de parution (dans cette édition): 16 mars 2022

4ème de couverture:

«On ne va jamais aussi loin que lorsqu’on ne sait pas où l’on va », écrivait Christophe Colomb. Violaine fuit l’orphelinat pour échapper au destin de misère qui lui semble promis. Pleine d’aspirations, elle s’embarque pour les Indes orientales. Les jumeaux Guillaume et Henri entreprennent eux aussi ce long et périlleux voyage, afin de se former au commerce des indiennes. Leur route à travers les océans, l’Empire ottoman et la Perse, puis jusqu’à Genève, va croiser celle de la jeune femme. Une épopée dont aucun n’aurait deviné l’ampleur. D’une plume percutante, Matylda Hagmajer nous entraîne sur les traces de ces trois jeunes gens à la découverte du monde, mais aussi de l’Autre et, par là, des tréfonds de leur âme. Véritable immersion dans le XVIIe siècle des grands voyages et au cœur de la production des indiennes, Voyages de non-retour aborde des thématiques d’une grande modernité.

Mon avis:

Dans ce roman, on suit deux frères jumeaux de bonne famille, Guillaume et Henri, envoyés à l’autre bout du monde par leurs parents afin de se former au commerce et à la production des teintures indiennes.

Parallèlement, on suit également le voyage tout autant trépidant de Violaine, jeune femme sortant de l’orphelinat et rêvant d’un avenir flamboyant. 

L’écriture de Matylda Hagmajer est belle et très moderne, les dialogues sonnent justes, rien n’a l’air feint.

On suit principalement Guillaume et Violaine, j’ai trouvé Henri est un peu plus en retrait dans le récit. On est directement embarqués (au sens propre comme au figuré vu que les protagonistes prennent le bateau) dans l’histoire et l’autrice sait mener son intrigue tambour battant afin qu’il n’y ait pas une seule seconde de répit pour le lecteur ainsi que pour ses personnages.

Violaine est une jeune femme qui n’a pas été épargnée par la vie mais qui se donne les moyens d’accéder à ses rêves, quitte à prendre des risques inconsidérés. Elle sait tenir tête aux hommes, est intelligente et débrouillarde.

Guillaume et Henri, quant à eux, sont des jeunes hommes pour qui la vie a été plutôt douce car ils sont issus d’une famille aisée. Cependant, on sent dès le début que leur famille essaie de les éloigner et de les séparer. Le tableau n’est pas aussi idyllique qu’il semble l’être… et certains secrets pourraient être dévastateurs s’ils venaient à être dévoilés.

J’ai aimé en savoir plus sur la fabrication et la décoration des étoffes. J’ai trouvé que tout était bien décrit, et on sent qu’il y a eu un gros travail de recherches en amont de la part de l’autrice. C’est un roman également très visuel, on se représente très bien les décors, les paysages et même l’habillement des différents protagonistes.

J’ai aimé que l’autrice aborde des thèmes plutôt atypiques (que je ne vais pas évoquer ici sous peine de vous dévoiler des éléments importants de l’histoire) pour la période historique dans laquelle se passe l’intrigue. Moi qui aime les histoires de famille et les secrets, j’ai été plus que servie.

Il s’agit d’un vrai roman d’aventure, rempli de rebondissements et dont les personnages ont su me toucher en plein cœur. 

Aucun d’entre eux ne reviendra indemne de ce périple à l’autre bout du monde… et vous non plus si vous embarquez avec eux.

Ma note: ♥♥♥♥♥


Un grand merci aux éditions Slatkine l’envoi de ce SP!

[SP]J’ai lu: Mouches de Mélanie Richoz

Hello tout le monde !

Je vous retrouve aujourd’hui pour vous parler du roman Mouches de l’autrice suisse Mélanie Richoz que j’ai eu la chance de recevoir de la part des éditions Slatkine. 

 ♥ = Bof bof, à éviter

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♥♥♥ = Pas mal du tout , j’ai passé un bon moment !

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Mouches

Nombre de pages:  88 pages

Maison d’édition: Slatkine

Date de parution (dans cette édition): 24 janvier 2022

4ème de couverture:

«Dans les moments creux, on dépose une poupée dans les bras de Mme Dumas. Une poupée aux yeux bleus avec de longs cils noirs. Ses paupières se ferment lorsqu’on l’allonge sur le dos. À mesure de la bercer et d’embrasser son crâne en plastique, elle se tranquillise. On dirait que sa seule présence l’aide à recouvrer une sorte de paix.» Que nous réserve le passé?

Mon avis:

Ce roman, c’est 88 pages de pure émotion. 

L’autrice construit peu à peu son histoire, tissant page après page la toile que forme les trois temporalités et des trois personnages que l’on suit. 

Une enfant, une jeune femme, une dame en maison de retraite. 

L’autrice sème des miettes du passé de chacun des personnages. 

Je déteste le présent

qui menace

un futur 

sans ma maman.

Mouches, page 41, de Mélanie Richoz

Impossible de trop vous en dire, le récit est court et intense, j’aurais peur de vous dévoiler des éléments importants.

Ce roman nous met face au temps qui passe, à la perte des être chers. 

Je l’ai trouvé extrêmement bien écrit, très poétique. 

Ce roman va droit au but, la fin m’a fait l’effet d’un coup de poing, j’ai trouvé la construction de ce roman époustouflante. A lire d’urgence!

 

Ma note: ♥♥♥♥♥


Un grand merci aux éditions Slatkine l’envoi de ce SP!

J’ai lu: Le pays des autres de Leïla Slimani

Hello tout le monde !

Je vous retrouve aujourd’hui pour vous parler du roman Le pays des autres de l’autrice Leïla Slimani.

 ♥ = Bof bof, à éviter

♥♥ = Sympa, sans plus

♥♥♥ = Pas mal du tout , j’ai passé un bon moment !

♥♥♥♥ = A lire absolument !

♥♥♥♥♥ = Attention, gros coup de cœur !

Les (♥) représentent les demis 

L’image provient de mon instagram.

le pays des autres

Nombre de pages: 368 pages

Maison d’édition: Gallimard

Date de parution (dans cette édition): 5 mars 2020

4ème de couverture:

En 1944, Mathilde, une jeune Alsacienne, s’éprend d’Amine Belhaj, un Marocain combattant dans l’armée française. Après la Libération, le couple s’installe au Maroc à Meknès, ville de garnison et de colons. Tandis qu’Amine tente de mettre en valeur un domaine constitué de terres rocailleuses et ingrates, Mathilde se sent vite étouffée par le climat rigoriste du Maroc. Seule et isolée à la ferme avec ses deux enfants, elle souffre de la méfiance qu’elle inspire en tant qu’étrangère et du manque d’argent. Le travail acharné du couple portera-t-il ses fruits ? Les dix années que couvre le roman sont aussi celles d’une montée inéluctable des tensions et des violences qui aboutiront en 1956 à l’indépendance de l’ancien protectorat. Tous les personnages de ce roman vivent dans « le pays des autres » : les colons comme les indigènes, les soldats comme les paysans ou les exilés. Les femmes, surtout, vivent dans le pays des hommes et doivent sans cesse lutter pour leur émancipation. Après deux romans au style clinique et acéré, Leïla Slimani, dans cette grande fresque, fait revivre une époque et ses acteurs avec humanité, justesse, et un sens très subtil de la narration.

Mon avis

Ce roman m’a fait voyager au Maroc, terre de tous les contrastes. J’ai eu l’impression de sentir les épices, l’odeur des orangers. La plume de Leïla Slimani a ce talent-là.

Fin 1944, Mathilde, une jeune alsacienne est tombée amoureuse d’Amine, un jeune soldat marocain. La guerre terminée, ils décident de se marier et de partir s’installer au Maroc où Amine rêve d’un brillant avenir de propriétaire terrien.

Elle est sûre que là-bas, sa vie sera celle qu’on voit dans les films, faite de loisirs et de belles toilettes, sous le soleil brûlant marocain. 

Malheureusement, elle va vite déchanter car la vie que lui offre Amine est loin d’être faste. Ils vont rapidement avoir des enfants et elle va très vite comprendre que la place d’une femme dans la société marocaine n’est pas la même qu’en France. 

Son mari, Amine, est partagé entre les traditions familiales et sa femme française qui souffle un vent de modernité et d’indépendance dans leur petite ville. Tous les deux vont devoir renoncer à leurs rêves de perfection et construire ensemble un avenir qui leur conviendra.

Amine est travailleur et fait de son mieux pour faire prospérer le domaine dont il a hérité, qui n’a pas vraiment une terre propice aux cultures. Il est cependant très intéressé par les nouvelles technologies et n’hésite pas à demander de l’aide pour acquérir des tracteurs pour faciliter le travail de ses employés qu’il respecte énormément et auxquels il offre de bonnes conditions de travail. Il est très épris de Mathilde et assume complètement leur mariage « mixte ». Cependant, il aimerait parfois qu’elle soit plus docile, comme les femmes de son entourage. Il est en proie à une lutte intérieure car il aimerait d’un côté une épouse plus traditionnelle, qui n’éveille pas l’attention et les convoitises et d’un autre côté il est fier de sa femme, qui est débrouillarde, courageuse et cultivée. Elle est moderne et Amine ne rêve que de modernité.

Mathilde, quant à elle, souffre de solitude et cherche à tout prix à s’intégrer dans la vie marocaine. En même temps, tout comme son mari, elle est partagée car cela lui plaît de se démarquer des autres.  Elle n’est pas malheureuse avec Amine mais le trouve plus taiseux depuis qu’il sont arrivés au Maroc, elle ne peut pas vraiment s’épancher auprès de lui. Elle aimerait être plus qu’une mère et une ménagère, être utile à la société, avoir un métier, reprendre des études peut-être?

Ce roman aborde des thèmes comme l’émancipation des femmes, les mariages arrangés, le racisme et les traditions (religieuses ou non).

J’ai aimé suivre ce couple qui vit des hauts et des bas mais qui reste malgré tout soudé dans l’adversité malgré leurs très nombreuses divergences d’opinion. Ce roman illustre à la perfection l’expression « on est toujours l’étranger de quelqu’un » (Tahar Ben Jelloun). 

J’ai vraiment hâte de lire la suite de ce livre, « regardez-nous danser » que je pense entamer le mois prochain afin de connaître la suite de leur histoire.

Une magnifique fresque familiale!

Ma note: ♥♥♥♥♥


J’ai lu: Là où les arbres rencontrent les étoiles de Glendy Vanderah

Hello tout le monde !

Je vous retrouve aujourd’hui pour vous parler du roman Là où les arbres rencontrent les étoiles de l’autrice américaine Glendy Vanderah. Il s’agit de son premier roman.

 ♥ = Bof bof, à éviter

♥♥ = Sympa, sans plus

♥♥♥ = Pas mal du tout , j’ai passé un bon moment !

♥♥♥♥ = A lire absolument !

♥♥♥♥♥ = Attention, gros coup de cœur !

Les (♥) représentent les demis 

L’image provient de mon instagram.

là où les arbres rencontrent les étoiles

Nombre de pages: 432 pages

Maison d’édition: Charleston

Date de parution (dans cette édition): 12 janvier 2022

4ème de couverture:

Au coeur des forêts de l’Illinois, Joanna Teale s’est façonné une routine paisible et solitaire. Levers à quatre heures du matin, randonnées difficiles en quête de nids d’oiseaux, recensements d’espèces… Dans la chaleur étouffante et humide de l’été, elle s’abandonne à ces journées en pleine nature loin du tumulte du monde. Jusqu’à ce qu’une étrange petite fille vienne bousculer ce fragile équilibre.

Pieds nus et en pyjama, Ursa apparaît un soir dans le jardin de Joanna, presque invisible dans les bois crépusculaires. Elle affirme être venue des étoiles pour assister à cinq miracles sur Terre. Rêveries d’une enfant ou réalité perturbante ? Le mystère ne fait que s’épaissir à mesure que les jours passent. Pourtant, la jeune femme et l’énigmatique fillette vont petit à petit s’apprivoiser, se découvrir et apprendre à vivre ensemble.

Premier roman envoûtant, Là où les arbres rencontrent les étoiles est un voyage merveilleux et onirique, un hymne à la nature et aux relations humaines.

Mon avis

Quel bijou de sensibilité que ce roman!

J’ai aimé que des thèmes forts et graves (la maladie, le désir d’enfant, la dépression) soient abordés avec beaucoup de tact et de délicatesse.

Je me suis tout de suite attachée à l’héroïne, Joanna, jeune ornithologue qui a besoin de s’isoler et de retrouver une certaine sérénité en vivant dans la nature, dans la maison de l’un de ses professeurs. Là-bas, elle va se ressourcer et se retrouver, ce qui va l’aider à accepter sa nouvelle situation. Elle peut également s’échapper dans son métier qui la passionne, l’observation et le recensement des oiseaux et surtout de leurs nids.

Le jour où Ursa, une petite fille d’une douzaine d’année, va débarquer devant sa porte, prétendant qu’elle vient des étoiles, Joanna, sans lui être hostile, va la pousser vers la porte car elle ne veut pas s’encombrer d’une enfant très (trop) intelligente et bavarde.

Cependant, au fil des jours, Ursa revient toujours à la porte de Joanna, continuant à raconter qu’elle vient de étoiles et qu’elle doit vivre 5 miracles pour pouvoir rentrer chez elle. Joanna va petit à petit s’attacher à cette petit fille curieuse et vive et va vite l’intégrer dans son quotidien, lui permettant même de vivre avec elle. 

Mais comment croire ce que lui raconte la petite fille? Pourquoi celle-ci s’enfuit dès qu’elle voit la police et se méfie-t-elle de presque tout le monde ?

Ursa va aider Joanna à s’ouvrir au monde et elles vont faire la connaissance de Gabe, jeune homme taciturne qui vit à côté de chez elles. Les trois nouent une amitié indéfectible. Le livre est truffé de moments de grâce, d’humour et de légèreté, ce qui contrebalance avec certains sujets plus pesants.

Ce roman m’a fait monter plus d’une fois les larmes aux yeux tant il a su toucher une corde sensible en moi. J’ai adoré suivre ces personnages, essayer de deviner qui était vraiment Ursa. Si elle venait vraiment du ciel ou s’il s’agissait juste d’une gentille affabulatrice. 

J’ai trouvé tous les personnages très courageux face aux obstacles que la vie met sur leur route. 

Une leçon de vie et une très belle plume que j’ai adoré découvrir. 

Un coup de cœur!

Ma note: ♥♥♥♥♥