[SP]J’ai lu: Autoédition de Cédric Comtesse

Hello tout le monde !

Je vous retrouve aujourd’hui pour vous parler du roman Autoédition de l’auteur suisse Cédric Comtesse que j’ai eu la chance de recevoir de la part des éditions Slatkine. 

 ♥ = Bof bof, à éviter

♥♥ = Sympa, sans plus

♥♥♥ = Pas mal du tout , j’ai passé un bon moment !

♥♥♥♥ = A lire absolument !

♥♥♥♥♥ = Attention, gros coup de cœur !

Les (♥) représentent les demis 

L’image provient de mon Instagram.

Nombre de pages:  123 pages

Maison d’édition: Slatkine

Date de parution (dans cette édition): 17 novembre 2023

4ème de couverture:

Monsieur K. est ce qu’on pourrait appeler un écrivain du dimanche. Bibliothécaire dans une petite université de province, il consacre son temps libre à la lecture et à l’écriture de romans qui lui permettent de s’évader de son quotidien aliénant et de la vacuité de son existence. Collectionnant les tentatives et cumulant les refus d’édition, il s’apprête à déclarer forfait. Or un tragique concours de circonstances lui donne l’occasion inespérée de réaliser son rêve le plus fou : devenir un romancier célèbre. Alors prêt à tout pour assouvir son désir de notoriété et se faire une place dans un microcosme littéraire sans pitié, monsieur K. révèle une noirceur insoupçonnée. Jusqu’où ira-t-il pour la gloire littéraire ? Autoédition est une plongée inquiétante dans la psyché d’un écrivain raté au sein d’un monde littéraire et académique en proie aux mutations idéologiques de notre temps.

Mon avis:

Dans ce court roman, nous allons suivre un bibliothécaire qui se rêve écrivain et qui commettra le pire pour se voir enfin publié … un roman tragi-comique où on ne s’ennuie pas une seconde et qui nous pose la question suivante: Jusqu’où êtes-vous prêts à aller pour assouvir votre désir le plus profond ?

La plume de Cédric Comtesse est fluide et j’ai dévoré ce livre en une session de lecture. J’ai aimé entrer dans la tête de ce bibliothécaire un peu frapadingue qui pense être talentueux alors qu’il est plutôt médiocre. Le voir s’enfoncer dans ses délires est très drôle et en même temps un peu inquiétant. On comprend vite qu’il pourrait aller très loin – beaucoup trop loin – pour arriver à ses fins.

Ce roman aborde également le thème des livres à succès, ces livres écrits par des romanciers connus et qui se vendent comme des petits pains, quelle que soit leur qualité, porté simplement par la notoriété de leur auteur. On y parle également des phénomènes de mode dans la littérature et des auteurs qui essaient de plagier les idées des romans à succès en déclinant la même histoire à l’infini, en changeant simplement le contexte.

Un roman caustique à souhait et parfaitement jubilatoire.

Ma note: ♥♥♥♥(♥)


Un grand merci aux éditions Slatkine l’envoi de ce SP!

J’ai lu: Une disparition de Daniel Bernard

Hello tout le monde !

Je vous retrouve aujourd’hui pour vous parler du roman Une disparition de l’auteur Daniel Bernard. Ce roman a gagné le prix du polar romand lors du salon Lausannoir en 2023 et j’étais donc très curieuse de le découvrir!

 ♥ = Bof bof, à éviter

♥♥ = Sympa, sans plus

♥♥♥ = Pas mal du tout , j’ai passé un bon moment !

♥♥♥♥ = A lire absolument !

♥♥♥♥♥ = Attention, gros coup de cœur !

Les (♥) représentent les demis 

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Nombre de pages: 287 pages

Maison d’édition: Favre

Date de parution (dans cette édition): 19 janvier 2023

4ème de couverture:

Au Japon, ils sont des milliers chaque année à s’évaporer, disparition volontaire pour faire table rase du passé. L’auteur vous propose de rentrer dans cet univers fascinant en suivant l’évaporation de Natsumi et la quête haletante d’un policier qui ne parvient pas à oublier cette affaire.

 » Il lui restait cette seule liberté : l’évaporation. « 

Au Japon, chaque année quelques milliers personnes s’évaporent dans la nature. Ce phénomène des johatsus (que l’on pourrait traduire par évaporés) est une alternative au suicide qui est planifiée bien à l’avance afin de faire table rase du passé et de débuter une nouvelle vie dans un quartier reculé. Souvent aidés par les yakuzas, la mafia japonaise, les évaporés demeurent la plupart du temps introuvables, surtout grâce aux lois très strictes sur la vie privée au Japon qui empêchent les familles de pouvoir enquêter.

Depuis longtemps, Natsumi n’a qu’une seule idée en tête : un jour, elle disparaîtra, laissant derrière elle toute son ancienne vie. Elle prépare ce moment-là depuis longtemps, afin que plus rien ne la retienne ; orpheline, elle se lie à un homme sans pour autant se laisser aller à un amour qui pourrait mettre à mal son projet. Elle va jusqu’à trouver une manière de continuer à vivre de sa passion, les trains, planifiant le moindre détail de sa disparition.

Il y avait cependant une chose qu’elle n’avait pas pris en compte. Akira, le chef du poste de police du quartier d’Asakusa à Tokyo, va se passionner pour cette affaire qui le poussera à aller bien au-delà de ce que son métier l’autorise à faire. Complètement fasciné par ce cas et par cette évaporée, il va poursuivre l’enquête de lui-même, déjouant les plans de liberté de Natsumi.

Mon avis:

Il faut déjà partir du postulat que ce n’est pas réellement un polar mais plutôt une sorte de drame domestique, l’enquête étant – à mon sens – un peu anecdotique. 

C’est l’histoire d’une femme qui décide de disparaître du jour au lendemain et de prendre une autre identité, laissant derrière elle son compagnon désemparé et son travail.

Si le pitch de départ était alléchant, je dois avouer avoir été plutôt déçue et désorientée par ce roman pour le moins confus dont les tournures de phrases m’ont laissée très souvent dubitative quant à leur sens.

J’ai également eu beaucoup de peine avec les changements fréquents dans la temporalité de l’histoire ce qui fait qu’on se sent un peu perdu car on ne sait pas si la scène se passe dans le passé ou le présent.

De plus, le récit souffre de longueurs et de redondances ce qui casse un peu le rythme de la narration et je n’ai pas réussi à m’attacher aux personnages que j’ai trouvés plutôt froids et sans densité. J’ai également relevés quelques incohérences, notamment temporelles (une grossesse très très longue entre autres). 

Cependant, j’ai aimé les descriptions du Japon et en apprendre plus sur les trains à grande vitesse nippons (le Shinkansen), des trains toujours parfaitement à l’heure et fiables, à l’image des habitants de ce beau pays.

Un roman qui, malheureusement, m’a laissée sur ma faim et c’est bien dommage! 

Ma note: ♥


[SP]J’ai lu: Sans raison de Marie-Christine Horn

Hello tout le monde !

Je vous retrouve aujourd’hui pour vous parler du roman Sans raison de l’autrice suisse Marie-Christine Horn que j’ai eu la chance de recevoir de la part des éditions BSN Press – Okama. 

 ♥ = Bof bof, à éviter

♥♥ = Sympa, sans plus

♥♥♥ = Pas mal du tout , j’ai passé un bon moment !

♥♥♥♥ = A lire absolument !

♥♥♥♥♥ = Attention, gros coup de cœur !

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Nombre de pages:  130 pages

Maison d’édition: BSN Press/Okama – collection Tenebris

Date de parution (dans cette édition): Septembre 2023

4ème de couverture:

Salvatore a été arrêté et jugé pour meurtre après avoir ouvert le feu sur une place de jeux, sans raison apparente. Ayant commis l’irréparable, il va être suivi et épaulé par le même système à la source de son acte désespéré. En parallèle, Margot, mère d’un enfant aujourd’hui adulte, doit quitter son logement pour défaut de paiement et trouve refuge dans un camping de résidents à l’année. Refusant de se plier aux règles, elle choisit de contourner ce système défectueux.
Les deux protagonistes se confronteront à leur réalité chaotique : l’un en prison, l’autre dans un camping. Arriveront-ils à trouver l’apaisement ? Les actes sans raison le sont-ils vraiment ?

Mon avis:

Dans ce roman, nous allons suivre principalement deux personnages: Salvatore, un homme qui, un jour, a pris son fusil FASS 90 (celui que les hommes peuvent garder chez eux après avoir fait l’armée en Suisse) et a tiré depuis sa fenêtre sur des enfants et leurs accompagnants sur une place de jeux. Il sera arrêté et mis en prison. 

D’un autre côté, nous allons rencontrer Margot, qui après avoir tout perdu trouve à se loger dans une caravane parquée dans un camping. La misère dans lequel elle doit vivre pourrait la faire vriller mais elle reste droite dans ses bottes, fière et combative. Elle va faire preuve d’une force de résilience sans pareille et va même être d’un grand soutien pour les autres habitants du camping. 

J’ai apprécié cette critique acerbe, lucide et sans fards du système social suisse qui plutôt que d’aider les gens dans le besoin les enfoncent encore plus dans la précarité. Il s’agit donc du récit de la descente aux enfers d’un homme que rien ne prédestinait à finir sa vie en prison et l’histoire d’une femme en quête d’une vie meilleure. Les deux ont eu de graves ennuis dans leur vie mais n’y réagissent pas de la même façon.

La prison à perpétuité n’existant pas en Suisse, il était nécessaire de penser à leur réinsertion, grâce à un programme d’upgrade en toutes matières susceptibles d’intéresser le bénéficiaire. Cours de langues, informatique, maths, quelle que soit la formation disponible en ligne, une personne en exécution de peine avait l’opportunité de la suivre et d’être salariée à cet effet selon le nombre d’heures qu’elle y consacrait. Morel regrettait souvent que ces services n’aient pas été fournis avant le délit. Peut-être ainsi les prisons ne seraient-elles pas autant surchargées. 

Sans raison, de Marie-Christine Horn, pages 80-81

J’ai été ravie de découvrir la plume de Marie-Christine Horn qui a su me toucher. L’autrice a le talent fou de rendre intéressantes les vies de tous les protagonistes, même les plus secondaires.

Le vrai danger, pourtant, naît au moment où les gens n’ont plus rien à perdre, et surtout par leur vie. 

Sans raison, de Marie-Christine Horn, page 114

Certaines personnes peuvent commettre des actes qui peuvent être considérés comme « sans raison » mais qui sont simplement le reflet de leur désespoir. Un livre qui pose des questions qui dérangent et j’avoue que cela m’a plu.

Un très beau roman qui a su me surprendre grâce à son sujet atypique et si bien traité et que j’ai quitté avec – étonnamment – le cœur empli d’espoir. 

Ma note: ♥♥♥♥(♥)


Un grand merci aux éditions BSN Press/OKAMA pour l’envoi de ce SP!

J’ai lu: Léa (collectif OKAMA)

Hello tout le monde !

Je vous retrouve aujourd’hui pour vous parler du roman Léa qui a été coécrit par 14 auteurs différents (à raison d’un chapitre chacun): Catherine Rolland, Marie-Christine Horn, Florence Herrlemann, Gilles Marchand, Carmen Arévalo, Juliette Nothomb, Mélanie Chappuis, Zelda Chauvet, Marilyn Stellini, Leïla Bahsaïn, Johann Guillaud-Bachet, Laurent Feuz, Nicolas Feuz et Cali Keys.

 ♥ = Bof bof, à éviter

♥♥ = Sympa, sans plus

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Nombre de pages: 184 pages

Maison d’édition: Okama

Date de parution (dans cette édition): mars 2020

4ème de couverture:

Au cours d’une tempête, la jeune Léa Jourdan et son équipage font naufrage au large des côtes de Bretagne. Elle se retrouve alors propulsée dans un monde parallèle, peuplé d’êtres extraordinaires qui la prennent pour l’Élue. Celle qui délivrera enfin leurs terres du joug de Wargok le Cruel. Dans cette aventure, elle rencontrera trois compagnons. Seth, un Patrouilleur, Azzam, un Maître de l’Air, et enfin Staëgus, une créature inquiétante avec laquelle elle découvre son don de télépathie. Ensemble, ils affron- teront de nombreuses épreuves avant d’atteindre la forteresse de Wargok. Un roman rempli de suspense, d’amour et de magie, destiné aux adolescents et aux adultes !

Mon avis:

Dans ce roman, écrit par 14 auteurs différents, nous suivons l’histoire de Léa, jeune fille bretonne qui se retrouve projetée dans un monde parallèle peuplé de créatures fantastiques qui lui certifient qu’elle est l’Elue qui les délivrera du joug de Wargok Le Cruel.

La spécificité de ce livre ? Chaque chapitre a été écrit par un auteur différent. J’ai trouvé ce concept super intéressant et l’histoire de Léa a su me séduire, même s’il s’agit d’un roman destiné à un public plutôt jeune, la trame narrative est dynamique et j’ai enchaîné les pages avec plaisir. Les personnages même s’ils sont parfois un peu cliché sont attachants et j’ai aimé leur courage et leur ténacité dans l’adversité.

Le bestiaire présenté dans le roman est original et plutôt inédit et j’ai aimé l’originalité de cet univers parallèle pour le moins inhospitalier. J’ai particulièrement apprécié Staëgus, cet hybride de créature plutôt effrayant aux premiers abords et qui se révèle être un compagnon fiable et fidèle pour Léa.

Un roman qui souffre peut-être de quelques facilités (qu’on lui pardonne) mais qui était tout de même très agréable à lire, j’ai passé un chouette moment de lecture.

Ma note: ♥♥♥♥


[SP]J’ai lu: Le retour du bourdon d’Hélène Dormond

Hello tout le monde !

Je vous retrouve aujourd’hui pour vous parler du roman Le retour du bourdon de l’autrice suisse Hélène Dormond que j’ai eu la chance de recevoir de la part des éditions Presses Inverses. 

 ♥ = Bof bof, à éviter

♥♥ = Sympa, sans plus

♥♥♥ = Pas mal du tout , j’ai passé un bon moment !

♥♥♥♥ = A lire absolument !

♥♥♥♥♥ = Attention, gros coup de cœur !

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Nombre de pages:  398 pages

Maison d’édition: Presses Inverses

Date de parution (dans cette édition): juillet 2023

4ème de couverture:

Marcel Tribolet le bourdon est de retour, et il est désormais aux commandes du département comptabilité d’Effitaf. De team building en séances de cadres, le bourdon est aux prises avec la perversité infernale du new management. Et, pour ne rien arranger, voilà qu’il doit gérer l’héritage de son oncle Amédée, sans parler du cat de sa voisine octogénaire et du rat domestique d’Amandine, son amour secret. 
 
Deuxième volet de la saga Marcel Tribolet, après L’Envol du Bourdon (Hélice Hélas, 2017), Le Retour du Bourdon est une satire tout helvétique et désopilante du monde professionnel contemporain. 

Mon avis:

J’avais particulièrement apprécié de la même autrice le recueil de nouvelles « Sous les pavés, la rage », paru chez Plaisir de Lire donc c’est avec plaisir que j’ai accepté la proposition de l’autrice de recevoir son tout nouveau livre, le retour du Bourdon!

Dans ce roman, nous allons suivre Marcel Tribolet – quadragénaire célibataire, fan de pétanque et d’eau pétillante, comptable de métier – qui nous narre ses mésaventures entre un chef de bureau insupportablement fan d’anglicismes et une amie dont il est fou amoureux.

Comment être compétent et respecté au travail quand on est trop gentil? Comment réussir à séduire cette jeune femme qui le considère comme son confident ? 

La narration est menée par Marcel lui-même et j’avoue que ses péripéties et sa manière de raconter étaient vraiment savoureuses. L’autrice détaille avec humour et lucidité le monde actuel du travail, où le rendement prime sur le bien-être des employés. Marcel n’a pas les dents assez longues pour ce monde de requins et en paiera les frais. J’avoue m’être parfois reconnue en lui 😉

Pour information, il s’agit du second tome mettant en scène le personnage de Marcel Tribolet aka « le bourdon »  mais la lecture du premier opus n’est pas du tout essentiel pour comprendre ce roman-là! Cependant, j’ai bien envie de lire le premier tome, « l’envol du bourdon », (paru chez @helicehelasediteur )afin de mieux connaître les protagonistes et de retrouver la plume caustique de l’autrice.

Une très belle surprise qui confirme que j’apprécie énormément les écrits d’Hélène Dormond et me réjouis déjà de son prochain ouvrage!

Ma note: ♥♥♥♥(♥)


Un grand merci aux éditions Presses Inverses pour l’envoi de ce SP!

J’ai lu: Malléable de Christophe Barraud

Hello tout le monde !

Je vous retrouve aujourd’hui pour vous parler du roman Malléable de Christophe Barraud.

 ♥ = Bof bof, à éviter

♥♥ = Sympa, sans plus

♥♥♥ = Pas mal du tout , j’ai passé un bon moment !

♥♥♥♥ = A lire absolument !

♥♥♥♥♥ = Attention, gros coup de cœur !

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Nombre de pages: 225 pages

Maison d’édition: Christophe Barraud (auto-édition)

Date de parution (dans cette édition): août 2022

4ème de couverture:

Sarah est docteure en robotique, spécialiste des objets connectés. Poussée par une famille exigeante, elle décide de créer sa propre entreprise dans le domaine de la domotique. Sa maison devient rapidement son terrain d’expérimentation.

Son mari s’appelle David. Il travaille dans une maison d’édition et préfère largement le papier aux écrans. Il vit une véritable idylle jusqu’au jour où il comprend qu’il n’arrivera probablement pas à concevoir d’enfants. Au cours de ses recherches sur l’adoption, il découvre d’étranges classeurs cachés dans le bureau de Sarah.

Et si sa femme n’était pas celle qu’il croyait ?

Mon avis:

Il vous sera impossible de lâcher ce livre avant d’en connaître le dénouement !

Un roman glaçant et vraiment réussi sur un homme marié qui découvre que sa femme n’est pas celle qu’elle a bien voulu lui faire croire et que tout ce qui leur est arrivé depuis leur rencontre n’est en aucun cas le fruit du hasard…. Un roman court et sans temps mort qui m’a permis de découvrir l’auteur et je dois dire que je ne suis pas déçue!

En effet, j’ai particulièrement apprécié la plume fluide de Christophe Barraud et la trame narrative utilisée ici, avec des chapitres alternant passé-présent afin de nous faire remonter gentiment le fil des événements.

Le rythme est maintenu du début à la fin et l’intrigue est plutôt originale car elle aborde des thématiques intéressantes (comme les difficultés à procréer) plutôt peu communes dans un thriller.

On ne peut que prendre en pitié David qui voit toute sa vie et ce qu’il pensait acquit s’effondrer autour de lui. Il vit un vrai cauchemar éveillé et on ne peut qu’assister impuissants à sa longue et douloureuse chute. Sarah, quant à elle, est une personne qui aime contrôler et manipuler les autres mais elle a également un côté fragile qui malgré tout fait qu’on ne peut pas tout-à-fait la détester. J’avoue avoir aimé cette ambivalence! 

Pour résumer, un thriller qui m’a mis froid dans le dos et qui a su me tenir en haleine jusqu’à la dernière page !

J’ai hâte de lire les autres livres de Christophe Barraud!

Ma note: ♥♥♥♥(♥)


J’ai lu: Lettre à D. [Histoire d’un Amour] d’André Gorz

Hello tout le monde !

Je vous retrouve aujourd’hui pour vous parler du récit Lettre à D. de l’écrivain et philosophe André Gorz.

 ♥ = Bof bof, à éviter

♥♥ = Sympa, sans plus

♥♥♥ = Pas mal du tout , j’ai passé un bon moment !

♥♥♥♥ = A lire absolument !

♥♥♥♥♥ = Attention, gros coup de cœur !

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Nombre de pages: 82 pages

Maison d’édition: folio

Date de parution (dans cette édition): octobre 2022

4ème de couverture:

« Tu vas avoir quatre-vingt-deux ans. Tu as rapetissé de six centimètres, tu ne pèses que quarante-cinq kilos et tu es toujours belle, gracieuse et désirable. Cela fait cinquante-huit ans que nous vivons ensemble et je t’aime plus que jamais. Je porte de nouveau au creux de ma poitrine un vide dévorant que seule comble la chaleur de ton corps contre le mien. »

André Gorz revient avec cinquante ans de recul sur les années décisives de son histoire. Il restait beaucoup à dire. Car ce n’était pas la sienne seulement.

Mon avis:

Ce livre intitulé « Lettre à D. » d’André Gorz (84 ans), est un courrier que l’auteur a adressé à sa femme Dorine (82 ans), condamnée par une maladie dégénérative, quelques jours avant qu’ils se donnent la mort ensemble, car il leur était impossible de vivre l’un sans l’autre.

Dorine est le socle de l’existence d’André Gorz. Elle vit dans le présent et lui apprend à lâcher prise, lui qui veut tout contrôler tout le temps. Elle est une présence indispensable à ses côtés et elle n’hésite pas à le remettre à sa place quand il dépasse les bornes.

Nous aimerions chacun ne pas avoir à survivre à la mort de l’autre. Nous nous sommes souvent dit que si, par impossible, nous avions une seconde vie, nous voudrions la passer ensemble.

Lettre à D, d’André Gorz, page 82

Dans ce court texte, on ressent la puissance de leur amour et de leur attachement malgré les aléas de la vie. Même si j’aurais aimé que le récit soit plus long (le sujet est si beau), j’ai trouvé que les mots d’André Gorz étaient universels et ont porté leur amour à la postérité.

Ma note: ♥♥♥♥(♥)


J’ai lu: Nuits blanches en Oklahoma (nouvelles)

Hello tout le monde !

Je vous retrouve aujourd’hui pour vous parler du recueil de nouvelles Nuits blanches en Oklahoma de 5 différents auteurs: Nicolas Feuz, David Ruiz Martin, Sandra Morier, Catherine Rolland et Lolvé Tillmanns.

 ♥ = Bof bof, à éviter

♥♥ = Sympa, sans plus

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♥♥♥♥ = A lire absolument !

♥♥♥♥♥ = Attention, gros coup de cœur !

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Nombre de pages: 235 pages

Maison d’édition: Okama

Date de parution (dans cette édition): septembre 2020

4ème de couverture:

Une maison perdue en Oklahoma, un évènement arrivant tous les matins à 3h11 la nuit d’Halloween, cinq auteurs pour écrire leur version de l’histoire. Des adolescents en mal de sensations ou un agent immobilier très décidé, une gentille famille, une écrivaine en quête d’inspiration ou un jeune garçon sur la route des vacances… Tiendront-ils jusqu’au matin ? Êtes-vous prêts à affronter l’impensable ?

Mon avis:

Un recueil de nouvelles qui regroupe, sur le même thème, 5 nouvelles de 5 autrices et auteurs suisses. Mais que s’est-il passé à 3h11, la nuit d’Halloween, dans une maison perdue dans l’Oklahoma ? C’est à cet exercice plutôt particulier que se sont prêtés nos 5 talentueux écrivains 😊!

Chaque nouvelle a son identité propre malgré le thème récurrent. J’ai retrouvé avec plaisir la nouvelle « les passeurs » de Nicolas Feuz que j’avais déjà lue dans son recueil de nouvelles éponyme. Elle fait à chaque fois son petit effet !

J’ai eu un coup de cœur pour la nouvelle écrite par David Ruiz Martin, « la fille aux yeux de perle », que j’ai trouvée très touchante. Cette maison abandonnée et soi-disant hantée où des ados se lancent le pari de passer plusieurs nuits et où ils vont rencontrer une jeune fille inconnue au bataillon était vraiment passionnante (et un peu flippante aussi).

Toutes les nouvelles nous plongent dans une ambiance mystérieuse et frissonnante et aucune ne vous laissera indifférents! Leur longueur était juste parfaite, ni trop longue ni trop courte, ce qui peut parfois frustrer le lecteur.

Je dois toutefois avouer que j’ai moins accroché à la première nouvelles écrite par Lolvé Tillmanns, qui était moins structurée que les 4 autres à mon sens, même si le propos était orignal.

Un recueil de nouvelles original et parfait pour la saison automnale! (ouf je suis encore juste dans les temps avec mon article! 😉 )

Je dois lire un autre recueil avec le même principe de base (un thème commun), « le Noël de Sire Thomas », dans les prochaines semaines et me réjouis de vous en reparler!

Ma note: ♥♥♥♥(♥)


J’ai lu: Ainsi gèlent les bulles de savon de Marie Vareille

Hello tout le monde !

Je vous retrouve aujourd’hui pour vous parler du roman Ainsi gèlent les bulles de savon de l’autrice française Marie Vareille.

 ♥ = Bof bof, à éviter

♥♥ = Sympa, sans plus

♥♥♥ = Pas mal du tout , j’ai passé un bon moment !

♥♥♥♥ = A lire absolument !

♥♥♥♥♥ = Attention, gros coup de cœur !

Les (♥) représentent les demis 

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Nombre de pages: 375 pages

Maison d’édition: Charleston poche

Date de parution (dans cette édition): mars 2022

4ème de couverture:

« Certains choix nous définissent à tout jamais, celui-ci en fait partie. À partir d’aujourd’hui, je peux bien écrire la neuvième symphonie, sauver le monde d’une troisième guerre mondiale ou inventer le vaccin contre le sida, on ne retiendra de moi que cet acte innommable. Puisses-tu un jour me pardonner.»

De Paris aux volcans ensoleillés d’Indonésie en passant par un petit campus américain à la frontière canadienne, de vibrants portraits de femmes aux destins entrecroisés se dessinent. Quel secret les unit ? Quelle est leur véritable histoire ?

De sa plume délicate et addictive, Marie Vareille nous offre une merveilleuse histoire d’amour, d’espoir et de résilience.

Mon avis:

Que dire à part que j’ai été vraiment remuée par cette lecture!

L’autrice (que je découvre avec ce roman!) aborde deux thèmes assez particuliers dont on entend rarement parler et encore moins dans les livres: la dépression post partum et l’abandon d’enfant. Nous suivons le destin de 3 femmes auxquelles nous pouvons facilement nous identifier et plongeons dans l’intimité de leurs pensées avec une grande sensibilité.

Ce roman fait réfléchir sur le fait que les mères pensent qu’elles n’en font jamais assez pour leurs enfants, sentiment exacerbé par la comparaison avec les vies « parfaites » de certaines personnes sur les réseaux sociaux. La maternité et l’arrivée d’un bébé sont à tel point glorifiées et enjolivées, que souvent les femmes tombent de haut quand leurs expectatives ne correspondent pas à la réalité.

Comment ne pas se perdre en chemin et se persuader qu’on est « assez » ?

Le roman pointe également du doigt les hommes peu présents après la naissance, qui n’épaulent pas ou pas assez leur compagne. Et puis le livre aborde également le fait que la vie d’une femme est complètement chamboulée quand elle devient mère alors que la vie d’un homme est beaucoup moins impactée, rien que sur le plan professionnel, un homme avec une famille sera mieux perçu qu’un homme sans alors que pour les femmes, c’est souvent le contraire (enfin pas vraiment étant donné qu’une femme sans enfant est considérée comme louche ou égoïste). 

Un père a le droit de choisir quel père il veut être. Celui qui travaille dur pour gagner de l’argent ou le papa poule qui reste à la maison, voire, celui qui ne fait ni l’un ni l’autre, se contentant de ne servir à rien depuis le canapé du salon. Il a cette liberté immense de choisir son degré d’implication dans l’éducation de ses enfants. On peut être considéré comme un père correct en se contenant de jouer une heure ou deux avec ses enfants le week-end, sans avoir la moindre idée de la date du prochain vaccin ou de la fête de l’école. Les mère, elles, ne bénéficient pas de ce droit-là.

Ainsi gèlent les bulles de savon, de Marie Vareille, page 235.

J’ai été très touchée par les personnages de ce roman qui ne sont pas parfaits, ont des idées noires, des doutes et des défauts, ce qui leur donne une densité particulière. On sent la démarche sincère de l’autrice dans les dialogues qui sonnent tellement vrais. Ses héroïnes ont des défauts, oui, mais c’est justement cela qui les rend attachantes au possible. 

Ce roman, qui est un hymne à l’amitié, montre que le fait d’être entourée (par des ami.e.s ou la famille) après la naissance d’un enfant est déterminant pour le bon déroulement du post-partum. Les femmes ne doivent pas s’oublier et penser à se faire passer en premier (comme dans les avions où il faut enfiler son propre masque à oxygène avant d’aider les autres). 

– Je sais qu’à certains  moments, le simple fait de te lever quand elle se met à pleurer te donne envie de mourir tellement tu es fatiguée. Je sais que tu t’es déjà demandé si elle n’était pas l’erreur de ta vie. parfois, tu te dis: « Si j’avais su que c’était ça, avoir des enfants, pour une femme, je n’en aurais pas eu », et tu es déchirée par la culpabilité d’oser formuler des choses pareilles. Tu penses constamment à a vie d’avant, celle qui n’existe plus, celle où tu étais libre et tu voudrais remonter le temps. Tu te passes tes souvenirs d’enfance en boucle, tu te demandes pourquoi tu as éprouvé le besoin de venir jeter une bombe pareille dans une vie qui te convenait parfaitement, mais tu n’oses pas en parler. En parler, ça voudrait dire regretter d’avoir eu Marine et ça, c’est indicible, inavouable, parce que malgré tout, tu l’aimes. C’est ce paradoxe que personne ne comprend, que toi-même tu n’arrives pas à accepter: la puissance infinie de cet amour là et sa pesanteur sur ta vie. 

Ainsi gèlent les bulles de savon, de Marie Vareille, pages 268-269

Un roman féministe tendre et émouvant qui m’a énormément plu, une très belle histoire à glisser sous le sapin 😉

Il fait partie de mes livres préférés de 2023 !

Ma note: ♥♥♥♥♥


J’ai lu: Made in Korea de Laure Mi Hyun Croset

Hello tout le monde !

Je vous retrouve aujourd’hui pour vous parler du roman Made in Korea de l’autrice Laure Mi Hyun Croset, que j’ai eu la chance de rencontrer au Salon littéraire Mauvais Genre à Onex (Suisse) au mois d’octobre.

 ♥ = Bof bof, à éviter

♥♥ = Sympa, sans plus

♥♥♥ = Pas mal du tout , j’ai passé un bon moment !

♥♥♥♥ = A lire absolument !

♥♥♥♥♥ = Attention, gros coup de cœur !

Les (♥) représentent les demis 

L’image provient de mon instagram.

Nombre de pages: 112 pages

Maison d’édition: BSN Press, Okama, collection Uppercut

Date de parution (dans cette édition): 24 août 2023

4ème de couverture:

Un jeune Français, enfant adopté, solitaire et apathique, passe son temps devant un écran d’ordinateur. Adepte de jeux vidéo et de junk food, il se soucie peu de sa santé, jusqu’au jour où il apprend qu’il a du diabète et qu’il doit modifier fondamentalement son hygiène de vie. Il décide alors de partir en Corée pour y pratiquer le taekwondo, bénéficier de la saine gastronomie de la péninsule et, par la même occasion, découvrir sa culture d’origine. Loin d’être une énième variante sur la quête identitaire d’un individu déraciné, ce roman réjouissant, à la fois mélancolique et tendre mais non dénué d’ironie, relate l’histoire d’une renaissance, sans faits glorieux ni émotions de pacotille.

Mon avis:

J’ai particulièrement apprécié ce roman court sur un jeune geek en surpoids à qui l’on a diagnostiqué du diabète et qui décide de partir quelques semaines dans son pays d’origine, la Corée du Sud, pour modifier ses habitudes alimentaires et son mode de vie bien trop sédentaire. La procrastination est si naturelle chez lui que cela rend le récit plutôt caustique.

Une fois en Corée, il va découvrir une culture dont il ignore (presque) tout et va sans même s’en rendre compte modifier sa manière de vivre, tout en s’ouvrant enfin au monde qui l’entoure et aux autres. Ce pays dans lequel il est né (même s’il n’en parle pas la langue, ayant été adopté à l’âge de 2 ans) l’apaise et lui correspond complètement. Il va même se mettre au Taekwondo, lui qui n’a plus fait de sport depuis qu’il a atteint l’âge adulte. Armé de sa détermination (mais avec quelques écarts) il va essayer de tenir ses bonnes résolutions qui sont de bouger plus et manger plus sainement.

Comment en était-il arrivé là, lui, qu’on appelait le gringalet quand il était enfant? Peut-être justement était-ce pour dissimuler cet Asiatique aux jambes maigres comme des baguettes de tambour qu’il avait englouti des sucreries en veux tu en voilà? Cela lui semblait paradoxal de vouloir disparaître en prenant plus d’espace, mais c’était la vérité. 

Made in Korea, de Laure Mi Huyn Croset, page 45

L’écriture de Laure Mi Huyn Croset est mordante à souhait et fait de ce roman une parfaite satyre sociale. Je suis heureuse d’avoir enfin découvert la plume de cette autrice hyper talentueuse (et très sympathique). De plus, réussir à faire tenir une matière aussi dense dans si peu de pages tient presque de l’exploit !

J’ai passé un excellent moment de lecture et ce roman m’a fait voyager dans un pays qui m’attire énormément!

Une perle à découvrir de toute urgence !

Ma note: ♥♥♥♥♥