J’ai lu: Emma Paddington tome 2: Le fantôme hypocondriaque de Catherine Rolland

Hello tout le monde !

Je vous retrouve aujourd’hui pour vous parler du roman Emma Paddington tome 2: Le fantôme hypocondriaque de l’autrice Catherine Rolland. C’est une série qui compte à ce jour 4 tomes (le 4ème est sorti ce printemps!). Vous trouverez juste ici mon article sur le tome 1 😉

 ♥ = Bof bof, à éviter

♥♥ = Sympa, sans plus

♥♥♥ = Pas mal du tout , j’ai passé un bon moment !

♥♥♥♥ = A lire absolument !

♥♥♥♥♥ = Attention, gros coup de cœur !

Les (♥) représentent les demis 

L’image provient de mon instagram.

Nombre de pages: 220 pages

Maison d’édition: Books on demand

Date de parution (dans cette édition): avril 2022

4ème de couverture:

Trois Djinns caractériels, un crocodile à deux têtes très collant et une saleté de démon enfermé dans la cave: en acceptant le poste de gardienne de Dark Road End, Emma Paddington n’avait pas tout à fait anticipé à quel point sa nouvelle vie allait la changer de San Francisco. Heureusement que Jamie Hartgrave, le charmant agent immobilier de Bridgeport, lui a trouvé un local pour ouvrir son cabinet de psychologue: des angoissés, des dépressifs et un ou deux schizophrènes de temps en temps, c’est tout ce qu’il lui faut pour se détendre un peu! 

Mais ça, c’était ce qu’elle pensait avant de rencontrer la famille Miller, évidemment…

Retrouvez Emma Paddington et les créatures déjantées du manoir de Dark Road End dans le duecième tome de la sage, encore plus drôle et trépidant que le précédent!

Mon avis: 

Quel plaisir de retrouver Emma et tous ses amis de Dark Road End dans ce nouveau tome de la saga!

Comme je l’ai déjà écrit dans ma chronique sur le tome 1 (dont je vous ai mis le lien en début d’article), j’apprécie énormément l’univers fantastique imaginé par Catherine Rolland. 

C’est foisonnant, malin, drôle, jamais ridicule. 

Difficile de vous parler en détail de ce tome 2 sans vous dévoiler des éléments importants du coup je me bornerai à vous dire que je suis toujours autant sous le charme de cette série.

Dans ce tome, Emma commence à prendre un peu plus confiance en elle et cela fait du bien de la voir « oser » faire des choses et braver les dangers pour protéger les gens qu’elle aime.

De plus, on fait un peu plus la connaissance de tous les habitants de Dark Road End ce qui les rend d’autant plus attachants.

L’écriture de Catherine Rolland est captivante et le texte est parfaitement rythmé, le format assez court du roman fait qu’il n’y a aucun temps mort. C’est une histoire que j’aurais adoré écrire si j’avais une once de talent!! 😉

Bref, encore un coup de cœur pour moi !!

Je vous reparlerai très vite du tome 3 car je l’ai terminé hier soir 😉 

Ma note: ♥♥♥♥♥

J’ai lu: Les nuits de la peur bleue (Le Bureau des affaires occultes tome 3) d’Eric Fouassier

Hello tout le monde !

Je vous retrouve aujourd’hui pour vous parler du roman Les nuits de la peur bleue de l’auteur Eric Fouassier. Il s’agit du troisième tome de la série Le Bureau des affaires occultes.

 ♥ = Bof bof, à éviter

♥♥ = Sympa, sans plus

♥♥♥ = Pas mal du tout , j’ai passé un bon moment !

♥♥♥♥ = A lire absolument !

♥♥♥♥♥ = Attention, gros coup de cœur !

Les (♥) représentent les demis 

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les nuits de la peur bleue

Nombre de pages: 384 pages

Maison d’édition: Albin Michel

Date de parution (dans cette édition): 31 mai 2023

4ème de couverture:

Printemps 1832. Une épidémie de choléra terrorise la population parisienne. La « peur bleue », comme on l’appelle, provoque des centaines de morts et suscite les plus folles rumeurs. Sinistre hasard : une série de meurtres atroces décime au même moment le quartier pauvre de Saint-Merri. Les victimes sont poignardées avant d’être amputées d’un organe.

Qui peut tuer ainsi, prélevant poumon, foie ou rein ? Un maniaque ?

Face au risque de panique, l’inspecteur Valentin Verne explore toutes les pistes. Secondé par Aglaé et deux récentes recrues, l’Entourloupe, escroc repenti, et Tafik, ancien mamelouk des armées napoléoniennes, il traque la vérité dans les rues de Paris et ses recoins les plus obscurs.

Une nouvelle enquête de l’inspecteur Valentin Verne, le génial créateur du Bureau des affaires occultes, où la science flirte avec le vice et le crime.

Mon avis: 

Quel plaisir de suivre encore une fois Valentin Verne dans de nouvelles enquêtes !

Dans ce roman, nous sommes entraînés dans une ville de Paris aux prises avec la panique et la terreur dues à une épidémie de Choléra. L’ambiance est sombre, les gens sont soupçonneux et sur leurs gardes, de peur d’être contaminés à leur tour.

L’intrigue est bien construite, le rythme est effréné, sans temps mort, on ressent bien le sentiment d’urgence qui habite Valentin et son équipe.

Comme dans les autres opus de cette série, les dialogues sont toujours autant savoureux, d’autant plus qu’à présent l’équipe du Bureau des affaires occultes s’est enrichie de 3 membres tous plus différents les uns que les autres mais pourtant complémentaires. De plus, j’ai adoré voir l’évolution du personnage d’Aglaé, qui s’affirme de plus en plus et se rapproche de figures féministes comme George Sand qui fait une petite apparition dans le roman, pour mon plus grand plaisir. D’ailleurs, l’auteur dénonce toujours les violences faites aux femmes à travers les paroles d’une Aglaé plus remontée que jamais contre le patriarcat (même si elle ne le nomme bien évidemment pas ainsi).

Valentin, quant à lui, prend vraiment sa place de leader au sein du Bureau et arrive à faire cohabiter et collaborer toutes ces individualités si spéciales. Tous liés par le respect qu’ils ont pour Valentin, ils vont travailler ensemble et mettre en commun leurs compétences pour faire avancer l’enquête.

On continue à en apprendre plus sur le passé de Valentin et l’auteur nous fait quelques révélations plutôt bouleversantes. Valentin est encore et toujours hanté par les secrets entourant son enfance et ceux-ci n’ont pas encore tous été dévoilés!! 

Bref, vous l’aurez compris, si vous aimez les thrillers qui se passent dans les années 1800, bien documentés et pleins de personnages vraiment bien construits, intéressants et attachants, foncez découvrir ce troisième tome du Bureau des affaires occultes! (mais lisez d’abord les deux tomes précédents si ce n’est pas encore fait! 😉 )

Vivement le tome 4 !

Ma note:  ♥♥♥♥(♥)

J’ai lu: Les secrets de nos coeurs silencieux d’Isabelle Aeschlimann

Hello tout le monde !

Je vous retrouve aujourd’hui pour vous parler du roman Les secrets de nos coeurs silencieux de l’autrice suisse Isabelle Aeschlimann. Il s’agit de son second roman et il a gagné le titre « coup de coeur du jury » au grand prix Femme Actuelle 2023! Un succès amplement mérité!

 ♥ = Bof bof, à éviter

♥♥ = Sympa, sans plus

♥♥♥ = Pas mal du tout , j’ai passé un bon moment !

♥♥♥♥ = A lire absolument !

♥♥♥♥♥ = Attention, gros coup de cœur !

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Nombre de pages:  415 pages

Maison d’édition: Nouveaux auteurs

Date de parution (dans cette édition): 29 juin 2023

4ème de couverture:

Elise se sent à l’étroit dans son petit village. Alors que son meilleur ami lui propose de partir avec lui, un événement brutal va les séparer.
Vingt-six ans plus tard, Christa, superbe femme malentendante que la vie n’épargne pas, se bat pour s’intégrer dans notre société en manque de tolérance.
Sa petite sœur Julie, adolescente tourmentée, découvre un secret de famille qui va briser ses repères. Elle va alors tirer sur le fil emmêlé de l’histoire de leur famille…

Mon avis: 

Ce livre est une pépite qu’il vous sera impossible de lâcher!

Bon, maintenant, que vous êtes prévenu(e)s, je peux vous parler plus en détails de ce second roman plus que réussi d’Isabelle Aeschlimann 🙂

Ce roman a été un raz-de-marée émotionnel pour moi, tant j’ai été touchée par l’histoire et les personnages si bien construits que nous avons presque l’impression de les connaître.

Dans ce livre, nous allons suivre une maman (Elise) et ses deux filles (Christa et Julie) dont les destins vont être bouleversés par un déchirant secret de famille. 

De plus, l’autrice aborde avec beaucoup de sensibilité le thème du handicap en parlant de deux sujets dont on entendu peu parler (et d’autant plus en littérature): les personnes malentendantes ainsi que l’épilepsie. 

J’ai appris beaucoup de choses grâce à ce roman et on ressent qu’Isabelle Aeschlimann s’est énormément documentée pour rendre le tout parfaitement cohérent. Les scènes de détresse et de désespoir de Christa sont déchirantes et bouleversantes de véracité. 

Julie, sa petite sœur, peine à trouver sa place dans cette famille où Christa, porteuse de handicap, demande une attention accrue de la part de leurs parents. Presque malgré elle, elle ressent une sorte de ressentiment à se mettre toujours en retrait au profit de sa grande sœur alors qu’elle passe son temps à la sauver des mauvais pas dans lesquels elle se met en permanence. 

L’intrigue est maniée avec brio et nous tient en haleine jusqu’à la toute fin. Les personnages sont – comme dit plus haut – très attachants et j’ai été particulièrement touchée par cette maman qui se sacrifie pour ses filles, qui, bien que 10 ans les séparent, ont su tisser une belle relation qui s’est encore consolidée en devenant adultes. 

Une bonne partie du roman se passe en Suisse, en Ajoie. L’ambiance est un peu étouffante dans ce village ajoulot où tout se sait et où les enfants sont encouragés à prendre la suite de leurs parents, faisant une croix sur leur propres envies ou ambitions. On ressent bien la pression qui pèse sur la mère, Elise, qui aurait rêvé de partir vivre à Berlin avec son meilleur ami, pour goûter une liberté à laquelle elle n’a jamais eu droit, n’ayant jamais ou presque quitté son village. Un drame mettra fin à toutes ses envies d’ailleurs.

Un roman féministe, exaltant et émouvant à la fois, très bien écrit et qui mérite vraiment son prix « coup de coeur du Jury » du Grand Prix Femme Actuelle 2023. Cet ouvrage a été un gros coup de coeur pour moi aussi !

Je suis ressortie de la lecture de ce livre chamboulée, émue mais aussi et surtout terriblement heureuse. J’ai tout aimé: l’ambiance, les personnages, l’intrigue, les dialogues qui sonnaient justes et surtout les thèmes abordés.

Si vous ne l’avez pas encore lu, filez en librairie pour ne pas rater ce bijou et n’hésitez pas à l’offrir autour de vous, c’est une valeur sûre!

Ma note: ♥♥♥♥♥

J’ai lu: la duologie « Monsters of Verity »; This savage song + Our dark duet de V.E. Schwab

Hello tout le monde !

Je vous retrouve aujourd’hui pour vous parler de la duologie Monsters of Verity qui comprend « This savage song » et « Our dark duet » de l’autrice V.E. Schwab. Elle a écrit beaucoup de romans à succès dont la série « Shades of magic » ou le one shot « la vie invisible d’Addie Larue ».

 ♥ = Bof bof, à éviter

♥♥ = Sympa, sans plus

♥♥♥ = Pas mal du tout , j’ai passé un bon moment !

♥♥♥♥ = A lire absolument !

♥♥♥♥♥ = Attention, gros coup de cœur !

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Nombre de pages: 469 + 510  pages

Maison d’édition: Lumen

Date de parution (dans cette édition): octobre 2022 et janvier 2023

4ème de couverture (livre 1; this savage song):

La capitale de Verity étouffe, saturée de crimes toujours plus violents. Pire encore, ce mal terrible a commencé à s’incarner dans le monde réel : à chaque nouvelle horreur naît un monstre qui, à son tour, terrorise la population. D’un côté, les Corsai, qui grouillent dans le noir pour dévorer leur proie, de l’autre, les Malchai qui boivent le sang de leur victime au grand jour. Peu à peu, la résistance s’est organisée… Au nord, le cruel Callum Harker règne en maître, ne protégeant les habitants que contre rémunération. Au sud, Henry Flynn a choisi une tactique bien différente. Avec sa femme Emily, il a adopté comme ses propres enfants trois des abominations, trois Sunai – des créatures d’apparence humaine qui utilisent la musique pour dévorer l’âme de leurs adversaires.

À la demande de ses parents, August élimine donc sans broncher les monstres comme les criminels qui les ont engendrés, mais il brûle de faire plus pour libérer le monde de cette malédiction. Alors, lorsqu’il a l’occasion de surveiller d’un peu plus près Kate Harker, la fille de leur ennemi juré, il saute sur cette chance et accepte d’intégrer l’établissement huppé où elle a été envoyée, l’académie Colton. Mais la jeune fille ne tarde pas à découvrir son secret : s’il a tout d’un adolescent, il est en fait un prédateur assoiffé de vies humaines…

Elle est humaine et se rêve en monstre, lui est un monstre qui se rêve humain. Mensonges et dissimulation, dilemmes moraux d’une grande cruauté, système magique fascinant fondé sur la musique..

Mon avis: 

J’ai tout d’abord été intriguée en librairie par les objets livres car je les ai trouvé superbes et j’ai apprécié le fait que Lumen les vendent à des prix très raisonnables (17 Euros) alors qu’ils sont qualitativement exceptionnels (couverture bien rigide, découpes, etc.). 

L’autrice nous pose dès le départ le décor: une ville, Verity, où règnent en maîtres deux clans. Callum Harker, d’un côté, qui a comme « alliés » les Corsai, sortes d’ombres voraces qui ne sortent qu’à la faveur de la nuit et les Malchai, des vampires un poil plus évolués que les Corsai, qui ne vivent que pour tuer et faire souffrir. Ces deux types de créatures sont opportunistes et manipulatrices.

De l’autre côté, nous avons Henry Flynn, un homme bon qui essaie de réunifier la ville avec l’aide de Sunai, des créatures à l’apparence humaine mais qui sont terribles dès qu’elles font de la musique. Cependant, les Sunai ont comme principe de ne faucher l’âme que des pêcheurs, s’érigeant en justiciers, contrairement aux Corsai et aux Malchai. 

Kate est la fille de Harker et a été élevée dans la haine du clan Flynn. Sa mère ayant trouvé la mort dans un accident de voiture, elle va partir vivre avec son père. Si elle veut montrer à celui-ci ce dont elle est capable, elle devra réussir à percer le mystère des Sunai et pourquoi pas les détruire dans la foulée, offrant à son père un avantage indéniable. Kate est une jeune femme plutôt sûre d’elle, maniant avec brio n’importe quelle arme. 

August, quant à lui, est l’un des trois Sunai adopté par Henry Flynn, qu’il considère comme son père. C’est un jeune homme réservée qui ne rêve que d’une chose, être un vrai humain, sans porter la charge que son statut de Sunai lui confère. Il n’a pas envie d’être craint en permanence. Il sait qu’il possède un pouvoir énorme, qu’il est quasiment intuable, contrairement à ses amis qu’il voit mourir parfois lors des affrontement contre le clan Harker.

Entre Kate et August, et contre toute attente, le courant passe immédiatement. Dans leurs solitude, ils se ressemblent énormément. Quand un danger encore plus grand que la petite guerre entre ces deux clans apparaît, August va devoir faire confiance à Kate pour sauver leur ville de la dévastation.

Cette duologie sans temps mort parle des différences, de la solitude, de la dépression, du deuil. J’ai à plusieurs reprises été touchée par le mal-être d’August, qui peine à trouver sa place dans le monde des humains. Les personnages sont profonds, ont de la substance. En effet, à la fin, nous ne savons plus très bien qui sont les vrais monstres. Ceux dont c’est la nature ou les humains, qui détruisent également tout sur leur passage se croyant toujours dans leur bon droit ?

Tout l’univers créé par l’autrice est original et bien pensé, les protagonistes sont attachants et les créatures imaginées sont riches en couleurs. Le pouvoir des Sunai, terrible et magnifique à la fois, la musique, est une idée vraiment géniale et atypique. Cela donne un côté presque poétique à l’histoire.

(…) – à quoi sert ma force si tu ne me laisses pas l’utiliser?

Henry posa les mains sur ses épaules.

– A quoi servira ta force si on te perd au profit de Sloan? (…) Tu te crois peut-être invincible, mais tu ne l’es pas.

– Je n’ai pas besoin d’être invincible, répliqua August en se dégageant d’un coup d’épaule. Il me suffit d’être plus fort que tous les autres.

Our dark duet, de V.E. Schwab, page 224

Bon je ne peux pas entrer plus dans les détails de peur de trop vous en dévoiler mais sachez juste que j’ai adoré cette duologie qui évite les tropes vus et revus dans les romans classés Young Adults. J’ai bientôt 40 ans et j’ai été totalement happée par cette histoire!

Laissez-vous charmer par le violon d’August…et plongez dans l’atmosphère à la fois lugubre et enchanteresse de Monsters of Verity! 

Ma note: ♥♥♥♥♥

[SP]J’ai lu: La pêche mystérieuse d’Anne Noschis

Hello tout le monde !

Je vous retrouve aujourd’hui pour vous parler du roman La pêche mystérieuse de l’autrice Anne Noschis que j’ai eu la chance de recevoir de la part des éditions Slatkine. 

 ♥ = Bof bof, à éviter

♥♥ = Sympa, sans plus

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♥♥♥♥ = A lire absolument !

♥♥♥♥♥ = Attention, gros coup de cœur !

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la pêche mystérieuse

Nombre de pages: 266 pages

Maison d’édition: Slatkine

Date de parution (dans cette édition): 5 mai 2023

4ème de couverture:

En 1477, Genève est un noeud financier grâce à ses foires et ses banques. Gouvernée par un prince-évêque, l’opulente cité aiguise les appétits des Suisses, vainqueurs des Guerres de Bourgogne et puissance militaire du temps. Non contents d’occuper le Pays de Vaud, les Confédérés menacent d’attaquer et de piller la ville. Pour garantir son intégrité, l’évêque promet d’acquitter une énorme rançon ; la population renâcle, tarde à payer l’impôt. Sur fond de crise intérieure, les pêcheurs de Saint- Gervais font une curieuse découverte dans leurs filets. Antoinaz de Blonay, fille bâtarde et cavalière intrépide, mène l’enquête, hautement périlleuse, au vu des parties en présence. Basée sur des documents d’archives, La Pêche mystérieuse fait la part belle au célèbre tableau de Conrad Witz, La Pêche miraculeuse. Elle mêle traque policière, intrigue à rebondissements et histoire d’une âme. Fresque inédite et inattendue de Genève et des cantons suisses à la fin du XVe siècle dans un Moyen Age crépusculaire, jubilatoire et sulfureux.

Mon avis: 

Un meurtre à élucider et des joyaux qui ont disparu, l’intrigue de base avait déjà tout pour me plaire!

Je n’avais jamais lu de romans d’Anne Noschis et je dois dire que sa plume est étonnamment fluide pour dire qu’elle mêle histoire et enquête dans un même livre.

J’ai trouvé l’histoire vraiment intéressante et j’ai aimé retrouver dans le roman des lieux que je connais bien et qui font partie de l’histoire de la Suisse. Ce roman m’a également appris certains faits d’armes qui s’étaient passés en Suisse et dont j’ignorais tout. C’est ce qui fait le sel de la littérature, entretenir notre culture, tout en passant un moment de pur divertissement!

Antoinaz, l’héroïne, est une jeune femme qui se joue des codes et veut être libre de vivre comme elle l’entend, comme un homme. Son caractère effronté m’a beaucoup plu.

On trouve quelques scènes un peu osées dans ce roman mais abordées de manière très respectueuse pour les femmes (ainsi que pour les hommes), chose que j’ai appréciée. J’ai trouvé ces petits moments coquins plutôt rafraîchissants!

J’avais peur que le langage et les tournures de phrases « de l’époque » soient un frein à ma lecture mais pas du tout, je me suis très vite habituée à la façon de parler des protagonistes.

Un roman policier et historique captivant et envoûtant qui pourrait bien vous surprendre!

Ma note: ♥♥♥♥

Un grand merci aux éditions Slatkine pour l’envoi de ce SP!

J’ai lu: La comtesse de sang de Maurice Périsset

Hello tout le monde !

Je vous retrouve aujourd’hui pour vous parler du roman historique La comtesse de sang de l’auteur Maurice Périsset.

 ♥ = Bof bof, à éviter

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♥♥♥♥ = A lire absolument !

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la comtesse de sang

Nombre de pages: 258 pages

Maison d’édition: Pygmalion

Date de parution (dans cette édition): 18 avril 2001

4ème de couverture:

Dans le décor somptueux et sombre d’un château isolé, plus de six cents jeunes filles périssent, entraînées tour à tour dans des souterrains immenses et glacés ou innocemment conviées à de fastueuses agapes se terminant par d’affreux carnages. Suppliciées avec la dernière férocité, elles succombent pour le seul et monstrueux plaisir d’un être d’une étrange beauté, au teint de lis, dévoré par des besoins sexuels innommables et un penchant immodéré pour les femmes. Mais pourquoi ? Pourquoi cette folle sanguinaire, cet acharnement à trouver toujours des tortures plus raffinées ? Pourquoi ces chevauchées solitaires et éperdues à travers les forêts pour hurler avec les loups ? Pourquoi cette course désespérée pour tenter d’abolir le temps et retenir éternellement la jeunesse ? On ne connaît guère à travers les âges d’exemples plus horrifiants et plus extraordinaires. Voici, telle qu’elle se déroula véritablement, l’histoire d’Erzébeth Bathory, la comtesse goule de sinistre mémoire, l’effroyable vampire femelle dont la vie et les exactions atroces dépassèrent en cruauté les plus noirs forfaits jamais perpétrés, et qui frappa d’épouvante la lointaine Hongrie du XVIe siècle.

Mon avis:

Ames sensibles s’abstenir!

Dans ce document historique romancé, Maurice Périsset nous raconte l’histoire d’Erzébeth Bathory, jeune femme cruelle et sans cœur qui est obsédée par la peur de vieillir et de voir sa beauté se faner. Une femme qui comprend très vite que la valeur d’une femme à cette époque (1500-1600) est bien plus haute tant qu’elle est jeune et belle. 

Après avoir consulté une sorcière qui lui dit de se baigner dans le sang de jeunes femmes, elle va commencer à faire enlever, torturer et saigner des centaines de jeunes femmes de Hongrie.

Etrangement, elle est partagée entre ses moments de folies meurtrières et l’affection qu’elle porte à ses enfants auxquels elle ne fera jamais le moindre mal.

Ce roman nous offre une immersion totale dans l’horreur et les descriptions des tortures infligées sont parfois à la limite de l’insoutenable. 

On voit comment les personnes du « bas » peuple ne valaient rien à cette époque et que les riches se sentent au-dessus des lois. Comment autant de jeunes femmes ont-elles pu disparaître sans que personne n’intervienne plus rapidement ?

La plume de l’auteur est agréable et fluide, on voit qu’il maîtrise parfaitement son sujet et qu’il s’est énormément documenté (c’est mieux vous me direz) afin de coller au plus près à la réalité. 

J’ai trouvé ce roman très intéressant car j’avais déjà entendu parler des légendes entourant cette femme et j’avais vraiment envie d’en savoir plus. 

Si vous avez le cœur bien accroché et que cette période historique vous intéresse, je ne peux que vous recommander ce livre.

Ma note: ♥♥♥♥

J’ai lu: Au temps des requins et des sauveurs de Kawai Strong Washburn

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Je vous retrouve aujourd’hui pour vous parler du roman Au temps des requins et des sauveurs de l’auteur Kawai Strong Washburn. Il s’agit de son premier roman.

 ♥ = Bof bof, à éviter

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♥♥♥♥ = A lire absolument !

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au temps des requins et des sauveurs

Nombre de pages:  432 pages

Maison d’édition: Gallimard

Date de parution (dans cette édition): 26 août 2021

4ème de couverture:

En 1995 à Hawaii, au cours d’une balade familiale en bateau, le petit Nainoa Flores tombe par-dessus bord en plein océan Pacifique. Lorsqu’un banc de requins commence à encercler l’enfant, tous craignent le pire. Contre toute attente, Nainoa est délicatement ramené à sa mère par un requin qui le transporte entre ses mâchoires, scellant cette histoire extraordinaire du sceau de la légende. Sur près de quinze ans, nous suivons l’histoire de cette famille qui peine à rebondir après l’effondrement de la culture de la canne à sucre à Hawaii. Pour Malia et Augie, le sauvetage de leur fils est un signe de la faveur des anciens dieux – une croyance renforcée par les nouvelles capacités déroutantes de guérisseur de Nainoa. Mais au fil du temps, cette supposée faveur divine commence à briser les liens qui unissaient la famille. Chacun devra alors tenter de trouver un équilibre entre une farouche volonté d’indépendance et l’importance de réparer la famille, les cœurs, les corps, et pourquoi pas l’archipel lui-même. Avec cet éblouissant premier roman, Kawai Strong Washburn lève le voile sur l’envers du décor hawaiien, à rebours des clichés et du tourisme de luxe. Il offre de ces îles une vision plurielle et bouleversante, servie par un choeur de voix puissant, et livre une histoire familiale unique et inoubliable.

Mon avis: 

Dès le début du roman, nous sommes immergés dans la culture et les croyances hawaïennes et j’ai trouvé cela très dépaysant et vraiment intéressant.

On suit une famille, les parents, Malia et Augie et leurs 3 enfants, Dean, Kaui et Nainoa, qui vivent donc à Hawaii. Ils n’ont pas beaucoup d’argent mais sont heureux quand même car ils croient à leur bonne étoile. 

Le jour où leur fils cadet, Nainoa, tombe à l’eau lors d’une balade en bateau et est ramené sain et sauf par des requins, Malia et Augie pensent qu’il est touché par la grâce et qu’il est destiné à accomplir de grandes choses.

Si Nainoa commence à développer un don certain qui lui permet d’entrer en résonnance avec les autres pour les soulager de leurs maux, il a l’impression que ses parents et tout son entourage en général en attendent trop de lui, il aimerait juste qu’on lui fiche la paix. Au fond de lui, il est persuadé de ne pas mériter toute cette attention et préfèrerait pouvoir vivre tranquillement sa petite vie sans être sans arrêt sollicité. Il souffre du syndrome de l’imposteur même s’il a réellement un certain don mystique.

De son côté, sa sœur Kaui brille dans les études mais ce succès est toujours éclipsé par les « miracles » de Nainoa, entretenant une sorte de rancœur tenace, même si elle adore son frère. Elle n’aspire qu’à quitter Hawaii et à vivre pour elle, sur le continent, sans être « la soeur de ».

Quant au frère aîné, Dean, il est doué au basket mais se perd dans les affres de la drogue et de l’argent facile. Il souffre d’une complexe d’infériorité par rapport à sa soeur qui est si intelligente et studieuse et son frère pour qui tout est si facile car il a été béni par un don.

Les personnages des parents sont également très touchants. Ils aiment bien évidemment leurs trois enfants pareillement mais ne savent pas trop leur montrer, toute leur vie tourne un peu autour de Nainoa.

Malgré toutes les nuits d’insomnie où vous nous assommiez avec vos braillements affamés, malgré tous les trajets en voiture où vous n’arrêtiez pas de hurler, malgré les écorchures, les coupures et les après-midi de larmes au centre commercial, les nuits de fièvre pendant lesquelles je vous serrais contre ma poitrine et sentais les ailes de papillon de vos poumons qui luttaient contre la maladie, les taches de merde sur les draps à Noël et le poignet cassé le soir où nous avions réservé au restaurant pour notre anniversaire de mariage… malgré tout ça, il y avait toujours sous la surface une forme de perfection inouïe. 

Au temps des requins et des sauveurs de Kawai Strong Washburn, page 276

Au temps des requins et des sauveurs est une magnifique ode à la famille et brosse un portrait lucide de l’Etat d’Hawaii pris en tenaille entre modernité et rites anciens. 

L’auteur a une plume magnifique et puissante et je me réjouis de découvrir ses prochains romans.

Un gros coup de cœur!

Ma note: ♥♥♥♥♥

J’ai lu: Les corps conjugaux de Sophie de Baere

Hello tout le monde !

Je vous retrouve aujourd’hui pour vous parler du roman Les corps conjugaux de l’autrice Sophie de Baere dont j’avais adoré le roman Les ailes collées.

 ♥ = Bof bof, à éviter

♥♥ = Sympa, sans plus

♥♥♥ = Pas mal du tout , j’ai passé un bon moment !

♥♥♥♥ = A lire absolument !

♥♥♥♥♥ = Attention, gros coup de cœur !

Les (♥) représentent les demis 

L’image provient de mon instagram.

les corps conjugaux

Nombre de pages: 320 pages

Maison d’édition: Le Livre de Poche

Date de parution (dans cette édition): 16 février 2022

4ème de couverture:

Fille d’immigrés italiens, Alice Callandri consacre son enfance et son adolescence à prendre la pose pour des catalogues publicitaires et à défiler lors de concours de beauté. Mais, à dix-huit ans, elle part étudier à Paris. Elle y rencontre Jean. Ils s’aiment intensément, fondent une famille, se marient. Pourtant, quelques jours après la cérémonie, Alice disparaît. Les années passent mais pas les questions. Qu’est-elle devenue ? Pourquoi Alice a-t-elle abandonné son bonheur parfait, son immense amour, sa fille de dix ans ?
Portrait de femme saisissant, histoire d’un amour fou, secrets de famille, Les Corps conjugaux, inspiré d’une histoire vraie, explore avec force et poésie l’un des plus grands tabous et notre part d’humanité.

Mon avis: 

Les corps conjugaux, cela parle d’un amour si fort et si évident qu’il devient impossible pour Alice de rester avec son mari Jean et leur fille Charlotte dès lors qu’elle fait LA découverte qui va bouleverser sa vie à tout jamais.

Nous allons donc suivre alternativement Alice (qui est la narratrice), depuis son départ, et sa fille, Charlotte, qui doit apprendre à grandir et à devenir une femme à son tour, sans le regard bienveillant de sa maman. Comment être vraiment épanouie quand on a l’impression de n’avoir pas été assez bien pour que notre mère reste auprès de nous ? 

Le personnage d’Alice est complexe, repoussant et attirant à la fois. A certains moments je la plaignais et à d’autres je l’accablais… mais comment en vouloir à une femme qui ne souhaite qu’une chose: Etre libre d’aimer l’homme de sa vie? Alice est rongée par les regrets et les remords, qui font de sa vie un enfer.

Charlotte m’a donné l’impression d’être une petite fille abandonnée même une fois adulte. Certaines blessures ne peuvent se refermer sans heurts, malgré un père présent et aux petits soins pour elle. Elle vit dans l’ombre d’une mère qu’elle idéalise et haït en même temps. Cherchant elle-même à devenir maman, elle ne comprend pas comment on peut abandonner ainsi son enfant.

J’ai trouvé que cet ouvrage proposait des sujets vraiment intéressants et il bouscule également énormément les codes en abordant un sujet tabou (mais je vous laisserai découvrir de quoi il s’agit).

Sophie de Baere décrit des scènes d’amour et de sexe sans aucune vulgarité, de sa plume fine et délicate, sans tomber dans la mièvrerie pour autant.

Les personnages de Jean, le mari d’Alice, et d’Alexandre, celui de Charlotte, sont en retrait, comme pour laisser la lumière briller sur leur femme. On sent que Jean est désemparé et malheureux mais on ne s’appesantit par sur lui.

Un très beau roman qui pose des questions importantes sur nos aspirations et pulsions ainsi que le sens du sacrifice que nous pouvons avoir pour protéger les gens que nous aimons.

Si j’ai préféré le livre Les ailes collées qui m’avait bouleversée, ce roman-ci est tout de même une excellente surprise!

Dramatique et marquant, à découvrir!

Ma note: ♥♥♥♥

J’ai lu: Bien sûr que les poissons ont froid de Fanny Ruwet

Hello tout le monde !

Je vous retrouve aujourd’hui pour vous parler du roman Bien sûr que les poissons ont froid de l’autrice Fanny Ruwet. Il s’agit de son premier roman.

 ♥ = Bof bof, à éviter

♥♥ = Sympa, sans plus

♥♥♥ = Pas mal du tout , j’ai passé un bon moment !

♥♥♥♥ = A lire absolument !

♥♥♥♥♥ = Attention, gros coup de cœur !

Les (♥) représentent les demis 

L’image provient de mon instagram.

bien sûr que les poissons ont froid

Nombre de pages: 266 pages

Maison d’édition: L’Iconoclaste

Date de parution (dans cette édition): 30 mars 2023

4ème de couverture:

Vous tenez entre les mains l’irrésistible roman de Fanny Ruwet… Il parle de dépression, de rencontres amoureuses sur les réseaux sociaux, de crise existentielle et d’alcoolisme mondain. Il nous embarque dans une intrigue à couper le souffle. Et évidemment, la fin va vous surprendre.
C’est un livre truffé de blagues, contrairement à cette présentation, son éditeur ayant moins d’humour que son autrice. Vous allez verser quelques larmes, mais surtout rire, beaucoup rire. Et ça, c’est rare en littérature

Mon avis: 

Un roman que j’ai dévoré en plus ou moins 2h, un après-midi, durant la sieste de ma seconde fille.

On y suit une jeune femme, Allie, un peu mélancolique, introvertie (enfin ça dépend des moments) et aux penchants dépressifs (elle a aussi un petit penchant pour l’alcool). Elle se remémore dès la première page du livre le bon temps des conversations MSN. (qui s’en souvient?? MSN ou Caramail avant lui où nous pouvions discuter avec des personnes du monde entier (ou de notre bled) et nous confier comme si nous nous connaissions depuis toujours. Vous noterez d’ailleurs que nous n’avions vraiment pas peur de tomber sur des gens malveillants.) Mais revenons à nous moutons, ou plutôt à Allie qui aimerait retrouver la trace de Nour, un garçon avec lequel elle avait beaucoup discuté online (et avait même fait des déclarations) lorsqu’elle était adolescente. Celui-ci avait disparu des radars du jour au lendemain, laissant Allie désemparée.

Va s’en suivre une enquête pour le moins palpitante en compagnie de son meilleur ami Maxime qui se prend très vite au jeu lui aussi, surtout si cela peut remonter le moral d’Allie.

Il y a pleins de choses comme ça qu’on fait pour la dernière fois, sans s’en rendre compte. On en sacralise beaucoup: le dernier jour au collège, le dernier jour au taf,, le dernier soir des vacances… On en manque beaucoup, aussi. En général, ce n’est qu’après coup qu’on réalise avoir embrassé un amoureux, vu un proche ou entendu une chanson pour la dernière fois. 

Il y a probablement des dernières fois qu’on aurait vécues différemment, si on avait su. On y aurait mis plus d’attente, plus d’intensité. On se serait concentrés le plus fort possible pour ne pas oublier ce moment.

Bien sûr que les poissons ont froid, de Fanny Ruwet, page 33.

Ce livre est truffé d’humour et on a vraiment l’impression d’entendre la narratrice dans notre tête. Sa façon de s’exprimer, son phrasé particulier et très « parlé », tout est fait pour que le roman soit addictif. Les notes de bas de page sont hilarantes, je me suis beaucoup retrouvée dans cet humour un peu sarcastique 😉

Bien que l’autrice soit plus jeune que moi, les références citées, qu’il s’agisse de musique, séries télé, jeux vidéos, etc. sont proches des miennes ce qui fait que j’ai eu l’impression de boire un café avec une copine qui me raconte ses malheurs et ses déboires amoureux.

A noter que ce roman est partiellement autobiographique ce qui le rend d’autant plus attachant.

Un roman qui aborde le thème des rencontres online et les désillusions qui les ont souvent accompagnées. Il parle également de cette génération qui n’a pas vraiment envie de grandir et qui préférerait rester dans son cocon plutôt que d’affronter le quotidien morose et angoissant. 

Un livre que je vais précieusement garder dans ma bibliothèque!

Ma note: ♥♥♥♥♥

[SP] J’ai lu: Witch Hunt, la chasse aux sorcières d’Olivia Gerig

Hello tout le monde !

Je vous retrouve aujourd’hui pour vous parler du roman Witch Hunt, la chasse aux sorcières de l’autrice Olivier Gerig que j’ai eu la chance de recevoir en SP de la part des Editions Romann.

 ♥ = Bof bof, à éviter

♥♥ = Sympa, sans plus

♥♥♥ = Pas mal du tout , j’ai passé un bon moment !

♥♥♥♥ = A lire absolument !

♥♥♥♥♥ = Attention, gros coup de cœur !

Les (♥) représentent les demis 

L’image provient de mon instagram.

Nombre de pages: 486 pages

Maison d’édition: Les Editions Romann, collection MystER

Date de parution (dans cette édition): Avril 2023

4ème de couverture:

Alors qu’un couple va y célébrer son mariage, les cadavres de deux adolescents sont découverts sur des bûchers dans la cour du château d’Avully à Brenthonne. La mise en scène macabre rappelle la sombre époque de l’inquisition et de la chasse aux sorcières. Appelée en renfort par le procureur de Thonon, la capitaine Aurore Pellet de la police judiciaire d’Annecy va se lancer dans une enquête difficile, la confrontant aux fantômes du passé, à sa propre condition de femme et aux dérives de la société d’aujourd’hui, aux frontières du virtuel, du réel et du paranormal.

Mon avis: 

Je découvre avec bonheur la plume d’Olivia Gerig avec ce roman qui m’a tout de suite fait envie de par son sujet (et on en parle de cette couverture  magnifique??).

Dans ce roman, la capitaine de police Aurore Pellet va devoir faire face à une enquête compliquée à cheval entre la France et la Suisse. Une affaire qui la touche particulièrement car des cadavres d’adolescents ont été retrouvés brûlés, dans un simulacre de mise à mort comme au temps des chasses aux sorcières. Très vite, Aurore va comprendre que le temps presse et que d’autres jeunes personnes sont en danger.

J’ai aimé le fait que l’autrice mêle passé (1986) et présent (2016) pour tisser la toile de son intrigue.

En effet, celle-ci mêle habilement croyances anciennes – les sorcières – et des problématiques bien actuelles comme le fait que les adolescents s’isolent de plus en plus derrière leurs écrans, devenant malgré eux du gibier potentiel pour des personnes malveillantes.

Aurore Pellet va devoir redoubler d’intelligence et de perspicacité (bien entourée par son équipe) pour découvrir qui se cache derrière ces meurtres sordides.

J’ai aimé le personnage d’Aurore, qui, bien que passionnée par son métier, essaie de ménager un peu d’ espace pour sa relation amoureuse avec Jules, qui travaille lui aussi pour les forces de l’ordre. Difficile de concilier les deux, surtout quand vie privée et vie professionnelle se mélangent, floutant la frontière entre les deux. Cela rend le personnage d’Aurore d’autant plus crédible car en tant que femme il est parfois difficile de faire ses preuves (surtout dans des métiers majoritairement masculins) et d’oser se mettre en avant auprès de sa hiérarchie. De ce fait, Aurore essaie de ne jamais montrer un signe de faiblesse et s’implique à 1000% dans son enquête pour que rien ne puisse lui être reproché. 

J’ai trouvé également que tous les dialogues étaient bien écrits, ceux-ci sonnaient justes et pas comme des répliques bateau.

Un roman qui ne se borne pas à une simple enquête car il aborde des thèmes très forts comme le suicide, la dépression mais également la place de la femme dans la société… avec finesse et d’intelligence. 

Olivia Gerig nous entraine dans une enquête riche en rebondissements, dont les chapitres plutôt courts renforcent le sentiment d’urgence.

Witch Hunt est un très bon roman policier, qui bénéficie de personnages riches en couleur et attachants et d’une intrigue en béton.

J’ai vraiment envie de découvrir les romans précédents de l’autrice étant donné que la capitaine Aurore Pellet est un personnage récurrent!

Ma note: ♥♥♥♥(♥)

Un grand merci aux Editions Romann pour l’envoi de ce SP!