J’ai lu: La maison aux pattes de poulet de GennaRose Nethercott

Hello tout le monde !

Je vous retrouve aujourd’hui pour vous parler du roman La maison aux pattes de poulet de l’autrice GennaRose Nethercott

 ♥ = Bof bof, à éviter

♥♥ = Sympa, sans plus

♥♥♥ = Pas mal du tout , j’ai passé un bon moment !

♥♥♥♥ = A lire absolument !

♥♥♥♥♥ = Attention, gros coup de cœur !

Les (♥) représentent les demis 

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Nombre de pages: 528 pages

Maison d’édition:  Albin Michel – collection imaginaire

Date de parution (dans cette édition): 31 janvier 2024

4ème de couverture:

Séparés depuis l’enfance, Bellatine et Isaac Yaga pensaient ne jamais se revoir. Mais lorsque tous deux apprennent qu’ils vont hériter leur grand-mère ukrainienne, frère et soeur acceptent de se rencontrer. Ils découvrent alors que leur legs n’est ni une propriété ni de l’argent, mais quelque chose de bien étrange : une maison intelligente juchée sur des pattes de poulet. Arrivée de Kyiv, foyer ancestral de la famille Yaga, l’isba est traquée par une entité maléfique : Ombrelongue, qui ne reculera devant aucun acte de violence pour détruire l’héritage de Baba Yaga.

Mon avis:

USA, de nos jours.
Bellatine et Isaac Yaga sont des frères et sœurs un peu particuliers, doués de pouvoirs qui sont tour à tour une chance ou une malédiction.

Un jour, ils héritent de leur mystérieuse grand-mère Baba Yaga d’une étrange maison intelligente montée sur des pattes de poulet. Cela marquera le début d’une folle épopée car Ombrelongue, une entité maléfique qui veut s’emparer de cette maison hors du commun, est à leurs trousses.

Un roman fantastique et original tiré des légendes russes où les deux (anti-) héros sont plutôt attachants. Ils ont parfois du mal à s’intégrer dans la société de par leurs différences mais n’aspirent qu’à vivre une vie normale et paisible.

L’imagination foisonnante de l’autrice nous embarque dès la première page dans un tourbillon d’aventures doublé d’un soupçon d’horreur. Si le roman souffre peut-être de quelques longueurs, on le lui pardonne aisément car tout est utile pour faire avancer l’intrigue ou comprendre le passé des personnages.

Une jolie découverte!

Ma note: ♥♥♥♥(♥)


[SP]J’ai lu: Sur les traces de mon père de Francine Crettaz

Hello tout le monde !

Je vous retrouve aujourd’hui pour vous parler du roman Sur les traces de mon père de l’autrice Francine Crettaz que j’ai eu la chance de recevoir de la part des Editions Plaisir de lire

 ♥ = Bof bof, à éviter

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♥♥♥ = Pas mal du tout , j’ai passé un bon moment !

♥♥♥♥ = A lire absolument !

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Nombre de pages: 198 pages

Maison d’édition: Plaisir de lire, collection aujourd’hui

Date de parution (dans cette édition): avril 2024

4ème de couverture:

En 1961, Jules meurt d’un cancer. Il avait trente-huit ans et vivait dans le Val d’Anniviers (Valais). Impliqué dans la vie et le développement de ce coin du monde, il a été instituteur, postier, vice-président de sa commune.
Des décennies plus tard, sa fille le ressuscite pour le prendre à témoin de son parcours. Elle creuse dans ses souvenirs d’enfance, interroge sa fratrie, recourt à l’imagination pour combler les trous et mène l’enquête jusqu’au sommet de La Chapelle de Zinal. Au fil du récit, son père – resté dans sa tête un monument de glace – se réchauffe, prend des couleurs, se nuance, devient humain.
À travers des légendes, on perçoit l’origine des habitants de la Vallée, on s’immerge dans un climat de patriarcat, de transhumance, de tremblement de terre, d’avalanches de neige et de naissances, de fêtes au village, de construction de barrages, de descentes à skis. On suit la vie de la famille et celle de la vallée qui se transforme, dans ce mélange intime et communautaire.

Mon avis:

Dans ce « roman », l’autrice retrace le destin de son père, Jules Crettaz, professeur, décédé d’un cancer à 38 ans alors qu’elle n’était âgée que de 7 ans.

Elle imagine alors, à partir de ce qu’elle sait ou qu’on lui a relaté, la jeunesse de son père et ses loisirs. La plume de l’autrice, mordante et fluide, brosse un tableau honnête de la vie en Valais dans les années 50-60, sans chercher à enjoliver les choses.

Mais comment parler d’un père qu’on a si peu connu et qui est mort si jeune, au point que nos propres enfants ont presque atteint l’âge auquel il est décédé?

Comment s’adresser à un père dont on a si peu de souvenirs? Au fil des pages, on ressent toute la tendresse et l’amour d’une fille pour son père.

Il est également passionnant de constater l’évolution des relations hommes/femmes au cours des années (bien heureusement).

La mère, celle à qui on attribue toutes les tares quand on les enfants ont des problèmes, disparaît dans les arbres généalogiques établis par des hommes qui ne s’intéressent qu’à la circulation de leur sang.

Sur les traces de mon père, de Francine Crettaz, page 24.

Un roman touchant car on sent qu’il a fait l’objet de beaucoup de recherches et que c’était très important pour l’autrice de rendre cet hommage à son papa, pour qu’il ne soit jamais oublié, lui qui a laissé un si grand vide derrière lui. 

Ma note: ♥♥♥♥


Un grand merci aux éditions Plaisir de lire pour l’envoi de ce SP!

J’ai lu: Moon Lake de Thomas Lécuyer

Hello tout le monde !

Je vous retrouve aujourd’hui pour vous parler du roman Moonlake de l’auteur Thomas Lécuyer. 

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Nombre de pages: 328 pages

Maison d’édition: Plaisir de Lire

Date de parution (dans cette édition): février 2022

4ème de couverture:

  1. Leonard Washington est un jeune homme de vingt ans, noir et pauvre, qui vit sur les rives d’un petit lac en forme de croissant de lune, au fin fond du Mississippi. Le samedi soir, il enflamme la petite scène du Juke Joint de Ma Ridley avec les notes de blues qu’il joue sur des instruments fabriqués par son cousin garagiste, Elliott. Le dimanche matin, il chante du gospel dans l’église de son père.

Leonard aspire à une vie meilleure. Il est impatient de se rendre à Memphis avec son cousin pour auditionner auprès d’une importante maison de disques. Mais le jour de leur départ, Elliott n’est pas au rendez-vous. Deux corps sans vie ont été retrouvés sur les rives du Moon Lake. Leonard devra-t-il renoncer à ses rêves ?

Roman à suspense, fresque sociale et épopée musicale, Moon Lake explore les thèmes fondateurs du blues pour réveiller les fantômes qui hantent encore les États-Unis – une partition fiévreuse qui chante l’amour et la mort.

Mon avis: 

Mississippi, USA, 1938. Leonard est un jeune homme noir qui ne vit que pour la musique pour laquelle il a un don évident. Son meilleur ami et cousin Elliott, dont le père est en prison pour meurtre, est garagiste et adore bricoler des instruments de musique à partir de bric à brac.

Lorsque deux cadavres sont retrouvés au bord du Moonlake, les forces de l’ordre accusent et incarcèrent Elliott, qui pourtant clame son innocence. J’ai aimé cette plongée dans ces années passionnantes musicalement parlant (l’auteur en connaît un rayon sur le sujet!!) et ai retrouvé avec plaisir la plume de Thomas Lécuyer qui arrive avec brio à instiller du mystère à son histoire et à nous lancer sur de fausses pistes.

Leonard, épaulé par Molly, une journaliste ambitieuse et courageuse, va tout mettre en œuvre pour découvrir la vérité et innocenter son cousin. Mais tous les secrets ne sont pas faits pour être déterrés…

Un ouvrage qui m’a fait penser aux romans que j’aime tant de R. J. Ellory de par la richesse du background de ses personnages.

Un roman qui montre les différences de traitements entre noirs et blancs et la justice à deux vitesses qui en découle.

L’auteur n’hésite pas à dénoncer les violences policières à caractère racistes ainsi que les violences conjugales.

Les Etats-Unis, c’est un paradis que l’homme blanc a conquis à la sueur du front des autres et au prix du sang de ceux qu’il a dominés.

Moonlake, de Thomas Lécuyer, page 222.

Le rythme est brillamment maîtrisé et l’enquête m’a passionnée.

Une très belle surprise et un gros coup de cœur!

Ma note: ♥♥♥♥♥

J’ai lu: Le portrait de mariage de Maggie O’Farrell

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Je vous retrouve aujourd’hui pour vous parler du roman Le portrait de mariage de l’autrice Maggie O’Farrell.

 ♥ = Bof bof, à éviter

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Nombre de pages: 416 pages

Maison d’édition:  Belfond

Date de parution (dans cette édition): 24 août 2023

4ème de couverture:

Après Hamnet, Maggie O’Farrell nous entraîne dans la Renaissance italienne pour redonner vie à une femme libre, rebelle, incomprise. Portée par une écriture d’une beauté inouïe, une œuvre lumineuse et poignante.

C’est un grand jour à Ferrare. On y célèbre les noces du duc Alfonso et de Lucrèce de Médicis. La fête est extravagante et la foule n’a d’yeux que pour le couple.

La mariée a quinze ans.

Rien ne l’avait préparée à ce rôle. Elle n’était que la troisième fille du grand duc de Toscane, la discrète, la sensible, celle dont ses parents ne savaient que faire. Mais le décès soudain de sœur aînée a changé son histoire.

La fête est finie, Lucrèce est seule dans un palais immense et froid. Seule face aux intrigues de la cour. Seule face à cet homme aussi charismatique que terrifiant qu’est son mari.

Et tandis que Lucrèce pose pour le portrait de mariage qui figera son image pour l’éternité, elle voit se dessiner ce que l’on attend d’elle : donner vie à un héritier. Son propre destin en dépend…

Mon avis:

Florence, Italie, 1560. Dans ce roman historique, nous allons suivre le destin de Lucrèce de Medicis, issue d’une noble et grande famille régnant sur Florence.

Dès sa plus tendre enfance, Lucrèce se distingue de ses sœurs par son attrait pour les animaux, la peinture et ses rêveries incessantes. Jeune fille sauvage mais surdouée, elle ne veut pas se soumettre aux conventions que son rang lui impose mais le décès soudain de sa sœur aînée va redistribuer toutes les cartes et bouleverser sa vie.

Elle se voit contrainte d’épouser (à 15 ans, après avoir été fiancée dès ses 13 ans) un riche héritier, Alfonso d’Este, qui s’apprête à devenir duc de Ferrare. Lucrèce le sait, elle en a l’intime conviction, celui-ci cherchera tôt ou tard à l’assassiner.

En effet, peu à peu, sous l’apparente gentillesse et bienveillance d’Alfonso se révèle à sa jeune épouse un aspect de sa personnalité bien plus sombre et inquiétant.

La tension monte gentiment au fil des pages et Lucrèce comprend très vite qu’elle doit craindre pour sa vie si elle ne tombe pas très rapidement enceinte, faisant ainsi prospérer le nom de son mari au duché de Ferrare…

Porté par la très belle plume de Maggie O’Farrell, ce roman est le portrait d’une femme particulière qui n’aspirait qu’à une chose: être libre de faire ses propres choix.

Tandis qu’elle les regarde, orbserve leurs silhouettes qui se découpent sur l’épais feuillage des arbres, elle comprend soudain que l’homme au béret n’est pas un serviteur. Ella a passé sa vie à étudier  les gens de loin; c’est un faculté qu’elle possède, ou du moins qu’elle a développé avec les années. Elle est capable de décoder une posture, une tenue vestimentaire, une gestuelle, le positionnement d’une tête, une expression faciale, et même d’un seul coup d’oeil. Dès l’instant où elle pénètre dans une pièce, Lucrèce est capable de dire qui possède le plus de pouvoir, quel genre de pouvoir, qui est le rival de qui, qui est allié, qui peut détenir un secret. 

Le portrait de mariage, de Maggie O’Farrell, page 177.

A cette époque malheureusement, les femmes étaient quantité négligeable et n’étaient valorisées que lorsqu’elles mettaient au monde des héritiers.

Un roman aussi puissant que passionnant et magnifiquement documenté.

Ma note: ♥♥♥♥(♥)


J’ai lu: Le manufacturier de Mattias Köping

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Je vous retrouve aujourd’hui pour vous parler du roman Le manufacturier de l’auteur Mattias Köping. 

 ♥ = Bof bof, à éviter

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♥♥♥♥♥ = Attention, gros coup de cœur !

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Nombre de pages: 668 pages

Maison d’édition: Magnus

Date de parution (dans cette édition): 9 juin 2022

4ème de couverture:

« Un chef-d’oeuvre dont on parlera encore dans 50 ans », Gérard Collard.

19 novembre 1991. La Yougoslavie s’enfonce dans la spirale de la guerre. Des paramilitaires serbes massacrent une famille dans le village d’Erdut, en Croatie. Seul un petit garçon en réchappe. Vingt-cinq ans après, l’avocate Irena Ilić se lance dans la traque de ces monstres sanguinaires.

 1er avril 2017. Un double crime abominable a été perpétré contre une femme et son bébé, dont les corps sont retrouvés au Havre. Vladimir Radiche, un capitaine de police sans aucun scrupule, est chargé de l’affaire. Les victimes ont été torturées et assassinées par le Manufacturier, un tueur insane qui vend les films de ses exactions sur son site Internet.

Lorsque les trajectoires de la tenace Irena Ilić et du détestable Vladimir Radiche se croisent, l’insoutenable vérité se fait jour peu à peu. Pris dans un maelström de violence, les deux protagonistes évoluent dans ce que l’humanité produit de plus affreux. Trafics en tout genre, crimes contre l’humanité, assassinats sériels, darknet, sectarismes religieux et haines politiques, les fils peu à peu se rejoignent inexorablement pour tresser la corde qui étrangle le lecteur et le suffoque.  

 Dès sa sortie en 2018, le roman de Mattias Köping a été acclamé par les lecteurs et les médias du polar. Après son premier roman Les Démoniaques, Mattias Köping est salué comme l’un des maîtres d’une authentique noirceur. Le Manufacturier a été distingué par de nombreuses sélections et a reçu en 2019 le prix Découverte Iris Noir de Bruxelles, ainsi que le prix Polar des Blogueurs.

 Avertissement. Ce roman est d’une très grande violence. Il est strictement réservé à un public averti. Âmes sensibles, passez votre chemin. 

Mon avis: 

France, 2017.
Un homme commet des meurtres atroces et se filme pour les diffuser en direct sur le dark web.

Un flic aux méthodes plus que controversées, Radiche, est mis sur le coup et essaie en même temps de faire tomber un gros réseau de trafic de drogue qui gangrène Le Havre.

Belgrade, 2017.
Une avocate serbe, Irena, enquête sur des crimes de guerre perpétrés en Yougoslavie dans les années 90 et met tout en œuvre pour retrouver les coupables et les traduire en justice.

Et si ces différentes affaires étaient liées?

Irena et son ami l’inspecteur Cane n’auront de cesse de faire ressurgir la vérité. Ce sont les seuls personnages attachants de ce roman où presque tout les autres protagonistes sont rongés jusqu’à la moelle par le vice.

La plume de l’auteur est crue et n’hésite pas à nous plonger dans l’horreur entre scènes de tortures diverses et variées ou de viols. Il faut avoir le cœur bien accroché pour lire ce roman dense mais diablement bien construit.

Mattias Köping revient sur les massacres perpétrés durant les années 90 en (ex-)Yougoslavie, faisant la lumière sur une période peu connue de l’Histoire et qui explique pourquoi encore aujourd’hui des inimitiés latentes existent entre les différents pays balkaniques.

Un roman qui pointe du doigt la noirceur de l’âme humaine qui n’a définitivement aucune limite.

Jeux de pouvoir, chantage, torture… rien n’arrête la cupidité des Hommes.

Un thriller sanglant et haletant où on ne s’ennuie pas une seule seconde grâce à la richesse de l’intrigue et aux méandres tortueux dans lesquels nous plonge l’auteur.

Un thriller implacable qu’il vous faut à tout prix découvrir ! ⚠️ : âmes sensibles s’abstenir.

Ma note: ♥♥♥♥♥

J’ai lu: La prochaine fois que tu mordras la poussière de Panayotis Pascot

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Je vous retrouve aujourd’hui pour vous parler du roman La prochaine fois que tu mordras la poussière de l’humoriste et auteur Panayotis Pascot. 

 ♥ = Bof bof, à éviter

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♥♥♥♥♥ = Attention, gros coup de cœur !

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Nombre de pages:  240 pages

Maison d’édition: Stock

Date de parution (dans cette édition): 23 août 2023

4ème de couverture:

« Ce livre me fait peur. Le processus a été douloureux. Mon père nous a annoncé qu’il n’allait pas tarder à mourir et je me suis mis à écrire. Trois années au peigne fin, mes relations, mes pensées paranoïaques, mon rapport étrange à lui, crachés sur le papier. Je me suis donné pour but de le tuer avant qu’il ne meure. C’est l’histoire de quelqu’un qui cherche à tuer. Soi, ou le père, finalement ça revient au même. »

Panayotis Pascot s’attaque d’une plume tranchante et moderne à trois thématiques qu’il tisse pour composer un récit autofictionnel aussi acide qu’ultralucide. La relation au père, l’acceptation de son homosexualité et la dépression s’enchevêtrent ici dans un violent passage à l’âge adulte. Mais la lumière en sort toujours, d’un regard, d’une façon d’observer le quotidien avec autant de tendresse et d’humour que de clairvoyance.

Mon avis:

Dans cet ouvrage, l’auteur se confie à ses lecteurs et nous raconte la maladie qui condamne son papa et son propre rapport à la mort.

En même temps, il comprend qu’il doit arrêter de se mentir à lui-même et accepter son homosexualité.

Un récit d’apprentissage qui parle de la difficulté d’être adulte, l’histoire d’un jeune homme à la recherche perpétuelle du bonheur.

Angoisses, insomnies, pensées noires, anxiété, dépression… ses états d’âme sont bien symptomatique de notre époque où tout va trop vite et où l’on souffre de se comparer aux autres en permanence.

L’auteur porte un regard plutôt dur sur ses parents mais surtout plein de tendresse. J’aurais toutefois voulu en savoir plus sur eux!

Une plume à suivre! 

Ma note: ♥♥♥(♥)


J’ai lu: Lettre au père de Franz Kafka

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Je vous retrouve aujourd’hui pour vous parler du récit Lettre au père de l’auteur Franz Kafka.  

 ♥ = Bof bof, à éviter

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♥♥♥♥ = A lire absolument !

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Nombre de pages: 96 pages

Maison d’édition:  folio

Date de parution (dans cette édition): 2001, 1957 pour la première traduction française

4ème de couverture:

« Très cher père, Tu m’as demandé récemment pourquoi je prétends avoir peur de toi. Comme d’habitude, je n’ai rien su te répondre… » Réel et fiction ne font qu’un dans la lettre désespérée que Kafka adresse à son père. Il tente, en vain, de comprendre leur relation qui mêle admiration et répulsion, peur et amour, respect et mépris. Réquisitoire jamais remis à son destinataire, tentative obstinée pour comprendre, la Lettre au père est au centre de l’œuvre de Kafka.

Mon avis:

Ceci n’est pas un roman mais un courrier écrit à Kafka pour son père, qu’il n’a cependant jamais envoyé. Il lui livre sans fards ses sentiments et surtout sa douleur d’avoir toujours été source de déception pour lui.

En effet, son père était un homme sévère et intransigeant, peu enclin à montrer son affection à ses enfants. Franz grandira à l’ombre de ce grand homme pour lequel il ne sera jamais « assez ».

Récit sensible et à fleur de peau, « Lettre au père » est la clé de voûte de l’œuvre de Franz Kafka, la plupart de ses romans évoquant de manière détournée sa relation compliquée avec son père.

L’écriture de Kafka est étonnamment moderne et fluide et son sujet touche à l’universel, on sent sa fragilité à travers ses mots. Il restera sa vie durant un enfant plein de fêlures, en manque de reconnaissance et de l’amour d’un père.

Ma note: ♥♥♥♥(♥)


J’ai lu: Tel un étang profond de Véronique Timmermans

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Je vous retrouve aujourd’hui pour vous parler du roman Tel un étang profond de l’autrice Véronique Timmermans. 

 ♥ = Bof bof, à éviter

♥♥ = Sympa, sans plus

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♥♥♥♥ = A lire absolument !

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Nombre de pages: 199 pages

Maison d’édition: Plaisir de lire, collection d’aujourd’hui

Date de parution (dans cette édition): 8 avril 2019

4ème de couverture:

Le récit d’Elise est celui d’un long retour à la vie après avoir vécu l’insoutenable, la perte de l’être aimé. Plus rien n’a de sens sans Yves. Pour tenter de le faire vivre encore, Elise plonge dans ses souvenirs et se laisse flotter. Sous les encouragements du Dr Julian Miles, elle commence une lente convalescence et tente de reprendre pied. Touché par la sauvagerie fragile de la jeune femme, il cherche à la revoir. Un nouvel amour pourrait-il sauver Elise d’elle-même ? Cette question s’insinue au fil des pages, et tient le lecteur en haleine dans une atmosphère dense. Les voix de Julian et d’Elise alternent, se complètent, se trahissent parfois, pour dire la douleur de survivre à un grand amour, le désir de connaître l’autre, et l’appel de la vie. La destinée d’Elise s’écoule, court, de plus en plus vite, nous absorbant totalement dans son histoire.

Mon avis:

Elise a survécu à l’accident de voiture qui a été fatal à son compagnon, Yves. Hospitalisée, elle va faire la connaissance du jeune médecin chargé de son dossier, Julian.

Au fil des semaines et des mois suivant le drame, ils vont se croiser et se recroiser. Elise saura-t-elle faire une place dans son cœur pour une nouvel amour? Comment continuer à vivre quand notre âme sœur n’est plus de ce monde?

Ce roman explore les thèmes du deuil et de la résilience avec beaucoup de sensibilité. J’ai trouvé Julian très attachant en amoureux transi qui sait qu’il n’est pas le premier choix d’Elise et qu’elle est avec lui “par défaut”.

Elise, quant à elle, se débat chaque jour avec sa culpabilité de penser à Yves en permanence et de ne pas aimer Julian autant qu’elle le devrait. Elle se noie dans son chagrin et un mal-être contre lequel elle n’arrive pas à lutter.

Une histoire mélancolique qui a su me toucher malgré une fin qui m’a un peu – je l’avoue – déconcertée.

Ma note: ♥♥♥(♥)


J’ai lu: On arrive dans la nuit de Marceline Loridan-Ivens

Hello tout le monde !

Je vous retrouve aujourd’hui pour vous parler du récit On arrive dans la nuit de l’autrice Marceline Loridan-Ivens. Il s’agit d’une retranscription de son témoignage pour la collection « Mémoires de la Shoah » initiée par La Fondation pour la Mémoire de la Shoah et L’institut national de l’audiovisiuel (INA), le 6 septembre 2005.

 ♥ = Bof bof, à éviter

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Nombre de pages: 304 pages

Maison d’édition:  Flammarion, INA

Date de parution (dans cette édition): 17 janvier 2024

4ème de couverture:

« Oui, nous avons souffert collectivement. Oui, nous avons vécu des choses horribles collectivement. Mais chaque homme est une personne unique, chaque femme a ses propres souvenirs. C’est l’ensemble de tous ces souvenirs qui fait l’Histoire. » Elle était une adolescente rebelle, frondeuse. Un soir de février 1944, elle est arrêtée avec son père, dans leur maison du Vaucluse, puis déportée à Birkenau. Arrivée par le même convoi que Simone Veil, dont elle devient l’amie, elle connaît la barbarie, la faim, l’angoisse et les travaux forcés. Dans ce témoignage nécessaire, recueilli à l’initiative de la Fondation pour la Mémoire de la Shoah et de l’INA, Marceline Loridan-Ivens raconte son quotidien dans les camps, où chaque jour passé est volé au destin. Pour exprimer l’indicible, elle entraîne son lecteur au coeur de cette nuit noire qui s’éclaire, par endroits, de son étonnante force de vie.

Mon avis:

Nous découvrons dans cet ouvrage le récit terrible de la déportation dans les camps de concentration de Marceline Loridan-Ivens et de son père, en 1944.

L’horreur qu’elle vécu dans ces camps la hantera toute sa vie, même si elle fait preuve d’une rage de vivre à toute épreuve.

La chose dont je me souviens à l’hôtel Lutetia, c’est les dizaines et les centaines de gens dehors, devant la porte, qui forment un passage pour les déportés. Ils nous montrent des photos et nous disent: « Vous n’avez pas rencontré ma mère avec ses trois enfants? Vous n’avez pas rencontré mon père? » Nous, on n’a rencontré personne. Et moi, je suis…. nous sommes toutes très dures. On a la même dureté que les déportés qui nous ont reçus quand on est arrivés à Birkenau. On dit: « Ah oui? Déportée avec trois enfants? Ils sont tous morts. Ils sont tous passés au gaz. » La seule chose que je me souviens d’avoir dite c’est: « Ils sont tous passés au gaz. Il n’y a plus personne. Personne ne reviendra. Des enfants vous dites? Des enfants? Non. Pas d’enfants, aucun enfant ne reviendra. »

On arrive dans la nuit, de Marceline Loridan-Ivens, page 212.

Une femme courageuse et engagée, qui a toute sa vie contribué à maintenir vivante la mémoire des massacres perpétrés par les Allemands durant la seconde guerre mondiale afin que le génocide juif ne soit pas oublié.

Devenue réalisatrice, elle vivra de son art et se mariera deux fois (et gardera les deux noms de famille de ses maris), mais refusera de faire des enfants, de peur que l’histoire se répète.

Avec un franc-parler qui ne s’embarrasse pas de mettre les formes, Marceline Loridan-Ivens raconte les faits et remonte le fil de ses souvenirs d’une manière brute, presque chirurgicale.

Un témoignage poignant et nécessaire.

Marceline Loridan-Ivens est décédée le 18 septembre 2018, à l’âge de 90 ans.

Ma note: ♥♥♥♥(♥)


[SP]J’ai lu: Le lac était noir de Gilles de Montmollin

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Je vous retrouve aujourd’hui pour vous parler du roman Le lac était noir de l’auteur suisse Gilles de Montmollin que j’ai eu la chance de recevoir de la part des éditions BSN Press – Okama. 

 ♥ = Bof bof, à éviter

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♥♥♥♥ = A lire absolument !

♥♥♥♥♥ = Attention, gros coup de cœur !

Les (♥) représentent les demis 

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Nombre de pages:  216 pages

Maison d’édition: BSN Press/Okama – collection Tenebris

Date de parution (dans cette édition): 13 mars 2024

4ème de couverture:

Romain, un jeune Français du Midi, débarque chez son ami Enzo pour des vacances en Suisse. Problème : celui- ci a disparu. À Neuchâtel, la veille au soir, avec trois autres passagers, il a embarqué sur un bateau pour Yverdon-les-Bains. Il n’y est jamais arrivé. La police avance l’hypothèse d’une explosion du moteur, mais, très vite, Romain a de bonnes raisons d’en douter.

Mon avis:

Nous allons suivre Romain, jeune Français qui décide de partir prendre quelques jours de vacances chez Enzo, un ami d’études, en Suisse, à Yverdon-les-Bains, au bord du lac de Neuchâtel. Quand Romain arrive sur place, il déchante très vite.

En effet, Enzo est porté disparu après une virée nocturne sur le lac. Il était accompagné de 3 autres personnes, dont la conseillère municipale d’Yverdon, son mari et une amie.

Cette amie est la mère de Clarisse, une jeune femme charmante qui cherche également à comprendre ce qui a bien pu arriver à sa mère et à ses compagnons. Clarisse et Romain vont faire connaissance et très vite sympathiser.

Ensemble, ils vont enquêter pour comprendre ce qui a bien pu se passer au cours de cette fameuse nuit, d’autant plus que les investigations de la police sont restées vaines et le bateau introuvable. Cependant, les mobiles pour faire du mal à l’une des personnes présente sur le bateau cette nuit-là se révèlent être multiples. Accident, vengeance…?

Clarisse et Romain vont rapidement se rendre compte qu’ils sont surveillés et peut-être même en danger…

Un thriller rondement mené qui se passe dans la région dans laquelle je vis et que je connais donc très bien, ce qui a donné encore plus de réalité à l’intrigue.

J’ai aimé la plume fluide de l’auteur et ses lignes de dialogues qui sonnent justes, j’avais l’impression d’entendre parler les personnages dans ma tête.

Un roman qui aborde – entre autres – la problématique de la pollution et de notre impact sur le réchauffement climatique par le biais de Clarisse qui est une fervente militante pour l’écologie et le climat.

Un roman que j’ai lu d’une seule traite tant le rythme est haletant et bien maîtrisé…jusqu’à la dernière ligne.

Ma note: ♥♥♥♥(♥)


Un grand merci aux éditions BSN Press/OKAMA pour l’envoi de ce SP!