J’ai lu: Délivre-nous du mal de Chrystel Duchamp

Hello tout le monde !

Je vous retrouve aujourd’hui pour vous parler du roman Délivre-nous du mal de l’autrice Chrystel Duchamp.

 ♥ = Bof bof, à éviter

♥♥ = Sympa, sans plus

♥♥♥ = Pas mal du tout , j’ai passé un bon moment !

♥♥♥♥ = A lire absolument !

♥♥♥♥♥ = Attention, gros coup de cœur !

Les (♥) représentent les demis 

L’image provient de mon instagram.

Nombre de pages: 297 pages

Maison d’édition: L’Archipel

Date de parution (dans cette édition): 20 janvier 2022

4ème de couverture:

Février 2018. Anaïs sollicite l’aide de son ami Thomas Missot, commandant à la PJ de Lyon. Pour elle, pas de doute, sa soeur Esther a été enlevée. Sinon, pourquoi aurait-elle laissé derrière elle ses clés de voiture, ses papiers et son téléphone portable ?
Les mois passent et, tandis que l’enquête s’enlise, d’autres jeunes femmes se volatilisent. Jusqu’à ce qu’un corps soit retrouvé pendu dans une usine désaffectée, le crâne rasé, la langue sectionnée. Puis un deuxième…
Thomas sait désormais qu’un tueur en série sévit dans la région. Mais il ignore encore que ces cadavres ne sont que la partie immergée du plan machiavélique d’un individu avide de vengeance…

Mon avis:

Je suis ravie d’avoir enfin lu un roman de cette autrice!

Des jeunes femmes sont retrouvées pendues, la langue coupée, sans aucun indice autour d’elles. La police, dont le commandant de la PJ Thomas Missot, se casse les dents sur cette affaire et ne trouve aucun début de piste.

Un thriller passionnant et très bien construit, qui aborde le sujet délicat des violences (psychologiques, physiques ou sexuelles) encore trop souvent infligées aux femmes.

Un roman aux chapitres courts qui rendent l’intrigue encore plus haletante. Le héros, Thomas, est un homme passionné par son métier mais qui se soucie également énormément de la santé de sa fille adolescente qui souffre de TCA et dont il partage la garde avec son ex femme.

En mêlant faits réels (les statistiques des femmes violées/battues en France…) et fiction, Chrystel Duchamp donne encore plus de crédibilité à son histoire. J’ai découvert la plume de l’autrice avec ce polar rondement mené et me réjouis d’avoir encore de nombreux ouvrages à me mettre sous la dent!

Ma note: ♥♥♥♥(♥)


[SP]J’ai lu: Ubac to Hell (Gore des Alpes No 26) de Thomas Lécuyer

Hello tout le monde !

Je vous retrouve aujourd’hui pour vous parler du roman Ubac to Hell de l’auteur suisse Thomas Lécuyer que j’ai eu la chance de recevoir de la part de celui-ci. Ce roman fait partie de la collection « Gore des Alpes » qui met à l’honneur des courts romans d’horreur politiquement incorrects écrits par des écrivains suisses.

 ♥ = Bof bof, à éviter

♥♥ = Sympa, sans plus

♥♥♥ = Pas mal du tout , j’ai passé un bon moment !

♥♥♥♥ = A lire absolument !

♥♥♥♥♥ = Attention, gros coup de cœur !

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Nombre de pages: 107 pages

Maison d’édition: Gore des Alpes

Date de parution (dans cette édition): janvier 2024

4ème de couverture:

Pas facile d’accéder au panthéon du rock quand on habite entre Aigle et Ollon. Pourtant, c’était bien l’objectif des jumeaux Hervé et Thierry, en montant leur groupe cinq ans plus tôt, avec Jasonne, une bassiste virtuose au look de garçonne, et Steven, un batteur valaisan un peu trop porté sur la Suze-Coca. Ils s’appelaient Ubac. Pourquoi Ubac ? Franchement, vous croyez qu’on demandait à John et Paul pourquoi les Beatles? Ou à Mick et Keith pourquoi les Stones? Non. Mais voici quand même la réponse : comme ce versant de la montagne, le groupe n’était que très rarement exposé à la lumière. Mais Hervé allait remédier à cela en passant un pacte avec le diable. Après tout, ça avait bien fonctionné pour Robert Johnson…

«Un craquement de cou plus tard, la bête était morte et paisible. L’Indien sortit son Victorinox pour l’égorger et laisser couler le sang dans une petite écuelle dorée, avant d’arracher quelques plumes du gosier de l’animal, qu’il fourra dans sa bouche, dans un geste aussi inattendu que déstabilisant. »

Mon avis:

Les jumeaux Hervé et Thierry accompagnés de Steve et Jasonne forment le groupe de rock amateur Ubac. Le succès tardant à venir, Hervé propose à ses amis de conclure un pacte avec le Diable afin de lancer pour de bon leur carrière.

Entre cauchemars et réalité, Hervé va peu à peu perdre pied…

Jusqu’où êtes vous prêts à aller pour devenir célèbres?

J’ai été ravie de découvrir la plume fluide à l’humour omniprésent de Thomas Lécuyer. En plus d’être une sorte d’hommage aux films de série Z (ce qui est un peu la marque de fabrique de la série Gore des Alpes), le texte est truffé de références musicales et à la culture geek, en plus de plusieurs clins d’œil au roman « le dragon du Muveran » de Marc Voltenauer ☺️

Bien que le ton du livre soit résolument caustique, l’auteur prend le temps de dénoncer le sexisme et les violences faites aux femmes et à parler d’une maladie souvent sous-estimée, la dépression.

Quand on arrive à quarante ans, on fait souvent deux erreurs. On jette un coup d’oeil en arrière en se disant que c’est passé trop vite et un autre en avant en se disant que c’est déjà trop tard. Les coups d’oeil dans le rétro de l’existence devraient être interdits. 

Ubac to Hell, de Thomas Lécuyer, page 73.

Un court roman impossible à lâcher que je ne peux que vous conseiller si vous avez l’estomac bien accroché!! 

Je vais sortir au plus vite le roman Moonlake (paru aux éditions Plaisir de Lire) qui traîne dans ma pile à lire depuis bien trop longtemps!

Ma note: ♥♥♥♥♥


Un grand merci à Thomas Lécuyer pour l’envoi de ce SP! (que j’ai adoré!)

J’ai lu: L’influenceur de Patrick Bauwen

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Je vous retrouve aujourd’hui pour vous parler du roman L’influenceur de l’un de mes auteurs de thrillers préférés,  Patrick Bauwen.

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Nombre de pages: 336 pages

Maison d’édition: Albin Michel

Date de parution (dans cette édition): 28 février 2024

4ème de couverture:

On lui avait promis la célébrité…

Elle va découvrir la peur.

Lisa, assistante médicale et chroniqueuse littéraire à ses heures perdues, sera bientôt la star des réseaux sociaux.

À condition de faire exactement ce qu’on lui demande.

 

Ascension fulgurante ou engrenage mortel ?

 

De Paris à Dubaï, un suspense implacable dans l’univers des influenceurs, ses illusions et ses ténèbres. Après les dérives de la télé-réalité dans L’OEil de Caine, prix Polar du Livre de Poche, Patrick Bauwen révèle crument l’envers du décor des réseaux sociaux. Une plongée au coeur de la manipulation.

Mon avis:

Un roman très bien construit qui aborde le sujet bien d’actualité des influenceurs.

Nous y suivons Lisa, une passionnée de lecture qui partage ses coups de cœur et ses états d’âme sur son compte bookstagram.

Un jour, on lui propose de signer un contrat pour augmenter considérablement le nombre de ses followers….

Dans un monde où les apparences sont trompeuses et souvent modifiées par des filtres, un roman qui raconte l’ascension puis la descente aux enfers d’une fille à qui on a offert le succès sur un plateau.

Patrick Bauwen retranscrit très bien cette course aux « like » et notre besoin presque maladif d’obtenir la reconnaissance et l’admiration de nos pairs.

Cependant, je dois avouer avoir trouvé l’intrigue un peu facile et j’avais deviné une bonne partie du dénouement avant la fin… dommage ! La plume de Patrick Bauwen reste toutefois diablement efficace et j’ai été ravie de retrouver sa « patte » dans ce roman impossible à lâcher.

Un thriller psychologique machiavélique qui confirme que l’auteur excelle dans l’art de mettre en place une intrigue addictive, comme peuvent l’être les réseaux sociaux.

Ma note: ♥♥♥♥


J’ai lu: Et c’est ainsi que nous vivrons de Douglas Kennedy

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Je vous retrouve aujourd’hui pour vous parler du roman Et c’est ainsi que nous vivrons de l’auteur Douglas Kennedy.

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Nombre de pages:  336 pages

Maison d’édition:  Belfond

Date de parution (dans cette édition): 1er juin 2023

4ème de couverture:

Après le succès des Hommes ont peur de la lumière, Douglas Kennedy poursuit son étude d’une Amérique plus divisée que jamais. Un roman glaçant de réalisme, le tableau effrayant de ce qui pourrait bien devenir les Etats-Désunis d’Amérique…


2045. Les États-Unis n’existent plus, une nouvelle guerre de Sécession en a redessiné les frontières.
Sur les côtes Est et Ouest, une république où la liberté de mœurs est totale mais où la surveillance est constante. Dans les États du Centre, une confédération où divorce, avortement et changement de sexe sont interdits et où les valeurs chrétiennes font loi.

Les deux blocs se font face, chacun redoutant une infiltration de l’autre camp.

C’est justement la mission qui attend Samantha Stengel. Agent des services secrets de la République, cette professionnelle reconnue, réputée pour son sang-froid, s’apprête à affronter l’épreuve de sa vie : passer de l’autre côté de la frontière, dans un des États confédérés les plus rigoristes, sur les traces d’une cible aussi dangereuse qu’imprévisible.

Dans ces États désormais Désunis, Samantha devra puiser au plus profond de ses forces pour échapper aux mouchards de son propre camp et se confronter aux attaques de l’ennemi.

Mon avis:

Dans un futur pas si lointain, ce qui avait été autrefois les États-Unis ont été scindés en deux. D’un côté , la République Unie (RU) où vous êtes plutôt libres mais surveillés H24 et où chacune de vos paroles est scrutée et analysée et d’un autre côté, la Confédération Unie (CU), où fanatisme, extra religion et idées rétrogrades sont de mise.

Samantha Stengel est policière en RU et devra faire face à la menace que représente le camp adverse, entre manipulation des deux côtés et faux semblants.

Mon père n’a jamais voulu que je découvre le plus grand secret de sa vie. In n’imaginait pas que je l’apprendrais après sa disparition, et que cela bouleverserait ma vie entière. Il n’imaginait pas que j’allais devoir tuer son secret… avant qu’elle-même ne me tue.

Et c’est ainsi que nous vivrons, de Douglas Kennedy, page 68.

Ce roman futuriste est effrayant de réalisme est une critique à la fois acerbe et lucide de ce que la société tend à devenir.

Comme souvent dans ses romans, Douglas Kennedy met les femmes à l’honneur et son héroïne Samantha est une femme forte mais qui est elle aussi une victime manipulée par les puissants, un pantin qui doit exécuter les ordres sans avoir le droit de les remettre en question.

Le rythme plutôt lent de cette dystopie et son ton un peu introspectif ont fait que j’ai eu du mal à me mettre vraiment dedans. De plus, certaines scènes d’action n’était pas suffisamment détaillées et j’ai eu de la peine à me les imaginer, ce qui a rendu certains moments un peu flous.

J’ai passé tout de même un bon moment de lecture avec ce texte intelligent et très bien écrit mais j’espère que le prochain roman de l’auteur sera un contemporain qui est le style où il est – à mon sens – le plus à l’aise.

Ma note: ♥♥♥

J’ai lu: La vie heureuse de David Foenkinos

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Je vous retrouve aujourd’hui pour vous parler du roman La vie heureuse de l’auteur David Foenkinos.

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Nombre de pages:  208 pages

Maison d’édition:  Gallimard

Date de parution (dans cette édition): 4 janvier 2024

4ème de couverture:

« Jamais aucune époque n’a autant été marquée par le désir de changer de vie. Nous voulons tous, à un moment de notre existence, être un autre. »

Mon avis:

Dans une société qui prône l’excellence et l’efficacité en tout chose, nous allons suivre Eric, quadragénaire – à qui tout réussit – qui est en quête du sens de son existence.

Après avoir fait une sorte de burn-out lors d’un voyage d’affaires en Corée du Sud, il va avoir une révélation à la découverte d’un salon plutôt particulier qui va le forcer à remettre sa façon de vivre en question.

Suite à cette épiphanie, il va comprendre qu’il est possible d’avoir une seconde chance pour mieux profiter de sa vie et de s’affranchir enfin du passé et du regard des autres…

Un roman profondément humaniste et optimiste qui aborde le délicat et pourtant universel sujet qu’est la mort, et comment se sentir en paix avec soi-même et son entourage.

Comme d’habitude, j’ai beaucoup aimé la plume de David Foenkinos qui arrive à changer totalement de registre à chacun de ses romans.

Un roman étonnant et qui fait du bien à l’âme.

Ma note: ♥♥♥♥

J’ai lu: Morwenna de Jo Walton

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Je vous retrouve aujourd’hui pour vous parler du roman Morwenna de l’autrice Jo Walton.

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Nombre de pages:  432 pages

Maison d’édition:  Folio SF

Date de parution (dans cette édition): 2 mai 2016

4ème de couverture:

Morwenna Phelps, qui préfère qu’on l’appelle Mori, est placée par son père dans l’école privée d’Arlinghurst, où elle se remet du terrible accident qui l’a laissée handicapée et l’a privée à jamais de sa soeur jumelle, Morganna. Là, Mori pourrait dépérir, mais elle découvre le pouvoir des livres de science-fiction. Delany, Zelazny, Le Guin et Silverberg peuplent ses journées, la passionnent. Un jour, elle reçoit une photo où sa silhouette a été brûlée… Que peut faire une adolescente de seize ans quand son pire ennemi, potentiellement mortel, est sa propre mère ? Elle peut chercher dans les livres le courage de combattre.

Mon avis:

Il s’agit d’un roman à l’ambiance Dark Academia où nous allons suivre Morwenna, jeune fille de 15 ans restée invalide suite à l’accident qui a coûté la vie à sa sœur jumelle Morganna.

Fuyant sa mère, Morwenna va aller se réfugier chez son père dont elle ne connaît rien car il avait pris la tangente peu après la naissance des jumelles.

La jeune fille va donc devoir apprendre à connaître ce père épris comme elle de littérature S.-F. et fantastique.

Morwenna est introvertie, a peu d’amis et préfère se réfugier dans ses livres. Et puis… il y a la magie et les fées qu’elle peut voir et avec lesquelles elle peut communiquer…lors d’un club de lectures grâce auquel elle va enfin réussir à se faire quelques amis, elle va rencontrer un garçon qui ne la laisse pas indifférente et avec lequel elle peut partager sa passion livresque.

Cet ouvrage est truffé de références littéraires S.-F. et fantastique et est un hybride entre un roman contemporain d’apprentissage et un roman fantastique.

Un livre dont je me souviendrai longtemps et qui m’a donné envie de relire Zelazny (j’avais adoré les princes d’ambre), Tolkien etc. et de découvrir les autres auteurs/autrices auxquels l’autrice fait référence.

Jo Walton aborde avec beaucoup de justesse les questionnements d’une adolescente en passe de devenir adulte et qui découvre les premiers émois amoureux sur fond de légendes galloises.

Seul bémol de l’histoire, la fin que j’ai trouvée peut-être un peu précipitée.

A découvrir!

Ma note: ♥♥♥♥

J’ai lu: Rien n’est noir de Claire Berest

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Je vous retrouve aujourd’hui pour vous parler du roman Rien n’est noir de l’autrice Claire Berest.

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Nombre de pages: 240 pages

Maison d’édition: Le Livre de Poche

Date de parution (dans cette édition): 30 septembre 2020

4ème de couverture:

« À force de vouloir m’abriter en toi, j’ai perdu de vue que c’était toi, l’orage. Que c’est de toi que j’aurais dû vouloir m’abriter.

Mais qui a envie de vivre abrité des orages ? »

Frida parle haut et fort, avec son corps fracassé par un accident de bus et ses manières excessives d’inviter la muerte et la vida dans chacun de ses gestes. Elle jure comme un charretier, boit des trempées de tequila. Elle aime participer à des manifestations politiques, mettre des fleurs dans les cheveux, parler de sexe crûment et se rendre dans des fêtes à réveiller les squelettes. Et elle peint.

Par-dessus tout, Frida aime Diego, le peintre le plus célèbre du Mexique, son crapaud insatiable, fatal séducteur, qui couvre les murs de fresques gigantesques.

Mon avis:

Ce roman met en lumière Frida Kahlo en tant qu’artiste mais surtout en tant que femme.

On y apprend la passion qu’elle a pour son mari Diego Rivera et sa douleur de ne pouvoir être mère, additionné à tous ses problèmes de santé suite à l’accident de bus qui a failli lui coûter la vie.

Entière dans tout ce qu’elle entreprend, Frida Kahlo est une femme blessée, une éternelle enfant qui sous ses airs bravaches a un énorme besoin de réconfort et de sécurité affective.

Elle est impulsive et n’hésite pas à dire ses quatre vérité à son mari qui la trompe effrontément. Diego Rivera restera le grand amour de sa vie, celui avec lequel elle a su révéler le meilleur d’elle-même comme peintre. Les drames qui jonchent sa vie seront l’inspiration principale de ses toiles.

– Le problème c’est que Diego veut être aimé du monde entier et du siècle.

– Et toi, Frida?

– Moi, je veux être aimée de Diego Rivera.

Rien n’est noir, de Claire Berest, page 153.

Un roman magnifiquement écrit qui m’a donné envie de me pencher sur les œuvres de cette immense artiste que la vie n’a pas épargnée mais qui ne se pose jamais en victime. 

Quelle différence entre l’amitié et l’amour? Il faut dire je t’aime quand on a le temps. Après on oublie, après on part, après on meurt.

Rien n’est noir, de Claire Berest, page 84.

Une très belle surprise.

Ma note: ♥♥♥♥(♥)

J’ai lu: Lux de Maxime Chattam

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Je vous retrouve aujourd’hui pour vous parler du roman Lux de l’un de mes auteurs de thrillers préférés,  Maxime Chattam.

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Nombre de pages: 512 pages

Maison d’édition: Albin Michel

Date de parution (dans cette édition): 2 novembre 2023

4ème de couverture:

Les scientifiques comme les religieux ne peuvent expliquer ce qu’elle est ni d’où elle vient.
Elle va transformer pour toujours le quotidien du monde entier, en particulier l’existence d’une mère et de sa fille.
Tout en posant la question qui nous obsède tous… Nos vies ont-elles un sens ?

Un roman au suspense saisissant, hommage lumineux à Barjavel et à la littérature qui divertit, qui interroge.
Maxime Chattam comme vous ne l’avez jamais lu.

Mon avis:

Cette fois-ci, l’auteur s’éloigne du roman noir pour aller vers la lumière… 😛 

Dans un futur pas si lointain, les catastrophes climatiques s’enchaînent et une énorme boule lumineuse de provenance inconnue est découverte flottant dans le ciel, au large de l’océan Atlantique.

Tous les pays s’emballent et y vont de leur petite théorie. Présence extraterrestre? Présence divine? Ou juste la terre qui essaie de nous faire passer un message?

Au milieu de la tourmente, Zoé, écrivaine à succès et sa fille Romy vont être sélectionnées pour étudier cette sphère étrange à bord d’une base internationale postée juste en-dessous de celle-ci.

L’écriture était, à bien y réfléchir, un onanisme intellectuel, et donc un acte de jouissance personnel quel on conviait les autres. 

Lux, de Maxime Chattam, page 51.

Et si toutes les vérités n’étaient pas bonnes à savoir?

Le personnage de Zoé est particulièrement attachant. Partagée entre curiosité et peur, elle n’hésite pas à prendre tous les risques pour sa fille et faire émerger la vérité sur ce phénomène extraordinaire qui tient en haleine la planète entière.

Un roman surprenant et addictif, qui nous fait réfléchir (sans être moralisateur) sur notre rapport à la nature. C’est également une très bonne analyse des comportements des êtres humains quand ils se sentent en danger.

Comme à l’habitude de l’auteur, les chapitres sont courts et le rythme effréné. 

Un roman que j’ai eu de la peine à lâcher tant j’ai aimé son ambiance mystérieuse et je pense qu’il pourrait bien s’agir du livre le plus personnel de l’auteur. On sent qu’il a mis beaucoup de lui-même dans le personnel de Zoé (outre le fait qu’elle soit écrivaine)!

Une réussite!

Ma note: ♥♥♥♥♥


[SP]J’ai lu: Opération Eclipse de Pierre-André Truffer

Hello tout le monde !

Je vous retrouve aujourd’hui pour vous parler du roman Opération Eclipse de l’auteur suisse Pierre-André Truffer que j’ai eu la chance de recevoir de la part des éditions Slatkine.

 ♥ = Bof bof, à éviter

♥♥ = Sympa, sans plus

♥♥♥ = Pas mal du tout , j’ai passé un bon moment !

♥♥♥♥ = A lire absolument !

♥♥♥♥♥ = Attention, gros coup de cœur !

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Nombre de pages: 448 pages

Maison d’édition: Slatkine 

Date de parution (dans cette édition): 18 janvier 2024

4ème de couverture:

Début des années 1970.

Le dictateur roumain Nicolae Ceauşescu veut obtenir des avantages  économiques et politiques de la part des Etats-Unis. Pour leur forcer  la main, il décide de prendre en otage une mission américaine… sur  la Lune !

Aidé par d’autres pays, dont l’URSS et la Chine, il met au point la  plus vaste machination jamais conçue: l’Opération Eclipse.
Les Américains sont frappés par surprise mais ne tardent pas à  réagir. Le conflit devient planétaire, au coeur de la guerre froide, et  le monde est au bord de l’explosion.

Un scénario surprenant et pourtant étonnamment crédible. D’une  exactitude historique et technique sans faille, il s’avère d’un réalisme à couper le souffle. Même les personnages sont véridiques : tous  jouent leur vrai rôle sous leur vrai nom (leur « vrai » faux nom pour  les agents secrets).

Vivez ce combat au coeur du pouvoir, à Bucarest et à Washington.  Plongez dans le suspense vertigineux d’une opération spéciale sans  précédent. Accompagnez les astronautes dans leur mission en  perdition. Et tremblez au seuil d’une guerre d’apocalypse.

Un thriller puissant, captivant, étonnant.
Comme vous n’en avez jamais lu…

Mon avis:

Ce roman d’espionnage imaginé par l’auteur, dont la base historique est réelle, prend place en 1972.

Alors que les USA préparent une nouvelle sortie sur la lune, les Roumains, appuyés par la Corée du Nord, décident de prendre en otage les astronautes américains lors de la mission lunaire Apollo 17, en les privant de toute communication avec la terre qui leur permettrait de revenir sains et saufs sur celle-ci.

Cette opération de grande envergure a un nom: l’opération Éclipse.

De suite, les Américains soupçonnent la Chine et la Russie d’être de mèche avec les terroristes. Une guerre de nerfs et de pouvoir va alors s’engager entre tous ces grands pays, faisant monter peu à peu la tension et la pression au fil des pages.

Plus que la vie des trois astronautes, c’est l’avenir du monde entier qui est mis en jeu. Entre fausses alliances et jeux de dupes, comment les choses vont-elles pouvoir se terminer quand tous les pays essaient de tirer la couverture à eux?

L’auteur nous livre là un roman d’espionnage et de politique pointu et plutôt complexe mais très intéressant. On sent que Pierre-André Truffer est passionné par son sujet et il arrive à nous expliquer d’une manière simple, claire et ludique des manœuvres militaires ou des avancées techniques et technologiques compliquées, même si j’avoue être certainement passée à côté de quelques petites subtilités (certains passages étaient plutôt ardus pour moi qui n’y connais rien).

Un roman qui retrace une guerre d’influence à l’échelle internationale impossible à lâcher une fois qu’on est lancés!

Un livre que je vous conseille si le sujet des expéditions lunaires vous intéresse (on sent que l’auteur est un expert du programme Apollo) et que vous aimez les romans d’espionnage pleins de rebondissements.

Ma note: ♥♥♥♥(♥)


Un grand merci aux éditions Slatkine pour l’envoi de ce SP!

J’ai lu: Le petit roi de Mathieu Belezi

Hello tout le monde !

Je vous retrouve aujourd’hui pour vous parler du roman Le petit roi de l’auteur Mathieu Belezi.

 ♥ = Bof bof, à éviter

♥♥ = Sympa, sans plus

♥♥♥ = Pas mal du tout , j’ai passé un bon moment !

♥♥♥♥ = A lire absolument !

♥♥♥♥♥ = Attention, gros coup de cœur !

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L’image provient de mon instagram.

Nombre de pages: 128 pages

Maison d’édition: Le Tripode

Date de parution (dans cette édition): 9 mars 2023

4ème de couverture:

Roman fulgurant d’une centaine de pages, Le Petit Roi raconte l’histoire d’un enfant qui, abandonné par sa mère, se retrouve confié à son vieux grand-père, un paysan isolé dans une petite ferme provençale. Intime et bouleversant, ce roman est de la même puissance littéraire qu’ Attaquer la terre et le soleil, Prix littéraire Le Monde 2022. Un chef-d’œuvre, vraiment.

Abandonné par sa mère, un enfant se retrouve confié à son vieux grand-père, un paysan vivant seul dans une petite ferme provençale. Depuis cette scène, si simple, Mathieu Belezi réussit à dire la vérité d’un monde. L’indifférence répétée des saisons, la cruauté, l’absurdité des destins, la violence des désirs, le besoin d’amour, tout est là et brûle dans ce bref roman, dont la beauté et la puissance font écho à celles d’ Attaquer la terre et le soleil, Prix littéraire du Monde 2022.

Roman sidérant d’une centaine de pages, Le Petit Roi se révèle un chef-d’œuvre. À l’instar d’œuvres comme Jeux interditsSa majesté des mouches ou encore Les 400 coups, il réussit à dire avec force le vertige de l’enfance, loin de toute mièvrerie. La musicalité et la fulgurance des phrases que déploie ce texte nous font vivre de façon bouleversante l’attente et la désillusion d’un enfant qui n’aspire qu’à être aimé.

Mon avis:

Un court roman (ou récit?) où nous allons suivre Mathieu, un adolescent qui a été confié à son grand-père par sa mère, dans une ferme à la campagne.

C’est un enfant introverti, à la curiosité souvent morbide, qui a grandi et s’est construit comme il le pouvait au milieu des disputes et violences conjugales quotidiennes de ses parents.

Le contact avec la terre et l’amour d’un grand-père suffiront-ils à lui rendre son sourire et à apaiser ses pulsions de violence ?

Peut-on « réparer » un enfant quand il a baigné pendant des années dans un environnement malsain ?

J’ai trouvé le grand-père de nature plutôt taiseuse très touchant car il fait de son mieux pour faire pousser droit son petit-fils.

Un ouvrage écrit avec une économie de mots qui donne encore plus de poids à ceux-ci.

J’ai aimé la plume de Mathieu Belezi qui ne s’embarrasse pas de fioritures et va droit au but.

Une jolie découverte!

Ma note: ♥♥♥♥