J’ai lu: On arrive dans la nuit de Marceline Loridan-Ivens

Hello tout le monde !

Je vous retrouve aujourd’hui pour vous parler du récit On arrive dans la nuit de l’autrice Marceline Loridan-Ivens. Il s’agit d’une retranscription de son témoignage pour la collection « Mémoires de la Shoah » initiée par La Fondation pour la Mémoire de la Shoah et L’institut national de l’audiovisiuel (INA), le 6 septembre 2005.

 ♥ = Bof bof, à éviter

♥♥ = Sympa, sans plus

♥♥♥ = Pas mal du tout , j’ai passé un bon moment !

♥♥♥♥ = A lire absolument !

♥♥♥♥♥ = Attention, gros coup de cœur !

Les (♥) représentent les demis 

L’image provient de mon instagram.

Nombre de pages: 304 pages

Maison d’édition:  Flammarion, INA

Date de parution (dans cette édition): 17 janvier 2024

4ème de couverture:

« Oui, nous avons souffert collectivement. Oui, nous avons vécu des choses horribles collectivement. Mais chaque homme est une personne unique, chaque femme a ses propres souvenirs. C’est l’ensemble de tous ces souvenirs qui fait l’Histoire. » Elle était une adolescente rebelle, frondeuse. Un soir de février 1944, elle est arrêtée avec son père, dans leur maison du Vaucluse, puis déportée à Birkenau. Arrivée par le même convoi que Simone Veil, dont elle devient l’amie, elle connaît la barbarie, la faim, l’angoisse et les travaux forcés. Dans ce témoignage nécessaire, recueilli à l’initiative de la Fondation pour la Mémoire de la Shoah et de l’INA, Marceline Loridan-Ivens raconte son quotidien dans les camps, où chaque jour passé est volé au destin. Pour exprimer l’indicible, elle entraîne son lecteur au coeur de cette nuit noire qui s’éclaire, par endroits, de son étonnante force de vie.

Mon avis:

Nous découvrons dans cet ouvrage le récit terrible de la déportation dans les camps de concentration de Marceline Loridan-Ivens et de son père, en 1944.

L’horreur qu’elle vécu dans ces camps la hantera toute sa vie, même si elle fait preuve d’une rage de vivre à toute épreuve.

La chose dont je me souviens à l’hôtel Lutetia, c’est les dizaines et les centaines de gens dehors, devant la porte, qui forment un passage pour les déportés. Ils nous montrent des photos et nous disent: « Vous n’avez pas rencontré ma mère avec ses trois enfants? Vous n’avez pas rencontré mon père? » Nous, on n’a rencontré personne. Et moi, je suis…. nous sommes toutes très dures. On a la même dureté que les déportés qui nous ont reçus quand on est arrivés à Birkenau. On dit: « Ah oui? Déportée avec trois enfants? Ils sont tous morts. Ils sont tous passés au gaz. » La seule chose que je me souviens d’avoir dite c’est: « Ils sont tous passés au gaz. Il n’y a plus personne. Personne ne reviendra. Des enfants vous dites? Des enfants? Non. Pas d’enfants, aucun enfant ne reviendra. »

On arrive dans la nuit, de Marceline Loridan-Ivens, page 212.

Une femme courageuse et engagée, qui a toute sa vie contribué à maintenir vivante la mémoire des massacres perpétrés par les Allemands durant la seconde guerre mondiale afin que le génocide juif ne soit pas oublié.

Devenue réalisatrice, elle vivra de son art et se mariera deux fois (et gardera les deux noms de famille de ses maris), mais refusera de faire des enfants, de peur que l’histoire se répète.

Avec un franc-parler qui ne s’embarrasse pas de mettre les formes, Marceline Loridan-Ivens raconte les faits et remonte le fil de ses souvenirs d’une manière brute, presque chirurgicale.

Un témoignage poignant et nécessaire.

Marceline Loridan-Ivens est décédée le 18 septembre 2018, à l’âge de 90 ans.

Ma note: ♥♥♥♥(♥)


[SP]J’ai lu: Le lac était noir de Gilles de Montmollin

Hello tout le monde !

Je vous retrouve aujourd’hui pour vous parler du roman Le lac était noir de l’auteur suisse Gilles de Montmollin que j’ai eu la chance de recevoir de la part des éditions BSN Press – Okama. 

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Nombre de pages:  216 pages

Maison d’édition: BSN Press/Okama – collection Tenebris

Date de parution (dans cette édition): 13 mars 2024

4ème de couverture:

Romain, un jeune Français du Midi, débarque chez son ami Enzo pour des vacances en Suisse. Problème : celui- ci a disparu. À Neuchâtel, la veille au soir, avec trois autres passagers, il a embarqué sur un bateau pour Yverdon-les-Bains. Il n’y est jamais arrivé. La police avance l’hypothèse d’une explosion du moteur, mais, très vite, Romain a de bonnes raisons d’en douter.

Mon avis:

Nous allons suivre Romain, jeune Français qui décide de partir prendre quelques jours de vacances chez Enzo, un ami d’études, en Suisse, à Yverdon-les-Bains, au bord du lac de Neuchâtel. Quand Romain arrive sur place, il déchante très vite.

En effet, Enzo est porté disparu après une virée nocturne sur le lac. Il était accompagné de 3 autres personnes, dont la conseillère municipale d’Yverdon, son mari et une amie.

Cette amie est la mère de Clarisse, une jeune femme charmante qui cherche également à comprendre ce qui a bien pu arriver à sa mère et à ses compagnons. Clarisse et Romain vont faire connaissance et très vite sympathiser.

Ensemble, ils vont enquêter pour comprendre ce qui a bien pu se passer au cours de cette fameuse nuit, d’autant plus que les investigations de la police sont restées vaines et le bateau introuvable. Cependant, les mobiles pour faire du mal à l’une des personnes présente sur le bateau cette nuit-là se révèlent être multiples. Accident, vengeance…?

Clarisse et Romain vont rapidement se rendre compte qu’ils sont surveillés et peut-être même en danger…

Un thriller rondement mené qui se passe dans la région dans laquelle je vis et que je connais donc très bien, ce qui a donné encore plus de réalité à l’intrigue.

J’ai aimé la plume fluide de l’auteur et ses lignes de dialogues qui sonnent justes, j’avais l’impression d’entendre parler les personnages dans ma tête.

Un roman qui aborde – entre autres – la problématique de la pollution et de notre impact sur le réchauffement climatique par le biais de Clarisse qui est une fervente militante pour l’écologie et le climat.

Un roman que j’ai lu d’une seule traite tant le rythme est haletant et bien maîtrisé…jusqu’à la dernière ligne.

Ma note: ♥♥♥♥(♥)


Un grand merci aux éditions BSN Press/OKAMA pour l’envoi de ce SP!

J’ai lu: La dernière allumette de Marie Vareille

Hello tout le monde !

Je vous retrouve aujourd’hui pour vous parler du roman La dernière allumette de l’autrice Marie Vareille. 

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Nombre de pages: 336 pages

Maison d’édition: Charleston

Date de parution (dans cette édition): 4 mars 2024

4ème de couverture:

Depuis plus de vingt ans, Abigaëlle vit recluse dans un couvent en Bourgogne. Sa vie d’avant ? Elle l’a en grande partie oubliée. Elle est même incapable de se rappeler l’événement qui a fait basculer sa destinée et l’a poussée à se retirer du monde.

De loin, elle observe la vie parisienne de Gabriel, son grand frère, dont la brillante carrière d’artiste et l’imaginaire rempli de poésie sont encensés par la critique. Mais le jour où il rencontre la lumineuse Zoé et tombe sous son charme,

Abigaëlle ne peut s’empêcher de trembler, car elle seule connaît vraiment son frère…

Un trésor de sensibilité et d’émotions brillamment construit. Marie Vareille démontre une nouvelle fois son talent unique pour nous tenir en haleine de la première à la dernière page.

Finaliste du Prix Maison de la Presse

Finaliste du Prix Audiolib

Mon avis: 

Abigaëlle est une jeune femme qui a fait vœu de silence et qui vit recluse dans un couvent en Bourgogne. Son frère Gabriel, qui a toujours été très protecteur avec elle, vient lui rendre visite très régulièrement pour lui raconter sa vie.

A la maison, lorsqu’ils étaient enfants, ils ont été témoins de la violence de leur père envers leur mère. Par conséquent , lorsque Abigaëlle apprend que la compagne de son frère, Zoé, est enceinte, elle craint le pire. En effet, personne ne connaît Gabriel autant qu’elle…

Le jour où Gabriel m’a annoncé que Zoé attendait un bébé n’est pas un bon souvenir, je n’ai pas envie de m’étendre sur le sujet. Je croyais que rien ne pouvait plus m’arriver au fin fond de mon couvent. Mais j’avais oublié qu’on ne peut se sentir en sécurité nulle part, quand on a passé son enfance à être terrifiée par ceux qui auraient dû nous protéger. 

La dernière allumette, de Marie Vareille, page 128.

Un roman choral qui parle avec beaucoup de sensibilité des traumatismes de l’enfance et des violences conjugales, quelles soient physiques ou psychologiques.

Un roman poignant et brillamment construit où l’horreur de la situation se dévoile peu à peu jusqu’au final qui est bouleversant.

Tout le monde a-t-il droit au bonheur ou à une deuxième chance?

J’ai terminé ce roman comme en apnée tant il m’a happée et n’ai pu m’empêcher de pleurer à la fin tant je m’étais attachée aux personnages.

Un énorme coup de cœur qui confirme que Marie Vareille est en passe de devenir l’une de mes autrices préférées 

Ma note: ♥♥♥♥♥

[SP]J’ai lu: Déranger les morts de Maxime Rutschmann

Hello tout le monde !

Je vous retrouve aujourd’hui pour vous parler du recueil de nouvelles Déranger les morts de l’auteur Maxime Rutschmann que j’ai eu la chance de recevoir de la part des Editions Plaisir de lire

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Nombre de pages: 185 pages

Maison d’édition: Plaisir de lire, collection hors d’œuvre

Date de parution (dans cette édition): avril 2024

4ème de couverture:

Un journaliste insensible, un marin engagé dans une opération d’espionnage militaire, une pianiste de génie brusquement interrompue durant son dernier récital, des jumeaux en fuite ou une infirmière sanguinaire. Voici quelques uns des destins que vous découvrirez au fil de ces nouvelles. A travers dix parcours de vie ordinaires ou exceptionnels, suivez des héros qui prennent part aux événements historiques de leur temps et marquent l’avancée d’une époque. 
 
Accidents rocambolesques, meurtres, enquêtes, catastrophes industrielles, grandes amours, cavales et caprices de star: ces nouvelles n’épargnent personne et proposent une plongée dans la grande Histoire du XIXè au XXIè siècle. Racontées par un narrateur présomptueux, sarcastique et cynique, elles créent un large panorama d’histoires connectées et appellent à démêler le vrai du faux.

Mon avis:

L’auteur a mené des recherches de longue haleine pour nous raconter la vie de 10 personnes disparues, des hommes et des femmes (musiciens, artistes, journalistes ou encore meurtriers qui n’ont à priori rien en commun) dont les destins divers et variés sont tous liés d’une manière ou d’une autre, comme par un fil invisible, avec en fond la Grande Histoire.

La plume de l’auteur, en narrateur omniscient, est caustique et sarcastique à souhait. J’ai eu beaucoup de plaisir à lire les portraits de ces personnalités aux vies tragiques, malheureuses ou miraculeuses.

Il est parfois des individus qui courent en amour comme ils courent dans la vie, ne prenant pas le temps de respirer. Il s’essoufflent sans même y prendre garde et laissent derrière eux des traces de transpiration sur lesquelles s’encoublent les relations. 

Déranger les morts, de Maxime Rutschmann, page 24.

Les histoires incroyables qui nous sont narrées là nous font parfois douter de leur véracité même si bien sûr, tout est vrai, à part ce qui ne l’est pas, évidemment (l’auteur semble s’être bien amusé à mélanger le réel et ce qu’il a dû imaginer )😉.

Les notes de bas de page sont savoureuses et riches en informations nécessaires pour mieux appréhender les faits historiques.

Bref, Maxime Rutschmann nous livre un premier ouvrage étonnant et passionnant qui – comme dit plus haut – a fait l’objet de recherches historiques colossales.


Une très belle surprise et une plume à suivre de près!

Ma note: ♥♥♥♥(♥)


Un grand merci aux éditions Plaisir de lire pour l’envoi de ce SP!

J’ai lu: Kaddour de Rachida Brakni

Hello tout le monde !

Je vous retrouve aujourd’hui pour vous parler du récit Kaddour de l’actrice et autrice Rachida Brakni.  

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Nombre de pages: 197 pages

Maison d’édition:  Stock

Date de parution (dans cette édition): 6 mars 2024

4ème de couverture:

« Au moment de la mort de mon père, m’est revenu comme un boomerang le texte La Place d’Annie Ernaux. Ce livre que j’ai découvert à l’âge de vingt-cinq ans m’avait bouleversée et avait trouvé une résonnance très forte en moi. Nos histoires, notre passé, nos trajectoires n’étaient pas les mêmes et pourtant un socle commun nous constituait. Celui fait d’une volonté farouche de s’extraire de sa condition sans jamais se couper de ses racines ni se renier.

De l’annonce de la mort de mon père, Kaddour, le 15 août 2020, à sa mise en terre six jours plus tard, mon deuil me paraît confisqué tant la maison ne désemplit pas d’un flot ininterrompu de visites. Ce sont aussi six jours de crainte tant la complexité de la situation liée au covid rend incertaine la possibilité que son corps puisse être rapatrié en Algérie comme il le souhaitait. Six jours durant lesquels je m’échappe pour convoquer nos souvenirs. Ce que je sais de son enfance misérable en Algérie, de son arrivée en France qu’il sillonnera au volant de son camion, jusqu’à la chute, corps meurtri. Mais aussi ce qu’il m’a transmis, le rapport à la terre, au langage, et aux livres.

J’ai dressé son portrait pour donner de la chair et sortir de l’anonymat ces hommes déracinés réduits à leur condition d’ouvriers, tiraillés entre deux pays. Et avant tout, j’ai voulu rendre hommage à l’homme sans qui je ne serais pas la femme que je suis. »

Mon avis:

Dans ce récit, l’autrice (et actrice) Rachida Brakni rend hommage à son père décédé et remonte le fil de sa vie d’immigré algérien, qui a quitté son pays d’origine pour la France, en quête d’une vie meilleure.

On sent l’émotion de Rachida Brakni à travers les lignes et tout l’amour qu’elle ressent pour son père.

Entre modernité et tradition, son père qu’elle pensait peut-être plus obtus, s’est finalement plutôt bien adapté à son pays d’adoption malgré le fait qu’il ne lisait ni n’écrivait le Français.

Comme tous les immigrés, il était perçu comme étranger dans son propre pays mais avait toujours rêvé de finir ses jours en Algérie.

Quant à ceux de là-bas qui te croient riche et qui te prennent pour une vache à lait qu’on peut traire indéfiniment, ils ne valent guère mieux mais ils bénéficient de ton indulgence, car oui, de fait, tu es plus riche qu’eux. Mais à quel prix?  Jamais tu ne t’es plaint, ils ne peuvent donc pas soupçonner les sacrifices concédés pour satisfaire chacun d’eux. 

Ton choix s’est fait entre le pire et le moindre mal.

Il n’existe pas de contrées pour les orphelins de l’émigration ni pour les rebuts de l’immigration. 

Kaddour, de Rachida Brakni, page 146.

La maladie en décide autrement et le condamne à finir ses jours en France, en pleine pandémie du Covid.

Va alors commencer pour sa famille une vrai parcours du combattant afin de faire rapatrier son corps sur la terre de ses ancêtres mais bien évidemment tout est très ralenti et compliqué en raison de la situation mondiale.

Un ouvrage sensible et lumineux qui m’a permis de découvrir la plume prometteuse de Rachida Brakni.

Ma note: ♥♥♥♥(♥)


J’ai lu: la série « Miss Peregrine et les enfants particuliers » (6 tomes) de Ransom Riggs

Hello tout le monde !

Je vous retrouve aujourd’hui pour vous parler de la série en 6 tomes Miss Peregrine et les enfants particuliers de l’auteur Ransom Riggs. 

 ♥ = Bof bof, à éviter

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Nombre de pages: environ 500 pages par tome

Maison d’édition: Le livre de poche

Date de parution (dans cette édition): 2016-2022

4ème de couverture (du premier tome)

Jacob Portman, seize ans, écoute depuis son enfance les récits fabuleux de son grand-père. Ce dernier, un juif polonais, a passé une partie de sa vie sur une minuscule île du pays de Galles, où ses parents l’avaient envoyé pour le protéger de la menace nazie. Le jeune Abe Portman y a été recueilli par Miss Peregrine Faucon, la directrice d’un orphelinat pour enfants « particuliers ». Abe y côtoyait une ribambelle d’enfants doués de capacités surnaturelles, censées les protéger des « Monstres ».
Un soir, Jacob trouve son grand-père mortellement blessé par une créature qui s’enfuit sous ses yeux. Bouleversé, il part en quête de la vérité sur l’île si chère à son grand-père. En découvrant le pensionnat en ruines, il n’a plus aucun doute : les enfants particuliers ont réellement existé. Mais étaient-ils dangereux ? Pourquoi vivaient-ils ainsi reclus, cachés de tous ?

Mon avis: 

Dans cette série en 6 tomes, nous allons suivre Jacob, de nos jours, garçon solitaire et un peu geek qui, à la mort de son grand-père, va découvrir que celui-ci cachait bien des secrets et surtout le fait qu’il était un “particulier”, c’est à dire qui était doué d’un pouvoir spécial.

En partant sur les traces du passé de son Aïeul, Jacob va mettre les pieds dans l’un des multiples micro univers figé dans le temps où vivent des enfants particuliers, aux dons divers, menés par une Ombrune, (une femme métamorphe qui peut se changer en oiseau et qui a les outils pour créer des boucles temporelles ) Miss Peregrine.

Mais le danger rôde et des monstres essaient de soumettre les particuliers pour leur dérober leurs pouvoirs… Jacob, qui s’était toujours senti différent sans savoir à quel point il l’était, sera la clé pour les sauver tous et éviter l’apocalypse qui détruirait également le monde « normal ».

Une saga foisonnante et originale, sans temps mort, une histoire sur le pouvoir de l’amitié et de l’entraide, sur le courage et puis sur le délicat passage à l’âge adulte avec tous ces questionnements et bouleversements.

Une série YA bien plus sombre qu’il n’y parait et vraiment intéressante (même pour des adultes) où chaque personnage est attachant et complémentaire aux autres.

Les tomes sont agrémentés de photographies étranges en noir et blanc ou sépia qui donnent une ambiance encore plus malaisante à l’histoire.

Bref, vous l’aurez compris, je ne veux pas trop vous en dévoiler mais j’ai adoré cette série épique et mystérieuse qui bénéfice d’une trame narrative solide et d’une fin qui tient la route.

Ma note: ♥♥♥♥♥

J’ai lu: Stella et l’Amérique de Joseph Incardona

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Je vous retrouve aujourd’hui pour vous parler du roman Stella et l’Amérique de l’auteur Joseph Incardona.

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Nombre de pages: 224 pages

Maison d’édition: Finitude

Date de parution (dans cette édition): 5 janvier 2024

4ème de couverture:

Stella fait des miracles. Au sens propre. Elle guérit malades et paralytiques, comme dans la Bible. Le Vatican est aux anges, pensez donc, une sainte, une vraie, en plein vingt et unième siècle ! Le seul hic, c’est le modus operandi : Stella guérit ceux avec qui elle couche. Et Stella couche beaucoup, c’est même son métier…

Pour Luis Molina, du Savannah News, c’est sûr, cette histoire sent le Pulitzer. Pour le Vatican, ça sentirait plutôt les emmerdements. Une sainte comme Stella, ça n’est pas très présentable. En revanche, une sainte-martyre dont on pourrait réécrire le passé…

Voilà un travail sur mesure pour les affreux jumeaux Bronski, les meilleurs pour faire de bons martyrs. À condition, bien sûr, de réussir à mettre la main sur l’innocente Stella. C’est grand, l’Amérique.

Avec sa galerie de personnages excentriques tout droit sortis d’un pulp à la Tarantino et ses dialogues jubilatoires dignes des frères Coen, Joseph Incardona fait son cinéma.

Mon avis:

USA. Stella est jeune et belle et a un don très particulier: elle peut guérir les hommes avec qui elle entre en contact.

Tout le monde crie au miracle et à l’apparition d’une sainte voire même à la réincarnation de la vierge Marie. Seul bémol, et non des moindres, Stella est une prostituée et doit coucher avec les hommes pour les guérir de leurs maux.

Bien entendu, cela ne va pas être au goût de l’église qui va tout mettre en œuvre pour étouffer l’affaire, quitte à lancer à ses trousses des tueurs à gage sans pitié.

Stella va trouver un secours inattendu en la personne du Père Brown qui cache bien des talents et qui s’est promis de la protéger.

Un roman drôle et original, irrévérencieux et plutôt jouissif, qui pointe du doigt l’hypocrisie du Vatican.

On sent que l’auteur, en narrateur omniscient, s’est beaucoup amusé à écrire ce roman subversif qui nous fait réfléchir sur nos croyances entre deux courses poursuites.

Je n’avais encore jamais lu cet auteur et je dois dire que sa plume a su me séduire!

Ma note: ♥♥♥♥(♥)


J’ai lu: Rose de Diarbékir de Corinne Zarzavatdjian

Hello tout le monde !

Je vous retrouve aujourd’hui pour vous parler du roman Rose de Diarbékir – une passion arménienne de l’autrice Corinne Zarzavatdjian.  

 ♥ = Bof bof, à éviter

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Nombre de pages: 352 pages

Maison d’édition: Presses de la Cité

Date de parution (dans cette édition): 28 septembre 2023

4ème de couverture:

Rose de Diarbékir, c’est une histoire de femmes, de courage, de résistance, une page de l’histoire du peuple arménien, doublée d’une lettre d’amour pour la France. Une fresque familiale au souffle oriental, tragique et généreuse à la fois.

1893. À Diarbékir, dans les provinces arméniennes de l’Empire ottoman, la famille Hagopian vit entre tradition et modernité. Alors que les frères aînés partent faire leurs études en Europe, la benjamine, Rose, vibre pour le théâtre et la culture française.
Encouragée par les siens, l’ardente et résolue jeune fille réussit à rejoindre Constantinople, où la troupe de Sarah Bernhardt est en tournée. Elle parviendra à se faire remarquer de la Divine par son audace, son talent et sa sincérité.
Rose, si proche de la réalisation de ses rêves mais rattrapée par les persécutions du  » sultan rouge « , Abdülhamid II, va se révéler, entre passion de la scène et actes de résistance.

Rose de Diarbékir témoigne du courage et de l’insoumission de femmes d’exception. Il raconte une page méconnue de l’histoire du peuple arménien et rend hommage aux personnalités qui se mobilisèrent en sa faveur à la fin du xixe siècle.
Une fresque familiale au souffle oriental, tragique et généreuse à la fois.

Mon avis:

1893. Nous allons suivre Rose, jeune femme passionnée par le théâtre qui vit à Diarbékir, une province arménienne de l’Empire Ottoman.

Son peuple, qui est chrétien, est jour après jour de plus en plus persécuté par les musulmans.

Peu à peu, Rose se rend compte qu’une menace latente plane au-dessus de tous les Arméniens. Pillages, violences en tous genres, tout est mis en œuvre pour les asservir et les priver des libertés les plus fondamentales.

Bien décidée à donner un coup de pouce à son destin, Rose part pour Constantinople où se produit l’illustre Sarah Bernhard qui cherche justement un souffleur parlant Français. N’hésitant pas à se grimer en homme et à se faire appeler Azad, Rose va toucher du doigt son rêve et ira jusqu’à donner la réplique à La Divine.

Cependant, à Diarbékir, des massacres sont perpétrés et Rose part retrouver sa famille. L’horreur et la stupéfaction se lisent sur les visages hagards des survivants.

L’Europe avait laissé mourir trois cent mille Arméniens qui avaient cru en elle et qui étaient sous sa protection. Anatole France évoquait à la Chambre des députés son « silence honteux », Victor Bérard préférait parler de « honteuse indifférence », quant à Charles Péguy, il dénonçait une Humanité malade et voyait dans ces massacres le projet d’une extermination programmée

Rose de Diarbékir, de Corinne Zarzavatdjian,  page 324

Aidée par le vice consul de France et de sa courageuse épouse Helena, Rose parviendra à sauver des centaines d’arméniens (dont une bonne partie de sa famille) en les escortant jusqu’à des bateaux les menant en France.

Un très beau portrait d’une femme qui refusa de se soumettre et qui resta jusqu’au bout fidèle à ses rêves et idéaux.

Un roman poignant qui rend hommage aux milliers d’arméniens assassinés, victimes de la barbarie de leurs bourreaux.

Ma note: ♥♥♥♥(♥)


[SP] J’ai lu: Agente spéciale en mission de Tiffany Schneuwly

Hello tout le monde !

Je vous retrouve aujourd’hui pour vous parler du roman Agente spéciale en mission de l’autrice suisse Tiffany Scheuwly que j’ai eu la chance de recevoir de la part des éditions Okama. 

 ♥ = Bof bof, à éviter

♥♥ = Sympa, sans plus

♥♥♥ = Pas mal du tout , j’ai passé un bon moment !

♥♥♥♥ = A lire absolument !

♥♥♥♥♥ = Attention, gros coup de cœur !

Les (♥) représentent les demis 

L’image provient de mon instagram.

Nombre de pages: 227 pages

Maison d’édition: Okama, collecte HeYoKa

Date de parution (dans cette édition): mars 2022

4ème de couverture:

Apolline est stagiaire dans une agence immobière un peu… particulère. Il s’agit en réalité d’une annexe du Paradis. Quand Apolline trouve la perle rare pour ses clients, ça n’est jamais innocent. Cela lui permet de veiller sur eux, et d’interférer dans leur vie. 

Avec Gauthier, son nouvel assistant, un chien caractériel, ils se rendent à Paris pour la prochaine aventure. 

Mais que se passe-t-il lorsqu’un ange gardien tombe amoureux de son protégé? Apolline arriva-t-elle à rester professionnelle et remplir sa mission?

Mon avis: 

Apolline est un ange gardien envoyé sur terre et qui doit se faire passer pour une stagiaire dans une agence immobilière.

Sa mission? Empêcher Dimitri, un jeune homme marié, de renoncer à ses rêves et à la boutique de fleurs dont il a hérité de son père afin d’aller travailler dans l’entreprise familiale du côté de son épouse. Très vite, Apolline va se rendre compte que la vie de ce couple est loin d’être idyllique.

Épaulée par Gauthier, un assistant pas comme les autres, et de Bérénice, une voisine pour le moins fantasque et intrépide, Apolline va tout mettre en œuvre pour aider Dimitri à (re)trouver le bonheur et l’aider à prendre les bonnes décisions pour son avenir.

J’ai aimé le personnage d’Apolline qui est déchirée entre son devoir d’ange qui est d’accomplir ce pour quoi elle a été envoyée sur terre et les sentiments bien trop humains qu’elle commence à ressentir.

Si vous aimez les histoires d’amour et d’amitié saupoudrées de magie, d’humour et de créatures du Petit Peuple, ce roman ne pourra que vous plaire.

Son univers fantastique mélangé à notre monde fonctionne parfaitement.

De plus, la plume de l’autrice qui est moderne et fluide et le format court du roman font que je l’ai dévoré en une seule session lecture.

L’intrigue tient la route et est bien pensée, sans être cousue de fil blanc. Un livre dont on ressort le cœur rempli d’amour et avec l’envie de croquer la vie à pleines dents!

Un coup de cœur! Une autrice à suivre de près! 

Ma note: ♥♥♥♥♥

J’ai lu: L’allègement des vernis de Paul Saint Bris

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Je vous retrouve aujourd’hui pour vous parler du roman L’allègement des vernis de l’auteur Paul Saint Bris. Il s’agit de son premier roman et il a gagné le prix du Festival du LÀC 2024. 

 ♥ = Bof bof, à éviter

♥♥ = Sympa, sans plus

♥♥♥ = Pas mal du tout , j’ai passé un bon moment !

♥♥♥♥ = A lire absolument !

♥♥♥♥♥ = Attention, gros coup de cœur !

Les (♥) représentent les demis 

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Nombre de pages: 352 pages

Maison d’édition: Philippe Rey

Date de parution (dans cette édition): 12 janvier 2023

4ème de couverture:

Un premier roman captivant qui imagine la périlleuse et controversée restauration de La Joconde, le plus célèbre tableau du monde

Aurélien est directeur du département des Peintures du Louvre. Cet intellectuel nostalgique voit dans le musée un refuge où se protéger du bruit du monde. Mais la nouvelle présidente, Daphné – une femme énergique d’un pragmatisme désinhibé –, et d’implacables arguments marketing lui imposent une mission aussi périlleuse que redoutée : la restauration de La Joconde.
À contrecœur, Aurélien part à la recherche d’un restaurateur assez audacieux pour supporter la pression et s’attaquer à l’ultime chef-d’œuvre. Sa quête le mène en Toscane, où il trouve Gaetano, personnalité intense et libre. Face à Monna Lisa, l’Italien va confronter son propre génie à celui de Vinci, tandis que l’humanité retient son souffle…
Ce roman au style vif porte un regard acéré sur la boulimie visuelle qui caractérise notre époque, sur notre rapport à l’art et notre relation au changement. Paul Saint Bris met en scène une galerie de personnages passionnants en action dans le plus beau musée du monde. Jusqu’au dénouement inattendu, il démontre, avec humour et brio, que l’allègement des vernis peut tout autant bénéficier aux œuvres qu’aux êtres qui leur sont proches.

Mon avis:

Paris, de nos jours.

D’un côté, nous allons suivre Aurélien, qui travaille au musée du Louvre en tant que directeur du département des peintures.

Lorsqu’une nouvelle présidente est nommée au musée et que celle-ci lui demande de faire restaurer l’œuvre la plus illustre du musée – La Joconde -, Aurélien, très angoissé par la charge qui pèse sur lui, va faire son possible pour trouver la meilleure personne pour mener cette délicate et minutieuse tâche à bien.

Aucune erreur n’est permise et il va se tourner vers Gaetano, un restaurateur auprès duquel il avait pris des cours en Italie.

D’un autre côté, nous allons suivre Homéro, qui se charge du nettoyage dans la salle des sculptures (du Louvre toujours)et qui accomplit chaque soir des ballets avec son auto laveuse, sur fond de musique classique épique.

Il sera ensuite affecté au dépoussiérage des cadres des tableaux dont La Joconde, qui exerce sur lui une curieuse attraction et fascination, allant jusqu’à l’obsession.

Paul Saint Bris a su imaginer des personnages auxquels nous pouvons facilement nous identifier et qui aimeraient pouvoir s’échapper de leur vie.

L’allègement des vernis parle de la passion de trois hommes (Aurélien, Homéro et Gaetano) pour le beau, le vrai.

L’auteur aborde également avec un certain humour les nouvelles techniques de management qui fleurissent un peu partout et qui placent les bénéfices et la productivité au-dessus de tout.

Ce livre est une belle réflexion sur le temps qui passe et sur la technologie qui prône le « tout, tout de suite », alors que le travail d’un restaurateur de tableaux anciens prend énormément de temps et de patience, allant à l’encontre du monde actuel.

Mais quelle pression de devoir restaurer Monna Lisa, le portrait le plus connu du monde!

Lorsque les travaux de restauration commencent, le monde entier retient son souffle. Gaetano est quant à lui d’un calme – apparent – olympien, ce qui est assez fou au vu de la responsabilité qui pèse sur ses épaules.

La plume entraînante de l’auteur arrive à nous passionner pour un sujet pointu et peu connu du grand public.

Un premier roman réussi!

Ma note: ♥♥♥♥(♥)