[SP]J’ai lu: Fleur – une histoire roumaine de Mioara Tudose

Hello tout le monde !

Je vous retrouve aujourd’hui pour vous parler du récit de vie Fleur – une histoire roumaine de l’autrice Mioara Tudose que j’ai eu la chance de recevoir de la part des éditions Bongainvillier.

 ♥ = Bof bof, à éviter

♥♥ = Sympa, sans plus

♥♥♥ = Pas mal du tout , j’ai passé un bon moment !

♥♥♥♥ = A lire absolument !

♥♥♥♥♥ = Attention, gros coup de cœur !

Les (♥) représentent les demis 

L’image provient de mon Instagram.

Nombre de pages: 209 pages

Maison d’édition: Bougainvillier

Date de parution (dans cette édition): novembre 2023

4ème de couverture:

Immédiate après-guerre. La ravissante Fleur, paysanne roumaine, vient de fuir sa campagne natale pour trouver refuge dans la capitale, Bucarest. Sera-t-elle capable d’aimer Tudor et de faire un mariage synonyme de l’amour éternel ? Ne pouvant a priori pas avoir d’enfant, parviendra-elle à donner tout l’amour d’une mère à sa fille adoptive, Ana ? Sa destinée sera-elle pleine de sacrifices ou de bonheur ? Dans une langue simple, attentive aux détails de la vie et aux humeurs du temps, Mioara Tudose nous invite à vivre quelques années aux côtés de son héroïne et de sa famille, et ouvre ainsi des pages peu connues de l’histoire de la Roumanie, celles qui correspondent à l’arrivée du pouvoir communiste dans le pays. Mais jamais Fleur ne perd espoir…

Le personnage est inspiré de la propre mère de l’auteure, et, à son sujet, celle-ci écrit : « Pour moi, chaque jour est un jour de plus pour me souvenir de Fleur. Sa vie était pleine de mystère ; elle parlait avec les yeux, elle écoutait avec le coeur…. C’était Fleur. Son image restera à jamais dans ma mémoire ainsi que dans celle de mes enfants et de mes petits-enfants. Pour eux, j’ai voulu graver ce souvenir en écrivant ce livre. »

Mon avis:

Dans ce livre portant sur le destin de la mère de l’autrice, nous allons donc suivre Fleur et son mari Tudor, en Roumanie, juste après la fin de la seconde guerre mondiale.

J’ai aimé la simplicité de cette histoire que j’ai trouvée très bien écrite même si l’autrice ne s’embarrasse pas de fioritures, le Français n’étant pas sa langue natale. Elle a toutefois réussi (avec brio) à écrire un livre dans cette langue qu’elle a apprise à Bucarest.

Fleur et Tudor ne parviennent pas à avoir un bébé et les années défilant, ils décident d’avoir recours à l’adoption. La petite Ana va venir illuminer leur vie, bien que Fleur soit pétrie de doutes quant à sa légitimité en tant que mère.

Elle mettra évidemment toujours tout en œuvre pour que sa fille ne manque de rien, malgré les pénuries d’après guerre.

Par ailleurs, j’ai aimé en savoir plus sur les us et coutumes roumaines.

Cet ouvrage m’a fait voyager et j’ai adoré suivre Fleur qui, dans la seconde partie du récit, revient sur ses années de jeunesse avec une justesse et une émotion palpables.

Un très bel hommage de l’autrice à sa famille et ses racines et plus particulièrement à sa maman.

Ma note: ♥♥♥♥

Un grand merci aux éditions Bougainvillier pour l’envoi de ce SP!

[SP]J’ai lu: De l’absence naît sens de Séverine Fäh

Hello tout le monde !

Je vous retrouve aujourd’hui pour vous parler du récit De l’absence naît sens de la coach mental, formatrice, conférencière hypnothérapeute et autrice Séverine Fäh que j’ai eu la chance de recevoir de la part de celle-ci.

 ♥ = Bof bof, à éviter

♥♥ = Sympa, sans plus

♥♥♥ = Pas mal du tout , j’ai passé un bon moment !

♥♥♥♥ = A lire absolument !

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Nombre de pages: 182 pages

Maison d’édition:  Rêvolutions

Date de parution (dans cette édition): septembre 2022

4ème de couverture:

Au moment où j’écris ce récit, j’ai 49 ans, je ne serai jamais maman, je le sais. J’ai cru mourir, j’ai voulu mourir le jour où j’ai compris que mon rêve ne verrait jamais le jour. 

On m’avait dit que je n’aurais jamais d’enfant, pourquoi?… Et pourquoi pas? Pour moi alors que les autres tombent enceintes si facilement? Suis-je infertile? Maudite? Punie? Qu’est-ce que j’ai fait de mal? Ces questions m’ont taraudée sans cesse au cours des méandres d’un parcours de plus de 10 ans d’échecs successifs, parsemé d’embûches et au bout duquel j’ai trouvé des réponses surprenantes.

Mon avis:

Ce récit de vie aborde le sujet souvent tabou et tu de l’infertilité.

L’autrice retrace son enfance malheureuse auprès d’une mère dépressive et bipolaire qui ne savait pas lui donner l’amour et le soutien dont tout enfant a besoin pour grandir sereinement. En effet, celle-ci venait d’un foyer abusif et avait toujours espéré avoir un garçon afin que le schéma ne se répète pas. Raté, Séverine est bien une fille et sa mère fera tout pour l’enlaidir en pensant la protéger. Elle ne lui fera que du mal. Perdue dans ses délires, elle passera complètement à côté de sa fille, ne lui faisant connaître que colère et violence.  Son père est bien heureusement aimant mais se sent déchiré entre sa femme qui menace à tout moment de se suicider et sa fille qu’il tente tant bien que mal de préserver.

Comment se projeter en tant que mère quand on n’a pas eu un modèle stable auquel se référer ?

Ce texte est une sorte de thérapie pour l’autrice qui essaie de comprendre pourquoi son corps « ne fonctionne pas », n’est pas « capable » d’enfanter.

Les traumas du passé ressurgissent et la font se sentir coupable de ne pas réussir à avoir un bébé.

Comment ne pas reproduire les schémas de nos parents ?

Un récit brut, qu’on lit comme on lirait un journal intime, l’autrice partageant son expérience se vie afin de pouvoir peut-être venir en aide à d’autres personnes dans sa situation.

J’accouche de ce récit dans la douleur, la douleur de l’enfantement que je ne connaîtrai jamais.

De l’absence naît sens, de Séverine Fäh, page 114.

L’écriture comme une catharsis, un remède contre la douleur et le ressentiment de ne pouvoir avoir ce que les autres semblent obtenir si aisément. Elle devra apprendre à vivre sans enfant pour trouver la voie du bonheur.

Un récit de vie poignant qui montre la résilience exceptionnelle dont a fait preuve l’autrice à qui la vie n’a pas fait de cadeaux.

Ma note: ♥♥♥(♥)


Un grand merci à Séverine Fäh pour l’envoi de ce SP!

[SP]J’ai lu: Cueillir les larmes de la montagne de Manuela Ackermann-Repond

Hello tout le monde !

Je vous retrouve aujourd’hui pour vous parler du roman Cueillir les larmes de la montagne de l’autrice suisse Manuela Ackermann-Repond que j’ai eu la chance de recevoir de la part des éditions Slatkine.

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Nombre de pages: 224 pages

Maison d’édition: Slatkine 

Date de parution (dans cette édition): 20 février 2024

4ème de couverture:

Psychologue genevoise, Diana se ressource aux abords du lac Majeur, seul lieu où ses migraines lancinantes lui laissent un peu de répit. Antonio, ethnologue réputé, espère accomplir sa mission sur le Vieux Continent avant de rejoindre Quito. A la fin de ses journées de vendeur ambulant, l’amnésique Enero cherche du réconfort auprès de La Perdida, sans savoir qu’un homme au chapeau se lance sur leurs traces, guidé par l’esprit du serpent.
 
D’Europe, ce roman choral nous mène en Amérique du Sud, dans les tumultes de la guerre verte et ses conséquences. 
 
Dans la veine d’un Luca di Fulvio, Manuela Ackermann-Repond tisse ici une saga palpitante sur la quête d’identité, dans laquelle les enfants de Boyaca incarnent l’histoire tragique de leur pays.

Mon avis:

Diana est une psychothérapeute qui vit avec sa tante entre Genève et Stresa (Italie). Victime de migraines à répétition, elle a également des « visions » qui semblent la mener en Amérique du Sud, où pourrait bien se trouver le mystère de ses origines.

En parallèle, nous allons suivre un homme amnésique, Enero, qui erre en Équateur, à la recherche de son passé qui lui échappe.

Un roman choral qui nous en apprend plus sur la guerre verte qui a malheureusement coûté la vie à des milliers de personnes entre 1984 et 1990.

Si j’étais curieuse d’avoir le fin mot de l’histoire, j’ai eu un peu de mal à m’attacher au personnage de Diana qui manquait peut-être un peu de profondeur.

De plus, le récit de son adolescence où elle avait séduit un homme bien plus âgé qu’elle m’a mis un peu mal à l’aise et n’apportait rien à l’intrigue que j’ai trouvée pour le moins nébuleuse.

Un roman toutefois bien documenté sur la guerre pour le contrôle des mines d’émeraudes en Amérique du Sud et qui aborde avec sensibilité la question de la mémoire et des racines.

Ma note: ♥♥(♥)

Un grand merci aux éditions Slatkine pour l’envoi de ce SP!

[SP]J’ai lu: Ubac to Hell (Gore des Alpes No 26) de Thomas Lécuyer

Hello tout le monde !

Je vous retrouve aujourd’hui pour vous parler du roman Ubac to Hell de l’auteur suisse Thomas Lécuyer que j’ai eu la chance de recevoir de la part de celui-ci. Ce roman fait partie de la collection « Gore des Alpes » qui met à l’honneur des courts romans d’horreur politiquement incorrects écrits par des écrivains suisses.

 ♥ = Bof bof, à éviter

♥♥ = Sympa, sans plus

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Nombre de pages: 107 pages

Maison d’édition: Gore des Alpes

Date de parution (dans cette édition): janvier 2024

4ème de couverture:

Pas facile d’accéder au panthéon du rock quand on habite entre Aigle et Ollon. Pourtant, c’était bien l’objectif des jumeaux Hervé et Thierry, en montant leur groupe cinq ans plus tôt, avec Jasonne, une bassiste virtuose au look de garçonne, et Steven, un batteur valaisan un peu trop porté sur la Suze-Coca. Ils s’appelaient Ubac. Pourquoi Ubac ? Franchement, vous croyez qu’on demandait à John et Paul pourquoi les Beatles? Ou à Mick et Keith pourquoi les Stones? Non. Mais voici quand même la réponse : comme ce versant de la montagne, le groupe n’était que très rarement exposé à la lumière. Mais Hervé allait remédier à cela en passant un pacte avec le diable. Après tout, ça avait bien fonctionné pour Robert Johnson…

«Un craquement de cou plus tard, la bête était morte et paisible. L’Indien sortit son Victorinox pour l’égorger et laisser couler le sang dans une petite écuelle dorée, avant d’arracher quelques plumes du gosier de l’animal, qu’il fourra dans sa bouche, dans un geste aussi inattendu que déstabilisant. »

Mon avis:

Les jumeaux Hervé et Thierry accompagnés de Steve et Jasonne forment le groupe de rock amateur Ubac. Le succès tardant à venir, Hervé propose à ses amis de conclure un pacte avec le Diable afin de lancer pour de bon leur carrière.

Entre cauchemars et réalité, Hervé va peu à peu perdre pied…

Jusqu’où êtes vous prêts à aller pour devenir célèbres?

J’ai été ravie de découvrir la plume fluide à l’humour omniprésent de Thomas Lécuyer. En plus d’être une sorte d’hommage aux films de série Z (ce qui est un peu la marque de fabrique de la série Gore des Alpes), le texte est truffé de références musicales et à la culture geek, en plus de plusieurs clins d’œil au roman « le dragon du Muveran » de Marc Voltenauer ☺️

Bien que le ton du livre soit résolument caustique, l’auteur prend le temps de dénoncer le sexisme et les violences faites aux femmes et à parler d’une maladie souvent sous-estimée, la dépression.

Quand on arrive à quarante ans, on fait souvent deux erreurs. On jette un coup d’oeil en arrière en se disant que c’est passé trop vite et un autre en avant en se disant que c’est déjà trop tard. Les coups d’oeil dans le rétro de l’existence devraient être interdits. 

Ubac to Hell, de Thomas Lécuyer, page 73.

Un court roman impossible à lâcher que je ne peux que vous conseiller si vous avez l’estomac bien accroché!! 

Je vais sortir au plus vite le roman Moonlake (paru aux éditions Plaisir de Lire) qui traîne dans ma pile à lire depuis bien trop longtemps!

Ma note: ♥♥♥♥♥


Un grand merci à Thomas Lécuyer pour l’envoi de ce SP! (que j’ai adoré!)

[SP]J’ai lu: Opération Eclipse de Pierre-André Truffer

Hello tout le monde !

Je vous retrouve aujourd’hui pour vous parler du roman Opération Eclipse de l’auteur suisse Pierre-André Truffer que j’ai eu la chance de recevoir de la part des éditions Slatkine.

 ♥ = Bof bof, à éviter

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♥♥♥ = Pas mal du tout , j’ai passé un bon moment !

♥♥♥♥ = A lire absolument !

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Nombre de pages: 448 pages

Maison d’édition: Slatkine 

Date de parution (dans cette édition): 18 janvier 2024

4ème de couverture:

Début des années 1970.

Le dictateur roumain Nicolae Ceauşescu veut obtenir des avantages  économiques et politiques de la part des Etats-Unis. Pour leur forcer  la main, il décide de prendre en otage une mission américaine… sur  la Lune !

Aidé par d’autres pays, dont l’URSS et la Chine, il met au point la  plus vaste machination jamais conçue: l’Opération Eclipse.
Les Américains sont frappés par surprise mais ne tardent pas à  réagir. Le conflit devient planétaire, au coeur de la guerre froide, et  le monde est au bord de l’explosion.

Un scénario surprenant et pourtant étonnamment crédible. D’une  exactitude historique et technique sans faille, il s’avère d’un réalisme à couper le souffle. Même les personnages sont véridiques : tous  jouent leur vrai rôle sous leur vrai nom (leur « vrai » faux nom pour  les agents secrets).

Vivez ce combat au coeur du pouvoir, à Bucarest et à Washington.  Plongez dans le suspense vertigineux d’une opération spéciale sans  précédent. Accompagnez les astronautes dans leur mission en  perdition. Et tremblez au seuil d’une guerre d’apocalypse.

Un thriller puissant, captivant, étonnant.
Comme vous n’en avez jamais lu…

Mon avis:

Ce roman d’espionnage imaginé par l’auteur, dont la base historique est réelle, prend place en 1972.

Alors que les USA préparent une nouvelle sortie sur la lune, les Roumains, appuyés par la Corée du Nord, décident de prendre en otage les astronautes américains lors de la mission lunaire Apollo 17, en les privant de toute communication avec la terre qui leur permettrait de revenir sains et saufs sur celle-ci.

Cette opération de grande envergure a un nom: l’opération Éclipse.

De suite, les Américains soupçonnent la Chine et la Russie d’être de mèche avec les terroristes. Une guerre de nerfs et de pouvoir va alors s’engager entre tous ces grands pays, faisant monter peu à peu la tension et la pression au fil des pages.

Plus que la vie des trois astronautes, c’est l’avenir du monde entier qui est mis en jeu. Entre fausses alliances et jeux de dupes, comment les choses vont-elles pouvoir se terminer quand tous les pays essaient de tirer la couverture à eux?

L’auteur nous livre là un roman d’espionnage et de politique pointu et plutôt complexe mais très intéressant. On sent que Pierre-André Truffer est passionné par son sujet et il arrive à nous expliquer d’une manière simple, claire et ludique des manœuvres militaires ou des avancées techniques et technologiques compliquées, même si j’avoue être certainement passée à côté de quelques petites subtilités (certains passages étaient plutôt ardus pour moi qui n’y connais rien).

Un roman qui retrace une guerre d’influence à l’échelle internationale impossible à lâcher une fois qu’on est lancés!

Un livre que je vous conseille si le sujet des expéditions lunaires vous intéresse (on sent que l’auteur est un expert du programme Apollo) et que vous aimez les romans d’espionnage pleins de rebondissements.

Ma note: ♥♥♥♥(♥)


Un grand merci aux éditions Slatkine pour l’envoi de ce SP!

[SP]J’ai lu: Dangereuse vie de bureau de Guillaume Rihs

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Je vous retrouve aujourd’hui pour vous parler du roman Dangereuse vie de bureau de l’auteur suisse Guillaume Rihs que j’ai eu la chance de recevoir de la part des éditions Slatkine.

 ♥ = Bof bof, à éviter

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♥♥♥♥ = A lire absolument !

♥♥♥♥♥ = Attention, gros coup de cœur !

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Nombre de pages: 544 pages

Maison d’édition: Slatkine 

Date de parution (dans cette édition): 9 février 2024

4ème de couverture:

Samuel Grandpierre, grand homme chauve de presque deux mètres, aurait pu devenir clarinettiste professionnel. Adepte de menuiserie japonaise, il est directeur d’agence immobilière, roulant dans une voiture de directeur. Est-ce qu’il regrette ?

Au dix-septième étage de l’imposante tour Azur, une trentaine de collaborateurs motivés s’activent dans les bureaux confortables de Casagrande immobilier : un joyeux mélange humain uni autour d’Antonia Casagrande, la fondatrice de l’entreprise. Et si le vernis s’effritait ? 

Mon avis:

Dans ce roman sur le monde du travail, nous allons suivre la vie de Samuel Grandpierre, clarinettiste, menuisier, homme à tout faire et qui va presque malgré lui se retrouver à la tête de l’agence immobilière de l’une de ses amies.

Malgré un début un peu long et descriptif, les pages s’enchaînent ensuite plutôt rapidement, et je salue là la plume très fluide de Guillaume Rihs, dont les dialogues sont un vrai régal!

La narration est assez particulière avec des allers retours entre le présent et le passé.

Au début du roman on suit beaucoup Samuel Grandpierre pour ensuite s’en éloigner pour raconter ce qu’il se passe en son absence, nous faisant presque oublier son existence. 

L’auteur excelle dans l’art de décrire les mesquineries et petites cruautés entre collègues abandonnés à eux-mêmes par leur hiérarchie. J’ai cependant trouvé que parfois tout allait trop loin, heureusement, je n’ai jamais vécu de telles expériences au travail!! 😛 

Un livre à l’humour grinçant et sans filtre qui m’a fait passer un bon moment de lecture!

Ma note: ♥♥♥♥


Un grand merci aux éditions Slatkine pour l’envoi de ce SP!

[SP]J’ai lu: Après la forêt de mangroves de Nadia Boehlen

Hello tout le monde !

Je vous retrouve aujourd’hui pour vous parler du recueil de nouvelles Après la forêt de mangroves de l’autrice suisse Nadia Boehlen que j’ai eu la chance de recevoir de la part des éditions Slatkine.

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Nombre de pages: 176 pages

Maison d’édition: Slatkine 

Date de parution (dans cette édition): 26 janvier 2024

4ème de couverture:

Dans ce nouveau recueil de nouvelles, Nadia Boehlen met en scène des femmes en quête d’elles-mêmes, qui rompent avec des schémas qui les empêchent de grandir ou surmontent des épreuves pour goûter mieux encore à la vie. Des femmes qui, pas à pas, franchissent les barrières que leur imposent leur condition ou le milieu qu’elles habitent. Tour à tour les textes empruntent des tournures plus impressionnistes, poétiques ou sociologiques tout en convoquant des auteurs qui nourrissent le cheminement des personnages.

Mon avis:

Des nouvelles qui se répondent entre elles (comme une sorte d’écho) même si elles ne sont directement liées et qui sont parsemées de références littéraires diverses et variées.

L’autrice sait saisir des petits morceaux du quotidien et analyser les petites mesquineries dont nous nous rendons toutes et tous coupables.

Des nouvelles profondément féministes qui abordent le sujet des différences, qu’elles soient sociales, sexuelles, raciales…

Ces textes sont un hymne à la liberté de se réaliser comme nous l’entendons et nous donnent également matière à réfléchir sur le regard (souvent jugeant ou scrutateur) que nous portons sur les autres. 

Oui, les femmes ont gagné en indépendance, songe-t-elle.

(…)

Mais tout se passe à présent comme s’il était normal qu’elles travaillent, assument leur indépendance financière, voire génèrent une partie substantielle du revenu familial, tout en portant encore l’essentiel des tâches éducatives et d’intérieur. En accédant aux études et à des emplois dignes de ce nom, elles ont en quelque sorte doublé la charge qui pèse sur elles. Dans les cours d’école, dans le regard la famille ou dans le regard social, et dans celui des hommes, c’est toujours d’elles qu’on attend qu’elles veillent sur les enfants ou à la bonne tenue de la maison. On s’attendrit d’un père qui passe une fois ou l’autre dans les préaux, mais on soupçonne vite une mère de ne pas en faire assez si elle n’y apparaît pas régulièrement.

Après la forêt de mangroves, extrait de la nouvelle « la balançoire », de Nadia Boehlen, pages 79-80.

Cet ouvrage confirme tout le bien que je pense de la plume de Nadia Boehlen qui sait si bien retranscrire les liens familiaux dans toute leur complexité. 

Un recueil qui nous invite à nous aimer comme nous sommes et à profiter de la vie!

Ma note: ♥♥♥♥(♥)


Un grand merci aux éditions Slatkine pour l’envoi de ce SP!

[SP]J’ai lu: Des nouvelles d’Emma du collectif Episode

Hello tout le monde !

Je vous retrouve aujourd’hui pour vous parler du recueil de nouvelles Des nouvelles d’Emma du Collectif Episode que j’ai eu la chance de recevoir de la part des Editions Plaisir de lire. Ce collectif a été créé dans le cadre d’un atelier d’écriture créative donné à l’Université de Lausanne en 2020 et regroupe sans distinction aucune des étudiants comme des écrivains plus confirmés.

 ♥ = Bof bof, à éviter

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♥♥♥ = Pas mal du tout , j’ai passé un bon moment !

♥♥♥♥ = A lire absolument !

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Nombre de pages: 149 pages

Maison d’édition: Plaisir de lire, collection Hors d’Oeuvre

Date de parution (dans cette édition): 28 novembre 2023

4ème de couverture:

Que reste-t-il d’Emma Bovary après plus d’une centaine d’années à s’immiscer dans les esprits des lecteurs de Flaubert? N’a-t-elle pas dépassé son statut de personnage pour devenir un symbole? Il est certain qu’elle subsiste, ancrée dans l’imaginaire collectif, mais où et comment? Peut-on reconnaître Emma aujourd’hui? Et qu’en pense-t-on?

Mon avis:

Dans ces différentes nouvelles, nous allons suivre de près ou de loin Emma Bovary, personnage ô combien célèbre de Gustave Flaubert (un roman que j’avais beaucoup aimé d’ailleurs).

Chaque auteur/autrice a imaginé des scénettes à différentes époques et de divers points de vue, où nous retrouvons toujours (bien entendu) le fil conducteur d’Emma Bovary.

Qu’elle soit actrice, spectatrice, voisine ou simple personnage de papier, toutes les histoires mettent en lumière Emma et l’amour de la littérature.

Si j’ai aimé l’idée de départ de ces nouvelles, j’ai malheureusement trouvé leur intérêt inégal, bien que la qualité d’écriture soit toujours au rendez-vous. Pour ma part, j’ai trouvé que certaines nouvelles s’éloignaient un peu trop du sujet de base, même si comme dit plus haut, le fil conducteur était là, bien que ténu. 

J’ai passé tout de même un bon moment de lecture et vous invite à découvrir ce recueil si vous aimez les nouvelles et si le personnage d’Emma Bovary vous inspire!

Ma note: ♥♥♥


Un grand merci aux éditions Plaisir de lire pour l’envoi de ce SP!

[SP]J’ai lu: Nos plus beaux jours sont des mensonges de Francisco Arenas Farauste

Hello tout le monde !

Je vous retrouve aujourd’hui pour vous parler du roman Nos plus beaux jours sont des mensonges de l’auteur Francisco Arenas Farauste que j’ai eu la chance de recevoir de sa part. Il signe là son second roman après Le comte foudroyé que j’avais adoré et dont je vous avais parlé juste ici.

 ♥ = Bof bof, à éviter

♥♥ = Sympa, sans plus

♥♥♥ = Pas mal du tout , j’ai passé un bon moment !

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Nombre de pages: 113 pages

Maison d’édition: 5 sens éditions

Date de parution (dans cette édition): 17 août 2023

4ème de couverture:

Une simple lettre peut-elle changer le cours d’une vie ? Un courrier inattendu, reçu un jour ordinaire, peut-il subitement éclairer les événements de notre passé d’une lumière nouvelle et ainsi changer notre destin ? Dans le Paris du tournant du XXe siècle, des révélations étonnantes bouleversent notre héroïne, Mathie, et lui font brutalement prendre conscience des mensonges qui ont brouillé sa compréhension des principales étapes de son existence.

« Nos plus beaux jours sont des mensonges » est également un roman moderne sur la puissance de l’écriture au service de l’imagination. Dans quelle mesure, l’écrit peut-il modeler et altérer notre perception de la réalité ? Ce déploiement de fantaisie et d’enchantement nous interroge aussi sur notre conception du bonheur : vaut-il mieux vivre heureux dans l’illusion ou malheureux dans la réalité ?

Mon avis:

Début 2023, j’avais lu le comte foudroyé du même auteur et ce court roman avait été une excellente surprise! Ce nouvel ouvrage avait donc la lourde responsabilité de passer après un très bon roman. Et je vous le donne en mille: celui-ci est à mon sens encore meilleur!

Nous y suivons la fille d’un baron, Mathie, qui entretient une relation avec un prince russe pour le moins mystérieux. Ce dernier va disparaître du jour au lendemain, la laissant éplorée.

Des années plus tard, Mathie va recevoir une longue lettre sous forme de confession. Et si l’être aimé n’était pas celui qu’il avait prétendu être ? Et finalement, est-ce si important, du moment qu’on s’aime?

L’amour peut-il surmonter tous les mensonges ?

Aucun esprit ne peut supporter que l’absurdité emporte son propre enfant. Ne cherchons-nous pas toujours une raison ou un sens à ce qui n’en a pas? Nous ne pouvons endurer de confier nos êtres chers au hasard, d’imaginer leur fragilité face à la cruauté de la coïncidence, à la froideur de situations sans raison.

Nos plus beaux jours sont des mensonges, de Francisco Arenas Farauste, page 98

Un roman poétique (rien que le titre est sublime), passionnant et haletant, empli de rebondissements et qui m’a enchantée de la première à la dernière page.

A noter que ce roman est le second opus d’une trilogie sur les thèmes de l’illusion et du mensonge (Les livres sont cependant indépendants).

A découvrir de toute urgence! 

Ma note: ♥♥♥♥♥


Un grand merci à Francisco Arenas Farauste pour l’envoi de ce SP!

[SP]J’ai lu: Le Vol des Glaneuses de Matteo Salvadore

Hello tout le monde !

Je vous retrouve aujourd’hui pour vous parler du roman Le Vol des Glaneuses de l’auteur Matteo Salvadore que j’ai eu la chance de recevoir de la part des Editions Plaisir de lire. Il signe là son second roman après Larmes de renard que j’avais adoré et dont je vous avais parlé juste ici.

 ♥ = Bof bof, à éviter

♥♥ = Sympa, sans plus

♥♥♥ = Pas mal du tout , j’ai passé un bon moment !

♥♥♥♥ = A lire absolument !

♥♥♥♥♥ = Attention, gros coup de cœur !

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Nombre de pages: 392 pages

Maison d’édition: Plaisir de lire, collection aujourd’hui

Date de parution (dans cette édition): 28 novembre 2023

4ème de couverture:

Vevey, quelques jours avant Noël. Trois hommes arrêtent un fourgon blindé et s’emparent d’un tableau d’Eugène Burnand, Les Glaneuses. L’inspectrice principale Maude Colomb est chargée d’en retrouver la trace, mais l’enquête piétine et la toile reste introuvable.
 
Genève, deux ans plus tôt. Un jeune homme rêve de devenir journaliste d’investigation. En lançant des recherches sur une ancienne affaire, il se heurte au mépris et à l’indifférence de tous. Il ne se rend pas encore compte de tout ce que va déclencher sa curiosité. 
 
De la cité de Calvin à Blonay, d’Arolla à Zürich, policiers comme reporters vont devoir mettre de côté leurs états d’âme pour faire éclater la vérité au grand jour.

Mon avis:

Comme dit plus haut, j’avais beaucoup aimé le premier roman de ce jeune auteur très talentueux,  Larmes de renard, que j’avais trouvé très abouti.

Dans ce nouveau roman, où nous suivons à nouveau l’inspectrice Maude Colomb et son équipe, nous voilà plongés dans le monde de l’art car un tableau, Les glaneuses, a été volé lors de son transfert d’un musée à un autre.

En parallèle, nous suivons le jeune Hicham, qui rêve de devenir grand reporter et qui enquête sur un coldcase datant de 1949, deux jeunes filles tuées par balle et retrouvées près du village de Maracon (VD). Très vite, il se rend compte que l’affaire a été étouffée et que des personnes influentes y sont mêlées. Cependant, Hicham est tenace et ne renoncera pas à voir la vérité éclater, quitte à prendre des risques.

Et si le vol du tableau et ces meurtres étaient liés?

L’auteur a le don pour créer des personnages auxquels on s’attache et il prend le temps d’entrer dans la vie de ceux-ci pour leur donner de la profondeur, ce qui les rend d’autant plus crédibles.

Il aborde également les thèmes des troubles du stress post traumatique et des abus sexuels dans le cadre du travail.

Ce nouveau roman confirme tout le bien que je pensais déjà de cet auteur et il me tarde déjà de retrouver Maude et ses collègues pour une nouvelle enquête.

Un polar de haut vol que je ne peux que vous recommander si vous aimez les romans policiers pas sanglants avec une intrigue en béton.

Ma note: ♥♥♥♥♥


Un grand merci aux éditions Plaisir de lire pour l’envoi de ce SP!