[SP] J’ai lu: Le cadavre du 25 et Les Inconnus de Central Park de Laurence Burger

Hello tout le monde !

Je vous retrouve aujourd’hui pour vous parler des romans Le cadavre du 25 et Les inconnus de Central Park de l’autrice et avocate suisse Laurence Burger que j’ai eu la chance de recevoir des éditions Slatkine. 

 ♥ = Bof bof, à éviter

♥♥ = Sympa, sans plus

♥♥♥ = Pas mal du tout , j’ai passé un bon moment !

♥♥♥♥ = A lire absolument !

♥♥♥♥♥ = Attention, gros coup de cœur !

Les (♥) représentent les demis 

L’image provient de mon instagram.

Nombre de pages: 368 pages & 308 pages

Maison d’édition: Slatkine

Date de parution (dans cette édition): septembre 2021 & septembre 2023

4ème de couverture du Cadavre du 25:

François Gaudard, inspecteur de police à Monaco, ne s’attendait pas à découvrir un sac mortuaire alors qu’il procédait au séquestre d’un coffre-fort d’une importante banque italienne du Rocher. Sac mortuaire qui plus est occupé par un cadavre ! Alors qu’elle ne fait que commencer, l’enquête va se trouver rapidement prise dans les méandres financiers de sociétés licencieuses. Entre affaire de dopage, escort-girl, lutte contre le blanchiment, trafics divers entre Genève et Miami, et exploits sportifs, les héros, deux policiers dont les existences ne cessent de se croiser, se confrontent à des malfaiteurs d’origine aussi diverses que des membres de cartels sud-américains et des banquiers douteux, qui n’hésiteront pas à faire couler le sang pour défendre leurs méfaits.

Mon avis:

Un sac contenant un cadavre est retrouvé dans le coffre d’une banque à Monaco. L’inspecteur monégasque François Gaudard, aidé de son frère jumeau Olivier, hacker de talent, et de Rose McGawn, inspectrice à Scotland Yard (qu’il a rencontré dans le premier livre de l’autrice, « les noyées du rocher », que je n’ai pas encore lu), va vite se rendre compte que des recels en tous genres, magouilles et abus de pouvoir font la loi sur le Rocher. La réputation des banques en prend un coup!

J’ai adoré les chapitres courts qui donnent un sentiment d’urgence au roman et les événements qui s’enchaînent sans temps mort. C’est un roman que je verrais vraiment bien adapté en série télé tant l’écriture de Laurence Burger s’y prêterait bien. 

L’intrigue se passe entre Monaco, Miami, Londres et Genève et ces changements de lieux donnent encore plus de rythme au roman. On sent que l’autrice connaît ces lieux qui sont bien décrits.

Les personnages sont attachants (Olivier!!) et malgré la multitude d’intervenants, on arrive à se rappeler d’eux (et il y a un index des noms au début du roman, ce qui peut aider en cas de doute).

Les dialogues sont bien écrits et sont plausibles, tout sonne vrai. Je suis ravie d’avoir découvert cette autrice talentueuse qui sait inventer des histoires qui tiennent la route et qui sont bien développées. Aucune question ne reste sans réponse et c’est quelque chose que j’apprécie énormément dans les polars.

Un roman addictif que je ne peux que vous inviter à lire si vous aimez les polars bien ficelés!

Ma note: ♥♥♥♥(♥)

 

4ème de couverture de Les Inconnus de Central Park:

New York, 4h du matin. L’inspectrice Rose McGawn est réveillée, en pleine forme, prérogative du décalage horaire. Sous ses yeux s’étend la masse sombre de Central Park, mer d’arbres à peine éclairée par de rares réverbères. Son regard est attiré par trois silhouettes qui se dirigent vers le parc. L’une d’elles semble soutenue par les deux autres. Mais déjà, elles disparaissent sous le couvert touffu des feuillus. Occupée à la préparation d’un procès dans lequel elle et son acolyte, l’inspecteur François Gaudard, doivent témoigner, Rose oublie cette vision nocturne jusqu’au jour où ces évènements lui reviennent en mémoire après la lecture d’un article du New York Times relatant la découverte d’un cadavre dans Central Park. Y a-t-il un lien avec ce qu’elle a observé ? Il ne lui en faut pas plus pour se lancer dans une enquête haletante qui l’entraînera des beaux quartiers de l’Upper West Side à Harlem, de Chinatown aux Hamptons, en passant par Washington et Miami, sur fond d’intrigue politique.

Mon avis:

L’intrigue prend directement place après Le cadavre du 25 (d’ailleurs il vaut mieux lire ce dernier avant pour bien appréhender l’histoire) et nous allons suivre Rose et François qui vont devoir témoigner lors d’un procès à New-York.

Bien entendu, sur place, ils vont se retrouver mêlés à une enquête qui touche les hautes sphères politiques et plus particulièrement les minorités musulmanes turcophones en Chine, les Ouïghours, qui sont encore et toujours persécutées. 

J’ai d’ailleurs aimé que l’autrice aborde ce sujet très engagé qui m’en a appris pas mal sur cette cause. J’avoue apprécier quand les romanciers mêlent des sujets d’actualité à leur intrigue et Laurce Burger excelle à cet exercice. 

Impossible de trop vous en dire de peur de vous dévoiler des éléments importants mais je dois dire que j’ai beaucoup aimé la plume de Laurence Burger et le fait qu’on sent qu’elle sait de quoi elle parle, étant elle-même avocate et spécialiste en droit suisse mais également en droit européen et américain.

Tout est cohérent, bien documenté et tient la route, pour moi c’est une réussite! (Il ne me reste plus qu’à lire le tout premier tome évoqué plus haut (Les noyées du Rocher) !!)

Ma note: ♥♥♥♥(♥)


Un grand merci aux éditions Slatkine pour l’envoi de ces SP!

J’ai lu: Les naufragés du Wager de David Grann

Hello tout le monde !

Je vous retrouve aujourd’hui pour vous parler du roman Les naufragés du Wager de l’auteur David Grann.

 ♥ = Bof bof, à éviter

♥♥ = Sympa, sans plus

♥♥♥ = Pas mal du tout , j’ai passé un bon moment !

♥♥♥♥ = A lire absolument !

♥♥♥♥♥ = Attention, gros coup de cœur !

Les (♥) représentent les demis 

L’image provient de mon instagram.

Nombre de pages: 448 pages

Maison d’édition: Les éditions du Sous-Sol

Date de parution (dans cette édition): août 2023

4ème de couverture:

En 1740, le vaisseau de ligne de Sa Majesté le HMS Wager, deux cent cinquante officiers et hommes d’équipage à son bord, est envoyé au sein d’une escouade sous le commandement du commodore Anson en mission secrète pour piller les cargaisons d’un galion de l’Empire espagnol. Après avoir franchi le cap Horn, le Wager fait naufrage.
Une poignée de malheureux survit sur une île désolée au large de la Patagonie. Le chaos et les morts s’empilant, et face à la quasi-absence de ressources vitales, aux conditions hostiles, certains se résolvent au cannibalisme, des mutineries éclatent, le capitaine commet un meurtre devant témoins. Trois groupes s’affrontent quant à la stratégie à adopter pour s’en échapper. Alors que tout le monde croyait que l’intégralité de l’équipage du Wager avait disparu, un premier groupe de vingt-neuf survivants réapparaît au Brésil deux cent quatre-vingt-trois jours après la catastrophe maritime. Puis ce sont trois rescapés de plus qui atteignent le Brésil trois mois et demi plus tard. Mais une fois rentrés en terres anglicanes, commence alors une autre guerre, des récits cette fois, afin de sauver son honneur et sa vie face à l’Amirauté et au grand public.

Reconstitution captivante d’un monde disparu, Les Naufragés du Wager de David Grann est un formidable roman d’aventures et une réflexion saisissante sur le sens des récits. Un grand livre par l’un des maîtres de la littérature du réel.

Mon avis:

J’ai toujours été très intéressée par les récits de pirateries ou d’aventuriers des mers. De ce fait, quand j’ai entendu parler de ce roman, j’ai tout de suite sauté dessus.

J’ai trouvé fascinant le travail colossal de recherches qu’a fourni l’auteur pour relater la triste fin du navire anglais le HMS Wager. En 1741, alors que plusieurs bateaux anglais appartenant à la Royal Navy traquent un galion espagnol rempli de richesses, ils vont essuyer une tempête et être séparés.

Échoué sur la côte sud du Chili, l’équipage du HMS Wager devra faire face au froid, à la faim et aux mutins qui chercheront à prendre l’ascendant sur le capitaine du vaisseau. Les ressources et le courage dont ils font preuve dans l’adversité sont incroyables. On voit également très bien que la peur de mourir fait agir les membres de l’équipage d’une manière complètement inconsidérée et de moins en moins morale et fait ressortir leurs plus vils instincts. Finalement, le plus grand danger ne vient pas de la nature sauvage mais bel et bien de l’homme.

Byron se rendit compte qu’à l’inverse du naufragé solitaire Alexander Selkirk, qui avait inspiré Robinson Crusoé, il était maintenant obligé de supporter les créatures les plus imprévisibles et les plus volatiles de toute la nature: des êtres humains réduits au désespoir.

Les naufragés du Wager, de David Grann, page 180

Fresque historique passionnante bien que plutôt touffue (mais je vous rassure, ça se lit très bien!!), ce livre (qui plus est enrichi de superbes dessins) se lit presque comme un roman et j’ai été ravie d’en apprendre plus sur cette époque plutôt mouvementée! 

Une franche réussite que je ne peux que vous conseiller tant j’ai été emportée par la plume de David Grann!

Ma note: ♥♥♥♥(♥)


J’ai lu: Eden de Monica Sabolo

Hello tout le monde !

Je vous retrouve aujourd’hui pour vous parler du roman Eden de l’autrice Monica Sabolo.

 ♥ = Bof bof, à éviter

♥♥ = Sympa, sans plus

♥♥♥ = Pas mal du tout , j’ai passé un bon moment !

♥♥♥♥ = A lire absolument !

♥♥♥♥♥ = Attention, gros coup de cœur !

Les (♥) représentent les demis 

L’image provient de mon instagram.

Nombre de pages: 279 pages

Maison d’édition: Le Livre de Poche

Date de parution (dans cette édition): janvier 2021

4ème de couverture:

« Un esprit de la forêt. Voilà ce qu’elle avait vu. Quand on lui demandait, avec douceur, puis d’une voix de plus en plus tendue, pressante, s’il ne s’agissait pas plutôt de Lucy – Lucy, quinze ans, blonde, un mètre soixante-cinq, short en jean, disparue depuis deux jours –, quand on lui demandait si elle n’avait pas vu Lucy, elle répondait en secouant la tête : “Non, non, c’était un esprit, l’esprit de la forêt.” »

Dans une région reculée du monde, à la lisière d’une forêt menacée de destruction, grandit Nita, qui rêve d’ailleurs. Jusqu’au jour où elle croise Lucy, une jeune fille venue de la ville. Solitaire, aimantant malgré elle les garçons du lycée, celle-ci s’aventure dans les bois.

Mon avis:

Dans ce roman au style plutôt particulier, nous allons suivre Nita, adolescente dont la voisine du même âge, Lucy, est retrouvée prostrée dans la forêt, visiblement victime d’une agression.

Toute l’ambiance du livre est un peu nébuleuse, poisseuse, un peu malsaine.

Cette forêt mystérieuse, qui est un personnage à elle toute seule, où des choses se passent la nuit et où des gens disparaissent, fait froid dans le dos. Même si j’ai trouvé le rythme de l’histoire un peu lent à certains moments, je me suis laissée envoûter par cette histoire où légendes, rites ancestraux et réalité se mêlent pour ne plus faire qu’un.

Peut-être que rien ne ressemble plus à la mort que l’instant où l’on s’apprête à naître.

Eden, de Monica Sabolo, page 151

L’autrice aborde des thèmes forts comme le racisme et les agressions sexuelles. C’est un roman plutôt violent de par les sujets abordés et il pourrait choquer les plus sensibles. On sent que Monica Sabolo dénonce la situation inextricable où se trouve Nita et ses amies.

La jeune femme est partagée entre sa soif de justice et l’envie de rentrer dans les cases d’une jeune femme bien rangée. C’est un personnage complexe et difficile à appréhender tant ses réactions sont imprévisibles. 

J’ai été séduite par la plume de Monica Sabolo que j’avais déjà beaucoup aimée dans le roman Summer. Elle sait retranscrire en très peu de mots des ambiances et des paysages et je trouve cela pour le moins fascinant.  

Un roman féministe que j’ai eu du plaisir à découvrir!

Ma note: ♥♥♥♥


J’ai lu: Où vont les larmes quand elles sèchent de Baptiste Beaulieu

Hello tout le monde !

Je vous retrouve aujourd’hui pour vous parler du roman Où vont les larmes quand elles sèchent de l’auteur et médecin Baptiste Beaulieu, auteur que j’avais découvert avec les romans Celle qu’il attendait et toutes les histoires d’amour du monde que j’avais beaucoup aimés.

 ♥ = Bof bof, à éviter 

♥♥ = Sympa, sans plus

♥♥♥ = Pas mal du tout , j’ai passé un bon moment !

♥♥♥♥ = A lire absolument !

♥♥♥♥♥ = Attention, gros coup de cœur !

Les (♥) représentent les demis 

L’image provient de mon instagram.

Nombre de pages: 272 pages

Maison d’édition: L’Iconoclaste

Date de parution (dans cette édition): octobre 2023

4ème de couverture:

 » Médecin le jour, écrivain la nuit, Baptiste Beaulieu mêle comme personne le drame et la drôlerie.  » Le Point

Jean a trente-six ans. Il fume trop, mâche des chewing-gums à la menthe et fait ses visites de médecin de famille à vélo. Il a supprimé son numéro de portable sur ses ordonnances. Son cabinet médical n’a plus de site Internet. Il a trop de patients : jusqu’au soir, ils débordent de la salle d’attente, dans le couloir, sur le patio.
Tous les jours, Jean entend des histoires. Parfois il les lit directement sur le corps des malades. Il lui arrive de se mettre en colère. Mais il ne pleure jamais. Ses larmes sont coincées dans sa gorge. Il ne sait plus comment pleurer depuis cette nuit où il lui a manqué six minutes.

Mon avis:

Dès les premières pages, on comprend qu’il s’agit plus d’un témoignage du médecin qu’est Baptiste Beaulieu qu’un pur roman. 

En effet, le narrateur, Jean, est médecin généraliste et nous raconte son quotidien, ses peurs, ses peines. 

Son désespoir de ne pas avoir réussi à sauver un petit garçon quand il était encore urgentiste. 

Toutes les personnes qu’il a soignées ou qu’il a perdues au fil des années forment un chœur qui ne se tait jamais, qui l’accompagne chaque jour et chaque nuit de sa vie. Comment avoir encore des larmes quand tant de drames jonchent votre quotidien ? Comment trouver encore le courage de se lever tous les matins alors que le monde est empli d’injustice ?

Sans doute qu’on ne devrait jamais remettre à plus tard, parce qu’il est toujours plus tard qu’on ne le pense dans la vie.

Où vont les larmes quand elles sèchent, de Baptiste Beaulieu, page 233

J’ai reconnu certaines anecdotes que l’auteur avait déjà raconté sur Instagram, et j’ai trouvé que ce mélange de petites histoires plutôt drôles, racontées avec la gouaille habituelle de l’auteur, contrebalançaient plutôt bien les moments plus mélancoliques de ce récit.

Comme d’habitude, j’ai été sous le charme de la plume de l’auteur qui est un homme admirable de par ses prises de positions fermes et affirmées pour la cause féminine et les personnes les plus démunies. Il aborde des thèmes comme le patriarcat, la solitude, la maladie… avec une lucidité sans pareille.

Si je comprends que ce livre tenait à cœur de l’auteur car il parle de son dur et beau métier,  je me réjouis toutefois de le retrouver dans un roman plus « imaginaire » comme « celle qu’il attendait » que j’avais adoré et qui possédait une vraie trame narrative.

Ce livre-ci, complètement terre-à-terre, nous bouscule totalement car il met en évidence les défaillances des services de santé. Tout en nous sapant un peu le moral, il nous redonne également  confiance dans le genre humain.

Un roman-témoignage criant de vérité qui m’a beaucoup touchée – j’ai eu plusieurs fois les larmes aux yeux – que je garderai précieusement dans ma bibliothèque. Merci Dr Beaulieu pour ce bel ouvrage.

Ma note: ♥♥♥♥♥


[SP]J’ai lu: Une ascension de Pauline Desnuelles

Hello tout le monde !

Je vous retrouve aujourd’hui pour vous parler du roman Une ascension de l’autrice suisse Pauline Desnuelles que j’ai eu la chance de recevoir de la part des éditions Slatkine. Ce livre a été retenu dans le sélection des livres pressentis pour le prix du Festival du LÀC.

 ♥ = Bof bof, à éviter

♥♥ = Sympa, sans plus

♥♥♥ = Pas mal du tout , j’ai passé un bon moment !

♥♥♥♥ = A lire absolument !

♥♥♥♥♥ = Attention, gros coup de cœur !

Les (♥) représentent les demis 

L’image provient de mon Instagram.

Nombre de pages:  186 pages

Maison d’édition: Slatkine

Date de parution (dans cette édition): 25 août 2023

4ème de couverture:

« Encore quelques centaines de mètres et nous y voici, nous y sommes. Le sommet du Mont-Blanc. Tout en haut. On ne peut pas aller plus haut à moins de marcher dans l’ozone.  » Marguette Bouvier a été la première femme à descendre le Mont-Blanc à ski. Présence spectrale, elle raconte sa vie à Aurore, une journaliste qui mène des recherches sur elle et traverse un deuil blanc, après la disparition de son mari dans une avalanche. Entre tristesse et colère, Aurore se frotte à d’autres corps, ouvre les yeux sur son mariage bancal et découvre ses propres forces en affrontant la montagne. Une ascension intérieure. Ce roman polyphonique dépeint avec délicatesse le cheminement d’une femme vers sa liberté.

Mon avis:

Un roman très touchant sur une femme, Aurore, qui vit seule avec sa fille adolescente, Laure, après la disparition de son mari en montagne. Comment faire le deuil d’un amour que l’on a toujours mis sur un piédestal et continuer à vivre ?

Cependant, quand la personne aimée vient à manquer, le vernis de perfection commence à se craqueler et elle se rend compte que cet amour n’était pas égalitaire, que l’être adulé prenait beaucoup mais ne donnait rien ou des miettes. Le ressentiment prend peu à peu le pas sur la tristesse.

En effet, Aurore se rend compte qu’elle a sacrifié beaucoup en devenant mère, sa carrière montante de journaliste et sa liberté, alors que son mari lui, n’a rien modifié dans ses petites habitudes et continue à s’éclipser pour aller en montagne, seul ou avec des amis. De plus, son mari ne lui parlait pas toujours bien et la rabaissait assez souvent en bon pervers narcissique qu’il était. Elle vivait dans le déni de cette réalité mais son décès soudain met tous ces éléments en exergue. 

Tout dans ses mots, son attitude, m’accusait de ne pas être plus débrouillarde, plus bricoleuse, plus sportive, de ne pas être championne de ski. Pourtant il n’aurait pas support de vivre avec une femme puissante qui affronte la montagne, grimpe et skie aussi bien que lui, elle eût été sa rivale. Il voulait que je sois sage, sexy et sage, et que je l’admire surtout. Que je prenne peu de place mais qu’il soit fier de moi. Sois asservie, mais forte et autonome. Son double discours.

Une ascension, de Pauline Desnuelles, pages 137-138

Un magnifique roman sur le deuil – sous toutes ses formes – et la résilience. L’écriture de Pauline Desnuelles est vraiment très belle et j’ai surligné de nombreux passages qui ont résonnés en moi.

La narration s’alterne entre Aurore et sa fille Laure et j’ai aimé ces croisements de point de vue. 

En parallèle, nous suivons également Marguette Bouvier, en 1929, jeune femme déterminée et persévérante qui veut être la première femme à descendre le Mont-Blanc à ski. Faisant fi des des médisants, elle va aller au bout de son idée et tout donner pour arriver à ses fins. Aurore va s’intéresser à son destin extraordinaire pour un article qu’elle doit écrire.

La plume de Pauline Desnuelles va droit au but et sait nous toucher en plein cœur. Ses phrases sont plutôt courtes et ses mots toujours soigneusement sélectionnés. 

Les personnages sont attachants et tout sonne parfaitement juste et vrai.

Ce livre est une ode à la liberté et la volonté d’exister pour soi-même et pas seulement par ou pour les autres. Il dénonce également les relations malsaines et met en avant des héroïnes fortes et inspirantes.

Une plume à suivre de très très près !

Ma note: ♥♥♥♥♥


Un grand merci aux éditions Slatkine l’envoi de ce SP!

[SP] J’ai lu: Dormez en Peilz d’Emmanuelle Robert

Hello tout le monde !

Je vous retrouve aujourd’hui pour vous parler du roman Dormez en Peilz de l’autrice suisse Emmanuelle Robert. Ce roman se passe directement après les événements survenus dans le roman précédent de l’autrice, Malatraix.

 ♥ = Bof bof, à éviter

♥♥ = Sympa, sans plus

♥♥♥ = Pas mal du tout , j’ai passé un bon moment !

♥♥♥♥ = A lire absolument !

♥♥♥♥♥ = Attention, gros coup de cœur !

Les (♥) représentent les demis 

L’image provient de mon instagram.

Nombre de pages: 442 pages

Maison d’édition: Slatkine

Date de parution (dans cette édition): 22 août 2023

4ème de couverture:

Mai 2021. Après un hiver compliqué, la Suisse romande se rue vers les plans d’eau. Plongeuse expérimentée, Fabienne Corboz s’attaque au record de profondeur dans le Léman. Mais rien ne se passe comme prévu. Alors qu’un notable disparaît mystérieusement de son paddle au large de l’île de Peilz, des secrets remontent à la surface. Et si cette disparition cachait une vengeance ? À qui le tour ?

Dans son deuxième roman, Emmanuelle Robert quitte les sentiers de montagne pour les profondeurs lacustres et celles, insondables, des âmes humaines. Aidés par la police du lac, Antigona Abimi, Max Kander et leurs collègues enquêtent en eaux troubles. Qui sait quelle part d’eux-mêmes ils y laisseront ?

Après Malatraix (mention spéciale du jury du Festival international du Film alpin des Diablerets 2022), Dormez en Peilz plonge au cœur du Léman, ce lac de légende aussi splendide que dangereux.

Une descente en apnée dont vous ressortirez à bout de souffle.

Mon avis:

Si vous n’avez pas encore lu Malatraix, je vous conseille de le lire avant d’entamer celui-ci, ce second roman faisant assez régulièrement références aux événements survenus dans le premier (ce qui pourrait éventuellement vous spoiler si vous aviez envie de lire Malatraix plus tard).

Quel plaisir de retrouver les personnages du premier tome!

Cette fois-ci, l’autrice nous immerge (au propre comme au figuré) dans le domaine de la plongée, sport au cours duquel des meurtres sordides sont commis. 

Comme dans le roman précédent de l’autrice, le rythme est soutenu, sans temps mort. le fait que les chapitres soient courts contribuent vraiment à faire de ce roman un vrai page-turner.

J’ai toutefois été chiffonnée par quelques petits défauts: En effet, j’ai constaté qu’un des personnages changeait de nom de famille au cours du roman ce que j’ai trouvé pour le moins étrange. J’ai également soulevé des tics de langage un peu redondants de la part de certains personnages (comme le flic neuchâtelois qui entrecoupe toutes ses phrases de « qué?! ») ou encore la jeune voisine de l’enquêtrice Soledad Gimmelfarb qui parle soudainement comme une petite racaille, à coup de « ouais frère », ce que j’ai trouvé un peu agaçant et cassait le rythme des dialogues. (mais ce n’est que mon ressenti)

En parlant de Soledad, je l’ai trouvée très en retrait dans ce tome, les enquêteurs principaux étant pour le coup plutôt Max Kander (son binôme) et Antigona Abimi, que j’ai trouvée bien plus attachante dans ce second tome. Les personnages d’ailleurs sont bien construits et l’autrice arrive à leur donner de la substance, chose que j’apprécie énormément. 

On y suit aussi beaucoup Fabienne Corboz, une femme aisée donc le mari est en cavale, qui pratique la plongée de manière plutôt assidue et rêve de devenir la nouvelle détentrice du record de profondeur dans le lac Léman. Cette femme, si sûre d’elle en apparence, est pourtant très dépendante du regard des autres – des hommes notamment. Un personnage complexe que j’ai bien aimé! 

J’ai également apprécié toutes les histoires secondaires imbriquées dans l’histoire principale, qui laissent à présager que nous reverrons peut-être les protagonistes (je l’espère en tout cas). Bref, comme pour Malatraix, j’ai passé un chouette moment de lecture avec cette enquête bien ficelée et j’ai aimé en apprendre plus sur la plongée en apnée.

Trigger Warning: L’autrice aborde dans ce roman le thème des abus sexuels et les répercussions que ceux-ci ont sur les victimes durant toute leur vie.

Pour résumer, un roman qui se dévore, une plume fluide, pas exempte de défauts mais qui fonctionne vraiment bien! Je lirai avec plaisir les prochains ouvrages d’Emmanuelle Robert.

Vous ne regarderez plus jamais le lac Léman du même œil!

Ma note: ♥♥♥(♥)


Un grand merci aux éditions Slatkine pour l’envoi de ce SP!

J’ai lu: Dans la forêt des larmes de Glendy Vanderah

Hello tout le monde !

Je vous retrouve aujourd’hui pour vous parler du roman Dans la forêt des larmes de l’autrice américaine Glendy Vanderah. Il s’agit de son second roman après Là où les arbres rencontrent les étoiles qui avaient été un gros coup de coeur pour moi.

 ♥ = Bof bof, à éviter

♥♥ = Sympa, sans plus

♥♥♥ = Pas mal du tout , j’ai passé un bon moment !

♥♥♥♥ = A lire absolument !

♥♥♥♥♥ = Attention, gros coup de cœur !

Les (♥) représentent les demis 

L’image provient de mon instagram.

Nombre de pages: 592 pages

Maison d’édition: Charleston

Date de parution (dans cette édition): 29 août 2023

4ème de couverture:

Du plus loin qu’elle s’en souvienne, Ellis a toujours trouvé refuge dans la Forêt Sauvage : un lieu magique caché derrière le massif de mûres qui borde le terrain des mobil-homes où elle a grandi. Dans cet îlot de verdure, le bruissement des feuillages et le murmure apaisant du ruisseau devenaient ses confidents les jours où sa mère buvait trop.

Aussi est-ce tout naturellement qu’elle se réfugie au milieu des arbres quinze ans plus tard, accompagnée de ses jumeaux de quatre ans et de son bébé, Viola, le jour où elle découvre l’infidélité de son mari. Mais le croassement des corbeaux, l’agitation de ses garçons et son tumulte intérieur lui font commettre l’irréparable. Au moment du départ, elle oublie sur le parking la nacelle où dort sa fille. À son retour, Viola a disparu, comme avalée par la forêt.

Rongée par la culpabilité, Ellis entame un long exil au coeur du bois pour se reconstruire. Car même si elle lui a enlevé son enfant, la nature est le seul remède qu’elle ait jamais connu…

Dans la grande tradition du nature writing, un roman envoûtant et magnétique traversé par les thèmes universels de la résilience et du pardon.

Mon avis:

Comme pour le roman précédent de l’autrice, j’ai été de suite entraînée par sa plume et son univers très riche.

Les personnages sont attachants au possible, ils sont complexes et vraiment bien pensés. 

Dans ce roman, nous allons suivre Ellis, une jeune maman de jumeaux de 4 ans et d’une petite fille de quelques mois, qui, après une ballade en forêt avec ses enfants (pour le moins éprouvante psychologiquement avec leurs disputes incessantes) va oublier – au moment d’installer les enfants dans la voiture – le landau de son bébé sur le parking. Se rendant compte de l’absence de sa fille, elle va de suite faire demi tour. Mais le landau contenant le bébé a disparu et la vie d’Ellis va s’effondrer… Suite à ce drame, elle ne se sentira plus capable ni légitime de s’occuper de ses jumeaux de 4 ans et quitte tout (son mari, ses enfants et sa maison bien entendu) pour vivre dans le plus grand dénuement, dans la nature, qui a toujours été un refuge pour elle et source d’apaisement. Ellis est une femme qui n’a pas eue une enfance facile et n’a pas bénéficié de l’amour de sa mère, qui était alcoolique et qui ne se souciait pas d’elle. De ce fait, quand elle se retrouve à son tour dans la situation de « l’abandonnatrice » (même si c’était involontaire) Ellis ne supporte pas de voir le reflet de sa mère en elle et ne veut pas répéter le même schéma.

Entre culpabilité et désespoir, elle va prendre mauvaises décisions sur mauvaises décisions, prise dans une spirale d‘autodestruction, comme pour se punir d’une faute dont elle n’est pas réellement la coupable. Dans la forêt, elle va tomber sur Keith, un garde forestier au grand cœur mais va également faire de mauvaises rencontres qui vont lui faire frôler la mort.

En parallèle, nous suivons la vie d’une enfant, Raven, élevée par sa mère au beau milieu de la forêt. Isolée, n’ayant aucun contact avec l’extérieur, sa vie va être bouleversée le jour où 3 garçons vont venir se baigner dans la rivière qui jouxte leur propriété. Raven va alors sentir le poids de la solitude peser sur ses épaules et va formuler l’envie d’être scolarisée comme tous les enfants de son âge afin de voir tous les jours ses nouveaux amis.

J’ai adoré suivre ces deux axes narratifs qui donnaient un bon rythme à l’histoire.

Ce roman parle de pardon, de rédemption. Il aborde également les thèmes plutôt délicats de la dépression et des addictions aux médicaments et à l’alcool. On y parle également des familles dysfonctionnelles (avec la jeunesse d’Ellis) et des liens familiaux, qu’ils soient de sang ou non. Ce livre est un hymne à la nature et à la liberté, mais aussi et surtout un grand roman d’amour, l’amour d’une mère pour ses enfants.

Comme dans « Là où les arbres rencontrent les étoiles », j’ai trouvé l’écriture de Glendy Vanderah très belle, ses descriptions de la nature et des émotions humaines sont toujours parfaitement décrites, elle utilise à chaque fois les bons mots aux bons endroits, pour nous tenir en haleine mais également pour nous prendre aux tripes. 

Dans la forêt de larmes est une petite brique de presque 600 pages que j’ai dévorée en quelques sessions de lecture tant j’ai été happée par cette histoire si émouvante, qui m’a fait penser bien des fois à la plume de Joyce Maynard (et vous savez comme je tiens cette dernière en très haute estime!) de par la capacité de l’autrice à imaginer des personnages auxquels nous pouvons nous identifier et pour lesquels on se fait du souci durant tout le livre ou encore aux romans de Pete Fromm de par sa facilité à personnifier la nature pour en faire une protagoniste clé de l’histoire, rendant le tout poignant au possible.

Un roman éblouissant qui restera longtemps dans ma mémoire!

Ma note: ♥♥♥♥♥


J’ai lu: Sauvage de Julia Kerninon

Hello tout le monde !

Je vous retrouve aujourd’hui pour vous parler du roman Sauvage de l’autrice française Julia kerninon.

 ♥ = Bof bof, à éviter

♥♥ = Sympa, sans plus

♥♥♥ = Pas mal du tout , j’ai passé un bon moment !

♥♥♥♥ = A lire absolument !

♥♥♥♥♥ = Attention, gros coup de cœur !

Les (♥) représentent les demis 

L’image provient de mon instagram.

Nombre de pages: 299 pages

Maison d’édition: L’Iconoclaste

Date de parution (dans cette édition): 17 août 2023

4ème de couverture:

​A Rome, Ottavia Selvaggio a décidé à quinze ans d’être maîtresse de son destin.

Ni ses histoires d’amour, ni le mariage, ni même la maternité ne la font dévier de sa route. Pendant que son mari s’occupe de leurs enfants, elle invente dans son restaurant une cuisine qui ne doit rien à personne. En robe noire et sans frémir, Ottavia avance droit, jusqu’au jour où un homme surgit du passé avec un aveu qui la pousse à douter de ses décisions. Comment être certaine d’avoir choisi sa vie ?
Le désir a-t-il une fin ?

Mon avis:

Sauvage explore encore une fois le thème des désirs enfouis, secrets ou assumés d’une femme. 

Nous y suivons Ottavia Selvaggio, jeune femme qui a hérité de son père de la passion pour la cuisine. Comme lui, elle en fait son métier, au grand désespoir de sa mère qui sait ce que ce métier veut dire pour la famille de celle ou celui qui le pratique. Absence, horaires impossibles, mauvaise humeur, stress…

Je ne voulais pas faire les plats de mon enfance, mais des plats qui la racontent. Je voulais mettre dans ma cuisine la révolte empêchée de ma mère, sa mauvaise grâce pleine de superbe, ses abdications, ses fureurs, ses yeux bleu-noir comme des raisins secs le soir, ses regrets cuisants. Il me faudrait des années pour y parvenir mais je voulais inventer des plats qui parleraient des centaines de livres lus par provocation, les pieds sur la table devant les assiettes vides, les mille ruses, je voulais donner à voir le refus de servir, superbe, tempétueux, des femmes de ma famille, le refus catégorique de se livrer totalement à qui que ce soit.

Sauvage, de Julia Kerninon, pages 94-95

Ottavia se repose énormément sur son mari, professeur, pour s’occuper de leurs enfants et gérer la logistique familiale. Absente, libre, elle met en avant son métier et sa passion avant toute autre chose, laissant la charge mentale du foyer à son mari (ça change!).

Souvent agaçante, on ne peut toutefois qu’admirer Ottavia, qui ose inverser la tendance qui fait que c’est souvent l’homme qui se donne corps et âme pour son métier, laissant sa femme « se sacrifier » et s’occuper des enfants en mettant son travail (qui peut-être la passionne aussi!) entre parenthèses. Elle reproduit le schéma de son père avec sa mère, mais en inversant les rôles. D’ailleurs, je pense qu’il est fait exprès que nous ayons l’impression qu’Ottavia abuse un peu alors que ce comportement aurait été – merci le patriarcat – moins choquant de la part d’un homme.

Bien sûr, on ressent la tension dans son couple, qui monte au fil des chapitres, d’autant plus quand Ottavia retombe sur un ancien amoureux. 

Sauvage est un roman qui pose des questions sur nos chemins de vie et comment ne pas regretter les choix qu’on a fait (ou pas) ou les décisions prises au fil de notre existence et qui conditionnent notre destin. Ottavia veut tout, elle ne veut renoncer à rien. Mais est-ce seulement possible?

J’ai aimé retrouver la plume toujours très fine et intelligente de Julia Kerninon, une autrice qui sait toujours nous toucher en plein cœur avec ses personnages un peu torturés mais finalement c’est justement ce qui les rend si attachants et mémorables. 

Ma note: ♥♥♥♥(♥)


J’ai lu: Stardust de Léonora Miano

Hello tout le monde !

Je vous retrouve aujourd’hui pour vous parler du récit Stardust de l’autrice camerounaise Léonora Miano.

 ♥ = Bof bof, à éviter

♥♥ = Sympa, sans plus

♥♥♥ = Pas mal du tout , j’ai passé un bon moment !

♥♥♥♥ = A lire absolument !

♥♥♥♥♥ = Attention, gros coup de cœur !

Les (♥) représentent les demis 

L’image provient de mon instagram.

Nombre de pages: 220 pages

Maison d’édition: Pocket

Date de parution (dans cette édition): août 2023

4ème de couverture:

« Lasse de l’errance en couple, elle avait préféré se débrouiller seule. Impossible de rester auprès d’un garçon qui ne parvenait pas à devenir un homme. En une fraction de seconde, elle avait décidé de sauter sans filet. C’était le seul moyen d’empêcher la haine de s’installer là où il n’y avait déjà plus de respect. Elle avait emmené Bliss, serrant contre son cœur la plus belle part de lui. Alors qu’un soleil pâle s’apprêtait à trouer les nuages, Louise avait dit : Je pars avec la petite. Pas un mot de plus. »

Écrit il y a plus de vingt ans, ce roman relate la période au cours de laquelle Léonora Miano, jeune mère de 23 ans sans domicile ni titre de séjour, fut accueillie avec sa fille dans un centre de réinsertion et d’hébergement d’urgence du 19e arrondissement de Paris. 

Mon avis:

Ce roman parle d’une jeune femme, Louise, mais on comprend très vite que l’autrice nous raconte une période très difficile de sa propre vie.

Sous couvert de l’histoire de Louise, Léonora Miano va nous raconter son arrivée en France avec son petit ami, la découverte de sa grossesse puis son départ avec sa fille Bliss quand elle s’est rendue compte qu’elle ne pouvait pas compter sur son homme. 

Va alors commencer pour elle le parcours du combattant pour trouver un logement et vivre de manière décente. Comment avouer à sa grand-mère, restée au Cameroun, – à qui elle écrit régulièrement – , qu’elle est loin d’avoir la vie rêvée qu’elle pensait avoir en quittant son pays ?

Cette jeune maman va être confrontée à la misère la plus crasse et n’aura de cesse de garder – par fierté – la tête hors de l’eau.  Pour vivre dignement avec sa fille et lui transmettre de belles valeurs.

Ce livre retranscrit très bien les problèmes que rencontrent les personnes qui n’ont rien et qui son tributaires des administrations ou d’associations pour savoir si elles auront un toit au-dessus de leur tête le jour d’après. La violence de la précarité. 

Léonora Miano nous conte cette partie de sa vie avec beaucoup de tact et j’ai apprécié sa plume que j’ai trouvée plutôt percutante et très lucide. J’ai cependant trouvé que tous les passages dans les centres sociaux étaient un peu lents, ce qui cassait un peu le rythme du roman. De plus, le fait que l’écriture de Léonora Miano soit assez hachée, presque chirurgicale de par sa précision dans la retranscription des faits a un peu enlevé le côté émotionnel que je pensais y trouver.

De plus, pour ma part, j’aurais voulu suivre plus longtemps Louise et sa fille Bliss et j’ai trouvé dommage qu’on ne sache pas vraiment comme cela allait se terminer pour elles.

Un beau roman néanmoins sur une femme courageuse et inspirante. Je lirai avec plaisir d’autres romans de l’autrice car sa plume était vraiment très belle, malgré le sujet difficile abordé.

Ma note: ♥♥♥(♥)


J’ai lu: Une si belle image de Katherine Pancol

Hello tout le monde !

Je vous retrouve aujourd’hui pour vous parler du roman Une si belle image de l’autrice française Katherine Pancol.  

 ♥ = Bof bof, à éviter

♥♥ = Sympa, sans plus

♥♥♥ = Pas mal du tout , j’ai passé un bon moment !

♥♥♥♥ = A lire absolument !

♥♥♥♥♥ = Attention, gros coup de cœur !

Les (♥) représentent les demis 

L’image provient de mon instagram.

Nombre de pages: 245 pages

Maison d’édition: Points

Date de parution (dans cette édition): 1994

4ème de couverture:

Jackie, c’est l’histoire de toutes les femmes.

Elle nous ressemble terriblement, mais n’a jamais voulu qu’on le devine.

Elle était beaucoup trop fière.

Alors elle est devenue un personnage de roman. Pour mieux nous égarer, pour mieux nous épater. Elle a jeté de la poudre de perlimpinpin aux yeux du monde entier.

Elle a dissimulé ses fragilités, ses mystères, et a construit son propre mythe.

C’est ce roman d’une vie que Katherine Pancol nous raconte dans Une si belle image.

Mon avis:

Une si belle image est l’histoire de la vie de Jacqueline Bouvier Kennedy Onassis, de sa plus tendre enfance à sa vie de femme du monde. Attention toutefois: il ne s’agit pas d’une biographie au sens strict du terme mais bien d’une biographie romancée.

Toute petite déjà, Jacky (elle préfère qu’on l’appelle ainsi) est choyée et gâtée par son père qui est son héros. Malheureusement, elle va être séparée de celui-ci au divorce de ses parents, son père n’ayant pas les moyens de l’entretenir étant donné qu’il a toujours vécu au crochet de la famille de son ex-femme.

Ce père qui sera la cause de son plus gros sentiment d’abandon et de manque. Celui qui la traitait comme une princesse et lui passait tous ses caprices. Elle n’aura alors de cesse de rechercher « un père » dans les futurs hommes de sa vie. Elle les compare impitoyablement à son père et doit admirer pour pouvoir aimer. Y’a un complexe d’Œdipe sous roche me direz-vous, et vous auriez raison.

Jacky restera toute sa vie une petite fille gâtée, qui n’aura de cesse d’imposer ses envies à son entourage. Sauf avec JFK, et c’est peut-être également pour cela qu’il l’attire irrésistiblement. Elle représente un atout pour ce candidat à la présidence. En effet, elle parle plusieurs langues, a un très bon niveau de culture et sait se tenir en société. Elle est subjuguée par son mari et lui se permet de l’humilier publiquement en la trompant à tour de bras.

Jacky Kennedy est une femme qui va devoir vivre avec tous les drames qui jonchent sa vie, en se relevant à chaque fois, droite et fière dans ses tailleurs toujours impeccables. Elle aura toute sa vie à cœur de donner d’elle une image irréprochable.

Puisque la vie de John lui avait échappé, sa mort lui appartenait.

Une si belle image, de Katherine Pancol, page 12

J’ai été très touchée par ce portrait d’une femme qui se rêvait libre mais qui a toujours été dans une cage dorée. Une femme qui n’a pas su trouver un homme qui l’appréciait à sa juste valeur.

Je pense que j’ai rarement collé autant de post-it dans un livre, tant la plume de Katherine Pancol est juste et belle. On ressent à travers ses mots toute l’admiration et l’affection qu’elle a pour Jacky.

De plus, cette dernière est une femme pleine de nuances et de contradictions. En effet, elle est dotée d’une personnalité complexe et mystérieuse, une part d’elle restera jusqu’au bout « indomptable ». Cependant, quand le vernis de perfection se fend, on commence à percevoir les fêlures de cette femme incroyable. La vie de Jacky ne peut en aucun cas se résumer à « une si belle image » ce qui fait que ce titre – ironique – lui va comme un gant. 

Bref, un roman de Katherine Pancol dont on n’a vraiment pas entendu assez parler à mon goût et que je vous encourage à découvrir!

Ma note: ♥♥♥♥♥