[SP]J’ai lu: La fille aux cerfs-volants d’Olivier Rigot

Hello tout le monde !

Je vous retrouve aujourd’hui pour vous parler du roman la fille aux cerfs-volants de l’auteur Olivier Rigot que j’ai eu la chance de recevoir de la part des éditions Slatkine (en version épreuves brochées non corrigées). Il s’agit de son troisième roman.

 ♥ = Bof bof, à éviter

♥♥ = Sympa, sans plus

♥♥♥ = Pas mal du tout , j’ai passé un bon moment !

♥♥♥♥ = A lire absolument !

♥♥♥♥♥ = Attention, gros coup de cœur !

Les (♥) représentent les demis 

L’image provient de mon Instagram.

la fille aux cerfs-volants

Nombre de pages: 264 pages

Maison d’édition: Slatkine 

Date de parution (dans cette édition): 3 septembre 2021

4ème de couverture:

Sébastien, photographe de mer, embarque sur un trimaran pour une course autour du monde. Un départ synonyme de fuite éperdue ? Qui est véritablement Sylvia, prodige du windsurf et biologiste marine avec laquelle il entretient une histoire d’amour passionnelle ? Quel lourd secret dissimule-t-elle ? Traque, poursuite, trahisons, La fille aux cerfs-volants happe le lecteur dès la première page. De la Corse à la Normandie, en passant par Paris et la Sardaigne, la cavale de Sébastien nous emmène dans des lieux et des paysages maritimes à couper le souffle.

Mon avis:

Un roman que j’ai dévoré en deux jours à peine car l’intrigue a su me happer et me tenir en haleine du début à la fin. On y suit tout d’abord Sébastien, qui embarque sur un bateau pour une course autour du monde et il se remémore son histoire d’amour avec Sylvia, une jeune femme très belle et très talentueuse, tant dans son sport de prédilection que dans son travail de biologiste marine. On alterne donc les chapitres suivant Sébastien dans le présent et les chapitres où il raconte son histoire avec Sylvia.

Cependant, j’ai trouvé que certains événements étaient un peu occultés, l’action se passe tellement vite qu’on ne comprend pas tout et la fin un peu précipitée m’a laissé un petit goût d’inachevé même si elle m’a convenue tout de même. Certaines questions que je pouvais me poser quant aux personnes qui traquent Sylvia sont cependant restées sans réponse. 

Au delà de ceci, la chose qui m’a le plus dérangée sont les scènes de sexe à répétition. Presque une par chapitre, même si l’auteur n’entre pas non plus dans les détails, j’ai trouvé cela un peu dérangeant et cela ne servait en rien l’histoire.  Je me suis même surprise à lever les yeux au ciel  » quoi?, encore??!! ».

Il y a également du très bon dans ce roman comme le mystère entourant Sylvia, les courses poursuites et tout le thème maritime que j’aime beaucoup. Ce roman a su me dépayser et ça fait du bien!

Sébastien et Sylvia sont des personnages dont on sait finalement peu de choses donc il est difficile de s’identifier à eux et même de les trouver réellement attachants.

La plume d’Olivier Rigot est très agréable à lire et très fluide (il y a beaucoup de dialogues), on sent qu’il aime la nature et sait très bien décrire les paysages.

De plus, j’ai aimé le fait que l’auteur glisse un glossaire en début de roman afin que nous ne soyons pas perdus avec tous les termes liés au monde nautique.

Un roman qui vous plaira si vous aimez les histoires d’amour mâtinées d’aventure et de mystère.

Ma note: ♥♥♥


Un grand merci aux éditions Slatkine pour l’envoi de ce SP!

[SP]J’ai lu: Le sortilège de Stellata de Daniela Raimondi

Hello tout le monde !

Je vous retrouve aujourd’hui pour vous parler du roman le sortilège de Stellata de l’autrice italienne Daniela Raimondi que j’ai eu la chance de recevoir de la part des éditions Slatkine & Cie. 

 ♥ = Bof bof, à éviter

♥♥ = Sympa, sans plus

♥♥♥ = Pas mal du tout , j’ai passé un bon moment !

♥♥♥♥ = A lire absolument !

♥♥♥♥♥ = Attention, gros coup de cœur !

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le sortilège de Stellata

Nombre de pages: 525 pages

Maison d’édition: Slatkine & Cie

Date de parution (dans cette édition): 6 mai 2021

4ème de couverture:

Italie, début du XIXe siècle.
La famille Casadio voit sa vie changer à jamais : le fils, Giacomo, tombe amoureux d’une gitane, Viollca Toska, et décide de l’épouser. À partir de ce moment, leurs descendants seront divisés en deux branches : les rêveurs, aux yeux bleus et aux cheveux blonds de Giacomo, et les clairvoyants, qui ont les yeux sombres et les cheveux noirs de Viollca, ainsi que ses dons surnaturels.
Les Casadio vivront tous suspendus entre l’envie irrésistible de poursuivre leurs rêves et la peur des conséquences. En fin de compte, ils suivront leurs choix jusqu’à la fin, dictée soit par l’amour soit par la rébellion, par la soif de justice ou le désir de changer le monde. Surtout, ils suivront leur destin malgré la terrible prophétie que Viollca a lue dans les cartes par une nuit orageuse…

Mon avis:

Quelle claque que cette grande saga familiale! C’est beau, poétique, intelligent et on ne s’ennuie pas une seule seconde.

J’ai été de suite emportée par la plume de Daniela Raimondi et ai adoré suivre la famille Casadio et Martiroli au fil des années. 

Depuis Viollca, l’aïeule gitane qui avait vu dans les cartes et dans ses rêves le destin funeste de certains membres de sa famille (même pas encore nés pour la plupart!) de 1800 à nos jours, on comprend très vite que tout était déjà écrit pour cette famille. 

D’ailleurs, dans chaque génération qui suivra, il y a toujours au moins une personne qui a « le don » et qui fait également des rêves étranges, entre autres. J’ai trouvé ces prédispositions au « surnaturel » hyper intéressantes.

Un roman à tiroirs, foisonnant à souhait, des personnages hauts en couleur et très attachant de par leurs croyances et leur convictions, une famille soudée malgré les drames qui jonchent les existences de ses membres. Cependant, on ressent vraiment un fort esprit de famille dans leurs relations et ils se soutiennent dans les épreuves.

J’ai eu beaucoup de plaisir à suivre les différentes générations au fil des années et on suit également l’évolution de la place de la femme dans la société tout au long du roman et j’ai trouvé cet aspect (qui est amené d’une manière très subtile) vraiment intéressant également. Elles étaient principalement assignées aux tâches ménagères et à la famille dans les années 1900 pour finalement réussir enfin à s’épanouir en temps qu’individu quand on arrive à nos jours (même si la parité n’est pas encore de mise). On sent d’ailleurs que certains personnages féminins ont des regrets d’être un peu passés à côté de leur vie à force de l’avoir consacrée à la maison et aux enfants. J’ai aimé tous les personnages, hommes et femmes confondus. Aucun d’entre eux n’est tout blanc ou tout noir, ils ont tous des qualités et des défauts, ce qui les rend terriblement attachants et vraiment crédibles.

Toute la famille (toutes générations confondues) respecte énormément Viollca et se souvient d’elle avec émotion, tout en prenant au sérieux ses prémonitions. Ils sont toutefois partagés entre modernité et superstitions, bloqués malgré eux dans une spirale de malheurs et de tristesse. L’histoire se répète, encore et encore. Pourront-ils être un jour heureux et en paix?

Certains personnages renoncent à leur propre bonheur pour le bien de leur famille mais d’autres décident de vivre pleinement leurs passions, quelles qu’en soit les conséquences. 

Je ne vais pas vous en dire plus de peur de vous révéler certains retournements du livre mais si vous aimez les grands romans familiaux, bien écrits, et dont chaque mot a été choisi avec soin, je ne peux que vous conseiller cette petite brique qui vous fera voyager et très certainement pleurer tant les mots de Daniela Raimondi savent nous toucher en plein cœur.

Ma note: ♥♥♥♥♥


Un grand merci aux éditions Slatkine & Cie pour l’envoi de ce SP!

[SP]J’ai lu: Souvenirs en similicuir de Nadia Boehlen

Hello tout le monde !

Je vous retrouve aujourd’hui pour vous parler du roman Souvenirs en similicuir de l’autrice suisse Nadia Boehlen que j’ai eu la chance de recevoir de la part des éditions Slatkine (en version épreuves brochées non corrigées).

 ♥ = Bof bof, à éviter

♥♥ = Sympa, sans plus

♥♥♥ = Pas mal du tout , j’ai passé un bon moment !

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souvenirs en similicuir

Nombre de pages: 160 pages

Maison d’édition: Slatkine 

Date de parution (dans cette édition): 27 août 2021

4ème de couverture:

« Ma mère fait des cauchemars à répétition. Le rêve qui revient le plus est celui avec les serpents. Elle le raconte sur un ton désinvolte, comme s’il s’agissait d’une maladresse de sa part, du lait renversé sur une plaque de cuisson, ou d’un aliment figurant sur la liste des courses et qu’elle aurait oublié d’acheter. »
 
Porté par une narration singulière, souvenirs en similicuir raconte le cheminement vers l’âge adulte d’une enfant à travers le regard qu’elle porte sur sa famille, sur sa mère tout particulièrement, dont elle perçoit confusément les souffrances liées à sa condition. Heurtée, façonnée par une conscience exacerbée que celle-ci a de son inculture et par ses traumatismes occultés, la jeune femme décidera sciemment, au fil du temps, de lui vouer une forme de loyauté.

Mon avis:

Ce roman traite de la relation mère-fille et de la manière qu’une jeune fille s’identifiera (ou pas) à sa mère en grandissant.

La narratrice raconte la vie de sa mère, son déracinement de son Tessin natal pour la Suisse alémanique. Son tiraillement permanent entre la honte de sa mère qu’elle ne trouve pas assez cultivée (elle qui n’aspire qu’à faire de hautes études et monter en grade dans l’échelle sociale) et son amour débordant pour celle-ci qu’elle admire et aime malgré tout. On sent toutefois que la narratrice a parfois honte de ses origines paysannes et de l’inculture de ses proches. J’ai trouvé cela très triste. On ne devrait jamais avoir honte de notre famille. 

Ma mère ne me témoigne aucun geste d’affection. Ses contacts avec moi sont presque toujours entachés de nervosité. Elle tire trop fort sur mes cheveux en les coiffant. Elle me tient la main pour qu’on se dépêche, pas pour me rassurer ou me donner de la douceur. Et de toute façon elle n’a jamais le temps: « J’ai du travail, moi! » Elle ne se donne jamais le temps. Elle est toujours dans une course incessante.

Souvenirs en similicuir de Nadia Boehlen, page 57

Cette mère d’ailleurs qui peine à montrer ses sentiments à ses filles et ne cesse de les rabrouer, de les critiquer. Est-elle jalouse des conditions de vie facilitées de ses filles ? En tout cas elle les pousse vers l’excellence, essaie de mettre toutes les chances de leur côté pour qu’elles puissent aspirer à une vie plus riche que la sienne. 

J’ai aimé la manière d’écrire de l’autrice, les chapitres courts et la narration à fleur de peau. 

On sent vraiment que la narratrice admire malgré tout sa mère, sa façon qu’elle a eu de s’extraire d’une relation toxique et violente avant de rencontrer celui qui deviendra son père. 

Toutes ces choses mises bout à bout (le déracinement de son canton d’origine, la barrière de la langue malgré tout, une relation toxique, les études non achevées…) font qu’on comprend un peu mieux pourquoi la maman de la narratrice est un peu amère, même si je trouve qu’on sent qu’elle aime tout de même sa fille. Elle regrette le temps qui passe et qui fane sa beauté, elle regrette le temps qui passe sur sa vie où il ne se passe pas grand chose malgré le fait qu’elle ait un mari aimant qui est également un bon père pour ses filles.

La mère est donc dans un état permanent de spleen, elle est toujours à la limite d’éclater. J’ai trouvé que c’était finalement un très beau portrait d’une maman, d’une femme avant tout, qui veut juste être heureuse et qui fait de son mieux pour que tout le monde se porte bien dans sa famille, même si elle s’y prend mal. Je trouve que la narratrice est assez dure avec sa mère, mais on est toujours durs avec nos parents, jusqu’au moment où on devient nous-mêmes parents et qu’on comprend beaucoup mieux certaines de leurs réactions.

Bref, j’ai trouvé que c’était un magnifique roman sur la famille, le lien mère-fille porté par une très belle plume et que j’ai lu en quelques heures sans faire de pause tellement il m’a emportée. Un livre court mais puissant sur l’amour filial. 

Ma note: ♥♥♥♥♥


Un grand merci aux éditions Slatkine pour l’envoi de ce SP!

[SP]J’ai lu: Au carrefour des intentions de Sven Papaux

Hello tout le monde !

Je vous retrouve aujourd’hui pour vous parler du roman Au carrefour des intentions du jeune auteur suisse Sven Papaux que j’ai eu la chance de recevoir de la part des éditions Slatkine. Il s’agit de son premier roman.

 ♥ = Bof bof, à éviter

♥♥ = Sympa, sans plus

♥♥♥ = Pas mal du tout , j’ai passé un bon moment !

♥♥♥♥ = A lire absolument !

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au carrefour des intentions

Nombre de pages: 160

Maison d’édition: Slatkine 

Date de parution (dans cette édition): 6 septembre 2021

4ème de couverture:

River approche de la majorité. Il est bon skieur, se rêve professionnel, mais se sent en décalage avec le milieu de compétition du ski alpin. Tant d’années à cravacher pour ne récolter que frustration et blessures à répétition. Peu à peu, son corps tire la sonnette d’alarme et son âme se fissure. Un grand vide se crée autour de lui. Certaines questions apparaissent comme légitimes, d’autres moins. Ecœuré par l’univers qu’il pensait être fait pour lui, River entame alors une nouvelle existence qui l’emmène vers des sentiers inconnus. Un voyage dans l’entre-deux, au carrefour des intentions et des décisions. Un récit à la voix déchirante, parce que profondément humaine, qui décrit la dangereuse zone grise du passage de l’adolescence à l’âge adulte.

Mon avis:

Un roman sur la passion dévorante que voue un jeune homme, River, au ski alpin. 

River rêve de gloire et surtout, il a envie d’être à la hauteur de ses rêves même si pour cela il doit vraiment se dépasser. 

Ce roman montre l’envers du décors des sports à haut niveau, quand aucune erreur n’est permise, quand les corps sont mis à rude épreuve. On demande toujours plus à River qui est épuisé, tant mentalement que physiquement, son corps commençant à lui faire de plus en plus souvent défaut, comme s’il voulait tirer la sonnette d’alarme.

River est partagé entre l’envie de persévérer dans ce sport qui est toute sa vie ou revenir à une vie « normale », quitte à abandonner en chemin une gros bout de lui-même, la partie de lui qui y croyait encore. 

Il a cependant la chance d’être bien entouré par sa famille et ses parents ne le poussent pas du tout dans la direction du sport à haut niveau, au contraire, ils savent combien cet univers est impitoyable pour les jeunes qui ont un certain don mais pas suffisamment de talent pour vraiment pouvoir percer. 

On suit donc tout au long du roman les déceptions et les désillusions de River concernant le ski et tout ce qui l’entoure, les entraîneurs impitoyables et sans aucune empathie pour la plupart, les blessures à répétition. On sent monter au fil des pages la déception de River et j’ai vraiment espéré qu’il allait laisser tomber car il m’a vraiment fait mal au cœur avec son corps qui ne voulait plus fonctionner et l’emmener sur les pistes.

J’ai trouvé la plume de Sven Papaux plutôt fluide pour un premier roman, c’est prometteur. Cependant, j’ai trouvé River un peu geignard à des moments même si je peux bien comprendre qu’il souffre et qu’il soit déçu de la tournure des événements. Cependant, on sait tous que le sport à haut niveau est un monde sans pitié et que les faibles sont écartés très rapidement et sans ménagement. 

De plus, j’ai trouvé qu’il y avait un certain décalage par rapport au vocabulaire utilisé lors de la narration (pourtant c’est River le narrateur) et les dialogues qui sont plutôt bruts et sans fioritures. River s’exprime donc bien mieux quand il raconte sa vie que quand il parle à d’autres protagonistes 😉 Bon,  je pense que c’était voulu de la part de l’auteur pour rendre les dialogues plus « vrais », mais j’avoue que cela m’a fait tilter un peu.

J’ai passé malgré tout un  bon moment de lecture, j’ai aimé en apprendre plus sur ce joli sport bien de chez nous qu’est le ski alpin et j’ai trouvé intéressantes les interrogations et appréhensions de River quand à son passage à l’âge adulte, l’âge auquel il faut commencer à prendre des décisions qui vont conditionner le reste de nos vies.

River va-t-il accepter de renoncer à son rêve ou va-t-il mettre sa vie en péril pour accéder à son idéal ?  Et bien, il faudra que vous lisiez ce chouette roman pour avoir la réponse 😉

 

Ma note: ♥♥♥


Un grand merci aux éditions Slatkine pour l’envoi de ce SP!

[SP]J’ai lu: Le train des brumes d’Yves Paudex

Hello tout le monde !

Je vous retrouve aujourd’hui pour vous parler du roman Le train des brumes de l’auteur suisse Yves Paudex que j’ai eu la chance de recevoir de la part des Editions Plaisir de lire

 ♥ = Bof bof, à éviter

♥♥ = Sympa, sans plus

♥♥♥ = Pas mal du tout , j’ai passé un bon moment !

♥♥♥♥ = A lire absolument !

♥♥♥♥♥ = Attention, gros coup de cœur !

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le train des brumes

Nombre de pages:  300 pages

Maison d’édition: Plaisir de lire, collection frisson

Date de parution (dans cette édition): 6 mai 2021

4ème de couverture:

Il fait nuit noire quand, le 23 décembre 1998, l’Intercity 744 se fait braquer par une bande de malfrats à Grandvaux. Le butin ? Des sacs postaux contenant de l’argent liquide et des papiers-valeurs. Les enquêteurs Valentin Rosset et Samuel Rochat sont chargés de l’affaire. L’un est sensible et expérimenté avec un sens de la justice prononcé, l’autre taciturne et parfois antipathique tout en étant discipliné. Malgré leur tempérament opposé, les deux inspecteurs vont unir leur force pour démasquer les coupables. Tout en apprenant à se connaître et à avancer, tant dans leur quête des malfaiteurs que dans leur propre humanité, ils vont devoir faire face à de multiples revers. Meurtres, suicide, violence jalonneront leur voyage. Mais, au bout du tunnel, parviendront-ils à arrêter les criminels ? Basé sur des faits réels, ce roman réinvente l’histoire en évoquant l’une des enquêtes les plus mystérieuses du canton de Vaud.

Mon avis:

J’ai découvert la plume du romancier suisse Yves Paudex avec ce roman et j’avoue y avoir pris beaucoup de plaisir !

Le fait que l’histoire, tirée d’un fait divers réel, se passe en Suisse, dans des endroits que je connais, m’a bien sur de suite interpelée et passionnée. 

Un train et en particulier un wagon postal est attaqué à la veille des fêtes de Noël. Résultat, un mort et des milliers de Francs Suisses et de papiers-valeurs ont été volés.

Deux inspecteurs vont être chargés de l’enquête, deux personnages que tout oppose et pourtant le binôme fonctionne à la perfection. 

Valentin Rosset, plus âgé, posé, père de famille, un peu rêveur, est vraiment le cerveau du duo. Samuel Rochat, quant à lui, jeune trentenaire célibataire, un peu rustre – avec de gros penchants racistes  –  mais plein de bonne volonté, est plus tourné vers l’action. 

J’ai aimé le fait que les deux inspecteurs sachent se remettre en question et connaissent les forces et les faiblesses de leur binôme. Corruption, mensonges.. les deux policiers vont vite découvrir que leur affaire prend une ampleur à laquelle ils ne s’attendaient pas. 

Dans le roman, on alterne les chapitres où on suit l’enquête et des autres où on suit les malfrats. 

J’ai bien aimé en savoir plus sur ces derniers car personne n’est jamais tout blanc ou tout noir. Les personnages d’Yves Paudex sont assez nuancés et ont de la profondeur, chose que j’ai appréciée. J’ai également apprécié le fait que ce roman ne soit pas dans la surenchère de violence (même s’il y en a quand même). 

L’ambiance baigne vraiment dans le brouillard, on a l’impression de sentir la brume qui nous pénètre et nous glace les os!

Bref, j’ai vraiment passé un chouette moment de lecture en compagnie de nos deux inspecteurs et me réjouis de lire le prochain roman de cet auteur 🙂

Ma note: ♥♥♥(♥)


Un grand merci aux éditions Plaisir de lire pour l’envoi de ce SP!

[SP]J’ai lu: La Chienne-Mère de Simona Brunel-Ferrarelli

Hello tout le monde !

Je vous retrouve aujourd’hui pour vous parler du roman La Chienne-Mère de l’autrice Simona Brunel-Ferrarelli que j’ai eu la chance de recevoir de la part des éditions Slatkine.

 ♥ = Bof bof, à éviter

♥♥ = Sympa, sans plus

♥♥♥ = Pas mal du tout , j’ai passé un bon moment !

♥♥♥♥ = A lire absolument !

♥♥♥♥♥ = Attention, gros coup de cœur !

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la chienne-mère

Nombre de pages: 184 pages

Maison d’édition: Slatkine 

Date de parution (dans cette édition): 6 septembre 2021

4ème de couverture:

Allegra Felice et Sahi sont encore enfants lorsqu’ils adoptent chacun un chiot né dans la ferme familiale. Ce sera Mère, pour elle ; Bandit, pour lui. En grandissant, les jeunes revendiquent leur place dans une société à la violence intrinsèque. Allegra Felice pourra-t-elle y échapper ? Deuxième roman de l’auteure genevoise Simona Brunel-Ferrarelli, La Chienne-mère explore les rapports manqués entre mère et fille, les violences familiales et sociales et l’adoption d’une chienne, dont le sentiment maternel sera un exemple de dignité.

Mon avis:

Un roman très atypique sur la relation entre une mère et sa fille (mais pas que).

Allegra Felice naît dans une famille de rustres, petite dernière attendue mais crainte en même temps par sa mère (elle était sûre de mourir en couches). Ses parents ne sont pas très démonstratifs avec leurs enfants mais s’aiment d’un amour pour le moins violent (dans tous les sens du terme).

Seule l’arrivée de Maryam, avec son fils Sahi qui vont être hébergés contre paiement par la famille d’Allegra Felice va mettre un peu de soleil dans ses journées. Ce petit garçon et elle vont adopter chacun un chien qui vont les suivre comme des ombres. 

Malgré ce que pourrait faire penser son prénom, Allegra Felice est une petite fille plutôt taciturne, qui préfère la compagnie de sa chienne (qu’elle a appelée Mère) à celle de ses semblables. Elle grandit et peu à peu, développe de meilleurs rapports avec sa chienne qu’avec sa propre mère. La chienne Mère est très protectrice envers Allegra Felice. Avec elle à ses côtés, elle se sent pousser des ailes.

Allegra Felice ressent beaucoup de colère à l’égard de sa famille – qui la répulse et l’attire en même temps – et en particulier de ses frères qui sont pour le moins méprisants envers elle. Devenue jeune adulte, elle ne sait toujours pas où est vraiment sa place mais va essayer de s’imposer, de taper du poing sur la table.

J’ai trouvé l’histoire un peu particulière même si certains aspects étaient intéressants (le parallèle entre le comportement du chien et le comportement de la vraie maman). Le chien apparaît plutôt vers le dernier tiers du roman, ce que j’ai trouvé dommage. De plus, la fin m’a parue assez précipitée et certains éléments du récit assez flous. 

J’ai eu de la peine à m’attacher à Allegra Felice et à sa famille encore moins. Une lecture en demie teinte pour moi donc mais peut-être suis-je passée à côté du message que l’autrice voulait nous faire passer.

Ma note: ♥♥


Un grand merci aux éditions Slatkine pour l’envoi de ce SP!

[SP]J’ai lu: Le rituel des fleurs de Danielle Cudré-Mauroux

Hello tout le monde !

Je vous retrouve aujourd’hui pour vous parler du roman Le rituel des fleurs (une enquête de Max Avelar) que j’ai eu la chance de recevoir de la part de son autrice Danielle Cudré-Mauroux.

 ♥ = Bof bof, à éviter

♥♥ = Sympa, sans plus

♥♥♥ = Pas mal du tout , j’ai passé un bon moment !

♥♥♥♥ = A lire absolument !

♥♥♥♥♥ = Attention, gros coup de cœur !

Les (♥) représentent les demis 

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le rituel des fleurs

Nombre de pages: 161 pages

Maison d’édition: éditions Montsalvens

Date de parution (dans cette édition): juin 2021

4ème de couverture:

Sur la Riviera vaudoise, Marie Leconte disparaît soudainement. Alice, sa petite fille, est élevée par son père Claude Leconte, un riche et célèbre architecte, et sa grand-mère Paulette. Elle grandit entre un père aimant et protecteur et une grand-mère peu affectueuse, au caractère revêche. 
 
Que s’est-il passé pour qu’une femme sans histoire se volatilise sans laisser de trace? S’agit-il d’un accident, d’un crime ou d’une disparition volontaire?
 
Vingt ans plus tard, le mystère de la disparition de Marie Leconte prend une tournure inattendue. 
 
L’inspecteur Max Avelar insiste pour rouvrir le dossier et investiguer avec ses méthodes originales. Grâce à la ténacité de ce policier, par ailleurs grand sentimental et faux dur, à qui on ne peut pas rester insensible, le passé va émerger par petites touches, entraînant le lecteur au cœur d’un drame familial effrayant de non-dits et de rancœurs. 

Mon avis:

J’ai été contactée via un mailing de l’autrice qui me demandais si je souhaitais recevoir son roman afin d’en faire une revue. Bien entendu, j’ai accepté, car j’aime découvrir de nouveaux auteurs suisses!

Ce roman se dit policier mais j’avoue avoir eu de la peine à comprendre où était vraiment l’enquête là-dedans. On suit de loin en loin l’inspecteur Max Avelar (je ne peux pas m’empêcher de penser à la fameuse fondation Max Havelaar quand je lis ce nom) qui est un peu hanté par l’affaire qui nous préoccupe dans ce roman, à savoir la disparition de Marie, jeune femme et maman mariée à un homme aisé, qui disparaît du jour au lendemain sans plus donner de nouvelles, laissant sa fille aux bons soins de sa belle-mère et de son mari.

La belle-mère, parlons-en ! Une vieille (en fait pas si vieille?) acariâtre et jalouse, qui aimerait garder sa petite-fille et son fils rien que pour elle. Toutes ses paroles à l’égard de sa belle-fille sont emplies de venin. 

A part le fait que l’inspecteur a un problème avec la boisson et qu’il sort d’une histoire d’amour malheureuse, on ne sait pas grand chose de lui, et c’est un peu le souci que j’ai eu avec tous les personnages de ce roman. Je n’ai pas réussi à m’attacher à eux. On reste un peu en surface (il faut dire que le roman est assez court également).

Alice, la fille de la disparue, est transparente, elle n’a pas vraiment de caractère et je l’ai trouvée inintéressante, elle manque de nuances. Elle est toujours dans une sorte de victimisation ce qui est un peu agaçant. 

L’intrigue est bien pensée mais j’ai eu de la peine avec certains dialogues qui à mon sens sonnaient un peu faux (qui parle vraiment comme ça dans la vraie vie?). De plus, il n’y pas vraiment d’enquête à proprement parler ce qui m’a un peu étonnée. L’usage d’une grosse ellipse temporelle et le fait que certains actes des personnages restent inexpliqués m’ont un peu laissée sur ma faim.

Je trouve également que l’autrice aurait pu nous éviter une histoire d’amour entre Max Avelar (qui doit quand même frôler les 50 ans vu qu’il doit avoir la trentaine lors de la disparition de Marie) et une jeune femme d’à peine 20 ans, à la recherche de réconfort et d’une figure paternelle. 

Bref, un roman qui se lit facilement et avec plaisir – malgré quelques maladresses tant dans le fond que la forme – et qui donne envie de connaître le fin mot de l’histoire. Je lirai néanmoins volontiers les prochains romans de cette autrice (fort sympathique qui plus est).

Ma note: ♥♥(♥)


Un grand merci à Danielle Cudré-Mauroux pour l’envoi de son livre!

[SP]J’ai lu: Ressuscité de Marion Emonot

Hello tout le monde !

Je vous retrouve aujourd’hui pour vous parler du roman Ressuscité de l’autrice Marion Emonot que j’ai eu la chance de recevoir de la part des éditions Slatkine. Elle est journaliste de métier et Ressuscité est son second livre tiré d’une histoire vraie.

 ♥ = Bof bof, à éviter

♥♥ = Sympa, sans plus

♥♥♥ = Pas mal du tout , j’ai passé un bon moment !

♥♥♥♥ = A lire absolument !

♥♥♥♥♥ = Attention, gros coup de cœur !

Les (♥) représentent les demis 

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ressuscité

Nombre de pages: 224 pages

Maison d’édition: Slatkine 

Date de parution (dans cette édition): 3 mai 2021

4ème de couverture:

« Chaque matin, je me laisse ainsi aller à un moment de dépression où je suis néanmoins en communion avec Mahdi. Mon tout-petit, où peux-tu bien être ? As-tu péri dans cette mer Méditerranée de malheur ? » Sur la route migratoire qu’ils se sont résignés à prendre pour sauver leurs enfants des mariages forcés et des voleurs d’organes, Sultan et Choukrieh égarent leur fils Mahdi, neuf ans. « Ressuscité » est le récit romancé de cette histoire vraie, du drame de cette famille qui se retrouve soudain amputée de l’un des siens, aux portes de l’Europe. De sa jeunesse afghane à son installation en tant que requérante d’asile en Allemagne, la mère de l’enfant raconte un périple déchirant et pourtant tristement commun.

Mon avis:

Ce roman raconte, par le prisme d’une mère afghane, le périple de sa famille pour fuir le régime des talibans. Dans un premier temps ils vont aller se réfugier en Iran mais ils n’y sont pas accueillis à bras ouverts, le pays devant faire face à un flux important d’immigrés. Ils devront prendre la difficile décision de tout quitter pour se donner la chance de vivre libres.

J’ai aimé le fait que l’histoire soit racontée par Choukrieh, maman de 5 enfants (2 filles, les aînées et 3 garçons). Elle a eu la chance d’être mariée à un homme moderne et plus ou moins du même âge qu’elle, qui la respecte et aime leurs enfants. Choukrieh s’accommode de toutes les situations et arrive à se lier d’amitié avec de nombreuses femmes sur son chemin. Elle est généreuse et pleine de ressources. Tout comme elle, son mari, Sultan, rêve d’une vie meilleure pour ses enfants et en particulier pour ses filles, qu’il refuse de voir mariées à de vieux messieurs alors qu’elle ne rêvent que de faire de hautes écoles et d’avoir un métier important. (avocate pour l’une et pédiatre pour l’autre) Malheureusement, elles sont nées dans le mauvais pays et Sultan, leur père, va prendre la dure décision de tout quitter afin de donner la chance à ses filles de pouvoir réaliser leurs rêves de liberté et d’émancipation. Ils emmènent également avec eux les deux sœurs de Sultan.

Alors qu’ils vont embarquer depuis la Turquie pour traverser la mer à destination de la Grèce, leur bateau échoue (alors qu’il vient de partir) et leur petit Mahdi reste introuvable. 

Choukrieh ne peut croire qu’après toutes leurs péripéties ils perdent l’un de leurs enfants. Si près du but. Cependant, l’espoir de le retrouver ne la quitte jamais, elle ne se résigne pas, tout comme le reste de sa famille. Celle-ci doit toutefois continuer son voyage et s’installe en Allemagne, qui a ouvert les bras aux réfugiés afghans.

Ce roman – qui n’en est pas vraiment un étant donné qu’il s’agit d’une histoire vraie – raconte l’histoire d’une famille qui veut croire à des jours meilleurs. Une famille qui refuse de se plier au régime en place dans leur pays. Une famille qui restera unie du début à la fin, même quand tout se ligue contre eux. 

Ils sont rejetés à de nombreuses reprises et se sentent étrangers partout. Ils sont les victimes de paroles grossières et d’un racisme abject, traités comme des moins que rien, des voleurs.

Un livre qui montre qu’il y a encore un espoir pour le genre humain quand on lit les passages d’entraide, alors même que les gens n’ont rien, ils se découvrent des trésors de générosité. Nous aurions des leçons à tirer d’eux, ces personnes ont tellement à nous apprendre ! 

« Peu importe le nom que l’on donne à Dieu. Chrétiennes ou musulmanes, nos valeurs nous rassemblent. Nous avons tout à gagner à réunir nos forces »

Ressuscité de Marion Emonot, page 176

Un livre qui m’a particulièrement touchée en temps que maman mais aussi simplement en temps que femme. Je mesure la chance que j’ai de vivre dans un pays où les femmes sont respectées et ont les moyens de faire entendre leur voix.

Un récit qui fait réfléchir, écrit d’une manière fluide et très respectueuse des faits. J’ai découvert une culture dont j’ignorais presque tout et cela m’a donné envie de lire d’autres livres sur le sujet. 

Ressuscité figure dans la sélection du Prix Gonet qui sera décerné dans le cadre festival du LÀC qui se tiendra les 2-3 octobre 2021 à Collonge-Bellerive.

Je ne peux que croiser les doigts pour que le fabuleux travail de Marion Emonot soit récompensé et reconnu à sa juste valeur. A découvrir de toute urgence!

Ma note: ♥♥♥♥♥


Un grand merci aux éditions Slatkine pour l’envoi de ce SP!

[SP]J’ai lu: Le Stradivarius de Goebbels de Yoann Iacono

Hello tout le monde !

Je vous retrouve aujourd’hui pour vous parler du roman Le Stradivarius de Goebbels de l’auteur Yoann Iacono que j’ai eu la chance de recevoir de la part des éditions Slatkine & Cie. 

 ♥ = Bof bof, à éviter

♥♥ = Sympa, sans plus

♥♥♥ = Pas mal du tout , j’ai passé un bon moment !

♥♥♥♥ = A lire absolument !

♥♥♥♥♥ = Attention, gros coup de cœur !

Les (♥) représentent les demis 

L’image provient de mon Instagram.

le stradivarius de goebells

Nombre de pages: 268 pages

Maison d’édition: Slatkine & Cie

Date de parution (dans cette édition): 7 janvier 2021

4ème de couverture:

Ce récit est le roman vrai de Nejiko Suwa, jeune virtuose japonaise à qui, en 1943, Joseph Goebbels offre un Stradivarius pour célébrer l’Axe Berlin-Tokyo.
Nejiko l’ignore alors, le violon appartient à un Français, Lazare Braun, musicien juif spolié et assassiné par les nazis. Elle ne parvient pas à jouer de l’instrument. Tous les violons ont une âme. L’histoire du Stradivarius la hante.
Après-guerre, Félix Sitterlin, le narrateur, est chargé par les autorités de la France Libre de retrouver le violon volé. Il rencontre Nejiko. Elle finit par lui confier son journal.

Mon avis:

Dans ce roman, on suit donc la jeune japonaise Nejiko Suwa, prodige du violon en représentation en Allemagne à qui Goebbels offre un Stradivarius.

Tout de suite, Nejiko a de la peine à « se lier » à l’instrument, elle ressent qu’elle doit en comprendre l’histoire pour pouvoir le dompter. Cependant, personne ne peut ou ne veut répondre à ses questions. 

Personnellement, j’ai eu de la peine à m’attacher à Nejiko car l’auteur nous parle d’elle de manière assez froide, presque chirurgicale. C’est pourtant une jeune femme qui doit se soumettre aux autorités de son pays et de celui qui l’accueille et qui est malgré elle liée à la politique internationale. 

J’ai cependant bien aimé en apprendre plus sur cette période de la Seconde Guerre Mondiale car j’ignorais (ou je ne me souvenais plus du moins) les liens ténus entre l’Allemagne et le Japon. De plus, je ne m’étais pas imaginée certains aspects de la guerre comme le réquisitionnement des instruments de musique juifs par les Allemands et le fait que les tournées musicales ont continué malgré la guerre. J’ai trouvé cela effarant!

Nejiko est rapatriée au Japon quand la guerre se termine (et aucun mal ne lui est fait) et elle peut garder son violon qui reste pour elle sa seule richesse (en plus de son talent).

Le narrateur, quant à lui, est une personne dont on sait finalement peu de chose sauf qu’il est chargé de retrouver ce fameux violon. 

J’ai trouvé l’écriture de ce roman agréable même si j’avoue que j’aurais préféré suivre un peu plus le narrateur de l’histoire. Je pense que ce livre aurait gagné à être un peu plus long et de laisser plus de place au narrateur afin que tout soit un peu plus fluide ou alors j’aurais adoré en apprendre plus sur le propriétaire du violon et son attachement à celui-ci.

J’ai passé toutefois un beau moment de lecture et ce livre m’a appris pleins de choses sur cette période dramatique mais passionnante historiquement parlant qu’est la Seconde Guerre Mondiale.

Ma note: ♥♥♥


Un grand merci aux éditions Slatkine & Cie pour l’envoi de ce SP!

[SP] J’ai lu: Seule la haine de David Ruiz Martin

Hello à tous !

Je vous retrouve aujourd’hui pour vous parler du dernier roman de l’auteur neuchâtelois David Ruiz Martin, Seule la haine, réédité le mois passé aux éditions TAURNADA. (je vous avais déjà posté mon avis sur ce roman lors de sa première sortie chez une autre maison d’édition l’année passée)

J’avais adoré « je suis un des leurs » et son recueil de nouvelles « la face cachée de l’arc-en-ciel« (cliquez sur les titres pour lire ma chronique). J’avais donc très hâte de découvrir David dans un autre registre, le thriller, même s’il n’en est pas à son coup d’essai, vu qu’il avait déjà écrit « le syndrome du morveux » ainsi que « que les murs nous gardent » qu’il avait autopubliés (je les ai achetés mais ils sont encore dans ma pile à lire malheureusement, je vais essayer de les en sortir dans les prochains mois, promis!).

seule la haine

Nombre de pages: 252 pages

Editeur: TAURNADA

Date de parution (dans cette édition): juin 2021

Résumé:

Elliot, jeune homme de 15 ans, hypersensible et surdoué, dévasté par le suicide de son grand frère, séquestre le psychiatre de celui-ci dans son propre cabinet qu’il pense responsable de n’avoir pas su sauver son frère.  Le menaçant d’un pistolet chargé, il va lui raconter – au fil d’un après-midi puis d’une nuit qui semblent sans fin – ce qui a mené son frère au suicide et pourquoi il pense que le psychiatre, Larry Barney, doit payer.

Mon avis :

Vous n’aurez pas le temps de vous mettre gentiment dans le bain de l’histoire, vous serez violemment plongés dedans de force pour n’en ressortir qu’après 240 pages, essorés et exténués. Un huis-clos haletant, des chapitres courts, nerveux, une sorte de course contre la montre pour connaître la vérité sur le suicide de Simon, le frère d’Elliot. Larry Barney, le psychiatre, est pris en otage par ce gamin surdoué qui lui retourne le cerveau en quelques heures et le mène au point de rupture. J’ai trouvé ce roman fascinant car il montre comment nous pouvons manipuler les autres et qu’il faut se méfier de ce que l’ont voit sur les réseaux sociaux, les médias ou internet tout simplement.

Larry veut aider Elliot mais le jeune homme ne semble pas vouloir être aidé, il veut juste répandre son venin afin de plonger Larry toujours plus loin dans la folie et qu’il sombre dans une abîme sans espoir d’en ressortir.

Il est difficile de trop vous en dire sans vous dévoiler le dénouement et j’aurais trop peur de vous gâcher votre plaisir.

Sachez juste que ce roman va vous prendre à la gorge pour ne plus vous lâcher avant la dernière page. Vous allez tourner les pages à une vitesse folle, angoissés par la suite de cette histoire dramatique. Vous allez vous indigner avec Larry et trembler avec lui pour ses proches. Ce roman m’a prise aux tripes et fait ressentir un sentiment de mal-être comme celui qu’à dû ressentir Larry lors de sa séquestration. Une spirale folle dont on ne ressort pas indemne.

Tout le long du roman j’étais plutôt du côté du psychiatre mais sur la fin je n’en étais plus si sûre. Qui sont vraiment les méchants, après tout ? Ce roman va vous faire perdre vos repères…

Bref, vous l’aurez compris (du moins je l’espère!), j’ai adoré ce nouveau roman qui nous tient en haleine de bout en bout.

Je peux dire haut et fort que David Ruiz Martin mérite largement sa place dans cette grande famille qu’est le polar suisse et j’espère qu’il nous enchantera encore longtemps avec ses écrits.

Un auteur super talentueux dans tous les styles de romans que je vous invite à découvrir de toute urgence!

Ma note : ♥♥♥♥♥

Encore un grand merci à David Ruiz Martin pour sa confiance

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