[SP]J’ai lu: La première vague; enquête au coeur de la crise du Coronavirus en Suisse de la cellule enquête Tamedia

Hello tout le monde !

Je vous retrouve aujourd’hui pour vous parler d’un documentaire reçu de la part des éditions Slatkine, La première vague; enquête au coeur de la crise du Coronavirus en Suisse, livre écrit par la cellule enquête Tamedia, donc un collectif de journalistes de divers horizons.

 ♥ = Bof bof, à éviter

♥♥ = Sympa, sans plus

♥♥♥ = Pas mal du tout , j’ai passé un bon moment !

♥♥♥♥ = A lire absolument !

♥♥♥♥♥ = Attention, gros coup de cœur !

Les (♥) représentent les demis 

L’image provient de mon instagram.

6ED7997D-CD62-4AE3-A7F3-E7F56273D80B

Nombre de pages: 366 pages

Maison d’édition: Slatkine

Date de parution (dans cette édition): 21 septembre 2020

4ème de couverture:

Des témoignages illustrant le tourbillon d’émotions qu’a suscité la Covid-19 durant la première vague de contamination…

Cet ouvrage permet de jeter un regard unique sur la crise du coronavirus en Suisse. En plus de leurs recherches, les auteurs – quatorze journalistes d’investigation – ont accompagné pendant près de six mois une quinzaine de personnes, dont le conseiller fédéral Alain Berset, l’épidémiologiste de l’EPFL Marcel Salathé, Maria Pia Pollizzi, infirmière cheffe à la clinique la plus durement frappée de Suisse, ou encore le soldat Wille qui s’est ennuyé à mourir. Sans oublier une famille de Romont qui a vu partir plusieurs de ses membres en quelques jours ou une infirmière en maison de retraite qui a dû mettre toute seule plusieurs pensionnaires dans leur cercueil. Jour après jour, ces témoins racontent des scènes de vie quotidienne et le tourbillon d’émotions dans lequel le coronavirus les a emportés. Ou comment la décision de fermer les écoles primaires a été prise en dix minutes. Plus de deux cents heures d’entretiens et des centaines de pages de procès-verbaux confidentiels forment le socle de La première vague et se déploient dans un récit captivant.

Des journalistes d’investigation ont récolté de nombreux témoignages afin de dresser un large portait de la gestion de la crise en Suisse.

À PROPOS DES AUTEURS

Collectif Cellule enquête TAMEDIA : Titus Plattner, Fabian Muhieddine, Simone Rau, Thomas Knellwolf, Bernhard Odehnal, Susanne Anderegg, Sylvain Besson, Catherine Boss, Dominique Botti, Christian Brönnimann, Yann Cherix, Roland Gamp, Kurt Pelda, Oliver Zihlmann.

Mon avis:

Je dois avouer que quand j’ai demandé ce service presse, je pensais, innocemment, en avoir plus ou moins fini avec le coronavirus. En effet, nous étions dans l’accalmie avant la 2ème vague, finalement plus violente et meurtrière que la première. C’est donc dans un contexte particulier que j’ai lu ce livre qui relate jour après jour comment les dirigeants de la Suisse ont pris des décisions (ou des non-décisions à certains moments) quant à ce virus qui arrivait à nos frontières. 

J’ai trouvé vraiment intéressant que l’on suive jour après jour l’évolution du virus, c’est un peu comme un thriller mais dont on connait déjà l’histoire. 

Les chapitres sont plutôt courts, ce qui m’a permis de lire un chapitre par-ci par-là en parallèle avec d’autres lectures. Effectivement, je trouvais un peu angoissant de ne lire que ce livre d’autant plus que nous étions à nouveau durement touchés par le virus. 

Alain Berset poursuit: (…) Certains prétendent que les caractères s’affirment dans ce genre de moments et c’est sans doute assez vrai. J’ai aussi observé avec beaucoup d’intérêt comment fonctionne notre société en temps de crise. Avec un grand marqueur: la solidarité. Quand la situation est devenue difficile, il y a eu un véritable élan. Le pays a agi en communauté. 

Le fait de suivre quelques personnes et familles un peu partout en Suisse et touchées différemment par le virus m’a plu, on a envie de savoir comment tout ça va se terminer pour eux. Si certains n’en sortent pas indemnes, heureusement la majorité s’en sort plutôt bien et cela met du baume au cœur. 

Je dirais que je vais conserver ce livre « en mémoire » de cette année 2020 si particulière, pour documenter cette crise et pouvoir le faire lire à mes filles quand elles seront grandes.

Ce livre m’a appris pas mal de choses sur l’organisation de mon pays en temps de crise et comment les choses se mettent en place quand une situation si exceptionnelle se présente.

J’ai apprécié le fait que les auteurs ne versent pas dans le conspirationnisme comme on peut en lire un peu partout, ils relatent juste des faits, accompagnés de confidences de divers spécialistes.

Vu les circonstances, j’ai envie de dire: « à quand le livre sur « la deuxième vague » ? »

Ma note: ♥♥♥(♥)

Un grand merci aux éditions Slatkine pour l’envoi de ce SP!


Bilan de mes lectures du mois d’octobre 2020

Coucou tout le monde !

Je reviens aujourd’hui pour vous présenter mes lectures du mois d’octobre 2020.

Toutes les images proviennent de mon instagram.

Romans lus durant le mois : 7 dont 2 SP

Mangas lus durant le mois: 5

Bandes dessinées lues durant le mois: 1

Le mois d’octobre était un un peu placé sous le signe « Girl Power » car que de femmes fortes et inspirante il y avait dans les livres lus le mois dernier comme dans le fabuleux une farouche liberté sur la vie de Gisèle Halimi interviewée par Annick Cojean,  Un magnifique livre sur le combat de cette femme pour faire valoir le droit des femmes. Des droits pour lesquels aujourd’hui encore nous devons nous battre car rien n’est jamais acquis. Ce livre devrait être lu dans les écoles!

Dans Liv Maria, Julia Kerninon nous emmène en voyage avec une héroïne libre et terrassée par un terrible secret. Une jolie découverte!

J’avais beaucoup entendu parler de Miracle de Solène Bakowski mais je dois avouer avoir été déçue par le dénouement de l’histoire mais je vous en reparlerai plus en détail dans l’article qui lui sera dédié.

Une déception avec Les soeurs de Fall River de Sarah Schmidt que j’ai trouvé un peu longuet et ennuyant.

Gros coup de coeur avec le dernier Marc Voltenauer, Les protégés de Sainte Kinga dont je vous avais parlé juste ici, un fantastique roman sur une prise d’otage dans les mines de sel de Bex .. Un roman à tiroirs qui nous fait passer par toutes les émotions !

J’ai également adoré le premier roman de Sarah Baud, une fille hors pères dont je vous avais parlé juste ici que j’ai trouvé haletant et passionnant. Vivement le prochain!

Et pour terminer avec les romans, j’ai bien évidemment adoré la conclusion de la trilogie du « chien » de Patrick Bauwen. Il fait encore une fois très fort avec l’heure du diable car il arrive à nous fournir un final cohérent et intelligent. Chapeau!

Niveau mangas, j’ai rattrapé mon retard dans Gran Blue Fantasy de Cocho, une jolie épopée où l’amitié et l’entraide sont au coeur de tout. Pas un chef d’œuvre mais j’aime beaucoup tout de même !Apparemment il y a un jeu vidéo qui reprend l’univers du manga ou est-ce le contraire ? A vrai dire je n’en sais rien!

Comme d’habitude, j’ai été ravie de lire un nouveau tome de Bride Stories de Kaoru Mori car les dessins sont vraiment somptueux et les personnages toujours autant touchants.

Bien entendu, j’ai foncé sur le tome 16 de The Promised Neverland de Kaiu Shirai. C’est sombre et machiavélique à souhait 🙂 c’est vraiment une chouette série qui me tient réellement en haleine entre chaque tome!

Pour terminer, j’ai également lu la nouvelle BD de Margaux Motin, Le printemps suivant qui est un tome 1 (vent lointain). Si j’ai adoré retrouver les jolis dessins de Margaux Motin et son petit grain de folie, j’ai finalement trouvé le fond de cette BD assez triste et j’espère que le ton sera plus humoristique dans le second tome. En effet, cela change énormément de ce à quoi l’autrice nous avait habitués (il s’agit surtout d’une histoire complète et non de gags par page comme dans ses livres précédents) et je dois avouer avoir été pour le moins déstabilisée ! J’ai quand même énormément apprécié ma lecture même si je ne m’attendais pas à ça.

Et vous, qu’avez-vous lu le mois passé?

A tout bientôt 🙂

logo Badgeekette

Bilan de mes lectures du mois de septembre 2020

Coucou tout le monde !

Je reviens aujourd’hui pour vous présenter mes lectures du mois de septembre 2020 et vous donner succinctement mon avis dessus, chaque roman fera l’objet d’un article dédié par la suite. En effet, j’ai décidé après vous avoir consulté sur instagram que j’allais dès maintenant consacrer un article par livre lu, ce qui augmentera le nombre d’articles sur le mois (vous aurez ainsi moins à attendre entre chaque article) et ce qui me permettra d’avoir un avis plus « frais » sur le livre que je viens de terminer, comme je le fais pour les services presse.  Par contre, les articles seront certainement assez courts, j’espère que vous ne m’en voudrez pas. 

Je me suis dit qu’ainsi je pourrai vous donner lors de mes bilans un avis sur mes mangas et mes bandes dessinées, ce que je ne faisais pas auparavant (ou très brièvement sur instagram). J’espère que ce nouveau format vous plaira !

Toutes les images proviennent de mon instagram.

Romans lus durant le mois : 11 (dont 2 SP et 2 emprunts bibliothèque)

Mangas lus durant le mois: 1

Bandes dessinées lues durant le mois: 0

Septembre a été dans l’ensemble un excellent mois côté lectures car j’ai eu la chance de recevoir en service presse le dernier thriller de Marie Javet, les roses sauvages, dont je vous avais parlé ici ainsi que le dernier Fiona Cummins, l’ossuaire, dont j’avais bien aimé le collectionneur 🙂 Vous retrouvez juste ici ma chronique. 

J’ai eu envie de lire pas mal de chroniques familiales du coup je me suis plongée dans Frangines d’Adèle Bréau qui raconte l’histoire de 3 soeurs qui se cachent de lourds secrets… Seuls les poissons de Françoise Kerymer reste dans la même thématique car il s’agit là encore d’une histoire de famille compliquée et pleine de non-dits. J’ai vraiment bien aimé Frangines mais j’ai trouvé Seuls les poissons un peu longuet à des moments…

Dans les fantômes du vieux pays de Nathan Hill on explore la (non) relation mère-fils et la difficulté de grandir sans une figure maternelle. Une brique que j’ai lue très rapidement!

La vie mensongère des adultes d’Elena Ferrante aborde le thème épineux de l’adolescence, on y suit une jeune femme en Italie dans les années 70 (il me semble). Je n’ai pas vraiment croché avec ce roman mais je vous en reparlerai plus en détail.

J’ai également privilégié les romans « feel-good » avec les petits soleils de chaque jour d’Ondine Khayat où une bande de retraités essaie de redonner le sourire à une petite fille déprimée par le divorce de ses parents… j’ai également adoré les petites merveilles de Lena Walker où l’on suit une jeune libraire idéaliste… un roman qui m’a donné la pêche!

Le nouveau roman de Camille Laurens, Fille, est également un gros coup de cœur. De la difficulté de naître fille dans ce monde dirigé encore trop souvent par des hommes…un roman qui m’a vraiment transportée!

Petite déception pour lîle du diable de Nicolas Beuglet que j’ai trouvé un peu en dessous de ses romans précédents, même si j’ai passé un très bon moment de lecture (c’est loin d’être un flop quand même!) Cependant, j’ai trouvé  l’intrigue moins aboutie que celle de Complot ou du Cri.

Finalement, le gros coup de coeur du mois de septembre revient à la vie en chantier de Pete Fromm dont j’ai découvert la plume avec ce roman. L’histoire de ce jeune père veuf (sa femme meurt juste après l’accouchement) qui doit s’occuper seul (mais pas vraiment) de sa fille m’a vraiment bouleversée.

Niveau manga j’ai juste lu le tome 4 de it’s my life d’Imomushi Narita où on continue de suivre les aventures d’une petite sorcière qui vit avec l’ancien capitaine des paladins qui a pris sa retraite dans sa jolie maison … Les personnages sont drôles et attachants et j’aime beaucoup les dessins 🙂

Vous retrouverez donc dans les prochains jours une chronique pour chacun de ces livres! (à part les SP dont je vous ai déjà parlé évidemment)

J’ai vraiment profité de mon dernier mois de congé maternité pour lire beaucoup… j’ai recommencé à travaillé le 28 septembre donc le mois d’octobre a été un peu plus léger niveau lectures ! Mais je vous en reparle bientôt.

Et vous, qu’avez-vous lu à la fin de l’été ?

A tout bientôt 🙂

logo Badgeekette

[SP] J’ai lu: Les protégés de Sainte Kinga de Marc Voltenauer

Hello tout le monde !

J’ai eu la chance de recevoir le 4ème roman de Marc Voltenauer, Les protégés de Sainte Kinga, paru aux éditions Slatkine & Cie.

Comme vous le savez si vous me suivez depuis un moment, j’ai adoré tous les romans de l’auteur, en particulier l’avant dernier, l’aigle de sang, qui m’avait vraiment époustouflée de par son intrigue fouillée.

La barre était donc mise très haute!

Nombre de pages: 537 pages

Maison d’édition: Slatkine & Cie

Date de parution (dans cette édition):1er octobre 2020

Résumé:

En 1826, on suit le jeune Aaron Salzberg qui quitte sa Pologne natale pour travailler dans les mines de sel de Bex. Talentueux, il va très vite susciter la jalousie de certaines personnes haut placées…

De nos jours; une prise d’otages est en cours dans les mines de sel de Bex et c’est Andreas Auer (entre autres) qui est appelé à démêler cette affaire complexe. Parmi les otages figurent une classe d’adolescents ainsi que les adhérents d’un mouvement d’extrême droite raciste et homophobe.

Mon avis:

Je ne vais pas y aller par quatre chemins, j’ai adoré ce nouveau roman de Marc Voltenauer.

Tous les ingrédients sont là pour faire un bon polar : des personnages auxquels on s’attache (même les « méchants »), une intrigue bien ficelée et cohérente, un fond historique plus vrai que nature…

Cette fois-ci, l’intrigue ne tourne pas autour d’Andreas ni même de Gryon (même si nous y faisons des passages express 😉 ) car les mines de sel de Bex en sont le personnage principal. J’ai trouvé passionnant d’en apprendre plus sur le sujet et je dois avouer que cela m’a donné envie de retourner les visiter ! (j’y avais été quand j’étais enfant mais je n’en garde franchement aucun souvenir à part ce qu’on m’en a raconté)

En outre, j’ai beaucoup apprécié les passages se passant en 1826 où l’on suit le jeune Aaron Salzberg. Imaginer les mines à cette époque était super intéressant et j’ai trouvé vraiment chouette le passage avec Alexandre Dumas; je ne savais pas du tout que ce dernier était passé par la Suisse et surtout pas qu’il avait écrit un livre sur ses pérégrinations!

De plus, l’auteur fait la part belle aux collègues d’Andreas, Bakary (j’ai adoré ce négociateur si humain et sensible), Karine, Christophe et les deux nouvelles recrues Kinga et Mélaine.

Cette fois-ci, le compagnon d’Andreas, Mikaël, est presque absent de l’histoire, à part quelques petites interventions (il fait quelques recherches dans des archives). Il ne prend cette fois-ci pas pleinement part à l’enquête, très certainement car Andreas ne veut plus qu’il s’immisce dans des investigations qui pourraient se révéler dangereuses. J’espère néanmoins que le duo Mikaël-Andreas reviendra en force dans le prochain roman de l’auteur 🙂

On en apprend également un peu plus sur Adam, le neveu d’Andreas que j’ai trouvé très courageux et sensé durant la prise d’otages. Il fait confiance à son oncle Andreas et est sûr que celui-ci va réussir à le sortir de là, il ne perd jamais espoir et ne panique pas. Il représente bien les jeunes d’aujourd’hui que je trouve beaucoup plus ouverts au dialogue et dans l’ensemble plus tolérants. Il ferait un bon policier lui aussi 😉

Ce roman aborde des thèmes importants tels que le racisme et l’homophobie, des fléaux qui devraient avoir disparu de notre société depuis belle lurette. Marc Voltenauer ne se pose jamais en donneur de leçons mais nous fait réfléchir sur les persécutions que subissent certaines minorités. En effet, en voulant se débarrasser par la violence de monstres, n’en devient-on pas un nous aussi ? C’est la question que je me suis posée en fermant ce livre. Ce roman fait écho à l’actualité où toute revendication est toujours (ou du moins très souvent) liée à des actes de violence. Il est temps pour les êtres humains d’apprendre à fonctionner différemment…

J’ai donc trouvé ce roman incroyable tant par le fond que la forme, Marc Voltenauer bouscule les codes du genre et nous livre peut-être là son roman le plus personnel à ce jour.  Bref, ce roman m’a touchée et m’a passionnée, c’est un énorme coup de cœur!

A lire d’urgence!

Ma note: ♥♥♥♥♥

Un grand merci aux Editions Slatkine & Cie pour l’envoi de ce SP!

[SP] J’ai lu: Une fille hors pères de Sarah Baud

Hello tout le monde !

J’ai eu la chance de recevoir le premier roman de Sarah Baud, Une fille hors pères, paru aux éditions Slatkine cet été.

Sarah Baud n’est pas une inconnue car elle est renommée notamment dans les domaines du théâtre, de la danse et de la peinture. Du coup, je dois avouer que j’étais très curieuse de découvrir sa plume… et je n’ai pas été déçue!

Nombre de pages: 455 pages

Maison d’édition: Slatkine

Date de parution (dans cette édition): 21 août 2020

Résumé:

Au Mexique, une petite fille est enlevée à l’affection de son père par une entreprise de trafic d’organes. En France, quelques semaines plus tard, une petite fille est retrouvée dans un torrent. Qui est-elle et comment est-elle arrivée là ?

Dans le district de Lémania, des années plus tard, une jeune femme, Nola, travaille pour un riche banquier et mène une double vie la nuit. Des attentats sont perpétrés dans ce haut lieu de la finance. En même temps, des cadavres vidés de leurs organes et remplis de paille sont découverts dans le lac…Stan Trézil, flic aux manières pas toujours très catholiques est mis sur le coup et va devoir démêler ce gros sac de nœuds … au péril de sa vie.

Mon avis:

L’histoire se passe dans le district de Lémania, un endroit qui n’existe pas en vrai mais qui se situe (d’après l’autrice 😉 ) en périphérie de Genève et serait une riche enclave emplie de banques et de gens de pouvoir. Un milieu pourri jusqu’à la moëlle en somme!

On suit en parallèle et au gré des chapitres Nola, jeune femme mystérieuse, Stan, policier un poil psychopathe et plus ponctuellement d’autres personnages, à plusieurs époques différentes. J’aime ce genre de narration qui fait qu’on reste toujours dans l’action, sans se lasser une seule seconde.

Nola est un personnage vraiment badass qui m’a beaucoup plu, elle n’a pas froid aux yeux, est volontaire et courageuse, à l’opposé d’une nunuche inutile. Au contraire, elle passe son temps à sauver les miches (vous me pardonnerez l’expression) des personnages masculins 😉 J’ai aimé le fait que le personnage principal soit une femme forte qui sait se débrouiller seule. J’ai toutefois pensé plus d’une fois que le trait était un peu forcé et les méchants un peu bêbêtes quand même de se faire avoir ainsi! Par bien des aspects, Nola m’a fait penser à un James Bond au féminin. (avec des méchants qui auraient mille fois l’occasion de la tuer mais qui préfèrent discuter ou la ligoter, lui laissant une chance de s’échapper). Nola se transforme au fil du roman car au début elle ne parle presque pas mais s’ouvre peu à peu, comme un papillon qui sort de sa chrysalide.

Stan Trézil, le flic, est un personnage très intéressant également car il est hanté par ses démons. Ses méthodes sont un peu choquantes pour un représentant de l’ordre mais donnent de bons résultats. Il tombe très vite sous le charme de Nola qui lui rappelle sa propre histoire et met tout en œuvre pour la protéger.

Cathal Brogden, le riche banquier pour lequel Nola travaille, est également un personnage qui m’a beaucoup plu car contrairement à ses congénères du milieu banquier et malgré le fait qu’il soit né avec une cuiller en or dans la bouche il n’est pas arrogant, et fait confiance à son assistante alors qu’au début du roman celle-ci ne parle quasiment pas et communique presque uniquement à l’écrit. Il se découvre une montagne de courage quand il s’agit de se lancer dans l’action pour sauver Nola, et n’hésite pas une seule seconde à se mettre en danger. Son côté gentleman m’a beaucoup plu également. Il n’a aucun geste déplacé envers Nola et attend que ce soit elle qui fasse le premier pas (ce qui encore une fois le différencie des riches qui pensent que tout leur est dû).

Finalement, Nola fait tomber tous les hommes de son entourage sous son charme, bien malgré elle. Son apparente fragilité due à son petit gabarit leur donne envie de la protéger alors qu’elle est finalement la plus apte à se défendre.

Tout la partie sur les trafics d’organes est assez effrayante car on sait que cela existe…

J’ai trouvé que l’intrigue était vraiment bien pensée, j’ai été happée par l’histoire et ce dès les premières pages, ce qui est déjà admirable pour un premier roman!

En effet, il s’agit d’un thriller mais également d’une histoire de famille, d’une histoire d’amour et bien plus encore! A la fin du roman nous avons les réponses à toutes nos questions et je dois dire que c’est vraiment agréable car ce n’est pas toujours le cas dans les thrillers. Souvent des éléments restent flous ou carrément mis de côté mais ce n’est pas le cas ici.

L’histoire est complexe et fouillée, les personnages ont de la profondeur et on s’attache très vite à eux. Bref, j’ai donc découvert avec un énorme plaisir la plume de Sarah Baud et je peux dire que c’est un gros coup de cœur pour moi! 

Ma note: ♥♥♥♥♥

Un grand merci aux Editions Slatkine  pour l’envoi de ce SP!

Bilan de mes lectures du mois d’août 2020

Coucou tout le monde !

Je reviens aujourd’hui pour vous présenter mes lectures du mois d’août 2020.

Les résumés et certaines images ont été pris sur Amazon. Les autres images proviennent de mon Instagram.

Livres lus durant le mois : 7

 ♥ = Bof bof, à éviter

♥♥ = Sympa, sans plus

♥♥♥ = Pas mal du tout , j’ai passé un bon moment !

♥♥♥♥ = A lire absolument !

♥♥♥♥♥ = Attention, gros coup de cœur !

Les (♥) représentent les demis 

Les enfants de l’avenir tome 3 – Don Maudit – Cynthia Jhaveri [SP]

Nombre de pages: 124 pages

Editeur: éditions Eclectica

Date de parution (dans cette édition): juillet 2020

Résumé: 

(1er tome pour ne pas vous spoiler) Kara, 17 ans, vit à Lifeland, un pays dont un conglomérat a pris le contrôle il y a longtemps. Afin d’éviter la fin programmée des humains, la fonction principale de ses habitants est désormais de concevoir 4 enfants et de les élever jusqu’à ce que ces derniers prennent la relève. Quand le tour de Kara arrive, celle-ci, très déterminée, refuse de se plier aux règles de ce monde «merveilleux» où les familles sont pourtant
chouchoutées. Elle s’enfuit, s’exposant ainsi au sort réservé aux rebelles. Seule, pourchassée, toujours à l’affût du moindre danger, elle apprend qui elle est vraiment à l’intérieur d’elle-même et se découvre des capacités insoupçonnées.

Mon avis: 

Vous pouvez retrouver mon avis complet sur ce roman juste ici 🙂

Ma note: ♥♥♥♥

 

Le jour des cendres – Jean-Christophe Grangé

Nombre de pages: 368 pages

Editeur: Albin Michel

Date de parution (dans cette édition): 3 juin 2020

Résumé: 

Dans un monde de pure innocence, quel peut être le mobile d’un tueur ? Dans une communauté sans péché, comment le sang peut-il couler ? À moins qu’à l’inverse… Le coupable soit le seul innocent de la communauté.
Le nouveau thriller de l’auteur des Rivières pourpres.

Mon avis: 

Ce roman prend directement place après les événements survenus dans « la dernière chasse » (ma revue juste ici) que j’avais bien aimé. on y suit donc à nouveau l’inspecteur Niemans et sa collègue Ivana. L’histoire a lieu en Alsace, lieu que je connais bien du coup c’est chouette de pouvoir plus ou moins situer les lieux (même si certains n’existent pas). Cette fois-ci on suit une sorte de secte dont les membres ont l’air de vivre à une autre époque et qui semblent vivre en parfaite harmonie avec la nature et n’ont aucune envie de se mélanger au monde « normal ». L’idée du roman était sympa mais j’ai trouvé que l’auteur nous lançait sur pas mal de pistes et qu’il  ne les a pas développées jusqu’au bout ce qui fait qu’à la fin, on a encore pleins de questions, par rapport à la fresque dans l’église par exemple et également par rapport à ce qu’entend et  voit Ivana lors de son incursion dans la colonie « pacifiste ». J’ai donc trouvé ce livre clairement en-dessous des autres romans de l’auteur qui m’avait habituée à des dénouements beaucoup moins évidents et des intrigues plus complexes et plus abouties.

Ma note: ♥♥♥

 

 

Kilomètre zéro – Maud Ankaoua

Nombre de pages: 384 pages

Editeur: J’ai Lu

Date de parution (dans cette édition): 2 octobre 2019

Résumé: 

Maëlle, directrice financière d’une start-up en pleine expansion, n’a tout simplement pas le temps pour les rêves. Mais quand sa meilleure amie, Romane, lui demande un immense service – question de vie ou de mort -, elle accepte malgré elle de rejoindre le Népal. Elle ignore que l’ascension des Annapurnas qu’elle s’apprête à faire sera aussi le début d’un véritable parcours initiatique. Au cours d’expériences et de rencontres bouleversantes, Maëlle va apprendre les secrets du bonheur profond et transformer sa vie. Mais réussira-t-elle à sauver son amie ? Passionnée par les relations humaines, Maud Ankaoua signe un premier roman riche d’enseignements et rempli d’espoir. Il changera pour toujours notre compréhension des autres et nous rappelle l’essentiel de la vie.

Mon avis: 

Je ne sais pas si c’est parce que j’ai lu ce livre en vacances et que je pensais qu’il allait s’agir un livre « feel good » un peu léger (parfait pour les vacances donc), mais j’ai été super déçue de ce roman. On y suit une jeune femme, obnubilée par son travail dans une start-up qui doit partir faire un trek pour ramener un livre soi-disant miraculeux à son amie atteinte d’un cancer. J’ai trouvé ce roman lent et long, plein de clichés et de poncifs sur le bonheur.  J’avais l’impression que l’autrice jugeait un peu trop sévèrement notre façon actuelle de vivre et cela m’a un peu dérangée. Ce côté donneuse de leçon était pour le moins agaçant.  Bref, je me suis ennuyée la moitié du roman, dommage ! (mais je l’ai quand même terminé 😉 )

Ma note: ♥♥

 

 

Le jour où Kennedy n’est pas mort – R. J. Ellory

Nombre de pages:  432 pages

Editeur: Sonatine

Date de parution (dans cette édition): 4 juin 2020

Résumé: 

La vérité est plus forte que tout.

C’est l’une des histoires les plus connues au monde – et l’une des plus obscures. Le 22 novembre 1963, le cortège présidentiel de John F. Kennedy traverse Dealey Plaza. Lui et son épouse Jackie saluent la foule, quand soudain…
Quand soudain rien : le président ne mourra pas ce jour-là. En revanche, peu après, le photojournaliste Mitch Newman apprend le suicide de son ex-fiancée, Jean Boyd, dans des circonstances inexpliquées. Le souvenir de cet amour chevillé au corps, Mitch tente de comprendre ce qui s’est passé. Découvrant que Jean enquêtait sur la famille Kennedy, il s’aventure peu à peu dans un monde aussi dangereux que complexe : le cœur sombre de la politique américaine.

Mon avis: 

Ce nouveau roman de R.J. Ellory se passe en 1963, quelques jours avant la date où le président JFK se fait assassiner à Dallas. Mais à la date prévue, il ne se passe rien, Kennedy survit à son tour en voiture. Jean Boyd, par contre, est retrouvée morte à son domicile et son amour de jeunesse, Mitch, va mener l’enquête car il ne peut/veut pas croire que Jean se soit suicidée, elle qui aimait tant la vie. Mitch va alors découvrir qu’il ne faut pas trop fouiner du côté des Kennedy … J’ai beaucoup aimé les personnages, comme dans tous les romans de l’auteur, ils ont de l’épaisseur, ce ne sont pas des coquilles vides. J’ai aimé que certains chapitres soient des retours dans le passé qui nous permettent de mieux comprendre la vie de Jean et Mitch. La seule chose qui a fait que ce roman n’est pas un coup de cœur, est que j’ai trouvé le final un peu précipité, j’aurais souhaité une fin plus développée, même si nous avons toutes les réponses à nos questions (enfin, presque toutes). Un très bon roman sur le thème des regrets et des actes manqués et un page-turner implacable.

Ma note: ♥♥♥♥(♥)

 

 

Le mammouth et le virus – Eugène [SP]

Nombre de pages: 176 pages

Editeur: Slatkine

Date de parution (dans cette édition): 7 septembre 2020

Résumé: 

Durant le confinement, mon épouse, notre garçon de trois ans et demi et moi nous nous sommes réfugiés dans un chalet. Là-haut,j ai chassé le mammouth au salon ; j ai couru sur les sentiers de montagne avec mon fils en criant que nous étions des lynx ; j ai acheté dix millions de barils de pétrole au moment où il valait -37 dollars (j ai donc gagné 370 millions de dollars). J ai fait en sorte que la peur n envahisse pas l imaginaire de mon garçon. Peine perdue : le virus défie l imagination. Il était là bien avant les hommes et sera encore là près Le mammouth et le virus est mon journal de confinement. Autodérision, ironie et tendresse sont des armes de destruction massive contre la déprime. Alors, armons-nous !

Mon avis: 

Vous pouvez retrouver mon avis complet sur ce roman juste ici 🙂

Ma note: ♥♥♥♥♥

 

 

Lettres à la lune – Fatoumata Kebe [SP]

Nombre de pages: 237 pages

Editeur: Slatkine & Compagnie

Date de parution (dans cette édition): 2 juillet 2020

Résumé: 

Rendez-vous avec la Lune

Fatoumata Kebe est astronome. Après le succès de La Lune est un roman (Slatkine & Cie, 2019), qui confronte les découvertes scientifique les plus récentes aux mythologies qui les ont annoncées, la docteure en astronomie a eu l’idée de se livrer à l’exercice inverse. Raconter le roman de la Lune en réunissant les plus belles et les moins connues des légendes de cette planète qui n’en est pas une. Des livres sacrés des Aztèques aux intuitions d’Hergé, en passant par Cyrano de Bergerac et Shakespeare, voici le roman de la Lune par ceux qui l’ont inventée.

Mon avis: 

Vous pouvez retrouver mon avis complet sur ce roman juste ici 🙂

Ma note: ♥♥♥♥

 

 

Une taupe @l’Oeil-Doux – Jean-Louis Cros [SP]

Nombre de pages: 238 pages

Editeur: L’Harmattan

Date de parution (dans cette édition): 12 novembre 2019

Résumé: 

Elna, 26 ans, est raide-dingue d’un beau Toulousain de son âge et sa grand-mère était bien la même en son temps ! Sauf qu’entre l’Occitanie qu’a connue la vieille dame et celle de la jeune fille connectée d’aujourd’hui surgit peu à peu l’ombre d’un drôle de sbire chez qui bien des malheurs dans la vie des deux femmes semblent trouver leur origine. « Et si le règne du clic et des algorithmes pouvait tout résoudre ! », croit alors naïvement Elna qui décide, à la fin de ce récit, de créer son site web pour rétablir la vérité. Il est consultable et son adresse attend les lecteurs à l’issue de ces pages pour clôturer l’enquête ! Cette fiction littéraire est composée d’un roman et d’un site internet, accessible par QR code.

Mon avis: 

Vous pouvez retrouver mon avis complet sur ce roman juste ici 🙂

Ma note: ♥♥♥

 

Un mois d’août plutôt riche en lectures ! J’ai également beaucoup lu au mois de septembre (mais mon congé maternité est maintenant terminé!!), j’essaierai de vous en reparler très vite. Et vous, qu’avez-vous lu ?

A tout bientôt 🙂

logo Badgeekette

[SP] J’ai lu: Les roses sauvages de Marie Javet

Hello tout le monde!

Je vous retrouve aujourd’hui pour vous parler du tout dernier roman de l’auteure Marie Javet, Les Roses sauvages, paru aux éditions Plaisir de Lire. Cette année est prolifique pour l’auteure car il s’agit de son second roman édité cette année (après « Toute la mer dans un coquillage dont je vous ai parlé juste ici) et j’ai entendu dire qu’un petit troisième sera édité par les éditions Auzou dans la collection Frissons suisses à la fin de l’année. Cet éclectisme n’est pas pour me déplaire, je dois l’avouer, tant j’aime la façon d’écrire de Marie Javet !

Nombre de pages: 301 pages

Editeur: Plaisir de lire, collection Frisson

Date de parution: le 21 août 2020

Résumé:

Sarah, jeune suissesse de 18 ans, part une année à Londres pour parfaire son anglais. Là-bas, elle va vite tomber sous le charme d’un dénommé Ian, qui lui promet monts et merveilles. Mais le vernis parfait se craquelle très rapidement… Des années plus tard, on suit John, la trentaine bien entamée, professeur à l’université de Lausanne et hanté par de vieux démons. Sa rencontre avec une certaine Elisa Day va changer son quotidien et son avenir…

Mon avis:

Vous le savez, j’avais adoré l’avant-dernier roman de Marie Javet, « toute la mer dans un coquillage », paru en juin de cette année. J’avais donc très hâte de retrouver la plume de l’auteure, d’autant plus que je trouve que celle-ci s’est vraiment affirmée avec le temps et l’expérience.

Comme dans tous ses romans, Marie Javet a le chic pour nous mettre dans la peau de ses personnages, même les plus sombres d’entre eux. Je dois avouer que l’expérience a été cette fois-ci pour le moins déstabilisante. En effet, si la première partie du roman est consacrée à Sarah – jeune femme lumineuse et idéaliste – et sa relation plus que toxique avec le ténébreux Ian, la seconde partie nous plonge dans la jeunesse et le présent tourmentés de John, professeur à l’université de Lausanne. On est comme pris en otage par l’auteure car nous n’avons pas forcément envie d’être dans la tête d’une personne déséquilibrée mais en même temps on a envie de comprendre les mécanismes de son esprit malade.

Dans la partie narrée par Sarah, j’ai aimé l’alternance entre les passages écrits dans son journal qui évoquent son mal-être grandissant et ses désillusions par rapport à Ian et les chapitres et les chapitres plus factuels. Sarah se rend compte que Ian toxique pour elle et veut s’en défaire mais elle n’arrive pas à s’arracher à son emprise. On a envie de lui dire d’ouvrir les yeux et de réagir pendant qu’il en est encore temps mais nous ne sommes que des spectateurs impuissants de ce drame couru d’avance. C’est assez rageant car on s’attache très vite à Sarah et on a envie qu’elle s’en sorte.

Je trouve très intéressant que Marie Javet ait abordé les thèmes des relations toxiques et des pervers narcissiques (bon là en plus il n’est pas que violent verbalement, il l’est également physiquement), de nombreuses personnes vivent avec ce genre de personne qui les réduisent peu à peu à néant et je trouve important de montrer jusqu’où cela peut mener. Sarah n’écoute pas les gens qui essaient de la mettre en garde, elle pense qu’ils sont jaloux de son bonheur et de sa merveilleuse histoire d’amour. Cependant, elle déchante vite quand elle se rend compte que le comportement d’Ian n’est plus aussi charmant qu’au tout début de leur relation et qu’il l’humilie et la rabaisse sans arrêt.

Comme d’habitude dans les thrillers, difficile de trop vous en dire sous peine de dévoiler des éléments importants de l’histoire qui pourraient vous mettre sur la piste du dénouement.

Sachez juste que si je m’étais plus ou moins doutée de qui est la mystérieuse Elisa Day qui rend fou John, j’étais loin d’imaginer la fin du roman et je dois dire que ce twist final m’a beaucoup plu.

Ce roman m’a transportée, je l’ai dévoré et adoré de bout en bout, un grand bravo à Marie Javet qui arrive à nous surprendre de livre en livre!

Vivement le prochain!

Ma note: ♥♥♥♥♥

Un grand merci aux Editions Plaisir de Lire pour l’envoi de ce SP!

[SP] J’ai lu: L’ossuaire de Fiona Cummins

Hello tout le monde !

Je vous retrouve aujourd’hui pour vous parler du dernier roman de Fiona Cummins, LOssuaire, que j’ai la belle surprise de recevoir de la part des Editions Slatkine & Compagnie.

Ce roman est le second de l’autrice et est la suite directe de son premier roman, le collectionneur dont je vous ai parlé dans le bilan de mes lectures du mois de juillet (le lien juste ici).

En effet, j’ai acheté le premier roman de l’autrice afin de connaître le début de l’histoire. Effectivement, même si vous pouvez lire les romans séparément (comme des one shot), je vous recommande tout de même de les lire dans l’ordre chronologique afin de mieux pouvoir appréhender tous les événements.

Nombre de pages: 409 pages

Maison d’édition: Slatkine & Cie

Date de parution (dans cette édition): mai 2020

Résumé:

3 mois après son enlèvement par le collectionneur, la petite Clara Foyle, atteinte d’une malformation osseuse aux mains, n’a toujours pas été retrouvée. L’inspectrice Etta Fitzroy en a l’intime conviction: la fillette est encore vivante et elle remuera ciel et terre pour la retrouver. Le compte à rebours à commencé…

Mon avis:

Je vais essayer de vous donner mon avis sans vous spoiler le premier volet de la série (ça serait dommage si vous ne l’avez pas lu).

Si j’avais bien aimé « le collectionneur », j’ai nettement préféré « l’ossuaire » que je trouve plus abouti. En effet, je trouve que tous les personnages ont pris de la profondeur, y compris le tueur, Brian Howley.

Là encore, on retrouve une ambiance très sombre et nauséabonde quand nous suivons le tueur dans ses délires meurtriers. Cependant, l’autrice arrive à nous faire nous apitoyer sur ce dernier en nous racontant son enfance maltraitée. Le Mal a pris racine en lui dès son plus jeune âge et cela ajoute au malaise qui nous envahit à la lecture de ce roman.

L’inspectrice Etta Fitzroy, qui m’avait pas mal agacée dans le premier roman de l’autrice car je la trouvais très froussarde et pas assez entrainée est remontée dans mon estime car je l’ai trouvée bien plus dégourdie dans ce roman-ci. Mon gros coup de coeur va cependant pour l’agent Toni Storm, jeune femme ambitieuse et intelligente qui motive Etta à donner aussi le meilleure d’elle-même par pur esprit de compétition. Je trouve qu’elle font un bon duo de flics, elles se complètent bien. A Toni la culture et le charme et à Etta l’intuition et l’expérience du terrain.

« Je veux que tu m’aides, Saul. » Il se penche veres lui. L’extrémité de ses doigts caresse nonchalamment la pointe du couteau. « Tu veux bien m’aider? »

Saul est un garçon intelligent. Voilà pourquoi il va au collège. Pourquoi il ne se lance pas dans des discussions débridées et dangereuses avec ses amis. Pourquoi il a survécu aussi longtemps dans l’environnement toxique de son foyer.

Il passe en revue tout ce qu’il sait.

Une caravane verrouillée.

Une collection d’insectes.

Un crâne humain.

Un tempérament violent.

Un mystérieux enfant au squelette déformé.

Un vieil homme solitaire en quête d’une relation humaine.

Il devrait avoir peur. Et il a peur, nom de Dieu. Mais il est convaincu désormais que M. Silver possède un secret, et il veut le découvir. Ses doigts tripotent les membres tordus de la poupée à soucis.

« Oui, Monsieur, répond-il. J’en serais honoré. »

Les chapitres sont plutôt courts ce qui découpe bien le récit (l’autrice aime nous faire mariner un peu à la fin de certains chapitres) et donne un rythme plus haletant au roman. Dans certains chapitres nous suivons donc le Collectionneur et dans d’autres nous suivons en alternance la famille de la petite Clara, Saul, un jeune adolescent dont la mère a basculé dans l’alcoolisme et qui pourrait bien tomber sous la coupe du Collectionneur, l’inspectrice Fitzroy et bien sûr la famille Frith dont le petit Jakey, souffrant du syndrome de l’homme de pierre, avait été enlevé dans le premier tome.

On voit également comment les familles Foyle et Frith continuent à vivre après le drame, après s’être déchirées et délitées à la disparition des enfants, elles se rapprochent et sont plus soudées que jamais dans ce second roman.

J’ai aimé le personnage de Saul, ce jeune homme malmené par la vie à la personnalité complexe et un peu borderline mais qui finalement prouve qu’il a un bon fond.

L’écriture est fluide et les dialogues sonnent juste, on a l’impression que ce sont des vraies personnes qui ont de vraies discussions et je trouve que cela rend la lecture très agréable.

Fiona Cummins a l’art de nous faire nous attacher à ses personnages, ce qui n’est pas toujours le cas dans les polars. J’ai beaucoup aimé les enfants de l’histoire qui sont courageux et font tous preuve d’une grande capacité de résilience.

Bref, si plonger dans la noirceur de l’âme humaine ne vous fait pas peur, je ne peux que vous recommander ce roman (et « le collectionneur »)!

Vivement le prochain!

Ma note: ♥♥♥♥(♥)

Un grand merci aux Editions Slatkine & Cie pour l’envoi de ce SP!

[SP] J’ai lu: Une taupe @ l’Oeil-Doux de Jean-Louis Cros

Hello tout le monde !

Je vous retrouve aujourd’hui pour vous parler d’un roman de Jean-Louis Cros, une taupe @l’Oeil-Doux, paru l’hiver passé aux Editions l’Harmattan.

C’est l’auteur qui m’a contactée afin de me parler de son livre, qui a un concept original et amusant: il est couplé à un site internet qui permet d’aller plus loin dans l’histoire une fois le livre terminé.

Bien sûr, ce roman 2.0 m’a interpellée et je l’ai donc reçu en service presse pour vous en parler.

L’auteur, né en 1949 est un touche à tout. Il est professeur d’anglais et critique de cinéma mais a également écrit plusieurs livres et réalisé de nombreux documentaires et courts-métrages pour la télévision.

Nombre de pages: 230 pages

Maison d’édition: L’Harmattan

Date de parution (dans cette édition): décembre 2019

Résumé:

Elna, 26 ans, est sûre que l’ancienne star de la chanson Lucky Dellormo est responsable de la mort par overdose de sa mère des années auparavant. Elle va donc enquêter, avec l’aide du beau Kev, afin de rétablir la vérité. Ils vont créer un site internet où ils vont balancer leurs accusations à l’égard de Lucky Dellormo. En parallèle, on suit la grand-mère d’Elna, Léonie, qui se remémore ses souvenirs de jeunesse depuis son lit d’hôpital. Mais tout va s’emballer quand Lucky Dellormo est déclaré disparu…

Mon avis:

Comme dit plus haut, j’ai vraiment trouvé le concept intéressant et j’ai été fouiné avec plaisir sur le site internet associé au roman (je ne vous en mets pas le lien car si vous n’avez pas le livre entre les mains vous n’aurez pas accès aux pages du site car il y a des codes à entrer que l’on ne peut connaître que si on a lu le roman).

J’ai eu au début du roman un peu de peine avec les passages dédiés à Elna, la jeune femme, car j’ai trouvé qu’elle parlait un peu trop en langage « jeune » (verlan, etc.) et cela m’a dérangée un peu car je vois plus une ado parler comme ça qu’une jeune femme de 26 ans. Par contre, j’ai vraiment apprécié les chapitres consacrés à sa grand-mère, Léonie, que j’ai trouvée vraiment très touchante. Elna et Léonie parlent à la première personne du singulier et du coup on a l’impression qu’elles se confient à leur journal intime. Léonie se rappelle de sa jeunesse et de son premier amour, retrouvé des années plus tard (mais la magie s’estompe vite malheureusement).

Ses souvenirs nous permettent également de comprendre un peu mieux comment Coralie, la mère d’Elna, a pu rencontrer Lucky Dellormo et tomber dans la drogue.

J’ai trouvé ce chassé-croisé bien mené et on a vraiment envie de savoir pourquoi la mère d’Elna est morte, alors que cela faisait soi-disant des années qu’elle n’avait plus vu Lucky Dellormo.

Elna profite de cette enquête pour se rapprocher de son coup de cœur de toujours, Kev. Celui-ci se passionne très vite pour le sujet et se prend vite « au jeu », un peu trop sérieusement même au goût d’Elna.

J’ai finalement regretté que le sujet principal (Dellormo est-il oui ou non coupable) soit un peu oublié sur la fin du livre et que l’on n’obtienne pas les réponses à nos questions. Le site amène quelques éléments de réponse mais pas vraiment non plus. De plus, on ne sait pas pourquoi Dellormo a disparu… Du coup, je suis restée un peu sur ma faim, dommage!

Edit après avoir reçu un e-mail de l’auteur: apparemment on apprend le pourquoi-comment de la disparition de Lucky Dellormo dans un e-mail que l’on reçoit suite à la visite sur le site, j’ai dû faire un truc faux (où je n’ai pas tout bien regardé) car je n’ai rien reçu… avec toutes mes excuses!

Un roman cependant orignal et agréable à lire (malgré quelques petites coquilles), bien dans l’air du temps et qui montre également les dérives des réseaux sociaux et la manière dont on peut se faire manipuler par ce qu’on voit sur le web. Sympa!

Ma note: ♥♥♥

Un grand merci aux Editions l’Harmattan et à Jean-Louis Cros pour l’envoi de ce SP!

[SP] J’ai lu: Lettres à la Lune de Fatoumata Kebe

Hello tout le monde !

Je vous retrouve aujourd’hui pour vous parler du dernier roman de Fatoumata Kebe, Lettres à la Lune, que j’ai eu le privilège de recevoir de la part des Editions Slatkine & Compagnie.

Fatoumata Kebe est astrophysicienne et se bat pour que les femmes soient plus représentées dans le milieu spatial. Elle est passionnée depuis toute petite par la lune et il s’agit de son second livre sur le sujet. Elle est d’ailleurs candidate pour faire partie d’une prochaine expédition lunaire.

Nombre de pages: 238 pages

Maison d’édition: Slatkine & Cie

Date de parution (dans cette édition): juin 2020

Résumé:

Il s’agit d’un recueil de textes (extraits de livres, poèmes, légendes) venant du monde entier et dont le sujet est la lune.

Mon avis:

J’ai été assez surprise quand j’ai compris que ce livre comprenait des textes émanant du monde entier et de toutes les époques, je pensais qu’il s’agissait d’un livre entièrement écrit par Fatoumata Kebe!

Le livre est découpé par thème (poèmes, légendes, etc.) et avant chaque texte, l’auteure nous explique pourquoi elle l’a choisi. J’ai trouvé très intéressant de voir à quel point la lune a toujours fasciné les écrivains et le nombre d’écrits qui lui sont consacrés. La lune est tour à tour un personnage à part entière – ami ou ennemi – ou simplement une muse.

J’ai adoré la partie poésie et j’ai eu un gros coup de cœur pour un poème du persan Omar Khayyãm, extrait de son recueil « Les Rubayat » qui a resonné particulièrement en moi car il reflète bien ces temps rendus incertains par le Coronavirus:

« La Lune va briller »

Puisque nul ne prévoit ce que sera demain,

Hâte-toi de jouir, ô pauvre cœur humain!

Bel astre, bois au clair de lune, car la lune

Va briller bien des fois et nous chercher en vain,

 

Bref, j’ai vraiment apprécié découvrir des textes méconnus – pour la plupart – d’auteurs connus (ou pas d’ailleurs). J’ai trouvé le travail de recherche de l’auteure très complet et vraiment intéressant.

L’enthousiasme de l’auteure par rapport à son sujet est contagieux et on découvre avec passion toutes ces histoires. Vous ne regarderez plus l’astre lunaire de la même façon!

Ma note: ♥♥♥♥

 

Un grand merci aux Editions Slatkine & Cie pour l’envoi de ce SP!