[SP] J’ai lu: Comme des Mohicans de Philip Taramarcaz

Hello à tous,

Aujourd’hui je vous retrouve pour vous parler du premier roman de l’écrivain genevois Philip Taramarcaz, Comme des Mohicans, – édité aux Editions Slatkine – que j’ai eu la chance de recevoir et qui je dois dire a su me surprendre et me faire voyager durant cette période de confinement.

Nombre de pages: 222 pages

Editeur: Editions Slatkine

Date de parution: février 2020

Résumé : 

Séraphin, jeune homme valaisan, est promis à un avenir dédié au Seigneur. Une nuit, il décide de s’échapper de l’hospice, ne se retrouvant pas dans cet avenir qu’on a choisi pour lui. N’emportant que quelques vivres et son roman fétiche, « le dernier des mohicans », qui ne le quitte jamais, il part à l’aventure, avec une soif de liberté qu’il a hâte d’étancher. Il croisera la route du jeune Guérin et tout en lui partageant ses passages préférés de son roman, il trouve en ce jeune homme insolent un ami inestimable.

Mon avis:

Comme dit dans la première phrase de cette critique, je dois avouer avoir été très surprise (en bien) par ce premier roman. En effet, j’ai tout de suite été plongée dans le Valais de l’époque (1874) et les descriptions très imagées faites par l’auteur nous permettent de bien nous représenter les lieux et les ambiances. Les premiers chapitres, qui se passent à l’hospice où est formé Séraphin sont oppressants et on sent clairement planer une menace au-dessus de Séraphin et de son camarade Gabriel.

Quand Séraphin décide de s’enfuir, laissant Gabriel derrière lui, on embarque avec lui dans un voyage initiatique où ce jeune intellectuel a tout à apprendre. Lorsqu’il rencontre Guérin, jeune homme sauvage et débrouillard, il le suit sans hésiter et est vite fasciné par le travail de la mère de celui-ci, herboriste de son village. A ses côtés, il apprendra le b.a.-ba des plantes et se découvrira une nouvelle passion.

Le temps de la descente jusqu’au village de ses parents, Séraphin va mûrir et devenir un jeune adulte responsable. Son père, d’abord honteux que son fils se soit enfuit de l’hospice, est heureux de le retrouver sain et sauf.

Les thèmes de ce roman sont la jeunesse abusée et meurtrie ainsi que le passage à l’âge adulte, une vraie ode à la liberté et à la nature.

Les deux principaux protagonistes sont attachants, chacun à leur façon. Séraphin, plutôt réservé, rêveur, naïf, innocent et instruit est finalement le contraire de Guérin qui est intrépide, volontaire, mature et sensible, malgré ses premiers abords plutôt rustres. J’ai trouvé leur amitié touchante et j’aurais vraiment aimé que leur périple dure encore plus !

On ne sait finalement pas grand chose de Gabriel, l’ami de Séraphin à l’hospice, pourtant son rôle est essentiel dans cette histoire.

Ce roman m’a également permis de découvrir des extraits du roman de Fenimore Cooper, « le dernier des mohicans », que je n’ai pas encore lu et dont le style me semble très moderne pour l’époque à laquelle il a été écrit. Il faudra que je remédie à ce manquement dans ma culture littéraire !

Bref, une belle histoire d’amitié, un roman initiatique, onirique et dramatique à la fois qui a su m’emporter, me faire rire et pleurer…

Si vous aimez les romans parlant de nature et d’aventure, celui-ci est fait pour vous 🙂

Ma note: ♥()

 

Un grand merci aux Editions Slatkine pour l’envoi de ce SP !