J’ai lu: La Meute d’Olivier Bal

Hello tout le monde !

Je vous retrouve aujourd’hui pour vous parler du roman La Meute de l’auteur Olivier Bal. 

 ♥ = Bof bof, à éviter

♥♥ = Sympa, sans plus

♥♥♥ = Pas mal du tout , j’ai passé un bon moment !

♥♥♥♥ = A lire absolument !

♥♥♥♥♥ = Attention, gros coup de cœur !

Les (♥) représentent les demis 

L’image provient de mon instagram.

Nombre de pages: 472 pages

Maison d’édition: XO Editions

Date de parution (dans cette édition): 25 avril 2024

4ème de couverture:

Il y aura toujours des diables, des dieux et des hommes au milieu.

Février 2024.  » L’Ange noir  » a encore frappé. Chaque fois, sa victime est enterrée vivante et meurt étouffée. à la sous-direction de l’antiterrorisme, Sofia Giordano cherche à mettre la main sur ce tueur qui s’en prend à des notables partout en France. Elle est bientôt rejointe par le lieutenant Gabriel Geller qui, de son côté, enquête sur l’assassinat, à Paris, de réfugiés aux corps affreusement lacérés.

Deux affaires en apparence distinctes. En apparence, seulement. Car, bientôt, Sofia et Gabriel vont devoir infiltrer la Meute. Franchir des épreuves initiatiques terrifiantes. Gagner la confiance de l’étrange famille Mirval qui règne en maître dans le château de Noirval. Ils devront frayer avec les loups. Pour éviter le grand cauchemar.

Un thriller implacable sur une machination diabolique qui pourrait faire vaciller la société.
Une plongée glaçante dans la mécanique du fanatisme.

Mon avis: 

Paris, de nos jours.
Dans ce roman où passé et présent s’entrecroisent, nous allons jongler entre deux affaires criminelles.

D’un côté, des hommes politiques sont retrouvés morts, ensevelis six pieds sous terre alors qu’ils étaient encore vivants. Des morts vicieuses revendiquées par L’Ange Noir, personnage mystérieux agissant apparemment seul et qui arrive à disparaître à chaque fois, au grand dam de la police qui se casse les dents sur cette délicate enquête.

Sofia Giordano, épaulée par son équipe de la section antiterrorisme, va prendre tous les risques pour mettre fin à ces meurtres…

D’un autre côté, un réfugié syrien est retrouvé mort, des traces de lacérations sur le corps. Gabriel Geller, flic taciturne et à fleur de peau depuis le décès de sa fille, ne va pas hésiter une seconde à mettre sa carrière et sa vie en danger pour remonter jusqu’à la source du mal, qui pourrait bien provenir de l’une des familles les plus fortunées de France…

Et si ces deux affaires étaient liées? Sofia et Gabriel l’apprendront bientôt et peut-être même à leurs dépens…

Avec ce thriller haletant qui nous prend à la gorge, Olivier Bal marque un coup de maître et n’hésite pas à aborder des thèmes bien d’actualité comme l’invisibilisation des immigrés et des personnes en situation de précarité et la montée en puissance de l’extrême droite.

Glaçant et brillant à la fois. Un gros coup de cœur. 

Ma note: ♥♥♥♥♥

J’ai lu: L’astronome et les spectres de Roland Portiche

Hello tout le monde !

Je vous retrouve aujourd’hui pour vous parler du roman L’Astronome et les spectres de l’auteur Roland Portiche. Il s’agit du premier tome d’une nouvelle série (après la série Ernetti) mettant en scène le célèbre Camille Flammarion.

 ♥ = Bof bof, à éviter

♥♥ = Sympa, sans plus

♥♥♥ = Pas mal du tout , j’ai passé un bon moment !

♥♥♥♥ = A lire absolument !

♥♥♥♥♥ = Attention, gros coup de cœur !

Les (♥) représentent les demis 

L’image provient de mon instagram.

Nombre de pages: 384 pages

Maison d’édition:  Flammarion

Date de parution (dans cette édition): avril 2024

4ème de couverture:

D’où viennent les spectres ? Quelle est leur vraie nature ? Qu’attendent-ils de nous ? Ces questions hantent Camille Flammarion. En cette fin du XIXᵉ siècle, l’astronome admiré de tous se passionne pour le spiritisme et les tables tournantes. Mais il ne croit pas aux fantômes et fait le pari que la science, la science seule, finira par percer le mystère. Un jour de 1895, alors que la France se déchire à propos de l’affaire Dreyfus, un événement dramatique entraîne Camille dans une incroyable aventure. Avec son ami Jules Verne, il entreprend un périlleux voyage au coeur de la forêt amazonienne. Il y rencontrera un peuple oublié de l’histoire qui lui dévoilera une inquiétante vérité : et si les spectres ne se contentaient pas de hanter les humains ? S’ils voulaient prendre notre place, tout simplement ?

Mon avis:

Paris, 1895.
Camille Flammarion (frère de l’illustre éditeur) est un astronome réputé et passionné par son métier.

Curieux de comprendre tous les mystères de l’univers, il va commencer à s’intéresser de près au spiritisme et à la vie après la mort.

Épaulé par son ami le célèbre écrivain Jules Verne et un jeune archéologue, il va partir pour la Nouvelle Guinée – alors que la France s’embrase suite à l’affaire Dreyfus – afin de rencontrer un peuple ancestral qui détiendrait toutes les réponses à ses questions.

Et si les esprits ne nous voulaient pas du bien et cherchaient à nous évincer afin de prendre notre place sur terre?

J’ai été heureuse de retrouver la plume passionnante de Roland Portiche dont j’avais adoré la trilogie Ernetti. On sent que l’auteur a fait de longues recherches pour que son roman soit plausible. L’intrigue est bien entendu fantasque mais néanmoins j’ai trouvé amusant et original de suivre des sommités telles que Camille Flammarion, Jules Verne mais aussi Victor Hugo (!) dans un roman d’aventure mêlant des faits historiques réels et inventés.

Le rythme du roman est haletant et addictif comme tous les romans de l’auteur. Un premier tome (de ce qui se veut être une série) très prometteur et je me réjouis d’ores et déjà de lire les prochaines enquêtes de Camille Flammarion!

Ma note: ♥♥♥♥(♥)


J’ai lu: Le chant maléfique (le bureau des affaires occultes tome 4) d’Eric Fouassier

Hello tout le monde !

Je vous retrouve aujourd’hui pour vous parler du roman Le chant maléfique de l’auteur Eric Fouassier. Il s’agit du 4ème tome des aventures de l’inspecteur Valentin Verne et de son bureau des affaires occultes.

 ♥ = Bof bof, à éviter

♥♥ = Sympa, sans plus

♥♥♥ = Pas mal du tout , j’ai passé un bon moment !

♥♥♥♥ = A lire absolument !

♥♥♥♥♥ = Attention, gros coup de cœur !

Les (♥) représentent les demis 

L’image provient de mon instagram.

Nombre de pages: 416 pages

Maison d’édition:  Albin Michel

Date de parution (dans cette édition): 2 mai 2024

4ème de couverture:

Quelle créature funeste hante le bocage vendéen ? Que signifie ce chant maléfique qui retentit la nuit pour annoncer de singuliers trépas ? Les victimes étant des légitimistes, certains y voient la main des espions de Louis-Philippe qui cherchent à empêcher le retour de la branche aînée des Bourbons sur le trône de France. D’autres évoquent l’aloubi, ce passeur du diable qui glisse sur les marais dans sa barque de brume, à moins qu’il ne s’agisse d’une malédiction venue d’au-delà des mers, dont les exécutants seraient les adorateurs d’une mystérieuse déesse…

 

Rumeur ou réalité ? Qui croire ?

 

C’est dans ce climat d’extrême tension que l’inspecteur Valentin Verne quitte les bas-fonds parisiens pour une Vendée au bord de l’insurrection, laissant Aglaé aux prises avec une enquête bien plus complexe qu’il n’y paraît, puisque la jeune femme va y jouer son avenir au sein du fameux Bureau des affaires occultes.

Une nouvelle enquête de l’inspecteur Valentin Verne, le génial créateur du Bureau des affaires occultes, où la science flirte avec le vice et le crime.

Mon avis:

Paris, 1832.

J’ai retrouvé avec bonheur la plume d’Éric Fouassier et son inspecteur du bureau des affaires occultes Valentin Verne dans une nouvelle enquête mêlant politique et royauté (la mère d’Henri V souhaite mettre celui-ci sur le trône de France dont elle pense qu’il est le légitime héritier, en lieu et place du roi Louis-Philippe) mais également légendes et mythes arrivés tout droit des Indes.

L’ambiance de l’époque est bien retranscrite (en tout cas je l’imagine ainsi!!)et j’ai aimé le mélange – comme dans les tomes précédents – de faits historiques avérés et ceux sortis tout droit de l’imagination de l’auteur.

Valentin devra s’infiltrer dans le camp « ennemi » des légitimistes afin de découvrir qui se cache derrière les sordides assassinats perpétrés contre des personnes soutenant la cause et qui semblent être des meurtres ayant fait l’objet de rituels dédiés à Kâli, la déesse de la mort et de la purification. Vraie malédiction, simples crimes crapuleux ou coup monté afin de décourager les légitimistes ?

Valentin devra plus que jamais faire fonctionner sa matière grise et affûter son sens de l’observation.

De son côté, Aglaé n’est pas en reste et cherchera à innocenter le fiancé d’une amie, accusé de vol et du meurtre d’un riche gentilhomme. Dans ce tome-ci, le personnage d’Aglaé s’étoffe encore plus et j’ai aimé le fait qu’elle se sente de plus en plus légitime de faire partie de la police.

Un roman passionnant et haletant qui ravira les amateurs de romans d’enquêtes sur toile historique.

Je vous recommande bien sûr de lire la série dans l’ordre chronologique si vous ne l’avez pas encore commencée, cela vous permettra de mieux appréhender le passif des personnages.

Ma note: ♥♥♥♥(♥)


J’ai lu: Norferville de Franck Thilliez

Hello tout le monde !

Je vous retrouve aujourd’hui pour vous parler du roman Norferville de l’auteur Franck Thilliez. 

 ♥ = Bof bof, à éviter

♥♥ = Sympa, sans plus

♥♥♥ = Pas mal du tout , j’ai passé un bon moment !

♥♥♥♥ = A lire absolument !

♥♥♥♥♥ = Attention, gros coup de cœur !

Les (♥) représentent les demis 

L’image provient de mon instagram.

Nombre de pages: 456 pages

Maison d’édition: Fleuve Noir

Date de parution (dans cette édition): 2 mai 2024

4ème de couverture:

Dans l’univers hostile du Grand Nord, personne ne vous entend crier.

Détective et criminologue à Lyon, Teddy Schaffran apprend que le corps de sa fille a été découvert dans une ville minière très isolée du Grand Nord québécois, Norferville. Morgane a été sauvagement mutilée, abandonnée dans la neige non loin d’une réserve autochtone. Sans réfléchir, Teddy plaque tout pour se rendre sur place, bien décidé à comprendre ce qui s’est passé.
Là-bas, Léonie Rock, une flic métisse, est mise sur l’affaire. Elle est alors contrainte de renouer avec cet endroit coupé de tout où elle est née et où, adolescente, trois inconnus l’ont violée. Un retour vers son enfer, alors que les températures frôlent les -20°C.
Ensemble, ces deux êtres éprouvés par la vie vont se démener pour trouver des réponses malgré l’inhospitalité de la nature et des hommes.

Mon avis: 

Norferville, Québec, de nos jours.
Léonie est une flic métisse mise sur le coup d’un horrible meurtre commis à Norferville, sa ville natale, où elle n’a pas remis les pieds depuis la fin de son adolescence. Tant de souvenirs vont refaire surface alors qu’elle avait tout fait pour oublier cette partie de sa vie.

Teddy est un criminologue lyonnais mais surtout il est le père de la victime. Effondré par le décès de sa fille avec laquelle il n’avait que peu de contacts, il va tout mettre en œuvre pour appuyer Léonie et son équipe dans leur enquête.

À Norferville, la situation est tendue entre les autochtones innus et les blancs qui essaient de leur imposer leur manière de vivre et qui détruisent la nature sauvage aux alentours avec leurs mines et autres exploitations invasives.

Léonie, pourtant à demi native, est elle-même confrontée au mutisme des habitants qui se montrent très méfiants à son encontre.

Ce roman très immersif nous plonge dans la solitude de ces villes du grand nord, coupées de tout et où deux cultures s’entrechoquent.

J’ai beaucoup aimé le personnage de Léonie qui a essayé de se reconstruire loin de cette ville et qui se voit obligée de se confronter aux fantômes de son passé.

Une étrange impression la submergea lorsque son pied toucha ce sol craquelé après presque vingt ans d’absence. Comme si quelque chose, un piège à loup invisible, se refermait sur sa cheville. Comme si on n’échappait pas à Norferville et que, tôt ou tard, où que vous soyez, ses griffes finissaient par vous ramener à elle. 

Norferville, de Franck Thilliez, page 66.

De son côté, Teddy est un homme blessé qui reste digne et qui ne vit plus que pour rendre justice à sa fille.

Ce roman m’a fait penser quelques fois à l’excellente serie « Qannaq » de Mo Malo avec laquelle j’ai trouvé pas mal de similitudes bien que les romans soient différents.

Un excellent thriller qui aborde – en plus du racisme – également les disparitions non résolues de nombreuses femmes autochtones qui ne font pas véritablement l’objet d’enquêtes approfondies. Des victimes effacées des radars pour lesquelles personne ne s’inquiète parce qu’elles sont innus.

Une très belle surprise et un livre que j’ai trouvé plus engagé que les précédents 🙂

Ma note: ♥♥♥♥(♥)

J’ai lu: Fantastique histoire d’amour de Sophie Divry

Hello tout le monde !

Je vous retrouve aujourd’hui pour vous parler du roman Fantastique histoire d’amour de l’autrice Sophie Divry. 

 ♥ = Bof bof, à éviter

♥♥ = Sympa, sans plus

♥♥♥ = Pas mal du tout , j’ai passé un bon moment !

♥♥♥♥ = A lire absolument !

♥♥♥♥♥ = Attention, gros coup de cœur !

Les (♥) représentent les demis 

L’image provient de mon instagram.

Nombre de pages: 512 pages

Maison d’édition: Seuil

Date de parution (dans cette édition): 12 janvier 2024

4ème de couverture:

Bastien, inspecteur du travail à Lyon, est amené à enquêter sur un accident : un ouvrier employé dans une usine de traitement des déchets est mort broyé dans une compacteuse.

Maïa, journaliste scientifique, se rend au Cern, le prestigieux centre de recherche nucléaire à Genève, pour écrire un article sur le cristal scintillateur, un nouveau matériau dont les propriétés déconcertent ses inventeurs.

Bastien apprend que l’accident est en réalité un homicide. Maïa, elle, découvre que l’expérience a mal tourné. Sa tante, physicienne dans la grande institution suisse, lui demande de l’aider à se débarrasser de ce cristal devenu toxique.

Ce roman addictif qui emprunte aux codes de la série et du thriller est aussi une histoire d’amour. Une rencontre inattendue entre un homme, vaguement catholique et passablement alcoolique, et une femme, orpheline et fière, qui a érigé son indépendance en muraille.

Mon avis: 

Lyon, de nos jours.
Bastien est un inspecteur du travail au quotidien monotone, qui ne se remet pas d’un chagrin d’amour et qui noie ses soucis dans l’alcool et le catholicisme. Lorsque ce qui avait l’air d’un tragique accident de travail se révèle être un homicide, Bastien cherchera de son côté à connaître la vérité, quitte à se mettre en danger.

Maïa est journaliste pour un magazine de vulgarisation scientifique et fait de son mieux pour trouver des sujets inédits, alors que ses patrons font planer sur elle la menace d’un possible licenciement.

Lorsque sa tante, qui est physicienne au CERN, lui demande de l’aider à se débarrasser de cristaux – qui ont fait l’objet d’un grand article par Maïa – qui sont devenus toxiques et très dangereux pour tout être vivant, cette dernière n’hésite pas une seule seconde à prendre tous les risques.

Bastien et Maïa, deux solitudes qui vont se croiser et peu à peu se rapprocher, attirés comme des aimants.

Et si leurs deux affaires étaient inextricablement liées ?

Un roman plein d’émotion qui décortique les sentiments humains avec une touche d’action qui fait qu’on ne s’ennuie pas une seule seconde.

Depuis la mort de sa mère, elle avait appris à vivre avec des manques, ne les craignait pas. On ne peut pas combler toutes les failles dans une existence; il s’agit plutôt, entre ses interstices, de trouver son bonheur.

Fantastique histoire d’amour, de Sophie Divry, page 28.

J’ai aimé suivre ces deux êtres imparfaits mais si attachants dans leurs maladresses et défauts.


L’écriture de Sophie Divry nous happe et nous donne toujours l’envie de reprendre notre lecture. Sous ses airs de roman d’enquête, l’autrice aborde des thèmes graves comme les addictions (drogues, alcool, etc. ), la précarité ou encore la solitude.

Un coup de cœur!

Ma note: ♥♥♥♥♥

J’ai lu: La maison aux pattes de poulet de GennaRose Nethercott

Hello tout le monde !

Je vous retrouve aujourd’hui pour vous parler du roman La maison aux pattes de poulet de l’autrice GennaRose Nethercott

 ♥ = Bof bof, à éviter

♥♥ = Sympa, sans plus

♥♥♥ = Pas mal du tout , j’ai passé un bon moment !

♥♥♥♥ = A lire absolument !

♥♥♥♥♥ = Attention, gros coup de cœur !

Les (♥) représentent les demis 

L’image provient de mon instagram.

Nombre de pages: 528 pages

Maison d’édition:  Albin Michel – collection imaginaire

Date de parution (dans cette édition): 31 janvier 2024

4ème de couverture:

Séparés depuis l’enfance, Bellatine et Isaac Yaga pensaient ne jamais se revoir. Mais lorsque tous deux apprennent qu’ils vont hériter leur grand-mère ukrainienne, frère et soeur acceptent de se rencontrer. Ils découvrent alors que leur legs n’est ni une propriété ni de l’argent, mais quelque chose de bien étrange : une maison intelligente juchée sur des pattes de poulet. Arrivée de Kyiv, foyer ancestral de la famille Yaga, l’isba est traquée par une entité maléfique : Ombrelongue, qui ne reculera devant aucun acte de violence pour détruire l’héritage de Baba Yaga.

Mon avis:

USA, de nos jours.
Bellatine et Isaac Yaga sont des frères et sœurs un peu particuliers, doués de pouvoirs qui sont tour à tour une chance ou une malédiction.

Un jour, ils héritent de leur mystérieuse grand-mère Baba Yaga d’une étrange maison intelligente montée sur des pattes de poulet. Cela marquera le début d’une folle épopée car Ombrelongue, une entité maléfique qui veut s’emparer de cette maison hors du commun, est à leurs trousses.

Un roman fantastique et original tiré des légendes russes où les deux (anti-) héros sont plutôt attachants. Ils ont parfois du mal à s’intégrer dans la société de par leurs différences mais n’aspirent qu’à vivre une vie normale et paisible.

L’imagination foisonnante de l’autrice nous embarque dès la première page dans un tourbillon d’aventures doublé d’un soupçon d’horreur. Si le roman souffre peut-être de quelques longueurs, on le lui pardonne aisément car tout est utile pour faire avancer l’intrigue ou comprendre le passé des personnages.

Une jolie découverte!

Ma note: ♥♥♥♥(♥)


J’ai lu: Moon Lake de Thomas Lécuyer

Hello tout le monde !

Je vous retrouve aujourd’hui pour vous parler du roman Moonlake de l’auteur Thomas Lécuyer. 

 ♥ = Bof bof, à éviter

♥♥ = Sympa, sans plus

♥♥♥ = Pas mal du tout , j’ai passé un bon moment !

♥♥♥♥ = A lire absolument !

♥♥♥♥♥ = Attention, gros coup de cœur !

Les (♥) représentent les demis 

L’image provient de mon instagram.

Nombre de pages: 328 pages

Maison d’édition: Plaisir de Lire

Date de parution (dans cette édition): février 2022

4ème de couverture:

  1. Leonard Washington est un jeune homme de vingt ans, noir et pauvre, qui vit sur les rives d’un petit lac en forme de croissant de lune, au fin fond du Mississippi. Le samedi soir, il enflamme la petite scène du Juke Joint de Ma Ridley avec les notes de blues qu’il joue sur des instruments fabriqués par son cousin garagiste, Elliott. Le dimanche matin, il chante du gospel dans l’église de son père.

Leonard aspire à une vie meilleure. Il est impatient de se rendre à Memphis avec son cousin pour auditionner auprès d’une importante maison de disques. Mais le jour de leur départ, Elliott n’est pas au rendez-vous. Deux corps sans vie ont été retrouvés sur les rives du Moon Lake. Leonard devra-t-il renoncer à ses rêves ?

Roman à suspense, fresque sociale et épopée musicale, Moon Lake explore les thèmes fondateurs du blues pour réveiller les fantômes qui hantent encore les États-Unis – une partition fiévreuse qui chante l’amour et la mort.

Mon avis: 

Mississippi, USA, 1938. Leonard est un jeune homme noir qui ne vit que pour la musique pour laquelle il a un don évident. Son meilleur ami et cousin Elliott, dont le père est en prison pour meurtre, est garagiste et adore bricoler des instruments de musique à partir de bric à brac.

Lorsque deux cadavres sont retrouvés au bord du Moonlake, les forces de l’ordre accusent et incarcèrent Elliott, qui pourtant clame son innocence. J’ai aimé cette plongée dans ces années passionnantes musicalement parlant (l’auteur en connaît un rayon sur le sujet!!) et ai retrouvé avec plaisir la plume de Thomas Lécuyer qui arrive avec brio à instiller du mystère à son histoire et à nous lancer sur de fausses pistes.

Leonard, épaulé par Molly, une journaliste ambitieuse et courageuse, va tout mettre en œuvre pour découvrir la vérité et innocenter son cousin. Mais tous les secrets ne sont pas faits pour être déterrés…

Un ouvrage qui m’a fait penser aux romans que j’aime tant de R. J. Ellory de par la richesse du background de ses personnages.

Un roman qui montre les différences de traitements entre noirs et blancs et la justice à deux vitesses qui en découle.

L’auteur n’hésite pas à dénoncer les violences policières à caractère racistes ainsi que les violences conjugales.

Les Etats-Unis, c’est un paradis que l’homme blanc a conquis à la sueur du front des autres et au prix du sang de ceux qu’il a dominés.

Moonlake, de Thomas Lécuyer, page 222.

Le rythme est brillamment maîtrisé et l’enquête m’a passionnée.

Une très belle surprise et un gros coup de cœur!

Ma note: ♥♥♥♥♥

J’ai lu: Le portrait de mariage de Maggie O’Farrell

Hello tout le monde !

Je vous retrouve aujourd’hui pour vous parler du roman Le portrait de mariage de l’autrice Maggie O’Farrell.

 ♥ = Bof bof, à éviter

♥♥ = Sympa, sans plus

♥♥♥ = Pas mal du tout , j’ai passé un bon moment !

♥♥♥♥ = A lire absolument !

♥♥♥♥♥ = Attention, gros coup de cœur !

Les (♥) représentent les demis 

L’image provient de mon instagram.

Nombre de pages: 416 pages

Maison d’édition:  Belfond

Date de parution (dans cette édition): 24 août 2023

4ème de couverture:

Après Hamnet, Maggie O’Farrell nous entraîne dans la Renaissance italienne pour redonner vie à une femme libre, rebelle, incomprise. Portée par une écriture d’une beauté inouïe, une œuvre lumineuse et poignante.

C’est un grand jour à Ferrare. On y célèbre les noces du duc Alfonso et de Lucrèce de Médicis. La fête est extravagante et la foule n’a d’yeux que pour le couple.

La mariée a quinze ans.

Rien ne l’avait préparée à ce rôle. Elle n’était que la troisième fille du grand duc de Toscane, la discrète, la sensible, celle dont ses parents ne savaient que faire. Mais le décès soudain de sœur aînée a changé son histoire.

La fête est finie, Lucrèce est seule dans un palais immense et froid. Seule face aux intrigues de la cour. Seule face à cet homme aussi charismatique que terrifiant qu’est son mari.

Et tandis que Lucrèce pose pour le portrait de mariage qui figera son image pour l’éternité, elle voit se dessiner ce que l’on attend d’elle : donner vie à un héritier. Son propre destin en dépend…

Mon avis:

Florence, Italie, 1560. Dans ce roman historique, nous allons suivre le destin de Lucrèce de Medicis, issue d’une noble et grande famille régnant sur Florence.

Dès sa plus tendre enfance, Lucrèce se distingue de ses sœurs par son attrait pour les animaux, la peinture et ses rêveries incessantes. Jeune fille sauvage mais surdouée, elle ne veut pas se soumettre aux conventions que son rang lui impose mais le décès soudain de sa sœur aînée va redistribuer toutes les cartes et bouleverser sa vie.

Elle se voit contrainte d’épouser (à 15 ans, après avoir été fiancée dès ses 13 ans) un riche héritier, Alfonso d’Este, qui s’apprête à devenir duc de Ferrare. Lucrèce le sait, elle en a l’intime conviction, celui-ci cherchera tôt ou tard à l’assassiner.

En effet, peu à peu, sous l’apparente gentillesse et bienveillance d’Alfonso se révèle à sa jeune épouse un aspect de sa personnalité bien plus sombre et inquiétant.

La tension monte gentiment au fil des pages et Lucrèce comprend très vite qu’elle doit craindre pour sa vie si elle ne tombe pas très rapidement enceinte, faisant ainsi prospérer le nom de son mari au duché de Ferrare…

Porté par la très belle plume de Maggie O’Farrell, ce roman est le portrait d’une femme particulière qui n’aspirait qu’à une chose: être libre de faire ses propres choix.

Tandis qu’elle les regarde, orbserve leurs silhouettes qui se découpent sur l’épais feuillage des arbres, elle comprend soudain que l’homme au béret n’est pas un serviteur. Ella a passé sa vie à étudier  les gens de loin; c’est un faculté qu’elle possède, ou du moins qu’elle a développé avec les années. Elle est capable de décoder une posture, une tenue vestimentaire, une gestuelle, le positionnement d’une tête, une expression faciale, et même d’un seul coup d’oeil. Dès l’instant où elle pénètre dans une pièce, Lucrèce est capable de dire qui possède le plus de pouvoir, quel genre de pouvoir, qui est le rival de qui, qui est allié, qui peut détenir un secret. 

Le portrait de mariage, de Maggie O’Farrell, page 177.

A cette époque malheureusement, les femmes étaient quantité négligeable et n’étaient valorisées que lorsqu’elles mettaient au monde des héritiers.

Un roman aussi puissant que passionnant et magnifiquement documenté.

Ma note: ♥♥♥♥(♥)


J’ai lu: Le manufacturier de Mattias Köping

Hello tout le monde !

Je vous retrouve aujourd’hui pour vous parler du roman Le manufacturier de l’auteur Mattias Köping. 

 ♥ = Bof bof, à éviter

♥♥ = Sympa, sans plus

♥♥♥ = Pas mal du tout , j’ai passé un bon moment !

♥♥♥♥ = A lire absolument !

♥♥♥♥♥ = Attention, gros coup de cœur !

Les (♥) représentent les demis 

L’image provient de mon instagram.

Nombre de pages: 668 pages

Maison d’édition: Magnus

Date de parution (dans cette édition): 9 juin 2022

4ème de couverture:

« Un chef-d’oeuvre dont on parlera encore dans 50 ans », Gérard Collard.

19 novembre 1991. La Yougoslavie s’enfonce dans la spirale de la guerre. Des paramilitaires serbes massacrent une famille dans le village d’Erdut, en Croatie. Seul un petit garçon en réchappe. Vingt-cinq ans après, l’avocate Irena Ilić se lance dans la traque de ces monstres sanguinaires.

 1er avril 2017. Un double crime abominable a été perpétré contre une femme et son bébé, dont les corps sont retrouvés au Havre. Vladimir Radiche, un capitaine de police sans aucun scrupule, est chargé de l’affaire. Les victimes ont été torturées et assassinées par le Manufacturier, un tueur insane qui vend les films de ses exactions sur son site Internet.

Lorsque les trajectoires de la tenace Irena Ilić et du détestable Vladimir Radiche se croisent, l’insoutenable vérité se fait jour peu à peu. Pris dans un maelström de violence, les deux protagonistes évoluent dans ce que l’humanité produit de plus affreux. Trafics en tout genre, crimes contre l’humanité, assassinats sériels, darknet, sectarismes religieux et haines politiques, les fils peu à peu se rejoignent inexorablement pour tresser la corde qui étrangle le lecteur et le suffoque.  

 Dès sa sortie en 2018, le roman de Mattias Köping a été acclamé par les lecteurs et les médias du polar. Après son premier roman Les Démoniaques, Mattias Köping est salué comme l’un des maîtres d’une authentique noirceur. Le Manufacturier a été distingué par de nombreuses sélections et a reçu en 2019 le prix Découverte Iris Noir de Bruxelles, ainsi que le prix Polar des Blogueurs.

 Avertissement. Ce roman est d’une très grande violence. Il est strictement réservé à un public averti. Âmes sensibles, passez votre chemin. 

Mon avis: 

France, 2017.
Un homme commet des meurtres atroces et se filme pour les diffuser en direct sur le dark web.

Un flic aux méthodes plus que controversées, Radiche, est mis sur le coup et essaie en même temps de faire tomber un gros réseau de trafic de drogue qui gangrène Le Havre.

Belgrade, 2017.
Une avocate serbe, Irena, enquête sur des crimes de guerre perpétrés en Yougoslavie dans les années 90 et met tout en œuvre pour retrouver les coupables et les traduire en justice.

Et si ces différentes affaires étaient liées?

Irena et son ami l’inspecteur Cane n’auront de cesse de faire ressurgir la vérité. Ce sont les seuls personnages attachants de ce roman où presque tout les autres protagonistes sont rongés jusqu’à la moelle par le vice.

La plume de l’auteur est crue et n’hésite pas à nous plonger dans l’horreur entre scènes de tortures diverses et variées ou de viols. Il faut avoir le cœur bien accroché pour lire ce roman dense mais diablement bien construit.

Mattias Köping revient sur les massacres perpétrés durant les années 90 en (ex-)Yougoslavie, faisant la lumière sur une période peu connue de l’Histoire et qui explique pourquoi encore aujourd’hui des inimitiés latentes existent entre les différents pays balkaniques.

Un roman qui pointe du doigt la noirceur de l’âme humaine qui n’a définitivement aucune limite.

Jeux de pouvoir, chantage, torture… rien n’arrête la cupidité des Hommes.

Un thriller sanglant et haletant où on ne s’ennuie pas une seule seconde grâce à la richesse de l’intrigue et aux méandres tortueux dans lesquels nous plonge l’auteur.

Un thriller implacable qu’il vous faut à tout prix découvrir ! ⚠️ : âmes sensibles s’abstenir.

Ma note: ♥♥♥♥♥

J’ai lu: Lettre au père de Franz Kafka

Hello tout le monde !

Je vous retrouve aujourd’hui pour vous parler du récit Lettre au père de l’auteur Franz Kafka.  

 ♥ = Bof bof, à éviter

♥♥ = Sympa, sans plus

♥♥♥ = Pas mal du tout , j’ai passé un bon moment !

♥♥♥♥ = A lire absolument !

♥♥♥♥♥ = Attention, gros coup de cœur !

Les (♥) représentent les demis 

L’image provient de mon instagram.

Nombre de pages: 96 pages

Maison d’édition:  folio

Date de parution (dans cette édition): 2001, 1957 pour la première traduction française

4ème de couverture:

« Très cher père, Tu m’as demandé récemment pourquoi je prétends avoir peur de toi. Comme d’habitude, je n’ai rien su te répondre… » Réel et fiction ne font qu’un dans la lettre désespérée que Kafka adresse à son père. Il tente, en vain, de comprendre leur relation qui mêle admiration et répulsion, peur et amour, respect et mépris. Réquisitoire jamais remis à son destinataire, tentative obstinée pour comprendre, la Lettre au père est au centre de l’œuvre de Kafka.

Mon avis:

Ceci n’est pas un roman mais un courrier écrit à Kafka pour son père, qu’il n’a cependant jamais envoyé. Il lui livre sans fards ses sentiments et surtout sa douleur d’avoir toujours été source de déception pour lui.

En effet, son père était un homme sévère et intransigeant, peu enclin à montrer son affection à ses enfants. Franz grandira à l’ombre de ce grand homme pour lequel il ne sera jamais « assez ».

Récit sensible et à fleur de peau, « Lettre au père » est la clé de voûte de l’œuvre de Franz Kafka, la plupart de ses romans évoquant de manière détournée sa relation compliquée avec son père.

L’écriture de Kafka est étonnamment moderne et fluide et son sujet touche à l’universel, on sent sa fragilité à travers ses mots. Il restera sa vie durant un enfant plein de fêlures, en manque de reconnaissance et de l’amour d’un père.

Ma note: ♥♥♥♥(♥)